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Full text of "Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles"

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HARVARD     UNIVERSITY. 


LIBRARY 

OF   THE 

MUSEUM  OF  COMPARATIVE  ZOOLOGY. 


^fJ±Ô 


c!^jLMAAjrxXx^ M ,  i^(T/- 


FEB  \1   1901 


Aechives  I^éeelaidaises 


DES 


SCIENCES 

EXACTES  ET  NATUEELLES 


PUBLIEES   PAR 


LA  SOCIETE  HOLLANDAISE  DES  SCIENCES  À  HAELEM, 

ET   RÉDIGÉES   PAR 

J.  BOSSCHA, 

Secrétaire, 

avec  la  collaboration  des  Membres  de  la  Société. 


SERIE   II,    TOME    V. 


LA  HAYE 
MAETINUS   NIJHOEF. 

"^igoo. 


ARCHIVES  NEERLANDAISES 


DES 


SCIENCES 

EXACTES  ET  NATURELLES 

PUBLIÉES  PAR 

LA  SOCIÉTÉ  HOLLANDAISE  DES  SCIENCES  À  HARLEM, 

ET  RÉDIGÉES  PAR 

J.  BOSSCHA, 

Secrétaire, 
avec  la  collaboration  des  Membres  de  la  Société. 


SÉRIE  II,  TOME  V. 


1 

La  Haye 

M  ART  IN  II  s    NlJHOFF 
1900. 


\^\\ 


,1 


IMPR.  JOH.  ENSCHEDE  ET  FILS  HARLEM. 


AVIS. 


Nous  avons  interrompu  la  publication  du  Tome  lA^  de  la  deuxième 
Série  des  Ârclàvps  néerlandaises  des  sciences  exactes  et  naturelles  pour 
nous  associer  à  Fhommage  international  rendu  à  notre  éminent  collabo- 
rateur, le  Prof.  H.  A,  Lorentz^  à  l'occasion  du  2,5™*'  anniversaire  de 
son  doctorat. 

Nous  sommes  heureux  d'avoir  pu  y  contribuer  en  insérant  dans  notre 
Recueil^  comme  Tome  V,  non  seulement  les  mémoires  des  savants  hol- 
landais qui  ont  pris  Tinitiative  de  cette  remarquable  manifestation^  mais 
aussi  ceux  que  Télite  des  physiciens  étrangers  a  dédiés  au  célèbre  et  sym- 
pathique savant  qui  a  illustré  nos  Archives  de  ses  œuvres. 

Les  auteurs  ont  bien  voulu,  à  notre  prière,  rédiger  leurs  mémoires 
en  français,  allemand  ou  anglais. 

Les  livraisons  2  à  ô  du  Tome  IV  paraîtront  dans  le  cours  de  Fannée 
suivante. 

LA  RÉDACTION. 

Harlem,  13  décembre  1900. 


RECUEIL  DE  TRAVAUX 


OFFERTS  PAR  LES  AUTEURS 


A 


H.  A.  LORENTZ 

PROFESSEUR  DE  PHYSIQUE  À  L'UNIVERSITE   DE  LEIDEN 

À  L'OCCASION 

DU  25^'E  ANNIVERSAIRE  DE  SON  DOCTORAT 

LE  11  DÉCEMBRE  1900. 


LA  HAYE 
MAETINUS  NIJHOER 

1900. 


FEB  1  1   1901 


TABLE  DES  MATIERES. 


Bernard  Brunîtes.  —  Sur  la  réflexion  interne  clans  nn  cristal  doué 

du  pouvoir  rotatoire Page     1 . 

V.  A,  JuLius.  —  Sur  l'action  subie  par  un  conducteur  chargé  dans 

un  champ  d'intensité  constante „       17 . 

Lord  Rayi.evcui.  —  On  tlie  stresses  in  solid  bodies  due  to  unequal  hea- 

ting,  and  on  the  douWe  refraction  resulting  therefrom „       32. 

H.  Pem.at.  —  Réflexions  an  sujet  de  l'univers  et  des  lois  naturelles     „       43. 

WiLDKR  D.  Bancroft.  —  Ecaction  velocity  and  solubility „       46. 

Edm.  van  Ai'BEL.  —  Sur  les  résistances  électriques  des  métaux  purs     „       49. 

JuLius  Fark  AS.  —  Allgemeine  Principien  fiir  die  Meclianik  des  Aethers     ,,       56 . 

LuDwiG  Boltzmann.  —  Notiz  iiber  die  Formel  fiir  den  Dr uck  der  CI ase     „       76. 

E.  Mathias.  —  Sur  la  loi  de  distribution  de  la  composante  horizon- 
tale du  magnétisme  terrestre  en  France „       78. 

W.  Wien.  —  Ueber  die  Moglichkeit  einer  elektromagnetischen  Be- 

griindung  der  Mechanik „       96 . 

G-.  Tamman.  —  Ueber  die  Lage  der  Volumen-  und  Energieflache  eines 

Krystalls  und  seiner  Schmelze „     108. 

N.  Schiller.  —  Einige  thermodynaraisch  abzuleitenden  Beziehungen 

zwischen  den  Grossen,  die  den  physikalischen  Zustand  einer  Losung 

characterisiren „     118 . 

W.  Kauemann.  —  Ueber  die  Schwingungsamplitude  der  Electronen  „  148. 
A.  Turpain.  —  Etude  expérimentale  sur  le  résonnateur  de  Hertz  .  „  152. 
Max  Peanck.  —  Ueber  die   von  einem  elliptisch  schwingenden  Ion 

emittirte  und  absorbirte  Energie „     164. 

G.  GuGLiEEMo.  —  Description  d'une  simple  balance  magnéti([ue.  .  .  .  „  175. 
Eduard  Riecke.  —  Ueber  characteristische  Curven  bei  der  electri- 

schen  Entladung  durch  verdiinnte  Gase „     181 . 

G.  J.  W.  Bremer.  —  Indices  de  réfraction  de  solutions  de  chlorure 

de  calcium „     202 . 

F.  A.  H.  Schreinemakers.    —    La  tension    de  vapeur   de   mélanges 
ternaires „     214 . 

P.  DuHEM.  —  Sur   la  théorie  électrodynamique  de  Heemiioltz  et  la 

théorie  électromagnétique  de  la  lumière „     227. 

P.  Zeeman.  —  "Weiteres  zur  unsymmetrischen  Aenderung  der  Spec- 

trallinien  in  einem  Magnetfelde „     237 . 

H.  Du  Bois.  —  Toupie  magnétocinétique;  illustrant  les  phénomènes 

para-  et  diamagnétiques „     242. 


VIII  TABLE    DES    MATIERES. 

H.  PoiNCARÉ.  —  La  théorie  de  Lorentz  et  le  principe  de  la  réaction.  Page  252. 
G.  H.  Bryan.  —  Energy  accélérations.  A  study  in  energy  partition 

and  irreversibility „     279 . 

Ernst  Cohen.  —  Ueber  die  Bestimmung  der  Arbeit,  welclie  die  Ver- 

wantscbaft  leisten  kann „     295. 

J.  P.  KuENEN.  —  Mixtures  of  liydrocbloric  acid  and  methylenetber     „     .306. 

G.  Bakker.  —  Théorie  de  l'induction  électrique „     312. 

A.  Cornu.  —  Deux  méthodes  optiques  pour  l'étude  de  l'élasticité  des 

corps  solides „     322 . 

E.  L.  NicjiOLS.  —  On   a   new  method  of  calibrating  thermo-electric 

éléments  for  use  in  the  measurement  of  high  températures „     339 . 

Auguste  Rigiii.  —  Sur  les  ondes  électromagnétiques  d'iîn  ion  vibrant  „  348. 
William  Ramsay.  —  Notes  on  the  refractivities  of  the  inactive  gases  „  356. 
H.  W.  Bakhuis  Roozeboom.  —   Sur   l'équilibre    de    cristaux  mixtes 

avec  la  phase  vapeur „     360. 

W.  VouiT.  —  Ueber  das  electrische  Analogon  des  ZEEMAN-EfiFectes.  „  366. 
G.  Sagnac.  — ■  Relations  nouvelles  entre  la  réflexion  et  la  réfraction 

vitreuses  de  la  lumière „     377 . 

J.  Pernet.  —    Ueber  einem  Drehkomparator  zur  Vergleichung  und 

Ausdehnungsbestimmung  von  Masstaben „     395. 

J.  D.  VAN  DER  Waals.   —  Sur  la  relation  entre  les  modifications, 

subies  par  le  volume  spécifique  de  la  vapeur  saturée  et  celui  du 

liquide  coexistant  sous  l'influence  des  variations  de  température..  „  407. 
Daniel  Berthelot.  —  Quelques  remarques  sur  l'équation  caractéris- 
tique des  fluides „     417 . 

L.  H.  Siertsema.  —  Die  Dispersion  der  magnetischen  Drehung  der 

Polai'isationsebene  in  negativ  drehenden  Salzlosungen.  Messungen 

mit  rothem  Blutlaugensalz 447 . 

E.  VAN  EvERDiNGEN  Jr.  —  Ucber  eine  Erklârung  der  Widerstands- 

zunahme  im  MagnetfeldeundverwandterErscheinungeninWismuth     „     453. 

D.  A.  GoLDHAMMER.  —  Ucbcr  den  Druck  der  Lichtstrahlen „     467. 

J.  J.  VAN  Laar.  — ■    Ueber  die  Ableitungen  des  thermodynamischen 

Potentials  nach  T  und  p  bei  zusammengesetzten  Komponenten..  .     „     484. 

W.  H.  JuLius.  • — •  Bemerkungen  liber  einige  Grundsatze  der  Elek- 

tricitàtslehre „     497 . 

N.  Kasterin.  —  Ueber  die  Ausbreitung  der  Wellen  in  einem  nicht 

homogenen  Médium  von  lamellarer  Structur „     506 . 

Emil  Cohn.  —   Ueber  die   Gleichungen  der  Electrodynamik  fiir  be- 

wegte  Kôrper „     516 . 

A.  Garbasso.  —  Ueber  eine  Darstellung  der  lichtdrehenden  Korper     „     524. 

J.  BosscHA.  — ■   Remarques  sur  les  normales  barométriques  et  leur 

usage  dans  la  prévision  du  temps. „     529 . 

H.  G.  van  de  Sande  Bakhuyzen.  —  Quelques  remarques  sur  la  ré- 
duction des  positions  des  étoiles  mesurées  sur  les  clichés  photogra- 
phiques       „     542 . 

E.  WiECiiERT.  —  Elektrodynamische  Elementargesetze „     549. 


TABLE    DES    MATIERES.  IX 

Max  ReinCxANUM.  —  Ueber  die  molekulare  Anziehung  in  scliwach 
compriinierten  G-asen ; Page  574 . 

H.  Haga.  —  Ueber  den  Versuch  von  Klinkerfues „     583. 

J.  D.  VAN  DER  Waals  Jr.  —  La  propagation  libre  de  la  radiation 
est-elle  réversible „     587 . 

Ernst  Dorn.  —  Versuche  iiber  Secnndârstrablen ,,     595. 

C.  H.  WiND.  —  Ueber  das  Feld  langsam  bewegter  Electronen  ....      „     609. 

Cii.  M.  A.  Hartman.  - —  Beitràge  zur  Kenntnis  der  Van  der  Waals' 
schen  \^-Flâche.  III.  Die  Condensations-Erscheinungen  bei  Mi- 
schungen  von  Chlormethyl  und  Kohlensàure  fiir  9^,5 „     636 . 

J.  J.  Thomson.  —  On  a  view  of  the  constitution  of  a  luminous  gas, 

suggested  by  Lorentz's  theory  of  dispersion „     642. 

J.  E.  Verschaffelt.  —  Contributions  à  la  connaissance  de  la  sur- 
face 4)  de  Van  der  Waals.  —  IV.  La  loi  des  états  correspondants 
dans  les  mélanges  d'anhydride  carbonique  et  d'hydrogène „     644. 

Th.  des  Coudres.  —  Zur  Théorie  des  Kraftfeldes  electrischer  Ladungen, 

die  sich  mit  Ueberlichtgesehwindigkeit  bewegen „     652. 

H.  Kamerlingh  Onnes.  —  Die  reducirten  GliBBs'schen  Flàchen  .  .  .  .      „     665. 


ARCHIVES  NÉERLANDAISES 

DES 

Sciences  exactes  et  naturelles. 


SUR   r.A   REFLEXION   CRISTALLINE  INTERNE  DANS  UN  CRISTAL  DOUE 
DU  POUVOIR  ROTATOIRE. 

PAR 

M.  BEKNAKD  BRUNHES, 

professeur  de  Pliysicjue  ù  l'Université  de  Dijon. 


J'ai,  il  y  a  quelques  années,  imaginé  une  méthode  expérimentale  pour 
étudier  le  problème  de  la  réflexion  à  Tintérieur  des  cristaux.  ')  Cette 
étude  était  nouvelle.  J'ai  appliqué  ma  méthode  au  quartz,  au  spath,  à 
la  topaze,  mais  pour  le  quartz,  je  m'étais  borné  au  cas  où  les  rayons 
lumineux,  incidents  ou  réfléchis,  font  un  angle  notable  avec  l'axe  o])tique 
et  oi^i,  par  suite,  le  pouvoir  rotatoire  n'intervient  pas. 

Dans  les  expériences  qui  fout  l'objet  du  présent  mémoire,  j'ai  abordé 
le  cas  oii  la  biréfringence  se  complique  du  pouvoir  rotatoire.  Je  fais 
tomber  à  l'intérieur  du  quartz  un  rayon  lumineux  dirigé  suivant  Taxe 
optique,  ou  incliné  sur  cet  axe  d'un  angle  faible  et  connu;  ce  rayon, 
tombant  sur  une  face  de  sortie  qui  fait  avec  l'axe  un  angle  de  45°, 
donnera  deux  rayons  réfléchis,  l'un  ordinaire,  l'autre  extraordinaire,  entre 
lesquels  on  étudiera  la  différence  de  phase  provenant  de  la  réflexion.  Ou 
comparera,  à  ce  point  de  vue,  la  réflexion  partielle  sur  l'alcool  et  la 
réflexion  totale  sui*  l'air. 

J'avais  énoncé,  comme  une  des  conclusions  de  mon  précédent  travail, 
la  proposition  suivante  : 


')  Annales  de  CItimie  et  de  Pltijsiijue,  G^  série,  t.  XXX,  pp.  98  et  145.  — 
Journal  de  Pliysique,  3e  série,  t.  Il,  p.  489  et  t.  III  p.  2,  1893  et  1894. 

ARCHIVES   NÉERLANDAISES,    SlÎRIE   II.    TOME    V.  I 


2  M.  BERNAllD  BRUNHES, 

SI  Von  passe  (V mi  raijou  mc'ideid  au  raijou  incident  conjugué,  cest-li- 
dire  donnant  lien  aux  deux  ménies  directions  de  rayons  réjlécJtis^  V inten- 
sité relative  ae  ces  deux  raijons  réjiécliis  est  modifiée,  mais  leur  différence 
de  phase  reste  invariable^  dans  le  cas  de  la  réfiexion  totale.  (Il  n'eu  serait 
])as  ainsi  dans  la  réflexion  métallique). 

Ce  résultat  se  trouvera  généralisé  par  les  expériences  2)résentes.  Ici^ 
pour  avoir  à  l'intérieur  du  cristal  un  rajon  incident  unique,  il  faudra 
conserver,  si  le  rayon  est  dirigé  suivant  l'axe  optique,  l'un  ou  l'autre 
des  deux  circulaires  droit  ou  gauche  qui  peuvent  se  propager  sans  alté- 
ration suivant  cet  axe.  La  différence  de  marche  introduite,  par  la  ré- 
flexion totale,  entre  les  deux  ra^yons  réfléchis  (polarisés  rectilignement) 
restera  la  même,  qu'ils  proviennent  d'un  rayon  incident  circulaire  droit 
ou  d'un  circulaire  gauclie. 

Il  en  est  de  môme  pour  une  direction  oblique  à  l'axe,  si  l'on  passe 
d'un  des  rayons  elliptiques  privilégiés  se  pro])ageant  dans  cette  direction, 
à  l'autre  elliptique  privilégié. 

La  nécessité  de  ne  conserver  qu'un  rayon  incident  ])our  avoir  des 
expériences  aisées  à  interpréter,  la  nécessité,  par  suite,  de  donner  au  rayon 
entrant  dans  le  cristal  w\\ç,  polarisation  nniradiale,  entraîne,  dans  le  cas 
où  le  rayon  uniradial  est  un  elliptique  privilégié,  quelques  difficultés  spécia- 
les. Par  contre,  les  expériences  nous  fournissent  l'occasion  de  déterminer, 
pour  diverses  valeurs  de  l'angle  du  rayon  avec  l'axe  optique,  l'ellipticité 
de  la  vibration  privilégiée.  Les  résultats  obtenus  dans  ces  mesures  con- 
cordent avec  ceux  que  donne  le  calcul,  quand  on  part  des  idées  de  M. 
GouY  et  qu'on  superpose  simplement  dans  les  équations  du  mouvement 
les  termes  relatifs  à  la  biréfringence  aux  termes  relatifs  au  pouvoir 
rotatoire.  ') 


I. 

Prisme  a  liquide,  et  disposition  générale  de  V appareil. 

Pour  étudier  la  réflexion  cristalline  interne,  j'emploie  l'appareil  qui 
m'a  servi  précédemment^);  j'ai  dii  seulement  y  ajjporter  quelques  modi- 
flcations.  C'est  un  prisme  à  liquide,  rectangle  et  isocèle  :  la  face  hy])o- 


')  GouY,  Journal  de  Physique^  2e  série  t.  IV,  p.  149;  1^85. 
')  Journal  de  Physique,  3c  série,  t.  III,  p.  490. 


SUR  LA  REFLEXION  CRISTALLINE,  ETC. 


téuuse  est  formée  ]);ir  la  lauie  cristalline  à  étudier;  les  deux  autres  sont 
des  glaces  de  verre.  On  remplit  le  prisme  d'un  mélange  de  sulfure  de 
carbone  et  de  benzine,  dont  rindi(te  moyen,  ])Our  la  région  la  plus  lumi- 
neuse du  spectre,  est  voisin  de 
rindice  ordinaire  du  quartz. 
La  lame  cristalline,  de  for- 
me circulaire,  appuie  sur  un 
rebord  intérieur  qui  avance 
de  5™'",  tout  autour  d'une 
ouverture  de  40"^'"  de  dia- 
mètre ménagée  dans  la  face 
hypoténuse  du  prisme.  La 
lame  est  moins  épaisse  que 
la  paroi;  au-dessus  l'on  pose 
une  petite  couronne  cylin- 
drique qui  entre  exactement 
dans  le  trou  circulaire,  et 
contre  cette  couronne  ou 
appli(|ue  une  plaque  métallique  rectangulaire  servant  de  couvercle,  qui 
])eut  être  serrée  fortement.  Entre  ce  couvercle  et  le  cristal  est  ainsi  mé- 
nagé un  espace  fermé  oii  Ton  peut  soit  laisser  de  l'air,  soit  introduire 
un  liquide  quelconque.  C'est  sur  ce  milieu  que  se  fait  la  réflexion  étudiée. 
La  couronne  cylindrique  est  munie  d'une  cloison  diamétrale  qui  divise 
cet  espace  eu  deux  compartiments;  l'un  d'eux  peut-être  rempli  d'alcool 
et  l'autre  rester  vide,  ce  qui  facilite  une  comparaison  entre  la  réflexion 
sur  les  deux  milieux.  De  petites  cheminées  implantées  sur  le  couvercle 
])ermettent  le  remplissage  de  ces  compartiments.  Une  autre  cheminée  à 
bouchon,  implantée  sur  la  base  supérieure  du  prisme,  permet  le  rem- 
plissage de  ce  prisme:  un  orifice  plus  large  sert  à  l'introduction  d'un 
therjnomètre  dans  le  liquide. 

Si  le  faisceau  lumineux  tombe  normalement  sur  l'une  des  faces  laté- 
rales du  prisme,  il  sort  par  l'autre  face  latérale  après  s'être  réfléchi  à  45° 
sur  la  surface  intérieure  du  cristal.  Pour  étudier  d'autres  incidences,  il 
suffira  d'incliner  d'un  angle  connu  le  faisceau  incident  sur  la  face  d'en- 
trée. J 'ai  employé  ici  deux  lames  de  quartz,  l'une  droite,  l'autre  gauche, 
taillées  toutes  deux  de  façon  que  l'axe  optique  fît  un  angle  de  45°  environ 
avec  la  surface  de  la  lame.  Voici  les  valeurs  exactes  des  épaisseurs  et 
des  angles  (p  de  la  normale  à  chacune  des  lames,  avec  l'axe. 

1* 


M.  BERNARD  BRUNHES. 


Lame  de  quartz  gauche 
Lame  de  quartz  droit 


K 


44°52'15' 

44°48'15" 


Ces  angles  ont  été  déterminés  par  l'étude  des  spectres  cannelés  don- 
nés par  ces  lames,  en  lumière  normale. 

Pour  pouvoir  faire  traverser  une  de  ces  lames  par  le  faisceau  lumineux 
dans  la  direction  exacte  de  l'axe  optique,  il  s'agissait  d'abord  de  bien 
orienter  la  section  principale  de  la  lame  dans  le  plan  de  la  section  droite 
du  prisme.  Pour  y  arriver,  je  commençais  par  coller  la  lame  sur  la 
couronne  circulaire  de  manière  que  la  cloison  diamétrale  de  celle-ci  fût 
dirigée  a  peu  près  suivant  la  section  principale  de  la  lame.  Il  fallait  ren- 
dre le  réglage  ])lus  parfait.  J'ai  muni  la  couronne  métallique  d'une 
oreille  latérale  d'I  cui.^  environ  et  de  2'"'"  d'épaisseur,  qui  prolonge  la 
cloison  diamétrale.  Elle  est  pincée 
entre  deux  pointes  d'acier,  (|ui  occu- 
pent l'axe  de  deux  cylindres,  montés 
sur  la  face  hypoténuse.  Les  deux 
pointes  sont  mobiles:  l'une  se  visse 
dans  le  cylindre  qu'elle  traverse, 
et  on  peut  la  faire  avancer  ou  recu- 
ler en  tournant  un  bouton:  l'autre, 
maintenue  par  un  ressort  à  boudin, 
vient  toujours  buter  contre  l'oreille 
et  celle-ci  se  trouve  constamment 
serrée  entre  les  deux  pointes.  On 
peut  ainsi  faire  varier  de  5°  ou  6° 
l'orientation  de  la  cloison,  et  par 
suite  celle  de  la  section  principale 
de  la  lame  cristalline  qui  eu  est 
solidaire. 

On  collera  d'abord  la  lame  cris- 
talline contre  la  couronne  métalli- 
que, puis  on  laissera  sécher;  ou  introduira  ensuite  de  la  colle  entre  la 
couronne  métallique  et  le  rebord  de  l'ouverture  du  prisme,  et,  tant  que 
la  colle  est  encore  humide,  on  réglera  l'orientation  en  tournant  le  bou- 
ton. Une  fois  l'orientation  exactement  obtenue,  on  appliquera  le  couver- 
cle ])ar  dessus  la  couronne  et  ou  le  maintiendra  avec  (juatre.  petits  écrous. 


Fiff.  2. 


SUR  I.A  REFLEXION  CRISTALLINE,  ETC.  5 

Le  réglage  de  rorientatiou  se  fait,  en  ])la(;ant  le  prisme,  encore^ 
vide  de  liquide,  entre  un  polariseur  et  un  analyseur  exaeteineut  orien- 
tés dans  les  plans  vertical  et  horizontal.  Le  prisme  est  fixé  par  trois 
boutous  à  une  bonnette  montée  sur  un  su])])ort  vertical  à  vis  calantes. 
On  s'arrange  pour  qu'une  rotation  autour  de  Taxe  vertical  de  ce  sup- 
port amène  successivement  les  trois  faces  du  prisme  à  être  bien  nor- 
males à  un  faisceau  lumineux  cylindrique,  qui  a  traversé  le  jjolariseur: 
on  ])eut  y  arriver,  parce  que  le  ])risme  est  bien  construit.  Il  suffit 
alors  de  toucher  à  la  vis  qui  agit  sur  la  couronne  métallique  pour 
que,  la  lame  cristalline  étant  traversée  normalement  jxir  le  faisceau 
lumineux,  on  ait  toujours  une  extinction  parfaite  après  la  traversée  de 
l'analyseur. 

Le  liquide  dont  on  remplit  le  prisme,  pour  éliminer  la  réflexion  exté- 
rieure à  la  surface  du  cristal,  est  un  mélange  de  deux  volumes  de  ben- 
zine pour  un  volume  de  sulfure  de  carbone;  les  volumes  étant  mesurés 
à  15°.  .J'ai  étudié  avec  soin  la  réfringence  et  la  dispersion  de  ce  mé- 
lange, à  diverses  températures;  mais,  comme  il  peut  avoir  légèrement 
changé  de  composition  d'une  expérience  à  l'autre,  à  chaque  expérience 
j'ai  soin  d'en  reprendre  de  nouveau  l'indice  ])our  les  raies  D.,  ou  />,;  pour 
la  variation  de  l'indice  quand  onpasseàuner  radiation  voisine,  ou  pour  la 
variation  de  réfringence  avec  la  température,  je  me  reporte  aux  nombres 
déterminés  une  fois  pour  toutes. 

Ce  qui  intéresse  le  plus,  c'est  l'indice  de  ce  liquide  par  rapport  au 
quartz.  C'est  cette  quantité  que  j'ai  soin'  de  déterminer  directement,  en 
versant  le  liquide  étudié  dans  une  cuve  à  faces  parallèles,  et  plongeant 
dans  le  liquide  un  prisme  de  ([uartz:  c'est  un  prisme  de  60°  d'angle, 
dont  on  place  le  plan  bissecteur  ])arallèle  aux  faces  de  la  cuve;  on  éli- 
mine par  un  nicol  le  rayon  extraordinaire,  et  on  observe  le  spectre 
obtenu  entre  un  collimateur  et  une  lunette  de  goniomètre.  Ou  a  consti- 
tué ainsi  un  speetroscope  à  vision  directe:  si  une  raie  connue  se  trouve 
exactement  daus  la  direction  où  l'on  visait  la  fente  du  collimateur,  en 
lumière  blanche,  avant  l'introduction  du  prisme  de  quartz,  c'est  que 
])our  cette  raie,  à  la  température  de  l'expérience,  l'indice  du  liquide  est 
exactement  égal  à  l'indice  ordinaire  du  quartz.  Pour  toute  autre  raie, 
on  déduira  aisément  de  l'angle  de  déviation  lu  au  goniomètre,  l'angle  >; 
dont  doit  dévier  un  rayon  lumineux  en  pénétrant  du  liquide  dans  le 
quartz  sous  une  incidence  de  45°.  Le  tableau  suivant  fait  connaître, 
pour  trois  raies,  le   valeur  de  ■/,,  de  l'indice  v  du  liquide,  et  de  l'indice 


M.    BERNARD  BRUNHES. 


ordinaire  JV^  du  quartz  en  même  temps  que  les  variations  de  •//  et  de  v 
avec  la  tem[)érature. 


Eadiations 

>]  (-|-  si  le  rayon  se 
rapproche  delà  nor- 
male) à  i5°=17°7. 

V 

àl7°,7. 

No 

A'^ 
pourl^C. 

Av 
pourl°C. 

D, 

+  13' 25" 

1,54033 

1,54423 

+  2'36" 

-0,00076 

h 

—    7' 47" 

1,54992 

1,54766 

+  2'38" 

-0,000  77 

F 

—  21' 38" 

1,55595 

1,54966 

+  2'40" 

—  0,00078 

L'ensemble  de  l'appareil  comprend  une  lentille  L,  de  33  cm.  de  foyer, 
qui  reçoit  d'un  héliostat  les  rayons  solaires;  un  diaphragme  I)  percé  de 

pi  u  sieurs  trous,  que 

zQj         Y'  P     \n  r  ^    de  7^,  et  qui  permet 

d'isoler  un  pinceau 
de  rayons  solaires; 
—  un  polariseur 
rectiligne  ou  circu- 
laire; —  une  lentille 
h'  acliromatique , 
de  50  cm.  de  foyer, 
dont  on  règle  la  dis- 
tance au  diaphrag- 
me de  telle  sorte  que 
rimage  du  trou  lu- 
mineux, après  ré- 
flexion sur  une  des 
faces  du  prisme,  vienne  coïncider  avec  le  trou  lui-même;  —  le  prisme 
à  liquide  monté  sur  une  colonne  verticale  à  crémaillière  et  muni  de 
vis  qui  permettent  de  Torienter;  —  puis,  sur  le  trajet  du  faisceau  rétléclii 
qui  est  renvoyé  à  90°  du  faisceau  incident,  un  nicol  analyseur,  et  un 
spectroscope.  Dans  la  plupart  des  mesures,  on  a  employé  un  spectros- 
cope  de  Thollon,  dont  la  lunette  est  manoeuvrée  par  une  vis  micro- 
métrique. Cette   vis  porte  un  tambour  latéral  divisé  en  100  divisions; 


Fier.   3. 


SUR  LA  REFLEXION  CRISTALLINE^    ETC.  7 

011   apprécie  au  jugé  le  — -  de  divisiou.   lu  autre  tambour,  horizontal, 

tourne  d'une  divison  pour  un  tour  complet  de  la  vis  micrométrique. 
On  a  06,8  divisions  du  tambour  latéral  entre  la  raie  Cet  la  raie  D^; 
0,8  entre  J)^  et  1).^;  174,7  entre  D.^  et  b^.  Dans  la  plupart  des  ex]jérien- 
ces,  la  distance  de  deux  bandes  consécutives  du  spectre  cannelé,  fourni 
par  la  lumière  réfléchie  à  Tintérieur  du  cristal,  a  été,  dans  la  région  verte, 

de  20  à  25  divisions:  ou  apprécie  leur  position,  sensiblement  à  -— —  près 

(le  leur  distance,  c'est-à-dire  qu'on  a  pour  les  différences  de  marche  une 

précision  de  ~—  de   longueur  d'onde.   On   a   toujours   opéré   avec   les 

rayons  solaires. 


II. 

Polarkatiou  circulaire  uniradialc  et  analyse  imiradiale. 

Le  polariseur  circulaire  était  constitué  par  un  nicol  F  mobile  sur  un 
cercle  divisé  en  degrés  (de  0°  à  360*^),  suivi  d'un  parallélépipède  de 
Fresnel  dont  on  règle  une  fois  pour  toutes  l'inclinaison  et  l'orientation 
de  manière  que  le  polariseur  étant  h  l'azimut  45°,  les  rayons  sortants 
soient  bien  des  rayons  circulaires.  On  vérifie  qu'il  en  est  ainsi,  et  sensi- 
blement pour  toutes  les  couleurs,  à  l'aide  d'un  compensateur  de  Babinet. 
Pour  P  =  45°  on  a  un  circulaire  droit;  pour  P  =  135°,  on  a  un  cir- 
culaire gauche.  Pour  P  =  0  et  T  =  90°,  rap2)areil  fait  l'office  de 
polariseur  rectiligne.  Pour  tout  autre  azimut  du  nicol,  il  donnera  un 
rayon  elliptique. 

L'analyseur  est  un  nicol,  mobile  aussi  sur  un  cercle  divisé:  pour 
A  =  0°,  il  ne  laisse  ])asser  que  les  vibrations  rectilignes  verticales; 
pour  A  =  90°,  que  les  vibrations  horizontales. 

Dans  le  cas  général,  les  orientations  des  deux  niçois  étant  quelcon- 
([ues,  ou  a  les  ]ihéuomènes  çomiDlexes  ])résentés  par  un  quartz  perjjen- 
diculaire  suivi  d'un  ([uartz  parallèle  épais,  ])lacés  entre  deux  niçois.  Les 
rayons  incidents  entrent  en  effet  dans  la  lame  de  quartz,  sensiblement 
dans  la  direction  de  l'axe,  et  en  sortent  en  faisant  avec  cette  direction  un 


8  M.  BERNARD  BRUNHES. 

angle  droit.  Ou  siinpliliera  le  phénomène  en  faisant  abstraction,  soit  de 
la  polarisation  rotatoire  présentée  par  le  quartz  perpendiculaire,  soit  de 
la  polarisation  cliromaticjue  présentée  par  le  quartz  parallèle. 

Le  premier  résultat  est  atteint  en  ne  laissant  entrer  dans  le  prisme 
que  des  rayons  circulaires:  F  =  45°  ou  P  ^  135°  (polarisation  circu- 
laire uniradiale).  On  a  alors,  au  spectroscope,  un  spectre  cannelé  com- 
prenant une  vingtaine  de  bandes  dans  la  partie  visible;  si  on  touiiie 
l'analyseur,  les  bandes  restent  fixes,  mais  sont  plus  ou  moius  noires;  le 
maNimnm  de  noir  est  obtenu  pour  un  azimut  déterminé  (ici  A  =  45°); 
pour  Tazimut  perpendiculaire,  les  bandes  noires  ont  pris  la  ]dace  des 
bandes  brillantes. 

Le  second  résultat  est  atteint  en  ne  laissant  sortir  du  prisme  que  des 
rayons  rectilignes  à  vibrations  verticales  ou  horizontales,  ^  =  0°  ou 
A  =  90°  (analyse  rectiligne  uniradiale).  On  a,  alors,  au  spectroscope, 
une  bande  noire  unique:  c'est  le  spectre  que  donnerait  entre  deux  niçois 
un  quartz  perpendiculaire  d'épaisseur  ey'  2.  La  bande  a  son  maximum 
de  netteté  pour  P  =  90°  ou  pour  F  =  0°. 

Mais,  dans  le  cas  général,  siPa  une  orientation  quelconque,  autre  que 
P  =  45°  ou  F  =  135°,  et  qu'on  fasse  tourner  l'analyseur,  on  observe 
un  spectre  cannelé  irrégulier,  dont  les  bandes  se  déplacent  par  rotation 
de  l'analyseur,  et  n'ont  pas  toutes  leur  maximum  de  netteté  en  même 
temps.  Le  seul  aspect  du  spectre  cannelé  obtenu  pour  divers  azimuts 
d'analyse,  permettait  donc  d'amener  par  tâtonnements,  le  nicol  1^  à 
rorientation  qui  donne  une  polarisation  circulaire  uniradiale:  mais  ce 
réglage  ne  serait  jamais  très-précis. 

Il  vaudrait  mieux  se  placer  dans  un  des  azimuts  d'analyse  uniradiale 
A  =  0°  ou  A  =  90°,  et  chercher  quels  sont  les  deux  azimuts  du  nicol 
P  pour  lesquels  les  bandes  du  spectre  ont  leur  maximum  de  netteté. 
Ces  azimuts  étant  déterminés  dans  le  cas  de  la  réflexion  totale  sur  l'air, 
l'azimut  de  P  qui  donne  la  polarisation  uniradiale  sera  leur  plan  bis- 
secteur. Nous  aurons  l'occasion  d'utiliser  ce  résultat  dans  le  cas  des 
rayons  obliques  à  l'axe. 


SUll  LA  REFLEXION  CRISTALLINE,  ETC.  '.) 

m. 

l\cJl(\àoii  fofahi  .s/(r  rair  et  ré jJexlon partielle  sur  V alcool. 

Le  prisme  étant  ])lein  du  mélange  de  benzine  et  sulfure  de  carbone, 
si  la  face  postérieure  de  la  lame  de  quartz  est  en  contact  avec  l'air,  la 
lumière  qui  vient  y  tomber  sous  Fangle  de  45°  s'y  réfléchit  totalement. 
Si  l'un  des  compartiments  ménagés  derrière  la  lame  de  quariz  est  rempli 
d'alcool,  il  y  a,  sur  cet  alcool,  réflexion  partielle. 

Etudions  d'abord  la  réflexion  totale.  L'expérience  montre  que,  quand 
on  passe  d'un  rayon  incident  circulaire  droit  à  un  circulaire  gauche,  les 
bandes  du  spectre  cannelé  ne  se  déplacent  pas,  ou  bien  donnent  un 
spectre  complémentaire. 

Donnons  comme  exemple  les  ])ointés  faits  sur  trois  bandes  noires 
successives  situées  dans  le  vert.  Les  pointés  ont  été  refaits  chaque  fois 
en  tournant  les  deux  niçois  de  1S0°  pour  éliminer  l'erreur  due  au  défaut 
de  parallélisme  des  faces  de  ces  niçois. 


I      Moyenne  des 
pointés 
135°^    pourP=    45° 
I  et  prP  =  225° 
[  (Circulaire  droit) 


11.9,5  11.34,5  11.57,7 


A=  315 


—  Id  — 
P=    45' 

et  P  =  225° 


11.9,4         11.34,3         11.57,7 


Moyenne  (Circulaire  droit). 

11.9,5 

11. 34,4 

11.57,7 

Moyenne  des 

pointés 

A=  225°  -   pourP  =  135° 

11.9,1 

11.33,5 

11.57,3 

et  prP  =  315° 

(Circulaire  gauche) 

^)  Le  premier  nombre  est  le  nombre  de  tours  du  tambour  latéral,  lu  sur  le  tam- 
bour .supérieur;  le  second,  le  nombre  de  divisions  (-—•  de  tour)  du  tambour  latéral 
et  de  dixièmes  de  division. 


io 


M.  BERNARD   BRUX II F,8. 


—  Id  — 

A=     1.5°  !         F=  1:35° 
et  F  =  315° 


11.9,0  11.34.,.'5  11.5S,;3 


Moyenne  (Circulaire  gauche)        11.9,05        11.33,9  11.57,8 

Un  grand  nombre  d'autres  mesures  m'ont  montré  que  Fécart  entre 
le  spectre  donné  par  le  circulaire  droit  et  celui  que  donne  le  circulaire 
gauche  est  toujours  de  Tordre  des  erreurs  d'expérience,  et  ne  présente 
rien  de  systématique. 

On  a  le  même  résultat  en  opérant  par  analyse  uniradiale.  On  a  alors 
une  bande  unique,  plus  large. 


P  =  0° 

l              Moyenne  de 

A  =  0°etA  =  180° 
/      (Vibration  ordinaire). 

11.24,5 

P  =  180° 

1 

11.24,0 

P=90° 

l              Moyenne  de 

A  =  90°  et  A  =  270° 
1  (Vibration  extraordinaire). 

11.25,2 

^=270'' 

1     ,. 

11.24,2 

Ici  il  n'y  a  qu'une  bande  dans  tout  le  spectre,  et  une  division  d'écart 

ne  représente  pas  — —  de  longueur  d'onde. 

Le  spectre  cannelé  permet  de  mesurer,  ])Our  chaque  radiation,  la 
différence  de  marche  introduite  entre  le  rayon  ordinaire  et  le  rayon  extra- 
ordinaire par  la  traversée  de  la  lame  :  à  cette  différence  de  marche  s'ajoute 
celle  qui  ])eut  être  introduite  entre  les  deux  rayons  ])ar  le  fait  de  la  ré- 
flexion totale.  Les  deux  spectres  obtenus  pour  les  deux  j)oIarisations  uni- 
radiales  se  sii])erposent  exactement  :  c'est  donc  la  preuve  que  la  diffé- 
rence de  marche  due  à  ]-à  réflexion  est  la  même  dans  les  deux  cas. 


SUR  LA    RKFKKXION   CRISTALLINE,   ETC. 


11 


Versons  iiiainicuant  de  l'alcool  da-iis  un  des  coui])artinients  iiiéiiagés 
entre  la  lame  de  quartz  et  le  couvercle.  Le  prisme  est  monté  sur  un 
sujjjjort  à  crémaillère  qui  ])ermet  de  passer  immédiatement,  en  laissant 
l'iril  au  s]jectroscope,  du  s])ectre  de  réflexion  totale  au  spectre  de 
réilcxion  partielle. 

Les  pointés  sur  l'alcool  sont  un  peu  plus  difficiles,  ])arc(!  (pie  la 
lumière  est  moins  intense.   Voici  une  mesure  : 


16  juin  1895.  t  =  30''.  Quartz  droit. 


P  =  ;zi.5°  (Circulaire  droit). 


Alcool 

Air 

Alcool 

Air 

.4=175° 

A  =  45° 

A  =  103° 

A  =  135° 

9.56,3 

9.59,2 

9.67,5 

9.70,0 

9.78,0 

9.80,0 

9.89,5 

9.92,5 

10.0,3 

10.  3,2 

Soit  pour  Tun  des  deux  spectres,  soit  pour  son  complémentaire,  il  y  a 
déplacement  relatif  des  bandes  quand  on  passe  de  Talcool  à  Tair.  La 
différence  de  marche  moyenne  dans  la  région  considérée,  est-,  en  fraction 
de  longueur  d'onde, 


2,86 
22,1 


=  0,129 


1 
ÏOÔ 


On  peut  calculer 'a  priori  cette  différence  démanche.  Considérons,  dans  un 
corps  isotrope  ayant  l'indice  ordinaire  du  quartz,  un  circulaire  droit  (pii  se 
réfléchit  sur  une  surface  verticale  sous  une  incidence  de  45'^.  En  réflexion 
])artielle,  ses  deux   composantes  horizontale  et  verticale  seront  inégale- 

mcîut  réduites,  mais  conserveront  entre  elles  un  retard  de   -  de  ])ériode 

4 

ou  90°.  En  réflexion  totale,  on  doit  ajouter  à  ce  relard  de  90",  le  retard 


12  M.  BERNARD  BRUNHES. 

vp  calculé  par  la  méthode  de  Fresnel.  Ou  obtient,  ])our  lui  corps  iso- 
tiope  (Viudice  N^,  pour  la  raie  b^,  par  réflexion  à  4.'3°  sur  l'air  ou  le 
vide,  -i)  :=  'ii'^13.    Eu  fractiou  de  longueur  d'oude,  ce  nombre  donne: 

ce  qui  concorde  bien  avec  le  nombre  expérimental.  (Le  quartz  est  trop 
peu  biréfringent  pour  que  ce  mode  de  calcul  donne  une  erreur  sensible). 

La  comparaison  des  rétlexions  sur  l'air  et  sur  l'alcool  peut  se  faire 
encore  en  analyse  uni  radiale.  Pour  A  =  0°  ou  A=-  90°,  et  pour  une 
polarisation  rectiligne  du  faisceau  incident  (P  =  0°  ou  P  ^  90°)  ou 
obtient,  après  l'analyseur,  une  lumière  colorée,  verte  ou  ])ourpre  suivant 
que  les  deux  niçois  sont  croisés  ou  parallèles.  Ou  uhtœitl  exadeiutuf  lea 
mêmes  teintes  par  réflexion  sur  V alcool  et  par  réflexion  sur  Vair.  On  peut 
les  bien  comparer  en  mettant  sur  le  trajet  du  faisceau  réfléchi  sur 
Tair,  nue  double  lame  photométrique  ((ui  atténue  la  lumière.  L'examen 
spectroscopique  direct  permettrait  du  reste  une  comparaison  plus  rigou- 
reuse. 

Le  ])rincipe  du  retour  inverse  nous  apprend  que  Ton  obtiendrait  le 
même  aspect  en  faisant  cheminer  la  lumière  en  sens  inverse  dans  Tapjja- 
reil.  Nous  pouvons  dire  que  nous  faisons  tomber  à  rintérieur  du  cristal, 
et  perpendiculairement  à  l'axe,  un  rayon  rectiligne  soit  ordinaire,  soit 
extraordinaire.  Ce  rayon  se  réfléchit  suivant  Taxe  en  donnant  deux 
circulaires  inverses,  droit  et  gauche.  En  réflexion  partielle,  il  n'y  a  j^as 
de  difl'érence  de  phase,  du  fait  de  la  réflexion,  entre  ces  deux  circulaires. 
L'expérience  jnontrant  que  la  difl'érence  de  phrase  reste  la  mêm.e  dans 
la  réflexion  totale,  puisque  la  radiation  éteinte  n'est  pas  déplacée  dans 
le  spectre  quand  on  passe  de  l'alcool  à  l'air,  on  voit  qu'ici  cette  difl'érence 
de  phase  entre  les  deux  circulaires  réfléchis  est  nulle  aussi  dans  la  ré- 
flexion totale.  Il  eu  est  ainsi,  que  le  rayon  incident  soit  Tordinaire 
ou  l'extraordinaire.  Donc  encore  la  difl'érence  de  phrase  entre  les  deux 
réfléchis  reste  la  même,  quand  ou  passe  d'un  des  rayons  incidents  au 
rayon  incident  conjugué;  seulement  ici  la  valeur  commune  de  cette  difl'é- 
rence de  phase  se  trouve  égale  à  zéro. 


SUR  LA  RÉFLEXION  CRISTALLINE,  ETC.  13 

IV. 

Rai/ons  incidents  ohlicjues  a  V axe  optique. 

Si  l'on  fait  tourner  le  prisme  à  liquide  crun  angle  i  autour  de  l'axe 
vertical  de  son  support,  il  faudra  faire  tourner  de  l'angle  2?'  la  tablette 
qui  porte  ranalyseur  et  le  s])ectroscope.  La  connaissance  de  l'angle  i, 
qui  est  Fangle  d'incidence  sur  la  face  latérale  du  prisme,  jiermettra  de 
calculer  Tangle  p  de  réfraction  à  l'intérieur  du  liquide,  et  par  suite  l'angle 
V  que  fait  le  rayon  intérieur  au  cristal  avec  l'axe  optique.  L'angle  v  est 
toujours  peu  différent  de  p;  pour  connaître  la  différence  v  —  p,  il  faut 
connaître:  1°  Tangle  dièdre  exact  de  la  face  latérale  du  prisme  avec  la 
face  hypoténuse  (cet  angle  ne  diffère  de  45°  que  de  quelques  minutes); 
2''  l'angle  -Ij  de  Taxe  du  quartz  avec  la  normale  à  la  lame;  3^  Tangle 
que  nous  avons  appelé  vi,  et  pour  lequel  il  est  particulièrement  impor- 
tant d'avoir  la  température  du  liquide. 

Le  support  vertical  du  prisme  pouvait  être  mû  par  une  vis  tangente, 
dont  chaque  tour  complet  produisait  une  rotation  de  4°.  Un  quart  de 
tour  donnait  une  rotation  de  1°.  On  est  allée  pour  i  jusqu'à  des  valeurs 
égales  à  8",  dans  un  sens  ou  dans  l'antre  à  partir  de  la  normale.  Je 
donne  le  signe  -f~  ^^^^  valeurs  de  i  qui  rendent  obtus  l'angle  du  faisceau 
incident  avec  le  faisceau  réfléchi;  —  aux  valeurs  de  i  qui  restent  cet 
angle  aigu. 

La  valeur  de  i  étant  fixée,  on  cherche  quelle  orientation  il  faut  donner 
au  nicol  /-"  pour  avoir  les  caractères  de  la  ])olarisation  uniradiale.  On 
trouve  qu'on  obtient  un  spectre  à  bandes  noires  fixes  indépendantes  de 
l'azimut  d'analyse,  pour  deux  azimuts  rectangulaires  de  V.  Dans  une 
expérience  préliminaire  pour  laquelle  on  avait  i  =  2°43',  on  a  trouvé 
F  =  54''  et  P  ^  144".  Ces  deux  positions  du  polariseur  correspondent 
à  deux  rayons  elliptiques,  dont  les  ellipses  ont  des  gyrations  inverses  et 
des  rapports  d'axes  inverses:  ce  sont  bien  deux  rayons  conjugués.  Le 
demi-angle  diagonal  du  rectangle  circonscrit  à  ces  ellipses  est  90 — 5  1° 
=  36". 

J'ai  vérifié  que  ces  deux  rayons  elliptiques  dounent  des  spectres  can- 
nelés qui  sont  bien  en  coïncidence,  quand  ou  opère  par  réfl(v.:i()ii  loi  nie 
sur  l'air. 


14  M.   BERNARD  BRIJNHES, 

Mais  la  tixatioii  de  rellipticitc  des  vibratious  privilégiées  par  cette 
méthode  manque  totalement  de  précision.  On  peut  tourner  le  nicol  F  de 
3  ou  4  degrés  dans  chaque  sens  sans  que  le  spectre  par  rétlexion  change 
de  caractère.  J'ai  donc  opéré  jiar  analyse  uniradiale.  Partons  du  réllé- 
chi  ordinaire,  à  vibration  verticale,  A  =  0°.  S"il  devient  le  raj-on  inci- 
dent, il  donne,  par  réflexion  totale,  deux  vibrations  elliptiques  conju- 
guées, telles  que  la  somme  algébrique  de  leurs  axes  horizontaux  soit  nulle 
et  que  la  somme  algébrique  de  leurs  axes  verticaux  soit  égale  à  la  vibra- 
tion verticale  incidente.  Soit  fgx  le  rapport  des  axes  pour  Tune  d'elles; 
soient  a  et  b  les  axes  verticaux  des  deux,  l  la  valeur  absolue  commune 
de  leur  axe  horizontal.   On  a: 

tgx  ^  'j  ^^  ji    'A^'^c,  a  -\-  h  ^1. 

Le  nicol  F  peut  servir  d'analyseur  elliptique:  il  amènera  à  l'interfé- 
rence ces  deux  vibratious  elliptiques  de  gyrations  inverses,  soit  pour 
F  =  90°,  auquel  cas  les  composantes  horizontales  peuvent  interférer, 
soit  pour  F  =  (p,  f(j  ^  étant  le  ra])])ort  des  axes  d'une  ellipse  obtenue  j)ar 
la  superpt3sition  des  deux  autres,  quand  leurs  composantes  horizontal(;s 
sont  en  accord  de  phase.   Ou  a  ])ar  suite: 

a— h 
fg^  =  ~-^  =  coi  2u, 

d'où: 

Pour  une  vibration  circulaire,  on  aurait  ^  =  45°  et  0  =  0°.  Pour 
une  vibration  elliptique  on  aura  une  valeur  de  <p  différente  de  zéro. 
L'azimut  qui  donnerait  la  polarisation  elliptique  uniradiale  est  toujours 
bissecteur  de  P  =  Cp  et  de  P  =  90°. 

La  détermination  expérimentale  se  fera  ainsi.  On  laissera  l'analyseur 
fixe  A  =  0°;  et  l'incidence  i  étant  fixée,  on  tournera  le  nicol  i"*  jus- 
qu'à avoir  dans  le  spectre  une  bande  noire  parfaitement  nette.  On  obtient 
ce  résultat  pour  F  =  90°,  et  pour  un  autre  azimut  F  ^  Cp^,  variable 
avec  l'incidence  i.  La  bande  se  déplace  quand  on  fait  varier  i;  mais 
pour  des  incidences  assez  faibles,  elle  reste  dans  la  région  verte;  quand 
on   dépasse    5°   ou  6°,  elle  marche  nettement  vers  le  jaune.  Pour  une 


SUR  LA  REFLEXION  CRISTALLINE,  ETC. 


15 


incidence   aigile   (/"   négatif),  elle  commence    par  marcher  vers  le  bleu 
pour  revenir  ensuite  vers  le  jaune. 

Nous  avons  déterminé,  par  expérience,  les  valeurs  de  0  pour  diverses 
valeurs  de  ?'.  En  regard  de  ces  nombres  observés,  nous  ])lnçerons  les 
valeurs  calculées.  La  théorie  de  M.  (jouï,  ou  les  équations  dillerentielles 
équivalentes,  conduisent  à  la  formule: 


}l2x 


;/o — u. 


-,  sin-  r, 


oii  n„  et  u,,  sont  les  indices  ordinaire  et  extraordinaire  du  quartz,  u  et 
u"  les  deux  indices  des  rayons  circulaires  droit  et  gauche  propagés  sui- 
vant Taxe,  et  r  Tangle  du  rayon  ordinaire  intérieur  du  quartz  avec  l'axe 
optique.  Nous  pouvons  remplacer  cot  'Ix  jiar  ig  (p.  Le  coefficient  de  siuh' 
a  pour  valeur  numérique  j)our  la  raie  7i',  113,1.  Nous  adoptons  cette 
valeur  moyenne,  tout  en  remarquant  que  ce  facteur  contenant  en  déno- 
minateur le  pouvoir  rotatoire,  augmentera  avec  la  longueur  d'onde.  Ou 
ne  doit  donc  pas  s'étonner  si  pour  des  valeurs  un  peu  notables  de  i  et 
par  suite  de  r,  le  calcul  tel  que  nous  Pavons  fait  conduit  pour  CÙ  à  des 
nombres  inférieurs  aux  nombres  observés. 

;•  a  été  calculé  en  partant  de  p  (angle  de  réfraction  dans  le  liquide)  et 
tenant  compte  de  l'inclinaison  exacte  de  Taxe,  et  de  la  température  du 
liquide,  etc.,  comme  il  a  été  dit  aux  nos.  II  et  III. 

Le  tableau  unique  qui  suit,  résume  trois  séries  de  mesures: 


Incidence 


x\ngle 
de  réfraction 

P- 


Inclinaison  sur 

l'axe  optique 

r. 


(î)  observé. 


+  1° 
+  2° 
+  3° 
+  4° 
+  5° 
+  6° 
+  7° 
+  S° 


39' 
1°17' 
1°56' 
2°35' 
3°  14' 
3°53' 
4°31' 
5°10' 


44' 
1°22' 

2°  r 

2°40' 
3°  19' 

3°5.S' 
4°36' 
5°  15' 


]°  4' 
3°41' 

8°  b' 
13°15' 
20''44' 
28°25' 
36°2G' 
43°26' 


1° 
3°15' 

7°27' 
13°  9' 
19°51.' 
28° 
37°15' 
46° 


16 


M.  BERNAUD  BRUNHES. 


lucideuce 
i. 

Angle 
de  réfraction 

P- 

Inclinaison  sur 

Taxe  optique 

r. 

(p  calculé. 

(p  observé. 

—  1° 

—     39' 

—     24' 

0°38' 

1°21' 

2° 

1°17' 

1°  2' 

2°50' 

2°54' 

—  3" 

1°56' 

r39' 

6°29' 

r,°45' 

—  4° 

2°35' 

2°25' 

12°  8' 

11°54' 

—  5'= 

3°14.' 

3°  9' 

18°51' 

16° 

—  0° 

3'53' 

3°53' 

26°25' 

26°39' 

—  8° 

5°10' 

5°20' 

41°36' 

47° 

Cette  vérification  ne  saurait  être  comparée  pour  la  précision,  avec 
celle  qui  résulte  des  mesures  de  M.  Beaulard  ').  Il  n'en  était  pas 
moins  digne  d'intérêt  de  mettre  en  lumière  par  une  méthode  indirecte 
mais  nouvelle,  et  se  rattachant  à  des  expériences  toutes  dillerentes, 
Texactitude  de  la  formule  déduite  des  idées  de  M.  Gouy. 


')  J.  (le  PInjsiijue,  3"  série,  t.  II,  p.  393;  1893. 


.SUR  l/ ACTION  SUBIE  PAR  UN  CONDUCTEUR  CHARGÉ  DANS  UN 

CHAMP  d'intensité  constante. 


V.  A.  JULIUS. 


1.  Je  pars  de  l'équation  connue,  déduite  du  théorème  de  Gueen: 

j  UA  Vdr—lvs  Udr  =\u^  dS—jv'^dS (i) 

dans  laquelle  on  su])pose  que  la  normale  en  un  jDoint  de  la  surface  en- 
veloppante est  menée  vers  Textérieur  de  l'espace  d'intégration. 

J'imagine  un  système  de  conducteurs;  la  surface  de  ces  conducteurs 
forme  avec  une  surface  sphériquc  de  rayon  infiniment  grand  la  limite  de 
l'espace  d'intégration. 

Soit   V  le  ])otentiel  en  un  point  quelconque  de  cet  espace,  et  posons 

dj'  .        .  ^  .  ,,.,.. 

U  =^  -.- ,  la  direction  .r  pouvant  être  ijrise  tout  à  fait  arbitrairement. 
*  (\f 

Alors,  en  chaque  point  de  Tespace  d'intégration,  F  et  Lf  sont  continus 

et  finis,  de  même  que  les  dérivées  partielles  de  F  et  Lf  par  rapport  aux 

iW       t)^F 
coordoiuiees.  Il  est  vrai  que  -r-  =  -r-i^  est  infini   quand  on  passe  par 

la  surface  d'un  conducteur;  mais  dans  l'espace  d'intégration,  à 
quehjue  faible  distance  qu'on  approche  de  la  surface  du  conducteur, 

toujours--^  demeure  fini. 

Oii  a,  en  vertu  de  l'équation  (1)  : 

ARCllIVKS    NHEULANDAISES,    SKKIK    II.    TOME    V.  2 


18  V.  A.  JULIUS. 

Mais  eu  chaque  poiut  de  l'espace  crintégratiou  A  /  ^  0  et  A  f  —  j=  i), 
de  sorte  que 

Lj;/"=r^(jiy'' w 

Si  Ton  n'avait  affaire  qu'à  un  seul  conducteur,  comme  à  la  surface 
d'une  sphère  de  rayon  infinement  grand  /'  =  0,  on  aurait 

Dans  le  cas  d'un  plus  grand  nombre  de  conducteurs,  on  a,  d'ajn'ès  le 
théorème  de  Green: 

ou  bien,  comme  AI  —  j  =  (I, 

Posant  F  pour  l'intensité  du  champ,  on  trouve: 

Or ,  à  la  surface  d'un  conducteur,  on  a 

F  =  -7-  et  F  cas  {ux)  =  -r-  , 
vu  vx 


SUR  l'actioxX  subie  par  un  conducteur,  etc.  19 

(le  sorte  qu'il  vient  : 

r  ^c»  ^^r\    _i  pr^r 

Et  l'on  tire  donc  de  (3)  : 

J   ex  en 

ce  qui  s'applique  à  tout  système  de  conducteurs,  portant  des  charges  en 
équilibre.  Peut-être  est-il  plus  clair  de  mettre  cette  équation  sous  la 
forme 

^]^.^.''-'' w 

dans  laquelle  le  synd^ole  :£  indique  que  l'intégration  doit  être  étendue 
à  tous  les  conducteurs.  Il  va  de  soi  que  Ton  peut  écrire  encore  deux 
équations  pareilles,  dans  lesquelles  x  est  remplacé  respectivement  par  /j 
et  par  z. 

2.  Du  théorème  de  Green,  daus  la  forme  : 
r^lJx.^'^^'d'y'^  dzJz\ 

oii  oc  est  une  fonction  de  x,  y  et  z,  il  suit,  /'  représentant  le  potentiel, 
X  étant  =  _y  et  t/  =  y-  : 

Ou  bien,  comme  A  F=  0, 

lpJ^V'V'=i^dzJ;;'''-h-^'' ^^^ 


20  V.  A.  JULIUS. 

Or  on  a: 


De  sorte  que  (5)  devient 

dV 
D'une  manière  entièrement  analogue,  eu  posant  x  ^  z  et  U  =  v  '> 

f'// 


ou  aura  : 


z  J      àiJ    dn  J  cz   01/ 


^jj    eu  J  cz   oif 

de  manière  qu'il  vient  pour  un  système  de  conducteurs: 


Aij'^i 


On  obtient  encore  deux  équations  analogues  en  z,  ,r  et  en  iv,  //. 

•3.  Il  n'est  pas  difficile  de  donner  des  équations  (4)  et  (G)  une  inter- 
prétation simple. 

Supposons    qu'en    un    point    de    la    surface    d'un    conducteur    la 

densité  soit  y,.    La  charge  de  l'élément  dS  est  poussée  dans  le    sens 

27r 
de  la  normale  avec  une  force  -j-  vr'dS,  représentant  par  /•  la  constante 

diélectrique   du    milieu   environnant.    Nous   devrons   admettre  que  la 

charge  adhère  au  conducteur;  si  ce  dernier  est  un  corps  solide^  nous 

pouvons  nous  représenter  que  la  force  agit  sur  l'élément  de  surface  du 

conducteur,  et  chercher  alors,  suivant  les  lois  de  la  mécanique,  la  force 

et  le  couple  résultants. 

Comme  nous  supposons  toujours  la  normale  dirigée  vers  l'extérieur  de 

l'espace  d'intégration,  par  suite,  relativement  au  conducteur,  vers  Tinté- 

/•    àV 
rieur,  nous  avons  y,  =  -r-  \ — •    Sui)posons  (lue  tous  les  coiulucteurs 


SUR  l'action  subie  par  un  conducteur  j  etc.  21 

soient  liés  les  uns  aux  autres  d'une  façon  invariable^  Féqu.  (1)  exprime 
(jue  la  force  résultante  soit  nulle,  l'équ.  (6)  que  le  couple  résultant  soit 
nul  ;  eu  d'autres  termes  quand  les  conducteurs  font  ensemble  un  seul 
corps  solide,  toutes  les  forces  seront  en  équilibre. 

Personne  n'anra  jamais  douté  de  ce  théorème;  cependant,  il  n'avait 
pas  encore,  à  ma,  connaissance,  été  directement  déduit  de  la  théorie 
du  potentiel. 

\.  On  considère  d'ordinaire  évident  que  dans  un  champ  constant  un 
conducteur  est  poussé  dans  la  direction  du  champ  par  une  force  égale  au 
produit  de  la  charge  et  de  l'intensité  du  champ.  Cependant  c'est  ce  qu'il 
s'agira  de  démontrer;  il  importe  peu  que  l'on  parle  d'un  petit  conduc- 
teur, car  dans  un  chani])  d'intensité  constante,  il  n'y  a  rien  à  quoi  l'on 
puisse  comparer  les  dimensions  du  conducteur;  si  la  proposition  est  vraie 
d'un  „petit"  conducteur,  il  doit  en  être  de  même  pour  un  très  grand. 

Pour  un  conducteur  sphérique,  la  proposition  se  laisse  démontrer 
directement.  Ceci  fait,  on  déduira  des  équ.  (4)  et  (6)  qu'elle  est  vraie 
également  d'un  conductear  arbitrairement  choisi. 

5.  Nous  nous  tigurons  que  dans  un  champ  dont  l'intensité  constante 
soit  a  et  dont  la  direction  coïncide  avec  la  direction  ./■,  on  place  un  con- 
ducteur sphérique  sans  charge;  nous  étudions  nmintenant  la  distribu- 
tion de  la  charge  induite  sur  ce  conducteur. 

Supposons  que  le  centre  de  la  s])hère  coïncide  avec  le  point  0  du 
champ.  Avant  que  la  sphère  n'ait  été  mise  en  sa  place,  nous  su])poserons 
que  le  potentiel  en  0  soit  /  „.  Nous  pourrons  alors,  prenant  0  comme 
origine  des  coordonnées,  représenter  le  potentiel  dans  le  champ  constant, 
sans  la  sphère,  par 

/  j  =  /  „  —  a .('. 

Examinons  si  la  distribution  particulière  de  la  charge  sur  la  sphère 
peut  également  s'obtenir  en  dé])laçant  d'une  quantité  intiniment  petite 
^x  dans  le  sens  de  l'axe  des  x,  et  relativement  à  une  sphère  négative 
dont  la  densité  cubique  est  —  p  et  le  centre  (',  une  deuxième  sphère 
positive  dont  la  densité  cubique  est  -\-  p,  et  qui  coïncidait  primitive- 
ment   avec   la  première.    Le   système   des   deux   sphères   se   comporte 


^2  V.  A.  JULIUS. 

comme  un  couducteur  sphérique  SLij)eiiiciellement  chargé.  Soit  -^^  =  p^./- 
la  densité  superficielle^  au  point  oii  Taxe  positif  des  x  coupe  la  surface 
de  la  splièie.  Alors,  en  un  point  quelconque  dont  le  rayon  vecteur 
fait  avec  Taxe  des  x  un  angle  ô,  la  densité  de  surface  est  î^o  ^'(^^  ^-  O^ 
voit  maintenant  qu'il  est  satisfait  à  toutes  les  conditions,  si  l'on  pose 

Le  })otentiel  en  un  point  quelconque  extérieur  au  conducteur,  dont 
la  distance  à  0  est  égale  à  r,  devient,  quand  on  pose  E  le  rayon  de 
la  sphère: 

V  =  Jq  —  ax  -\-  a—^  X. 

Le  potentiel  en  un  point  quelconque  dans  l'intérieur  de  la  sphère 
devient  7  „. 

Comme  il  n'y  a  qu'une  seule  solution  du  problème  possible,  il 
s'ensuit  qu'un  conducteur  sphérique,  primitivement  non  chargé,  quand 
on  l'introduit  dans  un  champ  constant  d'intensité  a,  acquiert  une  charge 
dont  la  densité  superficielle  est 

Sk 

'/  =  -—-acosO, 

i'TT 

ô  représentant  Tangle  que  fait  le  rayon  vecteur  du  point  considéré 
du  conducteur  avec  la  direction  du  champ.  Si  l'on  donne  ensuite  au 
conducteur  sphérique  une  charge  additionnelle  //,  cette  charge  se  répan- 
dra uniformément  sur  le  conducteur,  et  on  aura 

-\-  - —  a  cas  0 (7) 


I  n  7 

La    force    agissant    sur    un    élément    de    la    surface    sphérique    est 
—-  •/;''  dS  =  77"  (  ^^—  )  dS,  dans  la  direction  de  la  normale  négative.  La 


SUR  l'action  subie  par  un  noNDUCTEUR,   ETC.  23 

somme  des  composantes  suivant  1  axe  des  x  est  —  v—  (  ,.—  -^—  'in,  ow, 


d  r         à  y 

comme  -^r—  = ^^r- 

Ou  Or 


Posant  —  =  co-s  ô  et  dS  =  2  tt  Rr'  sln  Ù  dû  il  viendra 


0 

Mais  on  a  aussi 


9  a-  co-s'  û  +  -r=-^  cas-  û  -f-  y^^,  cas  ù   .sm  ô  d  L 


I      cùsHduùdù  =  [),  co!rùùuùdù  =  ^,    \      c(j,s  ô  .slu  ô  d  Ô  =  0 

J  0  J  0  O      J  0 

de  manière  que  la  somme  des  composantes  suivant  Taxe  des  u)  de- 
vient a/i. 

La  sonnne  des  composantes  suivant  l'axe  des  y  (ou  Taxe  des  z)  est 
nulle^  ce  que  Ton  peut  déjà  prétendre  par  raison  de  symétrie,   mais 

fdrdr 

aussi  démontrer  directement,  si,  dans  1  ~-  ^— -  dS,  on  liose  ./■  =  li  cas  ô, 

J    cif    Ou 

ij  =  B  sln  ô  cas  -d^  et  dS  =  A'^  sl>/  ô  d  ô  d-^. 

D'ailleurs,  à  la  surface  du  conducteur  sphérique,  on  a  en  outre 

^'_/'^_       .^  _    /l^  — 0     ■—  — /  —  =0 

de  sorte  que  le  champ  ne  tâche  pas  de  donner  une  rotation  au  conduc- 
teur, et  que  par  conséquent  l'action  entière  de  ce  champ  consiste  en 
une  force,  dont  nous  pouvons  nous  figurer  le  point  d'application  au 
centre  du  conducteur.  Celui-ci  se  trouve  poussé  dans  la  direction  du 
champ  si  sa  charge  est  positive;  l'intensité  de  cette  force  est  le  produit 
de  la  charge  et  de  l'intensité  du  champ. 

().  Considérons  à  présent  un  système  de  deux  conducteurs;  suppo- 
sons que  l'un  des  conducteurs  F  soit  sphérique,  de  raVon  li,  et  avec 
une  charge  positive  hp,  l'autre  conducteur  Q  aura  une  forme  arbitrai- 
rement choisie,  et  une  charge  positive  Iiu.  La  distance  entre  P  et  Q  est 


2i  V.   A.   JULIUS. 

sup])osée  si  grande  en  comparaison  de  lenvs  dimensions,  que  le  cliamp 
auquel  U  donne  naissance  alentour  de  F,  ainsi  que  le  champ  produit 
par  F  alentour  de  Q,,  peuvent  être  considérés  comme  d'intensité  con- 
stante. 

Nous  prenons  comme  origine  des  coordonnées  le  centre  0  du  conduc- 
teur P;  comme  direction  positive  de  Taxe  des  ic  la  direction  du  champ 
ahmtour  de  P;  et  soit  a  l'intensité  du  champ.  Le  conducteur  Q  se  trouve 
alors  quelque  part  sur  l'axe  négatif;  soit  /;  l'intensité  du  champ  alen- 
tour de  Q;  la  direction  de  ce  champ  coïncidera  avec  celle  de  Taxe 
négatif  des  a-. 

Nous  aurons,  en  vertu  des  équ.  (4)  : 

^  ^  'lS-\-      :,-  ^  dS  =  0,  etc. 
p  Q 

et  en  vertu  des  équ.  (6); 

De  ce  que  nous  avons  démontré  pour  un  conducteur  sphéri([ue,  il 
résulte  (|ue  i)()ur  le  conducteur  Q  de  forme  arbitrairement  choisie,  ou  a: 


1 

8 


TJ    ex     Cil  J    O^     C/l  J     CZ    VU 

Q  <J  L> 

n  (J 

(^-, — !/^)  ^dS=  0. 

(J 

Comme  a/ip  =  hho,  l'action  subie  par  (i  est  ramenée  à  une  force 
unique  dans  la  direction  du  champ  enveloppant  U,  égale  au  produit 
de  la  charge  et  de  Tintensité  du  cham]). 

Cependant  ceci  ne  détermine  pas  encore,  dans  le  cas  d'un  conducteur 
arbitrairement  choisi,  la  droite  suivant  laquelle  la  force  agit.  Comme  nous 
avons  supposé  la  distance  entre  les  conducteurs  P  et  Q  si  grande  que  ■ 
le  chamj)  produit  par  P  alentour  de  Q  peut  être  considéré  comme  con- 


SUR  L  ACTION   SUBIE  PAR   UN  CONDUGTEUll,   ETC. 


or. 


shiiit,  une  droite  })arallMc  à  Taxe  des  .('  n'a,  relativement  à  (i,  pas  été 
distingnée  de  Taxe  des  .;•  lui-même.  Mais  les  considérations  qui  suivent 
])ermettent  de  trouver  cette  droite. 

Prenons  nn  point  quelconque  0'  dans  le  voisinage  de  Q  comme  origine 
des  coiirdonnées;  Taxe  positif  des  x  sera  supposé  dans  la  direction  du 
champ  constant  environnant  Q.  La  force  agissant  sur  un  élément  <IS 

de  Ci,  est —  (  t—  )  f^'^,  clans  la  direction  de  la  normale  négative.  Or, 

savons  d'ajjrès  ce  qui  précède  que  Ton  a 


nous 


k  nv^r  fdjdv  Cdjdv 

St  j    ^x    an  ^       J   cij   dit  J    vz    eu 


(y) 


Mais  en  même  temps,  et  également  en  vertu  des  développements  pré- 
cédents, il  existera  un  sj'stème  d'axes,  ])assant  par  le  point  0",  parallèle 
aux  axes  des  coordonnées  ;  si  bien  que  la  somme  des  moments  des  forces 
relativement  à  chacun  de  ces  axes  est  nulle. 

Posons 


d  J\  d  V 


dS 
dS 


:m 


et  soient  ^.,  /3,  y  les  coordonnées  de  0",  il  devra  alors  être  satisfait  aux 
relations  suivantes  : 

d'oii  il  résulte,  en  vertu  des  équations  (9)  et  (10) 

A  ={)         B  —  ylj  hu  =  0         C  +  /3  h  /^o  =  0  ....  (11) 


26  V.  A,  JULIUS. 

Les  équ.  (11)  déterminent  /3  et  y,  et  l'on  connaît  donc  également  la 
droite  suivant  laquelle  la  force  résultante  agit  sur  le  conducteur. 
Cependant  ^  et  C  ue  sauraient  être  calculés,  sans  connaître  soit  la  den- 
sité en  un  point  quelconque  du  conducteur  Q  soit  le  potentiel  dans 
le  voisinage  de  Q,.  Mais  il  est  clair  qu'en  général  le  centre  de  la  masse 
de  Q,  ne  se  trouvera  pas  sur  cette  droite  et  que  Q.,  s'il  est  absolument 
mobile,  acquerra  un  mouvement  non  seulement  de  progression,  mais  en 
outre  de  rotation. 

7.  Dans  la  théorie  de  Lorentz  '),  la  somme  des  composantes  suivant 
les  axes,  sollicitant  un  système  électrique,  est  donnée  par 

47r  A^  I  ijj-  pdr  4"7r  A-j  ij/y  pdr  4<7r  A-  l\3z  P  dr 

et  la  somme  des  moments  ])ar  rapport  aux  axes  par 

4<7r  A^l{^/h:  —  ^  b//  )  p  (Ir  etc. , 

où  A  représente  la  vitesse  de  la  lumière  et  ti  le  déplacement  diélectrique, 
tandis  que  l'on  a  encore 

Dw.\j  =  p  Rof.tj  =  (). 

On  peut  étendre  l'intégration  à  toutes  les  parties  de  l'espace  limité  par 
une  surface  spliérique  à  rayon  intinement  grand,  parce  qu'en  chaque  ])oint 
qui  n'appartient  pas  au  système  électrique,  on  a  p  =  0.  Aussi  aura-t-on 

=  /     b^j: eos  {n  ,v)  -f-  b.r  tu  <'os  (m. y)  +  ij,,;  tl,-  cas  {u .:)     dS  — 

fr.    f^b.    ,  .    ^b.r   ,  .    f^b,  1  , 


L'intégrale  relative  à  la  surface  est  nulle,  parce  qu'à  distance  infinement 

grande  b  =  0,  Or,  comme  Rut  b  =  0,  on  a-r^'=--^      -^^  '^  et 

c»//        dd>        n~         f'.r 


')  H.    A.    LoRKNTz,    Versuch   eiiier   Théorie   der   electrischen  und  opfischen 
Erscheinungen  in  bewegten  Korpern,  Leiden  1895. 


suii  l'action  suhie  par  un  conducteuu^  ktc.  27 

Mais  cette  intégrale  aussi  est  nulle,  de  manière  que 
D'ailleurs 

=  -l /|.y  [b-x.  +  b^,  +  bl-] ^^T-/b,  b.  ^/T 

=  —j\3>jiizdr. 

On  trouve  de  même  j  ctîi/pdr  =  — I  b:  b/y^'^'î"  de  telle  sorte  que 

\{//t}:  —  -bii)  pdr  =  0,  etc. 

Le  système  entier,  considéré  comme  un  solide,  subit  donc,  suivant  la 
théorie  de  Lokentz,  et  comme  il  était  à  prévoir,  une  force  nulle. 

S.  Si  l'on  fait  passer  un  corps  éiectrisé  Q  dans  un  cliaraj)  d'intensité 
constante,  on  peut  considérer  le  déplacement  diélectrique  b  comme  la 
soin  me  du  déplacement  diélectrique  b'  provoqué  par  Q  et  du  déplacement 
diélectrique  constant  b"-  Si  la  direction  du  déplacement  diélectrique 
constant  b"  coïncide  avec  la  direction  de  l'axe  des  ai,  on  a 

ti';,,  =  const.     b",7  =  f>     b"r  =  0 

de  manière  que  dans  Tintérieur  du  corj)s  Q  on  a  p  =  /)/v  (b'H-  b")  =  D/où'. 


28  V.  A.  JULIUS. 

L'action  subie  par  Q  dans  la  direction  de  Taxe  des  .>■  s'exprime, 
négligeant  pour  abréger  le  facteur  4<7rA'- 

La  première  intégrale  du  deuxième  membre  peut  être  étendue  à 
Tespace  entier^  attendu  qu'en  chaque  point  extérieur  à  U  JJ/r  b'  est  nul. 
On  trouve  de  la  même  manière  que  dans  le  paragraphe  précétlent  que 
cette  intégrale  est  nulle,  de  manière  que  l'on  a 

j^^-pdr  =  t".rjpdr. 

L'action  dans  le  sens  de  l'axe  des  //  et  celle  dans  la  direction  de  Taxe 
es  z  sont  données  par 

j\j^  p  dr  =j  tr'v  Div  \}:dr  =  0   j  br  P  dr=jti'z  Div  b'  dr  =  0 

et  la  somme   des   moments   relativement   aux  axes  par  les  é([uations 
suivantes  : 

[(//  br  —  Z  b,,)  p  dr  =j{//  b':  — .-  b',/)  Uiv  b'  dr  =  0 

j  {zh,:  —  ^rt}:)  p  dr=j  {zij\,---,^îi\)mvîi'  dr  +  \i'\,j  .:pdr  =  ï}''.rj  -pdr; 

j  {-'' ^y  — y  tl.r)  pdT  =  —  b".r  j .!/  P  dr. 

Or  ])ar  un  point  dont  les  coordonnées  sont  ^/oy  on  peut  mener  un 
sj'stème  d'axes^  parallèles  aux  axes  des  coordonnées,  de  telle  sorte  que 
la  somme  des  moments  relativement  à  chacun  des  nouveaux  axes  est 
nulle.  On  trouve  alors 

,o       f.'/pdr  fzpdr 

"^Tp'dV         ''^Tp'd^: ^^^^ 

L'action  entière  subie  par  U  est  donc  ramenée  à  une  force  uni(|ue, 
agissant  dans  la  direction  du  champ  constant. 


i 


SUR  L  ACTION  SUBIE  PAU  UN  CONDUCTEUR  ETC.  29 

9.  En  appareuce  il  n'y  a  aucune  concordance  entre  le  résultat  de  la 
théorie  de  Lorentz  et  celui  de  la  théorie  ordinaire  du  potentiel.  Cepen- 
dant il  suit  de  Téqu.  (9)  que  dans  un  champ  d'intensité  constante,  on 
peut  écrire 

k  ç^v^r  r  ,      r 

bTTJ     àx     d//  J  J 

car  M.  Lorentz  exprime  tout  en  unités  électromagnétiques.  Mais  i[ 
n'est  jjas  évident  que,  comme  l'exigeraient  les  équ.  (11)  et  (12), 
on  a  la  relation 

et  une  relation  analogue  quand  on  remplace  y  par  z. 

Nous  pourrons  poser,  pour  le  ])otentiel,  F  =  F'  -\-  F",  représentant 
par  F'  le  potentiel  produit  par  Q,  et  par  /'"  celui  du  champ  constant. 

Alors 

dF"  i^V"  à  F" 

■  const.  =  b      -^^ —  =  0 


^  F    (>  r 

-^r—   =  -^r h  COS  (u  x), 

eu  eu 

tandis  qu'en  dehors  de  Q,  on  a  partout  AF'  =  0, 

Donnant  à  une  intégrale  de  volume  la  signirtcation  d'une  intégrale 
relative  à  l'espace  entier  en  dehors  de  Q,  on  a 

f  dF'  dF  C  dF'  ^F'  f  cir      ,     , 

I  a.  — —  dS  =  I  iV  -^ —  dS —  b  I  a'  -z —  cas  lu  .r)  dS 

J       c'y     au  J       cy      Ou  J       f'_y 

fdF'  dF'  f   à  F' 

~\~  I  'a — ^> —  ^"^  —  ^A^  "T'  ^'-'^  k'^  ■'■)  (^'"^ 

J     fv/      ex  J        eij 

J  '    dx  à  If      '  J     dj/ 


30  V.  A.  JULIUS. 

A  la  surface  du  conducteur: 

^dj\^    r^'''\^    /^<->r\^    f-dj-'-j'       ^r  , 

de  manière  que 

/■'■  [CIO + (?) + (ï)1  ""  ("•")  '" =P  C-^P'  '"■'''  *' 

+  2  bja^'—cos  (;/,//)  dS—b^j.r  cos  [vjj)  dS. 
Or: 

I  J-  --r—  C(?j'  (/^  y)  (fS  ^\  X  -7—7—  cV 

et  par  suite: 

L  ^  —  ./.9=  i  (a  —  —  .fô'   I    f  ^'  ^  ,ir, 
j'     dij     du  2  j  '     f>y    c^>i^  J     dj/      da- 

Ou  trouve  de  même 

1  ;/  ^—  -7 —  dS  =  I  //  -7 ^—  db  —  ù\  y  -t—  cos  hi.r)  dS 

J       da-    vn  J       oiï^     (ht  J       c\v 

2  J^    àx    du  J     Oy      dx 

de  sorte  que 


SUR  l'action  subie  PAU   UN  CONDUCTEUK^  ETC.  31 

Mais  comme  -r—  =  ^— ,  on  a 
c'y  ài/ 

et  par  conséquent,  à  cause  de  l'équ.  (14),: 

Il  est  donc  satisfait  à  Téqu.  (13). 

L'action  exercée  sur  un  conducteur  cliargé  dans  un  champ  d'inten- 
sité constante^  est  donc  ramenée  à  une  force  agissant  dans  la  direction 
du  champ  suivant  une  droite  passant  par  le  centre  de  la  charge  (par 
analoffie  avec  le  centre  de  la  masse). 


ON  THE  STRESSES  IN  SOLID  BODIES  DUE  TO  UNEQUAL  HEATING,  AND 
ON  THE  DOUBLE  REFRACTION  RESULTING  THERl-^FROM. 


LORD  RAYLEIGH. 


The  plienoinena  of  light  and  colour  exhibited  in  the  polariscope  when 
strained  glass  is  interposed  betweeu  crossed  niçois  are  \vell  known  to 
every  student  of  optics.  The  straiu  raay  he  of  a  permanent  character, 
as  in  glass  imperfectly  annealed  or  specially  unannealed^  or  it  may  be 
temporary,  due  to  variations  température  or  to  mechanical  force  applied 
from  without.  One  of  the  best  examples  under  the  last  head  is  that  of 
a  rectangular  bar  subjected  to  tlexure^  the  plane  of  the  flexure  being 
perpendicular  to  the  course  of  the  light.  The  full  eli'ect  is  obtained 
when  the  length  of  the  bar  is  at  45°  to  the  direction  of  polarization. 
The  reviyal  of  light  is  a  maximum  at  the  edges^  where  the  material 
traversed  is  most  stretched  or  comjîressed,  while  down  the  middle  a 
dark  bar  is  seen  representing  the  „neutral  axis."  It  is  especially  to  be 
noted  that  the  etl'ect  is  due  to  the  glass  being  nnequalli/  stretched  in  the 
two  directions  perpendicular  to  the  line  of  vision.  Thus  in  the  case 
under  discussion  no  force  is  o])erative  perpendicular  to  the  length  of 
the  bar.  Under  a  purely  hydrostatic  pressure  the  singly  refracting  cha- 
racter  of  the  material  would  not  be  disturbed. 

When  a  pièce  of  glass,  previously  in  a  state  of  ease,  is  nnequally 
lieated,  double  refraction  usually  ensues.  Tins  is  due,  not  directly  to 
the  beat,  but  to  the  stresses,  différent  in  ditlerent  directions  and  at  dif- 
férent places,  caused  by  the  unecpial  expansions  of  the  varions  parts. 
The  investigation  of  thèse  stresses  is  a  problem  in  Elasticity  llrst  attac- 


ON  THE  STRESSES  IN  SOLiD  BOfilES  DUE  TO  UNEQUAL  HEATING^  &C.      38 

ked^  t  believe^  by  J.  lIoficiNsoN  ').  It  will  be  coiiveuieiit  to  repeat  in 
a  soiuewhat  dilleveut  notation  his  formulation  of  tlie  gênerai  tlieoiy, 
and  afterwards  to  apply  it  to  sonie  spécial  problenis  to  wliich  tlie  opti- 
cal  metliod  of  examination  is  applicable. 

In  the  usual  notation  -)  if  F,  (i,  R,  S,  T,  U  be  tlie  components  of 
stress;  ii,  v,  w  the  displacements  at  tlie  point  .r,  //,  c;  /.,  y.  tlie  elastic 
constants;  \ve  liave  sucli  équations  as 

/du       dv  ,  d.w\  ,    ^     du  ,  , 

/dw  ,  do\  ,  , 

■^=K,-?F+z-) (^) 

Thèse  hold  wlien  the  niaterial  is  at  the  standard  température.  If  we 
suppose  tliat  the  température  is  raised  by  ^  and  that  no  stresses  are 
applied, 

du dv      dw 

dx      dy      dz        '  ' 

Avhik'  divldfj  &c.  vanish.  The  stresses  that  would  be  needed  to  ])roduce 
the  sa  nie  displacemcnts  without  change  of  température  are 

F=Q  =  E  =  (;3a  +  2,a)  yj, 
S=T=  U={). 

Hence,  so  far  as  the  principle  of  superposition  liolds  good^  we  luay 
Write  in  gênerai 

/du    .  dv  ,    div\    ,    ,    du       ,^  ,    , 

„  /dw  ,  dv\  ^  ^ 

'^-"■h,+di} w 

with  similar  équations  for  Q,  It,  T,  U. 

If  there  be  no  bodily  forces  the  équation  of  equilibrium  is 

dP  ,  dU  ^  dT      ^ 

1^  +  ^  +  ^  =  '^ ^'^ 

')     Mess,  of  Math.  vol.  viii.  p.  108  (1879). 

')  See,  for  example,  Love's  Theory  of  Elasticity,'  Cambridge  University 
Press,  1892. 

AKCtaVES    NKEKLAXDAÎSKS,    SKKIK    If.    TOME    V.  3 


34  LORD  llAYLEIGH. 

with  tvvo  similar  équations;  or  witli  use  of  (8)  aiid  (4) 


d  /du  ,   do  ,  dio\    ,  „  dû 

[>■  -t-  y-) 

if 


,       ,  d  /du  ,   do  ,  d/v\    ,         ., 


r  =  (3>.  +  2f/.)x (7) 

One  of  the  siniplest  cases  tliat  eau  be  considcrod  is  that  of  a  [jlate, 
bounded  by  infinité  planes  parallel  to  xj/,  and  so  lieated  that  Ô  is  a  funo- 
tion  of  c  only.  If^  further^  ô  be  symmetrical  with  respect  to  th(>  iniddle 
surface,  the  plate  will  remain  unbent  ;  and  if  the  m  eau  value  of  ^  be 
zéro,  the  various  plane  sections  will  remain  unextended.  Assuming,  there- 
fore,  that  n,  v  vanish  while  w  is  variable,  we  get  from  {■])  and  (4) 

^  =  (/.  +  2;.)|'-7^  =  0,   (8) 

.P=Q=A^  — 7^, (9) 

S=T=U=0 (10) 

In  (8)  Ji  is  assumed  to  vanish,  since  no  force  is  supposed  lo  act  U[Hm 
the  faces,  l'rom  (S),  (9) 

P=Q=_^';f- (ij) 

If  the  plate  be  examined  in  the  polariscope  by  light  traversiug  it  in 
the  direction  of  ^,  the  double  refraction,  depending  upon  the  différence 
between  B  and  jP,  of  which  the  former  is  zéro,  is  represented  simply 
by  (11).  Dark  bars  will  be  seen  at  places  where  Ô  =  0.  If  the  direction 
of  the  light  be  across  the  pJate,  i.  e.  parallel  to  .~,  there  is  no  tendency 
to  double  refraction,  since  every where  P=  Q. 

In  the  above  example  where  every  layer  parallel  to  wj/  remains  unex- 
tended,  the  local  altération  of  température  produces  its  full  eft'ect.  But 
iu  gênerai  the  circumstauces  are  such  that  the  plate  is  able  to  relieve 
itself  to  a  considérable  extent.  A  uniforni  élévation  of  température,  for' 
instance,  would  entail  no  stress.  And  again,  a  uniform  température 
gradient,  such  as  would  finally  establish  itself  if  the  two  surfaces  of  the 


I 


ON  THE  STRESSES  IN  SOLID  BODIES  BUE  TO  UNEQUAL  HEATING,  &C.       35 

plate  were  kept  at  tixecl  teinpemtures,  is  compeusated  by  beiidhig  and 
entails  no  stress,  la  sucli  cases  before  calculating  tbe  stress  by  (11)  Ave 
inust  throw  out  tlie  meau  value  of  ù  so  as  to  inake/Pffe  =  Oj  and  also 
sucli  a  term  proportional  to  the  distance  from  the  middle  surface  as 
sball  eiisure  tbat  f  Pzd::=^0.  Otberwise  tbe  edges  of  tbe  plate  could 
not  be  regarded  as  free  from  imposed  stress  iu  tbe  forni  of  a  force  or 
couple. 

Tbe  assunij)tion  in  (1),  [t)  tbat  /«^  r  =  0  is  iiow  replaccd  by 

//  =  (^.  +  p.^').'',      v  =  {x  +  r^.:),/, (12) 

and 

w  =  w'—i,rA-'-+.r), (12') 

Mbere  iv  is  a  fiinction  of  .:  oidy.   A\e  find 

7*'  =  (/.  +  2^)^-f-2A(;.  +  /3..)-7^    (18) 

P  =  ^^  =  >.  "^  +  (SA  +  2,a)  U  +  /3..)  -  r  ^^  .  .  .  .  (M-) 

S=T=U={) (15) 

Since  7/  is  supposed  to  yauisb,  we  get 


P=U  = 


[j.y 


■^  +  /3.r 


H ....(16) 


;.  +  2/y.  L       z 

In  (l(i)  y.  and  p  are  to  be  deterniined  bj  tbe  conditions 

fPd,:  =  {),         fp,:d~  =  0  ; 

or,   wbicb  conies  to  tbe  saine,  we  are  to  reject  from  Ù  sucli  linenr  ternis 
as  will  leave 

ffjdz^^),  fô::d~  =  0 (17) 

Since  //•'  and  Ù  are  independent  of  ./•  and  j/,  tbe  ecpiations  of  eqiiililjriuin 
(5)  are  satisiied. 

It  is  of  interest  to  trace  tlie  inHuence  of  tiine  upon  tbe  double  refrac- 
tion  of  tbe  beated  plate  wben  ligbt  passes  tbrougb  it  edgeways,  e.  y. 

3* 


S6  LORD  EAYLEIGH. 

parallel  to  ^.  Iiiitially  ô  may  be  supposed  to  be  au  arbit]'ary  functioii 
of  z,  M'iiile  tlie  faces  of  the  plate,  say  at  0  and  c,  are  maintained  at 
giveu  températures.  Ultimately  the  distribution  of  température  is  expres- 
sed  by  a  linear  function  of  r,  say  //'  -|-  Kz;  and,  as  is  known  froin 
FouRiEii's  theory,  the  distribution  at  tirae  f  may  be  expressed  by 

Ô  =  H'  +  Kz  +  S .-/„  e  -l'n'  sln , (IH) 

c 

where  n  is  an  integer  and  p,),  depending  also  upon  the  conductivity,  is 
proportional  to  rr.  After  a  moderate  interval  the  terms  corresponding 
to  the  higher  values  of  ti  becoine  unimportant. 

In  the  subséquent  calculation  it  is  convenient  to  take  the  origin  of 
c  in  the  middle  surface,  instead  of  as  in  (18)  at  one  of  tlie  faces.  Thus 

Ù  =  HA-  Kz  -\-  A.  e-i'^f  cos  —  —  A.,  e-i'-''  cas  ^^ -f  .  .  . 

e  '  c 

,    .    '^TTZ    ,      ,  .    .    4^7rz  ,,„. 

—  A.,  e '"''-' s  m \-  yLe~>'^hm (19) 

c  c 

If  ô'  represent  the  value  of  ô  wlien  reduced  by  the  subtraction  of  the 
proper  linear  terms  as  already  explaiued,  we  find 


f/'      '^^      ^\        .  f  /       •i'^-    ,     '^  \   , 

ô=A,e-^'^'{cos^--)-A,e-"^'^[cos  —  ^-—)  +  ..  . 

-Me-"4.i..^-^  +  A,e-"^^(eiu^  +  ^-.  .  .      (20) 

\  c  TTC/  \  C  ZTTC/ 


After  a  moderate  time  the  term  in  Ai  usually  acquires  tlie  prépon- 
dérance, and  theu  (5' =  0  when  cos  (tt^^/c)  =  S/tt.  When  the  plate 
is  looked  at  edgeways  in  the  polariscope,  dark  bars  are  seeu  where 
z=  ±  ■280c,  c  beiug  the  whole  thickness  of  the  plate. 

As  a  particular  case  of  (19),  (20)  let  us  suppose  that  the  distribution 
of  température  is  syminetrical,  or  that  K  vanishes  as  well  as  the  coefti- 
cients  of  even  suffix  A.^,  yl;^,  S)-c.  ^then  represents  the  température  at 
which  the  two  faces  are  maintained,  and  (19)  reduces  to 

Ù=H-\-  A.e~i''fcos  —  —  yLe-''''coi-—-\- (21) 

c  c 


ON  THE  STRESSES  IN  SOLID  BODIES  DUE  TO  UNEQUAL  HEATINGj  &C.      37 

if  we  suppose  further  that  tlie  initial  température  is  uniform  and 
equal  to  (r),  we  tind  bij  Fourier's  methoJs 

.7,  =-(0-i/),     .l,  =  ~{e-]l),     J,=^{e-B),...  (22) 

and 

TT        Ô'                        ,/        îT^'         2\          ,         ,  ,/        Sttz    ,       2  \ 
-1 f7  =  <?~^''  (  cas ) —  ke    i'-''{  cos h-— 


'OTT, 


-U  1  e  -i'^-'  [cas 

^  G  5' 


where  also 

lh='^ïh,         lh  =  ^-^lh,  ^•'^ (2-1-) 

At  the  middle  surface^  where  „  =  0^  the  riglit-liand  member  of  (23) 
becomes 

0  \  /  0 


Initiale 


77 


'?      —• i 


4     .■¥  =  »• 

as  was  required.   If  we  put  e~''''  =  T,  (25)  may  be  written 

and  (26)  may  bc  tabulated  as  a  functiou  of  T,  and  thence  of  /.  Il  vanis- 
hes  when  T=\  and  wlien  7'^0.  The  maximum  value  occurs  when 
7'=*747.  When  7' is  less  than  tliis,  wliieh  corresponds  to  aii  increased 
value  of  t,  only  the  iirst  two  or  three  terms  iu  (26)  need  be  regarded. 
The  above  value  of  7'  gives 

p,f=  -292, 


38 


LORD   RAYLEIGH. 


aiid  if,  as  for  giass,  the  ditt'usivity  for  lieat  in  c.g..s.  ineasure  be  "004, 
Ave  get 

7'=^^—  (27) 

Thus  if  a  plate  of  glass  be  one  centimètre  tliick,  so  tliat  c  =  1,  the 
light  seen  in  the  polariscopc  at  tlie  centre  of  the  thickness  is  a  maximum 
about  7^  seconds  after  beat  is  apjilied  to  the  faces. 

The  following  small  table  will  give  an  idea  of  the  relation  betweeu 
(26)  and  T. 


T. 

(26). 

T. 

(26). 

0,0 

0,0000 

0,6 

0,2139 

0,1 

0,0363 

0,7 

0,2381 

0,2 

0,0727 

0,8 

0,2371 

0,3 

0,1090 

0,9 

0,1823 

0,4 

0,1453 

1,0 

0,0000 

0,5 

0,1809 

In  bis  paper  above  referred  to  Hopkinson  considered  the  strains  pro- 
dnced  by  unequal  heating  in  a  spherical  mass,  under  the  supposition 
that  the  température  was  everywhere  the  same  at  the  same  distance  from 
the  centre.  A  similar  analysis  ap])lies  in  the  two-dimensional  problem, 
which  is  of  greater  interest  from  the  présent  point  of  view.  We  suppose 
that  everything  is  symmetrical  with  respect  to  an  axis,  taken  as  axis  of 
z,  and  that  ô  is  a  function  of  r,  equal  to  Y  {■f--\-y-),  only.  ïlie  displa- 
cements in  the  directions  of  z  and  r  will  be  denoted  by  w  and  w;  in  the 
tliird  direction,  perpendicular,  to  -  and  /•,  there  is  su2)posed  to  be  no 
displacement. 

We  may  commence  with  the  strictly  two-dimensional  case  where 
10  =  0  throughout.  Tliis  implies  a  stress  Jî  whose  magnitude  is  given  by 


2i  = 


in  which 


(2+d- 


du        II 
Jr    '    V 


■yù,. 


■281 


(29) 


represcnts  the  dilatation. 


ON  THE  STRESSES  IN  SOLID  BODIES  DUE  TO  UNEQUAL  HEATING^  &C.      39 

The  otlier  principal  stresses  ojjerative  radially  and  tangentially  are 

p=(;.4-mJ^+V-7^. m 

(Ir  r 

The  ccpiittion  of  e(iuilihriuinj  an;ilogous  to  (5)^  is  obtained  by  consi- 
(h'riiig  the  stresses  operative  u])ou  the  pohir  chôment  of  area.  It  is 

V-- (-) 


Substituting  froui  i^M)),  (31)^  we  get 


d'^io       1  di(        u  y       (M 

r/72  '^~r~(ïr~  r^  ^  A +  2,'^  Jr 


so  that 


du    .    H  yû        ,  ,     ^ 

dr        r       a4-2,v.  ^     ' 

where  x  is  an  arbitrary  constant.  Integrating  a  second  timc  we  find 

ru=  T^-\'0rdr^kocr--{-i3, (34) 

m  \vhicli,  liowever,  /3  inust  A'aiiish,  if  tlie  cylinder  is  complète  througli 
;.  =  0.  Trom  (3L) 

F  =  [?.  +  !..)x-^^U'' ùrdr,. (35) 

and 

1'-  ^^  =  74^-!^-4P^^v/rj (37) 

It   is  on  {F — U)  tliat  the  double  refraction  dépends  when  light  tra- 
verses the  cylinder  in  a  direction  parallel  to  its  axis. 


40  LORD  KAYLEIGH. 

lu  (:i5),  (36),  (37) 

r(;preseiits  tlie  nieau  temparature  (above  the  standard)  of  tlie  solid  cyliu- 
der  of  radius  r.  It  is  to  be  remarked  that  the  double  réfraction  of  the 
ray  at  •;•  is  independent  of  the  values  of  ù  bevond  r,  and  also  of  any 
boundary-pressure.  If  ù  increases  (or  decreases)  continuously  from  the 
centre  outwards,  the  double  refraction  never  vanishes,  and  no  dark  cir- 
cle  is  seen  in  the  polariscope. 

In  the  above  solution  if  the  cylinder  is  terminated  by  Hat  faces,  we 
niust  imagine  suitable  forces  lî,  given  by  (2S),  to  be  operative  over  the 
faces.  The  intégral  of  thèse  forces  may  be  reduced  to  zéro  by  allowing 
a  suitable  expansion  parallel  to  the  axis.  lîegarding  div'ifl.:  as  a  constant 
(not  necessarily  zero)^  independent  of  r  and  z,  we  hâve  in  place  of  (28) 

The  additions  to  P  and  Q,  are  '/,  dw\d~,  while  {P — (d)  reiuains  uuchanged. 

If  the  cylinder  is  long  relatively  to  its  dianieter,  the  last  state  of 
things  may  be  supposed  to  reniain  approximately  unchanged,  even 
though  the  terminal  faces  be  free  from  applied  force.  In  the  neighbour- 
hood  of  the  ends  there  will  be  local  disturbances,  requiring  a  more 
elaborate  analysis  for  their  calculatiou,  but  the  simple  solution  will 
apply  to  the  greater  ])art  of  the  length. 

The  case  of  a  thin  plate  wliose  faces  are  every  where  free  from  applied 
force  is  more  diiîicult  to  tieat  in  a  rigorous  manner,  but  tlie  following 
is  probably  a  sufficient  account  of  the  matter.  By  su])posing  R=  0  in 
(3  S)  we  get 

I    .    N  (f'i^^  ,  /'dit   ,    «\  ,  ,^V 

(A  +  M^  =  7(5— A  (^^+-;; 0^9) 

and  using  tins  value  of  dwjdz, 

P  =  A'^r^'+-V  V---;^. (40) 


A  +  2/z  \dr  ^  rJ  ^  "'  '  dr      ;.+2,v/ 
^'lix\dr  ^  rJ  ^      '   r      A  +  2/x 


A  +  2w\r/r  '  r/  '      '   r 


ON  THE  STRESSES  IN  SOLID  BODIES  DUE  TO  UNEQUAL  HEATING^  &C,     41 

C'oinpaviiig  thèse  witli  (;3(l)j  (;31),  we  see  tliat  tlie  onlj  différence  is  that 
7.  and  y  of  those  équations  are  uow  replaced  by 

Heuce^  instead  of  (-"i?),  \ve  should  hâve 


P-(^=.^^{^-|/>v/r}, 


and  the  sanie  gênerai  conclusions  follow. 

In  the  preceding  calculations  \ve  hâve  supposed  that  the  solid  is  free 
IVom  stress  at  a  uniforni  standard  teraj)erature  when  a,  r,  w  vanish.  In 
the  case  of  nnannealed  glass,  it  Avould  reqnire  a  variable  température 
to  relieve  the  inaterial  froni  stress.  To  nieet  this^  Ù  in  the  above  équa- 
tions wonld  bave  to  be  reckoned  from  the  variable  température  corre- 
sponding  to  the  state  of  ease,  rather  than  from  a  uniform  standard 
température. 

Some  of  the  questions  above  considered  are  easily  illustrated  experi- 
mentally.  A  slab  of  glass  about  8  cm.  square  and  1  cm.  thick^  polished 
upon  opposite  edges,  when  jjlaced  in  the  polariscope  shows  but  little 
revival  of  light  so  long  as  the' température  is  uniform.  The  contact  of 
the  hands  with  the  two  faces  sufîices  to  cause  au  almost  instautaneous 
illumination^  rising  to  a  maximum  at  the  middle  of  the  thickuess  after 
a  few  seconds.  Dark  bands  situated  about  halfway  betweeu  the  middle 
and  the  faces  are  a  conspicuous  feature.  After  about  oO  or  -10  seconds 
the  light  fades  greatly^  a  resuit  more  rapidly  attained  if  the  hands  be 
removed  after  10  or  20  seconds'  contact.  In  the  earlier  stages  of  the 
heating  the  outside  layers  are  the  warmer^  and  being  prevented  from 
expandiug  fully  are  in  a  condition  of  compression.  The  imier  layers  at 
the  same  time  are  in  tension,  a  conclusion  that  may  be  veritied  by  inter- 
position of  anotlier  pièce  of  glass_,  of  which  the  mechanical  condition  is 
known,  aiul  of  which  the  etfect  may  be  either  an  augmentation  or  a 
diminution  of  the  light. 

An  examination  in  the  polariscope  of  the  so-callcd  ionglieaed  glass, 
introduced  a  few  years  ago,  is  interesting.  It  was  understood  to  be  pre- 
pared  by  a  sudden  cooling  in  oil  while  still  plastic  with  beat.  When  it 


i'-Z  liORD  RAYLEIGH.    ON  THE  STRESSES  IN  SOLID  BODIES  &f,'. 

is  examincd  tlirougli  the  thickness  of  tlie  slieet,  a  great  waiit  of  uiiifor- 
mity  is  manifestée!.  lu  spite  of  the  shortness  of  the  distaiice  traversée!^ 
there  is  in  phaces  considérable  revival  of  light  with  intermediate  irregu- 
larly  disposed  dark  bands.  The  course  of  thèse  bands  is  altered  wheu 
by  fracture  any  part  is  relieved  froni  the  constraining  influence  of  neigh- 
bouriug  parts.  To  make  an  exaniinatiou  by  liglit  transiuitted  edgewise 
it  was  necessary  to  immerse  the  glass  in  a  li([uid  of  nearly  equal  refrac- 
tivity  (beuzole  with  a  little  bisulphide  of  carbon)  contained  in  a  small 
tank.  The  width^  traversed  by  tlic  light^  was  about  1  cm.  In  this  wàj, 
and  with  the  aid  of  a  magnifterj  the  condition  of  the  varions  hiyers 
could  be  well  made  out.  The  dark  bands  of  no  double  refraction  seemed 
to  be  nearer  to  the  faces  than  according  to  the  calculation  niade  above^ 
but  the  whole  thickness  is  so  small  that  this  observation  is  scarcely  to 
be  relied  upon.  The  interior  was  in  a  state  of  tension^  and  the  double 
refraction  was  nearly  sufficient  at  the  middle  to  give  the  yellow  or  brown 
of  the  tirst  order.  By  the  action  of  hydrofluoric  acid  ou  the  lower  end 
of  one  of  the  strips  the  outermost  layers  were  dissolved  away.  This  cau- 
sed  a  drawing  together  of  the  dark  bands  towards  the  middle,  and  though 
a  good  deal  remaiued  the  light  was  nuicli  reduced. 

The  cause  of  the  louglii'ii'Dicj  lias  been  sought  in  a  spécial  crystalliue 
condition  due  to  the  sudden  cooling.  There  may  be  something  of  this 
nature;  but  it  would  seem  that  most  of  the  peculiarities  manifested 
may  be  explained  by  référence  to  the  known  condition  of  stress.  T])e 
fracture  of  glass  is  usually  due  to  bending,  and  the  failure  occurs  at 
the  surface  which  is  under  tension.  If,  initially,  the  superticial  layers 
are  under  strong  compression,  a  degree  of  bending  may  be  harmless 
which  otherwise  would  cause  fatal  results.  It  seems  possible  also  that 
the  superficial  compression  may  be  the  explanation  of  the  spécial  hard- 
ness  observed. 

A  short  length  of  glass  rod  in  its  natural  imperfectly  annealed  con- 
dition may  be  used  to  illustrate  syuimetrical  stress.  The  ends  may  be 
grouud,  and  either  polished  or  provided  with  cover-glasses  ceinented 
with  Canada  balsam.  In  the  spécimen  examined  by  me  the  colours  varied 
from  the  black  of  the  tirst  order  ou  the  axis  to  the  red  of  the  second 
order  near  the  surface.  The  length  of  the  cylinder  was  1.6  cm.  and  the 
diaiueter  1.8  cm. 


lîKFI. EXIONS  AU  SIMKT  DK  L  L'MVEKS  ET  DES  LOIS  NATURELLES 


H.   PELLAT. 

Professeur  à  la  Faculté  des  Sciences  de  l'Université  de  J^^ris. 


C'est  après  bien  des  hésitations  que  je  publie  ces  quelques  rétiexions 
sur  l'Univers  et  les  lois  naturelles;  c'est  surtout  le  désir  que  j'ai  de 
contribuer  pour  ma  faible  part  au  monument  d'admiration  des  savants 
pour  les  travaux  de  M.  Lcjrentz^  qui  m'a  engagé  à  le  faire.  Je  sais  que 
quelque  serré  que  paraisse  un  raisonnement  à  son  auteur^  une  erreur  se 
glisse  facilement  dans  des  considérations  d'un  ordre  aussi  général.  Mais 
cet  article^  n'eût  il  d'autres  etlets  que  de  ramener  l'attention  sur  une 
question  certainement  d'un  haut  intérêt  philosophique  et  de  provoquer 
une  réfutation,  ne  serait  pas  tout  à  fait  inutile. 

Les  conséquences  de  la  dégradation  de  l'énergie  dans  un  système  isolé, 
indiipiées  ])ar  lord  Kklvin  ')  et  développées  surtout  par  Helmuolt//-^), 
sont  aujourd'hui  bien  connues  et  en  quelque  sorte  classiques.  Je  me 
permettrai  pourtant  de  les  rappeler  brièvement  pour  l'intelligence  de 
ce  qui  va  suivre. 

Un  système  soustrait  à  toute  action  extérieure  possède  une  quantité 
d'énergie  invariable;  mais  la  forme  de  Fénergie  se  moditie  sans  cesse 
par  suite  des  phénomènes,  de  toute  nature,  dont  le  système  est  le  siège. 
Or,  ces  modifications  ne  se  font  pas  dans  un  sens  quelconque  :  elles  se 
font  toujours  dans  le  sens  où  l'entropie  du  système  augmente,  et  tendent 


')  On   a   uni  versai    Tendency   in   Nature   to   the   dissipation  of  mechanical 
Energy  (rhil.  Mag.   4e  série,  voL  IV,  pag.  304—1852). 

')  Ueber  die  Wecliselwivkung  der  Naturkràfte  (Kunigsberg  —  1854). 


44  H.  PELLAT. 

à  rapprocher  le  système  d'un  état  linal  où  toute  IV'iiergie  se  trouve  sous 
forme  de  chaleur  sur  des  corps  à  même  temjiératui'e^  où  aucune  trans- 
formation d'énergie  et,  par  cousétjuent,  aucun  phénomène  perceptible 
ne  peut  plus  se  produire. 

Appliquées  à  TUnivers,  considéré  comme  un  vaste  système,  mais  tini 
en  matière  et,  2)ar  conséquent,  en  énergie,  sur  lecjuel  rien  n'agit  puisque, 
par  définition,  rien  ne  lui  est  extérieur  dans  le  monde  matériel,  ces  con- 
sidérations font  prévoir  la  fin  du  monde  vivant,  dans  le  sens  habituel 
du  mot. 

Mais,  aa  lieu  de  développer  les  conséquences  de  la  dégradation  de 
l'énergie  en  regardant  ce  qui  arrivera  dans  les  âges  futurs,  reportons 
notre  pensée  sur  ce  qui  a  eu  lieu  dans  le  passé  en  considérant  toujours 
rUnivers  comme  iini  en  matière  et  en  énergie. 

Puisqu'en  suivant  le  cours  des  temps  Ténergie  est  de  moins  en  moins 
différenciée  et  Tentropie  de  plus  en  plus  grande,  en  remontant  le  cours 
des  tem])s  nous  trouvons  l'énergie  de  plus  eu  plus  différenciée  et  Ten- 
tropie  de  jdus  en  plus  faible  dans  TUnivers.  Mais  la  différenciation  de 
rénergie,  ou  la  diminution  de  reutropie,  a  une  limite;  car,  dans  un 
système  fini,  l'énergie  ne  peut  être  indéfiniment  difi'érenciée,  l'entropie 
ne  peut  décroître  au  delà  de  toute  limite.  Désignons  ])ar  x  l'époque  à 
laquelle  l'entropie  avait  sa  valeur  minimum,  et  remarquons  tout  de  suite 
que  cette  époque  a  ne  peut  être  infiniment  éloignée  de  nos  jours,  car  il 
faudrait  pour  cela  que  la  vitesse  de  dégradation  de  Téiiergie  ou  d'aug- 
mentation de  l'entropie  tendît  vers  zéro  à  mesure  que  nous  considérons 
des  époques  plus  éloignées  dans  le  passé;  or,  bien  au  contraire,  la  vitesse 
de  dégradation  de  l'énergie  ne  ])eut  aller  qu'en  augmentant,  eu  moyemie,  par 
le  fait  même  que  les  énergies  sont  plus  différenciées  (plus  les  températures 
sont  difi'éreutes,  plus  est  rapide  le  passage  d'une  quantité  de  chaleur  d'un 
corps  à  l'autre  ;  plus  l'énergie  cinétique  est  considérable,  plus  est  grande 
la  transformation  de  cette  énergie  en  chaleur  par  les  frottements  ou  les 
chocs,  etc.).  Nous  reviendrons  ])ourtaut  sur  ce  point  un  peu  i)lus  loin. 
Dès  lors,  nous  aboutissons  à  une  impasse;  car  avant  cette  époque  x 
que  se  passait-il?  D'une  part  la  loi  de  la  dégradation  de  l'énergie  veut 
que  la  différenciation  de  l'énergie  soit  plus  grande  qu'à  l'époque  x, 
c'est-à-dire  que  l'entropie  soit  moindre,  d'autre  part  c'est  impossible 
puisqu'à  l'époque  x.  la  difierenciation  de  l'énergie  était  maximum,  l'en- 
tropie miniuiuin.  Nous  ne  pouvons  sortir  de  cette  impasse  qu'en  ad- 
mettant :  soit,  qu'avant  l'époque  x  la  loi  de  la  dégradation  de  l'énergie 


REFLEXIONS  AU  SUJET  DE  l' UNIVERS  ET   DES  LOIS  NATURELLES.       45 

n'existait  i^iis,  c'est-à-tlire  que  les  lois  naturelles  ont  été  modifiées^  ce 
qui  équivaut  à  une  création;  soit,  que  l'Univers  est  indétini  en  matière 
et  en  énergie,  puisque  notre  raisonueaient  ne  s'a])plique  qu'à  un  Uni- 
vers fini. 

Je  crois  bon  maintenant  de  revenir  sur  la  vitesse  de  variation  de 
l'entropie.  Nous  connaissons  des  systèmes  très  riches  en  énergie  chimique, 
qui  pourtant  nous  semblent  rester  indéfinement  dans  le  même  état  tant 
qu'une  petite  quantité  de  chaleur  venue  de  l'extérieur  ou  un  choc  ne 
détermine  les  réactions  chimiques  et  le  commencement  des  transforma- 
tions de  l'énergie,  tel  un  baril  de  poudre,  telle  une  torpille  chargée. 
Peut-on,  pour  échapper  aux  conclusions  indiquées  ci-dessus,  imaginer 
([ue  l'Univers  a  été  primitivement  constitué  par  c[uelque  chose  d'ana- 
logue à  ces  systèmes,  (ju'il  est  resté  endormi  pendant  une  éternité 
jusqu'à  ce  qu'un  choc,  à  une  éj)oque  séparée  de  nos  jours  par  un  temps 
fini,  ait  déterminé  le  commencement  de  la  série  de  transformations  que 
nous  observons  aujourd'hui?  Il  faudrait,  au  moins,  imaginer  plusieurs 
systèmes  de  ce  genre  doués  de  mouvement  et,  pour  que  le  choc  ne  se 
produise  qu'au  bout  d'un  temps  infini,  il  faudrait  imaginer  que  primi- 
tivement plusieurs  de  ces  S3"stèmes  étaient  à  une  distance  infinie  les  uus 
des  autres.  En  outre,  pour  que  la  probabilité  d'un  clioc,  dans  ces  con- 
ditions, ne  soit  pas  infiniment  faible,  il  faut  encore  aduiettre  que  ces 
systèmes  étaient  en  nombre  infini  et  "remjjlissaieut  un  espace  infini. 
Nous  sommes  ainsi  ramenés  aux  conclusions  indiquées  ci-dessus. 

En  résumé,  pour  l'Univers,  l'infini  dans  le  temps  entraîne  l'infini 
dans  l'espace;  si  l'Univers  est  fini  en  matière  et  en  énergie,  il  a  été 
créé  ou,  du  moins,  les  lois  dites  naturelles  ont  été  modifiées  à  une  époque 
séparée  de  nos  jours  par  un  temps  fini. 


Il  E  A  C  T  1  0  X    V  K  L  ()  C  I  1'  V    A  N  ])    S  O  T,  L'  B  I  L  1  T  V 


WILDER  D.  BANCROFT. 


ïlie  influence  of  the  solveut  on  réaction  velocity  lias  hitherto  been 
considérée!  chiefly  as  a  matter  of  viscositv.  The  récent  experiinents  of 
Buchbock  hâve  demonstrated  that  viscosit}'  is  one  of  the  factors.  It 
cannot,  liowever,  be  the  sole  factor  ;  otlierwise  the  order  of  the  solvents 
would  be  the  same  for  ail  reactions,  which  is  well-known  not  to  be  the 
case.  The  object  of  this  paper  is  to  call  attention  to  another  factor,  the 
solubility. 

Let  us  consider  a  nionomolecular  réversible  reaction  in  a  so-called 
indiffèrent  solveut.  We  shall  hâve  equilibriuin  when 

/•,  c^  =  h  c,  (Ij 

and  the  ex]jression  for  the  reaction  velocity  at  any  moment  will  be 

-  — ^r  —^\  m 

dt~  A'         A"--  ■  ^' 

In  equatiou  (1)  >?;,  and  L,  are  the  intégration  constants  in  tlie  expres- 
sions for  the  chemical  potentials  in  the  solveut  under  consideratiou, 
and  are  defined  by  the  équations 

|i,=  log/-,  +log.,  (8) 

||,=  log/-,  +log^..  (4) 


REACTION  VELOCITY  AND  SOLUBILITY  47 

The  réaction  velocitj  constants  are  proportional  to  tlie  equilibriiiin 
constants  and  tlie  proportionality  constant  is  represented  by  //  in  équa- 
tion (2).  Tliis  factor  A  contains  the  efïect  due  to  viscosity  and  othei- 
as  yet  unclassified  causes.  Let  us  now  change  the  solveut,  tlie  new 
solvent  bj  définition  to  be  one  in  which  the  first  substance  is  less  sohible 
and  the  second  more  soluble.  This  means  that,  for  the  same  concen- 
tration, the  chemical  potential  of  the  first  substance  is  higher  and  of 
the  second  lower.  In  otlier  words,  /•,  in  équation  (3)  is  to  be  rephiced 
by  tlie  larger  value  /•',  and  /,:,  m  e(iuatiou  (4)  hy  the  sniallcr  value  />■'.,. 
The  equilibriuni  will  be  displaced  to  th(>  side  of  the  second  substance 
for  we  shall  bave  equilibriuni  when 

//,  c,  =  /•',  c,.  (5) 

If  the  change  of  the  solvent  introduces  no  disturbing  éléments  other 
than  the  change  of  soliibility,  the  réaction  velocity  at  any  moment 
will  be 

We  thus  see  that  a  decrease  in  the  solubility  of  one  of  the  reacting 
substances  tends  to  increase  the  rate  at  whicli  the  other  is  forined. 

It  does  not  necessarily  follow  that  the  actual  reaction  velocity  will  be 
increased  in  any  concrète  case,  because  it  is  extremely  improbable  that 
the  change  of  solubility  will  be  the  only  change  produced  by  substituting 
a  new  solvent.  It  is  quite  conceivable  that  there  might  be  an  increase 
in  the  factor  ^7  which  would  more  than  couuterbalance  ')  the  changes 
in  k^  and  k.^.  This  would  nierely  show  what  we  already  know,  that  the 
relative  solubility  is  not  the  only  factor  in  determining  reaction  velocity 
coefficients  and  does  not  ali'ect  the  validity  of  the  proof  that  the  réaction 
velocity  coefficient  varies  in  a  perfectly  deiinite  way  with  the  solubility 
of  the  reacting  substances. 

Silice  a  monomolecular  reaction  running  one  way   dillers  from  the 


')  Beuzaldoxinie  in  lienzene  solution  would  appeav  to  be  an  inslance  oflliis. 


48  WILDER  D.   BANCROFT.  REACTION  VELOCITY  AND  SOLUBILITY. 

case  we  hâve  just  considered,  in  tliat  tlie  reverse  reaction  is  negligible, 
we  niay  write 

de        k.  de        Jî' . 

Since  Ji\  is  larger  tlian  /■, ,  Ihere  is  an  increase  of  reaction  velocity  in 
this  case  as  well,  subject  as  before  to  possible  changes  in  the  value  oiJ. 
The  same  relation  will  also  hold  for  reactions  of  a  higher  order,  though 
hère  there  may  be  the  further  complication  of  an  increase  in  the  solu- 
bility  of  sonie  of  tiie  reacting  substances  and  a  decrease  in  the  solubility 
of  others. 


CorneU  Uj/ioersifij, 
Seplenther  1,   1900. 


SITU    LES    ni<:SISTANr,ES   ELECTRIQUES   DES   MÉTAUX   PURS 


EDM.  VAN  AUBEL. 


Les  résistivités  électriques  des  métaux  purs,  à  diverses  températures, 
out  fait  l'objet  d^m  grand  nombre  de  travaux.  Les  valeurs  des  résisti- 
vités spécifiques  à  0°  C.  et  des  coefficients  de  variation  de  la  résistivité 
avec  la  température  sont  très  différentes  pour  un  même  métal,  d'un 
physicien  à  l'autre.  Les  divergences  j)euvent  être  attribuées:  1°.  aux 
impuretés  contenues  dans  les  jH'oduits  étudiés,  car  un  métal  absolument 
pur  est  une  grande  rareté;  2°.  à  la  structure  moléculaire  des  échan- 
tillons examinés.  On  sait,  en  effet,  que  les  diverses  actions  mécani- 
ques, par  exemple,  modifient  la  résistivité,  souvent  d'une  façon  très 
notable. 

Parmi  les  nombreux  mémoires  publiés  sur  cette  question,  ceux  de 
Matthiessen  et  ceux  de  James  Dewau  et  J.  A.  Fleming  ^)  renferment 
un  très  grand  nombre  de  résultats  et  les  valeurs  obtenues  par  ces  savants 
servent  généralement  comme  termes  de  comparaison. 

Depuis  l'époque  oii  Matthiessen  a  publié  ses  recherches,  les  métho- 
des chimiques  de  préparation  des  métaux,  à  l'état  pur,  ont  été  beaucoup 
perfectionnées.  MM.  James  Dewar  et  J.  A.  Fleming  ont  fait  leurs 
mesures  entre  des  limites  de  température  plus  étendues  ( —  197°  à 
-)-  192°)  et  se  sont  attachés  à  opérer  sur  des  produits  autant  que  pos- 
sible purs. 


')  Philoaoji/iical  Magazine,  5o  série,  volume  34,  page  320;  1892.  —  volume 
30,  page  271  ;  1893.  —  volume  45,  page  525  ;  1898. 

ARCHIVES    NKBRLANDAISES,    SERIE    II.    TOME    V.  4 


50 


EDM.  VAN  AITBÊL. 


Le  but  du  travail  actuel  est  d'examiner  les  résultats  obtenus  par  les 
deux  savants  anglais  pour  l'étain,  le  cadmium  et  le  nickel. 

1°.  Efain. 

Dans  leur  mémoire  publié  en  1892  '),  MM.  James  Dewar  et  J.  A. 
Fleming  ont  donné  les  résultats  des  mesures  faites  sur  un  fil  d'étain 
pur.  Voici  les  valeurs  des  résistivités  qui  ont  été  obtenues,  eu  microlims- 
centimètre,  aux  diverses  températures. 

Fil  fVétain  pur,  étiré. 


Températures. 


Késistivités. 


—  182°    C 

—  100° 

—  80° 
+       0°,8 
+    20° 
+    99°,3 


2,553 
5,671 

6,(381 

9,609 

10,473 

13,837 


Dans  leur  deuxième  mémoire  ^),  les  mêmes  savants  ont  repris  cette 
étude.  Ils  font  remarquer  que  letain  est  un  des  métaux  les  plus  faciles 
à  obtenir  à  Tétat  pur.  Dans  ces  expériences  l'étain  granulé  très  pur 
a  été  fondu  dans  un  creuset  en  porcelaine  et  ensuite  comprimé  à  cliitud, 
dans  une  presse  en  acier,  de  façon  à  réaliser  un  fil. 

Le  tableau  suivant  renferme  les  résultats. 


')  Loco  citato,  page  331. 

■')  Loco  citato,  1893,  page  29'2. 


SUR  LES  RESISTANCES  ELECTRIQUES  DES  METAUX  PURS. 


51 


Fil  d'éiain  pur,  com-p'im.é  à  chaud. 


Températures. 

Eésistivités. 

—  182°,97C. ') 

3,399 

—    78°,04„  ') 

8,788 

-    42V.0„   ') 

10,667 

+     i°.o  „ 

13,100 

+    12°.70„ 

13,734 

+    18°,75„ 

14,136 

+    52°,]  0„ 

15,984 

+    91°,45„ 

18,301 

Ainsi,  la  résistivité  de  rétain  est  9,609  microlims-centimètre  à  0°,8C, 
en  1892,  et  13,100  niicroluns-centimètre  à  1°,0  C,  en  1893!  Il  con- 
vient de  ne  pas  oublier  cependant  que  les  deux  fils  d'étaiu  ont  été  pré- 
parés de  façons  différentes. 

2°.    CadmÀum. 

MM.  James  Dewar  et  J.  A.  Tleming  ^)  ont  trouvé,  pour  un  fil  de 
cadmium  pur  étiré: 


résistivité  à  0°  C.  =^  10,023  microhms-centimètre, 
coeflRcient  moyen  de  température,  entre  0'^  et  100°  C.  = 


0,00419. 


Au  contraire,  d'après  Benoit  "),  la  résistance  électrique  spécifique 
de  ce  métal  pur,  écroui,  est  6,85  inicrohms-centimètre  et  la  variation 
avec  la  température  s'exprime  par  Bt  =  R,j  (1  +  0,004264  /  -\- 
0,000001765  fi).  Ce  dernier  résultat  donne,  pour  le  coeflicient  moyen 
de  température  entre  0°  et  100°  C,  :  0,004440. 


')  Voir  J.  D.   Haïulton  Dickson,  Philosophical  Magazine^  5e  série,  volume 
45,  page  527;  1898. 

^)  Philosophical  Magazine,  5c  série,  volume  36,  page  294;  1893. 

^)  Comptes   rendus  des  séances  de  l^Acadé^nie  des  sciences,  Paris,  tome  7(j, 
page  345;  1873. 

4* 


52  EUM.  VAN  AUBEL. 

3°.  Nkhel. 

A.  Matthiessen  et  C.  Yogt  ^)  ont  mesuré  la  résistivité  électrique 
du  nickel  en  ni,  qui  leur  avait  été  remis  par  le  Professeur  W()HLER  et 
avait  été  préparé,  à  l'état  pur,  par  Deville.  Ils  ont  conclu  que  le 
métal  étudié  était  impur  et  ont  attribué  au  nickel  pur  la  conductibilité 
électrique  suivante  à  0*^  C.  : 

argent     100 
nickel        13,11. 

Il  en  résulte  que  la  résistivité  spécifique  du  nickel  à  0°C.  est  12,357 
microhms-centimètre  ^). 

James  Dewak.  et  J.  A.  Tleming  ont  étudié  le  nickel,  dans  leurs 
mémoires  publiés  en  1892  et  1893  ^')-  "l'oi^t  d'abord,  ils  font  remarquer 
que  le  seul  produit  parfaitement  pur  qu'ils  ont  pu  obtenir  avait  été 
préparé,  à  Taide  du  uickel-carbonyle,  par  Monsieur  Mond,  en  faisant 
passer  de  la  vapeur  de  nickel-carbonylc  à  travers  un  tube  de  verre 
chauffé.  Ce  nickel  ne  peut  être  étiré  en  fil;  aussi  on  a  découpé,  au  tour, 
sur  le  tube,  une  spirale  très  fine  de  métal,  qui  a  servi  de  résistance 
électrique. 

Dans  le  travail  publié  en  1892,  James  Dewaii  et  J.  A.  Ff.eming 
attribuent  à  ce  nickel  pur  les  résistivités  suivantes: 

à     1°,2,  12,350  microhms-centimètre, 

à  20°  13,494  idem 

à  9 4°, 5,  18,913  idem, 

d'où  l'on  déduit,  pour  le  coefficient  de  température,  0,004931  entre 
+  1°,2  et  +  20°,  et  0,005696  entre  +  1°,2  et  +  94°,5.  En  1893, 
ils  donnent  pour  le  nickel  pur,  préparé  de  même,  les  r^ésultats  suivants: 

résistivité  à     1°,3 12,402  microhms-centimètre, 

àl8°,7 14,653 

à  90°,35 19,419 


')  Poggendorff's  Annalen  der  PJnjsik.,  tome  118,  page  444;  18G3. 

"*)  J.  A.  Pi.EMiNG,  ProceecUngs  of  the  Royal  Sjciely,  Loudoii,  vol.  LXVI,  p. 
57;  1900. 

^)  Philosophical  Magazine^  5e  série,  volume  34,  page  331  ;  1892.  —  volume 
36,  p.  291  ;  1893. 


ce 


Temp  ératures 


9i,5 


SUR  LES  KÉSISTANCES  ÉLECTRIQUES  DES  METAUX  PURS.  53 

qui  permetteut  d'obtenir  pour  le  coefficient  de  température  entre  l^^^-'i 
et  18°,7  :  -f-  0,01043,  A^ileur  extrêmement  élevée,  et,  pour  le  même 
coefficient  entre  1°,3  et  90°,35  :  -\-  0,00635  ').  Les  deux  travaux  de 
MM.  James  Dewar  et  .J.  A.  Fleming  conduisent  donc  à  des  valeurs 
assez  concordantes  pour  la  résistivité  à  1°,2  (ou  1°,3),  mais  les  coeffi- 
cients de  température  entre  1°  et  20°  sont  bien  différents. 

Les  courbes  représentent  les  résultats  des  mesures  de  résistivités, 
faites  à  diverses  températures  sur  le  nickel,  respectivement  en  1892 
et  en  1893;  on  remarquera  combien  l'écart  est  grand  à  19°  et  à 
90°.  J.  A.  Eleming  a  publié  plus  récemment  ^)  un  mémoire  sur  la 
résistivité  électrique  du  nickel.  L'auteur  fait  remarquer  que  les  tubes 
de  nickel  obtenus  au  moyen  du  tétracarbonyle  sont  trop  cassants 
])our  être  étirés  en  til,  et  que  la  fusion  du  produit  en  altérerait  certai- 
nement la  pureté.  Pour  ces  raisons,  il  a  mesuré  antérieurement  la 
résistance  d'une  spirale,  qui  pouvait  convenir  pour  l'étude  de  la  varia- 
tion de  la  résistivité  avec  la  tem])éi'ature  "),  mais  n'était  pas  de  dimen- 
sions suffisamment  uniformes,  pour  permettre  un  calcul  de  la  résistivité 
spécifique  '').  Dans  son  nouveau  travail,  le  savant  électricien  examine 
un  échantillon  de  nickel  préparé  par  M^  J.  W.  Swan,  1\  R.  S.,  en 
électrolysant  une  solution  chaude  de  chlorure  de  nickel  ])uritié  avec 
très  grand  soin.  Le  métal  déposé  a  été  étiré  à  travers  une  filière  et 
recuit  dans  une  atmosphère  d'hydrogène.  Le  fil  de  nickel  ainsi  préparé 
est  aussi  mou  que  s'il  était  en  argent.  Il  a  été  soudé  à  des  fils  de  cuivre 
épais  et  enroulé  sur  un  cadre  d'une  nature  convenable,  pour  être  im- 
mergé dans  l'air  liquide. 

Le  Professeur  J.  A.  Fleming  a  obtenu  pour  la  résistivité  à  0°  C.  de 
ce  nickel  électrolytique  0,935  microhms-centimètre  et  un  coefficient  de 
température,  entre  0°  et  100°,  égal  à  0,00618.  11  ajoute: 


')  Les  auteurs  donnent  :  -f-  0,00622,  entre  0°  et  100°. 

^)  Proceedinrjs  of  llie  Royal  Sociely,  London,  volume  LX  VI,  page  50;  1900. 

'')  Voir  cependant  la  valeur  du  coefficient  de  température  entre  1°,3  et  18°,7, 
trouvé  par  les  deux  savants  anglais  en  1893,  et  les  divergences  entre  les  coeffi- 
cients de  température,  obtenus  en  1892  et  1893. 

")  „Accordingly,  tlie  nickel  tube  was  eut  up  in  the  latbe  into  a  spiral,  and 
a  résistance  coil  formed  with  it  whicli  could  be  used  for  takingtlie  resistivity 
ratios  at  différent  températures,  but  wbicli  was  not  suflBciently  uniform  in  di- 
mensions to  permit  its  volume-resistivity  to  be  calculated".  (Extrait  du  travail 
de  J.  A.  Fleming,  publié  en  1900,  Loco  citato,  page  51). 


54 


EDM.  VAN  AUBEL. 


„The  above  observations  indicate  that  this  electroljtic  nickel  as  pre- 
„pared  bj  M"".  Swan,  bas  au  exceedingly  différent  and  mucblowerresisti- 
„vity  thau  tbat  emplojed  for  test  by  Matthiessen  tbirty-five  yearsago. 

„The  value  of  the  mean  température-coefficient  of  tlie  nickel  used  in 
„the  experiments  of  Fleming  and  Dewau  in  1893,  and  preparedby  Dr. 
„LuDWiG  MoND,  was  0,00022  (Pliilosopbical  Magazine,  September 
„1893)  between  0°C  and  100°  C.  It  is  clear  therefore  tbat  some  extra- 
„ordinary  electrical  différence  exists  between  nickel  as  it  can  now  be 
„produced  electrolytically  and  nickel  as  it  was  produced  by  Matthies- 
„SEN  for  bis  experiments. 

„lt  would  be  interesting  to  ascertain  if  any  spécimen  of  nickel  known 
„to  bave  been  used  by  Matthiessen  for  bis  experiments  still  exists,  and 
„if  so,  to  discover  the  nature  of  the  impurity  (if  impurity  was  présent), 
„or  at  least  the  physical  différence,  which  caused  his  nickel  to  havenearly 
„double  the  electrical  resistivity  of  that  which  can  now  be  „produced.  ') 

J.  A.  Fleming  se  contente  donc  de  constater  que  le  coefficient  de 
température  entre  0°et  100°  C.  da  nickel  étudié  par  lui  et  James  Dewar, 
en  1893,  et  celui  du  métal  examiné  par  lui,  en  1900,  sont  très  voisins. 
Mais  il  ne  pousse  pas  plus  loin  la  comparaison  entre  ses  résultats  actuels 
et  ceux  qu'il  a  donnés  dans  les  mémoires  publiés,  en  1892  et  1893,  en 
collaboration  avec  James  Dewar. 

Le  tableau  suivant,  déduit  de  mes  calculs,  nous  permettra  de  faire 
ce  parallèle. 


Résistivités 

en  microlims- 

centimètre. 


Coefficients  de  température. 


Nickel    provenant 
du  nickel-carbonyle. 
(Dewar  et  Fleming, 
Loco  citato,  1892), 

Nickel     provenant 
du  nickel-carbonyle. 
(Deavar  et  Fleming, 
Loco  citato,   1893). 

Nickel  électrolytique 
(Fleming,  Loco  cita 
to,  1900). 


12,350  à  l'',2 


12,402  à  1°,3 


0,0298 

entre-182",97 

et  1°,35 

0,02074 

entre— 182",5 

et  2",35 

*)  J.  A.  Fleming,  Loco  citato,  page  54;  1900, 


G,935  à  0» 


0,004931 

entre  l'',2 
et  20^' 


0,01043 

entre  l'',3 

et  18",7 

0,.00583 

entre  2'\35 

et  2^,3 


0,00569(5 

entre  1",2 

et  94,5 


0,00635 
entre  1°,3 
et  90«,35 


0,00618 
entre  0"  et  100" 


SUR  LES  B,ESISTANCES  ELECmiQUES  DES  METAUX  PUES.  5o 

Les  valeurs  des  résistivités  spécifiques  ne  sont  pas  seulement  fort 
différentes  ;  les  coefficients  de  température  sont  aussi  très  variables  d 'un 
échantillon  à  Tautre,  bien  que  J.  A.  Fleming  considère  les  spirales  de 
nickel  de  189-2  et  1893,  comme  pouvant  convenir  pour  l'étude  de 
rinfluence  de  la  température. 

Les  écarts  si  grands  entre  les  divers  résultats  de  J.  A.  Er.EMiNG  et 
James  Dewar  que  j'ai  signalés,  antérieurement  pour  le  bismuth  ')  et 
maintenant  pour  l'étain  et  le  nickel,  me  paraissent  montrer  qu'il  est  au 
moins  imprudent  de  faire  les  mesures  avec  un  fil  qui,  enroulé  sur  un 
cadre,  est  soumis  à  de  grandes  variations  de  température.  Il  serait 
préférable  de  se  servir  de  fils  rectilignes. 

Q.uoiqu'il  en  soit,  de  nouvelles  recherches  me  semblent  nécessaires 
pour  établir  les  résistivités  électriques  de  ces  métaux  et  Ton  est,  peut 
être,  même  en  droit  de  se  demander  si  les  divergences  signalées  ici  ne 
sont  pas  de  nature  à  mettre  en  doute  la  conclusion  principale  des  travaux 
de  James  Dewar  et  J.  A.  Fleming,  à  savoir  que  la  résistance  électrique 
de  tous  les  métaux  purs  tend  vers  zéro,  quand  on  s'approche  du  zéro 
absolu  des  températures.  ')  D^ailleurs  cette  conclusion  ne  paraît  pas 
justifiée,  car  la  résistance  électrique  du  platine,  de  l'argent,  du  cuivre 
et  du  fer  devrait  s'annuler,  respectivement  aux  températures  — 258, 
—248,  4,  —223  et  —223  degrés.  ■') 


')  Archives  des  sciences  physiques  et  naltirelles^  Genève,  4e  période,  tome  4; 
1897. 

^)  On  sait  que  la  clialeur  spécifique  des  métaux  purs  ne  tend  pas  vers  zéro, 
quand  on  s'approche  du  zéro  absolu  des  températures.  (Voir  W.  A.  Tilden, 
Proceeiliurjs  of  ihe  Royal  Society^  I;ondon,  volume  LXVI,  W  428,  page  ^46, 
note;  14  avril  1900.  —  et  TJ.  Behn,  Drude's  Annalen  der  PJiysiJr^  4e  série, 
tome  1,  page  265;  1900). 

")  B.  Dessau,  Neuere  Untersuchungen  iiber  verflvissigte  Gase  und  tiefe  Tem- 
peraturen,  Physikalische  Zeitschrifl^  deuxième  année,  numéro  3,  page  41; 
20  octobre  1900. 


ALLGEMEINE   PRINCIPIEN    FUR   DIE   MECHANIK   DES    AETllERS 


JULIUS  FARKAS. 


Die  wisseuscliaftliche  Beliaiidluiig  der  Meclianik  hat  uocli  nicht  jeiie 
Allgeineinheit  erreiclit^  welche  dem  Gegenstande  gebiihrt.  Nacli  vev- 
schiedeiieu  Richtungen  ist  eiiie  Erweiteruug  mogiicli,  luid  wenu  eine 
solche  sicli  sclion  in  dem  Bereiche  der  ponderableu  Materie  als  uiit/lich 
erweist-,  so  wird  sie  uubedingt  uotliwendig  fur  Betrachtungen^  welche 
auf  deii  Aetlier  Bezug  haben,  iiamentlich  fiir  die  mechanisclie  Interpre- 
tatiou  der  Erscheiiiungen^  welche  in  unserer  Auffassimg  die  Auualime 
des  Aethers  erzwuugen  haben. 

Ich  beabsichtige  hier^  auf  drei  verschiedene  Arten  der  Verallgeraei- 
nerung  hiu  zu  weisen.  Aile  di'ei  knupfen  sich  au  das  Priiicip  der  vir- 
tuelleu  Verschiebungen.  Und  zwar  verstelie  ich  unter  dieseni  Priucip 
uicht  das  specielle  Gleichheits-Priucip,  sondern  das  zuerst  vou  Eourier, 
und  dann  spÊlter  von  Gauss  formnlirte  Ungleichheits-Princip.  Letzteres 
hat  schon  in  seiner  ursprungliclien  BeschaH'enheit  den  A^orzug  gegen- 
iiber  dem  ersteren^  dass  es,  wenn  die  virluellen  A^erschiebmigen  Un- 
gleichungen  uuterworfeu  sind,  ausser  der  bestimmten  Gleichuugen  der 
iUihe  oder  der  Bewegung,  aucli  bestimmte  Ungleichungeu  liefert  :  und 
zwair  bildet  fiir  die  Hulie,  das  System  der  bestimmten  Gleichuugen  und 
Ungleichungeu  die  nothwendigen  und  hinreicheuden  Bedingungen  der 
iluhe,  wiihrend  fiir  die  Bewegung,  das  System  der  bestimmten  Glei- 
chuugen zur  Beschreibung  der  Beweguug  dient,  und  das  System  der 
bestimmten   Ungleichungeu  die  nothwendigen  und   hiureiclienden  Be- 


ALLOIOMEINE  PlUNCll'LlON    FUR    UIK   MECMIANIK    UKS   AirrilKRS.  .)  / 

(liugiiiigeu  dafiir  liefert^  dass  die  Beweguug  tliatsaclilicli  deu  Gleicliuii- 
gen  gemiiss  vor  sic  h  gelit. 

a)  lu  der  Eegel  besitzt  aber  das  Ungleicldieits-Priucip  ebeu  so^  wie 
das  Gleiclilieits-Priucip,  in  seiuer  urspriïuglichen  Couceptiou  uur  daim 
eirieu  aunelimbareu  Siuu^  weim  kein  Widerstand  des  umgebenden  Mé- 
diums, uud  keiue  Eeibung  vorhaudeu  ist,  deuu  der  Begriff  der  freieu 
Kriifte  haftet  au  dev  Abstractiou  des  Zwauges,  womit  die  Abstractiou 
der  vom  Zwauge  herifdireudeu  Moditicatiou  des  Widerstaiules  des  um- 
gebeudeu  Médiums  uud  die  Abstraction  der  vom  Zwauge  bedingteu 
Reibung  in  der  Regel  uutreunbar  verbuudeu  ist.  In  Capitel  I  werde  ich 
das  Uugleicblieits-Priucip  in  der  Weise  erweitern,  dass  sich  dasselbe 
auch  auf  das  Vorbaudensein  dieser  beiden  Zubehore  des  Zwanges  erstreckt. 

fj)  Eine  audere  Erweiteruug  (in  Capitel  II)  bezieht  sicb  auf  die  aualyti- 
sclie  Detiuitiou  des  Zwanges.  Es  wird  gewolinlich  augenommeu,  dass  der 
Zwaug  sich  immer  durch  ein  eiuziges  System  von  liomogeueu  liueareu 
Relationen  —  Gleichuugeu  uud  Uugleichungen  —  zwisclieu  deu  Com- 
poneuteu  der  virtuellen  Verscbiebuugeu  ausdriickeu  liisst.  Durch  dièse 
Auuahme  erleidet  abe]'  der  Inhalt  der  Mechanik  eiue  Einschrilukung. 
Es  kounen  sogar  ziemlich  eiufaçhe  Ealle  bezeichuet  werdeu,  in  welcheu 
zu  der  Bestimmung  der  virtuellen  Yerschiebungeu  ein  eiuziges  System 
von  homogeuen  liueareu  llelatiouen  nicht  geuûgt. 

c)  Die  AusfiUiruugeu  in  den  zwei  ersten  Paragraphen  stiltzen  sich 
auf  die  Voraussetzuug  getrenuter  Masseupunkte.  In  Capitel  III  wird  der 
Uebergaug  zur  stetigeu  Raumerfiillung  vollzogen,  uud  auf  dièse  Weise 
dera  Vorstelluugs-  und  Eolgeruugs-Gebiete  der  Infiuitesimalaualyse  der 
Eiugaug  eroii'uet.  In  Verbindung  damit  steht  eine  dritte  Erweiterung, 
welche  die  Zusammeusetzuug  der  Korper  aus  Bestandtheileu,  die  ver- 
schiedenen  freien  Krafteu  uud  verschiedeneu  Zwangen  gehorclien  be- 
triti't.  Es  wird  uamlich  die  Auuahme  zugelasseii,  dass  zwisclieu  dieseu 
Bestandtheileu  im  Allgemeineu  Umwandluugeu  vou  Statten  gehen,  wie 
durcli  Veriiuderungen  des  Aggregatzustaudes,  durch  allotropische  Mo- 
diticationeu,,  durch  chemische  Processe  u.s.  w.  Hiermit  wird  eiue  be- 
sondere  Art  der  Veriiuderlichkeit  des  Zwanges  eiugefùhrt_,  uud  die 
sogcuannte  Coutinuitats-Gleichung  verallgemeinert. 

d)  lu  Capitel  IV  wird  die  Hypothèse  zugelassen,  dass  in  eiueiu  unab- 
haugigen  Masseu-Systeme  bei  gewisseu  Lageu  der  Coordinaten-Axen  gar 
keiue  freieu  Ki'iifte  obwalteu,  uud  vverdeu  Auweisuugen  zur  Auwendung 
auf  (lie  Mechanik  des  Aethers  aufa'ezidilt. 


58  JULIUS  FAllKAS. 


§  1)  Aiif  deu  Masseu-Punkt  tit{.t',  ij,  z)  soll  die  freie  Kraft  (A^  Y,  Z) 
uod  die  Widerstaiids-Kraft  (A',  Y',  Z')  wirken,  so  dass  mx  =  X  -\-  X' 
u.  s.  w, ,  also  fiir  ganz  willkilrliche  elemeiitare  Verscliiebungen  (èa^,  ^i/,  ^z), 
uud  fiir  ein  aus  n  Massen-Puiikteii  besteliendes  Massen-System 

i\{iax—X)Yx  +  .^.]='i  (A' !<?+.  +  .) 
oder  in  anderer  Bezeiclmung  : 

(1)  *  2  lm',p--P)  ^  =  2  P/  ^, 

*  =  1  /  =  I 

Die  virtuellen  Verscliiebuugeu  i^p)  d.  li.  i^x,  ^/j,  L~)  solien  durcli  die 
Relationeu  gegeben  werden: 

i  =  on  i  =  3n  i  =  2» 

S  Au  h^i  =  cc^  =  0,  Z  Aoi  Ipi  =  a,  =  0,..,lL  An  Ip-,  =  xi  =  0 , 
i=i  i=i  ; = 1 

'^'BuhH  =  l2i  ^  o!î:'ki^2H=  (3-2^0, 

;  =  1  j  =  1 

Die  Krafte  (P')  d.  h.  (A'^  1",  -^')  solien  nun  derarfc  in  zwei  Componeu- 
ten  (n)  uud  (^)  d.  h.  {B,  H,  Z)  uud  (3B^  ^,  3)  zerlegt  werden,  dass  fiir 
die  erstereu 

i  =  3n 

(3)  S  n,  ^pi  ^  0 

sei,  uud  dass  die  letzteren  mit  veriiud.erten  Yorzeicheu  deu  iielationen 
der  virtuellen  Verscliiebungen  geuligen: 

i  =  3n  i  =  3)1 

(4)  —  2  Au  ^^,  =  0,  u.  s.  w.,    —  E  JJu  ^i  ^  0,  u.  s.  w. 

i  =1  i  =  -1 

Dièse  Zerlegung  ist  immer  raogiicli. 

1  Fiir  deu  Beweis  dieser  Beliauptuug  setze  ich  voraus  erstens,  dass 
eine  jede  Gleichung  in  (£)  unabhangig  ist  von  deu  iibrigen  Gleichungen, 
zweiteus_,  dass  aus  den  Ungleichungeu  in  (2)  niclit'eine  Ungleichung 


ALLGEMEINE   PTIINCIPIEN  PÛK  DIE  MECHANIK   DES  AEÏHERS.  59 

gefolgei't  werdeu  kanu,  dereii  linke  Seite  identisch  verscliwindet^  oder 
durcli  die  liukeu  Seiten  der  Gleichimgen  ausgedriickt  werdeu  kauu.  Die 
Eelatioiicn  (3)  kouueu  immer  auf  eiue  dieser  Voraussetzuiig  entspre- 
cliende  l'orm  gebracht  werdeu.  Deuu  aus  Uugleichuugeu  kouueu  bloss 
durch  Additiou  mit  uicht  uegativen  Multiplicatoreu  audere  liueare  lio- 
mogeue  Eelatiouen  gefolgert  werdeu  (Math,  und  Naturw.  Bericlite  aus 
Uugaru.  XVI.  7.)  ;  ist  aber  identisch  : 

(*)  l^^,  i\  +  !^^i  /3,  +.  .  .  =  0,  [!J.,  ^  Q,  /z,  ^  0, .  .  .). 

uud  ist  dabei  iusbesondere  ,a,  ^0,  so  folgt  dass  — (3 y  ^^0,  daaberuach 
(2),  /3,  ^  0,  so  ist  /3,  =  0,  also  kauu  au  Stelle  der  Uugleichuug  /3,  ^  0 
die  Gleichuug  /3,  =  0  iu  (3)  geschriebeu  werdeu.  Auf  dièse  Weise  kauu 
luau  erreicheu,  dass  aus  deu  liukeu  Seiteu  der  Uugleichuugeu  ïdeutitiitcu^ 
wie  (■^)_,  uicht  mehr  gebildet  werdeu  kouueu.  Ist  aber  ideutisch: 

/y.,  /3,  +  [y..,  /3,  +  .  .  -  =  A,  x^  +  ?.,  X,  +  .  .  +  }.i  xi,  (,'Zi  ^  0,  (y.,  ^  0, .  .  .  ), 

so  hat  mau  iu  Folge  der  Gleichuugeu:  |6Cj  /3i  -\-  [j..^  (3.,  -\^ .  .  .  =  0, 
also  wenu  iusbesondere  (^^  >  0^  so  kommt  wiederum  /3,  =  0^  u.  s.  w. 

■;  Um  uuu  den  gedachteu  Beweis  zu  lieferu,  beachteu  wir^  dass  die 
Uugleichuug  (o)  fiir  aile  Liisuugeu  des  Systems  (2)  besteheu  muss. 
Ilieraus  ergebeu  sich  fiir  die  Compoueuteu  n  die  Ausdrùcke  : 

k  =  l  k  =  .. 

(5)  n,  =  S  Ja;  A/,  +  S  Bui  [M,,  ify^k  ^0,i=l,2,..,  3/0. 

A-  =  1  A-  =  1 

Da  n,-  =  P' — '^,  so  ist  also  zu  beweisen^  dass  die  Compoueuteu  ^ 
ausser  deu  llelatioueu  (4)  auch  uoch  deu  folgeudeu  Geuiige  leisten 
konuen : 

(6)  —  sp;  =  —  P',:  +'  S  J,i  K,  +  S  '^A-;  /vwo  (,aA  ^  0,  i  =  1,  3, .  .  . ,  S/^- 

k= \  k=\ 

Setzt  mau  dièse  Ausdriicke  in  (  l)  eiu,  so  erhiilt  mau  Relationeu  fiir 
die  Multiplicatoreu  /.  uud  fiir  die  uicht  uegativen  Multiplicatoreu  //, 
uud  es  ist  uoch  zu  zeigeu^  dass  dièse  Multiplicatoreu  Wertlie  erhalteu 
kiiiuu'Uj  durch  welche  dièse  Relationeu  befriedigt  werdeu. 

Setzeu  wir: 


60 


JULIUS  FAllKAS. 


i  =  3  n  i  =  3u  i  =  'Sa 

(•  =  1  i  =  1  /  =  1 

so  vei'waudelu  sicli  die  llelatioiieu  (4)  iiacli  der  gedachten  Substitiitiou  in 


(«) 


Zi,  +  {AA),n  Al  +  {AA),,2  A.2  +  .  •  +  {.4A)ui  M  + 

+  {AB)m  !m  +  i4B\-2  [y.2  4- . 
34  +  (JZ>0,/..  Âi  +  (./-S),/,  A2  + .  .  +  (^/i)//..  A,  + 

(/.  =  1,2,. .,/,/■  =  ], 2,...) 


wo  die  Gliedei'  L|^  uud  J//.  von  den  Multiplicatoren  A  und  [Ji,  uuabliiiugig 
sind.  Nun  kounen  die  Multiplicatoren  A  als  Functionen  der  Multipli- 
catoren (/,  aus  dein  Système  der  Gleicliungeu  bereclmet  werden^  da  die 
Déterminante  dièses  Systems  in  Bezug  auf  die  Unbestimmten  A  niclit 
verscliwindet  (1  !).  Dièse  Multiplicatoren  A  sind  vorlaufig  keinen  Be- 
sclirankungen  unterworfen.  Bereclmet  raan  dalier  diesell}en  aus  den 
Gleicliungeu  als  l^unctionen  der  Multiplicatoren  (/,,  und  substituirt  dièse 
Werthe  dann  in  die  Ungleicliungen,  so  bleibt  zn  beweisen_,  dass  die  niclit 
uegativen  Multiplicatoren  ,6i  den  neuen  Ungleicliungen  gemass  bestimmt 
werden  konnen.  . 

Setzen  wir  die  Déterminante  : 

{BB)ui  {BA)k,  {BA),r2  .  .  {BAh, 
{AB)u  {AA)h    (AA),,  .  .  [AA)n 

{AB)2i    {AA)oy     {AA).22   .  .    {ÂA)oi  _ 

{ylB)n    {AA)n    [AA],,  .  .  {AA)u 
so  erlialten  wir  nacli  der  Substitution  : 

,   .         I    ^k  +  rt/,1  ,v,i  -f  airi  y.-i  +  •  •  •  ^  *^  y-i  ^  0,  [j.i  ^  0, .  .  . 
*  (/•  =  !,  2,...) 

wo  die  Glieder  iV/.-  von  den  Multiplicatoren  nnabliiingig  sind. 

'i  Es  ist  zu  beweisen_,  dass  dièse  Ungleicliungen  immererfidlt  werden 
konnen. 


ALLGEMETNR  PUINCIPIEX  PilK.  DIE  MECHANIK   DES  AETHERS.  61 

Wenn  in  dem  Aiisatze  : 


;io) 


''n.\  y-[  -\-  c'ii  i-'-i  + .  .  .  =  (5/,- ^  0,  ij.\  ^  0.  /zo  =  0, 
(/.•=1,2,...) 


keine  linke  Seite  ù  in  cler  Weise  beschriinkt  vorkoramt^,  dass  dieselbe  nur 
den  Wertli  Null  anneluneii  kann,  so  kiiniien  aile  linken  Seiten  (5  gleicli- 
zeitig  griisser  als  Null  sein.  J.)enn  gesetzt,  man  liiitte  fiir  p^j  ^=  [j,\, 
,</..,  =  [j.\_,  .  .  :  ()j  >>  Oj  fiir  />t,  =  !jJ\,  [j.^  =  yJ\_,  .  .  aber  ù.^  >>  0, 
u.  s.  w. ,  so  bekilme  man  fiir  [z^  =  ,v/,  -f-  ijJ\  -|-  .  .,y-i^  y  i  -|-  y'\_  -\-  •  ■ , 
u.  s.  w.  :  ^,  >  0,  (5o  ^  Oj .  .  Dann  konneu  aber  die  Multiplicatoren  pc 
offenbar  auf  die  Weise  gewahlt  werden^  dass  die  Ungleicliungen  (9) 
befriedigt  werden. 

In  (10)  ist  in  der  Tliat  keine  linke  Seite  (5  vorhandeu,  welclie  aus- 
scliliesslich  den  Wertli  Null  annelimen  kaim.  Setzt  man  niimlicli  voraus, 
dass  in  (10)  die  linke  Seite  ^,  nnr  den  Wertli  Null  annehraen  kann^  so 
darf  man  behaupten^  dass  in  allen  Lusungen  von  (10)  die  Ungleichung 
—  (^1  £^  0  bestelit.  In  diesem  Italie  muss  es  aber  nicht  négative  Multi- 
plicatoren Vj — 1,  v.^,  Vg, .  .,  pj,  po,  ■  •  geben^  vermoge  deren  die  Identitiit: 


bestelit,  dass  heisst  : 


(5. 


I,v.  ^0,^3^0,.. ,/:,^0,p2^0, 


ist.  Multiplicirt  man  hier  die  erste  Gleichuug  mit  Vj,  die  zweite  mit  v<^ 
u.  s.  M',   und  addirt,  so  gelangt  man  zn  einer  Gleicliung,  welclie  auf 


folgende  l'orra  gebraclit  werden  kann 


''^lPi+'-^->p2+-    •  + 


Z{/IB)^,v,       {AA)n        {AA)v,     .  .    {AA)u 
EiABh^i       {AA).n        {A A).,,     .  .    {AA).>, 


'L{AB)i,v,       [Ayi), 


[AA), 


[AA), 


62  JULIUS  FAUKAS. 

Die  Déterminante  ist  cine  Summe  von  Quadraten.  Biklet  man  niimlicli 
ans  dem  Système  : 

S  Bk\  VA-,     y^ii,     A-iu  ■  ■  Ai\,     j 
S  Bi,2  VI,;     An,     Aoo,  .  .  Ai2,    | 

(v/.^0) 

2  Bf,-3n  ^k,  ^t3«,  ^-23(0  •  •    ^I3n     ] 

aile  Determiuanteu  (/-|-i)-ten  Grades^  quadrirt  dann  und  addirt  die- 
selben_,  so  gelangt  man  zu  dem  Détermina nteugliede  der  Gleichung. 
Da  nun  die  Eeilie  Vi  Pi  -\-  y-^P-i  ~\~  ■  ■  ^^^  lauter  niclit  negativen  Gliedern 
besteht^  so  miissen  die  erwahnten  Quadrate,  und  liiemit  die  erwahnten 
Determinanten  {l-{-  l)-ten  Grades  verscliwindeu.  Dies  widerspricht  aber 
den  Yoraussetzungen  in  1 . 

4  Dieser  Beweis  erstreckt  sicli  aber  nicht  auf  den  Pall^  dass  in  (2) 
bloss  Ungleiclmngen  vorkoramen  und  aucli  implicite  keine  Gleiclinngen 
darin  entlialten  sind.  In  diesem  Falle  besteht  niimiicli  das  System  (8) 
lediglich  aus  den  Ungleichungen  : 

M,  +  {BBU-  IM  +  {BB).2,  IJ.2  +  .  .  ^  0,  (j.,  ^  0,  ^.2  ^  0, .  . 

Beliandelt  man  aber  dièse  Ungleichungen  auf  dieselbe  Weise^  wie  in  'i 
die  Ungleichungen  (9),  so  gelangt  man  zu  dem  Eesultate,  dass  die 
Ausdriicke 

{BB)i,  fy^i  +  {BBh,.  /y.,  +  .  . ,  (yfr  =  1,  2, .  .  .  ) 

aile  gleichzeitig  Werthe  iiher  Null  haben  koimen,  weil  widrigenfalls 
die  Suminen  2  Bi,i  v/,,  Z  Bi,2  vi,,  ■  ■  wo  v/,-  ^  0  aile  gleichzeitig  ver- 
schwinden  konnten  ohne  dass  aile  Multiplicatoren  vi-  verschwiinden^  im 
Widerspruche  mit  der  gemachten  Voraussetzung,  dass  die  gegebenen 
Ungleichungen  implicite  keine  Gleichungen  enthalten  sollen. 

§  2.)  So  haben  Avir  den  rein  mathematischen  Satz^  dass  es^  Avenn  die 
virtuellen  Verschiebungeu  l^x,  lij,  Iz)  durcli  die  Relationen 

^   S,  [alx  +  h\>j  +  c'hz)  ==  0,   2,  {a^a-  +  ôl//  -f  c^z)  =  (),.. 
^  "  ^      r-,  {y2.r  +  13^  +  7^^)  ^0,2,  {o^x  +  (3l^j  +  y^z)  ^  0, .  .  . 


ALLGEMEINE  PKINCIPIEN  EUR  DIE  MECHANIK  DES  AETHEUS.  68 

bestimmt  werclen,  Kriifte  (£,  ^,  3)  giebt^  filr  welche 

(]  2)  2  \Jmx—X—do)  2x  +  {mj/—Y—^)  hj  +  {:m,z—Z—'^)  ^.^]  ^  0, 
(  -S,  {a^  +  /.5}  +  .3)  =  0,  -S,  (aï  +  b^  +  e3)  =  (),.. 

Dieser  an  sich  rein  mathematische  Sat/  geht  in  einen  mechanischen 
Grundsatz  iiber,  sobalcl  die  allgemeine  analytiscbe  Définition  der  Krafte 
($,  ^,  5)  durch  irgeud  welche  erfahrungsgemasse  Bestimraung  ergiinzt 
wird. 

Nun  kann  diesen  Kriiften  in  (12)  und  (13)  die  Bedeutung  beigelegt 
werden,  dass  dieselben  die  vom  Zwange  (11)  hemili rende  Modification 
des  Widerstandes  des  umgebenden  Médiums^  nud  die  vom  Zwange  (11) 
bedingte  Eeibung^  kurz  die  Zwaugs-Zubehore  zur  Geltung  bringen^ 
dass  also  die  Yectoren  (cB,  '^,  5)  in  (12)  nnd  (13)  als  die  Eeactions- 
Kriifte  der  Zwangs-Zubehore  gelten  dûrfen. 

In  diesem  Sinne  enthiilt  die  XJngleicliung  (12)  eine  Erweitei'ung  des 
Principes  der  virtuellen  Verschiebungen. 


II. 

Mau  liât  mit  der  Mogiichkeit  zu  rechnen^  dass  der  Zwang  sich  nicht 
durcli  ein  einziges  System  von  linearen  homogenen  lielationen  ans- 
ci  riicken  liisst,  sondern  dass  es  liierzu  mehrerer  solcher  Système  bedarf, 
sodass  die  elementaren  Verschiebungen^  welche  mit  den  einzelnen  Sys- 
temen  vertraglich  sind,  insgesammt  virtuelle  Yerschiebungen  sind,  aber 
iiicht  durch  ein  einziges  System  bestimmt  werden  konnen. 

In  diesem  Falle  besteht  der  Satz  in  Capitel  I  einzeln  filr  ein  jedes  System 
von  Relationen,  d.  h.  man  hat  fur  ein  jedes  System  von  der  Art  wie 
(11)  die  entsprechenden  lielationen  (12)  und  (18).  Die  Krafte  (ct,P,  3) 
in  den  verschiedenen  Relationen  der  Art  wie  (12)  und  (13)  konnen  dann 
die  lieactions-Krafte  bedeuten,  welche  den  Zubehoren  der  einzelnen 
abgesondert  betrachteten  Zwangen  der  Art  wie  (11)  entsprechen. 

Werden  die  verschiedenen  Systera-Gruppen  von  der  Art  wie  (11), 
(12),  (18)  durch  Accente  von  eiuauder  unterschiedeu,  so  habeii  wir 


64  JULIUS  FAliKAS, 

W,[Xi — X;  =  3B,'  +  Ai'ai;'  +  >4a,i\    +•  •+  IM  o'.^v'  +  {J^î  c/^-iî  + 


w,iz\ — Zi   =  5/  +  Ai'ci/  +  Ao'c,/  +  .  .  +  {JÂ7\'  +  /-/-iVi/  + 

=  3/'  +  -^1"^!/"  +   '^■ÏC-h     •+  ■  •  +  A'-l'Vl/"  +  /^-2'V2/'  + 


wo  jV.  ^  0.  Ziigieicli  habeii  wir 

fiir  aile  Indices  /•  (Anzalil  der  Accente). 

III. 

§  1.)  Um  zur  stetigen  Eaumerfiilluiig  viber  zu  gelien^  muss  gezeigt 
werdeiij  dass  dev  algebraisclie  Satz  von  den  Multiplicatoreu  (Math,  und 
Naturw.  Bei'ichte  ans  Uiigarn.  XYI.  7.)  aucli  auf  continuirliclie  Korper 
angewendet  werden  darf.  In  dem  Falle^  dass  die  Ausdriicke  des  Zwanges 
ans  lauter  Gleicliungen  bestelien,  liât  Lagjiange  die  Méthode  der  Multi- 
plicatoren  fiir  die  stetige  Raumerfûlluug  ohne  Giiltigkeits-Beweis  in 
Anwendung  gebracht.  U ber  die  Giiltigkeit  derselben  konnen  aber  Zweifel 
erhoben  werden.  Durcli  die  sachgemiisse  Voraussetzung  niimlich^  dass 
die  virtuellen  Yerschiebnngen  dili'erenzirbare  l\mctioneu  des  Orles  siud^ 
werden  diesel ben  einer  neuen  Einschrtinkung  unterworfen.  Im  Allge- 
meinen  verliert  aber  der  Satz  von  den  Multiplicatoreu  dnrch  accesso- 
rische  Einschriinkungen  der  Variablen  seine  Giiltigkeit. 

Fiir  einen  einfachen,  aber  cliaracteristischen  Fall  werde  icli  tlie  Giil- 
tigkeit ableiten.  Die  Betrachtung  dièses  Falles  wird  geniigeu,  um  aile 
andere  Falle  zu  iiberblicken^  in  denen  der  Satz  angewendet  werden  darf, 
und  um  ancli  in  die  Art  und  Weise  der  Anwendungen  allgeinein  ver- 
AV(îrtlibare  Einsicht  zu  n'ewinnen. 


ALLGEMEINR  PRINCIPIEN  PilR  DIE  MECHANIK   DES  AETHEES.  65 

Die  Ableituug  berulit  auf  der  Moglichkeit^  (1er  vorausgesetzten  Diffe- 
renzirbarkeit  der  Variablen  durcli  Einffdirung  nener  Variableu,  ver- 
niittelst  homogeiier  lineareu  Gleichuiigen  Ausdruck  zu  gebeii. 

i  Die  unbestimmten  Verauderlichen  ^,  y,,.  .  sollen  in  dem  Raume 
7'  iiberall  ditîerenzirbare  Functioueii  des  Ortes  [x,  j/,  z)  sein,  iibsrall  iin 
Inneren  dièses  Ptaumes  der  Ungleichung 

(1)  A,'t  +  A  I  +  ^4  I  +  ^-4  ^  +  i?o  ^  +  •  ■  .  ^  0 

geniigen,  uud  auf  der  Oberflache  S  dièses  Eaumes  die  Ungleichung 

(2)  L^-\-M'^^-...^() 

befriedigen.  Durch  aile  Losungen  dieserUugleiclmngen  soll  die  Fntegral- 
Ungleichung 

(3)  I  (X,H+  X,  ^_  +  X,  I  +X3 1  +  To  -^  +.  .  .)/>T>  0 

T 

erfûllt  werden.  Dabei  bedeuten  die  Coefficienten  Aq,  Bq,.  .,  X^,  1\,.  . 
stetige  l'iinctiouen,  .die  Coefficienten  u4i,  A.^,  A^,  JJ^,.  .,  X^,  X.2,  X^, 
-Tj, .  .  differenzirbare  Tunctionen  des  Ortes  im  Eaume  T,  und  die  Coeffi- 
cienten L,  M,.  .  stetige  Eunctionen  auf  der  Oberfliiclie  xS'  dièses  Raumes. 
Das  Intégral  ist  wolil  bestimmt,  weil  Punctionen  des  Ortes,  welche  in 
einem  Raume  iiberall  differeuzirbar  sind,  nothwendig  die  Eigenscliaft 
besitzen,  dass  ihre  nach  den  Coordinaten  genomniene  partiellen  Deri- 
virten  in  dem  betretfenden  Eaume  stetig  sind. 

2  Dièse  Proposition  kann  durch  die  folgende  ersetzt  werden. 

Theilen  wir  das  Innere  des  Eaumes  T  gauz  bis  zur  Grenze  S  in  sehr 
kleine  congruente  Prismeu  durch  Ebenen,  welche  parallel  zu  den  Coor- 
dinatenebenen  errichtet  werden.  Die  Kanten  dieser  Prismen  sollen  die 
Langen  Bx,  By,  Dz  haben,  je  nachdem  dieselben  der  ^'-oder  y-oder 
^-Axe  jjarallel  sind.  Die  vorkommenden  Punctionen  des  Ortes  sollen  sich 
im  Inneren  des  Eaumes  T  auf  die  Centra  [x,  tj,  z)  der  Prismen  beziehe]i, 
und  folgende  Bezeichnungen  sollen  beniitzt  werden  : 

s  (^'^  !J,  ^)  =  ^,       4'  (-i-  +  i^'V,  1/,  z)  =  4'/,       4"  [x,  ij  +  Dy,  z)  =  ^11, 
4'  {x,  y,z-\-  Dz)  =  4///,  u.  s.  w. 

ARCHIVES    NKERLANDAISF.S,    Si^RIK    II.    TOME    V.  5 


66 


JULIUS  FARKAS. 


Die  Oberflaclie  S  des  Eaumes  7'  wird  von  deu  Ebenen  in  selir  kleine 
Theile  J)(t  getheilt.  An  diesen  Theilen  Dt  werden  die  Eunctionen  des 
Ortes  auf  je  ein  niichstes  Prismen-Centrum  bezogen. 

Nun  sollen  die  Langen  Da-,  J)//,  Dz  so  klein  gewahlt  werden  kunneu, 
dass  sobald  dieselben  nocli  kleiner  sind,  in  den  Centris  der  Prismen 
zwischen  den  Yariablen  î;,  >],.  .  und  tien  neuen  Unbestiinmten  u,,  ., 
welche  nur  mit  endlichen  Werthen  in  Betracht  kommen  sollen,  mit 
Pehlem,  die  unterhalb  einer  willkiirlicli  gegebenen  Grenze  bleiben,  fol- 
U'ende  Ptelationen  bestelien  : 


i;ir 


(4)  ^0?  +  A  —ni"  +  ^2  "V^  +  yi. 


Dx 


% 


^  +  B,^  + 


^0, 


(5) 


//  Bx 

u.  s.  w. 


wo  die  Coefficienten  a^',  a^",  u.  s.  w.  mit  Dx,  die  Coefficienten  a./,  a.,", 
u.  s.  w,  mit  I)i/,  die  Coefficienten  «,',  c//'  u,  s.  w.  mit  J)z  nach  Null 
convergiren,  —  an  der  Oberfliiclie  -iS'  aber  in  den  niichsten  centris 

(6)  74 +  ^'^+•••^0, 
und  fiir  siimmtliche  L(")snngen  dieser  Pvelationen  : 

(7)  Z  (Xo  è-  +  X,  ^  + .  .  .)  7;t  ^  0,  (T^r  =  Bx  B,,  l)z) 

Die  Coefficienten  A,  B,.  . ,  L,  M, .  .,  X,..  sollen  dabei  die  in  1 
aufgeziihlte  Eigenschaften  besitzen. 

5   Es  muss  Multiplicatoren  geben  fiir  die  Gleichungen  (5)  nnd  niclit 
négative  Multiplicatoren  fiir  die  Ungleichungen  (4)  und  ((!),  so,  dass 


ALLGEMEINE  PIMNCIPIEN  FUR  DIE  MECHANEK    DES  AETHEKS.  67 

dièse  Eelationen,  mit  jenen  Multiplicatoren  versehen  uncl  addirt,  die 
Ungleicliuiig  (7)  ideutisch  ergebeii.  Da  aber  in  der  Relation  (7)  die 
Uubestimmten  lt.^,.  .  iiicht  vorkomiuen,  fallt  der  vou  (5)  lierstammeude 
'riicil  giiuzlicli  ans  der  Identitiit  heraus.  Bezeichnen  wir  dalier  mit  ^J'h 
die  iiicht  iiegativeu  Multiplicatoren  vou  (4)  uud  mit  pJh  diejeuigeu 
vou  (()),  so  liabeu  wir  : 

S  Çi.  t  +  A,  ^  +  .  ..^^i)T  +  i:{L^+...)pn>T  = 

Giebt  es  aucli  andere  eiuschrankende  Eelationeu  vou  der  Form  (1) 
uud  (2),  so  liaben  wir 

(8)     S  Qe  ^A,(b  +  ^  s  y^,  ^  +  .  .  . )  7)r  +  s  (4-  s  Lp  + 

Bei  uueudliclier  Verkleiueruug  der  Laugen  Da-,  Bi/,  Dz  verwandelu 
sich  die  DiH'ereuzeu-Quotieuteu  laut  (5)  in  partielle  Derivirte,  welche 
sicli  als  im  Eaume  T  iiberall  stetige  Punctioneu  des  Ortes  ergebeu.  Die 
redite  Seite  der  Identitiit  (8)  gelit  in  ein  m-o1i1  bestimmtes  Eaum-Iute- 
gral  iiber,  welclies  durcli  partielle  Quadraturen  als  die  Summe  eiues 
llaum-  uud  eines  Oberfiaclienintegrals  dargestellt  werdeu  kann,  wo 
dann  Uerivirte  der  Variablen  i;,  yj, .  .  uiclit  melir  vorkommeu.  Der 
liukeu  Seite  der  Identitiit  (8)  muss  nothwendig  dieselbe  Beschaffenheit 
zukommen.  Wir  liabeu  also  nacli  Ausfidiruug  der  partielleu  Quadra- 
turen : 


T 

(9)+|  [(^2  Lp  —  ocXJ,Cp  —  (3Z  A,  0  —  7^  A,  0^^  +  .  .  .  ]  JM  = 


68  JULIUS  PAUKAS. 

wo  0'.,  p,  y  die  Eichtimgs-Cosiiiiis  der  nach  deni  Inueren  des  Eaumes  T 
gericliteteii  Norinaleu  bezeiclinen. 

Daraus  folgt,,  dass  im  limeren  des  Eaumes  T  : 


'M^)  i      ^i\    ^r,    c^Jo  c»  ?»  c) 

I  d,v  CI/  dz  ex  Cil       -  '        dz 


VI)  oz  ox  VIJ  Oz 


und  auf  der  Oberfliiche  S  dièses  Eaumes  : 


é  Da  hier  uacli  der  Voraussetzung,  die  gegebeneu  einschraukeudeu 
Eelatiouen  aus  lauter  Uugleichuugeu  bestandeu,  bedeuteu  aile  Multi- 
plicatoren  0  und  p  niclit  négative  Grossen.  Wenn  auch  Gleichungen, 
oder  bloss  Gleichungen  unter  den  gegebeneu  einschrankenden  Eelatiouen 
vorkoramen,  so  erleiden  die  ausgefuhrteu  Betrachtungen  nur  in  sofern 
eine  Abanderung,  als  die  Multiplicatoren  der  Gleichungen  a  ]U'iori  kei- 
ner  Bescliraid^ung  uuterworfen  sind. 

Wenn  in  dem  Eaume  T  gewisse  Fliichen  fur  gewisse  l'uuctioneu  des 
Ortes  Unstiitigkeits-Oerter  bilden,  so  muss  dieser  Umstand  bei  den  parti- 
ellen  Quadraturen  in  Betracht  gezogen  werden.  Insoferne  aber  fiir  die 
Unbestimraten  4',  ''^j  •  ■  gewohuliche  Unstetigkeits-Flachen  vorhanden 
sind^  hat  nian  fur  solche  Eliicheu  im  Allgemeinen  auch  eiuschriinkende 
Eelatiouen  zwischen  diesen  Unbestimmten.  Dièse  Eelatiouen  beziehen 
sich  iiberall  auf  die  zwei  verschiedeuen  Werthe^  welche  den  Lubestimm- 
ten  an  der  eineu  und  audereu  Seite  der  Eiaclien  zukommen.  Dièse  Eela- 
tiouen miissen  natiirlich  multiplicatoriscli  auch  in  Eechuung  gezogen 
werden. 

§  2.)  Zur  stetigen  Eaumerfiillung  sclireitend^  setzen  wir  zugleich  vor- 
ausj  dass  Bestaiultheile  unterschieden  werden  miissen^  welche  continuir- 
licli  denselbeu  Eaum  erfiillen,  aber  verschiedeuen  Zwangen  gehorchen. 

Das  Summatious-Zeicheu  S  soll  sich  von  nun  ab  auf  die  verschiede- 
uen BcîsiaiKUheik'  beziehen,  welche  in  einein  K()i'j)erin  Beti-achtkommcii, 


ALLGEMiaNE  PRINCIPIKN   FilR   UIE  MECIIANIK   DES  AETllEUS.  (59 

uiul  (las  Sumniatious-Zeiclieii  -S"  soll  sicli  auf  die  Korpcr  bezielieu^  wel- 
clie  uebeu  einaiider  gruppirt  das  Massen- System  bilden.  In  den  einzelneu 
Korperu  solleii  aile  vorkommeuden  Grôssen  stetige  Functioneii  des 
Ortes  iind  dêr  Zeit  sein. 

Dann  liât  man  in  der  grossten  Allgemeinheit  an  Stelle  von  I  (12) 
indeni  man  anstatt  der  dortigen  Bezeiclinungen  tlieilweise  audere  be- 
nutzt  : 


(12) 


l  +  -S'v/[(P  +  S:|))^,,+  ((^-f  £))5//  +  (A'  +  9V;^.~]/>'^^0 


wo  die  Flachen-Integrale  lediglicli  fiir  Ergel)nisse  partieller  Quadraturen 
/;U  betrachten  sind. 

l^ie  Ausdi'iicke  des  Zwanges  fiir  die  Eiiume  r  der  Korper  bestelien 
ans  liomogeneu  linearen  Belationen  zwisclien  den  Componenten  der 
virtnellen  Verschiebungen^  Drelinngen  nnd  Deformationen  der  in  einem 
Hanmelemente  entlialtenen  Massenelemente  der  einzelnen  Bestandtlieile. 
Die  Zwangs-Ansdriicke  fiir  die  Oberflaclien  7  der  Korper  bestehen  ans 
homogenen  linearen  Ivelatiouen  zwisclien  den  Componenten  der  virtnel- 
len Yerscliiebungen  der  an  einem  Fliiclienelemente  grenzenden  Massen- 
elemente der  einzelneu  Bestandtlieile. 

Die  Torderung^  dass  die  Krafte  der  Zwangs-Zubehore,  • —  jetzt 
(i:/>T,  §)/;r,  5/Jr)  nnd  {"^Iit,  Ù.Dtx,  ^Da),  —  mit  geiinderten  A^orzei- 
clien  die  Relationen  der  virtnellen  Verscliiebungen  befriedigen  sollen^ 
bat  jetzt  im  Allgemeinen  keiiien  Siim^  weil  Derivirte  der  Com])onenten 
der  virtnellen  Yerscliiebnngen  in  jenen  lielationen  vorkommen,  nnd 
die  Componenten  de  Dr  u.  s.  w.  brauclien  niclit  derivirbare  Functionen 
des  Ortes  zu  sein,  da  die  Itaumelemente  JJr  nach  Willkilr  gewalilt 
werden  konnen.  Es  soll  jetzt  den  Yectoren  (c6,  ^,  5)  und  C^,  €l,  3v) 
die  Eigenscliaft  beigelegt  werden,  dass  dieselben  mit  verandei'teu  Yor- 
zeicben  die  Eelationen  der  virtnellen  Yerscliiebungen  befriedigen.  Dièse 
Yerfiigung  widerspricht  niclit  der  urspriingliclien  Disposition  in  Capitel  I: 
dièse  UTid  jene  stimmen  naralicli  ûberein  fiir  die  Gleicliheit  aller  Hanm- 
elemente Dr  (In  den  nacli  der  urspriingliclien  Disposition  gebildeten 
Eelationen  der  Krafte  (^P^o",  Ù.Dt,  iKD^)  kann  das  Eliiclieneleinent 
1)7  immer  unterdriickt  werden). 

Wenii  Umwandluugen  zwischen  verscliiedenen  Bestandtlieilen  statt- 
tindeu,  so  nimmt  die  Masse  gewisser  Bestandtheile  zu,  diejeuige  Anderer 


70  JULIUS   FAKKAS. 

iiiinmt  ab,  und  folgiicli  gilt  die  sogeoïmnte  Coiitiimitiitsgleichiiiig  uiclit 
fur  eiueu  jedeu  Bestandtlieil^  soudera  bloss  fur  gewisse  xiggregate  der- 
selbeu. 

IV. 

§  1.)  Uuterdev  Hypotliese^  dass  die  jedesmalige  Lage  der  Coordiuateu- 
Axeu  derart  gewiihlt  werdeu  kauu^  dass  iu  eiueui  uuabliiiugigen  Mas- 
seu-Systeme  keiue  freien  Krafte  vorhauden  sind,  bezeicliueu  wir  mit 
(èx,  ^^,  ^z)  die  moglicheu  Yerscliiebuugen.  So  liabeu  wir  mit  Hiuzu- 
uahme  der  Yoraussetzuug,  dass  iu  eiuem  uuabhaugigeu  Masseu-Systeme 
gar  keiue  Uustetigkeits-Plachen  vorkomuien  : 

(1)  s/  [(^:.-ce)  l.v  +  (/y-5?)  l>j  +  {kz~^  l:-\  J)T  ^  i), 

wo  T  eiueu  das  ganze  Massen-System  entlialtenden  Raum  bedeutet. 

Die  Voraussetzuugj  dass  keiue  Uustetigkeits-Elacheu  vorkommeu, 
berulit  auf  der  ISFotliweudigkeit,  dass  zu  eiuem  uuabhiiugigeu  Masseu- 
Systeme  die  Greuzscliicliteu  der  Kcirper  uubediugt  biuzu  gezahlt  werdeu 
miisseu.  Zahlt  mau  die  Greuzschicbteu  uicht  zu  dem  Système,  so  ver- 
liert  dasselbe  schou  die  Uuabhiiugigkeitj  uud  es  treteu  Druckkriifte  auf 
uamlich  au  deu  Flachen^  welche  uuuuielir  als  Uustetigkeits-Fliiclieu  au 
Stelle  der  Greuzscliichteu  ersclieiueu.  Eiu  eiufaches  Beispiel  liisst  dies 
ganz  allgemeiu  erkenueu,  Gesetzt,  der  Zwaug  werde  iiberall  im  llauuie 
T  durch  die  einzige  Relatiou 

s  i^l^x-Y-A,  -^-\-A,j^+  A,  -^  +  ^,^^  +•  ■  •  + 
ausgedriickt,  so  liabeu  wir  im  ]\auuie  T  fiir  eiueu  jedeu  Bestaudtliuil  : 

/..-  ae  +  A4,-  Kr^+-^+-jr} 


7 


\  Ox  au  oz  y 


ALLGKMKINE  IMIINCIPIEN   l'illl  DIE  MECIIANIK   UKS  AKTHKRS.  71 

Multi])licircn  wir  dièse  Gleicliungen  mit  ^xI)t,  ^iJ-Dt,  ^zDt,  addireii 
Lind  integriren  daim  dieselbeu  .mit  Ausscliluss  der  Grenzscliichten,  so 
erlialten  wir  nacli  })artielleii  Quadraturen,  iiidem  das  Summations-Zei- 
clieii  S  im  Siniie  des  vorigen  Capitels  (§  2)  augeweiidet  wird  : 

s^ /[(/•:;— 3d)  ix  + .  + .  ]  /)r  =  s-z  f  Ça,  ^x  +  J,  ^^-  +  .  .  ^ Ai;T+ 

+  SZ  r  [{A,  y^  +  .4  /3  +  ^k  r)  ^^'  +  .  + .  ]  A  Ih, 
uud  folglich 

8-Zf  \_{kx—^)  \x  +  .  +  .  ]  Dr— 

(T 

Wir  gelaugeii  zu  deu  Ausdrilclœn  der  gewôhuliclieii  Mechanik^  wemi 
wir  ausser  deu  Grenzschicliteu  uocli  eiuzelne  Bestaiidtheile  des  unab- 
hiingigeu  Systèmes  (u.  a.  den  Aether)  ausschliesseu^  andere  aber  bei  der 
Bildung  der  moglichen  Verschiebungen  unbewegt  lassen.  Uer  ausge- 
schlosseue  TJieil  soll  ilusseres  System,  der  ûbrige  Theil  iuneres  System 
genanut  werdeii^  uud  um  uuu  zu  deu  Formelu  der  gewohulicheu  Mecha- 
nik  zu  gelaugeu^  eutuehmeu  wir  aus  deu  lielatioueu  des  Zwauges  des 
unabhangigen  Systèmes  diejenigeu,  welclie  uur  vou  A^erschiebungen  im 
iuuereu  Système  abhiiugeu.  Dièse  siud  eutweder  iu  Bereitschaft  vorlian- 
deu,  oder  raiisseu  durch  Eliminatioueu  auderer  Yerschiebuugeu  mittelst 
multiplicatorischer  Additioneu  hergestellt  werdeu.  Durch  ihre  Gesauimt- 
keit  werdeu  aber  sammtliche  Yerschiebuugeu^  welche  iui  iuuereu  Sys- 
tème liberhaupt  moglich  siud^  bestimmt. 

Schreibeu  wir  zum  Beweise  dieser  Behauptuug: 

Ai(uyA^A[-{a-i-^.  .-\-Aun' ihn^U-',  AiiU^-\-At2.n-2.^  .  . +-^/*««*/i=  ^z, 
BiA  i\^Bi.{  02-\-  ■  •  -\-Bi,'  On  =  Vi,  BiiOi-\~Bi2V2-\-  ■  --{-Bu,  Vu  =  r,-, 
uud  betrachteu  jetzt  das  System: 

^1  +  ^'1  à^,  u-i  +  f^'-i  i  0, . . , 

i  Euthiilt  das  System  implicite  oder  explicite  lielatioueu^  iu  welclieu 


72  JULIUS  FAllKAS. 

kein  it  vorkommt,  so  giebt  es  iu  gleiclier  Auzalil  Sj^stenie  von  Multi- 
plicatoren  a'  und  niclit  negativeii  Multiplicatoreu  A,  fiii-  welche 

Sa'^'  +  SAZ7eeO. 

Denn^  weuu  i\^  iu  alleu  Lusuugen  des  Systems  ^  0  oder  =  0  ist,  so 
giebt  es  Multiplicatore]i  a'  uud  uiclit  négative  Multiplicatoreu  '/.,  fiir 
welche 

2A'(^'+n+sA(^+n=^o 

woraus  die  beliauptete  Ideutitat  folgt. 

Beim  Maugel  einer  solchen  Ideutitat  konueu  also  aus  dem  Système 
Relatiouen  in  denen  keiu  u  vorkomrat  uicht  gefolgert  werden;  danu 
kounen  die  Yariableu  u  nicht  elimiuirt  werdeu. 

lu  diesem  Falle  konueu  die  Yariableu  o  aile  deukbaren  ^'ertlie  au- 
ueliraeu.  Berechnet  mau  uamlicli  aus  deu  gegebeueu  Gleichungeu 
(  W  -\-  V  =  0)  so  viele  der  Grosseu  //,  wie  moglicli  als  Functiouen 
der  iibrigen  uud  der  Grosseu  v,  uud  substituirt  dièse  Functiouen  iu  deu 
llugleicliungen  (  U  -j-  ^  =  ^')^  so  gelien  letztere  iu  eiu  System  von 
Uugieicliungeu  iiber^  welches  mit  dem  gauzen  urspriinglicben  Système 
aequivaleut  ist.   Wir  schreiben  dièses  System  : 

Da  die  Variablen  7f,  welche  iu  diesem  System  uoch  vorkommeu,  ans 
demselbeu  nicht  elimiuirt  werdeu  kchiuen^  so  giebt  es  keine  nicht  nega- 
tiveu  Multiplicatoreu  ?.,  bei  welcheu  die  Summe  S  A  (/  ideutisch  vcr- 
schwinden  konute,  folglich  kanu  zu  gleiclier  Zeit  f/^,  >  0^  Lf.j^'^  0,.  .  . 
gemacht  werdeu  (ersichtlich  aus  der  Beweisfuhruug  iu  I.  'é).  Die  Grosseu 
V,  uud  hiermit  die  Yariableu  c  kounen  also  nach  Willkiir  aile  deukbaren 
Werthe  anuehmen. 

t  Euthalt  das  System  implicite  oder  explicite  Eelatiouen^  iu  welcheu 
kein  u  vorkommt^  so  konueu  die  Yariableu  v  aile  die  Werthe  erlialten, 
welche  sich  mit  der  Gesammtheit  dieser  Eelationeu  vertragen. 

Um  uns  davon  zu  liberzengen^  berechuen  wir  wiederuin  aus  den  ge- 
gebeueu Gleichungeu  (  U'  -|-  V  =  0)  so  viele  der  Grosseu  n  wie  mog- 
licli  als  Functiouen  der  iibrigen  uud  der  Grosseu  v,  uud  substituiren 
dièse  Tunctioneu  iu  alleu  Gleichungeu  und  Ungleichuugeu.  So  erhalteu 
wir  im  Allgemeinen  eiu  System  von  Gleichungeu 

{a)  F/  =  0,  7,'  =  0,... 


ALLGEMEINE   PKINCIPIEN   FllR  DIE  MIX'llANlK    DES  AKTHER8.  73 

iii  wclcliem  keine  dcr  Grusseii  n  melir  vorkoinint,  uiid  eiii  System  von 
Ungleiclmngeu 

in  welclieni  die  berecliiieten  Variablen  iiicht  nielir  vorkonmien. 

Eliniiiiireii  wir  uuu  voi'liiufig  nur  eiue  der  uocli  vorkommeiideu  Va- 
riablen n,  niimlich  n^,  ans  den  Ungleiclmngen  {ù).  Zu  diesem  Zwecke 
sollen  die  Uugieicliungeu^  welclie  die  Yariable  ?^j  euthalteu^  in  der  l^orm 

1         u.—P>0,        M,  — P,  >0,... 

geschrieben  werden.  Eûr  das  Ilesultat  der  Eliminationen  evhalten  wir 
das  System  : 


Es  ist  zu  zeigen,  dass  abgesehen  voujenensonstigenRelationen,  welche 
die  Variable  /^j  nicht  euthalten,  die  A^ariablen  u.^,  n^, .  . ,  i\,v-i, .  ■  aile  die 
"Wertlie  erlialten  konnen,  welche  dièses  System  befriedigen.  Uies  ist  abev 
offenbar  der  Fall^  sobald  der  Wertli  der  Grosse  ?f,  immer  in  der  Weise 
gewahlt  werden  kann^  das  derselbe  niclit  kleiner  als  das  grosste  F  und 
uiclit  grosser  als  das  kleinste  (i  ersclieint.  Nun  giebt  es  laut  System  {c) 
keine  Grossen  (^,  welche  kleiner  wareu  als  die  eine  oder  andere  der 
Grossen  P, —  folglich  kann  jene  Bedingung  immer  erfiUlt  werden. 

Da  die  Elimination  einer  zweiteu  Variablen  u  zu  ahnlicher  Erkennt- 
niss  fulu%  u.  s.  w. ,  so  ist  der  ausgesprochene  Satz  erwiesen. 

'i  Dièse  Auseinandersetzuugen  konnen  kraft  der  Beweisfiihrung  in 
Capitel  Iir.  auch  auf  die  Ausdriicke  des  Zwanges  in  einem  continuirliclien 
Massensystem  angewendet  werden.  Wir  erlialten  daher  durch  das  ange- 
deutete  Verfahren  in  der  ïhat  sammtliche  Ausdriicke  fiir  die  Verschie- 
bungen^  welche  im  inneren  Massensystem  iiberhaupt  moglich  sind. 

Evir  dièse  Verscliiebungen  besteht  also  unter  der  angenommenen 
Hypothèse  die  Ungleichung  III,  (1^),  wenn  dieselbe  auf  das  innere 
System  bezogen  wird,  und  die  freien  Krafte  in  derselben  stammen  theils 
aus  denjeuigen  Ausdriicken  des  completen  Zwanges,  welche  ausser  den 
Verschiebuna'en    im    inneren   Système   auch    von   Verschiebunii'en    im 


74  JUTAUS  FAKKAS. 

îiussereu   Système  abliangen,   tlieils  aus  eventueller  Verauderung  tler 
Lage  der  Coordinaten-Axen. 

Besclirankeii  wir  uns  auf  diejeiiigeu  Verschiebuugen  im  inneren  Sy- 
steme^  welche  bei  Unbewegtlieit  eiues  Theiles  desselbeu  moglich  sind, 
so  sind  wir  zu  den  virtuelleu  Verschiebuugen  in  dem  anderen  Theile 
gelangt.  Jetzt  enthalten  die  Eelationen  des  Zwanges  und  ebenso  die 
llelatiou  ITI^  (12)  lediglicli  Componenten  der  virtuelleu  Verschiebungen, 
d,  h.  jeuer  elemeutareu  A'^erschiebungen  in  einem  Tlieile  (Haupttheil) 
des  inneren  Systems,  welche  bei  Unbewegtheit  des  anderen  Theiles 
(Nebentheil)  moglich  sind.  Indem  wir  jetzt  die  Kriifte  {dc.,^,'^)  Dr,  im 
Sinne  des  Capitel  III  den  neuen  Ilelationen  des  Zwanges  zuordnen^  ver- 
lieren  dièse  Krafte  ihre  anfiingliche,  in  IV^  (1)  inné  gehabte  Bedeutung, 
und  bedeuten  jetzt  offenbar  die  Wirkungen  derjenigen  Zubehore  ÇRei- 
bung  u.  s.  w.)  des  Zwanges,  welche  bei  der  gedachten  linbewegtheit 
des  Nebeutheiles  zur  Geltuug  gelangeu  wilrden. 

§  2.)  In  der  Mechanik  des  Aethers  sollen  innere  Massensysteme  nur 
auf  die  Weise  gewiihlt  werden,  dass  die  îiusseren  Système  ganzlich 
ausserhalb  des  Eaumes  der  inneren  Système  fallen,  d.  h.  das  iunei'e 
System  soll  aile  Bestandtheile  enthalten,  welche  iu  einem  Theile  des 
Eaumes  enthalten  sind.  Dann  hat  man  nur  auf  passende  Weise  Aus- 
driicke  des  Zwanges  fiir  das  innere  System,  und  freie  Druckkrafte  an 
Grenzflachen  zu  definiren. 

In  einfacheren  Tallen  kann  dabei  der  ganze  pondérable  Theil  des 
inneren  Systems  als  Nebentheil  gelten,  also  mûssen  bloss  diejenigen 
moglichen  Storungen  des  Aethers  in  Betracht  koinmen,  welche  bei  un- 
bewegtem  ponderablen  Theile  des  inneren  Systèmes  moglich  sind.  So 
z.  B.  im  Falle  des  sogenannten  reineu  Aethers,  da  nur  unter  der  Vor- 
aussetzung  widerspruchsfrei  entsprechende  Zwangs-Ausdriicke  fiir  den- 
selben  aufgestellt  werden  kounen,  dass  derselbe  in  der  Wirklichkeit 
kein  reiner  Aether  ist,  sondern  iibcrall  mit  Spuren  von  ponderabler 
Materie  gemengt  vorkommt. 

Die  Ausdrûcke  des  Zwanges  beziehen  sich  der  Natur  der  Sache  ge- 
miiss  auf  kinematische  Grossen  (III,  2),  welche  entweder  unmittelbar 
fur  die  moglichen,  beziehungsweise  virtuelleu,  Yerschiebuugen  formulirt 
in  Anwendung  kommen,  oder  aber  durch  die  moglichen,  beziehungs- 
weise virtuelleu,  Yeranderungen  elt'ectiver  kinematischer  Grossen  be- 
stiinuit   werden.    Man  gelangt  z.  B,  zu  dem  mechanischen  Bilde  des 


ALLGEMEINE  PRINCIPIEN  FUll   DIE  MECIIANIK    DIOS  AKTHERS.  75 

clecti'o-inaguetisclien  Kvaft-Eeldes  ira  ^reineii'''  Aetlier^  wenii  maii  die 
Voraussetzung  zu  Gruiule  legt,  dass  im  „rciiieu"  Aetlier  die  Dreliuugs- 
Wiiikel  der  kleinsten  Tlieile  durcli  virtuelle  Aeiideruiig  iiicht  vergrossert 
werden  konneu. 

Vi'xv  gewisse  Korper  muss  angeuommeu  werdeu^  dass  in  deiiselben 
Theile  des  Aethers,  welche  einzeln  denselbeu  liaura  ausfiUleii,  verschie- 
deiieu  Zwangen  uuterworfeu  sind,  so  dass  in  dieseu  Korpeni  quasi  ver- 
schiedene  .  Aether-Bestandtheile  enthalten  sind.  Aussei'dem  muss  zuge- 
geben  werden,  dass  Urawandlnngen  zwischen  diesen  Bestaudtlieilen 
des  Aethers  vor  sicb  gelieu  kunnen,  d.  h.  die  Masse  Einzelner  mit  stetiger 
Abualime  in  die  Masse  Anderer  ilbergeben  kann. 

Die  Erfabrung  Aveist  darauf  hin_,  dass  die  lieibung  zwischen  Aether 
und  ponderabler  Mateiie  in  den  Grenzschichten  (Oberfliichen-Eeibung) 
fiir  die  wahrnehmbaren  Bewegungen  nur  ausserordentlich  klein  sein 
kann.  Durch  dièse  Erfabrung  ist  nicht  ausgeschlossen,  dass  sicli  zwi- 
schen Aether  und  ponderabler  Materie  zumal  innerlich  (raumlich)  eine 
betriichtliche  Reibung  offeubart.  Dièse  Moglichkeit  muss  auch  in  Be- 
tracht  gezogen  werden  und  zwar  um  so  mehr,  als  derselben  auch  nicht 
die  von  Lorentz  fest  gehaltene  Annahme  widerspricht,  dass  der  Aether 
an  der  wahrnehmbaren  Bewegung  der  Korper  nicht  Theil  niinrat. 


Eûr  die  Ausdriicke  des  Zwanges  kann  gar  keine  erklii rende  Vorstel- 
lung  gefunden  werden,  auch  niclit  fiir  die  einfaclisten  vorbildlicheu, 
wie  z.  B.  fiir  diejeuige  der  Incompressibilitilt,  —  umso  weniger  fiir  die 
Ausdriicke  der  Zwangs-Zubehore.  Dièse  Ausdriicke  sind  lediglich  als 
grundlegende  Definitionen  der  materiellen  Beschaffenheit  an  zu  sehen. 
Die  Erklarung  einer  Erscheinung  oder  einer  Erscheinungs-Gruppe  be- 
steht  dann  darin,  dass  ein  derartiges  mechanisches  Analogon  fiir  dieselbe 
construirt  wird,  in  welchem  bloss  der  angenommene  Zwang  sammt  Zu- 
behore  in  Verbindung  mit  der  priucipielleu  Ungieichung  IV^  (1)  respec- 
tive III,  (12)  uuerkliirt  vorkommt,  ailes  iibrige  aber  mit  logischer 
Eolgerichtigkeit  sich  ans  diesen  unerklarten  Anfangen  entwickeln  liisst. 
Dièse  sind  hier  als  die  letzten  Stiitzen  der  Auffassung  zu  betrachten. 

Universitiit  Kolozsvar  (Ungaru). 


NOTIZ  ÛBER  DIE  FOUMEL  FUR  DEN  D  R  U  C  K  DER  GASE 


LUDWIG  BOLTZMAWN. 


Palis  das  voii  den  Molekûlen  wii'klich  evfiillte  Volumeii  gegen  das 
gesammte  Tolumeu  eiues  Gases  uiclit  verschwiiidetj  erfordert  die  be- 
kauiite  Formel  fiir  deu  Druck  des  Gases  eiue  Correction^  deveu  erstes 
Glied  zuei'st  von  van  der  Waals  berechnet  wurde.  iVuf  besonders 
élégante  Weise  wurde  der  Ausdruck  filr  dièses  Glied  liernacli  von 
H.  A.  LoRENTZ  aus  dem  A^irialsatze  abgeleitet.  Ich  habe  uocli  s])iiter^ 
iu  meinem  Bâche  „  Vorlesnngen  iiber  GastheoTu"  Bd.  I,  ])ag.  1 ,  eine 
Méthode  zum  Berechnung  dièses  Gliedes  angegeben,  \A'eIche  zwar  etwas 
umstiindlich  ist^  aber  sich  dadurch  aaszeichnet  dass  sie  besonders  direct 
ohne  Zuhilfenahme  frenîder  Begrifl'e  ziiin  Ziele  tuhrt. 

Da  beziiglich  des  zweiten  Gliedes  der  in  Eede  stehendeu  Correction  ge- 
wisse  ZM^eifel  aufgetaucht  sind^  so  scheintesmirnichtganzunuiitzdarauf 
aufmerksam  zu  macheii,  dass  nacli  der  zuletzt  erwahiiten  Méthode  aucli 
dièses  zweite  Correctionsglied  berechnet  werden  kann.  Es  ist  zu  diesein 
Behufe  bloss  nothwendig,  sowohl  bei  Bereclmung  des  A'^olumens^  das 
einem  neu  hinzukorameiiden  Molekiile  ini  gauzen  Gase  zur  Yerfiigung 
steht,  als  bei  Berechnung  des  analogcn  Volunieus  innerhalb  des  dort 
mit  7  bezeichneten  Cylinders  die  Genauigkeit  um  ein  Glied  weiter  zu 
treibeu. 

Fiir  das  crstere  Yolumen  wurde  die  betreffende  E.echnung  bereits  an 
einer  spiiteren  Stelle  meiues  genaiinten  Bûches  durchgefidirt  (pag.  167). 
Es  ergab  sich  dafiir  unter  Beibehaltuug  der  Bedeutung  der  dort  ange- 
wandten  Buchstaben  der  Ausdruck  : 

,    ,    17  G'^V- 

^-2««  +  r6"r- 


NOTIZ  ilBER  DIE  FORMEL  FUR  DEN  DRUCK  DEE,  GASE.  77 

Dagegen  ist  die  Berechnung  des  Rauines,  welcher  iiuierlialb  des  Cyliu- 
ders  y  einein  ueu  hinzukoinmenden  Molekule  zur  Verfiiguiig  stelit^ 
zwar  ohne  principielle  Scliwierigkeit^  ffdirt  aber  auf  aûsserst  weit- 
schweifige  Auswerthung  von  Integralen,  welclie  vollkommen  analog 
gebaut  sind,  wie  die  von  J.  J.  van  Laar  in  einer  Mittheilung  an  die 
Amsterdam  mer  Académie  der  Wissenschaften  am  26  Jannar  1899 
behandelten.  Ich  liabe  mit  dieser  Auswerthung  einen  meiner  Schiller 
betraut_,  derselbe  ist  aber  vvegen  der  grossen  Weitlaiifigkeit  der  Eechuung 
damit  noch  nicht  fertig  geworden.  Ich  kann  daher  hier  auch  das  défini- 
tive Eesultat  nicht  mittheilen  sondern  muss  mich  mit  diesen  Andeu- 
tungeu  begniigen. 


SUR  LA  LOI  DE  DISTIUP.UTION  DE  LA  COMPOSANTE  HORIZON  TALE 
DU  MAGNÉTLSME  TERRESTRE  EN  FRANCE 


PAR 


E.    MATHIAS. 


Depuis  six  aus  environ,  j'ai  entrepris,  d'accord  avec  M.  B.  Baillaud, 
directeur  de  l'observatoire  de  Toulouse,  l'étude  détaillée  de  la  distribu- 
tion du  magnétisme  terrestre  dans  la  région  toulousaine.  Gomme  M. 
MouREAUX,  dont  j'ai  suivi  les  errements,  j'ai  effectué  les  mesures  au 
moyen  de  deux  boussoles  de  voyage  construites  par  Brûnner;  les  ad- 
luirables  instruments  qui  m'ont  servi  appartiennent  au  Laboratoire  de 
Physique  de  l'Ecole  normale  supérieure  et  m'avaient  été  très  gracieuse- 
ment prêtés  par  M. M.  Yiolle  et  Brillouin,  que  je  prie  de  bien  vouloir 
agréer  mes  sincères  remerciments. 

Conformément  au  système  de  cartes  que  j'ai  proposé  en  1^97  ')^  j'ai 
raj)porté  toutes  les  localités  à  une  station  de  référence  et  déterininé  la 
différence  entre  chacun  des  éléments  magnétiques  mesurés  en  un  endroit 
X  et  l'élément  correspondant  ^)  de  l'Observatoire  de  Toulouse.  A  cet 
effet,  je  déterminais  la  différence  {X — Parc),  grâce  à  M.  Moureaux  qui 
a  bien  voulu  me  communiquer  tous  les  éléments  magnétiques  du  Parc 
St.  Maur  dont  j'avais  besoin,  et  en  retranchant  de  cette  différence  la 
différence  (Toulouse — Parc)  contemporaine  j'obtenais  la  différence  cher- 
chée (Z — Toulouse).  Cette  différence  étant  une  fonction  très  lente  du 
temps,  on  peut  considérer  comme  comparables  entre  eux  les  nombres 
obtenus  à  quelques  années  d'intervalle;  l'influence  de  l'altitude  étant 


')  E.  Mathias.  Mém^  de  VAcad.  des  Se.  de  Toulouse,  9e  série,  t.  IX,  p.  438, 
1897  et  Journ.  de  Phys.  de  1897. 

^)  Les  éléments  correspondants  se  rapportent  à  des  heures  locales  identiques. 


SUR  LA  LOI  DE  DISTRIBUTION,   ETC.  79 

excessivement  faible,  il  s'ensuit  que  les  différences  {X — Toulouse),  pour 
un  élément  donné  et  un  intervalle  de  quelques  années,  sont  exclusive- 
ment fonction  des  différences  de  longitude  et  de  latitude  géographiques 
de  l'endroit  X  et  de  l'Observatoire  de  Toulouse. 

Soit  (A  long.)  et  (Alat.)  ces  différences;  pour  une  région  peu  étendue, 
la  diti'érence  (A' — Toulouse)  devra  pouvoir  être  représentée  par  une 
relation  de  la  forme  a-  (A  long.) -f- y  (A  lat,),  x  et  y  étant  des  constantes 
numériques  convenables. 

Dans  le  but  d'appliquer  la  méthode  précédente  à  la  composante  ho- 
rizontale, j'ai  réuni  70  observations  faites  dans  la  région  de  Toulouse 
et  se  décomposant  ainsi:  IS  de  M.  Moureaux  faites  en  189.5  et  189G, 
4  de  M.  J.  FiTTE,  mon  ancien  assistant,  faites  en  1896,  et  48  de  moi- 
même  obtenues  en  1895,  1896  et  1899.  La  formule  provisoire  (1),  ob- 
tenue par  tâtonnements, 

(1)  A^=  — (A  long.)  — 8  (A  lat.) 

a  permis  d'éliminer  16  ')  observations  se  rapportant  à  des  localités  ano- 
nuiles.  Les  54  observations  restantes  comprenaient  14  observations  de 
M.  Moureaux,  3  de  M.  Fitte  et  37  de  moi-môme;  elles  ont  fourni  54 
équations  à  deux  inconnues  qui  ont  été  résolues  ])ar  la  méthode  des 
moindres  carrés  ^)  et  ont  donné  la  formule  (2) 

(2)  AH=  — 1,26  (A  long.)  —  7,42  (A  lat.) 

dans  laquelle  AR  est  la  différence  (X — Toulouse)  pour  une  époque 
moyenne  voisine  de  1896,  cette  différence  étant  exprimée  en  unités  de 
cinquième  ordre  décimal,  (A long)  et  (Alat.)  étant  exprimés  en  minutes. 
Le  tableau  suivant  montre  avec  quelle  exactitude  la  formule  (2) 
représente  les  observations  des  54  stations  considérées  comme  régulières: 

Th.  M.  =  Th.  Moureaux,  F.  =  1'itti':,  M.  =  Mathias. 


')  Voir  la  note  au  bas  de  la  page  82. 

^)  Par  M.  CAunKT,  calculateur  de  l'Observatoire  de  Toulouse,  que  je  remercie 
de  sou  précieux  concours. 


80 


E.   MATHIAS. 


Départe- 
ment 


Station 


A  long.)  j  (A  lat.) 


A// 

obs. 


A// 

cale. 


A  71 

(cale— obs.) 


Obser' 


A  riége 


Gers 


Haute-    ; 
Garonne 


Hautes-  i 
Pyrénées  ( 

Lot      j 

Lot-et-    j 
Garonne  I 

Tarn      j 

Tarn-    ! 

et-       I 

Garonne  ' 


1  Eoix .... 

2  Paraiers  . 

3  St.  Girons 

4  Auch  .  .  . 

5  Condom  . 

6  Mirancle  . 

7  Cologne  . 

8  l'Isle- 

Jourclain . . 

9  Manvezin .  . 
10  Miradoux.  . 

llPlieux 

12Riscle 

13  St.  Clar..  .. 
14'Tournecoupe 

15  St.  Gaudens. 

16  Villefranche- 

de-L 

1 7  Cazères .... 

18  Fronton  .  .  . 

1 9  Grenade  .  .  . 

20  Montastruc- 
la-Conseillère 

21  Montréjeau. 
22St.Paul-sur- 

Savre 

23  Yidouze 

24  Gatus  .  . 

25  St.  Géry 
20  Agen  .  . 
27Nérac.. 

28  Albi.  .  . 

29  Gaillac . 

30  Montauban- 

Beau  soleil 

31  Montauban- 

Gare 


—  8',95 
— 10',05 

+19',45 

-h53',25 
-h65',95 
-h63',95 

+28',75 

+  23',25 

+35',1 

+41',3 

+43',4 

-[-92',45 

+4r,3 

+39',0 

+44',  05 

— 15',05 

+22',4 
+  4',4 
+  9'/J5 

—  7',45 
+  53',55 

+13',9 
+90',55 

+   7',5 

—  7',4 
+  51V55 
+67',05 
— 41',05 
—2  6',  8  5 

+  4',25 

+  7M 


— 39V25  +326 
— 29',65  +256 
— 37',55+255 
+  l',95—  71 
+21',15— 222 


—  5',95 
+  6',75 

+  0'.25 
+  7',15 
+23',45 
+  19',95 
+  2',5 
+17',3 
+  14',8 
— 29',75 

— 12',85 
—24',  7  5 

+  13',85 
+  10',0 

+  6',6 
— 31',15 

+  5',05 

—  9',45 

+  56',6 
+51',9 
+35',  15 
+31',25 
+  18',05 
+  17',35 

+23',75 

+2  4',  05 


—  6 
—100 

—  32 
—110 
—236 
—201 
—153 
—179 
—192 
+  165 

+  143 

+187 
—105 

—  83 

—  20 
+  134 

—  43 

—  27 

—425 
—392 
—315 
—307 

—  53 

—  87 

—160 
-164 


+302 
+233 
4-254 

—  81 
—240 

—  37 

—  86 

—  31 

—  97 
—226 
—203 
—135 
—180 
—159 
+  166 

+  114 

+156 
—109 

—  87 

—  40 
+  164 

—  55 

—  44 

—429 
—376 
—326 
—316 

—  82 
-  95 

-181 

-187 


—24 
—23 

—  1 

—10 
—18 
—31 

+  14 

+  1 
+  13 
+  10 

2 

+  18 

—  1 
+33 
+  1 

—29 
—31 

—  4 

—  4 

—20 

+30 

—12 
—17 

—  4 
+  16 
—11 

—  9 
—29 

—  8 

—21 
—23 


SUR  LA  LOI   DE  DTSTRIBUTION,  ETC. 


SI 


Départe- 
ment 

Station 

(A  long.) 

(A  lat.) 

A^ 

obs. 

A^ 

cale. 

AH 

(cale— obs.) 

Observ . 

32  Castelsar- 

rasin 

+20VS5 

+26',U5 

—195 

—219 

—24 

Th.  M. 

33        id. 

id. 

id. 

—244 

—219 

+25 

id. 

34  Moissac. .  .  . 

+  22',65 

+29',05 

—234 

—245 

—11 

M. 

35  Aucamville . 

-i-14',55 

+  1]',15 

—106 

—101 

+   -^ 

P. 

36  xVuvillars  .  . 

+  33',85 

+27',8 

—270 

—249 

+21 

M. 

37  les  Barthes . 

+  17',0 

+29',0 

—226 

—236 

—10 

id. 

38  Beanniont- 

de-Lomagne 

+27',65 

+  15',65 

—145 

—151 

—  6 

id. 

39  Bressols  .  .  . 

+  7',15 

+21',15 

—143 

—166 

—23 

id. 

40  Castel- 

maja-au . .  . 

+  25',35 

+25',05 

—217 

—218 

—  1 

id. 

41  Escazeaux . . 

-i-26',25 

+  13',15 

—113 

—131 

—18 

id. 

Tarn 

42  Esj)arsac . .  . 

+  31',35 

+  17',55 

—163 

—169 

—  6 

id. 

et 

43  Grisolles . .  . 

+  10',25 

+  13',0 

—  99 

—109 

—10 

id. 

Garonne 

44  Labastide 

St.  Pierre  . 

+   5V55 

+  18M5 

—117 

—142 

—25 

id. 

45  Lafrançaise . 

+  12',75 

+30',75 

—243 

—244 

—  1 

id. 

46           id. 

+  13',05 

+31',1 

—260 

—247 

+  13 

id. 

47  Lavilledieu . 

^ll/,35 

+25',05 

—202 

—204 

0 

id. 

48  Lavit 

+32',05 

+21',05 

—169 

—195 

—26 

id. 

49  Marignac  .  . 

-f-31',6 

+  13',4 

—148 

—139 

+  9 

id. 

50Moutecli..  . 

+  13',0 

+  20',65 

—192 

—169 

+23 

id. 

5lSt.Arroumex 

+  27',65 

+22',75|— 207 

—204 

+   '-^ 

id. 

52  St.  Nicolas- 

de-la-Grave 

+  26',05 

+2  7',  15— 234 

—234 

0 

id. 

53  Valence 

d'Agen.  .  . 

+3  3',  7  5 

+29',55— 281 

—262 

+  19 

id. 

54Villebruraier 

+   <»',<^5 

+  17',85 

—121 

—133 

—12 

id. 

Le  tableau  précédent  montre  que  les  observations  des  stations  consi- 
dérées comme  régulières  sont  représentées  avec  une  erreur  généralement 
inférieure  à  20  unités  du  cinquième  ordre,  c^est  à-dire  avec  une  erreur 
inférieure  aux  erreurs  d'observation  en  campagne.  Cinq  localités  seu- 
lement fournissent  des  différences  {sll  cale — Ail  obs.)  un  peu  fortes 
et  à  la  limite  des  erreurs  d'observation,  ce  sont:  Albi,  Villefranche-de- 
Lauraguais,  Moutréjeau,  Mirande  et  Tournecoupe. 

ARCHIVES    NÉERLANDAISES,    SKRIE    II.    TOME    V.  6 


82 


E.  MATHIAS. 


Le  tableau  suivant  montre  comment  se  comportent  par  rapport  à  [2] 
les  stations  éliminées  ^)  par  la  formule  (1): 


Départe- 
ment 

Station 

(A  long.) 

(A  lat.) 

Ail 

obs. 

Ail 

cale. 

AH 

(cale— obs.) 

Observ. 

Ariége 

1  Saverdun  .  . 

—  7',05 

— 22',35 

+237 

+  174 

—63 

Th.  M. 

â  Lectoure . .  . 

+  50',55 

+  18',95 

—248 

—  204 

+44 

id. 

Gers 

3  S^«  Marie. .  . 

+  3  5',  05 

+  3',0 

—117 

—  66 

+  51 

M. 

4  Solomiac  .  . 

+  33',5 

+  11',85 

— isr 

—130 

+  57 

id. 

5  Boussens. .  . 

+29',25 

—25'/) 

+228 

+  153 

—  75 

id. 

Haute- 
Garonne 

6  Garbonne  .  . 

7  Gadours  .  .  . 

8  Cox 

+  14',75 

+  24M5 
+  24',9 

— 19',25 

+  ni 

+   9',1 

+  185 
—  34 
—155 

+  125 

—  83 

—  99 

—60 
—49 

+  56 

id. 
id. 
id. 

9  Muret 

+   7>)5 

—  9',05 

+  101 

+  57 

—44 

Th.  M. 

1 0  Gastelnau  de 

Lot 

1         Breteuoux . 

— 22',95 

+78',5 

—520 

—554 

—34 

M. 

1 1  Gramat .... 

— 16',25 

+  70',15 

—551 

—500 

+  51 

id. 

12  Souillac  .  .  . 

—  l',3 

+  76',55 

—614 

—566 

+48 

id. 

'  13  Combe- 

Tarn-et- 

1         ronger. .  .  . 

+  21',0 

+  14',95 

—104 

—137 

—33 

Y. 

Garonne 

i  14  Verdun-sur- 

1          Garonne.  . 

+  13^,15 

+  14'/25 

—169 

—122 

+47 

M. 

Tarn 

!  1 5  Lavaur .... 

— 21',45 

+  5'J5 

—  44 

—  11 

+33 

Th.  M. 

Parmi  les  ]  5  stations  du  tableau  précédent  on  trouve  Gasteinau-de- 
Bretenoux,,  Gomberouger  et  Lavaur  qui  donnent  res])ectivement  ])ouv 
la  ditl'érence  (A// cale. — A// obs.)  les  valeurs  — 34,  — 33  et  +33  qui 
sont  tout  à  fait  comparables  à  celles  d'Albi,  Villefranche-de-Laura- 
guais,  etc.  tandis  que  les  12  autres  localités  paraissent  nettement  anomales 
comme  fournissant  des  différences  égales  ou  supérieures  en  valeur  ab- 
solue à  44  unités  du  cinquième  ordre. 

La   formule  (2)  Jie  représente  pas  seulement  la  distribution  régulière 


')  Les  stations  éliminées  se  trouvaient  d'abord  au  nombre  de  IG:  une  erreur 
de  10'  avait  été  commise  par  niégarde  sur  la  latitude  de  Lannemezan  (Iltes. 
Pyrénées)  de  sorte  que  cette  station  qui  est  parfaitement  régulière  avait  été  indû- 
ment considérée  comme  fortement  anomale. 


SUR  LA  LOI   DE  DISTRIBUTION,  ETC.  83 

de  l;i  composante  horizontale  dans  la  région  représentée  par  les  S  dé]:)ai'- 
teinents  auxquels  appartiennent  les  stations  régulières  qui  ont  servi  à 
la  déterminer,  elle  s'applique  à  taule  la  France,  abstraction  faite  des 
anomalies  bien  entendu.  Grâce  à  elle,  j'ai  pu  retrouver  avec  des  diffé- 
rences généralement  inférieures  aux  erreurs  d'observation  la  plupart  des 
nombres  que  M.  Moureaux  a  déterminés  dans  sou  travail  magistral  suf 
la.  carte  magnétique  de  la  France,  nombres  qu'il  a  ramenés  tout  récem- 
ment à  l'époque  uniforme  du  1"''  janvier  1890  ').  Dans  ce  cas,  A//, 
exprimé  en  unités  du  cincjuième  ordre  décimal,  a  pour  valeur 

105.  iT.,.., 0—21780, 

//,,.,;)(■,  étant  la  composante  horizontale  de  la  station  2' au  l*^^' janvier 
189()  donnée  par  M.  Moureaux  et  0,21780  étant  la  composante  hori- 
/-ontale  à  l'Observatoire  de  Toulouse  pour  la  même  date  "). 

Lorsque  la  différence  absolue  des  AH  calculés  et  observés  est  infé- 
rieure à  ^30  au  35  unités  du  cinquième  ordre,  on  peut  considérer  la 
station  A  comme  régulière;  si  la  différence  absolue  est  supérieure  à  10 
unités,  on  a  vraisemblablement  affaire  à  une  anomalie  dont  l'importance 
est  2^1'oportionnelle  à  la  valeur  absolue  de  cette  différence.  On  peut 
ainsi  séparer  très  aisément  les  stations  anomales  des  stations  régalières. 

Le  tableau  suivant  donne  le  résultat  de  cette  méthode  appliquée  à 
dix-sept  départements  dont  toutes  les  stations  sont  régulières. 

Les  noms  de  stations  suivis  d'un  ou  de  deux  astérisques  indiquent 
(pie  les  observations  correspondent  respectivement  a  une  situation  inagné- 
1i(|ue  fortement  troublée  ou  à  une  perturbation  magnétique. 


')  Tu.  Moureaux,  Réseau  magnéti(^[ue  de  la  France  au  1^'  Janvier  189(>.  — 
Annales  du  Bureau  cenlral  inéléréoJtxiuiue  pour  1898. 

')  Obtenue  en  ajoutant  à  0,19G0(),  composante  horizontale  du  Parc  St.  Maur  au 
l«i"  janvier  1896,  le  nombre  0,02180  qui  est  la  différence  (Toulouse — Parc)  pour 
le  commencement  de  189G  déduite  des  observations  absolues  faites  à  l'Obser- 
vatoire de  Toulouse. 

Les  cordonnées  géographiques  de  l'Observatoire  de  Toulouse  sont: 
Longitude  =  0°  52', 75  ouest, 
Latitude  =  •43^3G',75  nord. 

6* 


84 


E.  MATHIAS. 


Stations. 


(A  long.) 


(A  lat. 


H. 


-21780 


A//  AH 

Calculé  j(calc. — obs.) 


Belley. 
Bourg . , 

Nantua 


— 253'.4.5 
— 225',05 
— 249',25 


1.  Ain. 


+  128',75|  0,2113 
+155',lo  0,2090 
+1.52',45  0,2095 


Privas, 


Arcis-sur- Aube .  . 
Bar -sur- Aube  .  .  .  . 

Bar-sur-Seine 

Nogent-sur-Seine. , 
Romill_y-sur-Seine 
St.  Julien 


Carcassonne. . 
Castelnaudary 

Limoux 

Narbonne.  .  . 
La  Nouvelle. 


2.  —  Ardèche. 

-188',85|+  fi7',25|  0,2151] 
3.  —  Aube. 


650 

880 
830 


2701 


630 

867 
816 


— 160',05 
— 195',45 
— 175',85 
—121',  55 
— 135',75 
— 157',95 


+  295',25 
+277',85 
+270',25 
+293',25 
4-293',95 
+279',25 


0,1982 

—1960 

—1990 

0,1999 

—1790 

—1815 

0,2001 

—1770 

—1783 

0,1979 

—1990 

—2023 

0,1979 

—1990 

—2010 

0,1990 

—1880 

—1873 

5  4',  2  5 
29',35 
45',65 
93',05 

94',85 


4.  —  Aude. 


23',85 
17',85 
3  3',  7  5 
25',25 
35',55 


0,2201 

+  230 

+  245 

0,2196 

+  180 

+  170 

0,2211 

+  330 

+  308 

0,2207 

+  290 

+  305 

0,2218 

+  400 

+  384 

+  14 
+13 
+  14 


261 I     +   9 


—30 
—25 
—13 
—33 
—20 
+   7 


+  15 
—10 

22 

+  15 
—16 


5.  —  Bouches-du-Ehône. 


Aix 

Arles 

Aubagne . . 
Marseille . . 


Le  Chapus. 
Jonzac. .  .  . 
Marennes. . 


I— 238',75|— 
-189',75|+ 
-246',35 
-2  3  6',  15 

6.  —  Cliarente-Inférieure. 


4',  8  5 

0,2214 

+  360 

+  337 

3',55 

0,2198 

+  200 

+  213 

18',75 

0,2222 

+  440 

+  450 

18',35 

0,2221 

+  430 

+  434 

+157',25 
+  114',45 
+  153',55 


+  134',45 
+  109',45 
+  132',95 


0,2062 
0,2085 
0,2060 


—1160!— 1195 


—  930 
—1180 


-  957 
-1179 


—23 
+  13 

+  10 
+  4 


—35 

—27 

+  1 


SUR  LA  LOI  DE  DISTRIBUTION,  ETC. 


85 


Stations. 


(A  long.) 


(A  lat.) 


H. 


-  21780 


Calculé 


AH 

(cale. — obs). 


liochefort 

La  Rochelle 

Royan 

St.  Jean  d' Angel j . 
Saintes 

Beaune 

Cliâtillon-sur-Seine 

Dijon 

Is-sui--Tille 

Saulieu 

Semur 


+  145',  5  5 

-[-158',25 
-f-148',15 
+  117',45 
+  125',05 


— 203',75 
— 186',75 
— 2 15', 45 
— 219',95 
— 167',75 
— 173',25 


+  140',55 
-i-153',25 

-|-]20',55 
+  139',45 

+  127',65 


0,2057 
0,2046 
0,2072 
0,2062 
0,2069 


-1210—1226 
-1320'— 1336 
-1060—1081 
-1160—1182 
-1090—1104 


Côte  d'Or. 


+2  04',  6  5 

+255',75 
+223',75 
+  234',  5  5 
+  219',65 
+  232',35 


0,20521 
0,2013 
0,2037 
0,2032 
0,2034 
0,2027 


-1260 
-1650 
-1410 
-1460 
1440 
-1510 


—1261 
—1662 
—1388 
—1463 
—1418 
—1505 


-16 
-16 
-21 
-22 
-14 


] 


—12 

+  22 
—  3 
+22 
+   ^^ 


Doubs. 


Baniue-les-Daraes 
Besançon  .  .  . 
Montbéliard  . 
Morteau  .... 
Pontarlier.  .  . 
St.  Hi2)poljte 


— 294',05 
— 271',95 
— 321',25 
— 309',25 
— 293',35 
— 321',75 


+224',25 
+218',05 
+234',15 
+206',95 
+  196',95 
+222',55 


0,2046 

—1320 

—1293 

0,20)0 

—1280 

—1275 

0,2043 

—1350 

—1332 

0,2060 

—1180 

— 1145| 

0,2069 

—1090 

—1091 

0,2051 

—1270 

—1246 

+27 

+   -^ 

+  18 
+  35 
—  1 

+24 


9. 


Drui 


Die 

Dieulefit 

Livron'^ 

Montélimar ........ 

St.  Eambert  d'Albon, 
Valence 

Moutbrison 

Roanne"^ 

St.  Etienne'^ 


-235',15 
-216',55 
202',55 
-197',75 
-201',55 
-205',65 


+  6  8',  5  5 
+  54',45 
+  69',95 
+  56', 65 
+101',i5 
+  7  8',  6  5 


0,2154 

—  240 

—  212 

0,2164 

—  140 

—  131 

0,2152 

—  260 

—  264 

0,2161 

—  170 

—  171 

0,2132 

—  460 

—  496 

0,2144 

—  340 

—  324 

10. 


Loii'( 


-156',15i  +  119',65[  0,2107] 
-155',35 +li'^^',05  0,2091 
-174',95+110',95|  0,2116 


710 

870 
620 


691 

888 
603 


+28 

+  9 

—  4 

—  1 
—36 

+  16 


+  19 
—18 

+17 


86 


E.   MATHIAS. 


Statious. 


(A  long. 


(A  lat.) 


^OG 


10^^ 

—  21780 


Ajy 

Calculé 


AH 

(cale. — obs.) 


11, 


Lot. 


Caliors. . 
ligeac. . 
Gourd  ou 


Ageu  (1884) 

Agen  (1895) 

Marmande'^ 

Nérac 

Villeueuve-suv-Lot. 


Cerbère 

Céret 

Perpignau"^"^  (1885) 
Perpignan  (1887) .  . 
Perpignan  (1896) .  . 

Prades  (1894) 

Prades(1895) 


Autun 

Châlon-sur-Saûne 

Charolles 

Louhans 

Mâcou 

Tournus 


1+     0',95 
I—  35',45 

!+     4'.95 


+  49',  7  5 

0,2142 

—  360 

—  370 

+  59',65 

0,2138 

—  400 

—  398 

+  67',55 

0,2127 

—  510 

—  507 

12.  —  Lot-et-Garonne. 


+  51',55|+  35',15 

id.  id. 

+  76',95  +  53',65 
+  67',05  4-  31',25 
+  45',75|+  47',15 


13.  —  Pyrénées  Orientales. 

-102',95 

-  75'.95 

-  85',55 
id. 
id. 

-  58',05 
id. 


0,2144 

—  340 

—  326 

0,2146 

—  320 

—  326 

0,2131 

—  470 

—  495 

0,2147 

—  310 

—  316 

0,2139 

—  390 

—  407 

70',25 

0,2244 

+  660 

+  631 

67',05 

0,2240 

+  620 

+  593 

54',65 

0.2231 

+  530 

+  514 

id. 

0,2231 

+  530 

+  514 

id. 

0,2230 

+  520 

+  514 

60',55 

0,2232 

+  540 

+  519 

id. 

0,2231 

+  530 

+  519 

14. 


Saône-et-Loire. 


-170',05j+200',85 
-203',75:-i-190',65 
-169',85|-fl69',25 


-225',45 
-201',95 
-206',65 


+181',05 

+  162',85 
4-177',15 


0,2048 
0,2060 
0,2071 
0,2070 
0,2082 
0,2070 


—1300—1276 
—1180—1158 
—1060—1042 
—1080—1059 
—  960—  954 
—1080—1054 


Bressuire*"^ . 

Melle-^ 

Niort  ..... 
Partlienay*. 
St.  Maixent. 


15.  —  Deux-Sèvres. 


+117',55|  +  193',45 
4-  95',55!-hl56',25 
+  113',55|  +  162',35 
+  101',35-j-lS2',05 
4-   99',S5j4-166',55 


0,2022 

—1560 

—1583 

0,2049 

—1290 

—1279 

0.2044 

—1340 

—1347 

0,2033 

—1450 

—1478 

0,2040 

—1380 

—1361 

SUll   LA   LOI  DE  DISTRIBUTION,  ETC. 


87 


Stations. 


(^  long.) 


(A  lat. 


H. 


-  21780 


A// 

Calculé 


AH 

(cale. — obs.) 


16. 


Vienne. 


Cliiltellerault^ .  .  . 

Loudun 

Montmorillon  .  .  . 
Poitiers  (1884). 
Poitiers*  (1893). 


Bellac 

Limoges 

E-ochechouart 

St.  Sulpice-Lauvicre 
St.  Yrieix 


+  54',05 
+  82',55 
+  35',35 
+  68',55 
id. 


+  192V45 

4-201',45 

4-l68',25 

+  177V55 

id. 


0/2027 

—1510 

—11951 

0,2019 

—1590 

—1621 

0,2047 

—1310 

—1292 

0/2035 

—1430 

—1403 

0,2039 

—1390 

—1403 

17.  —  Haute  Vienne. 


+  25',05 
+  10',  3  5 
+  •37',55 
—  l',25 
+  14',  9  5 


+  150',75 
+132',45 
4- 133',  35 
+  145',85 
+  114',05 


0,2062 

—1160 

—1150 

0,2075 

—1030 

—  995 

0,2076 

—1020 

—1036 

0,2069 

—1090 

—1080 

0,2088 

—  900 

—  865 

+  15 
—31 

+  18 
+27 
—13 


+  10 
+  35 
—16 
+  10 

+  35 


A  côté  de  ces  départements  entièrement  réguliers  '),  on  en  trouve  27 
qui  ne  présentent  cliacun  qu'une  anomalie  sur  une  moj^enne  de  5  à  6 
stations  par  département*^);  le  tableau  suivant  donne  pour  ces  départe- 
ments presque  réguliers  la  comparaison  des  A  //  observés  et  calculés. 
Les  stations  anomales  sont  indiquées  par  des  italiques. 


Stations. 


(A  long. 


(A  lat. 


/4, 


lO^i^ 

-21780 


A// 

Calculé 


AH 

(cale. — oljH.) 


1.  —  Aisne. 


Château-Thierry .  . 
i/inm  (1891)..  .  . 

Laon(l885) 

Laon  (1891) 


— 117',25 
— 157',95 
— 130',05 
— 130',65 


+  325',35 
+  377',95 
+  357',95 

+358',85 


0,19551—2230 
0,1926—2520 
0,1930  —2480 
0,1926  —2520 


—2266 
—2605 
—2492 
—2498 


-36 

-85 
—12 


')     Il  peut  subsister  un  doute  très  sérieux  sur  Tentière  régularité  de  VArch'ciie, 
dout  M.  MoiJKKAux  n'a  visité  (jue  le  clief-lieu  Privas. 

^)     Le  département  des  VWye.s  fournit  2  anomalies  sur  un  total  de  1-1  stations. 


88 


E.  MATHIAS 


Stations. 

(A  long.) 

(A  lat.) 

Ih, 

—  21780 

Ai/ 

Calculé 

AH 

(cale— obs.) 

Le  Nouvioii-eu-Thié- 

rache 

St.  Quentin 

Soissons 

—139',  15 
— 110',25 
— 113',05 
— 145',95 

+383',45 

+372',95 
+  344',95 

-^372'.75 

0,1913 
0,1915 
0,1939 
0,1920 
0,1940 

—2650 
—2630 
—2390 

—2580 
—2380 

—2670 

—2628 
—2417 

—2582 
—2388 

—20 

+  2 
—27 

Vervins 

—  2 

Yillers-Gotterets  .... 

—  97',75  +338',45 

—  8 

Commentiy^ . 
Gannat^ .... 
Montluçon"^^. 

Moulins 

La  Palisse"^ . . 
Yichy^ 

Barcelonnette 

Digne 

Porcalquier . . 
Sisterou 

Charle ville. .  . 

Givet 

Mézières  .  .  .  . 

Rethel 

Sedan"^ 

Youziers.  .  .  . 


-  76',75 
-105',15 

-  68',15 
-lll',75 
-130',65 
-118',95 


+  161',35 

0,2070 

—1080 

—1101 

4-148',85 

0,2075 

—1030 

—  972 

+  163',45 

0,2066 

—1120 

—1126 

+  ]77',25 

0,2060 

—1180 

—1174 

+  157',45 

0,2076 

—1020 

—1002 

+150',85 

0,2079 

—  990 

—  969 

3.  —  Basses  Alpes. 


-311',75 
-2  8  5',  6  5 
-2  5  9',  3  5 

-268',75 


+  46',35 

+  28',35 

+  20',95 

+  35',15 


0,2179 

+     10 

H-     49 

0,2189 

+   110 

+   150 

0,2194 

+   160 

+   172 

0,2186 

+     80 

+     78 

4. 


Ai'dennes. 


-19  4',  7  5 
-201',15 
-194',85 
-174',  8  5 
-207',65 
-195',35 


+36  9 ',8  5 
+391',85 
-{-369',25 
-i-353',25 

+  364',85 
+347',45 


0,1932 

—2460 

0,1917 

—2610 

0,1931 

—2470 

0,1939 

—2390 

0,1933 

—2450 

0,1917 

—2310 

—21 

+58 
—  6 
+   6 

+  18 
+21 


+39 
+40 
+  12 
—  2 


2499 

—39 

2654 

44 

2494 

—24 

2401 

—11 

2446 

+  4 

2332 

—22 

Avevron. 


Capdenac-Gare  .  .  . 

Millau 

Rodez 

St.  Afii-ique 

YiHefranclie-de-R. 


36',95 
97',75 
67',55 
86',35 


+  57',65 

+  29',15 

+  45',15 

+  20 ',4  5 


34',75  +  44',85 


0,2134 

—  44(1 

—  381 

0,2169 

—     90 

—     93 

0,2156 

—  220 

—  250 

0,2175 

—     30 

—     43 

0,2151 

—  270 

—  289 

+  59 
—  3 
—30 
—13 
—19 


SUR  LA   LOI   DE  DISTRIBUTION^  ETC. 


89 


Stations. 


(A  long.) 


(A  lat.) 


tL 


10^//      A7/ 
21780  Calculé 


AH 

(cale. — obs. 


6. 


Charente. 


Angoulême(1888). 
Barbezieux 


Cognac 


Ritjf'ec . 


'+  77V85|+121',65 
1+  96',75H-111V1'5 
+  107',05+124/,05 
1+  75',95|4-145V15 


0,2078|— lOOOj—  999j  +   1 

0,2081.—  940j—  918  —  8 

0,2073—1050—1055  —  5 

0/20651- 1130|— 1174  —44 


Corrèze. 


Brives 
Tulle.. 

Ussel.  . 


4',  15 
17',95 
51',05 


-h  92',15|  0,21101—  680 
4-  98',85  0,2107[—  710 
-f  115',65|  0,2090|—  880 


8. 


Creuse. 


678 

+  .^ 

710 

0 

993 

-113 

Boussac. . 
Guéi'et. .  . 

Belvés. .  . 
Bergerac . 
Niversac . 
Nontron . 
Péri  g  lieux 
Rlbérac . . 

Alais .... 
Nîmes . .  . 
Uzés .... 
Le  Yigan 

Luclion.  . 

Muret.  .  . 


—  42V35|+141V1'5  0,2074 


—  45',75  +164',35 
25',05-f  153',15 


0,2062 
0,20651 


-1040 
-1160 
-1 1  30 


-  996 
-1161 
-1104 


9. 


Dordoffne. 


+ 

26' 

,45 

+ 

57' 

,65 

+ 

39' 

,65 

+ 

48' 

,05 

+ 

45' 

,05 

+ 

83' 

,45 

+  69',85 

0,2122 

—  560 

—  551 

+  74',85 

0,2117 

—  610 

—  628 

+  91',75 

0,2104 

—  740 

—  730 

+  115',05 

0,2083 

—  950 

—  914 

-f  95',25 

0,2101 

—  770 

—  763 

+  98',05 

0,2101 

—  770 

—  812 

-157',75 
-175',95 

-177',25 
-128',75 

11.  - 


10.  —  Gard. 


+  30',45 

+  13',35 

+  24',05 

+  22',75 


Haute  Garonne. 


0,2181 

+  30 

—  27 

0,2190 

4-  120 

+  123 

0,2184 

-f  60 

+  45 

0,2176 

—  20 

-   6 

+  52',25|—  49',05 
+     7',95—     9',05 


0,2209 
0,2188 


+   310 

4-  100 


+ 


298 
57 


+-1.4 
—  1 
+26 


-f  9 
—  18 
+  10 
+  36 
+  7 
—42 


—57 
+  3 
—15 
+  14 


—12 
—43 


00 


E.   MATIIIAS. 


Stations. 

(A  long.) 

(A  lat.) 

^OC 

10^^ 

—  21780 

AiT    ^H 

Calcule  (cale. — obs.) 

St.  Gaudens 

Toulouse  (1884) 

Toulouse*  (1895).  .  . 
A^illefrauche-de-L. . .  . 

+  44',  05 

0 

0 
—  15',05 

—  29',75 

0 
0 

—  12',85 

0,2194+  160 
0,2175—  30 

0,2182+  40 
0,2192+  140 

+  166 

0 

0 
+  114 

+  6 
+30 
—40 

—26 

12.  —  Gers. 


Auch. , 

Coudoin 

Lecto'wre 

Miraude 

Arcaclion 

Bazas 

Blaye'^' 

Bordeaux 

Laugon 

Lesparre 

Libourne 

La  Réole 

Argeuton 

Le  Blanc 

Cliâteauvoux .  .  . 
La  Châtra  (1892) 
La  C/uUre  (1893) 

Issouduu 

Mers 

Grenoble 

St.  Marcellin..  .  . 
La  Tour-dii-Pin. . 
Vienne 


+  53',25 

+  65',95 

+  50',55 

+  63',95 


+  l',95 

0,2170 

—  80 

—  81 

+  21',15 

0,2155 

—  230 

—  240 

+  18',95 

0,2153 

—  250 

—  204 

—  5',95 

0,2177 

-  10 

—  37 

13.  —  Gironde. 


+  157',55 
+  100',75 
+  126',55 
+  118',85 
+  103',15 
+  144',  5  6 
+  101',55 
+  90',15 


+  62',45 

0,2114 

—  640 

—  661 

+  48',95 

0,2130 

—  480 

—  490 

+  91',15 

0,2096 

—  820 

—  835 

+  73',35 

0,2110 

—  680 

—  694 

+  56',75 

0.2124 

—  540 

—  551 

+  101',35 

0,2090 

—  880 

—  934 

+  77',75 

0,2109 

—  690 

—  704 

+  58',75 

0,2125 

—  530 

—  549 

14.  —  Indre. 


4',]  5 
23',45 
14',55 
3l',75 
32',05 
30',95 
25',05 


+178',85 
+  181',45 
+191',55 

+  178',65 
+178',55 
+200',55 
+  183',25 


15.  —  Isère. 


0,2042 

—1360 

—1322 

0,2038 

—1400 

—1376 

0,2039 

—1390 

—1403 

0,2075 

—1030 

—1285 

0,2067 

—1110 

—1284 

0,2031 

—1470 

—1449 

0,2044 

—1340 

—1328 

-256',45|+  93',85 
-231',65!+  92',65 
-239',85|  +  117',05 
-204',65+lll/,95 


0,2138 

—  400 

—  373 

0,2136 

—  420 

—  395 

0,2118 

—  600 

—  566 

0,2114 

—  640 

—  594 

SUR  LA  liOT   1)10   DISTRIBUTION,   ETC. 


91 


Stations. 


{A  loug.) 


(A  lat.) 


IL 


lO^Hl    Air 

-  21780  Calculé 


(ealc. — oby.) 


\Q.  —  Jura. 


(îlianipaguole  .... 

Bole 

Lons-le-Saulnier .  . 
St.  Claude 


— 267',55 
—242',  15 
— 245',35 
— 264',45 


+  187',85|  0,2072 
+209',35|  0,2049 
+  183',55[  0,2073 
-f  167',45|  0,2086 


1060 

—1056 

+  ^i 

1290 

—1248 

+42 

1050 

— 105^>. 

—  2 

920 

—  909 

+  11 

17. 


Laudes. 


JJax 

Mont-de-Marsan  .  .  . 

Morcenx 

St.  Martin-de-Hiux . 
St.  Sever 


+  150',55 
+  117',85 
+142',95 
+163',55 
+  121',55 


+ 
+ 

+ 

+ 


6',25 

0,2150 

—  280 

—  236 

16',25 

0,2154 

—  240 

—  269 

25',25 

0,2140 

—  380 

—  367 

l',75 

0,2161 

—  170 

—  192 

8',65 

0,2158 

—  200 

—  217 

+  44 
—29 
+  13 
—22 
—17 


18. 


Loir-et-Cher. 


lîlois  (1891) 1+  8',35 

La  Motte-Beuvrou  .  .  |—  33',55 

Romorautiu j —  16',  5  5 

Vendôme +  23',45 


+238',25 
+238',65 
+224',45 
+250',55 


0,2001 
0/2006 
0,2013 
0,1995 


1770 
1720 
-1650 
-1830 


-1778 
-1728 
-1644 

-1888 


-  8 

-  8 
6 

-58 


19. 


Lozère. 


Marvcjols 
Mendê..  . 
nihforl. 


-109',85|+  55',75 
-121',75+  54',15 

-148',0'5,+    'J'>'.0'J 


0,2150 

—  280 

—  277 

0,2150 

—  280 

—  248 

0,2154 

—  240 

—  185 

+  3 

+  32 
+  55 


20.  —  Haute  Marne. 


Bologne^ 

Boui'bonuc  les-Bains. 
Cliauinont  (1884).  .  . 
Chaumont  (1891).  .  . 
J  oinville-sur-Marne"^^ 

fjtaigres 

St.  Dizier 

Wassy 


— 220',35 
— 258',25 
— 220',35 

id. 
— 221',25 
— 23l',95 
-210',65 
-208',45 


+275',75 
4-260',45 
+269',55 

id. 
+290',25 
+254',95 
+302',75 
+  292',95 


0,2001 

—1770 

—1768 

0,2014 

—1640 

—1607 

0,2005 

—1730 

—1722 

0,2005 

—1730 

—1722 

0,1988 

—1900 

—1875 

0,2013 

—1650 

—1599 

0,1984 

—1940 

—1981 

0,1986 

—1920 

—1911 

+  '^ 

+  33 
+  '^ 
+  H 
+  25 

+51 
—41 
+   9 


92 


K.    ^[ATinAS. 


Stations. 


:a  long.) 


(A  lat.) 


H. 


—  21780 


AH 

Calculé 


AH 

(cale. — obs. 


CluUecm-  (tou  lier 
LavaF(18S8).. 
Laval  (1889)..  . 
Mayenne 


La  l'ièclie 

Mamers 

Le  Mans  (1885) 

Sablé 

St.  Calais 


Annecy 

Bonneville 

Cluimonix 

Emau-lcs- Bailla. 
St.  Julien 


Albi .  . 

Castres 
Gaillac 
Lavaur 


21.  —  Mayenne. 


+  12S',65-[-253',15 

4-132',85-i-267',65 
4- 133',  7  5 
+123',75 


0,1979 

0,1964 

4-268',35|  0,1964 

+281',35|  0,1956 


-1990 
-2140 
-2140 
-2220 


-2039 
-2153 
-2159 
-2243 


'>,'', 


Sarthe. 


+  92',35 
-h  66',05 
+  76',55 
+108',75 
+  43',  5  5 


+244V15 

0,1989 

—1890 

—1929 

+  284',!  5 

0,1961 

—2170 

—2191 

+262',45 

0,1975 

—2030 

—2044 

+254',05 

0,1982 

—1960 

—2021 

+258',85 

0,1982 

—1960 

—1975 

23.  —  Haute  Savoie. 


-279',35 

-297',85 
-325',  15 
-307',45 

-277',85 


+  137',  15 

0,2108 

—  700 

—  665 

+  148',05 

0,2104 

—  740 

—  723 

+  138',65 

0,2113 

—  650 

—  619 

+  166',95 

0,2100 

—  780 

—  851 

+  151',85 

0,2098 

—  800 

—  776 

24. 


Tarn . 


41',05 
46',  3  5 

26',85 
21',45 


+  18',05 
—  0',45 
+  17',35 
+     5',15 


0,2172 

—  60 

—82 

0,2188 

+  100 

+62 

0,2169 

—  90 

—95 

0,2173 

—  50 

-11 

25. 


Vendée. 


Fontenay-le'Comie . .  .  [  +  134',65 

Lu(;on -|-158',15 

La  lIoche-sur-Yon. .  .  +173',95 
Les  Sables  d'Olonne.  |  +  194',35 


+  170',75|  0,2039 
+  17r,35  0,2033 
+  183',45|  0,2022 
+  173',65j  0,2026 


Bruyères . 


26.  —  Vosges. 
-316',75  +275',65  0,2015 


-1390 
-1450 
-1560 
-1520 


1630 


14361 

-1470| 

-15801 

1533 


—49 
—13 
—19 
—23 


—39 
—21 
—14 
—61 
—15 


+  35 
+  17 
+31 
—71 

+24 


22 

—  38 

—  5 
+40 


-46 
-20 
-20 
-13 


1646   —16 


SUR  LA  LOI  DE  DISTRIBUTION,  ETC. 


93 


Stations. 


(A  long.' 


10^7/ 

AiT 

-  21780 

Calculé 

-1550 

—1493 

-1740 

—1759 

-1680 

—1698 

-1660 

—1639 

-1640 

—1656 

-1570 

—1579 

-1750 

—  1733 

-18.30 

—1797 

-1570 

—1559 

-1570 

—1572 

-1630 

—1660 

-1560 

—1483 

-1680 

—1707 

AH 

(cale— obs.) 


Biissang 

Charmes 

Contrexéville 

Darnej 

Epiual 

Gérardmei' 

Mirecourt 

Neiifcliateau 

Plombières 

Remiremont 

St.  Die 

Sf.  Maurice  {l^S^D . 
Vittel  


-324',  15 
-290',85 
-2  6  5 ',7  5 
-276',05 
-298',45 
-324',85 
^280',05 
-2  5  3',  7  5 
-301 ',2  5 
-309M5 
-329',95 
-3  2  2 ',05 
-2  6  8',  9  5 


+256',35 

-f286',45 
4- 2  7  4',  05 
+267',75 
+27.3',95 
4-267',95 
+  281',15 
+285',35 
+  261',25 
4-264',45 
+279',75 
-f-254',55 
-|-275',55 


0,2023 
0,2004 
0,2010 
0,2012 
0,2014 
0,2021 
0,2003 
0,1995 
0,2021 
0,2021 
0,2015 
0,2022 
0,2010 


27.  —  Yonne. 


Auxerre 

Avallon 

Joigny 

Nuits-sous-Havières. 

Sens 

Tonnerre 

Villeneuve-l'Arche- 

.■5f 


-127',35 
-147',35 
-116',25 
-164',95 
108',]  5 
-150',95 


vêque'^ , — ^125',75 


+  250',25 
+233',35 
+26l',45 

+247',05 
+274',95 
-[-254',45 

+  277',45 


0,2007 

—1710 

—1696 

0,2023 

—1550 

—1545 

0,2000 

—1/80 

—1793 

0,2018 

— IbOO 

—1625 

0,1988 

—1900 

—1904 

0,2013 

—1650 

—1696 

0,1989 

—1890 

—1899 

+57 
—19 
—18 
+21 
—16 
—  9 
+  17 
+33 

+11 

.2 

—30 

+  77 


+  14 

+   •"> 
—13 

—25 

—  1. 
— 1,6 

—  9 


Le  total  général  des  départements  entièrement  on  presque  entièrement 
réguliers  est  donc  de  41-,  présentant  19*^  stations  régulières  contre  28 
anomalies;  si  l'on  y  joint  le  Tarn-ef-Garoune,  d'après  mes  propres  me- 
sures, on  peut  considérer  ([ue  l'aire  de  la  distribution  régulière  de  la 
composante  liorizontale  dépasse  notablement  la  moitié  de  la  surface  delà 
France,  cette  aire  de  distribution  régulière  étant  en  très  grande  pai-tie 
située  au  sud  du  47"  parallèlle. 

Par  contre,  il  est  des  départements  entièrement  ou  presque  entière- 
ment anomaux;  c'est  le  cas  du  Fhihlere,  des  Cofes-dn-Nord,  de  Vllle- 
ef.-Vilaine,  de  la  Manche,  du  Calvados,  de  V Eure,  de  VEure-el-Loir,  de 
la  Seine- Inférieure,  du  Pas-de-Calais,  du  Nord,  du  Fui/-de-Bôme,  du 
Cantal  et  de  la  Haute-Loire. 


94 


E.  MATHIAS. 


Comme  un  assez  grand  nombre  de  ces  départements  anomaux  sont 
limitrophes  de  déj^artements  réguliers  ou  presque  réguliers,  il  s'ensuit 
que  Tanomalie  de  ces  départements  est  bien  réelle  et  n'est  pas  due  à 
une  insuffisance  de  la  formule  (2).  D'ailleurs,  ces  départements  font 
partie  d'anomalies  signalées  depuis  longtemps,  celle  du  |ilateau  central 
{Pui/-de- Borne,  Cantal,  Haute-Loire),  celle  de  la  Bretagne  et  la  grande 
anomalie  du  bassin  de  Paris  découverte  en  1890  par  M.  Moureaux  et 
qui  se  manifeste  particulièrement  en  Normandie  et  dans  les  départe- 
ments du  Nord  et  du  Pas-de-Calais. 

11  est  assez  curieux  de  voir  que  Fensemble  des  départements  de  la 
Mayenne,  de  la  Sartke  et  du  Loir-et-Cher  forme  une  aire  régulière  qui 
limite  au  sud-ouest  l'anomalie  du  bassin  de  Paris  et  qui  pénètre  comme 
un  coin  entre  l'anomalie  de  la  Bretagne  et  celle  de  la  Normandie.  A 
cette  bande  régulière  appartiennent  encore  les  arrondissements  de  Fou- 
gères et  de  Yitré  (dans  V 1  Ile-et-Vilaine)  qui  obéissent  à  la  formule  (2). 

Il  est  intéressant  de  voir,  dans  des  régions  entièrement  anomales,  de 
véritables  îlots  réguliers;  c'est  ainsi  que,  dans  le  Morbihan,  la  région 
qui  comprend  Auray,  Groix,  Yannes,  Belle-Isle,  Quiberon,  Questembert 
est  parfaitement  régulière  et  s'étend  vraisemblablement  dans  la  Ijoire 
Inférieure  jusqu'à  S*.  Nazaire,  à  l'emboucliure  de  la  Loire: 


Stations 


(A  long.) 


(A  lat.) 


IL 


W^.H 

—  21780 


/\H 

cale. 


(Ci 


A// 

le. — ol»s.) 


Auray 

Ile  de  Groix  ... 

Guillac 

Josselin 

Lorient^  (1893) 
Lorient  (1896)  . 
Palais  (Belle-Isle^ 
IHoërmel  (1888)  ' 
'Ploërrml{\%^^) 
Pontivî/ {\^^^) . 
Pontivy  (1889). 
Questembert.  .  . 
Quiberon  (1893) 


+267V1'5 
4-291/,  2  5 
+236',65 

-f240',25 
+289',  15 
+289',75 
+  276',95 
4-230',95 

id. 
+  26.y,25 
+26l/,95 
+  234',15 
+274',45 


Morbihan. 

+  241.',  2  5 
+241 ',85 
+259',55 
+260',55 
+248',85 
+  249',05 
+224',25 
-f  259',05 
+259',15 
+266',65 
+266',85 
+244',55 
-f232',05 


0,1962 

—2160 

—2149 

0,1962 

—2160 

—2164 

0,1969 

—2090 

—2223 

0,1968 

—2100 

—2236 

0,1960 

—2180 

—2211 

0,1942 

—2360 

—2213 

0,1975 

—2030 

—2013 

0,1969 

—2090 

—2212 

0,1965 

—2130 

—2214 

0,1941 

—2370 

—2312 

0,1945 

—2330 

—2313 

0,1970 

—2080 

—2090 

0.1969 

—2090 

—2067 

+ 

11 

— 

4 

— 

133 

. — . 

136 

— 

31 

+ 

147 

+ 

17 

122 

— 

84 

+ 

58 

+ 

17 

— 

10 

+ 

23 

SUR  LA   LOI  DE   DISTRIBUTION^  ETC. 


95 


Stat 


ions. 


'A  loDi 


(A  lat.) 


^o 


10  ^/i 

-  21780 


Uiûberou  (1896)  .  . 
Vannes  (1893)  ..  . 


xVuceuis 

C/idff.imbriui/l .  .  .  . 
Natdes  (ISHi). .  .  . 
jVantes{lS,Hrj),.  .  . 

I^aules  llS96) 

Pai7nboenf  {1S9 S). 
Pam/joe///{lS96). 

Pornic 

St.  Nazaire 


+274/^25 
+252;75 


+281',85 
+24'3',65 


0,1965| 
0,1965| 


A// 

Calculé 


Loire-Inférieure. 


+  1 
+  1 
+  1 


58',55 

70',  7  5 

SO',95 

id. 

id. 

09',55 

08',35 

13',25 


+  225',55 


+246^15 

+  217',95 

id. 

id. 

220',45î  0, 

220',25'  0, 

210',05l  0, 


0. 


+2 

H-220V3O  +219',45:  0, 


1989 
1978 
1999 
1998 
1987 
1979 
1997 
199G 
1987 


-2130—206(5 
-21301—2126 


-18901—1873 
-20  00 '—2361 
-17901-1815 

-1800'— 1845 
-1910—1845 
-1990—1900 
-1810—1896 
-1820|— 1827 
-1910—1906 


A// 

(cale— obs.) 


+64 
+    4 


+  17 
—364 

—  55 

—  45 

-f   65 
+   90 

—  86 

—  7 
4 


+ 


Il  semble  donc  bieu  q/t^ou  doive  considérer  les  avGiii.alies  de  la  compo- 
saufe  horizonlale  comme  se  projefaul  sur  wi  fond,  régulier  donl  lad/slri- 
buiiou  esl  donnée  par  la  formule  (2). 

Toutefois  cette  formule,  si  satisfaisante  en  ce  sens  qu'elle  démontre  à 
la  fois  l'admirable  régularité  des  mesures  de  M.  Moureaux  et  la  préci- 
sion des  mesures  faites  dans  la  région  de  Toulouse,  n'est  pas  définitive, 
car  les  différences  entre  les  nombres  calculés  et  observés  sont  négatives 
dans  Vouest  et  dans  le  nord  de  la  Prance  et  positives  dans  Yesl  et  le 
sud-est;  les  valeurs  absolues  des  coefficients  de  (A  long.)  et  de  (A  lat.) 
sont  donc  légèrement  trop  grandes. 

Le  calcul  des  corrections  à  apporter  à  ces  coefficients  sera  fait  par  les 
moindres  carrés  en  utilisant  400  stations  régulières,  visitées  par  M. 
Moureaux  ou  moi-même,  et  appartenant  à  toutes  les  régions  de  la 
Trance,  C'est  la  formule  ainsi  obtenue  qui  permettra  le  triage  détinitif 
des  stations  régulières  et  anomales  et  donnera,  eu  grandeur  et  en  signe, 
la  valeur  des  anomalies  pour  la  composante  horizontale.  On  pourra, 
alors  seulement,  poser  relativement  à  la  constance  et  à  Tintensité  des 
anomalies  de  la  composante  horizontale  dans  le  temps,  des  problèmes 
qui  devront  être  résolus  ultérieurement. 


IIBER  DIE  Mr)GLTCIIKETT  EINER  ELEKTROMAGNETTSCTTEN 
BEGRÛNDUNG  DER  MEGIIANIK 


W.    WIEN. 


Herr  H.  A.  Loeentz  liât  vor  kurzern  (Koninkl.  Akad.  v.  Wetensch. 
te  Amsterdam  81  Marz  1900)  die  Gravitation  auf  elektrostatische  An- 
ziehungen  zwischen  den  aus  louen  bestehenden  Elementeii  eines  Kur- 
pers  zuriick  zu  fiihren  gesucht.  Er  macht  zu  diesem  Zweck  die  Annahme, 
dass  die  Anziehung  zwischeu  positiver  nnd  negativer  Elektrizitat  die 
Abstossung  zwischen  gleichnamigen  Elektrizitïiten  ilberwiegt.  Icli  bin 
dadurcli  angeregt  worden^  Betraclitungen  liber  denselben  Gegemstand  zu 
verofi'entlicheu,  die  icli  sclion  vor  liingerer  Zeit  angestellt  habe^  wobei 
ich  indessen  iiber  den  LoRENTz'schen  Standpunkt  noch  hinaus  gehe. 

Es  ist  zweifellos  eine  der  wiclitigsten  Aufgaben  der  theoretischen 
Physik  die  beiden  zumichst  vollstandig  isolirten  Gebiete  der  mechani- 
schen  und  elektroniagnetisclien  Erselieinnngen  mit  einauder  zu  ver- 
knûpfen  und  die  fur  jedes  geltenden  Differentialgleicliuugen  aus  eiuer 
gemeinsamen  Grundlage  abzuleiten.  Maxwell  und  Thomson  und 
anschliessend  Boltzmann  und  Hertz  haben  den  zunachst  siclierlich 
naturgemiissen  Weg  eingeschlagen^  die  Mechauik  als  Grundlage  zu 
wahlen  und  aus  ihr  die  MAXWELL'schen  Gleichungen  abzuleiten.  Zalil- 
reicbe  Analogieen,  die  zwischen  elektrodynamischen  und  hydrodyuami- 
scheu  sowie  elastischen  Vorgilngen  bestehn^  schienen  immer  wieder  auf 
diesen  Weg  hinzuweisen.  Die  HKRïz'sche  Mechauik  scheint  mir  ihrer 
ganzen  Anlage  nach  dafiir  ersonnen  zu  sein  nicht  nur  die  mechauischen 
sondern  auch  die  elektroinagnetischen  Erscheinungen  zu  umspannen. 
Dass  eine  mechanische  Ableitung  der  MAXWELL'schen  Elektrodynamik 
moglich  ist,  hat  Maxwell  bekanntlich  selbst  gezeigt. 


ilBEll  DIE  MÎJGLICHKEIT  ETNKR  EI-KKTROMAGNETISCHEN,  U.  S.  W.       97 

Dièse  Untersuchimgen  habeu  zweifellos  das  grosse  A'erdienst,  nacli- 
gewiesen  zu  liabeii;,  dass  beiden  Gebieteii  etwas  gemeiiiscbaftliches  zu 
(Jrunde  liegen  muss,  und  dass  die  gegeuwïirtige  Trennung  iiiclit  in  der 
Natur  der  Sacbe  begrûndet  ist.  Andererseits  aber  scheint  mir  aus  dieseii 
]îetrachtungeu  mit  Sicherbeit  hervor  zu  geben^  dass  das  System  unserer 
bisberigen  Meclianik  zur  Darstellung  der  elektromagiietiscben  Vorgaiige 
ungeeignet  ist. 

Niemals  wird  man  die  complizirten  raecbaiiisclien  Modelle,  die  den 
tur  spezielle  tecliniscbe  Zwecke  ersonnenen  Mascbinen  nacbgebildet  sind, 
als  eiu  endgiiltig  befriedigeiides  Bild  fiir  die  innere  Zusammensetzung 
des  Aetbers  anerkeimen. 

Ob  die  HEiîTz'scbe  Mecbanik,  deren  Auf  bail  in  der  Tbat  fiir  die  Auf- 
nabme  sehr  allgemeiner  kinematisclier  Znsammenbange  besonders  geeig- 
net  ist^  zweckmrissigeres  leistet,  muss  dabingestellt  bleiben.  Vorlaufig 
bat  sie  aucb  uicbt  die  allereinfacbsten  Vorgange^  die  ausserbalb  der 
Kiuematik  liegen^  darzustelleu  vermocbt. 

Yiel  aussicbtsvoller  als  Grundlage  fiir  weitere  tbeoretiscbe  Ai-beit, 
sclieint  mir  der  umgekebrte  Yersucb  zu  sein,  die  elektromagnetiscben 
(Irundgleichungen  als  die  Allgemeinereu  anzusebn,  ans  denen  die  me- 
ciianiscben  zu  folgern  sind. 

Die  eigeutliclie  Grundlage  wiirde  der  Begriff  der  elektriscben  und 
maguetiscben  Polarisation  im  freien  Aetber  bilden,  die  durcb  die  Max- 
wi-jj^'scben  Ditferentialgleicbungen  mit  einander  zusammenbiingen.  Wie 
dièse  Gleichungen  am  besten  aus  den  Tbatsachen  abgeleitet  werden 
kiinnen,  ist  eine  Erage  mit  der  wir  uns  hier  uicbt  zu  bescbiiftigen 
babeu. 

Neuneu  wir  A',  Y,  Z  die  Componenten  der  elektriscben,  //,  M,  N  die 
der  maguetiscben  Polarisation,  ./  die  rezi})roke  Lichtgeschwindigkeit 
./',  //,  ..-  die  reclitwinkligeu  Coordinaten,  so  habeu  Avir 


1) 


Als  Integrationsrestanten  ergebcm  sich  hieraus  das  elektriscdie   und 

AKCniVES   NÉERLANDAISES,    SÉlUE    If.    TOME    V.  7 


c>X       dM       cW 

^^  H  ~    àz           àij 

(>7v_c>;^      dY 

H          djf          dz 

dY      cW      (>// 

df.   ~   dx          dz 

dM       dX        dZ 

dt  ~  dz        dx 

dZ      dL       dM 

dN       dY      dX 

^^  cV  ~  d>j         dx 

dl   ~  dx         d// 

98  ^V.  WTEN, 


magnetische  Quautuni;,  weim  wir  die  Gleicliuugen  1)  bezielientlich  nach 
u;  //,  .z  diffevenziren  und  addiren.  Es  ist  daim  nainlich 


also 

cU'     f^r     '^z         ,         c>z.  ,  dM  ,  djv 


^)    i.  +  ^  +  <ç  =  -*"-^'   s^  +  i^  +  <b=-*""    ■ 

wo  ç  und  m  von  der  Zeit  unabhiingig,  also  zeitlich  imd   veninderliclie 
Quanten  sind. 

,     .    X     Y    Z 

Multiplizirt  man  die  erste  Eeihe  der  Gleichungen  1)  )nit  —,  —,  —, 

die  zweite  mit  —,  —,  —,   und  addirt  sie  sammtlicli,  so   erhidt   man 

477"     477      'Ji/T' 

nacli  partielier  Intégration  iiber  einen  geschlossenen  Raum,  dessen  Ober- 
fliichennormale  n  und  Oberfliicheuelement  dS  sein  m('ige,  den  Satz 

3)  ^  f^  j  j  j  rlr  dy  dz  {.V  +  r~  +  ZJ -\-  I?  +  J/^  +  N''-) 

=jdS  [(  YlV—ZM  )  cas  (.rw)  +  [ZL—XN)  eus  («^) +(A'i/—  Y  L)  cos  [iiz)] 

Verschwinden  au  der  Oberfliiche  entweder  A",  i',  Z  oder  L,  M,  N  so 
liaben  wir 

4)  ^jjj  dx  dy  dz (X2  -f  jn  ^Z'-^V-  +  M"-  +  iV 2)  =  const. 

Den  linksstehenden,  iiber  eiuen  genilgend  grossen  Eaura  summirt 
immer  constant  bleibendeu  Ausdruck,  nennen  wir  die  elektromagnetische 
Energie. 

Wir  macben  imu  die  Amiahme,  dass  die  mecbauiscben  A'orgiinge 
aucb  elektromagnetiscber  Natur  sind,  sicb  also  aus  den  betracliteten 
Gruudlagen  entwickeln  lassen. 

Wir  nelimen  hierfûr  zuniiclist  an,  dass  das  als  Materie  bezeicbnete 
Substrat  aus  positiven  und  negativen  elektrischen  Quanteu  zusammen- 
gesetzt  ist  und  zwar  aus  solcben  Elementarquanteu,  die  wir  einfacli  als 
Convergenzpuukte  elektrisclicr  Kraftliuieu  auzusebeu  babeu. 


ÛBER  DIE  J\[()GLICHKEIT  EINER  ET-EKTR0MAGNET1SCHEN_,  U,  S,  W.       99 

Wir  mûssen  iiidesseii  eiiiein  solchen  Elementarqiuintum  eiue  gewisse 
Ausdeluiuiig  beilegeii,  weil  soust  der  hierdurcli  repriisentirte  Energie- 
vorrath  uueiuUich  gross  iiu  Vergleich  mit  dem  Quantum  selbst  wilre. 
Da  die  gaiize  Materie  sicli  ans  dieseu  Quaiiteu  auf  l)aiieu  soll^  so  miissen 
dièse  so  kleiii  angeuomineu  werdeu,  dass  die  Atomgewiclite  gauze  A'iel- 
fache  derselbeu  siud.  Das  ]30sitive  Elementarquantum  ist  feriier  alsdurcli 
eiue  gcAvisse  Ivleine  Strecke  voni  uegativen  eutferut  auzuselm. 

Dass  die  Materie  aus  solclieu  Dij)olen  sich  zusanimeusetzt^  ist  kaum 
eiue  besondere  Anuabme,  sondern  wohl  von  allen  Physikern  gegenwiir- 
tig  zugegebeu.  Bislier  nahm  man  uun  ausserdem  noch  pondérable  Sub- 
stauz  an^  die  wir  mit  diesen  Quanteu  ideutiiicireu  wollen. 

Die  Aussage^  dass  sowohl  die  Materie  als  die  Elektrizitiit  atomistiscli 
aufgebaut  ist^  ist  uach  unserer  hier  vertreteneu  Anschauung  gleich  be- 
deuteud. 

Der  Aether  selbst  ist  nach  dem  Yorgange  von  Lorentz  als  ruheud 
auzuseheu.  Ortsveriinderuugen  konnen  nur  bei  den  elektrisclien  Quan- 
teu vorkommeu^  von  einer  Beweguug  des  Aethers  zu  sprechen  wiirde 
nach  dem  hier  zu  verfolgeuden  Grundsatz  keiueu  Sinn  haben. 

Aile  Khifte  siud  auf  die  bekannten  elektromagnetischen,  im  Sinne 
Maxwkll's  also  auf  Spannuugen  im  Aether  zurilckzufiUireu^  obwohl  der 
der  Elastizitatslehre  entuommene  BegriH'  kaum  noch  bedeutungs- 
voll  ist. 

Bei  kleinen  Geschwindigkeiten  der  bewegteu  Quanten  siud  es  elek- 
trostatisclie  Kriifte  die  zvvischen  den  Quanten  wirksam  siud. 

Ob  eiue  Zuriickfidirung  der  Molekularkriifte  auf  seiche  Krafte  mcig- 
lich  ist,  muss  zuniichst  dahingestellt  bleiben.  Klar  ist  nur,  dass  man 
durch  verschiedene  Gruppirungen  von  positiven  und  negativen  Quan- 
ten in  verschiedeneu  Entfernungen  sehr  complizirte  Wirkungen  erhal- 
ten  kann.  Durch  dièse  Annahmewûrde  man  die  Schwierigkeitverringern, 
welche  der  MiCHELSON"'sche  Interferenzversuch  der  Théorie  ruhenden 
Aethers  bisher  gemacht  hat. 

Herr  H.  A.  Lorentz  hat  darauf  aufmerksam  gemacht  (Versuch  einer 
Théorie  der  elektromagnetischen  Erscheinungen  in  bewegteu  Kurpern 
Leideu  1895),  dass  die  Ltinge  eines  KiJrpers  in  der  Kichtung  der  Erd- 
bewegung  durch  die  Geschwindigkeit  v  dieser  Beweguug  im  Verhaltuiss 
V  1 — A^v^  verkiirzt  wird,  wenu  die  Molekularkrafte  durch  elektrosta- 
tische  Krafte  ersetzt  werdeu  konnen. 

Damit  ware  das  MiciiELsoN'sche  Ergebuiss  erkliirt,  wemi  mau  von  der 

7* 


100 


W.  WIEN. 


Molckularbeweguug  selbst  Abstand  nelimen  kauii.    Wie  weit  dies  zu- 
trifft  muss  durch  gastheoretische  Untersucliungen  gezeigt  werden. 

Yi'w  die  Ei-klarung  der  Gravitation  miissen  wir,  wie  Louentz  aus- 
cinander  gesetzt  bat,  zwei  verscbiedene  Arten  elektrisclier  Pobirisationcii 
amiebmen.  Jede  geniigt  fiir  sicb  deii  MAXWELi/scbeii  Gleicliuiigen. 
Ausserdem  ist  bei  statiscbem  Feldc 

X  = 

uiul  die  Energie 

1 ///..;.  (g)  v(i)V(i!)^ 

\erscbwindet  û  oder—  an  der  Oberfiacbe  des  Raumes,  so  ist  die  Energie 


c>CD 

c>^ 

dcb 

—i- 

z— 

'. 

cy 

^V 

dz 

=-fJI  !'''"'■"''-- ^^^- 


Nnn  ist   nacb  2)  A0  =  —  4<7rç,  Cp  =  |   |   |  -^ — '■ — —,  also  ist  das 
Tnteo-ral 


^çç'  dx  dy  dz  dx  dy  dz' 


r 
Befinden  sicli  in  der  Entfernmig  r  zwei  gleicbnamige  Qnaiiten 

(?  =  ç  dx  dy  dz 


so  ist  die  Energie 


e  =  ç  dx  dy'  dz 

5)  ^=-k*^ 

dièse  Energie  ist  dnrcli  Arbeitsleistung  bervorgebraebt  gegen  eine  zwi- 
scben  den  Qnanlen  wii-kende  abstossende  Kraft  im  Betrage  von 


ilBER  niE  MOGLTCHKEIT  EINEll  ELEKTROMAGNETISCHEN,   U.  S.  W.    10  L 

Hierdurcli  ist  die  zwischen  zwei  Quauten  wirkeiicle  Kraft  definirt. 

Dies  Gesetz  inuss  fur  jede  der  beldeu  Polarisationen  gelten. 

Treten  positive  und  négative  Q.uanten  in  Wechsehvirkuiig^  so  ist  die 
LoKENTz'sclie  Ainialiine  die,  dass  die  danii  auftreteude  auziehende  Kraft 
in  einem  bestimmten  Verluiltniss  griisser  ist,  als  die  abstossende  zwischen 
gleichnaniigen.  Auf  gnissere  Eutfernuugen  wirlîen  die  Dipole  so,  als  ob 
das  positive  und  négative  Quantum  an  derselben  Stelle  liige.  Also  erhiilt 
nian  durcb  die  Gesainmtwirkung  der  negativeii  und  positiven  Quanteu 
auf  einen  zweiten  Dipol  einen  Ueberschuss  in  der  Anziehung. 

J^iese  Erkliirung  der  Gravita,! ion  bat  die  unmittelbare  Consequenz, 
dass  ihre  Storungen  sicli  mit  Liclitgescliwindigkeit  ausbreiten  und  sie 
selbst  eine  Modification  durcb  die  Bewegung  der  sicli  anziebenden  Kor- 
])er  erfabren  muss.  Lokentz  bat-  untersucbt,  ob  dièse  Modificationen 
der  Gravitation  die  Auomalieu  in  der  Bewegung  des  Merkur  erkliiren 
konuen,  bat  iudessen  ein  négatives  Eesultatgefunden.  Einzelne  Astrono- 
men  baben  lur  die  Ausbreitung  der  Gravitation  eine  griJssere  Gescbwindig- 
keit  als  die  Lichtgescbwiiuligkeit  annelimen  zu  miissen  gegiaubt.  A^on 
einer  Ausbreitungsgescbwindigkeit  der  Gravitation  selbst,  als  einer  sta- 
tisclien  Kraft,  kfinn  mnn  iudessen  uicbt  sprecben. 

Dies  wiire  nur  daun  sinngemiiss.  Avenu  man  die  Gravitation  stiirken 
oder  scbwiicben  und  daun  die  Ausbreitunggescbwindigkeit  der  bierdurcb 
bervorgerufeuen  Storungen  beobacbten  kcinute. 

Da  aber  die  Gravitation  immer  uuveranderlicb  wirkt,  so  konnen  nur 
die  ausserordentlicb  kleinen  Aenderuugen  in  Erage  kommen,  welche 
durcb  die  Bewegung  bervorgerufen  werden,  die  wie  Lorentz  gezeigt 
liât,  von  zweiter  Ordnuug  sind. 

])ie  Tnigbeit  der  Materie,  welcbe  neben  der  Gravitation  die  zwei  te 
unabhiingige  Définition  der  Masse  giebt,  liisst  sich  oline  weitere  Hypo- 
tbeseu  aus  dem  bereits  vielfacb  benutzten  Begrifi"  der  elektronuigneti- 
scben  Triigbeit  folgern. 

Das  elektriscbe  Elemeutarquantum  deuken  wir  uns  als  einen  elek- 
trisirten  Punkt.  Die  von  einem  solcben  bewegten  Punkt  ausgebendeu 
Kriifte  und  Polarisationen  sind  von  Heavîsidk  (Electrical  papers  Band 
II)  abgeleitet. 

Da  sich  immer  gleicb  grosse  positive  und  négative  Quauten  zusammen 
bewegen,  so  beben  sicb,  in  einer  Entfernung  die  gross  gegen  ihren  Ab- 
stand  ist,  die  von  ibnen  ausgehenden  Kriifte,  abgesebn  von  der  obeu 
bes])rocbeneii  Gravitation,  und  die  Polarisationen  auf.  Docb  nebmen 


102  W.   WIEN. 

wir  im  folgenden  die  Ausdehuung  der  Quanteu  selbst  so  klein  gegen 
iliren  Abstaud  an,  dass  die  Energie  jedes  einzelnen  so  gross  ist,  als  ob 
das  zweite  niclit  vorhanden  wtire. 

Nach  eiiier  Bereclmung  von  Searle  (Phil.  Mag.  44  S.  340  1897) 
gehen  dieselben  Polarisationen  von  einem  EUipsoid  ans,  das  in  der 
Richtuug  seiner  Axe  a  mit  der  Gescliwiiidigkeit  v  bewegt  wird,  dessen 

andere  beiden  Axen  =^  sind,  und  das  dieselbe  Ladung  auf  sei- 

1/1  —  ^2^2 

ner  Oberfliiche  tnigt.  Das  A^erhiiltniss  der  Axen  hangt  daher  von  der 
Geschwindigkeit  ab. 

Die  Energie  eines  solchen  Ellipsoids  ist  nach  Searle 

Das  EUipsoid  mit  denselben  Axen  liât  im  Zustand  der  llulie  die 
Eners'ie 


v£  = ; arc  sm  Av. 

2a        A  V 

Nun  darf  naturgemiiss  (^,  die  Energie  des  ruhenden  Ellipsoids  die 
Geschwindigkeit  v  nicht  entlialten. 

Es  ist  also,  da  e  unveranderlicli  ist,  a  variabel 


e~arcsiuAvVl — A'^v- 

-"= 1^ 

1^1 — A^v/^arcsinAv 
oder  durcli  die  lleilieuentwickelung 

7)  .    i^^=a;  (1+1.^2,2+  1^6  ^4,4 ) 

Die    durcli    die  Bewegung  liervorgebrachte  Energievermehrung  ist 
also  in  erster  Nalieruug 

also  die  triige  Masse  m  =  4  S  A"^. 


ilBER  DIE  MOGLICHKEIT  EINER  ELEKTROMAGNETISCIIEN,   U.S.  W.     103 

Hiernach  wiire  die  durch  ïriiglieit  delinirte  Masse  nur  bei  kleiiien 
Geschwindigkeiteii  constant  und  wiirde  mit  grusser  wevdender  Gescliwin" 
keit  zunehmeu.  Da  die  Traglieit  der  Auzahl  der  Quanten^  aus  denen 
sich  ein  Korper  zusaininensetzt^  proportional  ist,  ebenso  die  von  diesem 
Kor])er  ausgehende  Gravitation,  so  folgt,  dass  die  durch  die  Tragheit 
delinirte  Masse  der  durch  die  Gravitation  bestimraten  proportional  sein 
muss.  Lassen  wir  einen  Korper,  dessen  Masse  m  =  |  ^'  ./^  ist,  bis  in  die 
Entfernung  r  von  einem  Kih-per  von  der  Masse  M  anziehen,  so  ist  der 
elektromagnetische  Energievorrath  der  Gravitation  um  den  Betrag 


vermindert,  wo  £  die  Gravitationsconstante  bezeichnet. 

Dièse  Energie  ist  zur  Herstellung  der  Geschwindigkeit  v  in  Bewe- 
gungsenergie  verwandelt,  Wir  haben  also 

o  lo  r 

oder   da  v  =^  ^-  ist 
ai 

Hierfiir  lilsst  sich  schreiben 

Wiirden  sich  die  Massen  M  und  ///  nach  deni  WEBER'schen  Gesetz 
anziehen,  so  hatte  man 


m 


(Pr  smM  I         Â-/(lr\^   .        ^.dh'j 


(le-  r'-     1^        2  \iW  '^'^\U'\ 


dr  .  . 

Multipliziren  wir  mit  — -  und  integriren  so  haben  wir 

(l  V 

\/dr\^       sMr^       A^/àr 


- 


')  ~'7\        Y\dt)  \' 


%\dU  r    L 


104  VV.  WIEN. 

wobei   die   liitegrationscoiistaiite    so   besliinint  \st,  dass  dcr  Kih'per  iu 
unendliclicr  Entfernung  in  ilulie  ist. 
Sclireibeii  wir  dièse  Gleicliung. 


so  stimmt  dieselbe  bis  auf  den  Takior  \*}  statt  1  mit  der  Gleichung  9) 
ùbereiii.  Durcli  die  Bemcksichtigmig  der  zweiteii  Nalierung  fiir  die 
Tragheit  erhalten  wir  also  annahernd  dieselbe  AVirkuiig  zwisclien  den 
beiden  Massen,  als  wenu  die  Massen  selbst  unveranderlicli  waren,  dafiir 
aber  anstatt  des  NEWTON'schen  das  WEBER'sche  Gesetz  gelten  wiirde. 

Bekanntlich  ist  das  WEBER'sche  Gesetz  mit  gewissem  Erfolg  auf  die 
Théorie  der  Merkurbewegung  angewandt  worden. 

Eine  genaue  Priifung  dieser  Untersuchungen  uud  Erweiterung  durch 
Anwendung  auf  andere  schnelUaufende  Himmelskcirper  wiirde  uns  zu 
einer  Vergleicliung  unserer  Ergebnisse  mit  der  Erfahrung  fidiren.  Doch 
ist  liierbei  zu  beriicksichtigen^  dass  neue  Glieder  gleiclier  Ordnuug  durch 
die  Bewegung  in  gekriimmter  Bahn  hinzukouiinen.  Die  Eechnung 
wîire  daher  noch  fiir  einen  in  elliptischer  Balm  sicli  bcwegenden  K()rj)er 
zu  erganzen. 

So  grosse  Geschwindigkeiten^  wie  sie  notig  sind  damit  das  Quadrat 
der  Geschwindigkeit  mit  dem  der  reziproken  Lichtgescliwindigkeit  mul- 
tijjlicirt^  niclit  zu  klein  wird,  haben  wir  nur  bei  den  Kathodenstrahlen. 

Die  schnellsten,  bisher  erzeugten  Strahlen  haben  4  Lichtgeschwin- 
digkeit.  Hier  ware  die  scheinbare  Zunahnie  der  Masse  etwa  7  °/o  ; 
die  geringste  Geschwindigkeit  ist  ^^jyLichtgeschwindigkeit{VgL  Lenari) 
Wien.  Ber.  Okt.  1899)^  die  eutsprechende  Zuuahme  der  Masse  betruge 
hier  nur  0/37  "/q.  Eine  Vergrosserung  der  Masse  im  Vergleich  zur  elek- 
trischen  Ladung  bei  Katliodenstrahkui  grosser  Geschwindigkeit  ist  in 
der  That  in  den  LENARu'schen  Beobachtungen  enthalten.  (Wied.  Ann. 
64  S.  287  189S  u.  a,  a.  0).  Doch  sind  die  von  Lexaud  gefundeuen 
Unterschiede  viel  zu  gross  um  ihre  Erkhiruiig  nur  in  der  elektrouiag- 
netischen  Tragheit  zu  linden. 

Indessen  sind  dièse  quantitativeu  Messungcu  noch  nicht  alscndgiltig 
auzusehn. 

Beschriinken  wir  uns  auf  kh;ine  Geschwiudigkeiten^  so  haben  wir  fiir 
die  Bewegungsenergie  denselben  Ausdruck^  den  die  Mechanik  fiir  die 


ilBKR   DIE  MUGLICllKKIT  ELNER  ELEKTR0MA.(1NETISCHK.V^   U.S.W.   105 

lebeiulige  Kraft  aufstellt.  Die  Grosse  der  Besclileiinigimg  liisst  sich 
aber  iiiclit  ohiie  Weiteres  liier  ans  ableiten. 

Die  Beschleuiiiguug  setzt  eine  Veriinderlichkeit  der  Geschwiudigkeit 
voraus.  Die  Ausdriicke  fiir  die  elektromaguetisclie  Energie  sind  aber 
nur  uiiter  der  Voraussetzuug  eines  von  der  Zeit  mnibhiingigeu  Wertes 
der  Gescliwindigkeit  al)geleitet. 

l'ûr  verauderliche  Geschwiudigkeit  ist  dus  Problem  eines  bevvegten 
clektrischen  Quantums  strenge  bisher  nicht  gelost  worden. 

Doch  kunnen  wir  ans  deu  MAXVvELL'sclienGleicliungeneinKriterium 
liber  die  Grosse  des  Fehlers  gewinnen,  den  wir  niachen^  wenu  wir  die 
Ansdriicke  filr  die  Energie  auch  fur  veriinderliche  Geschwindigkeit  be- 
nutzen. 

Die  elektrisc'lien  nnd  inagnetischen  Polarisationen  sind  in  unserem 
Fall  wenn  die  Beweçi'ung  in  der  lliclitung  x  vor  sich  o-eht 

du  du 


Dabei  ist  dns  Coordinatensj'stem  mit  dem  bewegten  Pnnkt  fest  ver- 

bnnden. 

Dièse   Ausdriicke  geuiigen  deu  MAXWELi/scheu  Gleichungeu^  wenu 

d  à  . 

t:  =  —  i'  \-^  ^^^}  ^""i  tiihrcn  zu  der  Gleiehung 

dt  Ox  ° 

Ist  aber  o  von  /  abliiingig,  so  habeu  wir 

d    _     C>  f) 

~dl~"d/~'^Xc: 
Soll  miser  Wert  fiir  ,/■  allgemein  gelten,  so  inuss  also 

"v;  Kiein  gcgen  v  -.—  sein. 
fV  °  ^         dx 


106  W.  WIEN, 

Nu]i  ist 


nlso  muss 


-^T-  =  ^ — ^  ty  (  i  —  .7-  (■-) 


^  nW,.       ..  .n.,  .  c)2^, 


oder 

.^-.<;  — -  kleiii  ffeffeu  1 — A"V"  seiu. 
cl;!  ^  ^ 

Ebeiiso  ergebeu  die  Werte  voii  Y,  Z  und  31,  N  dass 

(1_,^2  ,2)  ^,  J^  (1  _..i2,2)  ,2)]  I  __  [2  .-2-  (1  -  J2  ,2)  ,2J  ^2  ,2  ^ 

klein  gegeii  3  u;  (1 — A'V")  o-  sein  muss. 

Dièse  Bedingung  ist  erfilllt^  weuu  die  Uimeusioueu  des  Raumes,  in 
Avelchem  die  Energie  wesentlich  in  Betracht  kommt,  geniigend  klein  siud. 
Denu   die  zu  vernacliliissigenden  Glieder  enthalten  aile  die  Liueardi- 

mensionen  in  einer  lioheren  Potenz  als  die  zweite.    Doch  darf   -  niclit 

(It 

zu  gross  und  die  absolute  Gescliwindigkeit  v  niclit  zu  klein  sein. 

Wenn  dièse    Vernaclilassigung  zulassig  ist,  so  konnen  wir  fur  die 

Aenderung  der  Bewegangsenergie  setzen. 

Wenn  K  die  elektrisclie  Kraft  bezeiclmet.  Wir  haben  auf  dièse  Weise 
das  erste  und  zweite  Newton^scIig  Bewegungsgesetz  erlialten, 

Denn  wenn  keine  aussere  Kraft  einwirkt,  so  ist  das  Traglieitsgesetz 
einfacli  das  Gesetz  der  Erlialtung  der  elektromagnetisclien  Energie  und 
das  zweite  NEWTON'sche  Gesetz  sagt  hier  aus,  dass  die  widireud  /If  von 
der  Kraft  geleistete  Arbeit  gleicli  der  entspreclienden  Aenderung  der  elek- 
tromagnetischen  Energie  ist. 

Das  dritte  NEWTON'sche  Gesetz,  das  die  Gleichheit  von  Wirkung  und 
Gegenwirkung  behauptet,  gilt  fiir  aile  elektrostatisclien  Kriifte  zwisclien 
elektrisclien  Quanten.  Die  meclianisclien  Kriifte  mûssen  von  unserm 
Staudpunkt  aus  mit  solchen  Kraften  identificirt  werden.   Da  wir  die 


ilBER  DIE  MOGLICHKEIT  EINER  ELEKTROMAGNETISCHEN,  U.  S.  VV.    107 

Annalime  rahendeu  Aethers  macheu,  so  gilt  das  Gesetz  fiir  die  allge- 
meinen  elektromaguetischeu  Kriifte  nicht. 

Der  Satz  vom  Parallelogramm  der  Krafte  ist  in  imseru  Grundlagen 
in  sofern  enthalten  als  er  fiir  elektrischen  Polarisationen  und  fiir  die 
zwisclien  zwei  elektrischen  Qnanten  wirkenden  Kriifte  gilt. 

Was  schliesslich  die  festen  Yerbiudnngen  anlangt^  die  zwisclien  meh- 
reren  elektrischen  Massen  existiren  kiinnen,  so  wiirde  es  solche  streng 
genoinraen  Yon  unserm  Standjiunkt  ans  nicht  geben.  Es  kounen  nur 
Kriifte  auftreten  die  sich  gegenseitig  ini  Gleichgewicht  halten.  Weuu 
z.  B.  ein  Pendel  schwingt,  so  wirkt  die  Schwerkraft  so  lange  dehnend 
auf  die  Pendelschnnr^  bis  die  hervorgerufenen  elastischen  Kriifte  gleich 
gross  geworden  sind.  Solche  Kriifte,  welche  keine  Arbeit  leisten.  sind  in 
der  bekannten  LAORANaE'schen  Porni  einzufiihren. 

Man  kann  die  hier  skizzirte  Begriiudungder  Mechanik  als  der  Hertz'- 
schen  diamétral  entgegengesetzt  bezeichnen.  Die  festen  Verbinduugen, 
welche  bei  Hertz  zu  den  Voraussetznngen  gehiJren,  zeigen  sich  hier  als 
Wirkuug  verwickelter  Einzelkriifte.  Ebenso  ist  das  Gesetz  der  Triigheit 
eine  verhiiltnissmiissig  spiite  Consecjuenz  ans  den  elektromagnetischen 
Yoraussetzungen.  Wiihrend  die  HERTz'sche  Mechanik  oiVenbar  darauf 
abzielt,  die  elektromagnetischen  Gleiclmngen  als  Folgerungen  zu  liefern, 
ist  hier  das  Yerhiiltnis  gerade  umgekehrt.  In  Bezug  auf  logischen  Auf- 
bau,  kann  sich  natiirlich  eine  elektromagnetisch  begriindete  Mechanik 
mit  der  HEUTz'schen  nicht  messen,  schon  Aveil  das  System  der  Maxvvell- 
sclien  Differentialgleichungen  iiberhaupt  noch  keine  genau  kritische 
Bearbeitung  gefunden  hat,  aber  sie  hat,  wie  mir  scheint,  einen  sehr 
erheblichen  Yorzug,  dass  sie  nilmlich,  yvie  gezeigt  wurde,  iiber  die  ge- 
wohnliche  Mechanik  hinausgeht,  die  hiernach  nur  als  erste  Niiherung 
zu  bezeichnen  ist.  Dadurch  ist  die  Moglichkeit  gegeben  fiir  oder  gegen 
sie  durch  die  Erfahrun»'  zu  entscheiden. 


UEBER  DIE  LAGE  UEll  VOLUMEN-  UNI)  ENEllGIEFEllGlIE  ELXES 
KllYSTALLS  UND  SEINER  SGIIMELZE 


G.  TAMMANN. 


Ziir  Priifung  der  fmlier  voui  Yerfasser  beschriebenen  Lage  der  Yo- 
liuneutlaclieii  eiiies  Krystalls  uiid  seiner  Sclimelze  war  es  erwiluschtj 
die  Uiiterscliiede  der  specifisclien  Volumeii  eines  Krystalls  und  seiner 
Sclimelze  nicht  nur  fiir  Zustaudspiinkte  in  der  Nalie  der  Schinelzcurve 
kenneu  zu  lernen,  sondera  dieselben  aiich  ins  Znstandsgebiet  der  unter- 
kiihlten  Fliissigkeit,  so  weit  als  moglicli,  zu  verfolgen,  um  \vo  raoglich, 
wena  auch  nur  durch  Extrapolation  die  Lage  der  Curve^  in  der  sich 
die  beiden  Yolumenflaclien  schneiden^  zu  erfahren. 

Zu  diesem  Zweck  wurde  die  Bestimmung  der  Diti'erenz  der  specifi- 
sclien Volumen  zweier  Stotl'e^  des  Benzo])lienons  und  des  Piperins^  deren 
spontanés  Krystallisationsvermogen  gering  ist^  uuternommen.  Bei  der 
Bestimiuung  der  Scbmelzcurven  stellte  sicb  aber  heraus,  dass  das  Piperin 
bei  ïemperaturen  iiber  seinem  Scbmelzpunkt  128°  im  Laufe  einiger 
Stunden  eine  theilweise  Yeriinderung  erleidet,  die  eine  genauere  Pest- 
stelluug  seiner  Scbmelzcurve  und  der  Yoluraenanderuugenbeim  Schmel- 
zen  auf  derselben  unmoglich  macbt. 

1.  Bestimmung  der  Volumendnderung  Ay  heuti,  Hc/imelzei/-  de-s  Beu- 
zopkenons  Muter  de?n  Druch  1  hgr.  pro  1  qcm. 

Nur  bei  der  Krystallisation  von  wenig  nnterkidiltcn  Scbmelzen  bilden 
sich  vollkommen  klare  Krystalle^  die  keine  Holilriiume  entbalten.  Die 
Tliatsachc  wurde  zur  Bestimmung  von  \c  zu  verwerteu  gesuclit^  indem 
man  zuerst  die  Lîlnge  des  ein  cylindrisches  Rohr  ganz  ausfiillenden 
Krystalls  und  dann  die  Siiulenlauge  seiner  Schmelze  maass. 


UKBETl  DIK  LAGE  DER  VOLUMRN-  UND  ENERGIEELaCHE,  U.  S.  W,    109 

Tu  Rohreii  vom  iiinereu  Eadins  p  =  2.1  mm.  wurdc  Beu/oplienou 
vom  Scliinelzp.  17. S°  g-esclimolzen.  Nacli  Evacuinuig  nnd  Scliliessniig 
lier  liolircu  wiinlcu  tliesellx'U  in  ciiiem  Tlierinostaten^  desseu  ïeinperatur 
16°  betrug,  seukreclit  aiifgestellt.  Zur  Besclileuniguiig  des  Eiutrits  spon- 
tanev  Krvstallisatioii  eiitliielten  die  llohren  je  ein  Stiickchen  Platindratli, 
von  dem  ans  die  Kvystallisation  im  Laufe  eiuiger  Stunden  erfolgte. 
Nacli  dreimal  2-1  Stunden  war  eiue  Siiule  von  gegen  100  mm.  krvstal- 
lisirt.  Die  Beiniengungen,  die  das  Priiparat  enthielt,  verbliebeu  zum 
grossten  Tlieil  in  den  obersten  Fliissigkeitsschichten,  die  sich  mit  dev 
Zeit  sogar  triibteu.  iJurcli  dièse  Aureicherung  der  Beimengungen  in 
der  Fliissigkeit  wurde  die  Krjstallisatiousgescliwindigkeit  selir  erheb- 
lich  verringert.  Nach  Oeffnen  der  Rohren  wurde  der  fliissig  gebliebene 
Tlieil  entfernt  und  das  polj^edriscbe  Ende  des  Krystalls  mit  einem  er- 
wiirinten  Metallcjdinder  von  ebener  basis  zur  Messung  der  Krystalllange 
geebnet.  Nacli  Schmekung  des  Krystalls  uud  Abkiililung  der  Schmelze 
auf  die  Temperatur,  bei  der  die  Lange  des  Krystalls  gemessen  wav,  be- 
stimmte  mau  die  Lange  der  Eliissigkeitssaule  bis  zum  Meniscus  und  die 
H(")he  des  Meniscus  {/i).  Um  die  Lage  der  Elûssigkeitssiiule  mit  ebener 

Oberflache  zu  erlialten^  hat  man  zur  crsteu  Lans:e  nocli  —  ^ — ^  zu 

2        b  p- 

addiren.    Bei  44.° 7  wurde  die  Liiuge  der  Flûssigkeitscylinder  in  zwei 

Ptohren  zu   157.5  und  159.1  mm.  und  die  Contraction  dieser  Cylinder 

bei  der  Krystallisation  za  14.4  und  14.9  mm.  bestimmt.  Hieraus  ergiebt 

sicli  die  Yolumenanderuug  bei  der  Krystallisation  pro  1  cbcra.  fltissigen 

Benzoplienons^bei  44. °7  zu  0.0914  und  0.0936  cbcm.  und  die  Yolu- 

menanderung  pro  1  gr.  zu  0.0832  und  0.0S52  cbcm.,  weun  das  speci- 

fiscbe  Gewiclit  des  tliissigen  Benzoplienons  bei  44°. 7  1.0988  betragt. 

\on  diesen  Volumenanderungen  ist  die  zweite  als  riclitiger  zu  betrach- 

ten,  da  in  diesem  Ealle  die  Krystallsiiule  felilerloser  ausgebildet  war 

als  im  eisten. 

Dièses   Verfahren   der  Bestimmung  von  A/'  ist  uiclit  allg'^.meiu  an- 

wendbar,  da  in'  vielen  Eiillen  niclit^ein  sondern  melirere,  von  einander 

durcli  Eliissigkeitsscliicliten  getreunte^,  Krystallfiiden  entstehn,  zwisclien 

denen  sicli  bei  weiterem  Eortschreiten  "der  Krystallisation  Hohlniume 

bilden.    Durcli  Verengeruug  des  Rohrluiuens  wird  die  Krystallisations- 

gescliwindigkeit  ceteris  paribus  stark  herabgesetzt,  walirscheinlicli  weil 

sich  hier  die  Convectionsstrome^  welclie  die  an  Beimengungen  reicheren 

SchichteuanderKrystallisatiousgrenzefortschanen,s(;bwierigerausbilden. 


110  G.  TAMMANN. 

Krystallisirt  man  uuter  lioheren  Drucken^  so  findet  aucli  bei  tieferen 
Unterkûhlungen  die  Bildung  von  Hohlrauineii  im  Krystall  niclit  statt. 
Krystallisirt  man  Benzophenon  im  Glasrolir  bei  20°  unter  dem  Schmelz- 
punkt  nnd  unter  Drucken  liber  300  kgr.^  so  ist  ein  Unterscliied  in  der 
Durclisiclitigkeit  des  Fliissigen  und  Krystallisirten  nicht  niehr  bemerk- 
bar,  Deshalb  giebt  die  Bestimmung  von  _\r  bei  hc'ilieren  Drucken  leicli- 
ter  richtige  Werte  als  die  bei  gewobnlicliem  Druck. 

2.  Die  Isobareii  des  fiissigeu  und  kri^slaUisirten  BenzopJiei/ons  beim 
Dmck  1  kgr.  pro  1  ([cnh. 

Von  Herrn  Y.  Kultaschepf  wurden  die  Yolumen  des  fliissigen  Ben- 
zopbenons  pro  1  gr.  zwisclien  0°  und  87°  im  Dilatometer  bestimmt. 

Tab.  I. 


/ 

V',jeî. 

v'hor. 

AXIO 

0.00 

0.87418 

0.87418 

0 

14.64 

0.88649 

0.88558 

—  91 

48.79 

0.91343 

0.91332 

—  11 

60.40 

0.92305 

0.92317 

+  8 

68.79 

0.93022 

0.93031 

+  9 

87.38 

0.94651 

0.94653 

+  â 

Die  Werte  ?4„,  wurden  mit  der  Pormel  v  =  0.87418  +  0.0007691 1 
+  68  X  10-"  /-  bereclmet. 

Ebenfalls  von  Herrn  V.  Kcltascheff  wurden  folgende  Teinperatur- 
(juotienten    der  Volumen  des  krystallisirten  ]3enzopbenons  bcstiinnit. 


AnV 


AT 

Zwiscben  0.0  und  14.7°  94  X  10' 
14.7  „  34.9  188  X  10' 
34.9    „     45.6       214  X  10" 


Wie  gewfihnlicli^  wenn  das  Priiparat  nicht  von  besonders  liolior  llein- 

lieit  ist,  wachsen  die  Quotienten  -^  bei  Anniiherung  an  den  8chmelz- 

punkt,  weil  durcli  partielle  Sclimelzung  die  Ausdehnung  vergrossert 
wird,  in  Folge  dessen  ist  der  zwisclien  6°  und  1  5°  bestinimte  AVert  der 
richtio-ste. 


TTEBKll  DTE  LAOE  DKR  VOLUMEN-   UND  ENERGIEFLâCHE,   U.  S.  W.    111 

Ans  diesen   Daten  uiid  don  A/'-Wert  O.OSy'3  cbcm  folgt,  weiiu  raan 

'-^  —  '-~J^T=  \c  sct/t,  A7'  =  1:31°,  oder  dass  bei  131°  miter 

dein  tSclimelzpunkt,  also  bei  —  S3°,  Ar  durcli  den  Ntillwei-tgeht,indein 
sicli  bei  dieser  Tein])eratur  die  Isobareii  des  Kiyslails  und  seiiier  Schmelze 
lïir  deii  Druck  ^j  =  1  kgr.  schueiden. 

3.  Die  Schmehciirve  des  Benzopheiioi/s. 

Das  5-mal  aus  Weingeist  umkrystallisirte  Beiizophenon  batte  den 
Schmelzpunkt  -iS-^ll  beira  Druck  ^j  =  1  kgr.  31.5  gr.  dièses  Priipa- 
rates  wurden  iin  Glasgefass  unter  Qaecksilberabschluss  m  den  Iloblranui 
eines  Drnckcylinders  gestellt  und  von  Quecksilber  uuigebeu,  uni  den 
Wiirniefluss  wiihrend  der  Zustandsiinderung  zu  beschleunigen.  Nachdem 
bei  einer  Temperatur  liber  50^  ungefahr  die  Halfte  des  Benzophenons 
gescbmolzen  war^  wurde  der  Druck  ûber  den  der  Badtemperatur  ent- 
sprecbenden  Sclimelzdruck  geboben,  worauf  der  Druck  zum  Gleiclige- 
wichtsdruck  liin  tieL  Darauf  wurde  nacli  10  Minuten  der  erreiclite 
Enddruck  notirt  und  der  Druck  erniedrigt^  worauf  der  Druck  zum 
Gleicligewicbtsdruck  stieg.  Nacb  Erreicbung  des  Enddrucks  wurden  die 
willkiirHcben  Druckiinderungen  unter  Beobachtung  der  erfolgenden 
Druckreactionen  innerbalb  des  Druckintervalls  der  beiden  ersten  End- 
drucke  wiederbolt.  Die  Mittel  aus  diesen  zweiten  Enddruckeu  sind  in 
der  folgenden  Tabelle  nacb  Anbringung  der  Manoinetercorrection  unter 
Pr.ir.  verzeicbnet.  Neben  ibnen  iindet  man  im  Klaniniern  die  Ditlerenzen 
der  zweiten  Enddrucke,  zwischen  denen  die  wabren  Schnielzdruckcîliegen, 

Tab.  IL 


f'cr. 

Pror. 

kgr. 

A;j 

f'cnr. 

Pror. 

kgr. 

A;j 

48.11 

1 

38.0 

90.01 

1051 

(12) 

41.4 

55.01 

00.00 

274 
456 

(7)1 
(7)| 

95.02 
100.43 

1877 
2110 

(15)  1 
(11)  1 

44.5 

05.01 

057 

(9) 

38.6 

110.01 

2587 

(15)  1 

49  . 2 

70.01 

843 

(10) 

119.91 

3009 

(15)  ) 

74.99 

1023 

(  9  )  ; 

129.92 

3559 

(22) 

49.0 

79.97 

1236 

(«) 

38.2 

85 .  00 

1436 

(7) 

i 

112  0.  TAMMANN. 

Die  Formel  7J  =  36.45  (/  — 48.1)  -f  0.087  (/— 4S.1)2  giebt  die 
Schmelzdnicke  der  Tab.  II  mit  einem  mittleren  Eeliler  von  10  Icgr. 
mul  die  Formel  /  =  48.14 -]- 0.02757  ;;  — 0.000001  30 /y-  giebt  die 
Sclimelztemperatureii  der  Tab.  Il  mit  einem  mittleren  Feliler  von 
0.27°  wieder. 

4.  JJle  Volwmnàndenlngen  helm  Schmelze.v  cm  f  der  Schnielzcurve. 

Zur  Bestimmung  der  Volumeniinderungen  beim  Schmelzen  in  Zu- 
standspunkten^  die  der  Scbmelzcurve  nahe  liegen^  wurden  31.436  gr. 
Benzophenon  im  Glasgefasse  unter  Quecksilberabscliluss  in  ein  druck- 
festes  Gefâss  gebracht.  Das  Gefiiss  commnnicirte  mit  einem  Mnnometer 
und  einem  Cylinder,  in  dem  ein  diclitscliliessender  Kolben  bewegt  wer- 
den  konnte.  Durcir  Druckerniedrigung  mit  Hiilfe  des  Kolbens  wurde 
bei  constanter  Badtemperatur  geschmolzen  und  nacli  Wiederherstellung 
des  ursprilnglichen  Drucks  die  zur  vollstandigen  Schmelzung  des  Ben- 
zophenons  notliwendige  Kolbenverschiebung  A  S^  bestimmt. 

In  derselben  A¥eise  wurde  bei  der  Bestimmung  der  zur  vollstandigen 

Krystallisation  nothwendigen  Kolbenverschiebung  A  /SV-  verfahren.   Das 

Mittel  ans  A>S,,  und  à.Sh  multiplicirt  mit  dem  Querschnitt  des  Kolbens 

0.5945  qcra,  giebt  die  wahre  Yolumenanderung  At'„,j,.or.  bei  der  Zu- 

standsilnderung,  da^  falls  der  Kolben  auch  nicht  ganz  dicht  schloss, 

A  /Sx  um  den  Filtrationsverlust  zu  gross  und  A  -S'/,  um  denselben  zu  klein 

ausgefallen  sind.  Dièse  A  olumeniinderungen  beziehen  sicli  nicht  genau 

auf  die  Punkte  der  Schmelzcurve  sondern   auf  gegen  40  kgr.  Inihere 

Drucke.    Um  diesell)cn  auf  die  Schnielzdrucke  zu  reduciren^  liât  man 

ihiien  nocli  eine  Correction  zu  zufiigen,   die  gleich  ist  dem  Producte 

.  ,  .  d'i^v 

ans  der  Dill'erenz  der  Quotienten  — r—  der  Fliissitïkcit  und  des  Kwslalls 

dp 

und  jeiicr  DruckdiU'eronz. 

Tab.  III. 


'  car . 

p  cor. 

A  S, 

A  A/,. 

A?'  unrrtv. 

'^-'  cor . 

kgr. 

cm . 

cm. 

cbm.pro  1  gr. 

cbm.  pro  1 

55.02 

313 

4.47 

4.49 

0.0847 

0.0853 

65.00 

69  S 

4.20 

4.22 

0.0796 

0.0802 

75.00 

1058 

3 .  88 

3.91 

0.0738 

0.0743 

,S5.00 

149  s 

3.77 

3.S() 

0.0717 

0.0726 

95.02 

1910 

3 .  55 

3.59 

0.0675 

().067î) 

UEBER  DIE  LAGE  DER  VOLUMEN-  UMD  ENEUGIEELaCHE,  tJ.  S.  W.  113 

Die  A^oluinoiiiindei'ungeu  A/'  iiehineii  auf  der  Schinelzcurve  mit  stei- 
gender  Temperatur  proportional  dcrselbeu  ab.  Sv  =  O.OS8'3 — 0.0004L 
f/  — 48.1). 

Keducirt  man  die  §  1  gefuiideiie  Yoluineniinderung  auf  deii  Scliinelz- 

piinlct  48. °1  (die  Ditfereuz  der  Quotienten  -J^,  des  fliissigen  uiid  Kiys- 

tallisirteu  betragt  0.000(37)  so  ergiebt  sicli  Av  zu  0.0875  cbcm,  widirend 
jet/t  die  Extrapolation  ans  deii  bei  hoheren  Drucken  bestiminten  Av 
0.0883  cbcni  ergiebt. 

5.    /)/e  Helimdzwarme  auf  der  Hcliiiielzcni've  des  Bet/zophenons. 

Uie  Formel  r  =  — --  (-:,„]  giebt,  da  die  Av-  nnd  (    ,7.,VWerte  be- 
43    \dTy  "^       '  \dlV 

kauiit  sind^  die  Schinelzwarmen  auf  der  Schmelzcurve.  Die  Werte 
i  — yj  Tab.  IV  Avurdeu  der  Tab.  Il  fiir  die  Badtemperatureu,  bei  deueu 

die   Av  bestimmt  Avurden^  eiitiiommen.    Die  ^Vpi'tef^  )  wurden  mit 

llillfe  der  ersteu  luterpolatiousformel  §  3   und  schliesslich  die  AVerte 

r  — -  j  mittelst  der  zweiten  Interpolationsformel  §  3  berechnet.  Nach 

EiufiUirung  dieser  Werte  erhalt  man  die  in  Tab.  LV  zusammengestell- 
teu  Schmelzwarmen  r,  gemessen  in  gr.  Calorien. 


Tab.  lY 


r  berechnet  mit  : 


A£      /dij\      ^dT\        A£      ^dp\     ^flT\ 
dT      KdTj      \dpj        AT     KdfJ    \dpj 

48.11  321.1  —  3G.4  0.0276  —  24.1  23.8 

,55.02  328.0  35.2  37.0  0.0268  22.9  24.5  24.2 

05.00  338.0  38.7  39.4  0.0258  24.3  24.8  24.4 

75.00  348.0  39.4  41.1  0.0248  23.7  24.7  24.2 

85.00  358.0  41.4  42.9  0.0237  24.9  25.8  25.4 

95.02  368.0  44.5  44.6  0.0225  25.8  25.9  25.8 

Die  Schraelzwiirme  des  Benzophenons  nimmt  also  mit  steigender 
Temperatur  auf  der  Schmelzcurve  um  0.2  pet.  pro  1°  zu,  wahrend 
die  Volumenanderung  beim  Schmelzen  um  0.5  pet.  pro  1°  abnimmt. 

ARCHIVES    NÉERLANDAISES,    SÉRIE   II.    TOME    V.  S 


114  G.  TAMJIANK. 

Die  fiir  ^^  =  1  kgi"-  berechnete  Schmelzwarme  unterscheidet  sich  von 
dein  calorimetrisch  beiin  selben  Druck  bestimmten  AVerte  23*4  gr.  Ca- 
lorieii  uur  wenig. 

6.  Die  isotherme  Âbhangigiceit  der  Volumenaiiderw/g  he'im  Schnehen 
vom  DrticJc. 

Lflsst  sich  eine  Eliissigkeit  tief  unterkiihlen^  ohiie  sjiontau  zu  krys- 
tallisiren^  so  kaiin  die  A^olumeuanderung  beim  Schmelzeii  bei  constanter 
Teniperatur  in  Abbangigkeit  vom  Druck  bestimmt  werden,  indem  man 
die  Stellungen  des  beweglichen  Kol})ens  bei  verscbiedeuen  Drucken  be- 
stimmt, wahrend  der  Stoft'  vollstiindig  krystallisirt  ist,  und  nach  dem 
Schmelzen  dièse  BestiïTiraungen  wiederholt.  Die  Diff'erenzen  dieser  Kol- 
benstïinde  bei  gleicben  Drucken,  multiplicirt  mit  dem  Querscbnitt  des 
Kolbens,  geben  die  Yolumenanderungen  beim  Scbmelzen.  Da  das  Ben- 
zophenon  in  Beriibruug  mit  Metallen  leicht  spontau  krystallisirt,  so 
wurden  13.80  gr.  desselben  unter  Wasserabscliluss  im  tlûssigen  Zustande 
in  eiuem  Glasgefiisse  in  den  Druckcylinder  gebracht.  Um  unter  dem 
Druck  von  500  kgr,  zu  krystallisiren,  war  ins  fllissige  Benzophenon  ein 
Capillari'ohrchen  mit  einem  Krystallsj)litter  von  Benzophenon  im  zuge- 
sclimolzenen  Ende  des  Rohrchens  gebracht,  an  dem  das  flûssige  Benzo- 
phenon bei  der  Drucksteigerung  gepresst  und  so  geimpft  wurde.  In 
dieser  Weise  wurden  fiir  Benzophenon  die  At;-Werte  bei  zwei  verschie- 
denen  ïemperaturen  bestimmt.  Bei  0°  konnten  die  Bestimmungen  niclit 
iiber  1100  kgr.  ausgedehnt  wexden,  da  bei  weiterer  Drucksteigerung  bei 
drei  verschiedenen  Yersuchen  spontané  Krystallisation  eintrat. 

Tab.  Y. 


/  = 

=  40° 

i  = 

:0° 

Peur. 

kgr. 

Av       A  2' A 
cbcm.       dp 

-X 

10" 

Pcor. 

kgr. 

A.     ArA. 
cbcm.      à.p 

300 

0.0788 

500 

0.0750 

19 

800 

0.0698 

17 

300 

0.0603 

14 

1100 

0.0672 

9 

500 

0.0560 

14 

1340 

O.0622 

21 

800 

0.051 s 

5 

1640 

0.0584 

13 

1100 

0 . 0502 

1940 

0.0535 

16 

2240 

0.0500 

12 

UEBER  DIE  LAOE  DEll  VOl^lUIEN-  UMD  ENEllGIEFLïiCIIE^  U.  S.  W.    115 

Im  Mittel  betragt  ^^^'  bei  40°  14  X  lO"*^  und  bei  U°  11  X  10"^ 

Die  isothenneii  Aenderuiigen  von  A^'  siiid^  ceteris  paribus,  wie  zu  erwar- 
teii^  grosse]'  als  die  Aenderungen  von  Au  auf  der  Sclimelzcurve,  und 
nebuieu  mit  der  Temperatur  ab. 

Setzt  man  in  erster  Annidierung  voraus^  dass  Ar  proportional  der 
Drucksteigerung  abnimmt,  so  wiirde  A^'bei  40°  undungefiilirGOOO  kgr. 
und  bei  0°  und  gegen  5700  kgr.  durcb  den  NuUwert  gehen. 

Ausserdem  wurde  noch  ein  brauclibarer  Versuch  mit  Piperin  Sclimelzp. 
128.°4  ausgefiihrt.  Das  geschmolzene  Piperin  wurde  so  in  einen  Glas- 
cylinder  gefuhrt,  dass  es  in  einer  glasigen  Scliiclit  an  den  Wilndeu  des 
Ojlinders  erstarrte^  worauf  das  Gefiiss  mit  Quecksilber  gefiillt  und  in 
den  Drackcylinder  gebracht  wurde.  Nach  Bestimmang  der  Kolbenstande 
bei  den  Drucken  der  Tab.  VI  und  /  =  0°  wurde  das  Piperin  bei 
800 — 500  kgr.  und  90°  1  Stunde  lang  im  Gebiet  seines  maximalen 
spontanen  Krj^stallisationsvermogeu  erlialteu  und  darauf  nach  AbkiUi- 
lung  auf  /  =  0°  abermals  bei  den  Drucken  der  Tabelle  YI  die  Kol- 
benstiinde  bestimmt. 

Tab.  YI. 


^  =  0 

Pcor. 

Av 

AtAv 

kgr. 

cbcm. 

Ap 

100 

0.0498 

20 

400 

0.0437 

6 

700 

0.0418 

4 

1000 

0 . 0405 

4    • 

1300 

0.0393 

2 

1600 

0.0388 

1 

1900 

0.0384 

1 

2200 

0.0380 

7.  Eictrapolatio7ien. 

Tragt  mau  senkrecht  auf  der  {p  T)  Ebene  Strecken  auf,  die  propor- 
tional den  A^olumen  der  Gewichtseinheit  eines  Krystalls  und  seiner 
Schmelze  sind,  so  gehen  durch  die  Endpunkte  dieser  Strecken  die  Volu- 


116 


G.  TAMMANN. 


ZOO 


100 


meiifliiclien  des  Krystalls  uncl  seiiiev  Sclimelze.  lu  der  Sclinittcurve.bei- 
dei-  Eliicheu  aiidern  die  Volumenditl'erenzeii  \v  ihr  Yorzeiclien. 

Die  Lage  der  Projection  dieser  Schnittcurve  auf  der  [p  T)  Ebene 
kann  ans  deu  gegebeneu  Daten  fiir  Benzophenon  aiigeiiahert  bestimmt 

werden.  Die  Coordinaten  dieser 
Curve  sind  :  \)  p=\  kgr.  und 
/  =  — 83°(§2),  2)/;=5700 
kgr.  und/î  =  0°,  3)y)  =  6000 
kgr.  and  /  =  40°  (§  6)  und  4) 
folgt  ans  dem  Yerlauf  der 
Schmelzcurve  fiir  die  Coordi- 
naten des  Maximums  derselben 
^j=  10000  kgr.  und  /=  190° 
(§  3).  Die  Curve  selbst  iiber- 
sieht  mail  auf  Tig.  1^  Curve 
ÂB.  In  alleu  Punkten  des 
ZustandsfeldeSj  die  oberhalb 
AB  liegen,  ist  A  y  positiv  und 
in  den  ûbrigen  negativ. 

In  diesem  Diagramm  findet  man  noch  eine  audere  Curve^  CD,  von 
analoger  Bedeutung,  dieselbe  ist  die  Projection  der  Schnittcurve  der 
Energieflaclien  des  Krystalls  und  seiner  Sclimelze  auf  die  der  (;?  7')  Ebene. 
Auf  dieser  Curve  andert  die  Schmelzwarme  ilir  Yerzeiclien,  oberhalb 
CD  ist  dasselbe  positiv^  unterhalb  negativ.  Die  Temperatur,  bei  der 
r  =  0  wird  uuter  dem  Druck  p  =  \  kgr.^  ergiebt  sich  aus  der 
Schmelzwarme  des  Benzophenons  bei  18°^  23.4  gr.  calorieu,  und  den 
specifischen  Warmen  des  tliissigen  0.369  und  des  krystallisirten  Benzo- 
23.4 


~p    3,000 kgr.   6000 

Fis.  1. 


/2000      15000 


phenons  0.271  zu. 


238°  unter  dem  Schmelzpunkt, 


0.369—0.271 
also  zu  — 190°.  Da  die  Schmelzwarme  auf  der  Schraelzcurve  sich  weni- 

ger  andert^  als  dem  Quotienten  -~,  entspricht,  so  ist  der  Quotient  -y-^ 

negativ.  Deshalb  ist  die  Curve  CI)  bei  wachseuden  Druck  zu  Iniheren 
ïemperatureu  steigend  gezeichnet. 

Man  ersieht,  dass  sich  die  Curven  AB  und  CD,  auf  deneu  \i:  =  0 
und  r  ^  0  sind^  im  Gebiete  positiver  Drucke  nicht  schneiden,  und  dass 
die  Rûckkehr  der  Schmelzcurve  zu  kleinen  Drucken  vom  Punkte,  in 
dem  sie  die  Curve  CD  schneidet^  unwahrscheinlich  ist. 


UEBER  DIE  LAGE  DER  VOLUMEN-  UND  ENERGIEPLa.(îHE^  U.  S.  W.  117 

Docli  ]iieht  in  alleu  Fiilleii  liegeii  die  Verhaltnisse  wie  hier.  Ans  deii 
Uiitei'sucliungen  von  Carl  Barus  ')  ;un  Diabas^  der  hauijtsiiclilicli  ans 
A  agit  bestelit^  ergiebt  sicli,  dass  die  vSclinielzwai'me  desselljen  bei  /  = 
800°  durch  den  Nnllwert  geht,  wiilivend  bei  p  ^  1  kgf.  bis  zu  7'=  0 
das  Yolumen  des  krjstallisirten  Diabases  kleiner  bleibt  als  das  des 
amorplien.  Demnach  wiirde  in  diesem  Ealle  die  Curve^  auf  der  At'  =  0 
wird,  die  p  Axe  bei  eiiiem  liolien  p  Wert  schueiden  und  die  beiden  Cur- 
ven,  auf  denen  Av  =  0  und  y  =;  0  sind^  wiirdeu  sich  bei  einem  liohen 
Druck  und  einer  reclit  holien  Teuiperatur  sclineideu.  Dieser  Schnitt- 
punktj  in  dem  ;•  und  A"  beide  gleicli  Null  sind,  kann  aber  niclit  auf 
der  Schmelzcurve  liegen.  In  diesem  Falle  liegeu  die  A^erhiiltnisse,  die 
eine  Eiickkehr  der  Schmelzcurve  zu  kleineu  Drucken  erniflglicheu-,  giin- 
stiger  als  beim  Benzophenon. 

14  Ocfoùer  1900. 


')     Carl  BAiius-Bulletin  of  tlie  Geological  Survey  N  103  p  25—55  1893. 


EINIGE  THERMODYNAMISCH  ABZULEITENDEN  BEZIEHUNGEN 

ZWISCHEN  DEN  GRÔSSEN,  DIE 

DEN  PHYSIKALISCHEN  ZUSTAND  EINER  LÔSUNG  CHARACTERISIREN 


N.    SCHILLER. 


Bezeichuet  man  fur  eine  gegebene  Temperatur 

durch  «7q das   specifische   Volumeu  eines  reinen  Lôsungsmittels 

unter  dem  Druck  p^, 

„  <T das  specifische  Yolumeu  des  obeuerwalmten  Lôsungs- 
mittels^ wahrend  dasselbe  eine  Lôsung  von  einer  Con- 
centration Ç  unter  dem  Druck  p^  bildet^ 

„     jiQ den  Elasticitatscoefficienten  des  reinen  Lôsungsmittels, 

„     y, den  Elasticitatscoefficienten  der  Lôsung, 

„     (i den  osmotischen  Druck  in  der  Lôsung,  wahrend  die- 

selbe  unter  dem  Druck  des  daraus  sich  entM'ickelnden 
Dampfes  sich  befindet, 

„     c/j den    osmotischen  Druck  in    der   durch   den  ausseren 

Druck  P(j  -|-  ^j  zusammengedriickten  Lôsung  von  der- 
selben  Concentration  t  wie  oben, 

„     o-j das    dem    Druck  p^   -f-  q^    entsprechende  specifische 

Volumen  des  in  der  Lôsung  vorhandenen  Lôsungsmittels, 

„     Pfy die  Damfspannung  des  reinen  Lôsungsmittels, 

„     /; die   durch  den  osmotischen  Druck  geanderte  Dampf- 

spannung  desselben, 

„     t die  Concentration  der  Lôsung,    d.  h.  das  A^erhaltniss 

der  Menge  des  gelôsten  Stoffes  zu  der  des  Lôsungs- 
mittels, 


EINIGE  TIIERMODYNAMISCH  ABZUL.   BEZIEHUNGEN,  U.  S,  VV,  119 

so  lasscu  sicli  folgencle  Beziehuiigen  feststelleu_,  indein  mau  die  Wei'tlie 
von  der  Grusscuordimiig  -^  vemaclilassigt  : 


woraus  folo-t: 


(T 


i 


worin  C  eine  willkûrliche  von  ^  unabhangige  Constante  bezeichnet^  die 
je  nacli  der  Erfalirung  beliebig  klein  und  sogar  gleich  Null  ausfallen 
konnte.  Dazu  kommt: 


^1  —  C  ^  —  S  =  —  ^  (^0  +  'h)  (^K 

und 

Po  H  %  ~  +  ^0  0^0  +  <1  —  P)  +  ^ (7^0  +  'l  —P?  =  0, 
worin  -s„  das  entsprecliende  specifisclie  Volumen  des  Dampfes  bezeichnet. 


Zum  Beweis  des  Obenerwahnten  braucht  man  den  nachfolgenden 
isothermischen   reversibleu  Kreisprocess  zu  betracliten. 

Mau  stelle  sich  ein  cjlindrisches^  an  seinen  beiden  Enden  mit  beweg- 
liclien  Kolbeu  verselienes  Gefiiss  vor;  dasselbe  sei  niittels  einer  lialb- 
durchdringlicheu,  den  beiden  Kolben  parallelen  nud  unbewegliclien 
Membran  in  zwei  Abtbeilnngen  eingetlieilt;die  Volumengrossenderletz- 
teren  mogen  beziehuugsweise  mit fQ. und  ^'bezeichnet werden.  Iu^'q  befin- 
det  sich  ein  reines  Losungsmittel  vom  speciiischeu  Volumen  ît'q;  i'  enthalt 
dagegen  eine  Losuug,  darinuen  das  specifische  Volumen  desselben  Lo- 
suugsmittels  schon  eine  audere  von  der  Couceutration  ^  abhiingige 
Grosse  t'  haben  moge.  Auf  jede  Flacheneinheit  des  den  Eauminhalt 
Vq  abschliesseuden  Kolbens  wirkt  ein  unveriinderlicher  Druck  n  -\- pQ, 
der  ûberhaupt  nicht  kleiner  als  die  Spaunkraft  pQ  des  aus  dem  reinen 
Losungsmittel  sich  zu  bildendeu  Dampfes  sein  darf  ;  auf  jede  Flacheu- 


120  N.  SCHILLER. 

einlieit  des  aiidereu  Kolbeus  miiss  claiiu  der  Dvuck  n  -j-jh)  +  7'  wirkeii, 
damit  das  gauze  System  in  Gleichgewicht  gehalten  werde;  dabei  be- 
zeiclinet  q  die  Grosse  des  betreffeiiden  osmotischen  Drucks. 

1.  Es  trete  nun  eiiie  Quantitat  dm  des  Lusuugsmittels  aus  dem 
Volumenraum  v^  in  v  liinein.  Die  Arbeit  clL^,  welclie  dabei  gegen 
die  ausseren  Kràfte  geleistet  wird^  walirend  die  Grossen  ?',,  und  v  uni 
dv,.,  und  do  sicli  unendlich  wenig  iiudern^  liisst  sich  in  der  Torm  aus- 
drùcken : 

dL,  =  (n  +^„)  de,  +  (n  +y;o  +  q)  do  (l) 

Es  ist  aber 

dOf^^=  d{)i)^^'j^^')       und       dv  ^=  d{m<j'),  (2) 

wo  Mq  und  m  die  Mengen  des  Losungsmittels  in  den  Volumenraumen 
■y,)  und  V  bezeichnen;  ausserdem  sollen  die  Bezieliungen  besteben: 


— 0-S>     ^-0-^)      («) 

und 

r/yy/f,  -\-  dm,  =  0. 

Daraus  folgt  : 

do,=  -U,-^;'\-{)d,j>,  (4) 

do    =        (7   -\-  m  ^  jdm.  (5) 

Bezeichnet  man  durcb  a  eine  unveranderlicb  bleibende  Menge  des 
gelosten  Stoffs  im  Yolumenraum  ^',*so  wird  die  Concentration  Ç'  der 
Lôsung  in  deraselben  Baume  durcli  den  Brucb 

?  =  -  (6) 

m 

bestimmt^  woraus  folgt  : 


EINIGE  ÏHERMODYNAMISCII  ABZUL.   BIOZIKHUNGEN^  U.  S,  W.  121 

uutl  somit,  nacli  (5): 


AVOl)ei^  nacli  [oj  : 

dn' 

Um  cleu   Wertli   vou  --zr  zu  ermittein  muss  mau  davauf  Riicksicht 

nehmeii,  dass  die  Menge  des  gelosten  Stoti's  im  Voluinenraum  v  immer 
niiveriindert  bleibt  uud  desshalb  der  Wertli  vou  q',  bei  constanter  Tem- 
pérature uur  vou  der  Grosse  des  erwiihuteu  Yolumeus  abliaugt,  uud 
zwar  iu  der  Weise,  Avie  die  Sjiauukraft  eiues  Gases  mit  dem  Yolumeu 
des  letztereu  sich  iludert.  Daruui  muss  mau  schreibeu 


Da  alier 


Q 


dq'        dq'    d  v 


ai 

V     =  VlIT    =  -y, 

(^o\   ai' mi' 

/'^v\  a 


(10) 


;ii) 


uud 


so  ist 


c*y        /'f'^'N    ,     /^c^o\^i' 


^-(B+Gîdw—x(^'-^V^      '>^' 


oder,  uach  (3)  : 

f^y' àq  jiir  7  ,  _ ^i'~\ 


^f[-ï("+'')-??]-      '^^) 


122  N.  SCHILLER. 

Elimiuirt  man  ^  aus  cleii  Gleichungen  (1-3)  uucl  (9)^  so  erlialt  luaii  : 

oder,  indem  man  die  Glieder  von  der  Grossenordnunff  -^    und  somit 
aucli  das  Glied 

(7 


'^  J'I  y^ 


vernachlassigt  ; 


Ans  den  Gleichungen  (16),  (4)  und  (1)  berechnet  man  schliesslich; 


1  =  —  (n  +iJo)  ^o'  ^''«^  +  (n  +  p^  +  ?')  (^^'  +  ^»'  Y^y*' 


^^ 


+ 


:n+.o+.')|(.-?|)(i->|;)-(n+.')(~-r|)!^A^^.(nr 


Um  die  von  n  abliiingigeu  Glieder  vollsttindig  von  den  iibrigen  zu 
trennen  muss  man  in  (17)'  den  Werth  vou  (/  durcli  den  von  q^  und  n 
ausdriickenj  wobei  der  AVertli  */„  dem  auf  die  Losung  ausgeiibten  tius- 
seren  Druck  p^^  entspricht.  Werden  aber  die  kleineu  Grossen  zweiter 
Ordnung,  wie  friiher,  vernachlassigt,  so  darf  gesetzt  werden  : 

=  ïo  — ^»^(n  +  y„)i  (IS) 


ausserdem  ist  auch 

(T  ^q'      17  f^^/o       cr    , (7  (y' (t 

y,   ov        X  c>v'      ■/,  ^         y,^^'         y,        y 


EINIGE  TlIEllMODYNAMISCH  ABZUL,  BEZIEHUNGEN,  U.  S.  W.  123 

zu  setzen,  Infolge  des  Obenerwahuteu  gelit  der  Ausdrack  (17)'  iu  den 
foltreudeii  fiber  : 


-(n  +  .yj(.-.r|)^^-'^"^^/--  (17) 

'èq' 
I)a  der  Wevth  vou  ^  im   obiffeu  Ausdruck  iiur  auf  die  Weise  vor- 

kommt^  dass  derselbe  mit  eiiier  selir  kleiueu  Grosse  -  iramer  multipli- 

cirt  wird,   so   dûrfte   man  die  eiufachste  Zustandsgleichung  fiir  Gase 
aufnehmen  und 

—  ^--L  =  ^;;,  -  '^i*l  =  _i  =  _  ^ 

%   ^v  y,  ^f  y.  y. 

setzeu. 

Der  Uebergang  der  Meuge  dm  des  Losungsmittels  in  deii  Volumen- 
raum  v  hat  die  Verdilimung  der  Losung  um  dm  und  somit  die  Aende- 

runs:  des  osmotischen  Drucks  a'  um  t^  dm  zur  Folge.  Desslialb  muss 
*=  '  dm.  ° 

cV/' 
aacli  der  iiussere  Druck  n  -j-;;,,  +7'  ^im  v^  d'/i  geundert  werdeu,  damit 

Om 

das  ganze  System  in  Gleicligewicht  bleibe. 

3.  Die  naclifolgende  Stufe  des  betrachteteu  Kreisprocesses  kommt 
zu  8tande,  indem  man  die  halb  durclidringliclie  Membran  durch  eine 
feste  Wand  ersetzt,  was  oline  Auf  w  and  irgend  einer  Arbeit  erreicht 
werden  kann.    Darauf  fiihrt  man  die  Grosse  des  auf  die  Losung  wirken- 

den  iiusseren  Drucks  von  n  -{-;;„  -j-  q'  -[-  -^  dm  bis  auf  p  herab^  wobei 

p  die  Spannung  des  aus  der  Losung  zu  bildenden  Dampfes  bezeichnet. 


124  N.  SCHILLER. 

Bei  diesem  Verfalireii  delmt  sicli  die  Elûssigkeit  elastiscli  aus  inid  dereii 
specifisclies  Yolumen  wird  allmalig  kleiuer^  bis  es  die  Grosse  cr"  erreiclit. 
Bezeiclmet  mau  durcli  F  den  iiusseren  Druck^  der  aiif  jede  l'iiiclieueiu- 
heit  der  sicli  elastisch  ausdelinenden  Lusungsinenge  m  -p  dm  wirkt,  so 
llisst  sicli  die  eutspreclieude  gegeu  die  iiassereii  Krafte  geleistete  Arbeit 
folgenderweise  bereclmeu  : 

L.,=[m-\-(h»)\Fd7'.  (20) 

-\  ' 

dm 
Da  imu 

^'  =  7  — -(/'— ^>„)         iiiid         d'7'  =  —  -(]F,  (21) 

so  liât  mail: 

/' 

L^=—{ni+d)»)\FdF 

=  ^  [(n  +  A)  +  î'P— r]  (>/^+^M  +  ^(n+y;o  +  ^/)  ">'^/'^>'- 

Es  ist  aber 

beriicksiclitigt  man  ausserdem  die  Gl.  (16)  uud  vernaclilassigt  mau  die 
selir  kleineii  Grossen  zweiter  Ordnuiig,  so  erhidt  mau 

-»^  —  =-■;/^--- fer  — <,-=-];  (23) 

der  Ausdruck  (22)  geht  desslialb  iu  deu  folgeudeu  ûber: 

+  (n  +^^,  +  y.,)  ^  ^«  '1^  (^  -  ?  |)^«'-  (24) 


ETNIOE  TIIERMODYNAMISCH  ABZUL.  BEZIEHUNGEN,  U.  S.  W.  125 

3.  Wahreucl  miii  die  Liisung  noc]i  iiiiiner  vora  reineii  Losungsmittel 
isolirt  bleibtj  lasse  uiaii  eiiie  Menge  diii  des  Losungsmittels  ans  der 
Losuiig  bei  coiistanter  ïemperatur  sich  verdampfeu.  Die  dabei  gegen 
die  ilussereii  Kriifte  geleistete  Arbeit  ergiebt  sicli  gleicli 

dL.=pdv,  (25) 

wovin  p  die  betreffende  Dampfspaiinuiig  und  dv  den  Yoliunenzuwachs 
der  ganzen  Menge  ///  -f-  dm  bezeichnet. 

Damit  inan  den  Werth  von  dv  durch  den  von  dm.  ausdriicken  kihinte, 
rauss  man  den  Yerdanipfungsprocess  einer  Losung  etwas  eingeliender 
in  Betracht  zielien. 

Bezeichnet  man  durch  M  die  Menge  des  in  der  Losung  sich  belinden- 
den  Losungsmittels^  durch  /z  die  Menge  des  aus  derLiisung  abgedampf- 
ten  Losungsmittels^  durch  c-"  und  s  die  den  beiden  Mengen  M  und  ,a 
cntsprechenden  specifischen  Volumina_,  so  hat  man  : 

i^  =  M  <j"  +  ,a.y ,  diJ.  +  d  M  =  0 ,  (26) 

woraus  folgt,  indem  man  nur  den  Eall,  wo  ,a  =  0,  betrnchtet: 

d,^  =  s  dy.  —  ((t"  +  M  -^  ^  dy;  (27) 

setzt  ïnan  aber,  wic  iriiher  : 

^        M'  (>M  M' 


so  erhiilt  man: 


l)a  aber 


ist,  so  folgt  ; 


sdy,  —  Q"  —  c:0dy.  (28) 


^"  =  ^-]-~{p,—p)  (29) 


126  N.  SCHILLER. 

wo  q  deii  Wertli  des  dem  Druck  p  entsprecliendeii  osmotisclien  Drucks 
bezeichnet.  Man  erhalt  weiter  auf  dieselbe  Weise^  wie  iii  (1-3),  indein 
man  M  =  m  -j-  dm  setzt  : 


(7 

-(yA,-7^)(^-:^^)Mv.  (33) 

uiid  schliesslich^  indein  man 

(7  àq  dp        cr  cVyo   dp 

-  V^  T-  =  -  ~-  -;, —  î         ^//vi  ==  (/m 

z  do  ôq        z  ('V  cqQ 

setzt : 

(IL.  '  ^   "      - 


?i^3  =7^        *' (  5"  " ^  -^t    }      ^'^^^''' 


<>^ 


Nachdem  die  Dampfmenge  dy.  =  dm  ans  der  Losuug  sich  ausge- 

dp 
schieden  hat,  andert  sich  die  Damjjfspaunung  um  die  Grosse  dp  =  y-  dy; 

um  so  viel  muss  aucli  der  iiussere  Druck  vergrossert  werden^  um  das 
System  iu  Gleichgewicht  zu  lialten. 

4.  Auf  der  vierten  Stufe  des  betrachteten  Kreisjjrocesses  wird  die 
aus  der  Losung  erlialteue  Dampfineuge  d/a  durcli  eine  feste  Waud  von 
der  Elûssigkeit  abgesclilossen,  wodurch  der  Eiufluss  des  osmotischen 
Drucks  auf  die  Dampfspannung  beseitigt  wird  ;  darauf  wird  der  Dampf 
Solange  isothermisch  zusammengedriickt^  bis  die  Spannuug  desselben 


MNTGE  THERMODYNAMISCH  ABZUL.  BEZIEHUNGEN^  U.  S.  W.  127 

von  der  Grosse  p  -\-  dp  bis  auf  die  Grosse  ;?„  liiiiaufsteigt^  wobei  das 
entsprecheiide  specifische  Yolninen  gleicli  ^„  wird.  D;i  nun  angenomraen 
werdeii  darf^  dass 

ps=p^,s,,,  (35) 

so  liisstsicli  die  eutsprechende  Arbeit  dL,^  auf  folgeiide  Weise  berechnen: 

dL;^  =  d.jn  \p  ds  =Pq  s^^  Uj  —  dm.  (3C) 

5.  Tu  der  feruereu  rortsetzung  des  betrachteteu  Kreisj^rocesses  kommt 
es  nun  darauf  au  die  nach  der  erfolgteu  Yerdampfuug  vou  dm.  zuriick- 
gebliebeue  Losuugsmeuge  ui  zu  dereu  Aufaugszustaud  zuriickzubriugeu. 
Zu  diesem  Zwecke  wird  die  Losuug  solauge  elastiscii  zusammeugedriickt 

bis  der  eutspreclieude  iiussere  Druck  von  seiner  Grosse  ;;  -1-  .—  du.  bis 

auf  die  frùhere  Grosse  H  -|-  ^v^  -|-  ([  hinaufsteigt.  Die  dabei  gegeu  die 
iiusseren  Kriifte  geleistete  Arbeit  ergiebt  sicli  gleich 

F=:n  +  p„  +  r/' 


L-=mJF.d^'  (37) 

--F=p  +  l^<J, 
\vo  F  aus  der  Gleichung 

zu  berechnen  ist.  Man  erhiilt  auf  dièse  Weise  : 

=  ^^  \_ir—[n  +p,  +  /)^]  m  +  ^ mp£^ dy.  (38) 

Bezeiclmet  man  durch  q   den  dem    Druck  p  und  dem  specifischen 
Volumeu  t"  entsprecheuden  osmotischen  Druck,  so  ist 

dp^dp^^dj_^_dpdq^dp^dq 
à  y.        dq  dfx  dq  dm        àq  m  f>^' 


128  N.  SCHILLER. 

woriu  (hn  deu  Zuwaclis  des  Losuugsmittels  in  der  LcJsung  bezeiclinet. 
Da  nuu  nacli  (31)  : 

und  da 

crcVy        7cVy„         fr"_7         1     cV"_U<V 

y,ov        y,  pv  y,         z         z     c'^         z     ('v, 

gesetzt  werdeii  darf^  so  erhiilt  mau  scliliesslicli  : 

indem  man  dy.  durch  dm  ersetzt. 

6.  Es  kommt  nun  die  secliste  Stufe  des  fortschreitenden  Kreispro- 
cesses  vor.  Die  schou  bis  zur  Maximalspauuung  zusauimengedriickte 
Dampfmenge  wird  nun  unter  dem  Drucke  p^^  weiler  zur  Flûssigkeit 
zusammengedrûckt.  Die  gegen  deu  Druck  p^^  geleistet  e  Arbeit  ergiebt 
si  cil  gleicli  : 

dL^  =  —A  ('^0— ^o).  (4^) 

wo  .^0  das  specifisclie  Yolumen  des  Dampfes  ûber  dem  reinen  Lusungs- 
mittel  bezeichnet. 


7.  Die  erhaltene  Menge  dm  des  iiiissigen  Losungsmittels  wird  immer 
weiter  bis  auf  dessen  frilheres  specifisches  Yolumen  o-,,'  elastiscli  zusam- 
mengedrilckt.  Der  ilussere  Druck  steigt  dabei  von  />»„  bis  auf  H  -\-  p^f 
hinauf,  und  die  gegen  denselben  geleistete  Arbeit  ergiebt  sicli  gleicli  : 

dL,=^[p,'--{n+p,r]dm.  (43) 

Somit  schliesst  sicli  der  betraehtete  Kreisprocess,  weil  aile  Theile  des 
Systems  zu  ilirem  Anfangszustand  zurilckgefilhrt  worden  sind. 


Da  dem  zweiten  thermodynamisclien  Hauptgesetze  gemiiss 
dL^  +  Zo  +  d/..  +  dL,  +  L.  +  dLf,  +  d/.,  =  0 


EINTGE  TIIERMODYNAMISCH  ABZIIL.   BEZIEHUNGEN,   tî.  S.  W.  129 

soin   muss,  so  erlinit  mau^   indem  iiiau  die  Ausdrilcke  (17),  (24),  (34), 
{•Mi),  (41),  (1.2)  uiid  (43)  beimtzt: 

-(n+/>o)(.o-^;;)-(n+,j(.-:|)^4^ 
+  [n+.o+.o][(.-:J)(i-^.4)-(n  +  ,.)(^-:^)] 


oder 


(n  +  A.)  (^0  -  ^  n)  -  (n  + ./,,)  Q  -  ?  |)  ^  «^^  ^ 


.^<r 


c>"      . 


+  (n+/.o  +  ^7o)[^-?|-(n+7o)(^-:^')" 


+  f  [(n  +  A.  +  vo)^  -7>^]  +  .V "-  [/Ar  -  (n  +;a,)-]  +p^ 


Dillereiizirt  man  die  obio'e  Gleichunçï  (45)  nacli  n,  so  ei'hiilt  man: 


"Ê^-h<:-^è]+(-4)O-r''^:0-- 


^'- 


+  ^  (/^  +  ^yo)-(y^  +  H.)  (;^  -  :  ;0  =  <», 


(46) 


ARCHIVES    NEERLANDAISES,    SERIE    II.    TOME    V. 


130  N.  SCHILLER. 

uiid  nacli  iioclimalio-ein  Diffevenzireri: 


,>^ 


woraus  folgt: 

^  =  '^+Crs  (48) 

wo  C  eine  voii  ^  unabhriugige  willkiirliclie  Constante  bezeiclniet^  die 
je  uacli  der  Erfalming  beliebig  klein  oder  sogar  glcicli  Nnll  ausfallen 
kiinnte. 

Infolge  der  Gleichuug  (47)  geht  der  Ausdruck  (46)  in  deu  folgendeu 
liber  : 

Fiihrt  man  in  die  obige  Gleidmng  dasjenige  speciiiscbe  Yolumeu 
des  L()sungsmittels  cr,  ein,  welches  dem  iiusseren  Drucke  /j,,  -|-  */,  ent- 
spricbt^  so  muss  man 

'y  =  <y,-V\ci,  (50) 

setzen;  alsdann  erhalt  man: 
oder  da,  wie  in  (13)^ 


ist  nnd  da 


;c  ^v       %  ^v'  y.        x'  y        y 


gesetzt  werden  darf,  so  bat  man^  iu  dem  man  (47)  beriicksicbtigt: 


EINIGE  THKRMODYNAMISCH  ABZUL.  BEZIEHIJNGEN^   U.  S.  W.  131 

dem  gemiiss  liisst  sich  die  GleicJiuug  (19)  in  die  folgende  verwandelu: 


'     ^'>  =  ^^^"  +  ^'<ê„-0  (^^) 


oder,  nacli  (48)  : 


■,-:^-^o=-0^o+?,)iCs-.  (55) 


Witre  imn  die  Bezieliuiig  zwisclien  dem  osraotischen  Dnick  und  dem 
von  dev  Ltisung  eingenomraenen  Yolnmen  bekannt^  so  konnte  man  die 
Gleiclumgen  (Ô5)  oder  (49)  integriren  uud  somit  die  Abliiingigkeit  des 
specitisclien  Volumen  von  der  Concentration  ermitteln.  Da  aber  ^,  in 
dei"  Gleichung  (45)  mit  C't  '-  multiplicirt  wird^  dessen  Grosse  fur  aile 

Wertlie  von  ^  mindestens  von  der  Ordnung  -  ist^  wie  es  ans  der  Glei- 

chmig  (48)  einleuchtet^  so  darf  man  eine  angeniiherte  l^orm  der  Zustands- 
gleichung  auf  den  vorliegenden  Eall  anwenden  und 

'hlL=consf.  =  Q  (56) 

setzen.  Da  nun  i'iir  den  Fall  C  =  U  mau  aus  (55) 

^,=^0(1+^0  (•j7) 

bereclmet,  wobei  a,  willkiirlich  bleibt,  so  kann  man  devselben  Gleichung 
(55)  in  allu'emeiiuTem  Falle  mit  dem  Intégral 


^1 


=^(1+^.:)+..  (58) 


geniigen,  worin  ./■  fiir  aile  Werthe  von  ^  eine  Griisse  von  der  Ordnung 
r/^'^  darstellt.  Yernaclilassigt  man  die  Grossen  von  der  Ordnung 
.vCs^--,  ,r-  u.  s.  w.,  so  kann  man  aus  (55)  die  folgende  Gleicliuug 
erlialten  : 

woraus  folgt  : 


132 


und  soinit 


■=Cl 


N.  SCHILLER. 


â  1 


(60) 


^,=^,(i+^:)  +  c:r-7;„ç-^+-,-i-ar^.^^v/^^:]     (ei 


Fiilirt  mnn  wieder 


I    ""i 


ein,  so  erlialt  mau 


^  =  ^o(î  +^'C)  + 


(^ 


-^  c 


Ji.)  1  +  ^'Ç 


f62l 


l^ùlirt  mail  seliliesslicli  die  Grosse  t'  ein^  die  einem  iiusseren  IJruck  P 
entspriclit  und  setzt  maii  : 


[(>^) 


SO  erhalt  mau 


7' =  7 ^{F-p,)-C:^{P-p,^ 


L7y  \i  -\-x(,       Yx  y 


(64) 


Es  bleibt  uuu  nocli  die  Gleichung  (45)  in  Betracht  zu  zielieu.  Die- 
selbe  lilsst  sicli  folgeudermassen  transformiren,  iudeiu  mau  die  Bezie- 
liungeu  (47)  und  (4!))  beaclitet  uud  iufolge  derselbeu  die  iu  (45)  mit  TI 
uud  n-  multiph'cii'teu  Glieder  gleich  Null  setzt  : 


EINIGE  THERMODYNAMISCH  ABZUL.    BE/.IEHUNGEN^  U.  S.  VV.  138 

— y\)  ^0  +  'h   ^(.  + 1~  (/A)  +  ^l^—  i~po — Vo  ( ov  +  ^ ) 


+  ^     i/'o-\-'h)?—p~ 


-2J.S 


—p ^ih  —i^  (or  +  o7  ) + /'"  '^'o  ^^ f  ~^^'  ("'o  ~ ^o)  =  ^  ^     ('^•■ 

daraiis  erhiilt  iiiaii  : 


(66) 


Nuii  koinint  es  darauf  an  deii  Werth  von  y^  durcli  den  von  ^y  aus- 
zudrûcken.  Da  aber  die  beideu  erwiilmten  Wertlie  bezieliungsweise  àen 
auf  die  Losnng  wirkenden  ausseren  Druckkrilften  y;,,  nnd  p  entsprechen^ 
so  liisst  sicli  y„  als  eine  Punction  von  ;;  -|-  (/;„  — p)  betrachten.  Dem- 
zufoliîe  hat  inau 


wobei  die  Concentration  ^'  als  constant  betraclitet  wird  ;  da  aber 


(67) 


cV 


///,  IllUl 


so  erlralt  inan 


%='!— J^">■-\lh)~-li)■ 


m 


l'iihrt  man  diesen  Werth  in  die  Gleicliung  (66)  eiu^  und  vernachlassigt 
man  die  kleinen  Grossen  zweiter  Ordnuug,  so  erhalt  man 

(  ^\^  +  V  —p)  ^0  +  i-'-  { Pu  +  '/  —p)  +  po  ^^  h^  =  ^,      (69) 

~^o  Po 


l;3i  N.  SCHILLER. 

iniabluiiigig    von   7   uncl   folglicli   uiialjliiingig   voii   Bezielmiigeu,    die 
zwischeu  q  uud  (j  bestelieu  koiinten. 


Um  eine  bessere  Einsiclit  iu  die  vou  der  Gieichuug  (69)  dargestellte 
Beziehung  zu  gewinnen,  betraclite  raan  deii  folgenden  Tall. 

Es  sie  ein  tlierraod3aiainisclies  System  gegeben,  das  ans  einer  Elûssig- 
keit  uud  dereu  gesattigteuDauipf  zusamineugestelltwird;  iiussere  Krafte_, 
die  das  System  iu  Gleicligewiclit  lialteu  solleu,  seieu  folgeude:  ein  auf 
die  Oberfiache  des  Dampfes  wirkeuder  Druck  j>;,  eiu  auf  die  Treunungs- 
oberflaclie  wirkeuder  Druck  q  uud  ein  nebeu  den  beiden  ersteren  notli- 
wendiger  Druck  p  -\-  q,  der  auf  die  Oberfiache  der  Elûssigkeit  wirkt. 
Der  Druck  q  sei  nach  innen  in  die  Elûssigkeit  gerichtet. 

Bezeichuet  mau  beziehuugsweise  durch  i\  uud  v.,  die  vou  der  Fliissig- 
keit  uud  dereu  Dampf  eiugeuommeueu  Volumeuraume,  so  ergiebt  sich 
die  Arbeit^  die  gegen  die  iiussereu  Krafte  bei  uuendlicli  kleiueu  Aeude- 
ruugeu  (h\  uud  dv^  geleistet  wird^  gleicli 

dL  =  {p-\-q)dv,-^pdc,,  (70) 

oder^  indem  mau  die  Bediuguug  dp^  -\-  do.^  =  dv  beachtet: 

dL=pdc~\-qdi\.  (71) 

AVill  ma-u  y  als  eiue  uuîibliiiugige  Variable  betracliteu,  so  muss  mau 

setzen^  uud  demzufolgc  erbidt  mau  : 

.//.  =  (y>  +  y^)./.+y^./y,  (78) 

wobeij  nach  dcm  zweiten  thermodynamischen  I[auj)tsatz^ 

sein  musS;  d.  h.  : 

T^  =  -f-  (75) 

oq  dv 


BINIGE  THERMODYNAMISCir   AUZUL.   BTCZIEHUNGEN,  TT.  S.  W.  l.'3ô 

13ezeiclmet  man  diircli  t  uud  *•  die  specifisclieii  Voluiniua  der  Eliis- 
sigkeit  und  dereu  gesuttigten  Dainpfes,  so  bestelit  bekaniitlicli  die  Be- 
zieliung 

1 =  cotm.,     t\  -\- 1\,  =  V , 

cr         s 

worauSj  bei  coiistanter  Teinperatur  uud  bei  dq  =  0,  l'olgt: 

àiJj  (7 

^v  s  —  (t' 

uud^  uach  (75): 

Cq         S 13" 

Bezeichnet  mau  durch  p^^,  6-^  uud  o-,,  diejenigeu  Werthe,  welclie  /j,  v 
uud  (7  fur  deu  Eall  ^  =  0  annelimen,  so  darf  mau 

P^=Po-h  (77) 

setzen;  ist  ausserdeui  die  betrett'eude  Eliissigkeit  elastiscli  zusamuieu- 
driickbar,  so  muss 

seiu^  woriu  z^^  deu  euts])reclieudeu  Elasticitiitscoefficieuteu  bezcicliuet. 
Setzt  mau  die  aus  deu  Gleichuugeu  (77)  uud  (78)  bestimmlen  Werthe 
vou  *  und  7  iu  die  Gleicliuug  (70)  eiu,  so  liisst  sich  die  letztere  iutegii- 
reu  uud  mau  erhtilt  alsdauu  : 

(ieht  al)ci'  die  Tlichtuug  des  Drucks  y  iu  deu  Dampf  hiueiu^  so  muss 
uiau  in  der  obigeu  Gleichuug  (79)  q  durch  —  q  ersetzen,  uud  mau 
erhiilt  : 

Pi)  *o  ^!J  -  +  ^0  (/A.  +  '1  —[')  +  ,,.-  (  Ao  +  '1  -^py-  =  0;         (80) 
d.  11.  die  Gleichuug  (<i*J). 


136  N.  SCHILLETl. 

Daraus  diirfte  mau  aber  niclit  etwa  scliliessen^  dass  die  Beziehung  (78) 
aucli  die  Aenderang  des  specifischen  Yolumens  eines  Losuiigsmittels 
durcli  den  dariu  gelossten  Stoff  ausdriickeu  miisste.  Die  Identitat  der 
Gleicliungeu  (80)  und  (69)  weist  nur  darauf  liiii^  dass  die  Dampfspau- 
nung  eiues  Losuiigsmittels  auf  dieselbe  Weise  durcli  deu  gelosteii  Stotf 
geandert  wird^  wie  die  DamjDfspanuung  eiuev  diircli  eiuen  iiegativen 
Druck  elastiscli  deforniirten  Pliissigkeit;  was  aber  die  Frage  betrifft, 
auf  welche  Weise  die  Diclitigkeit  des  Losuiigsmittels  dabei  sicb  andeTt, 
so  lasst  die  envalmte  Ideutitiit  die  Autwort  darauf  beliebio-  ausfalleu. 


Dui'cli  eiiie  passende  Abauderuug  des  vorlier  betrachteteu  Kreispro- 
. cesses  kaiiu  mau  die  Spauuuug  der  aus  eiuer  Lcisuug  sicli  eutwickeludeu 
Dampfes  aucli  fur  deu  Fall  ermittelii^  wo  ausser  dem  osmotisclien  Drucke 
eiue  iiussere  Druckkraft  auf  die  TrenuuugsoberHiiclie  der  Elûssigkeit 
wirkt. 

lu  seineiu  ersteu  Stadium  vevlaufe  der  ueue  Kreisprocess  auf  dieselbe 
Weise^  wie  der  vorige.  Die  eutspreclieude  Arbeit  dlJ^  wird  alsdanu 
durcli  deu  Ausdruck  (17)  gegebeu. 

Das  zweite  Stadium  lasse  mau^  iu  Vergleicli  mit  dem  des  vorigeu 
Processes,  dadurcli  abgeiiudert  werdeu,  dass-  mau  die  yoiu  Raume  Vq 
abgesouderte  Losuug  allmahlig  uuter  der  Wirkiug  eines  Drucks  /J  -f-  tî" 
herabfiihrt.  Die  entsprecheude  Arbeit  der  elastisclieu  Kriifte  lasst  sich 
dabei  folgendermasseu  ausdriickeu  : 

L,  =  1;^  [(n  -tp,  -I-  q,f  —  {tt  +pY^  [m  +  .A//) 

+  (n  +7^0  +  .yj  { ^»  ^(^-n^)^^^''-  (81) 

Wabreud  nuu  weiter  eiue  Dampfmeuge  d'/.  =  dm  aus  der  Losuug 
verdarapft,  lasse  mau  deu  Druck  -  uur  auf  die  Trenuuugsobertlacbe  der 
PHissigkeit  M'irkeu.  Die  eutsprecbeude  Arbeit  ergiebt  sich  gleicb 

dL,=pd{[j.,)  +  {77  +7>)  diUT"),  (82) 

wobei 

7"  =  ^  +  ^(y,^  _;-_^4r/,v.  +  du  =  0,  (83) 


EINIGE  ÏHERMODYNAMISCH  ABZUL.  BEZIEHUNCEN,  U.  S.  W.  187 

sein  inuss;  dnraus  folgt  : 


llLn^ 


p ,  diM  -  (^  + 1)  (^"-:  ^)  dij.,  (84) 

und  inaii  erhalt  auf  ahnliche  Weise,  wie  iui  Falle  (81)  : 

Eiir  das  vierte  Stadium  erlitilt  man  wie  fridier: 

dL^  =  p^s^lg^.  (86) 

Pq 

Tm   fiinften    Stadiuin   des   Kreisprocesses   wird  die  ûbriggebliebene 

Menge  n/.  des  fliissigen  Losungsmittels  sammt  gelustem  Stoff  vom  Drucke 

àp 
'^  -\-  p  -\-  Y-  dy.  zLim  Drucke  Y\  -\-  p^^  -{-  q   herabgefuhi't.    Die  entspre- 

clieude  Arbeit  ergiebt  sich  gleich 

^5  =  f  [( /^  +  ^)— (n +^^  +  vT]  >>'- 

Die  sechste  uud  die  siebente  Stufe  des  betrachteten  Processes  bleiben 
dieselben,  wie  ira  friiheren  Falle. 

Setzt  man  die  Summe  der  Werthe  der  auf  jeder  Stufe  des  obigen 
Kreisprocesses  geleisteteii  Arbeit  gleich  Null,  und  ditfereuzirt  man  die 
crhaltene  Gleichung  zweinial  nach  n,  so  erhiilt  man  dieselben  Glei- 
cliungen  (47)  und  (49),  wie  fridier^  das  lieisst: 

?^ 
T        y    y- 7 

"5    ^ 


jc         K       2%    '    2%„ 


138  N,  SCHILLER. 

Sel/i  mail  in  der  erwillmteii  Arbeitssuinme  n  =  i),  iiiul  hcnicksich- 
tigt  mail,  (lass  ebeuso,  wie  im  Ealle  (18) 

(h  ='I—~f^  '^{Po—^—p)^  (88) 

so  erhïilt  inaii  leicht  : 

{p. + ^1-^-pk + f-  {Po + 7-^-/^)- + Po -s-o  //7 ^ = <».    m 

Wird  der  aussere  Druck  tt  so  g(!\v;ililt,  dass  tt  =  f/  ist,  so  luuss  j»;  =j\t 
werdeu  ohne  aber  die  Gleichheit  von  a-"  und  Tq  zur  Tolge  zu  haben. 

Es  ist  auch  zu  bemerkeu,  dass  die  Porm  des  Zusaminenhangs  zwischeii 
//  und  V  keinen  Einfluss  auf  die  erhaltenen  Eesultate  (89)  oder  (69)  hat. 
Darans  folgt,  dass  aile  Bemûhungen,  die  ei'wahnteEorin  ausdein  Abrech- 
nen  iilmlicher  isotlierinischer  Kreisprocesse  wie  oben  zu  ermitteln,  als 
fruclitlos  zu  betracliten  sind. 


Man  kann  nocli  zu  einigen  weiteren  Beziehungen  zwisclieii  deii  den 
Zustand  einer  Losuug  cliaracterisirenden  Grdssen  koinmen,  iiidein  man 
die  Warinemengen  ermit.telt,  die  auf  jeder  Stufe  der  vorlierbetrachteten 
Kreisprocesse  dem  System  zugefûhrt  werdeu  miissen,  damit  die  Teinpe- 
ratur  derselbeu  unveranderlich  bleibe, 

Um  die  betreff'endeu  Berechnungen  einleuchtender  zu  maclien  hat 
man  zuerst  Folgeudes  zu  beacliteu. 

Wird  eine  gegen  aussere  Krafte  auf  reversiblem  Wege  geleistete 
Arbeit  in  der  Eorm  ausgedriickt  : 

(IL  =  Pdm  +  KdÔ,  (90) 

worin  dô  die  Aenderung  der  absoluteii  Temperatur  ô  be/A'i<'liiiet,  so 
liisst  sicli  die  dabei  dem  System  zugeiïihrte  Wilrmemciige  tlQ  folgender- 
weise  darstellen  : 

dQ  =  Cdô -{- âdm,  (91) 

wobei,  falls  dQ,  in  mechanisclien  Einlieiten  ausgedriickt  werdeu  soll  : 

,        ,/dF       f>A\       dC      J  AU^       f>Â\ 


EINIGE  THERJ[ODYNA:\riSOH   AB/.IJL.  BEZIEHUNGEN,  U.  S.  W.  139 

Xiiii  wolleii  wir  den  letzteu  Kreisprocess,  als  eiiieu  allgemeiiiereu 
Fall^  iu  Betraclit  ziehen.  Dabei  wird  es  uns  uur  darauf  ankomraen  die 
Ausdriïcke  fur  h  zu  finderij  da  die  Temperatur  immer  constant  bleiben 
soll. 

Fiiugt  nian  mit  dem  ersten  Stadiumdes  Kreisprocesses  au,  so  hat  inan 

cV'\ 

(Uj.  ^  —  (n4-yvn)cr,/^////4-(n4-yA,  +  7')(  cr'  +  /y/  ,-   )  ////. 


=  — (n+/vo)^(.''^^'''+(n+j'A.+'7')(^'+^>''^;J 


f^a"'n  /       ,        V    ,        fV 


+  [^^'0  ^ (n  -f -/A,)  +  y>^  '}^  (n  +yA,  +  v')]  >^'^ ,  m 

woraus  folgt  : 


wobei  n  so  abgeiiudert  wei'deu  kauu,  dass  n  -f-;^  iuiuier  constant  bleibe. 
Weiter  erg'iebt  sicli  : 

_  =  _„«.  (n  +  ,„)  +  _  (n  +,„  + ,/)  +  » ^,^  -  (n  +  ,„  +  ,,  ) 

Ist  die  Bezielmng  zwihclieu  (/  und  v  iu  der  l'ovm  gegeben  : 

4)  (,/^  r)  =  R  /)     r/.  //..      4)  [q\  rm)  =  m,  (!> 7) 

so  eriijiebt  sicb  : 


dq'  _  ^45  _  ^     V\    1_ 

dq 
àq    ^^  f    '  _X_       ^^\  A. 


(US) 


140  N.  SCHILLER. 

iiifolge  dessen  der  Ausdruck  (96)  in  den  folgeiiden  ilbprgeht 


(99) 


'(i 


oder  nacli  (16),  (L7)  uiid  (49)  : 

"■=|[(-ï|)o->i:)-("+'/)(-:-^^'l)] 


CD 


(h 
Um  deu  Werth  voii  — -  durch  r/,,  auszudnicken  verfahrt  mau  auf  iihn- 


liche  Weise,  Avie  iin  Falle  (18),  luid  man  setzt 


^    ^    •''/     ='/u 


0 


c>^' 


f>^^2  ^,,  ^^'  ^  (n  +  ^y) 


(n  +  ^yj, 


'y  =(h 


oder  eiiifach  ; 


10  r 


da  es  leicht  zu  erseheii  ist,  dass  der  M^ertli  voii 


Y.        Clj~ 


als   eiiie   CJnisse  vou  der  .Ordnuiig  ~^- sich  ergiebt.    Infolge  des  (101) 
verwaiulelt  sich  (100)  in 


T:INIGE  TllEinlODYNAMrsCH  ABZUL.  BEZIEHUNGEN,  U.  S.  \V.  141 


^?0 


'^h 


T\  +  .l,)^,-m~f.  (102) 


Der  Wertli  voii  //,  stellt  bckaniitlich  die  Grosse  (1er  sogeiiannteu 
Vei'diinimiigsM^arine  dar.  Veniachliissigt  man  die  elastischeii  Eigen- 
schafteii  der  Eliissigkeit  ii.dein  maii  x  =  ;c„  =  X)  setzt  und  niinuit  man 
fur  stark  verduiiiite  Losuiigeu  *2)  =  ly,,  v  an^  so  erh;ilt  man  ganz  eiufach: 

^A  ird  nun  die  Liisung  im  zweiten  Stadium  des  Processes  durch  die 
Druckkraft  F  elastisch  deforrairt,  so  ergiebt  sich  die  dem  zuwachs  r/s-, 
entsprecliende  Arbeit  gleich  : 

(IL,  =  Fch'  {m  +  dm),  (  103) 

woraus  folgt: 

dF 

//,  =  {m  -f  dm)  —,     da     1.'=  0  ist,  (104) 

und  die  der  ganzeu  Aenderung  eutsprechende  latente  Wrirme  ergiebt 
sich  gleicli 


f   ^F     , 

kl,  =  {m  +  dm)  lO-w;  rh  •  (105) 


Da  aber 


1'=-^  +  Po  +  'l    +    Vu''"'- 


^'  =  ^—''-{F—p,)  +  ^i2{ù  —  ù,)  (106) 


gesetzt  werden  darf,  wo  /3  den  Wiirmeausdehnungscoeiïicienten  bezeicli- 
net  und  a  schon  als  unabhiingig  von  Û  zu  betrachten  ist^  bat  man  fiir 
d^'  =  0  : 

und  ausserdem^  fiir  dù  =  0  : 

drr'  =  —  ^  dF;  (108) 


142 

demzufolffe  erhiilt  rnau 


N.   SCHIT.LKK. 


a,  =  -  {m  +  ^^'^)  [^  ^  ^  f{J'~Pn)  dF-^ô(j2.+  '-  '^ )/'/^'] 


+  ^[j|(n  +  v')  +  ^.  +  ^t}] 

(1:1  aber  iiuch  (23) 

rr        dq         fj        dq    /  ^^fj^ 


h'    ; 

w  T—  dm; 
cm 


;io9) 


gesetzt  werden  darf^  so  erhiilt  maii  : 


+  ^ 


:n  +  ^yo)  +  /3^  + 


\ 


K    àÙ  J        d 


.d7 


Im,    (110) 


wobei  die  Gi'osseu  von  der  Ordiiuug  -  veriiachliiss^igt  werden. 

Die  dem  dritten  Stadiuin  ents])recliencle  Arbeit  liisst  sich  nach  (S2] 
auf  folgende  Weise  darstellen  : 

(Uj^^  =jjd  [;j^.s)  -f  (  ^;  -f  ;j-)  d  (M  7") 


,lu. 


:iii) 


woraus  folii-t  : 


EINIGE  THERMODYNAMISOH  ABZUL.    BEZIEHUNGEN,  U.  S.  VV.  143 

5;;  =^Jâ^  -  (;'  +  '^)  -5^  +  ,-i^  (^/^  ^ + M  -^J)  +  ,v.  j^^ 
+  (''  +  '^)'^£' 

uiul  fi'ir  (len  Eall,  wo  [j.  =  0  ist  : 

/,^  =  ô  ^7  (  ,^  —  7  —Mr—  )~ Ô  -^  ^M  ^,  (118 


wo  q  dera  Drucke  p  -^  "tt  eiitspriclit.   Es  ist  aber 


und  man  hat  uach  (31 


desslialb  gelit  die  Gleiclmng  (113)  iii  die  folgende  liber: 

(^(5  \àù         dû  dq        dvj\  '    Ky 


Filr  das  vierte  Stadium  liât  man  : 

flQ.^  =  /J(j  .^0  Ig  — dm,  (1 1  ï^) 

Eiir  das  fiinfte  Stadium  bereclmet  inan  auf  dieselbe  Weise  wie  fiir 
das  zweite: 


144 


N.  SCHILLER. 


Q.  =  tri  \Ù—  (h 


dabei  ist  zu  beacliten,  dass 


da 


Fur  das  secliste  Stadium  ergiebt  sich  leicht: 

und  schliesslich  hat  man  fur  das  siebente  Stadium  : 

f  ^^'     , 

dil-  =  dii)  \()  -y,  '^'^  {), 

^'o  =  ^0  —  -  i^'—P.)  +  /3o  ^0  ^.^  —  ^o)- 


;]i7) 


;ii8) 


(119) 


wobei 


120) 


;i2i) 


Demzufolge  ergiebt  sich  : 

^0  '\  1  rr> 


dUy 


=-4£:^?."^+'<'-»+£:lO]*'-  (^-) 


EINIGE  THERMODYNAMISCH  ABZUL.  BEZIEHUNGEN,  tJ.  S,  W.  145 

Nach  dein  zweiteii  thei-modynamischen  Hauptsatz  miiss  die  Summe 
//i  dm  +  Q.  +  /^,,  dm  +  dQ,  +  Q^  +  /^c  (^»>'  +  ^-^Q? 

gleicli  Null  werdeii.    Auf  dièse  Weise  erhiilt  man,  indem  man  M  =  m 
uiid  dfz  =  dm.  setzt  : 


I  [.,+(..+.,)(!:;-£)- "G^+è 


!n+î„).„|f«-^ 


'îo 


(7n     ^%n  1 


=  0. 


Differeuzirt  man  die  obige  Gleicliung  uacli  n,  so  erlitilt  mau  : 


(138) 


^^0 


+^?^-^(-^i)-^5;i"-^(^-»+::t)=°-(^^^': 


7  f>Z      c\/„ 

Das  noclimalige  Differenziren  ergiebt  : 


(7    C>x  (Tq     C>Ko 


oder  bis  auf  die  Gvossen  zweiter  Ordnuiig: 


àùKzJ        dô\z,J 


(135; 


:i25') 


Benutzt  man  scbliesslich  die  Gleichungen  (124)  und  (135)  so  kann 
inan  die  Gleichung  (133)  folgendenveise  transformiren  : 

ARCHIVES    NKEULANDAISES,    SERIE   II.    TOME    V.  10 


146 


N.  SCHILLER. 


Wollte  mau  r/,,  diircli  q  ersetzen,  so  milsste  man,  wie  im  Palle(lOl), 
die  Beziehuiig 

benutzen  nnd  ausserdem 

^  =  '^,     /3.7  =  /3.7o     u.s.w. 

setzen. 

Um  Gleichuiig  (126)  uocli  weiter  zu  vereinfachen,  differenzire  man 
zuerst  die  Gleiclmng  (89)  iiacli  ù  iind  das  erhaltene  Résultat  raultiplicire 
man  mit  ù  ;  es  ergiebt  sicli  alsdann 


+^[4 


ù       "  àè  J 


(128) 


Zieht  man  die  Gleichring  (128)  von  der  Gleiclinng  (12(i)  ab  nnd  be- 
rncksichtigt  man  (127)^,  so  erhalt  man^  iiidem  mau  u"  —  ^  tt  aul  die- 
selbe  Weise  wie  in  (85)  aiisdrii(;kt  : 


EINIGE  THERMODYNAMISCH  ABZUL.  BEZIEHUNGEN,  U.  S.  W.  147 


0 


Es  ergiebt  sicli  abev  ans  cler  Cileicluiiig  (97)  : 


(130) 


iiiid-,  nach  (11 7)  ^  erliiilt  nian  ans  (180): 

ausserdem  darf  nian  in  dcm  mit  -  multiplicirten  Gliedern  devGl.  (129) 

Cp  =  qv  setzen.  Auf  dièse  Weise  liisst  sicli  die  Gl.  (129)  in  die  folgende 
Form  bringen  : 

Neben  der  letzten  Gleichung  bestelit  noch  die  Gleichung  (124),  die 
infolge  (12."))  und  bei  Cp  =  qr  in  die  folgende  ûbergebt: 

Kieio,  September  1900. 

10* 


LlBEn  DIE  SCIIWINGUNGSAMPLITUDE  DEU  ELEKTRONEN 


W.    KAUFMANN. 


1).  Betrachtet  man  die  Schwiugungeii  eines  leuclitenden  Molekûls  ge- 
miiss  der  vou  Herrri  H.  A.  Lokentz  ')  zuerst  angegebenen  Anscliauungs- 
weise  als  hervorgebracht  durcli  die  Bewegungeu  der  mit  Elektricitut  gela- 
denen  materiellen  Atome,  so  fiilirt  die  quantitative  Untersucliung  des 
ZEEMAN'schen  ^)  Phanomens  zuder  notwendigen  Consequenz,  dass  ausser 
deu  gewohnlicheii,  sogenauuteu  chemisclien,  Atomen  nocli  kleinere,  stets 
uegativ  geladene  Teilchen  vorhandeu  sein  miissen,  dereu  Masse  nur 

etwa derjeniffen  des  //-Atoms  betnigt.  Einen  naliezu  identisclieu 

1700        •'      ^ 

Wert    erhielt    Verfasser  ^)    bei    Untersuchmig    der  Katliodenstralilen. 

Piir  das  Eolgende  werde  der  vou  Hemi  S.  Simon  '')  bestimmte  Wert 

-^  =  lyS65.10'  zu  Grunde  gelegt  (f  =  Ladung,  m  =  Masse  eines 
m 

Teilchens). 

Es  soll  uun  im  Eolgenden  versucht  werdeu,  deu  Wert  der  Scliwiu- 

gungsamplitude  dieser  Teilchen  der  sogenannteu  „lUe]ctronen''  zu  be- 

rechnen;  u.  zw.,  wie  gleicli  hier  bemerkt  werden  soll,  einen  oberen 

Grenzwert. 


')  H.  A.  LoRENTZ,  Leiden  1895. 
')  P.  Zkeman,  Phil.  Mag.  1897  Sept.  p.  255. 
')  W.  Kaufmann,  Wied.  Ann.  62,  p.  59(3;  1897. 
")  S.  Simon,  Wied.  Ann.  6Î),  p.  611;  1899. 


ilBEK  DIE  SCHWINGUNGSAMPLITUDE  DER  ELEKTRONEN.  149 

2).  Es  sei  m  die  Masse  eiiics  Elektrons. 

n  die  Zalil  der  in  einem  Atome  vorliandenen  schwingeuden 

Elektronen. 
iV  die  Zalil  der  Atome  iu  eiiiein  Grammilquivalent. 
ç  die  Sclnviiigungsainplitude  eines  Elettroiis. 
r  die  Sclnvinguugszeit. 

Nimmt  niau  die  Scliwinguiigen  als  kreisformig  an^  so  ist  die  Ge- 

2  TTp 

^cliwiudio-keit  — -^luid  die  kinetische  Energie  eines  eiuzehien  Elektrons: 


se 


s^ 


4  9r-|û^     111        '•iTr'^p^m 

Die  kinetische  Energie  siimtliclier  Elektronen  in  einem  Grammaqui- 
valeut  ist  demnacli  : 

nnn  ist 

(3)  — =lyS65.10S 

m 

ferner,  wenn  s'  die  Ladung  und  3Ih  die  Masse  eines  //-Atoms  be- 
deutet : 

(4)  .         ^  =  9650. 

Setzt  man^  wie  ja  meist  gescliieht,  s  =  s',  so  ist 

Es  ist  also  : 

m  N=AfHN.rj, 19.  IQ-'' 

undj  da  MhjS^,  d.  i.  die  Gesamtmasse  eines  Grammaquivalents  Wasser- 
stotl',  gleich  1  : 

(6)  m  iY=  0,19.10-^ 

sodass  : 


150  W.  KAU1''MANN. 

und: 

(8)  ?'- 


37r2/^5,19.10-4 


Bezeichnct  man  mit  C^  die  specifische  Wiirme  bei  constantem  Volu- 
men^  mit  [j^  das  Molekulargewiclit  eines  einatomigeii  Gases^  z.  B.  des 
iVrt-Dampfes,  so  ist  Cy  [j.  =  ?>g-Cal  ^)  =  1,26  .10"  Absol.  Einh. 

Ist  T  die  absolute  Temperatur^  so  ist  die  Energie  eines  Grammilqui- 
valents: 

(9)  K^  =  TC,iy.=  \,^.QA{)\T. 

Dièse  Energie  bestelit  zum  weitaus  grëssten  Teil  in  fortschreitender 
Bewegung  der  Molekiile,  sodass  die  Energie  der  Schwinguiigen  der 
Elektronen  jedenfalls  klciiier  ist  als  7v'y.  Bezeichnet  a,  eincn  uchten 
Bruclij  so  ist  demnach  : 

(10)  K=o'.K^  =  x.\.'2Q.l{)\T. 

Die  Scliwingaiigszeit  r  des  Licliies  der  7>Liuien  ist  : 

(11)  T=1,9G.10-'^M-. 
sodass  wir  erlialten: 


(1,)  Ji/..  A/\,'i&-.w-^>.\,te, 


,10« 

4 


2,18.10- 


setzen  wir  7'=  2000"  der  nngefiiliren  Temperatnr  des  Bunseiibrenners, 
so  wii'd  : 


(13)  ,^  =  9,70. 10 -'^j/ 


oder  angenidiert  : 


')  F.  RiciiARz,  Yerlidl.  D.  pliys.  Ges.  1.  p.  17;   180'.). 


iiUEll  DIE  SCHWINGUNOSAMPLITUDE  DEK  ELEKTllONEN.  151 


y     11 


Hierbei  ist  x<^\,  u^\;  folglicli  —<^\,  sodass  wir  aucli  scbreibeu 
kouuen : 
(M)  p<10-Sm. 

Wabrscbeiulich  is  ç  von  dieser  obereii  Greiizc  sebr  weit  entfernt,  da 
ja  ans  dein  Werte  des  Verbiiltnisses  C,,\C^,  der  specifiscbeii  Warmeii  fiir 
ciiiatomige  Gase  folgt,  dass  x  sebr  klein  sein  muss.  Da  der  sogenannte 
liadius  der  Wirkungss])bai'e  eiiies  GasinolekiUs  von  der  Ordnung  10  ~''^ 
istj  so  folgt  ans  obigem  Résultat  jedeufalls^  dass  die  Scbvvingungsweite 
(k'r  Elektrouen  viel  kleiner  ist  als  der  Molekubirradius. 

GUtthtgeii,  Oktober  1900. 


ETUDE  EXPERIMENTALE  SUR  LE  RESONATEUR  DE  HERTZ 


A.    TUUPAIN. 


Le  circuit  métallique  en  forme  de  cerceau  qui  constitue  le  résonateur 
électrique  de  Heutz  est  sans  contredit  Tinvention  la  plus  ])ersonnelle  et 
la  plus  originale  de  toute  l'oeuvre  expérimentale  du  physicien  de  Bonn. 
Par  quel  mécanisme  un  excitateur  en  activité  agit-il  sur  un  résona- 
teur placé  dans  son  voisinage?  Pourquoi  une  étincelle  tantôt  vive,  tan- 
tôt faible  et  presqu 'imperceptible  se  manifeste  t'elle  au  micromètre  du 
résonateur?  En  un  mot,  quelle  distribution  électrique  s'étage  le  long  du 
fil  qui  forme  le  résonateur? 

Pour  qu'un  résonateur  disposé  dans  un  champ  liertzien  concentré  par 

deux  fils  parallèles  é^n'ouve  des  alterna- 
tives de  fonctionnement  et  d'extinction, 
il  faut  donner  à  l'appareil  soit  un  mou- 
vement de  translation  en  maintenant  le 
plan  du  résonateur  perpendiculaire  au 
plan  des  fils  de  concentration,  soit  un 
mouvement  de  rotation  dans  son  plan, 
mouvement  qui  fait  décrire  au  micromè- 
tre la  circonférence  même  du  résonateur. 
Les  diverses  théories  de  la  résonance 
électrique  s'accordent  à  reconnaître  un 
noeud  d'ondes  stationuaires  électriques  à 
chacune  des  extrémités  en  regard  du  résonateur  constituant  les  deux  pôles 
de  son  micromètre,  et  elles  indiquent  comme  siège  d'un  ventre  de  ces  ondes 
la  région  du  résonateur  diamétralement  opposée  au  micromètre  (fig.  1). 


Fie.  1. 


ETUDE  EXPERIMENTALE  SUR  LE  RESONATEUR  DE  HERTZ. 


153 


Cette  division  du  résonateur  hertzien  en  deux  concaménitions  succes- 
sives est  en  accord  avec  la  loi  expérimentale  suivante  qui  rend  compte 
de  l'observation  du  mouvement  de  translation  donné  au  résonateur:  „La 
longueur  cVonde  des  oscillations  électrh[ues  (pu  excitent  un  résonateur 
jUifornie  donné  est  égale,  (abstraction  faite  de  la  perturbation  micro- 
métrique)  au  double  de  la  longue^ir  du  résonateur^  ') 

Comment  cette  distribution  s'accorde  t'elle  avec  les  phénomènes  que 
présente  un  résonateur  qui^  placé  dans  une  section  ventrale  du  champ, 
est  animé  d'un  mouvement  de  rotation  de  360°  dans  son  plan? 

On  constate  pendant  ce  mouvement  de  rotation  la  production  au 
micromètre  de  deux:  étincelles  de  longueur  maximum.  Ces  étincelles  se 
produisent  lorsque  le  micromètre  est  à  l'une  ou  l'autre  extrémité  du  dia- 
mètre du  résonateur  j^erpcndicu- 
laire  au  plan  des  fils  de  concen- 
tration. Entre  les  positions  de  ces 
maxima  s'observent  deux  posi- 
tions pour  lesquelles  une  extinc- 
tion à  peu  près  complète  se  pro-  „ 
duit  au  micromètre.  Ces  positions  /n/n"!" 
sont  aux  extrémités  du  diamètre 
du  résonateur  contenu  dans  le 
plan  des  fils  de  concentration. 

Le  diamètre  correspondant  aux 
azimuts  de  maximum  d'étincelles 
est  donc  en  croix  avec  le  diamètre 
qui  correspond  aux  azimuts  d'extinction,  ainsi  que  l'indique  la  figu-re  2. 

Ces  phénomènes  semblent  assez  difficiles  à  interpréter  en  admettant 
la  distribution  électrique  théorique  précédemment  indiquée.  Que  l'on 
admette,  en  effet,  qu'à  une  étincelle  de  longueur  maxima  correspond  un 
ventre,  ou  bien  qu'on  voit  dans  cette  étincelle  l'indication  d'un  noeud, 
l'observation  précédente  n'en  semble  pas  moins  montrer  la  succession 
de  quatre  concamérations  le  long  du  circuit  du  résonateur. 

Bien  que  cette  nouvelle  distribution  soit  manifestement  en  désaccord 


Fiff.  2. 


')  H.  PoixcAKÉ.  Les  oscillations  électriques,  p.  237.  (G.  Carré,  Paris,  181)4). — 
A.  TuRPAiN.  Sur  le  résonateur  de  Hertz.  (Comptes  rendus  de  l'Académie  des 
sciences  de  Paris,  31  janvier  1898).  —  Recherches  expérimentales  sur  leso  scil- 
lations  électriques,  p.  93  (A.  Hkrmann.  Paris  1899). 


154 


A.  TURPAIN. 


avec  la  loi  qui  lie  la  longueur  d'un  résonateur  à  la  longueur  cVonde  des 

oscillations  qui  Texcitent,  elle  paraît 
cependant  confirmée  parTobservation 
des  ])liénomènes  que  présente  un  réso- 
nateur à  (quatre  micromètres  ')  situés 
aux  extrémités  de  deux  diamètres  rec- 
tangulaires (iig.  3).  —  On  observe^ 
en  eiht,  que  pour  un  réglage  conve- 
nable des  micromètres  une  rotation 
de  90°  imprimée  à  Fappareil  est  suivie 
de  l'extinction  des  deux  micromètres 
/!/,  M  primitivement  étincelants  et  de 
la  mise  en  activité  des  micromètres  n, 
u  qui  étaient  éteints  avant  la  rotation. 
Il  y  a  quelques  années  j'ai  inontré  ")  qu'un  résonateur  circulaire  de 
Heutz  qui  présente  une  coupure  (tig. -i)  indépeiulemment  de  celle  otl'erte 
par  l'interruption  micrométrique  fonctionne  aussi  aisément  (ju'un  réso- 
nateur complet. 

Le  lois  qui  régissent  le  fonctionnement  du  résonateur  à  coupure  sont 
des  plus  simples  et  peuvent  toutes  se  résumer  dans  Ténoncé  suivant  :  „  Dana 
un  résonateur  à  coupure  la  coupure  joue  le 
rôle  (pue  jouait  le  micromètre  dans  le  réso- 
nateur çorjipilet''\ 

En  particulier^  en  ce  qui  concerne  les 
positions  d'extinction  qu'on  observe  par 
rotation  du  résonateur  dans  sou  plan  ou 
constate  que:  „Pour  obtenir  l'extinction  il 
faut  amener  le  milieu  de  la  coupure  dans 
l'un  des  deux  azimuts  (pie  devrait  occuper 
le  micromètre  pour  donner  le  même  résultat 
si  le  résonateur  était  compjlet" . 

Ce  fait  expérimental  rapproché  de  la  loi 
de  distribution  qu'éuoucent  les  diverses  théories  de  la  résonance  élec- 
trique assigne  comme  position  des  noeuds  des  ondes  stationnaires  d'un 


Fi  Si-.  4. 


')  A.  Tl'RPaix.  —  Recherches  expérimentales  etc p.  84. 

")  „  —  Sur  les  expériences  de  IIkut/..  Société  des  Sciences  physiques 

et  naturelles  de  Bordeaux,  4  avril  1890). 


ÉTUDE  EXPÉRIMENTALE  SUll  LE  llÉSONATEUll  DE  HERTZ.  155 

résouateur  à  coupure  les  extrémités  de  la  coupure  et  comme  position 
du  ventre  des  mêmes  ondes  le  point  du  résonateur  également  éloigné 
des  deux  extrémités  de  la  coupure. 

Cette  distribution  électrique  le  long  du  résonateur  à  coupure  semble 
en  parfait  accord  avec  l'observation  suivante. 

Par  un  artifice  de  construction  facile  à  imaginer  on  rend  la  coupure 
d'un  résonateur  à  coupure  mobile  par  rapport  au  micromètre  de  telle 
sorte  que  l'arc  qui  sépare  le  milieu  de  la  coupure  du  micromètre  puisse 
croître  depuis  une  valeur  voisine  de  50^  jusqu'à  1  80°.  —  Disposant 
alors  le  résonateur  de  manière  à  ce  c|ue  la  coupure  soit  constamment 
situé  dans  un  azimut  de  maximum  d'etfet,  on  fait  varier  l'arc  d'écart 
entre  le  micromètre  et  le  inilieu  de  la  coupure.  —  Pour  chaque  arc  ou 
relève  la  longueur  maximum  d'étincelle  qu'on  obtient  au  micromètre.  — 
On  constate  que  Pintensité  de  l'étincelle  au  micromètre  croît  avec  l'arc 
compris  entre  la  coupure  et  le  micromètre. 

Si  Pou  admet  que  l'étincelle  du  micromètre  d'un  résonateur  coupé 
mesure  Pintensité  du  mouvement  vibratoire  hypothétique  dont  ce  réso- 
nateur est  le  siège  au  point  oii  se  trouve  le  micromètre^  cette  observation 
confirme  la  distribution  électrique  précédemment  indiquée.  Le  résonateur 
à  coupure  se  présente  alors  comme  ayant  un  noeud  de  vibration  aux 
deux  extrémités  limitant  la  coupure  et  un  ventre  au  point  diamétrale- 
ment opposé  au  milieu  de  la  coupure. 

Toutefois  cette  observation  semble  eu  contradiction  avec  le  fait 
suivant  :  Si  au  cours  de  cette  même  expérience  on  vient  à  rapprocher 
Puue  de  Pautre  les  deux  extrémités  de  la  coupure  jusqu'à  ce  qu'une 
étincelle  jaillisse  entre  elle  on  constate  que  cette  étincelle  présente  une 
longueur  sensiblement  égale  à  la  plus  grande  de  toutes  celles  observées 
jusque  là  au  micromètre  du  résonateur  coupé^  c'est  à  dire  égale  à  celle 
qu'on  observe  au  micromètre  lorsque  l'arc  séparant  le  milieu  de  la 
coupure  du  micromètre  atteint  180°. 

D'ajH'ès  riiypothèse  admise  que  l'étincelle  du  micromètre  mesure 
l'intensité  du  mouvement  vibratoire  on  est  amené  à  supposer  l'existence 
d'un  ventre  de  vibration  au  point  même  oii  l'on  admettait  précédemment 
un  noeud. 

D'autre  part  le  rapprochement  de  ces  deux  expériences  ainsi  que  la 
comparaison  des  lois  régissant  les  positions  d'extinction  d'un  résonateur 
complet  à  celles  régissant  les  positions  d'extinction  d'un  résonateur  à 
coupure  conduisent  à  se  demander  quelle  distinction  on  doit  faire  entre 


156  A,  TURPAIN. 

le  micromètre  d'un  résonateur  complet  en  activité  et  le  micromètre  d'un 
résonateur  à  coupure  en  activité. 

En  définitive  si  l'observation  du  résonateur  complet  comme  celle  du 
résonateur  à  coupure  conduisent  toutes  deux  à  des  lois  expérimentales 
simples^  ces  lois  ne  ])araissent  pas  en  accord  avec  la  distribution  élec- 
trique que  les  diverses  théories  de  la  résonance  électrique  assignent  à 
ces  deux  sortes  de  résonateurs.  Bien  plus^  alors  que  certaines  expériences 
semblent  confirmer  la  distribution  électrique  qu'indique  la  théorie, 
d'autres  expériences  non  moins  nettes  que  les  premières  Tinfirment. 

C'est  dans  le  but  de  rechercher  les  causes  de  ce  désaccord,  et  de 
coordonner,  si  possible,  ces  différents  faits  à  première  vue  contradic- 
toires que  j'ai  entrepris  les  expériences  que  je  vais  décrire. 

Je  me  suis  proposé  d'ap])liquer  à  cette  recherche  une  méthode  c[ui 

permette  de  se  rendre  compte,  au  même 
instant,  de  l'état  électrique  des  divers 
jîoints  du  résonateur  tout  le  long  du  con- 
ducteur qui  le  constitue.  A  cet  effet  j'ai 
renfermé  tout  le  résonateur,  sauf  le  mi- 
cromètre, dans  un  tube  de  verre  t  de 
forme  circulaire  dans  lequel  Tair  est  suffi- 
samment raréfié  pour  permettre  au  con- 
ducteur du  résonateur  de  produire  la  lu- 
minescence de  cet  air  raréfié  (fig.  5).  Si 

^.      r,  la  raréfaction  est  convenable  le  résona- 

Fig.  5. 

teur  décèle  les  états  électriques  qui  se 

succèdent  le  long  de  l'arc  conducteur  qu'il  forme  par  la  luminescence 
que  ce  conducteur  produit  aux  divers  points  du  tube.  La  luminescence 
ainsi  produite  peint  aux  yeux  par  son  éclat  plus  ou  moins  vif,  plus  ou 
moins  estompé  l'état  électrique  des  divers  points  du  résonateur  en  acti- 
vité qui  la  produit. 

Il  est  à  craindre  dans  l'emploi  de  ce  dispositif  que  la  luminescence 
de  la  gaine  gazeuse  qui  enserre  le  résonateur  ne  provienne  pas  de  la 
seule  action  du  conducteur  qui  forme  le  résonateur.  Il  peut  arriver 
que  les  fils  qui  concentrent  le  champ  produisent  eux  mêmes  directement 
la  luminescence  du  tube  à  gaz  raréfié.  Les  phénomènes  qui  doivent 
déceler  la  distribution  électrique  le  long  du  résonateur  se  trouvent 
alors  troublés. 

Le  degré  de  raréfaction  qui  convient  le  mieux  pour  que  le  résonateur 


Étude  expérimentale  sur  le  résonateur  de  hertz.         157 

produise  seul  la  luminescence  est  celui  qui  correspond  à  une  pression 
de  Tj^y  de  millimètre. 

Les  expériences  suivantes  montrent  qu'alors  la  luminescence  est  pro- 
duite seulement  par  le  résonateur  : 

1*^.  —  Si  Ton  déplace  un  pont  le  long  des  fils,  la  luminescence  dis- 
parait ou  réapparaît  suivant  que  le  pont  atteint  une  position  nodale 
ou  ventrale  des  oscillations  qui  excitent  le  résonateur.  Pour  admettre 
l'influence  directe  des  fils  sur  la  luminescence  produite  il  faut  supposer 
que  la  gaine  gazeuse  admette  exactement  la  même  longuer  d'onde  que 
le  résonateur. 

2°.  —  La  luminescence  cesse  com])lètement  lorsqu'on  ferme  le  mi- 
cromètre du  résonateur. 

3°.  —  La  luminescence  produite  accompagne  le  résonateur  lorsqu'on 
le  déplace  dons  son  plan. 

4^.  —  Enfin  le  tube  de  verre  circulaire  privé  du  conducteur  formant 
résonateur  et  amené  au  même  degré  de  raréfaction  ne  devient  pas  lu- 
mineux bien  qu'il  soit  disposé  dans  le  champ  dans  les  mêmes  conditions 
que  lorsqu'il  contenait  le  conducteur  métallique. 

Les  observations  faites  à  l'aide  de  cette  méthode  dont  l'emploi  est 
ainsi  légitimé,  ont  porté  sur  le  résonateur  comj^let,  sur  le  résonateur 
comjilet  a  deux  spires,  sur  le  résonateur  à  coujmre  et  sur  le  résonateur  a 
deux  micromètres.  Elles  ont  donné  les  résultats  suivants  : 

Eésonateur  complet.  —  Le  micromètre  est  placé  dans  un  des  deux 
azimuts  de  maximum  d'étincelle,  (voir  fig.  5).  La  luminescence  ne  se 
produit  pas  tant  que  le  micromètre  est  fermé.  Dès  qu'il  est  ouvert  elle 
se  produit  très  faible  aux  environs  immédiats  des  pôles  du  micromètre, 
elle  est  nulle  dans  toute  autre  région.  A  mesure  qu'on  augmente  la 
distance  explosive  du  micromètre,  la  luminescence  qui  se  produit  in- 
téresse de  part  et  d'autre  des  pôles  du  micromètre  des  arcs  égaux  de 
plus  en  plus  grands.  Quand  les  pôles  du  micromètre  sont  trop  éloignés 
pour  qu'il  se  produise  entre  eux  des  étincelles,  la  luminescence  est 
maxima;  elle  intéresse  alors  de  part  et  d'autre  des  arcs  de  120°  à  1.50°. 
La  seule  région  qui  reste  obscure  est  la  région  diamétralement 
opposée  au  micromètre.  La  luminescence  décroît  d'ailleurs  et  s'estompe 
depuis  du  micromètre  oii  elle  est  la  plus  intense  jusqu'à  la  région 
obscure. 

Si  l'on  déplace  le  résonateur  dans  son  plan  le  micromètre  d'un  azimut 
de  maximum  à  un  azimut  d'extinction,  la  luminescence  accompagne  le 


158  A.  TURPATX. 

mouvement  du  résonateur.  Les  deux  arcs  lumineux  diminuent  de  gran- 
deur lorsqu'on  se  rapproche  de  Taziraut  d'extinction,  La  luminescence 
cesse  complètement  dès  qu'on  atteint  cet  azimut. 

EÉsoNATEUR  à  DEUX  SPIRES.  —  Ce  rcsouateur  est  constitué  par  un 
tîl  d'aluminium  disposé  suivant  Taxe  d'un  tube  de  verre  qui  est  recourbé 
de  manière  à  former  deux  spires  circulaires.  Les  deux  extrémités  du  fil 
d'aluminium  sortent  du  tube  au([uel  elles  sont  soudées  àTaide  de  mastic 
Galaz  et  aboutissent  aux  ])nles  d'un  microinctre  placé  à  l'extérieur  du 
tube  de  verre. 

Le  résonateur  est  disposé  de  telle  sorte  que  le  plan  des  spires  est  per- 
pendiculaire à  la  direction  des  fils  qui  concentrent  le  cliamp.  Le  rayon 
qui  passe  par  le  micromètre  est  normal  au  plan  des  fils. 

On  constate  que  la  luminescence  qui  se  ])roduit  autour  du  til  d'alu- 
minium est  d'autant  plus  vive  que  le  micromètre  est  plus  ouvert.  Elle 
intéresse  de  part  et  d'autre  du  micromètre  des  arcs  de  1S0°  environ.  Le 
reste  du  résonateur  est  obscur.  La  luminescence  cesse  dès  qu'on  ferme 
le  micromètre. 

On  aurait  pu  espérer  en  employant  un  semblable  résonateur  consti- 
tué par  deux  spires  circulaires  que  la  luminescence  indiquerait  une  divi- 
sion du  résonateur  en  quatre  concamérations  successives  au  lieu  de  deux 
seulement.  Pourquoi  n'obtient-on  pas  le  deuxième  harmonique  de  la 
vibration  que  décèle  un  résonateur  de  môme  longueur  contourné  en  une 
seule  spire  circulaire? 

Ainsi  que  le  fnit  prévoir  la  mesure  de  la  longueur  d'onde  des  oscil- 


iV+    A^-  N*  7V+ 


Fio;.  G. 


latious  (pii  excitent  un  résonateur  à  deux  spires,  l'expérience  montre 
une  division  de  ce  résonateur  en  deux  concamérations  seulement. 


ETUDE  EXPERIMENTALE  SUR  LE  RESONATEUR  DE  HERTZ. 


159 


Il  est  ù  remarquer  d'ailleurs  qu'en  admettant  qu'où  parvint  à 
déterminer  la  division  d'un  résonateur  en  quatre  concamérations  suc- 
cessives, le  procédé  d'observation  basé  sur  la  production  d'une  étincelle 
an  micromètre  ou  d'une  luminescence  d'un  tnbe-envclop])e  doit  être 
impuissant  à  montrer  le  2 ''"^  harmonique  ainsi  que  tout  harmonique 
de  rang  pair.  —  En  effet  dans  la  division  (pi'indique  la  théorie  et 
dont  les  expériences  de  luminescence  démontrent  l'existence,  les  deux 
noeuds  de  vibration  situés  aux  pôles  du  micromètre  sont  de  signes  con- 
traires (fig.  6).  Pour  une  division  en  quatre  concamérations  (2''"^^  har- 
monique) les  pôles  du  micn'omètrc  seraient  les  sièges  de  noeuds  de  mêmes 
signes,  (fig.  7).  Or  il  est  fort  possible  que  l'étincelle,  comme  la  lumi- 
nescence, n'est  due  qu'à  l'existence  de  noeuds  de  vibration  voisins  et  de 


signes  contraires,  et  qu'aucun  phénomène  lumineux  n'accompagne 
l'existence  aux  pôles  du  micromètre  de  noeuds  de  mêmes  signes. 

Toutefois  c'est  là  une  assertion  que  l'expérience  seule,  si  on  parvient 
à  la  réaliser,  pourra  vérifier. 

RÉSONATEUR  à  COUPURE.  On  a  inséré  les  arcs  métalliques  dans  les 
tubes  de  verre  à  air  raréfié  de  trois  manières  ditt'érentes: 

Les  deux  arcs  coiulucteurs  constituant  le  résonateur  sont  placés  dans 
un  même  tube  circulaire  de  telle  sorte  que  la  coupure  est  à  l'intérieur 
du  tube,  dans  l'air  raréfié,  (fig.  8).  Ou  bien  encore  les  deux  arcs  sont 
contenus  chacun  dans  un  tube  circulaire  épousant  sa  forme.  Dans  ce 
second  cas,  les  extrémités  de  la  coupure  se  trouvent  à  l'intérieur,  (fig.  9) 
ou  à  l'extérieur,  (fig.  10)  des  tubes  de  verre.  Le  micromètre  est  dans 
tous  les  cas  disposé  à  l'extérieur  des  tubes. 

Coupure  dans  Va'ir  raréfié,  (fig.  8).  - —  Les  azimuts  d'extinction  et  de 
maximum  d'eflét  sont  les  mêmes  que  pour  un  résonateur  à  coupure  dans 


160 


A,  TURPAIK. 


Fis.  10. 


l'air.  Les  maxima  ont  lieu  lorsque  la  coupure  est  dans  l'azimut  0"  ou 
dans  Tazimut  180°  (voir  fig.  2).  La  coupure  étant  disposée  dans  l'azi- 
mut 180°  et  le  micromètre  étant  fermé,  on  observe  une  sorte  d'effluve 
entre  les  deux  extrémités  de  la  coupure  et  une  luminescence  assez  intense 
le  long  de  chaque  conducteur  sur  un  arc  de  40°  à  50°.  Tout  le  reste  du 
résonateur  est  obscur.  —  Dès  qu'on 
ouvre  le  micromètre  une  étincelle  s'y  pro- 
duit^ l'effluve  diminue  d'intensité  entre 
les  extrémités  de  la  coupure  et  les  arcs 
lumineux  deviennent  moins  longs  et 
mois  intenses.  Dès  que  le  micromètre^ 
graduellement  ouvert  cesse  de  donner 
des  étincelles^  on  observe  jjIus  ni  effluve 
ni  luminescence.  —  Si  l'on  déplace  le 
résonateur  dans  son  plan  la  luminescence 
accompagne  le  résonateur  et  Tintensité 
du  phénomène  décroît  lorsque  la  cou- 
pure s^approche  d'un  azimut  d'extinction  (90°  ou  370°)  pour  lequel 
aucune  luminescence  ne  persiste. 

Coupure  dans  Vair,  les  extrémifés  de  la  coupure  comprises  (fig.  9)  on 
non  comprises  (fig,  10)  dans  les  tubes  a  air  raréfié.  —  On  observe  les 
mêmes  phénomènes  que  précédemment.  L'effluve  qui  se  produisait  entre 
les  extrémités  de  la  coupure  est  seule  absente.  La  luminescence  intéresse 
de  part  et  d'autre  de  la  coupure  des  arcs  plus  étendus  que  précédem- 
ment. 

On  voit  que  l'aspect  présenté  par  un  résonateur  complet  dont  le 
micromètre  est  aussi  ouvert  que  possible  concorde  avec  l'aspect  présenté 
par  un  résonateur  à  coupure  dont  le  micromètre  est  fermé.  Le  premier 
présente  une  luminescence  maximum  au  voisinage  du  micromètre,  le 
second  au  voisinage  de  la  coupure.  Les  deux  appareils  sont  en  eflet  les 
mêmes:  ce  sont  deux  résonateurs  a  coupure  sans  micromètres.  La  pré- 
sence du  tube  à  air  raréfié  permet  eu  effet  de  se  rendre  compte  du  fonc- 
tionnement des  appareils  sans  avoir  à  consulter  les  micromètres.  —  Ces 
expériences  expliquent  que  les  lois  du  résonateur  à  coupure  soient  celles 
qui  régissent  le  résonateur  complet  à  condition  de  faire  jouer  à  la  cou- 
pure le  rôle  dévolu  au  micromètre  du  résonateur  complet. 

RÉSONATEUR  à  DEUX  MICROMETRES.  —  Ce  résouatcur  est  constitué 
par  deux  tiges  métalliques  en  forme  de  demi-circonférences,  placées  à 


ETUDE  EXPERIMENTALE  SUR  LE  RESONATEUR  DE  HERTZ. 


161 


rintéi'ieur  de  tubes  de  verre  semi  circulaires  dout  l'air  a  été  couvenable- 
ment  raréfié.  Chaque  tige  porte  à  Tuue  de  ses  extrémités  une  vis  micro- 
métrique   qui    vieut  buter  contre  l'extrémité  libre  de  l'autre  tige:  le 

résonateur  se  trouve  ainsi  muni  de  deux 
micromètres  diamétralement  opposés.  La 
course  des  vis  raicrométriques  est  de  lon- 
gueur telle  qu'elle  permet  de  produire 
une  coupure  dans  la  région  qu'occupe 
le  micromètre. 

On  place  le  plan  du  résonateur  per- 
jjendiculaire  à  la  direction  des  fils  de  con- 
centration  et  de  sorte  que  le  diamètre 
([ui  passe  par  les  micromètres  soit  per- 
pendiculaire au  plan  des  fils  f  de  con- 
centration. Soient  vi  et  (j.  les  deux  mi- 
cromètres (fig.  11).  On  constate  les  phé- 
nomènes suivants: 
7)1  et  /y-  sont  fermés:  On  observe  aucune  luminescence. 
m  est  peu  ouvert,  [z  est  fermé:  L'étincelle  qui  se  produit  au  micro- 
mètre m  est  accompagnée  d'une  faible  luminescence  de  la  partie  des  arcs 
avoisinnaut  7n. 

m.  est  très  ouvert,  (j.  est  fermé:  L'étincelle  n'éclate  plus  eu  m..  La 
luminescence  devient  très  vive  et  intéresse  une  partie  notable  (120° 
environ)  des  arcs  se  terminant  en  m. 

m  est  très  ouvert,  on  ouvre  graduellement  fi.  —  La  luminescence  dimi- 
nue lorsqu'on  fait  croître  l'ouverture  du  micromètre  pi.  Elle  cesse  com- 
plètement dès  qu'aucune  étincelle  ne  se  manifeste  plus  entre  les  pôles 
du  micromètre  [/,. 

m  et  [z  sont  peu  ouverts.  —  Si  les  deux  micromètres  sont  ouverts  de 
manière^  à  ce  qu'il  éclate  des  étincelles  à  l'un  et  l'autre,  pour  un  réglage 
convenable,  la  luminescence  se  manifeste  tantôt  le  long  de  portions 
d'arcs  avoisimiant  m,  tantôt  le  long  de  portions  d'arcs  avoisinant  /z. 

m  et  (/,  sont  très  ouverts.  —  Les  deux  micromètres  forment  alors  deux 
coupures;  on  observe  aucune  luminescence. 

Interprétation  des  expériences.  —  On  peut  interpréter  les  expé- 
riences ci-dessus  dont  quelques-unes  ne  sont  que  la  répétition  des  expé- 
riences précédentes  en  admettant  qu'un  résonateur  en  activité  est  le 
siège   d'un   courant   électrique   oscillatoire   cheminant  alternativement 

archives   néerlandaises,    série    11.    TOME    V.  11 


162 


A.  TUllPAlN. 


cVune  des  extrémités  vers  Tautre.  —  Soient  A  et  B  les  extrémités  de  la 
coupure,  le  courant  chemine  de  A  vers  7i  pendant  U2ie  demi  période  et 
de  B  vers  A  pendant  la  demi  période  suivante. 

Les  valeurs  de  la  densité  électrique  en  A  et  B  au  cours  d'une  période 
T  sont: 


Temps 


Densité  en  A 


0 

r 
i 

T 

2 
T 

T 


û 


Densité  eu  ]> 

.   .   .   .    (7 


+  ^ 


Au  point  M  (lig.  12)  également  distant  de  A  et  de  B  la  densité  élec- 
trique reste  constamment  nulle. 

Si  la  coupure  est  assez  grande  pour  qu'aucune  étincelle  ne  puisse  la 
traverser,  la  densité  électrique  acquiert 
eu  A  et  en  E,  à  la  fin  de  chaque  demi 
période,  la  plus  grande  valeur  possible, 
(valeur  absolue).  —  La  luminescence  est 
la  plus  vive. 

Si  on  diminue  la  grandeur  de  la  cou- 
pure de  telle  sorte  qu'une  étincelle  puisse 
éclater  entre  les  deux  extrémités,  la  va- 
leur maxima  de  la  densité  électrique  en 
A  et  en  B  devient  o-'  <C  5-  et  la  lumines- 
cence est  moins  vive. 

Si  on  ferme  complètement  la  coupure, 
aucun  courant  ne  circule  plus  dans  le  circuit  fermé  que  présente  le 
résonateur.  La  densité  électrique  est  nulle  en  tout  point  de  ce  circuit 
à  chaque  instant.  Aucune  luminescence  ne  se  manifeste. 

Une  coupure  AB  existant  dans  le  résonateur,  on  ouvre  progressive- 
ment un  micromètre  jdacé  en  M.  —  L'étincelle  qui  se  manifeste  en  M 
et  qu'une  luminescence  voisine  n'accompagne  pas  doit  être  attribuée  au 
])assage  du  courant  cheminant  alternativement  de  A  vers  B  et  de  B  vers 


Fis.  12. 


ÉTUDE  EXPÉRIMENTALE  SUR  LE  RÉSONATEUR   DE  HERTZ.  163 

A.  On  conçoit  que  la  présence  du  micromètre  abaisse  la  valeur  maxima 
qui  limite  la  variation  de  densité  en  A  et  en  B.  La  luminescence  au 
voisinage  de  A  et  de  B  doit  donc  diminuer  par  l'ouverture  du  micro- 
mètre situé  eu  M.  —  Tant  qu'une  étincelle  peut  jaillir  en  M  le  courant 
peut  circuler  entre  A  et  B,  la  luminescence  s'observe  au  voisinage  de  A 
et  de  B  et  présente  une  plus  ou  moins  grande  intensité.  Dès  que  l'ouver- 
ture du  micromètre  en  M  est  telle  qu'aucune  étincelle  ne  s'y  produit 
plus,  aucun  courant  ne  peut  plus  s'établir.  La  présence  de  cette 
seconde  coupure  doit  donc  faire  cesser  tout  phénomène  de  luminescence. 

Si  la  coupure  AB  et  l'ouverture  du  micromètre  JM  sont  d'égale  gran- 
deur et  susceptibles  Tune  et  l'autre  de  permettre  la  production  d'une 
étincelle  il  j)eut  arriver  que  l'étincelle  éprouve  une  plus  grande  diffi- 
culté à  se  produire  à  l'une  des  interruptions  qu'à  l'autre;  cela  peut 
avoir  lieu  tantôt  à  l'une,  tantôt  à  l'autre  des  interruptions.  La  plus 
résistante  des  interruptions  joîiera  le  rôle  de  coupure.  Les  portions  voisi- 
nes des  conducteurs  qui  y  aboutissent  seront  entourés  de  luminescence, 
alors  que  l'autre  interruption  ija  moins  résistante)  sera  seulement  le  siège 
d'une  étincelle  produite  par  le  courant  circulant  dans  le  résonateur. 

C'est  dans  cette  interprétation  de  l'expérience,  qu'il  faut  voir  la  dis- 
tinction à  faire  entre  le  micromètre  d'un  résonateur  complet  en  activité 
et  le  micromètre  d'un  résonateur  à  coupure  en  activité. 

En  résumé  si  Ton  conçoit  le  mouvement  électrique  hypothétique  le 
long  d'un  résonateur  filiforme  en  activité  à  la  manière  dont  se  produit 
le  mouvement  de  l'air  dans  un  tuyau  sonore,  le  résonateur  peut  être 
comparé  à  un  tuyau  sonore  fermé  à  ses  extrémités,  et  présentant  dans 
sa  longueur  deux  concamérations.  Le  résonateur  doit  donc  être  consi- 
déré comme  aijant  un  ventre  de  vibration  an  milieu  de  sa  longueur  et  deux 
noeuds  de  signes  contraires  a  ses  deux  extrémités. 

On  admet  dans  cette  interprétaion  que  la  luminescence  produite  dans 
le  tube  à  air  raréfié  qui  contient  le  résonateur  est  la  plus  vive  aux  noeuds 
c'est-à-dire  aux  points  où  la  variation  de  la  densité  électrique  est  la  plus 
grande,  et  qu'elle  est  nulle  aux  ventres. 

Bordeaux.,  15  octobre  1900. 


Il' 


Ûber  die  von  einem  elliptisch  sciiwingenben  ton  emittirte 
und  absorrirte  energie 


MAX  PLANCK. 


TJnter  clen  Yorstellungen^  welche  mau  sich  gegeuwartig  voii  den 
Vorgiiiigen  bilden  kann,  die  in  den  Centven  der  Emission  und  der 
Absorption  der  Licht-  und  Warraestralilung  sich  abspieleu^  besitzt  durch 
ihre  Einfachlieit  und  Verwendbarkeit  die  grôssten  Vorzûge  die  nament- 
licli  von  H.  A.  Lorentz  ausgebildete  Annahme^  dass  die  Q,uelle  aller 
Strahlungserscheinungen  in  scliuellen  Scliwingungen  diskreter  elektriscli 
geladener  Tlieilchenj  der  lonen  oder  Elektronen,  bestelit^  welche  ihre 
Scliwingungsenergie  durch  Ausstrahlung  dem  umgebenden  Aether 
raittheilen,  und  umgekehrt  durch  Absorption  von  ihm  empfangen 
konnen.  In  den  gewohnlichen  ponderabeln  Korpern  hat  man  sich  dièse 
scliwiugenden  lonen  sehr  nahe  aneinanderliegend  zu  denken,  so  dass 
die  unrnittelbar  benachbarten  mit  sehr  bedeutenden  Kraften  auf  ein- 
ander  wirken  werden.  Aber  die  Fahigkeit  eines  schwingenden  Ions, 
Energie  zu  emittiren  und  aulfallcnde  Strahlung  zu  absorbiren,  ist  ihrem 
Wesen  nacli  uicht  nothwendig  an  das  A^orhandensein  benachbarter 
lonen,  sondern  vielmehr  an  die  Schwingungsvorgiiuge  des  Ions  selbst 
gebunden;  und  wenn  mau  auch  aus  der  Emission  und  Absorption  eines 
einzelnen  Ions  noch  keineswegs  unrnittelbar  auf  die  entsprechenden 
Grossen  in  einem  System  von  dicht  aneinander  gelagerten  lonen  schlies- 
sen  kann,  so  dilrfte  es  doch  als  Yorarbeit  fiir  die  Behandlung  zusam- 
mengesetzter  Ealle  niltzlich  sein,  die  quantitative  Berechnung  der  von 
einem  einzelnen  schwingenden  Ion  emittirten  und  absorbirtcn  Energie 
auszufiihren. 

Zuniichst  soll  iiber  die  Schwingungsform  des  Ions  gar  keine  specielle 


ÙBEll  DIE  VON  EINEM  ELLIPTISCH  SOHWINGENDEN  ION,  U.  S,  W.    165 

Aimalime  geinacht  werdeu.  Die  eiuzige  Voraussetzung,  von  der  wir 
ausgelieii,  ist,  dass  das  iiii  Yakimm  befindliclie  Ion,  mit  eiueni  anderen 
rulienden  Ion  von  gleielier  und  entgegeugesetzter  Ladimg  zu  eineni 
Molekûl  vereinigt,  sclmelle  Scliwingungen  ausfiihrt  und  daher.  in  jedein 
Augeublick  mit  jenem  zusainrnen  einen  elektrisclien  Dijiol  vorstellt, 
von  schnell  wechselndem  Moment,  und  dass  die  Dimensionen  dièses 
Dipols  bestandig  klein  sind  gegen  die  Liinge  der  von  ilim  in  das  Yakunm 
ausgesendeten  Welle,  oder,  fiir  unperiodisclie  Vovgiinge,  gegen  diejenige 
Liinge,  welche  erlialten  wird,  wenn  man  die  Eortpflanzungsgescliwin- 
digkeit  des  Lichtes  im  Vakuum  dividirt  durcli  die  „verliilltnissmiissige 

.     .       .       l  (^X  ,        . 

Geschwindio'keit"  —  ^^^  der   Schwine-ungcn  des  Ions,  wobei  A"  ii'ffend 

eine  Scliwingungscompouente  bedeutet.  Nur  unter  dieser  Voraussetzung 
ist  niinilicli  der  elektrisclie  Zustand  des  Molekiils  durcli  sein  elidctrisclies 
Moment  als  vollkommen  bestimmt  anzuselien,  da  soust  die  elektrisclie 
Kraft  eine  merkliclie  Zeit  brauchen  wiirde,  um  sich  von  einer  Stelle 
des  Molekiils  zu  einer  anderen  fortzupflauzen,  und  nur  unter  dieser. 
Yoraussetzung  kann  man  die  elektrisclien  Yorgiinge  im  umgebenden 
Felde  immer  in  bestimmtem  Sinne  in  eine  „primiire",  von  Ausseii  auf 
das  Ion  fallende  und  dasselbe  erregende,  und  in  eine  „sekundiire'",  vom 
Ion  als  Centrum  ausgeliende  Welle  zerlegen,  ebenso  wie  ancli  nur  danu 
die  gesammte  vorliaudene  Energie  sich  zerlegen  lasst  in  einen  Theil, 
der  von  dem  augenblicklichen  Scliwingungszustand  des  Ions  abliiingt, 
und  den  wir  die  Scliwingungsenergie  des  Ions  neimen  wollen,  und  in 
einen  anderen  Tlieil,  den  wir  die  Energie  des  umgebenden  Eeldes  nennen, 
Wir  wollen  uns  zuiiiiclist  mit  der  „sekundiiren",  vom  scliwiugenden 
Ion  ausgeliendeu  Welle  bescliilftigeu,  iudem  wir  etwa  annebmeu,  dass 
gar  keine  erregende  Welle  vorhanden  ist  und  nur  einfaches  Abkliugen 
stattfindet.  Es  handelt  sich  dann  um  die  Berechnung  der  von  dem 
schwingenden  Ion  emittirten  Energie.  Sei  der  Yektor,  welcher  das 
elektrische  Moment  des  im  Anfaugspunkt  der  Coordinaten  betindlichen 
Dipols  darstellt,  mit  m  bezeichnet  ')  ;  dann  ist  die  von  dem  Molekiil 


*)  Die  Bezeiclmungen  schliessen  sich  ganz  denen  von  H.  A.  Lorentz  in  seinem 
„  Versucli  einer  Théorie  der  elektrischen  und  optisclien  Erscheinungen  in  bewegten 
Korpern"  an,  mit  der  alleinigen  Ausnalime,  dass  icli  hier,  nm  den  Zusammenhang 
mit  meinen  friiheren  Arbeiten  aufrecht  zu  erhalten,  das  elektrostatische  Maass- 
system  benutze. 


166  MAX  PLANCK. 

sicli  nacli  Aussen  fortpflanzeiide  elektromagiietische  Welle  an  irgencl 
einem  Ort  x,  //,  z,  dessen  Eutferiiuug  r  vom  Molekûl  gross  ist  gegeu 
die  Dimensioneu  desselbeu,  zu  irgend  einer  Zeit  t  gegebeu  durcli  die 
Compoueuteu  der  elektrisclieu  Kraft  :  ') 


-.        0^         /nî.,.\ 


uud  der  inau'iietisclieji  Kraft 


1    /^à   lU: 


lft'^_l^^^^^ (1) 


Hierbei  ist 


à  m,.       t^  m,,        (^  lU- 

,S'=_— J —î^-! — ^  (i)\ 

àx  r    ^  à>j  r   ^   dz  r  ^'^' 

iiud  in  m,,;,  ttX,/,  m-  istj  wie  aucli  iiberall  im  l'olgenden,  statt  des  Argu- 
ments t  der  A¥ert  t —  j-  {F  Liclitgescliwiudigkeit)  zu  sctzen^  so  dass 

jede  dieser  drei  Grossen  l\iiiktion  von  /■ ïf  ist. 


Bedenkt  inan,  dass  ; 


so  kaini  nian  aucli  sclireiben  : 


und  erkentitj  dass  in  der  Niilic  des  Dipols^  \vo  die  Glieder  mit  der  ersten 


^)  H.  A.  LoRENTZ,  l.c.  p.  53,  woselbst  die  Liisung  fiir  den  allgemeineren  ¥all 
gegebeu  ist,  dass  das  Bloleklil  eine  Translationsgeschwiiidigkeit  y  besitzt. 


ilBEll  D[E  VON  EINP^M  ELLIPTISCH  SCHWINGENDEN  ION,  U.  S.  W.     1G7 

Poteiiz  von  r  iui  Neiiner  gegcu  die  mit  lioliereu  Potenzen  verschwiiideu, 
die  elektrische  Kraft  %  eiii  Potential  liât,  vom  Wertlie  : 


8=  — 


lierriUireud  von  dem  elekli'isclieu  Moment  lU  des  Dipols. 

Miidttlrle  F/iienjle. 

Um  die  von  dem  schwiugenden  Ion  nacli  allen  Eiclitungen  emittirte 
Energie  zu  crhalten,  legen  wir  um  das  Molekill  eine  Kiigeltliiclie  mit 
dem  gegen  seine  Dimensionen  grossen,  aber  gegen  die  Wellenliingc 
kleinen  Puidius  r,  uiid  bereclmen  nacli  dem  PoYNTiNo'sclien  Satz  die  in 
der  Zeit  dt  nacli  Anssen  stromende  Energie  : 


4<7r    J 


Der  Ausdrnck  hinter  dem  Integralzeiclien  bedeutet  die  in  der  Ricli- 
tung  der  ilussereii  Normale  n  von  th,  d.h.  des  Kugelradius  r,  genommene 
Componente  des  A''ektorj)rodukts  ans  elektrisclier  nnd  magnetisclier 
Kraft.  Ordnen  Avir  dicî  (Uieder  nacli  den  Comj)onenten  ^j-,  %ij,  ^-  der 
elektrisehen  Kraft,  so  ergiebt  sicli  : 

oder,  mit  Penntznng  der  ans  (1)  und  (2)  folgenden  Identitiit: 

Dièse  in  der  Zeit  df.  dnrcli  die  Kugelflaclie  nacli  Anssen  stWhneude 
Energie  dE  ist  aber  nicht  identisch  mit  der  in  derselbeu  Zeit  emittirten 
Energie.  Denu  sie  enthrdt  gewisse,  und  zwar  sehr  grosse,  Glieder,  welche 
sicli  als  vollstiindige  Differeutialquotienten  nach  der  Zeit  darstellen  uud 


168  MAX  PLANCK. 

cleren  zeitliclies  Integra!  dalier  niir  von  dem  augenblickliclieii  Scliwin- 
guiigszustand  des  Dipols  al)liiingi;,  d.  h.  ebeiiso  wie  das  elektrische 
Moment  m  bald  zu  uiid  bald  abiiiimut.  Dièse  Energie  stronil  also  durch 
die  Kngeltliiche  hin  niid  ber,  abweebsehid  nacli  der  eineu  und  nacb  der 
anderen  Seite,  sie  ist  daher  nicbt  der  einittirteu  Energie,  welcbe  den 
Dipol  dauernd  verlilsst  und  in  das  umgebeude  Eeld  ilbergebt,  sondern 
der  Eigenenergie  des  Molekiils  zuzurecbnen,  die  sicb  abweelisebid  auf 
gnissere  und  kleinere  Eutfernungen  vom  Dipol  hin  verbreitet.  Da  es 
sieb  liier  nun  ledigHcb  uni  die  Berecbnung  der  endgiUtig  emittirten 
Energie  liandelt,  so  sind  in  detn  Ausdruek  von  dl']  uHe  diejenigen 
Glieder  wegzulassen,  welcbe  als  vollstilndige  Diirerential(|uotientcn  der 
Zeit  dargestellt  werdeu  konnen.  Allerdings  liegt  in  dieser  Abspaltung 
einzehier  Glieder  eine  gewisse  Uubestirnmtheit,  aber  die  damit  verbun- 
dene  AVillkûr  wird  uni  so  geringer,  fiir  je  grcissere  Zeiten  inaii  die 
cmittirte  Energie  bereclmet.  Bei  der  Liclit-  und  Warniestrahluiig  spielt 
dieselbe  wolil  niemals  eine  Ivolle,  da  hier  fiir  die  emittirte  Energie 
innner  nur  solclie  Zeiten  in  Betracht  konnnen,  die  gegen  die  Dauer 
einer  Scliwingung  ungeheuer  gross  sind. 

Ersetzt  man  nun  in  dem  letzten  Ausdruek  von  dE  die  elektrisclie 
Kraft  5.r,  S/y?  %-  durch  ihre  in  (3)  angegebeneu  Werthe,  so  erhiilt  man 
hinter  dem  Integralzeichen  zuniichst  das  Glied: 


welches  sich  bei  naherer  Untersuchung  als  ein  vollstandiger  Dill'eren- 
tialquotient  nach  der  Zeit  t  herausstellt,  und  zwar  als  der  DiH'erential- 
(juotient  der  Euuktion  : 

wie  man  auch  durch  Differentiation  dieser  Eunktion  nach  /  unter 
Berûcksichtiguug  des  Ausdrucks  (2.)  von  8  erkennen  kaun. 

Nach  den  obigen  Ausfiihrungen  liefert  dièses  Glied  keinen  Beitrag 
zur  emittirten  Energie  und  kann  daher  weggelassen  werden. 

Der  Rest  von  dE  betragt  : 


ÛBER  DIE  VOS  EINIOM  ELLIPTISCII  SCHWINGENDEN  lON^   U.  S.  W.    109 
Nuil  iî^t 


Tolfflicli 


<^  m., 

_  _  m ,. 

1   >"j- 

dr  r 

•> 

r  ;• 

(^  ntj, 

m, 

1  m,,. 

dr  r 

-           ,.2 

r  r 

^l') 


Die  Eiuset/Aiiig  dièses  Werthes  iii  deii  Eiiergieansdruck  ergiebt  uber- 
mals  eiu  Glied^  welches  eiiieii  vollstiliidigen  Dillerentialausdruck  iiach  l 
darstellt,  niimlicli  das  G  lied: 


r  r" 

uiid  daller  wegzulasseii  ht.  Es  bleibt  iibrig  : 

^—3  j  r/(7 1  ml,  +  ml,  -r  m^  -f  FSi,v  m,,  -[-^  m,  + ,~  m,)  j 

Eiidlicli  fiiliren  wir  die  Compouente  des  Moments  m  in  der  Eiclitung 
r  ein  : 

W     .  Il     .  z 

m  r  -  +  m,,  -  +  m-  -  =  m,. 

r  r  '  r 


Dann  ist 


.l' m,,  -}-  //  m,/  -}-  .J  m:  =  r  m,- 


imd  mit  Berûcksichtigung  von  (2)  und  (4)  : 

■       d  m.,  .    ^  m,y  ,    (^  m- 
f\i?  r         c'y  r         f'^  r 

m;.       1    m,. 


Energie  in  der  Form  ergiebt 


wodnrch  sicli,  uuter  Weglassung  eines  weiteren  Gliedes,  die  emittirte 
Form  ergiebt: 

^^y3^j^/7(ml,  +  ml,  +  m2,— ml.) 


170  MAX  PLANCK. 

oder  kûrzer  gescliriebcu  :  ') 

dt 


4t 


Hier  konnen  m  nncl  m,-,  statt  als  Funktioiien  von  f. —  —,  als  Tunk- 

tionen  von  /  allein  angeseheu  werden,  da  nach  der  A'^oranssetzuug  r 
kleiu  ist  gegen  die  Wellenliinge.  Dies  Ilesnltat  liisst  sicli  folgender- 
massen  in  Worte  fassen  : 

Die  von  einem  elektrisclien  Dipol  mit  dein  veriuiderliclien  Moment 
nt  nach  irgend  einer  Richtung  r  emittirte  Energie  ist  proportional  dem 
Quadrate  der  senkreclit  zu  r  genommenen  Componente  des  Vektors  m. 
Da  ferner  m  durcli  das  Prodnkt  der  unveriinderlichen  Ladung  des 
l)ewegliclien  Ions  und  seiner  Entfernung  von  dem  entgegengesetzt 
geladenen  als  ruhend  angenommenen  Ion  gegeben  ist^  so  wird  die  Aus- 
stralilung  in  der  B-iclitung  r  bedingt  durcli  die  senkreclit  zu  r  genora- 
mene  Componente  der  Beschleunigung  des  bewegliclien  Ions. 

Znr  Berechnung  der  Gesammt-Emission  setzen  wir  den  Winkel, 
welchen  die  liiclitung  des  Yektors  m  mit  r  bildet,  gleicli  ^,  und 

Dann  folgt  fiir  die  ganze  in  der  Zeit  t/l  voin  scliwingenden  Ion 
emittirte  Energie  : 


Trr'JJ 


2  df-   ■■ 
si  II  S"  d^  d:p  m  2  s  m  2  S-  =  -  -—-  m^ 

0  0 

=  |y^(ml.+  m\  +  m2,)  (5) 

Die  nach  allen  Eiclitungen  emittirte  Energie  setzt  sicli  also  additiv 
zusammcn  ans  den  von  den  drei  lineai'en  Sclnvingungen  m.,.,  m,,,  m.- 
emittirten  Energieen. 

Vorsteliendes   Résultat   wird   sich   jedcnfalls  nocli  leichter  ableiten 


')  m  bedeutet  nicht  den  zweiten  Differentialquotieiiten  der  Grusse  des  Vektors 
111,  sondern  die  Grosse  des  Vektors,  welclier  die  Componeiiten  lll.r,lll)/,lll:  besitzt. 
CH.  a.  Lorentz,  1.  c.  p.  10). 


ilBEB,  DIE  VON  EINEM  ELLIPTISCH  SCHWINGENDEN  lON^  U.  S.  W.    171 

lasseiij    weiui   maii  statt  der  reclitwiiikligeu  Coordiuateii  .r,  jj,  z  von 
vornelierein  Polavcoordinaten  beuutzt. 


Âbsorhlrte  Energie. 

Weuu  das  betraclitete  Ion  von  einer  im  umgebenden  Felde  fort- 
sclireitenden  elekti-oniagiietischen  Welle  getrotfen  wird,  so  wird  auf 
seine  Ladnng  eine  Kraft  ausgeiibt  und  dadurcli  Energie  iibertragen 
werden.  Dièse  Energie,  welclie  den  Schwingungen  des  Ions  zugefiilirt 
wird,  gelit  der  erregenden,  primiiren  Welle  verloren  und  ist  dalier  als 
von  deni  Ion  absorbiert  zu  bezeicbuen.  Die  Bereclmung  derselben  ist 
selir  einfach.  Nennen  wir  jetzt  §,t.,  %,i,  %-  die  Coniponenten  der  elek- 
trisclieu  Kraft  der  erregenden  Welle  am  Orte  des  Ions,  wobei  wir  wieder 
voraussetzen,  dass  die  Dimensionen  der  Balm  des  Ions  so  klein  siud, 
dass  dièse  Grossen  einen  bestimmten  Sinn  haben,  so  ist  die  Arbeit, 
Avelclie  die  erregende  Welle  an  dem  bewegten  Ion  in  der  Zeit  df  leistet, 
nacli  unserer  bisherigen  Bezeichnung  : 

(Sx-m.,  +  S,'ym,  +  S,  m,).//  (6) 

und  dies  dalier  aucli  die  von  dem  bewegten  Ion  in  der  Zeit  dl.  absorbirte 
Energie.  In  der  Liclit-  und  Wiirmestrahlung  wird  dièse  Grosse  gewolin- 
licli  als  wesentlich  positiv  angesehen;  das  ist  aber  nur  danu  zutreffend, 
wenn  die  absorbirte  Energie  niclit  fiir  ein  Zeitelement,  sondern  fiir  eine 
im  Verhaltniss  zu  einer  Schwingungsperiode  grosse  Zeit  genommen 
wird. 

EUipflsch  scJtwingendes  Ion. 

Die  vollstilndigen  Bewegungsgleichungen  des  Ion  konnen  erst  dann 
aufgestellt  werden,  wenn  die  Ablulngigkeit  seiner  Scliwingnngsenergie 
von  seinem  elektrischen  Moment  ni  und  dessen  zeitlichen  Ditlerential- 
({uotienten  m  bekannt  siud.  Der  einfachste  Eall,  den  wir  wegeu  seiner 
Bedeutung  fiir  die  Licht-  und  AViirmestralilung  im  Eolgeuden  noch 
kurz  betracliten  wollen,  ist  der  der  naliezu  elliptischen  Scliwingung. 
Dieser  Vorgang  ist  nahezu  periodiscli;  er  wird  streng  periodisch,  wenn 
Energie  weder  emittirt  noch  absorbirt  wird.  Bei  angenilherter  Periodi- 
citiit  maclien  sich  die  Einiliisse  der  Emission  und  Absor2)tion  von  Energie 


172  MAX  PLANCK. 

nur  verhultuissmiissig  langsam^  erst  iiacli  Ablauf  einer  grossen  Anzahl 
von  Scliwingmigeu,  merklich  gelteud.  Selieu  Avir  zuniiclist  von  diesen 
Einfliisseu  gauz  ab^  so  ist  die  Energie  des  scliwingendeii  Ions  constant 
zu  setzen.  Der  Ausdrnck  derselben  liât  in  dem  betracliteten  Ealle  die 
einfache  Eorm  : 

l  K  (ml,  +  m^,  -h  m^,)  +  J  Z  (m^.,  +  m^,  +  m\) 

wobei  K  nnd  Ij  Constante.  Die  Bewegnngsgleichungen  des  schwingen- 
den  lons^  olme  Dampfnng  nnd  oline  Erregung,  sind  dann  : 

A'm.,,-f  ^^"U  =  0, 


Die  Schwingungsdaner  bethlgt  : 


ï'=2V4 


Ziehen  wir  iiun  die  durch  Energie-Emission  vcrursachte  Dilmpfnng 
in  Betraclit.  Die  Dilni])fnng  bedingt  in  der  Schwingungsgleicliung  ein 
Zusatzgliedj  so  dass  dieselbe  lautet: 

K  m, ,  +  L  m,.,  -{-Mm^.  =  0, (  7  ) 

Das  letzte  Glied  entspriclit  der  Dampfnng  nnd  ist  bei  angenidierter 
Periodicitilt  klein  gegen  jedes  der  beiden  ersten.  Der  Wertli  der  jjositiven 
Constanten  M  ergiebt  sicli  durch  folgende  Reclmung.  Die  in  der  Zeit 
7'  einer  Schwingung  verlorene  Schwingungs-Euergie  betriigt  : 

K  L  ■  .      -1  f  +  r 


t  +  T 

=  —  j{K nu  m^.  + . . .  +  i/  m.,,  m.,.  + . 


nnd  nacb  (7)  : 


t+  T 

--JM{m\,  +  ...)di 


ilBER  DIE  VON  EINEM  ELLIPTISCH  SCHWINGENDEN    ION,  U.  S.  W.      173 

Aiiclererseits  ist  iiach  (5)  die  in  der  Zeit  einer  Période  emittirte  Energie  : 


t  +  T 


oder  dnveli  jiartielle  Intégration  : 

t  +  T 

t 
oder,  da  nacli  (7)  angenahert: 


A' 


3J 


t  +  T 

f 


Da  nun  die  Diinipfung  nur  durcli  die  Emission  bedingt  sein  soll,  so 
ist  dies  zugleich  auch  die  verlorene  Schwingungscnergie,  und  dalier  : 

Die  Schwingungsgleichung  lautet  mitliin  : 

2Â'     • 

Die  ausdriicklicli  eingefiUirte  Voraussetzung,  dass  das  Diimpfungs- 
glied  klein  sein  soll  gegeu  jedes  der  beiden  anderen  Cilieder,  erfordert, 
dass 

K  klein  gegen  F^  I?. 

» 

Wird  endlicli  das  Ion  vou  Aussen  lier  zii  Scliwingnngen  augeregt, 
so  kommt  noch  die  Absorption  von  Energie  hinzu,  und  damit  vervoll- 


174  MAX  PLANCK,  ilBER  DIE  VOX  EIXEM  ELLIPTiSCH,  U.   S  W. 

stiindigt    sich    die  Schwinguugsgleiclmiig  mit  Eiicksicht  auf  (0),  wie 
leicht  einzusehen,  iu  folgender  Weise  : 

Km^-\-  Zma;+  ^Y^mœ=^j , . .  . 

Dièse  Gleicliuug  stellt  also  die  Bewegung  eines  nahezu  elliptisch 
schwingendeu  Tous  vor,  welches  seine  Energie  durch  Stralilung  emittirt 
und  zugleich  ans  auffallender  Stralilung  Energie  absorbirt.  Sie  ist 
eine  Yerallgemeinerung  einer  frilher  von  mir  auf  anderem  Wege  fur 
eiue  geradlinige  Schwingung  abgeleiteten  Gleicliung.  ') 


0  Wied.  Aim.  Bd.  GO,  p.  592,  1897. 


DESCRIPTION   n'UNE    SIMPLE    PAL  ANGE    MAGNÉTIQUE 


G.   GUGLIELMO. 


J'ai  décrit  au  coinmencement  de  cette  année  un  aréomètre  ayant  la 
masse  asymétrique  qui  plongé  complètement  dans  un  liquide  et  appuyé 
par  un  bout  contre  un  plan  horizontal^  prend  une  inclinaison  qui 
dépend  de  son  poids  et  de  sa  forme  ainsi  que  de  la  densité  du  liquide^ 
et  qui  varie  suivant  une  loi  trèssimple  lorsqu'une  force  vient  à  agir 
sur  Taréomètre.  Si  celui-ci  est  plus  lourd  que  le  liquide  qu'il  déplace,  il 
doit  être  appuyé  imv  son  bout  inférieur  sur  le  plan  horizontal,  s'il  est 
moins  lourd  il  doit  être  appuyé  par  le  bout  supérieur  sous  et  contre 
le  même  plan.  Afin  que  Taréomètre  puisse  s'incliner  au  dessus  et  au 
dessous  de  l'horizon  il  faut  que  le  bout  jmr  lequel  il  est  appuyé  soit 
replié  à  angle  droit  du  côté  du  ^\a.n,  et  que  ce  plan  (une  bande  de 
verre  accrochée  par  des  fils  en  laiton  au  bord  du  récipient)  se  trouve 
à  mi-hauteur  du  liquide.  Enfin  pour  que  l'azimut  de  l'aréomètre  de- 
meure constant  pendant  que  l'inclinaison  varie,  il  faut  que  le  bout 
par  lequel  l'aréomètre  est  appuyé  soit  en  forme  de  T,  avec  les  bouts 
des  deux  branches  effilés,  repliés  perpendiculairement  à  son  plan,  et 
fondus. 

Le  frottement  qu'  é])rouve  cet  aréomètre  dans  la  rotation  sur  ces 
deux  pointes  d'appui  me  paraît  tout  à  fait  inappréciable  et  je  crois  donc 
que  cet  aréomètre  pourra  servir  à  la  mesure  exacte  de  forces  très 
petites;  c'est  pourquoi  j'ai  cherché  à  l'appliquer  à  la  détermination  des 
composantes  horizontale  et   verticale  du  magnétisme  terrestre,  de  la 


17G  G.  GUGLIELMO. 

densité  et  de  la  masse  de  très  petites  quantités  d'un  solide  et  à  celle  de 
la  constante  de  la  gravitation  (^). 

Si  J,  B,  C,  sont  le  jioint  fixe^  le  centre  de  gravité  et  le  centre  de 
poussée  de  Faréomètre,  il  sera  nécessaire  pour  l'équilibre  que  ces  trois 
points  soient  dans  un  même  plan  vertical^  que  B  et  C  soient  du  même 
côté  de  la  verticale  menée  par  A  et  que  AB  soit  au  dessous  de  AC. 
Si  P  et  Q  sont  le  poids  de  Taréomètre  et  la  poussée  dans  l'eau,  d  la 
densité  du  liquide,,  L  et  L^  les  distances  Byl,  CA  des  centres  de  gravité 
et  de  poussée  du  point  fixe,  ^  et  ^'  les  angles  que  BA  et  CA  font  avec 
l'horizontale  dans  la  position  d'écjuililjre,  il  faudra  que: 

PB  cosô  =  QdL'  cosû^ 

Si  L  cos  ô  <^  B^  cos  ^'  il  faudra  que  P  >  Qd,  l'aréomètre  descendra 
dans  le  liquide  et  devra  venir  s''ap])uyer  sur  un  plan  horizontal;  si  B 
cos  ô  ^  /y^cos^'  il  faudra  que  P  <^  Qd,  l'aréomètre  tendra  vers 
la  surface  du  liquide  et  devra  venir  reposer  sous  et  contre  le  même 
plan.  La  pression  contre  ce  plan  sera  d'autant  j)lus  petite  que  la  diffé- 
rence entre  P  et  Qd  est  moindre. 

Si  une  force  vient  à  agir  sur  Taréomètre  en  équilibre,  il  déviera  d'un 
certain  angle  a.  et  si  m  est  le  moment  de  cette  force  dans  la  nouvelle 
position  d'équilibre  il  viendra  : 

PB  cos  {oi  ±Ô)'{-  m  =  QdL^  cos  {où±Ô') 

et  en  divisant  cette  égalité  par  la  première  on  aura: 

m  ==  PB  cos  ô  (tang  ô  —  tang  ô  ')  sin  y.  =  k  sin  o>. 

oii  k  est  une  constante  de  Taréomètre  ])0ur  un  même  liquide;  on 
pourra  la  déterminer  aisément  en  observant  la  déviation  produite  par 
un  poids  connu. 

Si  Taréomètre  porte  un  barreau  aimanté  et  s'il  peut  s'incliner  dans 
le  2)lau  du  méridien  magnétique,  si  0  et  i:p'  sont  l'azimut  de  la  ligne 
des  pôles  relatif  au  méridien  magnétique  et  Tinclinaison  de  cette  ligne 


(')  Pour  cette  détermination  j'ai  fait  usage  d'un  gros  ballon  de  deux  litres  de 
capacité,  lesté  par  un  petit  ballon  rempli  de  mejcure,  le  tout  immergé  dans  l'eau, 
où  son  poids  apparent  était  de  0,5  gr.,  et  suspendu  par  un  fil  de  cocon,  long  de 
1  mètre  qui  se  trouvait  dans  un  tube  rempli  d'eau. 


DESClilPTlON  d'une  SIMPLE  BALANCE  MAGNETIQUE,  177 

sur  riiorizo;!,  si  M  est  le  moment  maguétique  du  barreau  et  V  et  H 
les  composautes  verticale  et  horizontale  du  magnétisme  terrestre,  le 
moment  de  Faction  magnétique  terrestre  sera  MH  sin  4^'  -{- MV 
cos  Cp  cos  4^'. 

Pour  déterminer  les  jiroduits  MH  ai  MV  'yû  suivi  les  méthodes  de 
ToPLER  qui  uront  paru  les  plus  directes  et  les  plus  simples.  Si  Y  on  veut 
déterminer  seulement  MH  il  convient  de  faire  usage  d'un  aréomètre 
formé  d'une  tige  mince  pourvue  à  un  bout  d\me  boule  de  grandeur  suffi- 
sante et  à  l'autre  bout  des  pointes  d'appui;  il  doit  aussi  être  pourvu  au 
bout  libre  d'un  couteau  de  balance  (ou  d'une  lame  mince)  avec  le  tran- 
chant (ou  le  bord)  perpendiculaire  à  Taxe  et  horizontal  pour  y  poser  les 
poids  connus  équivalents  à  l'action  magnétique,  qui  devront  être  en  fil 
de  platine  et  auront  la  forme  de  cavaliers.  Si  l'aréomètre  avec  le  barreau 
est  moins  lourd  que  le  liquide  qu'il  dé^jlace,  les  pointes  d'appui  et  le 
tranchant  du  couteau  sont  tournés  du  même  coté,  ce  qui  rend  plus  aisée 
la  mesure  indispensable  de  leur  distance. 

Le  barreau  aimanté  doit  être  fixé  de  façon  qu'il  soit  perpendiculaire 
à  Taxe  de  Taréomètre,  à  la  ligne  des  pointes  fixes,  et  que  dans  la  position 
d'équilibre  en  ajoutant  quelques  petits  poids  il  soit  vertical.  Si  alors 
on  fait  tourner  le  récipient  de  180°  autour  d'un  axe  vertical  le  moment 
des  poids  qu'il  faudra  ajouter  ou  ôter  à  l'aréomètre  pour  rétablir  l'exacte 
verticalité  du  barreau  est  égal  au  double  du  produit  MR. 

Pour  fixer  le  barreau  j'ai  fait  usage  de  cire  à  caclieter,  mais  il  vaut 
mieux  se  servir  de  deux  ressorts  cylindriques  soudés  à  angle  droit  dont 
l'un  embrasse  la  tige  de  l'aréomètre  et  l'autre  le  barreau  aimanté.  De 
cette  façon  en  approchant  ou  en  éloignant  le  barreau  des  pointes  fixes 
on  obtient  l'équilibre  dans  les  conditions  requises;  en  soulevant  ou 
abaissant  le  même  barreau  on  augmente  ou  diminue  la  sensibilité,  et 
enfin  en  le  tournant  deux  fois  de  90°  autour  de  son  axe  et  en  détermi- 
nant chaque  fois  MH,  on  peut  corriger  l'erreur  causée  par  un  défaut  de 
parallèllisme  de  la  ligne  des  pôles  et  de  l'axe  du  barreau. 

Pour  observer  les  déviations  de  l'aréomètre  j'y  ai  fixé  un  petit  miroir 
dans  lequel  j'observais  de  la  façon  usuelle  avec  une  lunette  l'image 
d'une  échelle  divisée  verticale;  si  les  parois  du  récipient  étaient  trans- 
parentes et  planes  j'observais  à  travers  d'elles  et  le  miroir  était  vertical, 
si  les  parois  étaient  opaques  le  miroir  avait  son  plan  horizontal  et  je 
disposais  au  dessus  un  prisme  rectangulaire,  qui  lui  renvoyait  les  rayons 
venant  de  l'échelle.  Dans  cette  dernière  disposition  le  tremblement  de  la 

ARCHIVES    NÉEllLANDAISES,    SERIE    IF.    TOME    V.  12 


178  G.  GUGLIELMO. 

surface  du  liquide  et  celui  de  rimage  fatiguent  beaucoup  Toeil  et  il  sera 
utile  d'immobiliser  cette  surface  en  y  posant  une  lame  de  verre  à  parois 
planes. 

Au  lieu  de  faire  tourner  le  récipient  de  180°  autour  d'un  axe  vertical, 
on  peut  retourner  bout  à  bout  l'aréomètre  en  Tappuyant  sur  une 
bande  de  verre  accrochée  a  la  paroi  opposée.  Il  faut  toujours  deux 
lunettes  et  deux  échelles  ou  deux  positions  de  la  même  lunette  avec 
l'échelle  pour  observer  dans  les  deux  directions  opposées.  Afin  que  les 
divisions  des  deux  échelles  ou  d'une  échelle  dans  les  deux  positions  se 
correspondent  exactement,  je  me  sers  d'un  deuxième  aréomètre,  avec 
miroir  mais  sans  aimant,  disposé  près  du  premier  de  façon  que  les  deux 
images  de  l'échelle  soient  visibles  en  même  temps  dans  le  champ  de 
la  lunette.  Lorsque  l'on  fait  tourner  le  récipient,  ce  deuxième  aréomètre 
ne  cliange  pas  son  inclinaison,  qui  peut  servir  de  repère. 

Pour  déterminer  317  il  convient  de  faire  usage  d'un  aréomètre  formé 
d'un  tube  en  verre  mince  de  volume  tel  que  la  poussée  qu'il  éprouve 
dans  le  liquide  soit  peu  ditférente  de  son  poids  avec  le  barreau,  et  pourvu 
à  un  bout  des  pointes  d'appui  et  à  l'autre  du  couteau  pour  les  poids 
connus.  Le  barreau  pas  encore  aimanté  doit  être  fixé  parallèllement  à 
l'axe  de  l'aréomètre  à  l'intérieur  ou  à  l'extérieur  de  façon  qu'en  ajoutant 
quelques  petits  poids  dans  la  position  d'équilibre  la  ligne  des  pôles  soit 
exactement  horizontale;  il  faut  aussi  qu'elle  soit  perpendiculaire  à  l'axe 
de  rotation.  Après,  l'on  aimante  le  barreau  au  moven  d'un  courant 
électrique,  et  le  moment  des  poids  qu'il  faudra  ajouter  ou  ôter  pour 
rétablir  l'exacte  horizontalité  de  la  ligne  xles  pôles  sera  égal  à  311. 
Dans  cette  détermination  il  faut  que  le  plan  dans  lequel  peut  tourner 
l'aréomètre  soit  ^perpendiculaire  au  méridien  magnétique;  ainsi  l'action 
de  la  composante  horizontale  est  nulle,  soit  parce  que  le  barreau  est 
horizontal,  soit  parce  que  cette  composante  est  perjjendiculaire  au  ])lan 
de  rotation,  ce  qui  est  utile  pour  diminuer  les  erreurs  causées  par  une 
imparfaite  position  de  la  ligne  des  jjôles. 

Quelquefois  j'ai  fixé  le  barreau  à  l'intérieur  de  l'aréomètre  sur  la 
paroi  inférieure  ou  coaxialement  ;  ces  dispositions  ont  l'avantage  qu'une 
fois  que  le  barreau  est  fixé  solidement  avec  de  la  cire  à  cacheter,  il 
n'est  plus  sujet  à  des  variations  dans  son  poids  ou  chms  sa  position  ; 
parfois  j'ai  aussi  fixé  le  barreau  à  l'extérieur  au  mo_yen  de  deux  ressorts 
cyliiulriques  soudés  près  de  ses  bouts,  dans  lesquels  j'introduisais  l'aré- 
omètre, en  le  fixant  avec  de  la  cire  à  cacheter. 


DESCRIPTION  d'une  SIMPLE  BALANCE  MAGNETIQUE.  179 

En  introduisant  cet  aréomètre  avec  son  barreau  déjà  aimanté  dans  un 
ressort  cylindrique  pourvu  d\ine  tige  perpendiculaire  à  son  axe  et 
aboutissant  aux  deux  pointes  d'a])pui  déjà  décrites,  on  pourra  aussi 
déterminer  de  la  façon  déjà  indiquée  le  produit  MH  et  calculer  la 
A'aleur  de  l'inclinaison  magnétique;  cette  inclinaison  j^ourra  aussi  être 
déterminée  directement  avec  un  aréomètre  dont  le  centre  de  gravité 
tombe  sur  la  droite  AC,  ce  qu'il  faut  véritier  avant  d'aimanter  le 
barreau. 

Il  serait  théoriquement  possible  de  déterminer  iJ/// et  il/ F  en  retour- 
nant seulement  le  barreau  aimanté  bout  à  bout  puisqu'  ainsi  l'action 
magnétique  change  de  signe,  mais  il  faudrait  que  fût  nulle  ou  bien 
connue  la  variation  qu'  éprouve  le  moment  pondéral  du  barreau,  et  je 
ne  sais  si  cela  est  possible  avec  une  exactitude  suffisante. 

Les  avantages  de  cet  aréomètre  sur  la  balance  usuelle  dont  a  fait 
usage  ToPLi;ii  me  paraissent  les  suivants. 

Le  frottement  est  très-petit  soit  parce  que  le  liquide  interposé  entre 
les  pointes  et  le  plan  d'a])pui  en  empêche  l'adhérence  et  agit  comme 
lubrificateur,  soit  parce  que  la  pression  que  ces  pointes  exercent  sur  le 
plan  d'appui  est  assez  petite  et  peut  être  diminuée  autant  que  l'on 
veut;  toutefois  lorsqu'elle  est  très  petite  l'aréomètre  est  très  sujet  à  se 
déplacer  et  à  tomber  de  la  bande  de  verre  sur  laquelle  il  est  appuj^é. 

Dans  la  balance  usuelle  la  sensibilité  peut  en  théorie  être  accrue  tant 
que  l'on  veut  en  soulevant  le  centre  de  gravité  du  fléau,  mais  dans  la 
pratique  le  frottement  et  les  imperfections  du  couteau  posent  des  bornes 
à  cette  accroissement,  puisque  l'imparfaite  rectilinéité  et  l'épaisseur  du 
tranchant  deviennent  d'autant  plus  sensibles  que  le  centre  de  gravité  en 
est  plus  proche.  Dans  l'aréomètre  à  inclinaison  variable  la  sensibilité 
peut  être  accrue  indéfinement  en  théorie  et  eu  pratique,  en  ap])rochant 
AC  de  AB,  et  les  défauts  des  pointes  d'appui  ne  modifient  pas  d'une 
façon  appréciable  cette  sensibilité. 

Cet  aréomètre  ne  contient  aucune  jnèce  de  précision,  peut  être  con- 
struit très  aisément  et  n'est  pas  très  sujet  à  des  dégâts. 

Un  désavantage  assez  grave  consiste  dans  l'influence  de  la  tempéra- 
ture, qui  en  faisant  varier  la  densité  du  liquide  et  la  poussée  fait  aussi 
varier  l'inclinaison  de  l'aréomètre.  Toute  fois  on  peut  remédier  à  cet 
inconvénient  de  plusieurs  façons;  on  peut  exécuter  les  déterminations 
dans  des  locaux  où  les  variations  de  la  température  soient  assez  lentes 
et  régulières  ;  on  peut  aussi  adopter  les  appareils  connus  qui  ralentissent 

12* 


180         G,  GUGLIELMO.    DESCRIPTION  u'uNE  SIMPLE  BALANCE^  ETC. 

OU  empêchent  ces  variations,  et  on  peut  corriger  les  erreurs  qu'elles 
produisent  de  la  façon  usuelle,  avec  déterminations  alternatives,  ou  en 
observant  l'effet  qu'elles  produisent  dans  un  temps  connu.  Enfin  l'on 
peut  faire  usage  de  deux  aréomètres  ])areils  disposés  l'un  près  de  Tautre, 
de  façon  que  les  deux  images  de  l'échelle  qu'ils  produisent  soient  visibles 
en  même  temps  dans  le  champ  de  la  lunette.  Les  variations  de  la  tem- 
pérature agissent  également  sur  ces  deux  aréomètres,  et  si  Tun  d'eux 
est  pourvu  d'un  barreaa  non  magnétique  et  partant  n'est  pas  sujet  à 
l'action  magnétique,  son  inclinaison  pourra  servir  de  repère  auquel  il 
faudra  rapporter  les  inclinaisons  de  l'autre  aréomètre. 

J'ai  cherché  aussi  à  éviter  l'influence  de  la  température  en  construi- 
sant des  aréomètres  dont  le  centre  de  poussée  se  trouvait  sur  la  verticale 
menée  par  le  point  d'appui  A,  mais  leur  position  d'équilibre  était 
sujette  à  se  déplacer  saus  cause  apparente,  peut-être  à  cause  de  Timper- 
fection  des  pointes  d'appui. 

Je  ne  crois  pas  que  ces  aréomètres,  bien  qu'il  soient  très  sensibles, 
puissent  remplacer  les  magnétomètres  usuels  dans  la  détermination  de 
Ml  H  et  MjV.  J'ai  fait  aussi  des  expériences  au  moyen  d'un  aréomètre 
avec  aimant  horizontal,  appuyé  par  une  seule  pointe  et  jmr  conséquent 
pouvant  aussi  tourner  autour  d'un  axe  vertical;  toutefois  le  frottement 
dans  cette  rotation  n'étant  pas  aussi  petit  que  dans  celle  autour  de  l'axe 
horizontal,  le  barreau  ne  se  disposait  ])as  toujours  exactement  dans  le 
méridien  magnétique  et  j'observais  des  différences  allant  jusqu'à  10'. 

.l 'ai  fait  bien  des  épreuves  et  des  expériences  avec  ces  aréomètres  pour 
contrôler  leurs  avantages  et  leurs  désavantages  mais  je  n'ai  ])as  fait  des 
mesures  magnétiques  exactes,  d'autant  plus  que  je  n'avais  pas  de  mag- 
nétomètre;  avec  des  appareil  construits  de  façon  provisoire  et  assez 
imparfaits  j'ai  obtenu  une  précision  allant  au  moins  jusqu'au  centième 
de  milligramme,  mais  quelquefois  jusqu'au  cinq-centième.  Des  résultats 
numériques  sur  la  précision  que  l'on  peut  obtenir  avec  cet  aréomètre 
dans  la  mesure  de  forces  très  petites  seront  publiés  dans  une  note 
prochaine,  sur  la  détermination  des  densités  et  des  masses  de  quantités 
très  petites  d'un  solide. 

Cagliari,  Cabinet  de  jihysique  de  V  Université. 


UEBER  CIIARACTERISTISGHE  CURVEN  BEI  DER  ELECTRISCHEN 
ENTLADUNG  DURCH  VERDUNNTE    GASE 


EDUARD    RIECKE. 


1.  Die  Erscheinungeu  cler  stroraeiicleii  Electricitat  boten  der  Uuter- 
sucliuug  vou  Aufang  an  zwei  verscliiedene  Seiteu  dar.  Man  konnte 
einmal  den  Strom  als  etwas  gegebenes  betrachten  und  nacli  den  Wir- 
kungen  fj-agen^  die  iu  der  Umgebung  des  Stroraes  in  seinem  Eelde,  sich 
vollziehen.  Man  konnte  andererseits  die  Prage  nach  der  Natur  des 
Stromes  selbst  nacli  seiner  Abhiingigkeit  von  den  in  seinem  Leiter  wir- 
kenden  Kriiften  uud  von  der  Bescliaffenlieit  des  Leiters  zum  Gegenstand 
der  Untersuclinng  machen. 

Die  Wirkungen  in  dem  Eelde  des  Stromes  liaben  in  der  Maxwell- 
HERTz'schen  Théorie  ihre.  einfachste  Darstelluug  gefunden.  Von  dem 
Yorgang  der  galvanisclien  Stromung  selbst  schien  die  alte  Yorstellung 
Coulomb's  noch  immer  ein  besseres  Bild  zn  geben.  So  entwickelte  sich 
auf  der  einen  Seite  die  Théorie  des  electromagnetischen  Teldes,  welche 
den  Eanm  als  ein  Continuum  betrachtet^  anf  der  anderen  Seite  die  Théorie 
der  electrischen  Stromung  in  Leitern^  insbesondere  in  Electrolyten  und 
Gasen,  welche  von  der  Annahme  electrisch  geladener  Theilchen  ausgeht, 
die  durch  weite  Zwischenriiume  getrennt  das  Innere  der  Leiter  erfùllen. 
Obwohl  die  Kluft  zwischen  der  alten  und  der  neuen  Théorie  durch 
Helmiioltz  nach  verschiedenen  Eichtungen  hin  ûberbriickt  worden 
war,  neigte  sich  doch  die  Meinung  dahin,  dass  die  Yorstellung  von 
selbstandigen  materiellen  Theilchen,  wie  sie  der  Eluidumstheorie  eigen- 
thumlich  war,  mit  der  MAXWELi/schen  Auffassung  uuvertraglich  sei. 
Dass  dièse  Meinung  eine  irrige  war,  dass  erst  aus  der  Yerschmel- 
zung  der  beiden  Yorstellungeu  ein  voUstandiges  und  einheitliches  Bild 


182  EDUARD  RIECKE. 

der  electromagueiisclien  Ersclieinuugeu  sicli  ergiebt  liât  ziierst  iu  be- 
wusster  uud  konsequeuter  Durclifiihnmg  H.  A.  Lorentz  gezeigt.  Zu- 
gleicli  aber  liât  die  Vorstellung  vou  der  Existent  materieller  electrisclier 
ïheilclien  voii  lonen  oder  Electroiien^  vou  experimenteller  Seite  lier  eiue 
glauzeude  Bestatiguug  gefuiideii  durcli  die  Ersclieiuuugeii  der  Kathodeii- 
stralilen  und  durch  das  directe  ZEEMAN'sche  Phiinomen^  das  von  Lorentz 
auf  Grund  seiner  Théorie  in  so  auscliauliclier  und  eiiifaclier  \^'eise  ev- 
klart  worden  ist. 

Die  Vorstellungen  der  Jonentheorie  haben  zu  einer  Théorie  der  Ent- 
ladimg  in  lioch  verdiiniiteii  Uiiumen  gefiihrt^  welche  der  Erfahruug  voll- 
staiidig  entsprichtj  sie  haben  aucli  auf  die  Erscheiuuugen  der  electrischeu 
Leitung  in  Luft  von  atinosphtirischem  Druck  eiue  weitgelieude  Au- 
wendung  gefuuden.  Sie  sind  ohne  Zweifel  auch  fur  die  uocli  fehlende 
allgemeine  Théorie  der  Entladungen  von  grosster  Bedeutung.  Bei  den 
Eutladungserscheinungen  in  Gasen  von  uiittlerem  Druck  handelt  es  sich 
aber  niclit  blos  um  eiue  Liicke  in  der  Théorie,  sondern  auch  uni  Liicken 
in  der  Eeihe  der  experimeutellen  Thatsachen;  der  weitere  Eortschritt 
wird  also  ebenso  von  experimenteller  wie  vou  theoretischer  Seite  zu 
fordern  sein.  Zu  unserer  Kenntniss  von  der  Natur  der  Kathodenstrahlen 
hat  das  Studiuin  ihrer  Veranderungen  im  Magnetfeld  weseutlich  beige- 
trageu.  Eine  zusammenhangende  Untersuchung  iiber  die  Wirkung  des 
Magnetfeldes  auf  die  Entladung  bei  beliebigem  Druck  des  Gases  diirfte 
daher  auch  fiir  die  Entwicklung  der  allgemeinen  Théorie  von  Nutzen 
sein.  In  diesein  Sinne  enthalten  die  folgenden  Mittheilungen  eiue  Er- 
gauzung  der  vorliegenden  experinientellen  Untersuchungen. 

2.  Wenu  ein  electrischer  Stroin  durch  eiue  mit  einem  verdiinnteu 
Gase  gefiillte  GEissLEu'sche  llohre  hindurchgeht,  so  tritt  an  Stelle  des 
OHM^schen  Gesetzes  eiue  sehr  viel  compliciertere  Beziehung  zwischeu 
der  Stroinstiirke  und  der  Spanuungsdiiferenz  der  Electroden.  Es  ist  bis 
jetzt  nicht  moglich  bei  gegebenerSpannungsdifferenz  die  Stroinstiirke  aus 
der  Natur  des  eingeschlossenen  Gases,  dem  Grade  seiner  Yerdilnnung, 
aus  der  Eorm  des  Gefasses  mit  Hlilfe  allgemeiner  Eormeln  zu  berechncu; 
inau  ist  vielmehr  in  jedem  einzelnen  Ealle  auf  die  empirische  Ermitte- 
luiig  jeues  Zusammeuhanges  angewiesen.  Bei  einer  gegebenen  liohre 
wird  inaii  so  fur  jeden  Grad  der  A^erdiinnung  eiue  Curve  konstraicïren 
koiinen,  durch  welche  die  SpannungsdilFerenz  der  Electroden  als  Eunc- 
tiou  der  Stromstarke  gegeben  wird.  Mit  Beniitzung  einer  in  der  Electro- 


UEBER  CHARACTERISÏISCHE  CUllVEN,  U.  S.   W.  183 

techuik  gebriiuchlicheii  Bezeichiiuiig  kaiiu  inan  eiiie  solche  Curve  eiue 
„Characferisfik''''  der  llohre  iieuuen.  ')  Die  folgenden  Uutersuchungen 
beziehen  sicli  auf  die  Ahhàurjlgkeit  der  Chafacierhflk  von  der  Verdiin- 
uung  uud  auf  die  Verduderuiigeii  welche  sie  im  Magneffelde  erleidet. 
Die  Eesultate  gelten  natiirlich  zimiicbst  uur  fur  die  bestimmte,  bei  deii 
Versucbeu  beuiitzte  Er»bre;  nadi  dem^  was  wir  ilber  Gaseutbiduugen 
wissen,  wird  man  ihuen  aber  eine  etwas  allgemeinere  Bedeutung  in 
qualitative!"  uud  zum  Tbeil  aucb  in  qaantitativer  Hinsicbt  zuscbreiben 
diirfen. 

o.  Die  bei  deîi  Vevsucben  beuiitzte  Robre  batte  die  Gestalt  einer 
Kugel  von  5/J  cm.  Radius.  Deii  verticaleu  Durcbmesser  der  Kugel 
bezeicbneu  wir  als  ihre  Axe,  deu  Grosskreis,  dessen  Ebene  zu  der  Axe 
senkreebt  stelit,  als  ibren  Aequator.  In  einer  Meridianebene  der  Kugel 
liegt  eine  feste,  kreisformige  Electrode  so,  dass  ibr  Mittelpunkt  in  der 
Ebene  des  Aequators  sicli  befindet.  Die  Ebene  der  zweiten  Electrode 
gelit  ebenfalls  durcb  die  Axe,  aucb  ibr  Mittelpunkt  liegt  in  der  Ebene 
des  Aequators;  sie  ist  aber  mit  Hiilfe  eines  Schlitî'stiickes  um  die  Axe 
di'ebbar.  Bei  deu  im  Folgenden  bescbriebenen  A^ersucben  war  die  dreli- 
bare  Electrode  so  gestellt,  dass  ilire  Ebene  mit  der  Ebene  der  festen 
einen  Winkel  von  90'^  bildete.  Die  Entfernung  der  Mittelpunkte  der 
beiden  kreisfiirmigen  Electroden  betrng  dann  etwa  0,5  cm.  Die  Rolire 
war  mit  Luft  gefiillt. 

]'.  Um  deu  Eiujlass  élues  Magneffeldes  auf  deu  Verlauf  der  Cliarac- 
teristiken  zu  uutersucben,  wurde  ein  cylindrisclier  Electromagnet  so  vor 
der  Eobre  aufgestellt  dass  seine  Axe  mit  dem  Radius  Vector  zusammen 
tiel  der  von  dem  Mittelpunkt  der  Kugel  zu  dera  Mittelpunkt  der  dreli- 
bareu  Electrode  ging.  Die  Abmessuugen  im  Einzelnen  ergeben  sicb  ans 
der  Eig.  1,  welcbe  im  natiirlicben  Maassstab  gezeicbnet  ist. 

5.  Es  wurden  zuniicbst  die  Characteristiken  der  Ptobre  bestimmt, 
olme  dass  der  Electromagnet  erregt  wurde.  Wir  werden  sie  im  Folgen- 
den als  iieutrale  Cbaracteristiken  bezeiclinen.  Als  Stromquellen  dieu- 
ten,  nacb  dem  Grade  der  Verdiinnung,  eine  ïoPLEu'scbe  Influeuzma- 
scbine  mit  -10  Plattenpaaren  uud  ein  Hocbspannungsaccumulator  von 


')  W.  Kaukjiann.  (iott.  Nachr.  18'J9.   S.  '243. 


184 


EDUARD  RIECKE. 


1008  Eleraenteu,  Zur  Reguliermig  der  Stromstarke  cliente  ein  Satz  von 
lodcaclmium-Widerstauclen.    Die  Stromstiirken  Avurden  tlieils  mit  einer 


Tangentenbussole^  tlieils  mit  einem  Ampermeter  gemessen_,  die  Span- 
nungsdifferenzen  der  Electroden  mit  einem  BRAUN'sclien  Electrometei'j 
dessen Eeductioiisfactor  auf  Volt  1/225  betrug.  Zu  den  Druckmessungen 
wurde  die  von  Bessel-Hagen  augegebene  Méthode  beniitzt.  Die  Resul- 
tate  der  J3eobaclitungen  sind  in  der  folgenden  Tabelle  1  zusammen- 
gestellt  : 


UEBER  CHARAC'l'ERISÏlSOHE  CUllVEN^  U.  S.  W, 

Tabelle  I. 


185 


Spannungsdifferenz  V  der  Electroden  in  Volt  fur  den 

iXio' 

Druck  iu  mm.  Quecksilbev. 

Ampev. 

14.6 

10.2 

5.0 

1 
2.531.26  0.54  0.38 

t                   1 

0.21 

0.085  0.033 

5 

955 

10 

922 

575 

400 

597 

1220 

20 

560 

453 

320 

311 

360 

360 

755 

1680 

40 

433 

385 

317 

359 

404 

434 

947 

80 

417 

322 

440 

517 

578 

1330 

120 

738 

612 

425 

370 

352 

546 

622 

723 

160 

740 

618 

440 

368 

392 

660 

700 

875 

200 

755 

630 

445 

369 

412 

710 

760 

600 

1235 

700 

1120 

1100 

754 

1200 

493 

513 

6.  Die  Art  uud  Weise^  wiedie  Aeudenmg  der  CharakteristiJc  in  einem 
Magnetfelde  untersucht  wurde^  muge  an  einem  Beispiele  ei'lautert  werden. 

Dev  Druck  in  der  Kugel  betrug  0^45  mm.  Es  wurde  nun  ein  be- 
stimmter  lodcadmium-Widerstand  vorgeschaltet^  und  der  Strom  der 
Accumulatorenbatterie  durch  die  Kugel  geschlossen;  dabei  war  die 
Electrode  A  der  Fig.  1.  Kathode.  Es  ergaben  sich  die  zusammengeho- 
renden  AVertlie  von  Stromstarke  und  Spannungsdifferenz  : 

i  =  11,77  X  10  -■'  Amper.,  e^  =  330  Volt. 

Nun  wurde,  wiilirend  der  Widerstand  im  aeusseren  Kreise  derselbe 
bliebj  tler  Electromagnet  erregt^  und  zwar  so^  dass  sein  Nordpol  stets 
der  Kugel  zugewandt  blieb.  Es  wurden  dabei  vier  verschiedene  Strom- 
stiirken,  zuerst  iu  aufsteigender,  dann  in  absteigender  Ordnung  ver- 
wandt^  und  jedesmal  die  zugehorigen  Einstellungen  des  Voltmeters  ab- 
gelesen.  So  ergaben  sich  die  folgenden  zusammengeliorenden  Werthe 
der  Starke  /  des  magnetisierenden  Stromes  und  der  Spannungsdifferenz 
e  der  Electroden  : 


186  EDUAllD  RIECKE. 


/.  (A.np.) 

0.5 

1.7-1. 

3.83 

5.38 

3.90 

1.77 

0.5 

e.    (Volt.) 

330 

356 

368 

4-16 

371 

361 

350 

AVurde  der  inagnetisiereiide  Strom  uuterbrocheii,  so  stellte  sicli  die 
Stronistiirke  wieder  auf  11.78  X  10^"'  Amper^  die  Spannuugsditfereiiz_, 
(?„  der  Electroden  auf  328  Volt. 

Dieselben  Beobachtungeu  wurdeu  uuii  mit  audereii  vorgesclialteten 
lodcadraiuiii-AViderstanden  wiederholt. 

Eiiie  zweite  Beobaclituiigsreilie  wurde  aiigestellt^  bei  welcher  die 
Electrode  A  als  Auode  diente. 

Bei  einer  dritten  Beobaelitniigsreihe  Avurde  die  Electrode  A  wieder 
zur  Katbode  gemacbt. 

Nach  dem  Abscbluss  der  Beobacbtungen  wurde  der  Driick  in  der 
Kugel  von  neuem  bestinimt;  er  war  auf  0.38  inm.  gesuukeii.  Im  Mittel 
kaiiu  also  filr  die  vorliegendeu  Beobacbtungen  der  Diuck  gleicb  O.-ll 
mm.  gesetzt  werden.  Bei  boberen  Drucken  war  eine  solcbe  Veriinderung 
der  Gasdichte  durcb  deu  Strom  selbst  niclit  beobacbtet  worden. 

Die  Cbaracteristiken  der  Kugel  fur  die  verscbiedenen  Magnetfelder 
konnen  mit  Hiilfe  eiiier  einfacbeu  Coustrnetiou  gefuuden  werden.  Be- 
zeiclmen  wir  die  Klemmenspaunung  der  Accumulatorenbatterie  durcb 
s,  die  Sjjanuungsditferenz  der  Electi'oden  durcb  e,  deu  aussereu  AYider- 
stand  dnrcb  w,  die  Stromstiirke  durcb  /,  so  ist: 

s  —  loi  =  e. 

Wir  beniitzen  nun  die  l  als  Abscissen,  die  e  als  Ordinateu  eines 
recbtwirddigen  Coordiuatensjsteins.  Wenu  s  iiud  w  konstant  bleiben, 
so  liegen  aile  zusammengeborenden  Wertbe  von  e  uud  i  auf  einer 
Geraden^  welcbe  durcb  deu  Punct  £  der  g-Axe  hindurcli  gelit.  Eiu 
weiterer  Punkt  dieser  Gcraden  ist  aber  dadurcb  gegebeii,  dass  bei 
iiiclit  erregtem  Eelde  zwei  zusanimengeborende  AVertbe  von  l  und  e 
bestimmt  worden  sind,  z.  B.  i  =  11.77  X  10~*'  Amper,  e^^  =  3:!1_) 
A'olt.  Verbinden  wir  also  den  Pnnkt  s  der  S])annungsaxe  mit  dem 
durcb  die  Wertbe  i  und  e^  gegebeneu  Punkt^  so  liegen  aile  Punkte, 
welcbe  bei  gleicbem  iv  zusammengeborende  Wertbe  von  i  und  e  dar- 
stellen,  auf  der  Verbindungslinie.  Wir  erhalten  somit  Punkte  der 
Cbarakteristiken  fiir  die  verscbiedeneu  Magnetfelder  wenu  wir  auf  jener 
Verbindungslinie  die  Puidcte  sucben  deren  Abstande  von  der  Axe  i 
gleicb  den  beobacbteten  SjjaunuugsdilTerenzen  (^  sind. 


UEBER  CHAUACTERISTISCHE  OURVEN,  U.  S.  W. 


187 


Die  Eesultate  der  Beobaclituugeu  siiid  iii  deii  folgeiideu  Tabelleu 
zusamiueiigestellt;  dabei  siiid  die  Spauimiigsdiirerenzeii,  welebe  deii 
verschiedenen  Magiietfeldeni  eiitspi'eclion,  auf  gieiche  Stiiikeu  des  Ent- 
laduugsstroines  i  redociert. 

Tabelle  II. 
Electrode  A  Anode.  Druck  0,11  luiii. 


iXio^ 

StJivke  des  magnetisierenden  Stronis  iu  i 

imper. 

Amper. 

0 

0,5 

1,7             3,8 

5,3 

20 

393 

393 

405 

475 

500 

40 

438 

438 

460 

500 

540 

80 

530 

530 

547 

567 

620 

120 

632 

632 

632 

624 

670 

IGO 

704            704 

698 

678 

700 

200 

753             753 

73S 

713 

720 

600 

1180 

1130 

1093 

933 

912 

ïabelle  Tll. 
Electrode  ../  Katliode.  Druck  0,41  inni. 


iXio^ 

Stiirke  des  magnetisiereuden  Stroms  in 

Amper. 

Amper. 

0 

0,5 

1.7 

3,8 

5,3 

20 

356 

356 

352 

380 

420 

40 

392 

382 

362 

392 

435 

80 

490 

417 

400 

423 

468 

120 

587 

505 

455 

460 

512 

1()() 

687 

600 

502 

498 

547 

200 

753 

658 

559 

527 

561 

(iOO 

1288 

960 

700 

597 

607 

Eine  graphisclie  Darstellung  der  Beobachtungen  ist  in  den  Eiguren 
2  uud  3  gegeben.  Dabei  sind  die  Curveu,  welche  dem  niclit  erregteu 
Eelde,  der  neutraleu  Characteristik  eutspreclien,  stark  ausgezogen.  Die 


188 


EDUARD  RIECKE. 


schwacli  ansgezogeiieii  Curveii  gelioreu  zu  dei"  Stromstarke  0,5  Amper^ 

Zu  /  =  1,7  Amper  geliort  die  Curve ;,  zu  /  =  3,8  die  Curve 

,  zu  /  =  5,3  die  Curve 


(  v^olt) 


1000 


800 


(300 


400 


200 


/> 

^r            /            / 

\ 

/      /             ■'^^ 

\ 

y     /       ^^ 

\ 

/  /  y 

\ 

y  /    y 

\ 

/  /  / 

^.-.•\ 

^.^■^_.^- 

/ 

X  y        ^ 

^-^'^,- 

-•"■''' 

//      '''' 

^*  ^'' 

/// 

^■"^^-^ 

X/  / 

x"  ^-' 

y/  /* 

/  '^'^'' 

'.<-^"''  ■ 

/•      ^>^ 

y_ 

^•:^" 

/\ 

■■'''" 

/\  /'  / 

Fig.2. 

/  f 

\/l 

Electrode 

A  Anode 

d'il 

Druck 

0,h1  mm 

'' /7 

200 


400 


600 


1  xio' 

(Amper) 


UEBEll  CHAllACTEPISTISCHE  CURVEX,  U.   S.  W 


189 


(Volt) 


1000 


800 


GOO 


400 


200 


A 

Druck 


KathocU 
OfUlmm 


200 


400 


600 


1X10' 
(Amper) 

Die  Eiiiwirkung  des  Magnetfeldes  auf  die  Characteristisclie  Curve 
kauu  man,  wie  der  Anblick  der  Tigureu  lehrt,  dadurch  beschreibeu 
dass  mail  sagt  : 

Die  ohie  Magnetfeld  anftretende  Curve  e^  loird  durch  ein  Magnetfeld 
ivi  Sinne  des  Uhrzeigers  gedreht.  Die  Dreliwig  nimmt  zu  mit  der  Sldrlce 
des  Feldes^  and  gleichzeitig  rilckt  der  Drehuugspwikt,  der  Pmikt  in  dem 


190  EDUARD  RIECKE. 

die  IFirkw/g  des  Magnelfeldes  verscliwivdet,  auf  der  Carre  e^  mi  Sinne 
wnchsende.r  SfdrJceii  des  Eniladimgssif ornes  fort. 

Der  Yergleich  der  Curven  der  Piguren  'l  iind  3  zeigt  dass  die  Dreli- 
mig  der  Characteristik  sehr  viel  stiirker  ist  wenn  A  zur  Katliode  geinacht 
wird.  Zugleich  liegen  in  diesem  Italie  die  Drelipmikte  der  Curven  dem 
Aufangspuukte  der  Axe  i  selir  viel  niiher. 

7.  Die  im  Vorliergeheudeu  raitgetheilten  Beobaclituugen  legen  die 
folgenden  Schlilsse  iialie.  Der  Eirijluss  des  Magnetfeldes  sefzt  sich  ans 
zwei  Theïlen  zusarmnen  von  denen  der  eine  auf  den  anodischen^  derandere 
auf  den  katliodischen  Thei!  der  Entladung  zu  bezielien  ist.  lïie  JFir- 
kung  cmf  die  positive  Entladung  bedingt  eine  Erliohuiig  des  Entkidungs- 
potentiales,  die  auf  die  négative  Entladung  eine  Yerminderung.  Beide 
Wirkungeu  hangeu  von  der  Stjirke  des  Eutladungsstromes  in  verscbie- 
dener  Weise  ab,  so  dass  bei  scb.wachen  Stromen  die  erboliende  Wirkung 
auf  die  positive  Entladung,  bei  starken  Stromen  die  erniedrigende  Wir- 
kung auf  die  négative  Entladung  iiberwiegt. 

Es  giebt  daher  stets  eine  bestinimte  Stiirke  des  Eutladungsstromes 
bei  der  das  Maguetfeld  keinen  Eintluss  auf  das  Entladuugs])oteutial  bat. 
Die  hierzu  erforderliche  Strorastarke  waclist  mit  der  Eeldintensitat. 

Die  Wirkung  des  Magnetfeldes  auf  die  positive  Entladung  bestelit 
in  einer  Yerlaugeruug  der  Strombahn,  unter  Umstanden  auch  in  einer 
A-^erkleinerung  ihres  Quersclinittes.  Beide  tFmstande  bedingen  eine  Yer- 
grosserung  der  Spannungsdifferenz. 

Die  Wirkung  des  Magnetfeldes  auf  die  négative  Entladung  besteht 
in  einer  Contraction  des  Katbodendunkelraumes  und  des  Glimmlicli- 
tes,  welclie  bei  stiirkeren  Eeldern  sehr  bedeutend  ist.  Damit  muss  eine 
Verkleinerung  des  Katbodengefalles  Hand  in  Hand  geben. 

8.  Die  im  Yorhergelienden  gewonnenen  Satze  werden  durcb  BeohacJi- 
tungen  bei  anderen  Graden  der  Verdilmmng  bestatigt  und  ergiinzt. 

Bei  hoheren  Drucken  batte  das  Maguetfeld  nur  einen  kleineu  Ein- 
tluss auf  das  Entladuugspoteutial.  V>q\  dem  Drucke  von  14,6  mm.  wurde 
das  Poteutial  um  6  Yolt  vergrossert  ^Yenn  die  Stiirke  des  magnetisiereur 
den  Stromes  1/7  Amper  betrug.  Bei  einem  Drucke  von  10,2  mm.  batte 
derselbe  magnetisierende  Strom  eine  Erbohung  des  Potentiales  um  16 
Volt  zur  Eolge. 

Aus  einer  lieihe  von  Beobaclitungen,  die  sich  auf  kleinere  Dichteu 


UEBER  CHAIiACTERISTISCHE  CURVKN,  U.  S,  ^\'. 


191 


der  eingeschlopseiien  Luft  bezogeii,  mogen  diejeiiigeii  hervorgehoben 
werden,  welclie  sicli  auf  die  Druckc  von  5  min.,  1/20  iiiiii.,  O^OS  inm. 
bezielien.  Die  liesultate  siiid,  auf  gleiche  Stiivken  der  Eulladmigsstroine 
bezogeii,  in  den  folgenden  Tabellen  zusamniengestellt. 

Tabeile  IV. 
Electrode  A  Anode.    Druck  5,0  mm. 


iXio^ 

Stïirke  des  magnei 

isierenden  Sti 

'oms. 

Amper. 

0 

1,8 

2,7 

3,8 

20 

560 

037 

670 

725 

40 

433 

530 

581 

635 

80 

417 

407 

490 

545 

120 

425 

465 

478 

508 

100 

440 

525 

520 

563 

200 

445 

526 

528 

563 

1200 

493 

550 

572 

570 

Tabeile  Y. 
Electrode  A  Kathode.  Druck  5,0  mm. 


?;xio^ 

Stilrke  des  magnetisierendeu  Sti 

•oms. 

Amper. 

0 

1,8 

2,7 

3,8 

20 

560 

748 

791 

829 

40 

433 

624 

683 

745 

80 

417 

604 

643 

703 

120 

425 

563 

600 

647 

100 

440 

518 

555 

595 

200 

445 

520 

556 

597 

1200 

493 

530 

587 

628 

193 


EDUARD  RIECKE. 


Tabelle  VI. 


Electrode  Â  Anode.  Druck  1,2G  mm. 


iXio^ 

Starke  des  magnetisiereudeu  Stroins. 

Amper. 

0 

1,8 

2,8 

3,8 

20 

320 

358 

368 

377 

40 

317 

365 

374 

408 

80 

322 

370 

400 

444 

120 

352 

410 

465 

487 

160 

392 

431 

505 

542 

200 

424 

490 

546 

596 

1000 

700 

700 

736 

739 

Tabelle  VII. 


Electrode  Â  Katliode.  Druck  1,26  mm. 


^Xio^ 

Stiirke  des  magnetisiereudeu  Sti 

ouïes. 

Amper. 

0 

1,8 

2,8 

3,8 

20 

320 

378 

422 

482 

40 

317 

378 

426 

490 

80 

322 

378 

465 

520 

120 

352 

416 

477 

518 

160 

392 

466 

496 

551 

200 

424 

478     . 

512 

558      • 

1000 

700 

600 

600 

628 

UEBER  CHARACTERISTISCHE  CURVEN,  U.  S.   W. 

Tabelle  VIII. 
Electrode  A  Anode.  Druck  0/)8  mm. 


193 


iXio^ 

St 

ài-ke  des  magnetisierenden  Stromes. 

Amper. 

0 

0,5 

1,7 

3,8 

5,3 

10 

597 

577 

557 

615 

661 

20 

755 

699 

639 

689 

748 

40 

947 

882 

816 

795 

842 

80 

1330 

1250 

1077 

947 

990 

Tabelle  IX. 
Electrode  A  Katliode.  Druck  0,08  mm. 


/Xio^ 

SI 

iirke  des  maguetisierendeu  Sti'oms. 

Amper. 

0 

0,5 

1,7 

3,8 

5,3 

10 

597 

478 

465 

540 

600 

20 

755 

588 

568      j      613 

659 

40 

947 

730 

686            690 

720 

80 

1330 

955 

890 

792 

825 

Die  Zahlen  der  Tabelleii  VI — IX  sind  in  den  Eiguren  4 — 7  gra- 
phisch  dargestellt.  Curven  und  Stiirken  des  magnetisierenden  Stroms 
sind  einander  in  folgender  Weise  zugeorduet. 

Stromstarke:      0    ,        0,5    ,        1,8    ,        2,8    ,        3,8    ,        5,3 
Curve  :    —  ,        —     , , ,  — . .. 


9.  Die  Beobachtmigen  geben  Veranlassung  zu  den  folgeuden  Be- 
merkungen. 

Bei  liolieren  Dracken  zielit  sich  das  négative  Glimmlicht  auf  eine 
diinne  Schichte  zusammen,  welclie  die  Kathode  nur  tlieilweise  bedeckt. 

AllCniVES    NÉERLANDAISES,    SÉRIE    II.    TOME    V.  l'é 


194 


EDUAllD  IIIECKK. 


Man  wird  also  vermuthen,  class  iu  diesem  Falle  wesentlich  nur  die 
Wirkung  ziir  Geltung  komme,  welche  von  dem  Magnetfeld  auf  deii 
positiven  Theil  der  Entladung  ausgeûbt  wird.  In  der  That  ergiebt 
sich  bei  dem  Drucke  von  5  mm. ,  und  deun  bei  einem  Drucke  von 
2^5  mm.,  nitr  eine  Vergrosseriing  der  EidtadaïKjssimintniKj  dnrcli  den 
Magnet.  Dasselbe  ist  auch  noch  bei  einem  Druck  von  l.'ZO  mm.  der 
Fall,  Solange  A  Anode  ist.   Wird  aber  in  diesem  letzteren  Ealle  A  zur 


(Volt) 


600 


400 


200 


^ J'; 

-'-''''         ^— - 

1^ 

/ 

/  y 
//  / 

/  /        / 
'  ,'        /          y 

'  ;      /      / 

/  /    /    X 

z^""     ^y"^^^ 

%,^. 

■'     /     /      / 
'   ''   y     / 
-''   /      / 
-^        / 

A 
Druck 

Anode 
1,26  mm 

250 


500 


750 


1  X  10^ 

(Amper) 

Kathode  gemaclit,,  und  dadurch  die  Wirkung  des  Feldes  auf  dem 
kathodischen  Theil  der  Entladung  verstiirkt,  so  tritt  bei  etvva  500 X 1^"'' 
Amper  Entladestvom  eine  Verr'mgenmg  der  Spanmii/gadlfferenz  durcli 
das  Magnetfeld  ein.  Innerlialb  der  Grenzen  der  Beobaclituug  verlaufen 
aber  die  magnetiscli  gestorten  Characteristiken  immer  noch  so,  dass  sie 
bei  grosserer  Eeldstarke  uach  oben  riiekcn.  Daraus  folgt  aber  weiter 
mit  Nothwendigkeit,  dass  innerhalb  der  Grenzen  unserer  Beobachtung 
eine  Eeldstilrke  existiren  muss,   bei  welcher  die  magnetùche  Stunmg  der 


UEBEli  CIIAKACTEUISTISCHE  CURVEN,  U.  S.    VV. 


191 


C  tir  ce  ^0,  der  neutralen  Characteristik,  eiii  Maxim  nui,  ist,  Der  Aublick 
cler  Figur  zeigt,  dass  dièse  Feldstiirke  in  der  NiUie  deijenigen  liegen 
muss,  welclie  durcli  die  Strciine  von  1,S  und  2^8  Aniper  erzeugt  werden. 
Bei  der  Betraclitung  der  Eiguren  4  und  5  fiillt  nun  aber  ein  Umstand 
auf,  der  mit  uuserer  Auffassung  in  einem  gewissen  Widerspruch  zu 
stelien  scheint.  Die  Vergrosserung  der  Entladespannimg  durch  den 
Magnet  ist  erlieblich  stiirker,  wenn  A  Kathode  ist  als  wenu  ./  ziir  Anode 
gemaclit  wird.  Dasselbe  Yerhiiltniss  ers-ab  sicli  bei  allen  Beobaobtungen, 


(Volt) 


250 


500 


750 


1  X  10* 
(Amper) 

die  bis  Drncken  gn'isser  als  O^M   mm.  angestellt  worden  waren.  Erst 

Yon  diesem  Druck  an  kehrt  sicb  die  Sacbe  uni;  von  da  an  war  allge- 

mein  die  anfilngliche  Vergrosserung  der  Entbvdespannnng  kleiner_,  wenu 

A  Katliode^  als  wenn  A  Anode  war. 

Das  zuerst  erwidmte  Verliilltuiss,   welcbes  in  den  Fig.  t  und  5  sehr 

deutlicb  ausgeprilgt  ist,  weist  auf  eine  As^mmetrle  der  WirJmiigeu  \\m, 

die  sicb  auch  in  der  Entwicklung  der  Licbterscbeinung  zeigt.  Bei  einem 

Druck  von   5  mm.  war  die  Licbterscbeinung  im  allgemeiuen  auf  zwei 

13* 


196 


EDUARD  RIECKE. 


dûune  LichthLiutcheu  beschriuikt,  welche  einen  Tlieil  der  Electroden- 
oberlliichen  bedeckten ;  der  Zwisclieuraura  zwisclien  deu  Electroden  war 
dunkel.  Nur  wenn  die  Electrode  A  Kathode  war^  traten  bei  schwacheren 
Stromeiij  bis  zu  30X10"""'  Amper,  im  Magnetfelde  Bûscliel  auf^  welche 


(Volt) 


1000 


800 


GOO 


1X10' 
(Amper) 

stark  uacli  uuteu  gebogeu  die  Electroden  verbandeu.  Bei  kleiuerem 
Druck  traten  unter  deuselbeu  Bediuguugen  Biischel  aucb  dann  auf, 
wenn  die  Electrode  A  Anode  war;  die  Biischel  waren  nach  oben  ge- 
bogeu, aber  die  Abweichung  von  der  geradliuigen  Bahn  war  geringer 
als  in  dem  vorhergehenden  Ealle.  Es  wiLre  hiernach  muglich,  dass  die 


IIEBER  CIIARACTERISTISCRE  CURVEN',  U.  S.  W. 


197 


erwilhiiten  Unterscliierle  in  der  Entladespannang  in  einer  verscliiede- 
nen  Lilnge  der  Stroinbalin  iliren  Grund  hiltten. 

Die  DurcJiIn-eiizMJig  der  Charaderl^f'il-cn  welche  zuerst  bei  dein  Druck 
von  1,26  mm.  beobaclitct  wuvde,  und  zwar  nur,  wenn  ./  Katbode  war, 


(Volt) 


1000 


800 


(ÎOO 


/ 

Flg.T 

A 

Kathode       / 

Druck 

0,08  wm/ 

/ 

y^            / 

y 

" 

/^.-; 

V    ^-/^ 

-'''^  X       '''^ 

/  /  y 

y     /  ^ 
■      /  / 

/     // 

/ / 

1/ 

50 


1X10^ 

(Amper) 


trat  bei  den  folgenden  Verdilnnungen  unter  alleu  Umstauden  ein.  Die 
FigLireu  2  und  3,  welche  dem  Druck  von  0,41  mm.  entsprechen,  bieteu 
hiefûr  ein  Beispiel.  Da  aber  die  Kreuzuugspuukte  mit  abuehmeudem 
Druck  uach  der  Seite  der  kleiueren  Stromstarkeu  sich  verschiebeu,  so 
entzielien  sie  sicli  bei  sehr  kleinen  Drucken  wiederum  der  Beobaclituug. 


198  EDUAllD   RIKCKE. 

Bei  dem  Druck  von  0^,08  mm.  treten  inuerlialb  der  Beobachtungsgreiizen 
imr  uocli  zwei  Kreuzungspuiikte  auf  wenn  A  Auode^  iiiu'  nocli  eiiier^ 
wenn  A  Katliode  war,  und  zwar  eutsprcchen  dièse  Punkte  den  stiirksten 
Magneifeldem.  Bei  noch  kleinereu  Drucken  wurdeu  dei'  Kveuzungs- 
punkte  niclit  melir  beobachtet. 

10,  Bas  rjesamude  Verhalten  hanii  auf  Grnnd  der  hesprochenen 
Beohachtimcjen  i)i  folgender  Weise  charakferisieri  loerdev.. 

Die  Cliaracteristik,  welche  olme  Magnetfeld  erhalten  wird,  werde  mit 
(?„  bezeichnet.  Wenn  man  von  kleinen  Stromsturken  zu  imraer  grusseren 
fortschreitet^  so  uehmen  die  Ordinaten  der  Cliarakteristik  e^^  erst  ab,  dann 
zu.  Die  Cliaracteristik  ^„  nennen  wir  die  neutrale.  Die  Stiirke  des  Entla- 
dungsstromes  bezeichnen  wir  durch  i,  die  des  magnetisierenden  durcli  /. 

Die  im  Magnetfeld  erhaltenen  Cliaracteristiken  e  liaben _///>•  scJncacJie 
Eniladungsstrdme  i  grossere,  fïir  sldrkere  EnUaduugssfruuie  kleinere 
Ordinaten  aïs  e^.  Bei  Ideïnen  Sfronisturîcen  i  liegen  die  Ciirveu  e  tivi  so 
hôher,  bei  grossen  %m  so  fie  fer,  je  grosser  die  Feldintensitdt. 

Bei  gewissen  mittlereu  Stromstiirken  durclikreuzen  die  Characteris- 
tiken  e  im  Magnetfeld  die  neutrale  Cliarakteristik  e^^.  In  den  Durcli- 
kreuzungspunkten,  den  neulraJen  Punklen,  ist  der  Einfluss  des  Maguet- 
feldes  Null. 

Bei  konstantem  Druck  verscliieben  sicli  die  neutralen  Punkte  mit 
zunelimender  Eeldstarke  im  Sinne  der  waclisenden  i. 

Bei  abnelimendem  Druck  verschieben  sioh  die  neutralen  Punkte  im 
Sinne  der  abnehmenden  i. 

Aus  der  Verschiebung  der  neutralen  Punkte  bei  konstantem  Druck 
folgt  mit  Notliwendigkeit,  das  auch  die  Cliaracteristiken  e,  welche  ver- 
schiedenen  Feldintensitaten  entspreclien,  sicli  wechselseitig  in  mannig- 
faclier  Weise  durclikreuzen  miissen.  Da  die  neutralen  Punkte  der  Clia- 
racteristiken e  mit  wacliseuder  Feldintensitilt  nacli  der  Seite  der  wacli- 
senden i,  nach  oben  riicken,  so  miissen  die  Durclikreuzungspunkte  der 
e  immer  unter  der  neutralen  Curve  e^^  liegen;  d.li.  die  Durclikreuzungs- 
punkte der  e  liegen  aile  in  dem  Gebiete  der  erniedrigten  neutralen 
Spannung  e„.  In  dem  Punkte^  in  dem  zwei  Curven  e-,  und  ei-,  entspre- 
cliend  den  Peldintensitaten  J^,  und  .Ç>/,,  sich  durchkreuzeu,  erniedrigen 
die  Eeldwirkuugen  das  neutrale  Potential  e^  um  deuselben  Belrag.  Fiir 
■  eine  zwisclien  J^,  und  ^Ç)/.  liegende  Feldintensitiit  muss  daim  die  Eruie- 
driguug  ein  Maximum  seiu. 


UEBEIJ   ClfAllACTKUJSTISClIE  ClIRVEN,    U.   S.  W.  199 

Aile  dièse  Scliliisse  werdeii  durcli  die  Beobaclituugen  in  vollen  Um- 
fange  bestiltigt.  Auch  von  Paalzow  nnd  Nkesen  ^)  sind  die  erwillinten 
Maxima  der  Wirkung  beobachtet  wordeu. 

11.  Der  Charader  der  Enlhubingen  wurde  m\i  ç\\\ç.vù.  rotierenden 
Spiegel  und  durcli  Einschaltuug  eines  sehr  empfindliclien,  lautsprechen- 
den  Teleplioues  von  Sikmi:ns  untersucht. 

Die  positive  Entladnng  erzeugte  im  rotiereudeu  Spieyfd,  unter  allen 
Umstilnden  eiuen  ruthlichen  liing  von  vollkommen  gleiclimiissiger  Hel- 
ligkeit.  Nur  in  den  bei  den  Drucken  von  5  mm.  und  2,5  mm.  erwiihn- 
ten  Fallen,  wo  bei  kleinen  Stromstarken  i  im  Magnetfelde  biischelfor- 
mige  Entladnngen  auftraten,  iinderte  sich  das  Bild.  Zu  dem  rothlichen 
Ringe  traten  nocli  scharf  getrennte  Ennken;  ihre  Zalil  konnte  leicht 
bestiinmt  werden,  indem  man  gleichzeitig  mit  dem  Bilde  der  Entladnng 
das  Bild  einer  singenden  Elamme  in  i\e\\  rotierenden  Spiegel  beobach- 
tete;  sie  betrng  100 — 300  in  der  Secnnde. 

Anch  der  blaue  Ring,  der  durch  das  Kathoden-Glimmlicht  im  rotie- 
rendeii  Spiegel  erzeugt  wurde,  zeigte  in  der  Regel  eine  vollkommen 
gleichmilssige  Helligkeit.  Nur  wenn  bei  hoheren  Drucken  das  bekannte 
Elackern  des  Glimmliclites  eintrat,  zeigten  sich  auf  dem  gleichmiissigen 
Grunde  des  Liclitringes,  melir  oder  weniger  regelmiissig  vertheilt,  hel- 
lere  Punkte.  Ilire  i\_nzalil  in  der  Secnnde  schwankte  von  50  bis  iiber 
2000.  Es  ergab  sich  aber  dabci  noch  eine  eigenthûmlicheBeobachtung. 
Das  Glimmlicht  blieb  nicht  auf  der  Eliiche  der  Kathode  beschrankt  son- 
dern  ging  beinahe  immer  auch  auf  die  andere  Flache  hiniiber.  Man 
konnte  nun  in  dem  rotierenden  Spiegel  entweder  die  der  Anode  zuge- 
wandte  Vorderseite,  oder  die  davon  abgewandte  Rûckseite  der  Kathode 
beobachtcn.  Im  letzteren  Ealle  ervvies  sich  das  Glimmlicht  unter  allen 
Umstanden  als  stetig;  hellere  Punkte  im  Lichtkreise  traten  nur  auf  der 
Vorderflache  der  Electrode  auf. 

Die  Untersuchung  mit  dem  Telephon  zeigte,  dass  die  Entladungs- 
'strome  doch  nur  in  verhultnissmiissig  wenig  Ealleu  wirklich  stetig  waren. 
Bei  hoheren  Drucken  schwieg  das  Telephon  nie  still,  sondern  erzeugte 
je  nacli  der  Art  des  Entladungsstroraes  ein  ziemlich  lautes  Brausen, 
oder  ein  leises,  gleichmiissiges  Summen.  Erst  bei  einem  Druck  von  0,41 
mm.   schwieg  das   Telephon  in  der  Regel  bei  mittleren  Stromstarken; 


')  Wied.  Aiin.  Bd.  63.  p.  209. 


200 


EDUARD  RIECKE. 


docli  stellte  sich  auch  da  zuweilen  eiu  leises  Summen  eiii,  Bei  dera  iJruck 
von  0/21  mm.  wareu  die  Entladuiigen  meist  stetig;  nur  in  wenigen 
Eallen  wnrde  ein  leises  Summen  des  Teleplions  geln'irt.  Aucli  bei  den 
Di-acken  von  0/J8  und  0,03  mm.  liatteu  die  Entladungen  iin  Wesent- 
liclien  den  Charakter  der  Stetigkeit. 

12.  Ueber  die  Be.scïia(fritJieii  des  MagueffddeH  giebt  Eig.  1  Aus- 
knnft.  Die  ausgezogenen  Linien,  welche  die  Kraftlinien  durclischneiden 
sind  Linieii  gleicher  Feldstiirke.  Die  Wertlie  der  Feldstarken,  dereu 
Messung  ich  Berrn  Dr.  Stark  verdanke  sind  fiir  die  liauptsaclilich 
verwandten  magnetisierenden  Strome  in  der  folgenden  Tabelle  zusam- 
mengestellt. 

Tabelle  X. 


Intensittits 

Stiirke  des 

magnetisierenden  Stromes 

/.  Amper. 

Curve. 

0,5 

1,7 

3,8 

5,3 

I 

15 

139 

322 

455 

II 

33 

105 

233 

333 

III 

22 

72 

161 

227 

IV 

15 

50 

111 

155 

V 

11 

33 

78 

111 

VI 

8 

25 

61 

83 

Die  Beobaclitungeu  wiirdeu  dadnrcli  gepriift  dass  die  Werthe  der 
Eeldintensitïiten  fiir  die  mit  den  Zalden  1 — 5  bezeiclmeten  Pnnkte  der 
Intensitiitscurven  mit  Hiilfe  der  bekannteu  Eigenschaft  der  Potential- 
flaclien  aus  den  in  der  Axe  gefundenen  Werthen  abgeleitet  wurden.  Es 
ergab  sich  so  die  folgende  Zusammenstellung  berechneter  und  beobach- 
teter  Eeldintensitaten  S^  fiir  einen  magnetisierenden  Strom  von  5,3 
Amper. 


1 

2 

3 

4 

0 

p  berechnet 

477 

336 

231 

138 

113 

.p  beobachtet 

455 

333 

227 

155 

m 

UEBEIl  CHARACTERISTISCHE  CURVEN,   U.  S.  W.  201 

Gelit  raau  liiugs  der  betracliteteiiKraftsriihreii  fort^  so  ergiebt  sicli  aus 
flem  Verhiiltniss  cler  Quersclmitte  : 

^Ç>,  i  •Ç'r.  =  '3,9, 
dagegen  aus  den  Beobaclitungen  : 

^?.  I  ^Ç>5  =  4,1. 

Die  Uebereinstirainung  ist  eine  fiir  die  Zwecke  der  vorliegeiideu  Ar- 
beit  geiiûgeude. 

An  der  Electrode  A  laufeu  die  Kraftlinien  mit  der  Fliiclie  der  Elec- 
trode parallel.  Die  Feldintensitiit  in  der  Mitte  der  Electrode  liât  fur  die 
verscliiedenen  raagnetisiereuden  Strome  /  die  folgenden  Wertlie  : 

/Amper  0,5  1,7  3,8  5,3 

Eeldstarke  47  114  335  473 

Eiir  den  Mittelpunkt  der  Electrode  B  ergiebt  sicli  die  folgeude  Zu- 
saramenstellung  : 


/  Aniper 

0,5 

1,7 

3,8 

5,3 

Ganze  Eeldstiirke 

19 

62 

138 

194 

Componente  parallel 
zur  Electrodeuflaclie 

9,5 

31 

69 

97 

Com])onente  senkrecht 

16,5 

54 

119 

168 

INDICES  DE  RÉFRACTION  DE  SOLUTIONS  DE  CHLORURE  DE  CALCIUM 


G.  J.  W.  BREMER. 


§  1.  Le  but  de  cette  recherche  est  de  contribuer  à  \a  détermination 
du  rapport  entre  la  réfraction  de  la  lumière  par  les  solutions  salines  et 
la  concentration  des  solutions. 

M.  B.  Walter  ')  conclut  des  observations  de  plusieurs  savants  et 
de  quelques-unes  faites  par  lui-même,  ({ue  Tindice  de  réfraction  aug- 
mente proportionnellement  à  la  concentration,  exprimée  par  le  poids  du 
sel  anhydre  p,  dissous  dans  100  grammes  de  la  solution.  Soit  u  Tindice 
de  réfraction  de  la  solution  saline,  w^  celle  de  Teau  pour  les  mêmes 

rayons  de  lumière,  on  trouve  que ^  est  constant. 

Les  observations  citées  en  preuve  se  rapportent  à  des  rayons  déter- 
minés pour  chaque  sel. 

Il  me  semblait  à  désirer  que  les  oliservations  fussent  étendues  à  des 
rayons  de  diH'érentes  longueurs  d'onde,  afin  de  contrôler  la  relation 
trouvée  par  M.  Walter  pour  différents  rayons,  mais  surtout  dans  le 
but  de  déterminer  le  pouvoir  réfringent  de  solutions  à  différente  con- 
centration et  pour  différents  rayons  lumineux. 

^^3 — 1 

Le  pouvoir  réfringent  fut  calculé  par  la  formule  -,  .,   .    ^,  -  =  con- 

^  ^  ^  {n'-\-2)d 

stant,    déduite    de    la    théorie    électromagnétique    de    la    lumière  par 


*)  Wai-tkr.  Ueber  die  Brecliungsexponeiiten  von  Salzlôsungen.  Wied.  Ann. 
38.  p.  107. 


INDICES  DE  llÉFRAOriON  DE  SOLUTIONS,   ETC.  203 

IL   A.    LoitENTZ  1),   flniis   la   quelle   n    =  indice  de  réfraction  et  r/ la 
densité  de  la  substance. 

§  2.  Pour  la  mesure  des  indices  de  réfraction  je  me  suis  servi  d'un 
spectromètre  de  Schmidt  und  Haensch  de  Berlin. 

Le  cercle  est  divisé  en  demi-degrés.  Aux  deux  bouts  d'un  diamètre 
se  trouvent  des  verniers,  qui  permettent  de  mesurer  les  minutes. 

L'indice  de  réfraction  fut  calculée  par  la  déviation  minima. 

Les  liquides  sont  enfermés  dans  un  prisme  de  verre  creux,  fermé  par 
des  glaces  parallèles. 

Pour  s'assurer  du  parallélisme  des  glaces,  on  fit  rcfiecter  la  lumière 
par  les  parois  du  prisme  et  on  l'observa  par  une  lunette.  Puis  on  versa 
du  mercure  dans  le  prisme,  et  on  vit  que  l'image  ne  fut  pas  déplacée. 
De  ])lus  on  constata  que  les  rayons  transmis  par  le  pi-isme  vide  ne  furent 
pas  déviés.  En  mesurant  l'angle  réfringent  du  prisme,  il  fut  constaté 
qu'il  demeurait  constant,  quand  on  fit  varier  l'angle  d'incidence  des 
rayons  eu  tournant  la  plate-forme  centrale  sur  laquelle  le  prisme  est  fixé. 

Les  indices  de  réfraction  furent  déterminées  pour  les  trois  raies  du 
sjiectre  d'Iiydrogèue  II x^    Ili2  et  Ily,  et  pour  la  raie  jaune  de  sodium. 

Par-dessus  j'ai  calculé,  par  la  fonnule  de  Cauchy  ;/^a-f-  7-,  l'indice 

de  réfraction   a  pour  une  longueur  d'onde  infinie  en  employant  la  mé- 
thode des  moindres  carrés. 

§  3.  La  réfraclion  dans  Veau.  D'abord  j'ai  déterminé  l'indice  de  ré- 
fraction de  l'eau. 

L'angle  réfringent  du  prisme  fut  trouvé  ./  =51°  45'. 
La  température  de  l'eau  était  16'^. 
Les  déviations  ï)  furent  : 

pour  la  raie  rouge  d"hydrogène  Ux   19°  15'  30" 
la  raie  de  sodium  1)  19°  24'  30" 
la  raie  verte  d'hydrogène  7/|3  19°  39' 
la  raie  bleue  d'hydrogène  Ey  19°  45'  30" 


')  H.  A.  LoRKXTz.  Wied.  Ann.  9.  p.  641.  La  même  formule  fut  donnée  par  L. 
LoRENz.  Wied.  Ann.  11  p.  70  en  adoptant  l'action  de  forces  particulières  entre 
les  particules  de  l'ether  et  celles  de  la  matière. 


204  G.  J.  W.  BREilEll. 

.  AA-  n 


sm 


2 

Par  la  formule  n  = on  trouve: 

.  A 
sm  — 


Hcc  V  =  1,3308 
B  1,3332 

H^  1,3371 

Hy  1,3389 

Les  longueurs  d'onde,  qui  correspondent  à  ces  raies,  sont  : 

},ll^  =  0,0006562  mM. 
AD  =  0,0005892     „ 
;,//^  =0,0004861     „ 
Uly  =  0,0004340     „ 

Par  ces  valeurs  on  trouve  jiour  les  constantes  h  et  a  de  la  formule 

n  =  a  -] z^à  =  0,26984  X  10  "«  et  a  =  1,32505. 

Quand  on  calcule  les  indices  de  réfraction  en  employant  ces  constan- 
tes, on  obtient  une  concordance  satisfaisante  entre  les  valeurs  calculées 
et  celles  qui  résultent  de  Tobservation: 

calculé  observé  ditférence. 

uHc,  1,3313  1,3308  +  0,0005 

nD  1,3328  1,3332  —  0,0004 

uH(3  1,3363  1,3371  —  0,0006 

nHy  1,3394  1,3389  +  0,0005 

jg2  1 

Le  pouvoir  réfringent  7— ^ — ; ^ — -  est  donc: 

^  ^       {ir  ~\-  2)  d 

A  =    00  Ilcc  J)  Hj3  Hy 

0,20143  0,20466  0,20603  0,20819  0,20921 

.  n^ 1 

11  est  évident  que  Texpression  j—^ — - — — —  augmente,  si  n  accroît  et 

par  conséquent  si  la  longueur  d'onde  diminue. 


INDICES  DE  RÉFRACTION  DE  SOLUTIONS,  ETC.  205 

§  4.  Les  Solutions  de  cJdornre  de  calcium.  Le  sel  anhydre,  aussi  bien 
que  les  solutions  privées  d'air  par  ébullition,  est  pesé  dans  des  flacons. 
Toutes  les  pesées  sont  réduites  au  vide.  Pour  ce  but  il  fallut  mesurer 
la  densité  du  sel_,  ce  que  j'ai  effectué  par  un  voluménomètre,  et  celle  des 
solutions,  pour  laquelle  me  servait  le  procédé  du  flacon.  La  densité  du 
sel  anhydre  fut  trouvée  1,6951   '). 

Le  sel  cristallisé  pur  fut  assez  prudemment  déshydraté  de  sorte  que 
le  résidu  était  exempt  de  réaction  alcaline.  En  titrant  une  solution  du 
sel  anhydre  avec  une  solution  de  nitrate  d'argent  la  quantité  de  chlore 
fut  trouvée  6o,G7%_,  tandisque  théoriquement  elle  doit  être  03,90/4,. 

En  outre  l'absence  du  fer,  du  magnésium  et  des  métaux  alcalins  fut 
prouvée  par  les  réactions  connues. 

§  5.  SohUiou  I.  Le  poids  de  Cad,  dissous  dans  100  grammes  d'eau 
était  24,4050  grammes,  ou  dans  100  grammes  de  la  solution  19,6505 
grammes.  Ce  dernier  nombre,  la  quantité  centésimale  du  sel,  est  repré- 
senté parj';. 

La  température  de  la  solution  était  13°. 

L'angle  réfringent  A  ^51°  42'  35". 

La  déviation  des  rayons  B  : 

lU  22°  22'  30" 
n  'l'l°  29'  30" 
H^  22°  49' 
Hy  23°    3' 

Par  conséquent  les  indices  de  réfraction  : 

uHcc  =  1,38137 

nD        1,38323 

nu^        1,38842 

nHy       1,39223. 

Les  constantes  de  la  formule  de  Cauchy  se  trouvent  alors  :  h  ^= 
0,36749  X  lu  "^  a  =  1,37277. 


')  BuEMER.  Solutions  salines.  Recueil  des  trav.  cliim.  des  Pays-Bas  Vlll  p.  268. 


206  G.  J.   VV.  BREMEK. 

Les  indices  de  réfraction  calculées  sont  donc: 

Calculé  observé  différence 

uHcc  1,38130  1,38137  —0,00007 

^^i)  1,38335  1,38323  -f  0,00012 

;^iï/3  1,38832  1,38842  —0,00010 

7^ffy  1,39228  1,39223  +0,00003 

La  densité  de  la  solution  à    0" était:  ^/q  =  1,17824 

à  13"  d  =1,17210 

n^ — 1 
Le  pouvoir  réfringent  .-^rn — rv^,  se  calcule  donc  à  : 

(yr+2)r/ 

A  =  co  Hx  Hd  H^  Hy 

0,19427  0,19826  0,19912  0,20151  0,20327 

Les  différences  des  indices  de  réfraction  pour  les  mêmes  rayons  de  la 
solution  T  et  de  Peau  évaluées  en  quatre  décimales  sont  : 

A=-x)      m        n         H^        H  fi 

n  —  n^  0,0477     0,0506     0,0500     0,0513     0,0333 

Les  différences  causées  par  un  gramme  du  sel  anhydre  dans  100  gram- 
mes de  solution  : 

n Un         A  =  30  Ha  D  Hy  Hy 


p       0,002428     0,002574     0,002544     0,002609     0,002712. 

§  6.  Solution  IL  Dans  100  grammes  d'eau  il  était  dissous  15,0594 
grammes  de  Ca  Cl.^,  d'où  p  ^^  13,0881  grammes  dans  100  grannnes  de 
la  solution. 

La  température  =  16". 

L'angle  réfringent  A  =  51 '',43'. 

La  déviation  des  rayons  D: 

Ha  21°  17'  50" 
n  21°  26'  20" 
Hfi  21°  43'  50" 
Hy  21'^  57' 30" 


INDICES  DE  RÉFÎlACriON  DE  SOLUTIONS^  ETC.  207 

Par  cela  les  indices  de  réfraction  : 

niicc  =  1,36405 
UD  1,36631 

uH^        1,37100 
njiy        1.37474. 

h 

Les  constantes  de  u  =  a  -\ 

/,  =  0,3519S  X  10-^  a  =  1,35605. 

Par  suite  : 

calcule  observé  différence 

iiHx     l,3642:i  1,36405  -f  0,00017 

UD       1,36619  1,36631  —  0.00012 

uH^     1,37095  1,37100  —  0,00005 

nljy     1,37474  1,37474  0. 

La  densité  à     0°  d^  =  1,11865 
à  16o  d    =  1,11139 

;^2 1 

Le  pouvoir  réfringent  .  ^    .    ^.  .,: 

A  =  00  Ect  D  H^  Hy 

0,19660  0,20058  0,20170  0,20441  0,20585 

Les  différences  des  indices  de  réfraction  avec  celles  de  l'eau  pour  la 
même  longueur  d'onde  : 

A  =  oc  Ra  D  H^  Hy 

u  —  n,,         0,0310     0,0332     0,0331     0,0339     0,0358. 

Les  ditrérences  causées  par  un  gramme  de  substance  dans  100  gramme 
de  solution  : 

n  —  ^0        A  =  co  Hx  D  H§  Hy 

~f~      0,002368     0,002537     0,002529     0,002590     0,002735 

§  7.   SuluUon  [IL  II  était  dissous  dans  100  grammes  d'eau  13,1291 
g.  de  Ca  Cl^,  donc  p  =  11,7576  y  dans  100  grammes  de  la  solution. 


208  .G.  J.   W.  BREMEK,, 

La  température  de  la  solution  était  20°. 


L'angle  réfringent. 
La  déviation  D  : 


A  =51°  4.2'  11" 
Hcc  21°  3'  52" 
B  21°  10'  45" 
H^  21°  26'  7."5 
Ily       21°  38'  15" 


d'oii  les  indices  de  réfraction: 


1,36040 
1,36225 
1,36637 
1,36962. 


Les  constantes  de  ?^  =  «  -[- 


A^ 


h  =  0,30819  X  10 -8  et  a  =  1,35330. 


Par  cela  ; 


calculé 

observé 

différence 

jiHcc     1,36046 

1,36040 

H-  0,00006 

HD       1,36218 

1,36225 

—  0,00007 

uH^     1,36634 

1,36637 

—  0,00003 

UHy     1,36966 

1,36960 

-f  0,00004 

La  densité  à  0   "  4  =  1,10612 
à  20"  d   =  1,09727. 


Le  pouvoir  réfringent 


^n^^'Z)d 


X=    CO  H  ce  B  H^  Hy 

0,19776  0,20133  0,20226  0,20432  0,20593. 


Les  différences  des  indices  de  réfraction  avec  celles  de  Teau  pour  les 
mêmes  rayons: 


INDICES  DE  RÉFRAC'l'ION   DE  SOLUTIONS,  ETC.  209 

i^       0,0283   0,0296   0,0291   0,0293   0,0307 


?/g   A  =  -o    lix  D  Rg,  H' 


y 


p  0,002403  0,002517   0,002475  0,002492    0,002611. 

§  8.  SuIiUioH  IV.  La  quantité  de  CaCl.^  dissoute  dans  100  grammes 
d'eau  était  12,2954  grammes,  et  celle  dans  100  grammes  de  solution 
;j  =  10,9744  r/. 

Température  de  la  solution  =  17". 

Angle  réfringent  A  =  51"  47'  54' 

Déviation  des  rayons  1)  : 

Ih  20°  57' 

D  21°    1'  30" 

i//3  21°  21' 

Hy  21°  35' 

Par  cela  les  indices  de  refraction: 

nUc,  =  1,35776 
oiB  =  1,35897 
nH^  =  1,36419 
oiuy  =  1,36793 

Les  constantes  de  n  =  a  A r  : 

A'- 

h  =  0,35077  X  10  "^  «'  =  1,34928. 

Et  par  suite. 

calculé  observé  différence 

niicc     1,35743  1,35776  —0,00033 

HD       1,35939  1,35897  +  0,00042 

HH^     1,36413  1,36419  —  0,00006 

uHy     1,36790  1,36793  -f  0,00003 

La  densité  de  la  solution  à     0"  d^  =  1,09719 
à  17°  d   =  1,09053. 

,^3 \ 

et  alors  le  pouvoir  réfringent  .  „   ,    ^^  , : 

AKCniVES    NÉERLANDAISES    SKRIE   II.    TOME    V.  14 


210  G.  J.  W.  BUEMER. 

A  =   oo  Ha.  V  Hfi  Hy 

0,19695  0,20124  0,20344  0,20449  0,20637 

Les  différences  des  indices  de  réfraction  avec  celles  de  l'eau  pour  les 
mêmes  rayons  : 


A=  00 

Hcc 

1) 

H^ 

Hy 

u  —  ;/„      0,0242 

0,0270 

0,0258 

0,0271 

0,0290 

et 

■n :;/(,             A  =  co 

Hoc 

I) 

H^ 

Hy 

p         0,002213 

0,002466 

0,002357 

0,002475 

0,002649 

§  9,  Sulntio'ii  V.    La  quantité  de  Ca  Cl^  dissoute  dans  100  grammes 
d'eau  était  10,2742^.  et  celle  dans  1  00  grammes  de  solution^^  =  9,3 168^, 
La  température  de  la  solution  =17" 


L'angle  réfringent  A  =^  51"  49'  45" 


La  déviation  des  rayons  H  : 


Hcc  20°  42' 

D  20°  48' 

//,3  21°    6' 

Hy  21°  20' 


Donc  les  indices  de  réfraction 


nilx  = 

=  1,35349 

iiD 

1,35510 

i/J]^ 

1,35992 

niiy 

1,30418 

Les  constantes  de  la  formule  ;/  ^^  a  A ^ 

A- 

h  =  0,36071  X  10-^  a  =  1,34488. 


Par  cela  : 

calculé 

observé 

dill'érence 

nu  oc 

1,35325 

1,35349 

—  0,00024 

UD 

1,35527 

], 35510 

-h  0,00017 

nnf3 

1,36011 

1,35992 

+  0,00019 

lllly 

1,36403 

1,36418 

—  0,00015 

INDICES  DE  liÉFIlACïION  DE  SOLdTIONS,  ETC.  211 

La  densité  à    0"  d^  =  1,08145 
à  17«  d    =  1,07990. 

Le  i)ouvoir  reiniiffeiit  ,   ,   , — r^-- 


A  =  ce 

Hcc 

D 

H^ 

Hy 

0,19644 

0,30104 

0,20187 

0,20482 

0,20650 

Les  ditiereuces  des  indices  de  l'éfraction  avec  celles  de  Peau  pour  les 
mêmes  rayous  : 

A=CO  Ha  D  11^  H  y 

n  —  n^      0,0198    0,0227    0,0219    0,0228    0,0253 

et 

n  —  ?/o   A=co     Ha  D  H^  Hy 

~^~     0,002129  0,002437  0,002351  0,002447  0,002716. 

§  10.  Solution  VI.  Dans  100  grammes  d'eau  il  était  dissous  7,5396 
g.  de  Ca  CL^  et  par  suite  dans  100  g.  de  solution  7,0110  ^  =  />. 
La  température  était  20°. 

L^mgle  réfringent.  A    =  51°  52'     \" 

La  déviation  I):  Hx       20°  17' 

D         20°  33'  10" 

//^        20°  48'  30" 

Ry       21°    2'  30" 

Alors  les  indices  de  réfraction  sont  : 

uRoc  =  1,34914 
UD  1,35089 
nH(2  1,35491 
HHy        1,35866. 

r  ^  ,         b 

Les  constantes  de  n  =  a  ~\ 

A- 

b  =  0,31568  X  10-^  a  =  1,34173. 

14* 


•m 

G. 

J,  W.  BE-EMER. 

D'où 

calculé 

observé 

différence 

UHa 

1,34908 

1,31914 

—  0,00006 

riD 

1,35085 

1,35089 

—  0,00004 

nH^ 

1,35513 

1,35491 

+  0,00022 

nHy 

1,35854 

1,35866 

—  0,00012 

La  densité  de  la  solution  r/„  =  1,06432 
à  20°  d    =  1,05389. 

Le  pouvoir  réfringent  -r^^y^- 


0,20675 


•  My 

0,20871 


A  =  (X)      Rci  D 

0,19981    0,20372    0,20464 

Les  différences  des  indices  de  réfraction  avec  celles  de  Teau  pour  les 
mêmes  rayons; 


A  =  oc 

Hcc 

D 

^/3 

Hy 

0,0167 

0,0183 

0,0177 

0,0178 

0,0189 

A=  co 

m 

D 

^/3 

Hy 

0,002379 

0,002610 

0,002525 

0,002539 

0,002696. 

P 

§  11.    Coudimons.   Les  résultats  de  ces  observations  sont  résumés 
dans  le  tableau  suivant. 
On  voit: 
1°.    Le   pouvoir   réfringent  des   solutions  du    cblorure  de  calcium. 


exprimé  par  la  formule  de  Lorentz  -j-^ 


%)d 


ne  dépend  pas,  pour  les 


mômes  rayons,  de  la  concentration,  et  il  diffère  peu  de  celui  de  Teau. 

2°.  Les  différences  entre  les  indices  de  réfraction  d'une  solution 
déterminée  du  chlorure  de  calcium  et  celles  de  l'eau  calculées  pour  les 
mêmes  rayons,  sont  à  peu  près  de  la  même  grandeur  pour  des  ondes  de 
différente  longueur. 

3°.  Pour  les  solutions  du  chlorure  de  calcium  ces  ditférences  sont 

proportionnelles  à  la  quantité  de  sel  anhydre  dissoute  dans  100  grammes 

de  la  solulion. 

le.  29  Octobre.  1900. 


INDICKS  DE  REFRACTION  DE  SOLUTIONS,   ETC. 


213 


o 

o 

o 

o 

o 

o 

o 

t^ 

o 

CO 

ce 

o 

t— 

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r— 1 

1 — 1 

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1— 1 

1 — 1 

Oi 

1 — 1 

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1 — 1 

lO 

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"^ 

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o 

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Oi 

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'S 

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1— 1 

1— 1 

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1 — 1 

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Ci 

Ci 

Ci 

Ci 

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1 — 1 

1 — 1 

1— 1 

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•\ 

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'— 

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^ 

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o 

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t^ 

^ 

CO 

1 — 1 

et 

M  co 
1—1  o 

1— 1    lO 

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CD    O 

co 

1 — 1 

o 

oT 

î>r 

i't   O 

1 — 1 

^^■ 

'     ' 

CO    r— 1 

_r     03 

OS     p; 

r— 1     es 

n3 

LA  TENSION  DE  VAPEUR  DE  MELANGES  TERNAIRES 


r.  A.  H.  SCHREINEMAKERS. 


I,  La  surface  Ç. 

Au  moyen  de  la  surtace  \p  de  van  der  "W  aals  on  peut  se  rendre  compte 
des  phénomènes  qui^  dans  les  systèmes  à  deux  constituants,  se  présen- 
tent entre  deux  phases  liquides  ou  entre  liquide  et  vapeur.  Dans  quel- 
ques mémoires  précédents  ')  j^ni  discuté,  au  moyen  de  la  surface  ^,  les 
phénomènes  que  Ton  peut  prévoir  dans  des  systèmes  à  trois  consti- 
tuants, lorsque  deux  phases  liquides  ou  davantage  se  trouvent  en  équilibre 
mutuel  ou  avec  des  phases  solides. 

Jusqu'ici  j'ai  toujours  exclu  de  mes  considérations  la  présence  de 
vapeur;  dans  ce  qui  suit  nous  traiterons  des  systèmes  se  trouvant  sous 
la  pression  de  leur  propre  vapeur.  Comme  pour  la  discussion  complète 
de  ce  problème  l'espace  disponible  dans  ce  recueil  serait  beaucoup  tro]) 
restreint,  je  ne  donnerai  ici  qu'une  courte  esquisse  de  la  manière  dont 
la  question  peut  être  traitée,  tout  en  me  proposant  d'élaborer  ultérieure- 
ment plus  en  détail  les  points  de  vue  divers  qui  se  présenteront. 

Représentons  de  la  manière  connue  une  phase  ternaire  de  composi- 
tion déterminée  dans  le  plan  d'un  triangle  équilatéral.  En  laissant  hors 
de  considération  l'état  solide,  on  peut  en  général,  se  figurer  cette  phase 
sous  trois  états,  savoir  l'état  liquide,  l'état  gazeux  et  l'état  instable. 
Dans  chacun  de  ses  états,  la  phase  pour  des  valeurs  données  de  P  et  7' 
a  un  potentiel  déterminé  que  nous  désignerons  par  ^/,  c^v  et  ^m.  Elevons 


')  Arch.  Néerl.,  série  II,  T.  I.  411—454:  T.  II,  144—173. 


LA  TENSION  DE  VAPEUR    DE  MELANGES  TERNAIRES  215 

niaiiiteiiaiit  sur  le  plan  du  triangle  au  point  qui  indique  la  composition 
de  la  phase  une  perpendiculaire,  sur  laquelle  trois  points  par  leur  dis- 
tance au  plan  représentent  les  valeurs  t^,  <^v  et  ^m.  Cette  construction 
répétée,  P  et  7'  restant  les  mêmes,  ponr  tous  les  autres  points  situés 
dans  l'intérieur  du  triangle,  fera  naître  trois  surfaces  qui  ensemble  con- 
stitueront la  surface  ^. 

Cette  surface  a  donc  trois  nappes  que  pour  abréger  nous  nommerons  : 
nappe  liquide,  nappe  (jazeuse  et  nappe  inskible.  Si  l'on  admet  pour  une 
phase  ternaire  l'équation  d'état  connue  de  van  der  Waals,  dans 
laquelle  a  et  h  doivent  alors  être  considérés  comme  fonctions  des  trois 
constituants,  on  sait  que,  ])our  des  valeurs  données  de  T  et  P,  V  jjeut 
avoir  une  ou  trois  valeurs.  S'il  n'y  en  a  qu'une  seule  le  mélange  ne 
peut  présenter  qu'un  seul  état,  soit  liquide,  soit  gazeux.  Dans  le  second 
cas  on  peut  s'Imaginer  que  le  mélange,  pour  des  valeurs  données  de  P 
et  T,  présente  les  trois  états. 

En  étendant  le  raisonnement  précédent  à  tous  les  mélanges  des  trois 
constituants  qui  peuvent  être  obtenus,  on  reconnaît  facilement  qu'il 
peut  se  présenter  les  cas  suivants: 

1°.  La  surface  ^  consiste  en  une  seule  nappe. 

2°.  La  surface  t  consiste  en  trois  nappes. 

Dans  le  premier  la  nn])pe  unique  est  soit  une  nappe  gazeuse  soit  une 
nappe  liquide,  en  général  une  nappe  liquide  sous  pression  très  élevée, 
une  nappe  gazeuse  sous  pression  très  faible. 

Dans  le  second,  les  trois  nappes  peuvent  avoir,  l'une  à  l'égard  de 
l'autre,  des  positions  très  différentes;  toujours  cependant  la  nappe  insta- 
ble est  la  plus  élevée  parce  que  tni  est  toujours  plus  grand  que  (1,1  ou 
^'V.  Quant  à  la  position  relative  des  nappes  liquide  et  gazeuse  on  peut 
démontrer  que  tantôt  l'une,  tîintût  l'autre  sera  située  le  plus  bas  et 
({u'elles  peuvent  aussi  se  couper.  De  plus  il  est  facile  de  voir  que  par 
rap])ort  à  l'étendue  des  trois  nappes  également  divers  cas  sont  possi- 
bles. Ainsi  par  exemple  toutes  les  trois  peuvent  s'étendre  jusqu'aux 
plans  limites,  c'est-à-dire  jusqu'aux  plans  menés  perpendiculairement  au 
triangle  par  ses  trois  côtés;  mais  d'autres  cas  encore  sont  possible. 
En  effet,  si  sur  le  plan  intérieur  du  triangle  nous  élevons  une  perpen- 
diculaire que  nous  promenons  sur  divers  points  du  triangle,  il  pourra 
arriver  que  dans  certaines  positions  elle  ne  rencontre  qu'une  seule  nappe, 
p.  e.  la  nappe  liquide,  dans  d'autres  positions  soit  seulement  la  nappe 
gazeuse,  soit  les  trois  nappes  à  la  fois.  On  peut  se  représenter  facile- 


216  F.  A.    H.  SCHREINKMAKKIIS. 

ment  les  diiiers  cas  si  l'on  observe  que  la  nappe  instable  est  toujours  la 
plus  élevée. 

Une  variation  de  température  ou  de  pression  fait  varier  la  position 
et  la  délimitation  mutuelles  des  trois  nappes. 

Comme^  en  général,  si  nous  faisons  abstraction  d'actions  critiques 

entre  liquide  et  vapeur,  ce  ne  sont  que  les  nappes  liquides  et  gazeuses 

qui  jouent  un  rôle,  nous  ne  considérons  que  ces  deux  dernières. 

d  ^i  à  i^ 

On  a  .  "—  =  Vi  et  =^  =  Vf>,  et  comme  /  ,.>  Ji  il  en  résulte  qu'une 
('  P  dF 

élévation  de  pression  fait  monter  les  nappes  liquides  et  gazeuses  la  nappe 

gazeuse  toutefois  plus  rapidement  que  la  nappe  liquide.    Aux  basses 

pressions  la  nappe  gazeuse  est  donc  généralement  située  toute  entière 

au-dessous  de  la  nappe  liquide.   En  élevant  la  pression  on  détermine 

d'abord  une  intersection  des  deux  nap])es,  ])uis  la  nappe  gazeuse  s'élève 

entièrement  au-dessus  de  la  na])])(!  liquide. 

Comme  -^777  =■ — yic  t't  — ^,  =  —  -/ir,  on  peut  de  même  déterminer  quel 
à  1  f'  L 

sera  l'effet  d'une  élévation  de  température  sur  les  deux  noppes  de  la 
surface.  Lorsque  l'une  des  trois  substances,  p.  e.  A,  n'entre  pas  dans  la 
composition  de  la  vapeur  et  que  celle-ci  par  conséquent  ne  contient  que 
B  et  C,  on  peut  considérer  la  nappe  gazeuse  comme  réduite  à  une  courbe 
gazeuse  dans  le  plan  limite  BC.  vSi  la  vapeur  ne  contient  qu'une  seule  sub- 
stance C  on  n'aura,  au  lieu  de  la  nappe  gazeuse,  qu'un  seul  point  situé 
dans  la  perpendiculaire  an  point  C  du  triangle.  Quant  à  la  forme  des 
nappes  on  démontre  facilement  que  la  nappe  gazeuse  est  toujours  con- 
vexe-convexe vers  la  bas  :  c'est  ce  qui  arrive  également  dans  la  nappe 
liquide  lorsque,  avec  les  valeurs  considérées  de  V  et  T,  toutes  les  phases 
liquides  restent  homogènes;  si,  au  contraire,  il  se  produit  deux  ou  trois 
couches  liquides,  la  nappe  liquide  montrera  un  ou  plusieurs  plis,  ainsi 
que  je  l'ai  fait  voir  dans  des  mémoires  précédents. 


LA  TENSION   Di;   VAPEUR  DE  MÉLANCiES  TERNAIRES.  217 

ir.    MÉLAN(;es   HOMOGÈNES. 

Dans  ce  cas  ce  n'est  pas  seiilenuMit  la  nappe  gazeuse,  mais  encore  la 
nappe  liquide  qui  en  chaque  point  est  couvexe-convexe  vers  le  bas. 
Parmi  les  divers  cas  possibles,  notammeut  qu'il  n'y  ait  qu'une  seule 
napiie,  ou  qu'il  3-  en  ait  trois,  pouvant  oui  ou  non  s'éteudre  jusqu'aux 
plans  limites,  ou  enfin  que  les  nappes  liquide  et  gazeuse  se  coupent 
ou  non,  nous  ne  considérons  ici  que  le  seul  cas  oi^i  les  nappes  liquide 
et  gazeuse  se  coupent.  Il  y  a  même  dans  ce  dernier  cas  bien  des  possi- 
bilités diverses  ;  la  sécante  peut  être  ])ar  exemple  complètement  fermée, 
elle  peut  également  s'étendre  dans  un  ou  plusieurs  des  plans  limites. 

Considérons  ce  dernier  cas;  soit,  dans  le  fig.  1  a.^  h.^  la  projection  en 
pointillé  de  la  cou])e  des  deux  nappes.  Supposons  ensuite  qu'au 
dessus  de  la  portion  Ca.^  h.,  la  nap])e  gazeuse  soit  située  le  plus  bas, 
et  qu'au-dessus  de  la  portion  a.^  h,  B  A  il  en  soit  de  même  de  la 
nappe  liquide.  On  peut  maintenant  faire  rouler  un  plan  bitangent 
le  long  de  la  surface  t  de  telle  sorte  que  l'un  des  points  de  contact 
soit  situé  dans  la  nappe  gazeuse,  et  l'autre  dans  la  nappe  liquide. 

Soit  encore  ah  la  projectio]i  de  la  sur  le  plan  du  triangle  courbe  de  con- 
tact sur  la  nappe  gazeuse  et  a^  b^  celle  de  la  courbe  sur  la  nappe  liquide. 

Le  triangle  ABC  est 
maintenant  partagé  en 
trois  champs;  si  nous 
prenons  un  mélange  ter- 
naire, d'une  telle  compo- 
sition qu'l  soit  donné 
par  un  point  dans  la 
portion  Ca  ù,  le  mélange 
ne  pourra,  sous  les  F  et 
T  considérés,  prendre 
naissance  que  sous  forme 
gazeuse.  Si  nous  suppo- 
sons un  mélange  exprimé 
par  un  point  compris 
dans  la  portion  A  Bb,  a, 
ce  mélange  ne  pourra  exister  qu'à  l'état  liquide. 

11  en  est  autrement  pour  les  mélanges  dans  la  ])ortiou  ah  b^  a^  ;  ces 
mélanges  se  séparent,  aux  P  et  T  cojisidérés,  en  liquide  et  vapeur.  Dans 


218  F.   A.   H.  SCHREINE.MAKERS. 

la  fig.  Ijles  lignesjoigiiant  les  ])oiiits  de  ^/(^  aux  points  de  «j  ô, ,  représentent 
les  projections  des  génératrices  de  la  surface  réglée^  formée  par  le  mouve- 
ment du  plan  bitangent.  Deux  points  conjugués  pareils  expriment  les 
phases  susceptibles  d'être  mutuellement  en  équilibre.  C'est  ainsi  qu'un 
mélange  de  coinpositiou  d  se  séparera  en  un  liquide  c,  et  vapeur  c;  le 
mélange  //  en  liquide/,  et  vapeur/;  h.^  se  scindera  en  liquide  h^  et  va- 
peur h;  etc. 

La  figure  permet  de  prévoir  aisément  ce  qui  se  passera  si  l'on  ajoute 
un  constituant  par  exemplec  au  système  de  liquide  et  vapeur. 
C'est  ainsi  que  par  addition  de  C  le  liquide  passera  lentement  à 
rétat  de  vapeur;  l'addition  de  A  ou  B,  d'autre  part^  entraînera  une 
transformation  de  vapeur  en  liquide.  Il  est  clair  que  pendant  une  trans- 
formation pareille  la  vapeur  et  le  liquide  modifient  continuellement 
leur  composition. 

Cependant  on  peut  transformer  un  liquide  en  vapeur  ou  inversement 
de  telle  manière  que  pendant  cette  transformation  ils  ne  changent  ni 
Tun  ni  l'autre  de  composition.  Cela  arrivera  pour  le  com])lexe  d,  par 
exemj)le,  si  l'on  y  ajoute  un  mélange  binaire,  dont  la  composition  est 
donnée  ])ar  le  point  d'intersection  de  la  génératrice  cc\  avec  le  coté  du 
triangle. 

Soit  ^  le  potentiel  d'une  jdiase  vapeur  de  composition  1,  x  et  ij,  et 
Çj  celui  de  la  phase  liquide  de  composition  1,  i\  et  y, . 

On  trouve  sans  peine,  pour  l'équilibre  de  ces  deux  phases: 

y       K       K      .  ^c,         K, 

s  —  •'■  Â —  y s~  =  <~i  ~-  •*']  "^i y\  \ — 


C'./' 


?>■ 


"ri 


C'est-à-dire,  pour  P  et  T  constants,  trois  équations  et  quatre  varia- 
bles. D  oii  l'on  déduit  sans  peine,  considérant  également  P  et  7' comme 
variables 

[y-  (j-,  — ./•)  +  s  (y,  — ^)]  dx  4  [*  (j-i  — .'•)  -|-  /  {y,  —y)]  du  =  Vi  .0  dp—^^  .q  dT 


LA  TENSION  DE  VAPEUR  DE  MELANGES  TERNAIRES.  219 

î^i  -0  =  î^i  —  î^  +  (•'•— ^'i  )  y^,  +  (j/—J/i  )  ^  et 

''^1  -0  =  '-îi  —^1+  (•'— ■'•!  )  ^^^.  +  (.y  — j'i  )  ^• 

Cette  équation  est  relative  à  la  courbe  de  vapeur  nb;  on  peut  en 
déduire  une  analogue  pour  la  courbe  liquide  c/j  ÏJ^. 

La  tig.  1  s'a])plique  à  une  température  et  une  pressiou  déterminées. 
Si  l'on  change  un  des  paramètres  l(;s  deux  courbes  se  déplacent,  l'une 
et  l'autre  toujours  dans  la  même  direction.  On  montrera  sans  peine; 

„que  rélévatiou  de  la  pression  dé2)lace  les  courbes  liquide  et  gazeuse 
dans  une  direction  telle  que  le  champ  du  liquide  devient  plus  grand, 
celui  de  la  vapeur  plus  petit.  L'iuverse  a  lieu  quand  la  pression 
s'abaisse. 

Ou  a  de  même: 

//que  rélévatiou  de  température  déplace  les  deux  courbes  dans  une 
direction  telle  que  le  cliani])  de  la  vapeur  devient  plus  grand  et  celui 
du  liquide  plus  petit.  L'inverse  a  lieu  quand  la  température  s'abaisse. 
Les  deux  lois  précédentes  se  laissent  déduire  de  difîerente  manière, 
p.  ex.  du  mouvement  des  deux  nappes  de  la  surface  ^,  et  encore 
de  Féquation  ditf'éreutielle  ci-dessus  mentionnée,  des  courbes  a/j  et  ^/j/!i,. 

Moditions  la  pression, 
la  température  restant 
constante,  et  ne  considé- 
rons que  la  courbe  liqui- 
de; à  mesure  que  la 
pression  s'élève ,  cette 
courbe  se  meut  vers  le 
point  c,  et  coïncide  à  une 
pression  détermijiée  P,-,. 
avec  c.  Quand  la  tempé- 
rature s'abaisse,  la  courbe 
se  meut  dans  la  direction 
opposée.  Cejieudant  il  y 

„.     ^  ■"a  ici  plusieurs  cas  ima- 

Fig.  2.  ^ 

giuables,  dont  nous  n'en 
mentionnerons  qu'un  seul,  très  simple,  représenté  par  la  fig.  2.  Soient 
Fa  la  tension  de  vapeur  du  constituant  ./  à  la  température  T,  Fo  celle 


220  F.  A.  II.  .schrkini;ma.kers. 

de  B  et  P,-  celle  de  C.  Posons  de  plus  P,.  >  Pij  ^  P„.  La  succession 
des  courbes  des  liquides  pourra  être  alors  telle  que  le  montre  la  tig,  2^ 
et  la  pression  augmentera  dans  k;  sens  de  1  vers  8.  Tous  les  liquides, 
exprimes  ])ar  les  points  d'une  même  courbe  de  liquide,  ont  la  même 
tension  de  va])eur.  C'est  aiusi  que  la  tension  de  vapeur  de  tous  les  liqui- 
des situés  sur  la  courbe  3  est  Pt ,  c'est-à-dire  la  même  que  celle  du  con- 
stituant 13.  Sous  cette  pression,  tous  les  mélanges  exprimés  ])ar  des 
points  situés  du  même  côté  de  3  où  se  trouvent  les  courbes  2  et  1,  ne 
se  rencontrent  qu'à  Tétat  li(|uide. 

Partons  à  présent,  à  la  température  7',  il' une  pression  suj)érieure  à 
P,.;  dans  ce  cas  les  mélanges  ne  j)ourront  se  rencontrer  exclusivement 
qu'à  l'état  liquide.  Abaissons  la  pression  jusque  P^;  seul  le  constituant 
B  peut  se  trouver  en  équilibre  avec  de  la  vapeur.  Abaissons  la  pression 
davantage;  alors  les  liquides  pouvant  être  en  équilibre  avec  de  la  vapeur 
sont  représentés  ])ar  exemple  par  la  courbe  liquide  8,  et  à  mesure  que  la 
pression  continue  de  s'abaisser,  ce  sont  successivement  les  liquides  des 
courbes  7,  6,  5  etc.  qui  peuvent  être  en  équilibre  avec  de  la  vapeur, 
tandis  que  simultanément,  ainsi  qu'il  résulte  de  la  tig.  1,  le  domaine 
liquide  se  rétrécit  et  le  domaine  gazeux  s'étend.  Si  finalement  on  dimi- 
nue la  ])ression  jusqu'  au-dessous  de  P,,,  la  courbe  liquide  dispa- 
raîtra et  les  mélanges  ne  pourrons  plus  se  rencontrer  que  sous  forme 
de  vapeur. 

On  étudiera  par  la  même  méthode  Pinfluence  d'une  modification  de 
la  température  ou  de  la  pression  sur  les  mélanges  ternaires.  Je  dois 
toutefois  me  borner  à  mentioimer  ici  simplement  le  mode  de  déduction. 
Considérons  à  cet  effet  une  modification  de  pression  sous  tenq)érature 
constante,  et  prenons  la  vapeur  c  et  le  liquide  Cj  de  la  fig.  L  Supposons 
en  outre  le  liquide  et  la  vapeur  dans  une  proportion  telle  que  le  com- 
plexe soit  représenté  par  d. 

Aussi  qu'on  peut  le  déduire  des  deux  nappes  de  la  surface  Ç,  une 
modification  de  la  pression  ne  déplace  pas  seulement  les  courbes  ab  et 
a^  />,,  mais  aussi,  d'une  manière  générale,  lesgénératrices.  Abaissons  p.  ex. 
la  pression;  alors  sous  cette  pression  diminuée  la  nouvelle  génératrice 
hk^  par  exemple,  ])assera  par  d;  li  se  trouve  sur  la  nouvelle  courbe  de 
vapeur,  et  h^  sur  la  nouvelle  courbe  de  liquide.  Au  lieu  du  liquide  c, 
et  de  la  vapeur  c,  nous  obtenons  donc  un  autre  liquide  //j  et  une  autre 
vapeur /i.  C'est  donc  à  dire  (|ue  par  la  modification  de  pression  le  liquide 
et  la  vapeur,  non  seulenu^nt  moditient  l'un  et  l'autre  leur  composition, 


LA  TENSION   DE  VAPEUR  DE  MELANGES  TERNAIKES.  221 

mais  que  de  plus  la  quantité  de  ces  deux  phases  change.  En  comprimant, 
la  condensation  sera  terminée,  en  d'autres  termes,  la  totalité  de  la  va- 
peur aura  disparu,  quand  on  a  élevé  la  pression  jusqu'à  ce  que  la  courbe 
liquide  passe  par  le  point  d.  Inversement  l'évaporation  continuera 
jusqu'à  ce  que  la  pression  a  diminué  de  telle  sorte  que  la  courbe  de 
vapeur  appartenant  à  cette  température  passe  par  (L  Prenant  donc  une 
pression  intermédiaire  entre  les  deux  précédentes,  on  aura  de  la  vajieur 
en  présence  de  liquide;  élevant  la  pression  au-delà  de  la  pression  maxi- 
mum, ou  l'abaissant  au-dessous  de  se  valeur  minimum,  d  restera  un 
mélange  homogène,  à  l'élat  liquide  dans  le  premier  cas,  à  l'état  gazeux 
dans  le  secoiul  cas. 

Quand  le  mélange  d  s'est  séparé  en  phase  vapeur  et  liquide,  la  mo- 
dification de  jiression  changera,  ainsi  que  nous  l'avons  vu  précédemment, 
la  couiposition  de  ces  deux  phases.  L'une  et  l'autre  parcourent  alors 
des  courbes,  dont  les  points  initiaux  ou  terminaux  sont  en  d,  et  dont  les 
points  conjugués  sont  situés  de  telle  manière  que  les  lignes  de  raccor- 
dement passent  toujours  par  d. 

Les  ])hénomènes  prenant  naissance  lors  de  la  distillation  d'un  mélange 
ternaire  se  laissent  également  déduire  ])ar  ce  procétlé.  Je  me  contenterai 
de  mentionner  le  fait.  Or  on  peut  opérer  une  distillation  de  deux  ma- 
nières princi])ales:  sous  pression  constante  ou  à  température  constante. 
Supposons  ce  dernier  cas,  et  soit  c,  (fig.  1)  le  liquide  à  distiller.  Partons 
à  présent,  la  température  étant  maintenue  constante,  d'une  pression 
très  élevée.  Le  point  ^,  est  alors  situé  dans  la  domaine  li(|uide  et  il  ne 
peut  donc  se  former  de  la  vapeur.  Abaissons  la  pression,  nous  finirons 
par  atteiiulre  une  pression  telle  que  la  courbe  du  liquide  passe  par  le 
point  c^,  et  que  par  suite  la  formation  de  vapeur  commence.  La  vapeur 
qui  se  dégage  a  en  ce  momeut  la  composition  <\  Enlevons  cette  va2:)eur. 
Le  liquide  restant  n'a  plus  à  présent  la  composition  c^,  mais  est  exprimé 
par  un  nouveau  point  sur  la  ligne  a^,  dans  le  voisinage  immédiat  de 
Cj  dans  le  domaine  liquide.  D'où  il  résulte  que  la  distillation  cesse  donc, 
à  moins  ([u'on  ne  modifie  la  jiression  de  telle  manière  que  la  courbe 
liquide  passe  encore  par  le  point  nouveau.  Il  faudra  donc  abaisser  la 
pression.  Nous  trouvons  par  conséquent  que  lors  de  la  distillation  la 
tension  de  vapeur  du  résidu  diminue  continuellement. 

Si  Ton  a  abaissé  la  pression  de  telle  manière  que  la  courbe  liquide 
correspondant  à  cette  pression  passe  ])ar  le  nouveau  point,  la  vapeur 
qui    se   dégage   de   nouveau   aura    uuc   composition   dift'érente  de  c;  la 


222  F.   A.  H.  SCHREINEMAKERS. 

vapeur  et  le  liquide  sout  eu  effet  toujours  exprimés  par  des  poiuts  con- 
jugués des  courbes  de  vapeur  et  de  liquide  correspondant  à  une  même 
pression. 

Le  résidu  liquide  de  la  distillation  parcourt  donc  dans  sa  composition 
une  courbe:  la  courbe  de  distillation  qui  part  de  Cj,  et  le  long  de  la- 
quelle la  pression  diminue  continuellement  dans  le  sens  oii  elle  est  par- 
courue pendant  la  distillation.  Il  est  bien  clair  que  par  cliaque  point 
du  triangle  A  B  G  il  passe  une  courbe  de  distillation_,  et  que  dans  le  cas 
de  la  lig.  1  on  obtieiidra  un  faisceau  partant  de  C  et  se  rejoignant  en  A 
De  même^  dans  le  cas  de  la  lig.  t,  il  est  aisé  de  se  figurer  les  courbes  de 
distillation,  si  Ton  considère  qu'elles  doivent  couper  successivement  des 
courbes  liquides  de  tension  de  vapeur  de  plus  en  plus  basse,  c'est  à  dire 
successivement  8',  7,  6  .  — .  2,  1 . 


III.    MÉLANGES  HETEROGENES, 

Quand  tous  les  mélanges  liquides  que  l'on  peut  former  aux  dépens 
des  trois  constituants,  au  lieu  de  rester  homogènes,  peuvent  offrir  une 
scission  en  deux  ou  trois  phases  liquides,  la  nappe  liquide  de  la  surface 
Z,  cesse  d'être  en  chaque  point  convexe-convexe  vers  le  bas.  Il  apparaît 
alors  dans  la  nappe  liquide  un  pli,  et  des  plans  bitangents  peuvent  déjà 
être  menés  à  la  nappe  liquide  elle-même. 

Parmi  la  grande  variété  de  cas  que  Ton  peut  attendre  ici,  je  me  con- 
tenterai maintenant  d'en  esquisser  un  seul. 

Supposons  une  température  déterminée,  et  soit  d'abord  le  cas  oii  la 
pression  est  si  grande,  que  la  nappe  liquide  de  la  surface  t  occupe  dans 
toute  son  étendue  la  position  la  plus  basse.  Tous  les  mélanges  imagi- 
nables ne  sont  dans  ce  cas  possibles  qu'à  l'état  liquide,  ^partiellement  à 
l'état  homogène,  partiellement,  dans  les  limites  oii  ils  sont  compris 
dans  la  ligne  binodale,  séparés  en  deux  phases  liquides. 

Quand  la  pression  s'abaisse,  les  nappes  liquide  et  vapeur  descendent, 
la  nappe  vapeur  toutefois  plus  rapidement  que  la  nappe  liquide,  de 
telle  manière  qu'il  y  a  finalement  intersection  des  deux  nappes.  Eai 
sons  à  présent  rouler  une  surface  bitangente  le  long  de  ces  deux  na23pes. 
Parmi   les   divers   cas   ])ossibles,    nous  su2)posons   que    la    courbe    du 


LA  TENSION  DE  VAPEUR  DES  MELANGES  TERNAIRES, 


223 


FiiT. 


liquide  a^  h^  (fig.  3)  n'a  aucun  point  de  commun  avec  la  ligne  binodale. 
Dans  la  fig.  3  on  a  de  nouveau  trois  domaines.  Tous  les  mélanges,  situés 

dansTintérieur  delà  por- 
tion  Cab,   sont  gazeux 
à  cette  pression  et  à  cette 
température;  les  mélan- 
ges compris  dans  la  por- 
tion «Vy/^,  a^  se  scindent  en 
va])eur  et  liquide;  ceu"x 
compris  dans  la,  portion 
.//)'   h^  r/j     sont    tous    à 
l'état  liquide  et  demeu- 
rent homogènes  pour  au- 
tant qu'ils  sont  situés  en 
dehors  de  la  courbe  bi- 
'B    nodale;     les     mélanges 
compris  dans  l'intérieur 
de  la  courbe  binodale  se 
séparent  toutefois  en  deux  phases  liquides.  11  est  digne  de  remarque  qu'à 
cette   pression   il   ne  peut  y  avoir   deux  phases  liquides  en  équilibre 
avec  de  la  vapeur. 

Sila  pression  est  abais- 
sée encore  davantage,  la 
courbe  liquide  ^z,  Z»,  de 
la  fig.  3  se  déplace  da- 
vantage; vers  le  domaine 
du  liquide;  la  courbe  bi- 
nodale change  aussi  de 
position,  mais  très  peu 
cependant.  Parmi  les  cas 
très  nombreux  qui  peu- 
vent se  présenter  ici,  je 
me  contenterai  de  con- 
sidérer celui  de  la  fig.  4.  C 

La  courbeliquide«j/!'j 
coupe  la  courbe  binodale 

aux  deux  points  L^  et  L.^,  qui  sont  Tun  et  l'autre  des  points  conjugués. 
Taisons  rouler  un  plan  bitangent  le  long  des  deux  nappes  de  la  surface 


Fis:.  4. 


224<  F.  A.  H.  SCHUEINEMAKERS. 

Ç  ;  il  jireiulra  naissance  une  courbe  liquide  et  une  courbe  gazeuse.  Dans 
une  j^osition  déterminée  toutefois  le  plan  bitangent  devient  tritangent^ 
c'est  la  position  r  L-^  L.,;  le  point  c  est  situé  sur  la  nappe  vapeur,  et  les 
deux  points  L^  et  L.^  sur  la  nappe  liquide.  Partant  de  cette  positiou, 
ou  peut  faire  rouler  le  plan  tritaugeut  dans  trois  directions_,  de  manière 
que  ce  plan  reste  encore  bitangent;  il  est  alors,  dans  deux  directions, 
tangent  aux  nap])es  vapeur  et  liquide,  de  telle  sorte  que  prennent  nais- 
sance les  courbes  vapeur  et  liquide  ;  dans  la  troisième  direction,  le  plan 
né  se  meut  que  le  long  de  la  nappe  liquide,  do  telle  sorte  que  c'est  la 
courbe  binodale  avec  le  point  de  plissement  /5  qui  })rend  naissance. 
Comme  une  étude  des  portions  moins  stables  nous  conduirait  actuelle- 
ment trop  loin,  je  ne  les  ai  pas  représentées  dans  la  ligure.  Il  suffira  de 
faire  remarquer  que  ni  la  courbe  binodale  ni  la  courbe  du  liquide  ne  se 
terminent  aux  deux  points  //j  et  //.>,  et  que  les  deux  fragments  av 
et  bv  de  la  courbe  vapeur  se  rejoignent  en  /  en  formant  un  angle 
entre  eux. 

Il  est  facile  de  voir  dans  la  iigure  quels  sont  les  mélanges  qui  pren- 
dront naissance  sous  forme  liquide  ou  gazeuse;  il  est  tout  aussi  clair 
quels  sont  les  mélanges  qui  se  sépareront  en  vapeur  et  eu  liquide.  On 
voit  encore  que  parmi  tous  les  systèmes  possibles  de  deux  phases  liqui- 
des, capables  d'exister  à  la  température  et  à  la  pression  données,  seul 
un  système,  h^  -\-  /y.,,  pourra  être  en  équilibre  avec  de  la  vapeur. 
Si  Ton  prend  donc  un  mélange  dont  la  composition  s'exprime  par  un 
point  à  l'intérieur  du  triangle  V L^  A.,,  ce  mélange  se  sépare  à  la  tem- 
pérature et  à  la  pression  considérées  en  les  deux  liquides  //,  et  h.,,  outre 
le  vapeur  /  . 

La  figure  l  nous  a  servi  à  reconnaître  l'influence  exercée  sur  un 
mélange  ternaire  c[uand  nous  ajoutons  un  constituant  nu  complex  ou  bien 
que  nous  changeons  la  température  ou  la  pression.  La  même  figure  nous 
a  permis  de  reconnaître  les  phénomènes  qui  s'observent  lors  de  la  dis- 
tillation. Or  on  peut,  pour  les  figs.  3  et  4,  s'y  prendre  d'une  manière 
analogue,  mais  on  remarquera  que  les  choses  se  compliquent  par  l'ap- 
parition des  deux  phases  liquides.  Je  ne  traiterai  brièvement  qu'un  seul 
système,  celui  dans  le([uel  deux  liquides  sont  en  équilibre  avec  de  la 
vapeur.  Dans  la  fig.  4  ces  faits  sont  représentés  par  les  deux  liquides 
Z/j  et  7/2  ^^GC  la  vapeur  V,  de  telle  sorte  que  nous  devons  considérer 
le  plan  tritangent  de  la  surface  Ç.  Il  est  facile  de  voir  qu'à  une  tempé- 
rature et  une  pression  déterminées,  il  ne  peut  prendre  naissance  qu'un 


LA  TENSION  DE  VAPEUR  DE  MELANGES  TBRNAIKES. 


99S^ 


nombre  limité  de  plans  tritangents.  Pour  rester  dans  le  cas  de  la  fig.  4, 
nous  nous  bornerons  à  un  seul  de  ces  plans. 

Modifions  légèrement  la  température  ou  la  pression;  alors  le  plan 
tritangent  changera  également  de  position;  il  en  est  de  même  des  trois 
points  de  contact,  puisque  V  vient  se  placer  sur  la  nouvelle  courbe 
de  vapeur,  et  que  Aj  et  Z/.,  sont  les  points  d'intersection  de  la  nouvelle 
courbe  du  liquide  avec  la  nouvelle  courbe  binodale.  Admettons  à  pré- 
sent pour  fixer  les  idées,  que  la  tenij)érature  deuieure  constante  tandis 
que  la  pression  varie.  Lors  de  cette  modification  de  pression  les  trois 
points  //,,  L.,  et  V  peuvent  décrire  trois  courbes,  ainsi  que  le  montre 
la  fig.  5.  Les  ])oints  conjugués  deux  à  deux  des  deux  branches  otL^  (3^ 
et  iZi  L.^  /jj  re]n-ésentent  les  liquides  qui  peuvent  être  en  équilibre  entre 
eux.  Avec  chaque  liquide  //.,  de  Tune  des  branches  se  trouve  en  équi- 
libre un  liquide  déterminé  L^  de  Tautre  branche;  et  les  deux  liquides 
sont  en  équilibre  avec  une  vapeur  déterminée  V  de  la  branche  ot  J  (3. 
La  position  des  trois  points  L^  L.^  et  V  dépend  de  la  pression;  quand 
cette  dernière  s'élève,  ils  se  meuvent  dans  la  direction  des  flèches,  quand 
elle  s'abaisse,  ils  se  meuvent  eu  sens  contraire.  Si  nous  voulons  encore 
donner  à  la  courbe  ot^  //,  /3,  //._,  le  nom  de  courbe  binodale,  il  y  a  cepen- 
dant entre  cette  courbe 
et  celles  des  figures  -3  et 
4  une  grande  différence. 
Dans  ces  deux  derniers 
cas  en  effet  on  peut  par- 
ler d'uue  courbe  bino- 
dale, à  tem})ératnre  et 
sous  pression  constan- 
tes; dans  la  fig.  5  tou- 
tefois nous  parlerons  de 
courbe  binodale  sous  ten- 
sion de  vapeur  propre  et 
à  température  constante. 
^.     ,  Dans  la  fig.  5  labran- 

che  0!,  7/3  est  entièrement 
située  en  dehors  de  la  courbe  binodale;  elle  peut  naturellement  couper 
aussi  la  courbe  binodale,  ainsi  que  je  Tai  trouvé  dans  le  système;  eau, 
phénol,  aniline. 

On  peut  maintenant  tirer  des  figures  diverses  conclusions.  On  peut 

ARCHIVES    NÉEULANDAISBS,    SiiRIE    II.    TOME    V.  15 


226  1'.    A.   H.  SCHREINEMAKERS.    LA  TENSION  DE  VAPEUR,  ETC. 

p,  ex.  se  demander  ce  qui  arrivera  quand  ou  distille  un  complexe  des 
deux  jîhases  liquides  Zj  et  L.^  ou  que  Ton  comprime  un  complexe  des 
deux  liquides  L^  et  L.^  avec  la  vapeur  V.  Comme  pour  la  discussion 
de  ces  problèmes  Tespace  disponible  dans  ce  recueil  est  trop  restreint, 
je  ne  les  discuterai  pas  ici  plus  loin. 


SL'U  lA  THEORIE  EEEGTUODYNAMIQUE  DE  HE]>MHOLTZ  ET  LA 
THÉORIE  ÉLEC'lllOMAGNÉTIQUE  DE  LA  LUMIÈRE 


P.   DU  HEM. 


Daus  notre  euseiguemeut,  cloimé  à  la  l'acuité  des  Sciences  de  Bor- 
deaux en  l'année  scolaire  1899 — 1900^  nous  avons  essayé  de  montrer  que 
la  théorie  électrodjnamique  de  Helmholt/.^  complétée  eu  un  point,  donne 
une  théorie  électromagnétique  de  la  lumière  pleinement  satisfaisante; 
nous  lions  proj)Osous  d'indiquer  brièvement  ici  les  résultats  obtenus,  en 
remettant  les  démonstrations  et  les  calculs  à  un  mémoire  plus  étendu 
(jui  sera  ultérieurement  publié. 

Hi'iLMUOLTZ  a  écrit  toutes  ses  formules  dans  le  système  électrostatique 
d'unités;  ce  -choix  a  de  graves  inconvénients  pour  la  discussion  des  ré- 
sultats obtenus;  aussi  écrirons  nous  nos  équations  dans  un  système 
arbitraire  d'unités. 

Deux   charges   électriques   q  et  (l^,   placées   à  la  distance  r,  dans  un 

milieu  impolarisable,  se  repoussent  avec  une  force  s  —,,-,  oii  s  est  un 

coefficient  positif.  Ce  coefficient  est  pris  égal  à  1  par  Helmholtz. 

Nous  désignerons  pari'' le  coefficient  de  polarisation  diélectrique  d'une 
substance;  s  F  correspondra  donc  à  ce  que  Helmholtz  désigne  par  s. 
Le  ])ouvoir  inducteur  spécifique  de  la  substance  considérée  sera 

15* 


228  p.  DUHEM. 

Le  coefficient  d'aimantatiou  sera  désigné  par  f,  en  sorte  que  la  per- 
méabilité magnétique  sera 

1^'  =  1  +  4  tt/. 

Le  coefficient  des  actions  électrodjnamiques  sera  désigné  par  à^;  il 
sera  lié  au  coefficient  A^  employé  par  Helmholtz  par  la  relation  —  =  Â"-. 

£ 

La  constante  K  aura  le  même  sens  que  dans  les  écrits  de  Helmholtz. 
Si  Ton  suppose  les  observations  faites  au  sein  d'un  milieu  susceptible 
de  polarisation  diélectrique^  maù  iucapahh  d<  polar ÏHailon  7uagnéti(pie, 
le  rapport  entre  le  coefficient  des  actions  électrostatiques  et  le  coefficient 
des  actions  électromagnétiques  a  pour  valeur 


(1) 


a'(l+4;r570 

//  ni/  a  aucune  for  iimle  simple  donnant  la  valeur  de  ce  rapport  si  le 
milieti  est  susceptible  de  polarisation  magnétique;  si  le  milieu  est  très 
faiblement  magnétique  ou  peut  regarder  la  formule  précédente  comme 
approximativement  exacte;  il  revient  au  même,  dans  ce  cas  de  regar- 
der comme  approximativement  exacte  la  formule 


{\tns) 


,2  — 


t2(l-f  4;rfi^Ml+4^/) 


Dans  un  diélectrique  non  conducteur,  les  flux  de  déplacement  longi- 
tudinaux se  propagent  avec  une  vitesse 


:'^)  ^-}V' 


'^TTSF 


Les  flux  déplacement  transversaux  se  propagent  avec  une  vitesse 
(3)  T=  ^ 


V'  4  7r.A'(l  +  4  7r/) 


Ces  formules  sont  celles  qu'a  données  Helmholtz. 

Soit  /'  la  vitesse  de  la  lumière  dans  l'éther  du  vide,  milieu  que  nous 


SUR  LA.  THÉORIE  P^LECTRODYNAMIQUE  DE  HELMHOLTZ,  ETC.         229 

désignerons  par  l'indice  0.  \] pxpénence  montre  que  Ton  a_,  exactement 
0 n  approximativenien t, 

(4)  V=v,. 

D'autre   part^    la,   possibilité   d'une   théorie  électromagnétique  de  la 
lumière  est  subordonnée  à  Thypotlièse  suivante: 

Première  loi  de  Maxwell.  Dans  Véther  du  vide,  les  Jiux  de  dépla- 
cement transversaux  se projjageut  avec  la  vitesse  métne  de  la  lumière: 

(5)  T,  =  r. 

Les  égalités  {^b'/s),  (3),  (4)  et  (5)  ne  sont  pas  rigoureusement  compa- 
tibles, car  elles  entraîneraient  l'égalité  absurde 

1 


l+47rf7^;        47r/V 

Mais  elles  deviennent  approximativement  compatibles  si  l'on  admet, 
comme  IIelmholtz  Ta  indiqué,  que  le  produit  s  I\,  qui  est  indépendant 
des  unités  ado])tées,  a  une  valeiir  'Jiannriqne  extrénem,e'iit  grande  ;  \iO\u 
des  raisons  historiques  qu'il  serait  tro])  long  de  développer  ici,  nous 
désignerons  cette  proposition  sous  le  nom  à'  hypothèse  de  Faraday  et  de 
Mossotti,  et  nous  la  représenterons  symboliquement  par  l'égalité 

(6)  sF,=c^^. 

1  +  4  TT  f  i'' 

La  mesure  du  rapport  - — ; — ~  est  accessible  à  l'expérience:  i)our 

^  ^  1  +  4  TT  f  i^  0 

tous  les  corps  connus,  la  valeur  de  ce  rapport  est  comprise  entre  1 
(éther  du  vide)  et  64  (eau).  Donc,  p)Owr  tous  les  corps  diélectriques,  le 
[iroduit  s  F  a  une  valeur  numérique  très  grande,  ou,  sjjmboliqiienienl, 

{Uis)  sF=oi. 

L'égalité  (3)  donne  alors  la  deuxième  loi  de  Maxwell: 

Si  \  et  'i  sont  deux  diélectriques  quelconques,  on  a  exactem.ent  ou  appro- 
ximativement: 


T,  __  V\\  +  4^£jg (1  +  4.7rf\)  ^  Vj\j^ 
'l\       1/(1  +  4  T  f  i^'2  )  (  1  +  4  tt/J       Vi\  y,; 


230  p.   DUHEM. 

Les  égalités  {Ibis)  et  (3)  donnent  alors  aussi  cette  proposition  : 

On  a,  dans  tous  les  milieux  diélectriques,  V égalité,  exacte  ou  approchée, 

(8)  T=v. 

Tout  ce  qui  précède  est  conforme  à  ce  qu'a  écrit  Helmholtz. 

Helmholtz    a  laissé  indéterminée  la  valeur  de  K.    Il  a  remarqué 

seulement  que  si  la  valeur  de  a~  KF  demeure  finie,  tandis  que  la  valeur 

de  s  F  est  très  grande,  L  devient  infini  et  les  diélectriques  ne  ])euvent 

être  le  siège  de  flux  de  déplacement  longitudinaux,  ce  qui  s'accorde 

avec  les  idées  de  Maxwell.  C'est  ce  point  que  nous  allons  modifier.  Nous 

s 
allons  donner  de  Â'  une  détermination  selon  laquelle  le  raj)port-2-^ 

est  fini. 

Dans  un  corps  conducteur,  de  conductibilité  p,  les  flux  de  conduction 
longitudinaux  dépendent  de  l'équation  aux  dérivées  partielles  de  la 
conductibilité  calorifique;  pour  ces  flux,  il  ne  saurait  être  question  de 
vitesse  de  propagation.  Les  flux  longitudinaux  dépendent  de  l'équation 

^  '  érra-^Kot  a^  k  àtA 

Le  théorème  d'HuGOXiOT  montre  que,  pour  ces  flux,  il  ne  peut  être 
question  de  vitesse  de  propagation.  Mais  Téquation  (9)  peut  s'écrire 


[ 


(^^-)  ^n+^^^°^^^ 


?2  0 


Les  égalités  (1)  et  (4)  donnent 


4  7r  «^ 


r,1 


Pour  le  mercure,  pour  lequel  p  a  la  plus  grande  valeur,  on  trouve 


éira^   r- 


SUR  LA  THÉORIE  ELECl'llODYNAMIQtlE  DE  HELMHOLTZ,   ETC.         231 

P 
4  TT  (Z 

Comme  {l -\- i<  tt  s  J'\^)  a  une  très  grande  valeur,  on  voit  que 

est  extrnordinairement  petit  et  récjuation  {dù/s)  devient  sensiblement 

ct2  0 
^— A0— .r^  =  U, 

c'est  à  dire  ce  que  serait  l'cciuation  (D)  si  l'on  posait  p  =  0. 

Dafis  tons  les  corjis  conducteurs,  les  jlux  longitudinaux  se  propagent 
sensihleimnt  comme  dans  un  conducteur  parfait,  avec  la  vitesse 

(10)  N=-  1/  _i_. 

Nous  interpréterons  les  expériences  de  M.  Blondlot  sur  la  vitesse 
de  propagation  de  l'électricité  le  long  d'une  ligne  télégraphique  comme 
établissant  la  loi  suivante  : 

La  vitesse  de  propagation  des  jlux  longitudinaux  dans  un  conducteur 
est  égale  a  la  vitesse  de  la  lumière  dans  le  vide: 

(11)  N=  r. 

Les  égalités  [Ihis),  (4),  (10)  et  (11)  donnent  alors  l'expression  sui- 
vante de  la  constante  A'; 

(12)  A=(l  +  é7r./;)(l  +  4^/„). 

]ja  constante  K  de  Helmholtz  est  le  produit  du  pouvoir  inducteur 
spécifique  de  V éther  par  sa  jjermJabilité  magnétique. 

D'autre  part,  en  vertu  de  l'hypothèse  de  Faraday  et  de  Mossotti, 
l'égalité  (2)  devient 

(13)  L  =  ^/'_1^=N. 

a  V       A 

Dans  tous  les  diélectriques^  la  vitesse  de  propagation  de  h  jlux  longitu- 
dinaux est  égale  a  la  vitesse  de  la  lumière  dans  le  vide. 


232  V.   DUHEM. 

Pour  voir  si  la  théorie  précédeute  est  compatible  avec  la  théorie 
électromagnétique  de  la  lumière,  il  importe  de  traiter  le  problème  de 
la  réflexion  et  de  la  réfraction  des  ondes  électromagnétiques  planes  à  la 
surface  de  séparation  de  deux  milieux  diélectriques.  Par  des  décompo- 
sitions simples,  le  cas  général  se  ramène  aux  trois  cas  particuliers 
que  voici  : 

1^  Cas.  —  Le  champ  électrique  incident  est  longitudinal.. 

I  est  le  milieu  oii  se  propage  l'onde  incidente,  2  Tautre  milieu. 

II  se  produit  simplement  une  onde  réfléchie  longitudinale  et  une 
onde  réfractée  longitudinale. 

Si  i,  s,  (T,  sont  les  angles  d'incidence,  de  réflexion,  de  réfraction,  ou  a 

Siii  i       Siu  s       S'm  cr 


(14) 


L,  L, 


Si  les  vecteurs  électriques  sont  portés  respectivement  suivant  les 
directions  de  propagation  corres^^ondantes,  les  vecteurs  réfléchi  et  ré- 
fracté ont  même  phase  que  le  vecteur  incident. 

Si  ^1,  A\,  Â.^  sont  les  amplitudes  respectives  des  vecteurs  incident, 
réfléchi,  réfracté,  on  a 


15 


,  (  1  -f-  4  îT  f  T'^ ) cos i fi'm  fj  —  (  1  -[-  4  TT f  i'\) eos a sin i 

'  '  (  1  -j-  4  ;r  f  -Fj  )  cos  i  sin  tr  -\-[\ -\- 4^7r  s  F^)  cos  a  sin  i  ' 

2  ( J  -f-  4  îT  f  i',  )  cos  i  sin  i 


A,=A, 


(1  -f-  4  X  f  i'^i  )  cos  i  sin  (t  -\-  {\  -\-  ^  tt  e  F^)  cos  o-  sin  i 


Ceci  est  général. 

Si  nous  admettons  les  égalités  {'obis),  (12),  et  par  conséquent  (13), 
les  égalités  précédentes  deviennent 


[lUis] 


^  =  i-  =  cr . 


(15H  a^'=.a/A^^^       a,  =  A,      ^^' 


F,+F,'         ■'  'i\+F, 


SUU  LA  TllKOlMK   ÉLKCTUODYNAMIQU  F,  I)K   IIELM  110f;rZ_,   ETC.        233 

2^  Cas  —  Le  champ  éekctiîique  incident  est  transversal  —  il  est 

KKCTILIGNi:  ET  NOllMAL  AU   PLAN  d'iNCIDENCE. 

Il  se  forme  seulement  uii  champ  réfleclii  et  un  champ  réfracté;  tous 
deux  sont  transversaux^  rectilignes,  normaux  au  plan  d'incidence. 
Si  i,  r,  p  sont  les  angles  d'incidence,  de  réflexion  et  de  réfraction,  on  a 

Sin  i       8'm  r       Siu  p 
(16) 


7\  T,  7 


Si  Ton  compte  les  trois  champs  électriques  suivant  la  même  direc- 
tion, la  rétlexion  et  la  réfraction  ont  lieu  sans  changement  de  pliase. 
Si  By,  B/,  B.,,  sont  les  am])litudes  des  trois  champs,  on  a 


(17) 


,     (  1  4~  4  Tïf.^  )  cos  i  sin  p  —  (I  ~|-  4  tt  f\  )  cos  p  sin  i 

'  ^  {\\-  ^^Trf^cosisinp  ^{\^  '^'Kf^cospsini  ' 

2  (1  -[-  4  tt/^  )  cos  i  sin  p 

'       '  '  (1  -|-  4  tt/Î  )  cos  i  sin  p  -|-  (  1  -j-  4  tt/Î  )  cos  p  sin  i 


Ceci   est  général.    Si   les   deux  milieux  sont  assez  peu  magnétiques 
pour  que  l'on  puisse  ])oser  approximativement 

les  égalités  (17)  deviennent 

(    7-»'  7^     ^'-'^  ^  ^'''"'  ^ ^''^*  ^  '^^'^  ''' 

I   '^  1  ^^  ^1  ■     '■  I  '■      •} 

\  COS  t  sm  p  -f-  cos  p  siu  t 

{lUis)  . 

I  2  cos  i  sin  p 


cos  i  sin  p  -\-  cos  p  sin  i 


Ce  sont  les  formules  données  par  Tresnel  pour  le  cas  oi^i  la  lumière 
incidente  est  polarisée  dans  le  ])lan  d'incidence. 

3^  Cas  —  Le  champ  électrique  incident  est  transversal. 

Il  est  bectiligne 

et  a  l'intersection  de  l'onde  et  du  plan  d'incidence. 

Ce  cas  est  le  plus  compliqué. 

Il  se  forme  un  champ  réfléchi  et  un  champ  réfracté  qui  sont  trans- 


234  p.  DUHEM. 

vevsanx,  rectiligues,  et  dont  cliacuu  est  à  l'iutersection  de  l'onde  corres- 
pondante et  dn  plan  d'incidence;  mais  en  outre^  il  se  forme  un  champ 
réfléchi  longitudinal  et  un  champ  réfracté  longitudinal. 

Soient:  i  l'angle  d'incidence;  r,  p,  les  angles  de  réflexion  et  de  réfrac- 
tion pour  les  champs  transversaux;  *,  (t,  les  mêmes  angles  pour  les 
champs  longitudinaux.  On  a 

Sin  i       Siu  r       Siu  p        S  in  s       Sin  u 
(18) 


T,  1\  T,  L,  L 


Comptons  les  trois  champs  transversaux  suivant  des  directions  ayant, 
sur  la  surface  de  séparation,  même  projection  que  la  direction  de  pro- 
pagation de  Tun  c|uelconcjue  des  cliamps  réfléchis.  Comptons  les  deux 
champs  longitudinaux  suivant  les  directions  de  propagation  correspon- 
dantes. 

Les  réflexions  et  réfractions  se  feront  toutes  sans  changement  de  phase. 

Soient:  0,  l'amplitude  du  chamj)  incident;  C\,  C.^,  les  amplitudes 
des  champs  transversaux  réfléchi  et  réfracté;  v,,  v.^,  les  amplitudes  des 
champs  longitudinaux  réfléchi  et  réfracté. 

Nous  aurons,  en  premier  lieu  : 

I    „        . y   (  1  +  -i  77  f\  )  siu  pcosp  —  (1-1-4  ^/j  )  du  i  cas  i 
'       ''^  {\~\-^  TV f\)  sin  pcosp -\-[\-\-^7r  f^)  sin  icosi' 

i  ^  ^  ^, 'l{l^^7rf^)siupcosi 

!  ^"         '*  (1  -}-  4  7rf\ )  siu  pcosp-\-{\  -|-  4  tt/^  )  sin  i  cos  i' 

Ceci  est  général.  Si  les  deux  milieux  sont  assez  peu  magnétiques 
pour  que  Ton  puisse  faire 

les  formules  (19)  deviennent 

,  sin  p  eus  p  —  sin  i  cos  i 

'  ^  sin  p  cos  p  -T-  sin  i  cos  i  ' 

(19^à)  {  . 

2  sin  p  cos  i 
(y-i  =  Oj  —.  .      -.     :         . . 

sm  p  cos  p  -f-  sin  i  cos  i 

Ce  sont  les  formules  données  par  Presnel  pour  le  cas  où  la  lumière 
incidente  est  polarisée  perpendiculairement  au  plan  d'incidence. 


SUll  LA.  THÉORIE  ÉLECTIÎ.ODYNAjMIQUE  DE   HELMIIOLTZ^  ETC.  235 

Nous  aurons^  en  second  lieu, 

{It^  /y^i  siifi  i  —  D<,  [Ji,.^  6'ifi^p)  sin  c,. 
y^^j  co-î  -s  s/n  (7  -[-  1).^  sin  s  cas  œ 


2  f/,.2  sin  p  cos  i 


•0) 


{fi2  sin,  p  cos  p  -\-  fZy  sin  i  cos  i)  iJ,^  sin  i' 


^  (  D^  pij  shr  i  —  JJ2  y-i  sin"^  p)  sin  s 
^     jQj  cos  s  sin  cr  -|-  D-i  «^'"^^  ^  <^^*  ^ 


1^2  siu  p  cos  l 


{f/^2  ^^'^^  P  ^^'^  P  'T'  y-'l  ^^^^  *  ^^^  0  ^l  ^'^^  ^ 


Ces  formules  sont  générales. 

Les  égalités  (18)  permettent  cVécrire 

n, ^,  si.'^i-  A ^, si»''p=^^ {/\ y,  TC~-JKy2  n-). 

Si  Ton  admet  l'égalité  [(Sbia)  et,  partant,  l'égalité  (7), 

et  les  formules  (20)  deviennent 

(20/^/,5-)  7i=0,  7-1  =  (^. 

Le  champ  électrique  réfléchi  et  le  champ  électrique  réfracté  sont  alors 
purement  transversaux. 

On  voit  donc  : 

1°.  Que  l'on  peut  traiter  complètement,  dans  la  théorie  de  Helm- 
noLT/,,  les  lois  de  la  réflexion  et  de  la  réfraction  des  ondes  électricjues 
au  contact  de  deux  milieux  diélectriques. 

2^.  Q,ue,  moyennant  l'hypothèse  de  Pauaday  et  de  Mossotti,  les 
lois  trouvées  s'accordent  avec  les  lois  de  la  réflexion  et  de  la  réfraction 
de  la  lumière  à  la  surface  de  contact  de  deux  milieux  transparents,  et 
cela  bien  qu'en  noire  système^  caractérisé  par  V égalité  {^%\  les  jlux  élec- 
triques longitudinaux  ne  soient  ims  exclus. 

Pour  plus  de  brièveté,  nous  nous  sommes  bornés  à  traiter  les  phéno- 
mènes de  réflexion  partielle  :  les  divers  phénomènes  de  réflexion  totale 
conduiraient  aux  mêmes  conclusions. 


236  p.    DUHEM.    SUR  LA  THEORIK  RLECTRODYNAMIQlIPJj    ETC. 

Helmholtz  avait  déjà  remarqué  ')  que,  lorsqu'on  fait  riiypothèse  {6), 
sa  théorie,  comme  celle  de  Maxwell,  donnait  les  lois  connues  de  la  réflexion 
et  de  la  réfraction  de  la  lumière;  M.  Lorentz^)  avait  développé  cette 
indication.  11  nous  a  semblé  intéressant  de  donner  d'abord  la  solution 
générale  du  ])roblème  de  la  réflexion  et  de  la  réfraction  et  de  iTintro 
riiypotlièse  (6)  que  dans  les  résultats. 

Cahrespme^  le  18  Octobre  1900. 


■■)  Helmholtz,  Abhandlungen,  Bd.  I,  s.  68,  Fus?i]ote. 

';  H.  A.  LoRENTz,  Zeitsclivift  fiir  Mathematik  iind  Pliysik,  Bd.  XXII,  s.  25; 
3877. 


WEITERES  ZUR  UNSYMMETRISCHEN 
AENDERUNCt  DER  SPECTRALLINIEN  IN  EINEM  MAGNETFELDE 


P.    ZEEMAN. 


1.  Von  YoiGï  ')  ist  theoretiscli  entdeckt  worden,  dass  die  Triplets  in 
welche  durch  die  Einwirkung  eines  Magnetfeldes,  bei  Beobaclitung 
senkrecht  zu  den  Kraftliuien^  viele  Spectrallinien  zerlegt  werden  in 
schwachen  Peldern  eine  Dissymnietrie  zeigen  miissen.  ]^ie  nacli  Rot 
hin  liegende  Componente  soll  die  stiirkere  sein,  der  Abstand  aber  der 
nacli  Yiolett  hin  licgenden  Componente  von  der  mittlereu  grosser,  als 
derjenige  der  nach  liot  liin  liegenden.  In  starkeu  Feldern  sollen  beide 
Dissyminetrien  verscliwinden. 

Icli  habe  an  einigen  Eisen-  und  Zinklinien  dièse  Eesultate  der  Théorie 
gepriift  und^  wie  ichglaube^  bestiitigtgefunden.-jDa  indessendie  gefuu- 
dene  Dissjininetrie  ausserordentlich  gering  ist,  soschienesuiirerwûnscht 
die  Untersucliung  fortziiselzen  und  noch  weiter  die  Ilealitiit  ciner  Er- 
scheinung  zu  bestiitigen,  welche  zu  den  Theorien  von  Lorentz  und 
von  YoiGT  in  einem  besonderen  Yerhiiltnisse  steht.  "') 

Dissymmetrien  in  deniselben  Sinne  sind  auch  von  Rekse  '')  gelegent- 
lich  einer  nicht  absichtlich  daranf  gerichteten  Untersuchung  beobachtet 
wordeu. 


')  VoiGT.  Ueber  eine  Dissymetrie  der  Zi:iiMAN'sclieunormalen  Triplets.  Duude's 
Aniialen.  1.  p.  376.  1900. 

')  In  VoiGT  1.  G.  p.  3HG.  und  Proc.  Kon.  Ak.  v.  Wet.  Amsterdam  30  Dec  1899. 

')  VoiGT  1.  c.  p.  384.  LoRENTz.  physik.  Zeitschr.  I,  p.  39.  Rapport  intern.  Con- 
grès Paris,  p.  33.  1900. 

")  Reese.  Astrophysical  Journal.  Vol.  12.  p.  134.  1900. 


238  p.  ZEEMAN. 

Nacli  Abfassung  meiuer  obengeuaunteu  Arbeit  habe  ich  noch  viele 
Messungeu  an  Négative  angestellt^  woraiif  sicli  Triplets  vorfaiideu  und 
ira  Allgemeineii  die  friiheren  Eesultate  bestatigt  gefuudeu.  Die  Négative 
wurden  mit  einem  EowLAND'scheii  Gitter  aiifgeiiorameii  welches  nach  dem 
EowLAND'sclien  Plane  aufgestellt  war.  DerFunken  dessen  Spectmmer- 
zeugt  wurde^  sprang  in  einem  mciglichst  homogenen  l'elde  iiber^  und  es 
wurden  dann  Négative  bei  einigen  wenigen  Feldstarken  aufgenommen.  Es 
liegt  aber  gerade  darin  ein  Nachteil  der  befolgten  Méthode.  Es  kominen 
namlich  auf  einer  Platte  immer  nur  selir  weinige  ïriplets  vor,  die  eheu 
zerlegt  sind^  wobei  also  die  Dissymmetrie  am  ersten  zu  erwarten  ist; 
die  breiteren  Linien  sind  noch  nicht,  die  feineren  schon  zu  weit  getrennt. 

Es  scheint  fiir  unseren  Zweck  daher  besser  eiue  ausgedehute  Licht- 
quelle  zu  beuutzen^  welche  iu  ihren  verschiedeneu  Teilen  verschieden 
starken  magnetischen  Kraften  ausgezetst  ist. 

Man  kaun  dann  das  Spectrnm  der  verschiedenen  Teile  der  Quelle 
uutersuchen  indem  man  ein  Bild  derselben  auf  dem  Spalt  des  Spectral- 
apparates  entwirft.  Als  solcher  ist  aber  Rowland's  Apparat  nach  dessen 
Plane  aufgestellt  das  ungeëigneteste  Instrument,  welches  man  wahlen 
kann,  da  es  die  in  einigen  Hinsichten  gerade  so  vorteilhafte  Eigen- 
schaft  besitzt  das  von  einem  Punkte  des  Spaltes  ausgehende  Liclit  zu 
einer  Linie  auszudelmen.  Wegen  dièses  Astigmatismus  mischt  es  aber  die 
Spectra  der  verschiedenen  Stelleu  der  Quelle  wieder  durcheinander. 

2.  EuNGE  und  Paschen  ')  habeu  darauf  aufmerksam  gemacht,  dass 
wenn  parallelles  Licht  auf  das  Concavgitter  fallt,  und  sich  also  der 
Spalt  im  Brennpunkt  einer  Linse  belindet,  man  die  Dispersion  etwa 
auf  die  Halfte  reducirt  aber  eine  vervierfachte  Helligkeit  bekommt  und 
zugleich  den  Yorteil  liât,  dass  in  der  Nidie  des  Breunpunktes  das  Bild 
des  Spaltes,  wie  die  Gittertheorie  zeigt,  stigmatisch  ist. 

Nach  Rowland^)  ist  der  Eadiusvector  der  Eocalkurve 

R  p  cos-  (z  . 


R  (cos  [/,  -j-  cos  y)  —  p  cos-  y 
falls  der  Ursprung  in  der  Mitte  des  Gitters  gewiihlt  wird.  Es  bedeuten 


*)  KuNGE    und  Paschen.    Ueber  die    ISerienspectra  der  Elemente  SauerstoflF, 
Scliwefel  uud  Selen.  Wied  Anu.  Ed.  61  \>.  (Ul.  1897. 
')  Rowi.ANi).  Phil.  Mag.  Vol.  IG.  p.  lUT.  1883. 


WEITERES  ZUR  UNSYMMETRISCIIEN  AENDERUNG^  IT.  S,  W.  2.'39 

iu  dieser  Eormul,  ^a  der  AVinkel  zwischen  ;■  und  dem  Kriimmuugsradius 
ç  des  Gitters;  B.  uud  y  sind  die  Coordiuaten  der  Lichtquelle. 
13ei  dcM-  Aiioi-dmiiig  von  IIungio  uiid  Paschen  ist  /*'  =  oc,  also 

,=        ^^'Q^'^-^-       (2) 

cos  [z  -\-  cos  7 

]Jie  Halbliiiige  c  des  astigmatischeii  Bildes  ist  ') 


c  =  —  z-^zy'''^^^^l±^^l^-l (3) 

woselbst  ~  die  halbe  Seliiie  ist  eiues  Durclischnittes  des  Gitters  mit 
einer  Ebeue^  welche  durcli  deu  Kriiinmuiigsmittelpuiiktj  die  Mitte  des 
Gitters  und  parallel  den  Eurchen  gelegt  ist. 
Es  wird  (3)  filr  R  ^  oo 


(4) 


oder  iiacli  (2) 

c  =  —  ^  -f-  ^  cos  [y. (5) 

c  kaiin  also  Null  werdcu   und  zvvar  îi'w  fz  =  i),  d.  h.  l'alls  nuin  in  der 
Normale  des  Gitters  beobaclitet, 

3.  Ein  grosses  liowLAND'sches  Gitter  von  15  cm.  Dnrchmesser  und 
etwa  6,5  M.  Eadius  habe  ich  iu  der  augegebeueu  Weise  aufgestellt. 
DaseiufallendeLichtbilndel  wardadiircli  parallel  gemaclit,  dass  der  Spalt 
im  Brennpunkte  eines  lloblspiegels  angebracht  wnrde^  ^)  wodurcli  die 
chroniatische  Aberration  uud  die  Absorption  beseitigt  wird,  Als  Hobl- 
spiegel  diente  ein  Teieskopsjjiegel  von  15  cm.  OeU'uung  und  2.20  M. 
Eadius.  Man  muss  dafiir  Sorge  tragen^  dass  das  Licht  moglicbst  normal 
den  Spiegel  triti't  sodass  das  vom  Spiegel  retlectirte  Licht  genau  parallel 
wird.  Abweichuugen  von  der  Parallellitat  machen  sicli  gleicli  in  eiuer  Ver- 
scliiedenheit  des  Eocus  IVir  horizontale  und  verticale  Linien  bemerkbar. 


')  MiTciiKLL.  Johns  Hophins  Un.  Circvilars.  Nr.  13f^.  p.  .^)7.  1898. 
')  Paschen.  Wied.  Ann.  Bd.  48.  p.  272.  (1893). 


240  p.  ZEKMAN. 

Es  ist  eiu  Nachteil  dieser  Anordiiuiig,  dass  Gitter  uud  Caméra  iiiclit 
melir  fest  verbuiiden  sein  kfimieu.  Mau  inuss  fur  jedeii  Teil  des  Spec- 
trums  die  richtige  Position  der  Caméra  von  Neuem  aufsuchen. 

4.  Sehr  intéressant  ist  es  mit  der  beschriebenen  Aufstellung  eine 
zwischen  den  Magnetpolen  befindliclre  und  sicli  ausserlialb  des  Zwischen- 
raumes  fortsetzende  Natriumflamme  zu  beobacliten. 

Sehr  geeignet  dazu  ist  dieGas-sauerstofi'flammej  welcliebei  selirgeriu- 
gen  Querdimensionen  eine  grosse  Liinge  und  docli  grosse  Stabilitjit  haben 
kann  und  worin  man  die  Quantitilt  des  Natriums  leiclit  durch  Einflili- 
rung  eines  gliihenden  Glasstabs  regulirt.  In  verscbiedener  Hohe  des 
Gesichtsfeldes  sieht  man  die  verscbiedenen  Phasen  des  Phiinomens  bei 
Anderung  der  Peldstârke.  Nach  Beseitigung  der  mittleren  Linien  des 
Quadruplets  der  Linie  D,  durch  einen  Nicol  kann  man  die  Intensitiit 
der  iiusseren  Linien  vergleichen.  Ich  habe  bisweilen  gegdaubt  einen 
Unterschied  der  Componente  in  der  von  der  Théorie  geforderten  llich- 
tuno-  direct  beobachtcn  zu  konnen.  Es  ist  nun  aber  allbekaunt  vvie 
kncht  man  bei  ahnlicheu  Beobachtungen  Selbsttiiuschungen  ausgesetzt 
ist.  Ich  hatte  noch  keine  Gelegenlieit  Négative  der  D-Linien  unter  den 
beschriebenen  Umstande  anzufertigen. 

5.  Ausser  Elammeu  eignen  sich  auch  Metalklampfe  in  GEissLEiischen 
Rohren  vorziiglich  zuunserem  Zweck.  Ich  habe  Versuche  mit  evacuir- 
ten  Rohren  angestellt,  worin  sicli  ein  Tropfen  Quecksilber  befand  und 
deren  Kapillare  etwa  S  cm.  Lange  hatte.  Bei  Erhitzung  mit  einer  kleineu 
Elamme  gcben  dièse  Rohren  sehr  liclitstarke  Spectra.,  die  hauptsiichlich 
ans  einer  blaueu,  einer  griinen  und  zwei  gelben  Linien  bestehen. 

Die  bhiue  Linic  (4359  A.  E)  habe  ich  sehr  leicht  photographiren 
konnen.  Leider  aber  findet  die  VoiG'r'sche  Théorie  darauf  keine  An- 
wendung  weil  die  Linie  in  sehr  comphcirter  Weise  durch  das  Magiietfeld 
beeinflusst  wird.  ') 

6.  Versuche  mit  Cadmiumrohren  sind  im  Gange.  Sehr  lange  Eunkeu 
zwischen  Cadmium  und  Zinkelectroden  konnte  ich  uicht  erhalten  ohne 
zu  gleicher  Zeitdie  Querdimensionen  griisser  als  die  Ausdehiumg  mcines 


')  RuNGK  u.  Pasciien.  Pliysil;  Zeitschr.  1.  p.  480.  1900. 


WEITERES  ZUR  UNSYMMETRISCHEN  AENDERUNG^  U.  S.  W.  241 

Magnetfeldcs  zii  inaclien^  wodurch  die  gewiinschte  Homogenitat  des 
Eeldes  in  einer  bestimmten  Eichtung  stiii-eud  wird. 

Wohl  aber  gelingt  es  die  Punkenlaiige  hiiireicheiid  gross  zu  wahleii 
uni  verschiedene  Trennung  der  Componenten  beobachten  zu  konneu. 

Nach  Beseitigung  der  niittleren  Coniponente  durch  eineu  Nicol 
gelingt  es  danii  bei  den  blauen  und  gninen  Zink-  und  Cadmium-Linien, 
die  icli  in  einer  A^otc  zu  nieiner  vorigen  Mitteilung  nannte  '),  direct 
eine  Dissymmetrie  der  Intensitilt  zu  beobachten.  Eine  Ausniessung  der 
Xeo'ative  muss  nock  stattiiuden. 


')  Proc.  Kon.  Ak.  v.  Wet.  Amsterdam,  p.  301.  1899/1900. 

ARCHIVES    NÉERLANDAISES,    SÉRIE    II.    TOME    V.  16 


TOUPIE  MAGNÉTOCINÉTIQUE  ; 
ILLUSTRANT  LES  PHÉNOMÈNES  PARA-  ET  DIAMAGNÉTIQUES 


H.    DU   BOIS. 


L'Existence  de  corps  diamagnétiques  avait  été  mise  en  doute  par 
M.  Parker  et  M.  Duhem;  or  M.  Siertsema  a  pu  démontrer^  en  partie 
à  force  de  raisonnements  dûs  à  M.  Lorentz^  qu'en  prenant  la  théorie 
de  Maxwell  comme  point  de  dé])art^  l'on  n'arrivait  plus  à  déduire 
l'absurdité  d'une  aimantation  négative  des  corps.  ')  Ce  parodoxe  écarté, 
le  diamagnétisine;,  fait  expérimental  au-delà  de  tout  doute  possible,  ne 
se  trouve  donc  plus  en  contradiction  avec  les  lois  de  la  tliermod^niamique, 
pas  plus  d'ailleurs  que  TefCet  magnéto-optique  de  Pakaday,  également 
considéré  paradoxe  ]mv  quelques  physiciens.  ^) 

Cette  difficulté  surmontée,  on  reste  en  présence  d'un  pliénomène 
aussi  général  qu'il  est  singulier  ;  on  ne  saurait  prétendre  qu'un  lien 
sur  ait  été  établi  entre  le  diamagnétisme  et  les  autres  efl'ets  magnétiques. 
Car  la  théorie  bien  connue  de  W.  Webkr  ne  ])araît  guère  satisfaisante 
aujourd'hui,  au  moins  dans  la  forme  qu'on  doit  à  son  auteur;  n'insistons 


')  J.  Pakkrr,  Phil.  Mag.  (5)  27  p.  403,  1889  ;  30  p.  124,  1890;  32  pp.  192,  253, 

1891.  —  0.  J.  LoDfiE,  PhiL  Mag.  (5)  30  p.  201,  1890.  —  P.  Duhem,  de  Paimanta- 
tion  par  influence,  Thèse  No.  642,  Paris  1888;  Compt.  Rend.  106  p.  736,  1888; 
108  p.  1042,  1889;  mém.  des  fac.  de  Lille  1889;  Leçons  sur  l'Eleetr.  etc.  Paris 

1892.  —  JouRiN,  Compt.  Eend.  106  p.  735,  l'888.  —  J.  Koeni(;sbi-:r(;er,  Wied. 
Ann.  66  p.  728,  1898.  —  L.  H.  Siertsema,  Verh.  Kon.  Acad.  v.  Wetensch. 
5  p.  16,  1896. 

')  W.  WiEN,  Wied.  Ann.  52  p.  143,  1894.  —  Voir  par  contre  M.  Planck, 
Verh.  Deutsch.  physikal.  Gesellschaft  2  p.  206,  1900. 


TOUPIE  MAGNÉT0CINÉTIQ,UE_,  ETC.  248 

pas  sur  la  question  de  savoir  si  l'on  pourrait  la  rendre  plus  vraisem- 
blable en  la  modifiant  soas  certains  rapports. 

Nos  connaissances  expérimentales  à  ce  sujet  sont  dès  aujourd'hui 
assez  complètes^  à  l'exception  des  propriétés  thermomagnétiques  des 
gaz  diamagnétiques^  difficiles  à  étudier. 

J'ai  essayé  récemment  de  résumer  les  rapports  entre  les  propriétés 
dia  ,  para-  et  ferromagnétiques  de  la  matière  pondérable  ');  une  généra- 
lisation s'impose  surtout,  que  j'ai  proposé  de  désigner  comme  la  loi  de 
Curie.  Elle  exprime  le  fait  expérimental  que  pour  certaines  matières 
la  susceptibilité  spécifique  varie  en  raison  inverse  de  la  température 
absolue,  c'est  à  dire  de  l'énergie  cinétique  translatoire  du  mouvement 
thermique  désordonné.  L'oxygène  liquide  et  gazeux  par  exemple  paraît 
suivre  cette  loi  dans  l'intervalle  considérable  entre  —  182°  C.  et 
-|--1"52°C.  Par  contre  la  susce])tibilité  des  substances  diamagnétiques, 
solides  et  liquides,  diminue  en  chaufiant  à  un  degré  bien  moindre, 
quelquefois  même  d'une  manière  presque  insensible.  Du  reste  il  s'agit 
probablement  d'une  loi  limite  que  tend  à  suivre  l'allure  de  la  suscepti- 
bilité spécifique  de  toute  substance  paramaguétique  ;  et  en  outre,  lorsque 
la  température  est  suffisamment  élevée  au-dessus  de  celle  de  la  transfor- 
mation, celle  de  tout  corps  ferromagnétique. 

La  théorie  de  ce  dernier  groupe  de  substances,  également  due  à 
W.  Weber,  et  dont  G.  Wiedemann,  Maxwell,  Hughes,  et  dernière- 
ment M.  EwiNG  ')  ont  marqué  l'évolution,  fournit  une  image  générale 
assez  exacte  des  phénomènes  ferromagnétiques,  relativement  très  com- 
pliqués. Les  magnécules  ^)  j^réexistantes,  qu'admet  cette  théorie,  doivent 
pouvoir  tourner  autour  d'axes  difierant  de  leurs  axes  magnétiques,  afin 
de  présenter  le  phénomène  essentiel  de  l'alignement  dans  le  champ. 
M.  EvviNG  a  pu  écarter  les  couples  directeurs  quasi-élastiques  ainsi 
que  le  soi-disant  frottement  moléculaire,  qui  encombraient  la  théorie, 
mais  il  retient  les  couples  nmtuels  iutermagnéculaires  et  insiste  sur  leur 
grande  iniportance  pour  l'explication  des  principaux  faits. 


')  H.  DU  Bois,  Rapp.  Congr.  internat,  de  physique,  Vol.  2,  Paris  1900. 

')  J.  A.  EWINC4,  Phil.  Mag.  (5)  30  p.  205,  1890. 

')  L'Emploi  (le  ce  diminutif  de  „magnes"  présente  l'avantage  de  ne  point 
préjuger  la  question  très  délicate  de  l'identité  des  plus  petites  particules  ainian- 
tines  individuelles  avec  les  molécules  (diminutif  de  ,, moles"),  qu'admet  la 
chimie.  Plusieurs  auteurs  ont  préconisé  l'idée  d'une  gémination,  voir  même 
d'une  polymérisation  de  ces  dernières. 

16* 


244  H.  DU  BOIS, 

Eu  somme  cette  théorie  promet  de  rester  très  satisfaisante  au  point 
de  vue  ferromagnétique;  il  y  a  lieu  de  se  demander  si  elle  ne  saurait 
expliquer  aussi  les  propiétés  para-  et  diamagnétiques  bien  plus  simples 
de  tant  de  substances  solides^  liquides  et  gazeuses.  Leur  susceptibilité 
étant  presque  incomparablement  plus  faible,  le  rôle  des  couples  inter- 
raagnéculaires  s'effacera  dans  leur  cas,  ce  qui  simplifiera  la  question. 
Mais  d'autre  part,  le  côté  cinétique  des  phénomènes  gagnera  une  im- 
portance qu'on  ne  lui  a  pas  assignée  jusqu'ici  ;  en  effet  il  ne  fut  guère 
question  que  de  l'équilibre  maguétostatique  qu'atteint  finalement  un 
système  de  magnécules.  En  vérité,  même  pour  le  modèle  macroscopique 
qu'a  construit  M.  Ewing,  quoique  assujetti  à  des  résistances  assez  consi- 
dérables, il  se  passe  un  temps  très-appréciable  avant  que  les  vibrations 
des  petits  aimants  se  soient  entièrement  dissipées. 

On  voit  bien  qu'en  somme,  la  question  reste  encore  assez  compliquée; 
car  même  pour  une  seule  magnécule  elle  constitue  le  cas  particulier 
magnétocinétique  du  problème  généralisé  de  rotation,  modifié  ainsi  qu'il 
suit  :  Déterminer  le  mouvement  non  translatoire  autour  du  centre  de 
masse  d'un  corps  rigide  polarisé,  soumis  à  l'action  directrice  d'un 
champ  uniforme. 

Je  vais  d'abord  tenter  d'attaquer  une  partie  de  ce  problème  en  exami- 
nant comment  se  comporte  un  aimant  invariable  dans  un  champ  uni- 
forme, lorsqu'il  peut  tourner  autour  d'un  pivot,  formant  avec  l'axe 
magnétique  ainsi  qu'avec  la  direction  du  champ  des  angles  quelconques. 
Q,uoiqu'il  sufiise  d'appliquer  les  procédés  ordinaires  de  la  mécanique  à 
la  question  ainsi  posée,  j'ai  crû  devoir  chercher  en  outre  à  réaliser  le 
cas  eu  construisant  un  appareil  modèle,  qu'on  peut  appeler  une 
toupie  magnétocinétique. 

Le  barreau  aimanté  consistait  d'acier  au  tungstène  à  cliamp  coercitif 
de  75  C.  G.  S.;  il  va  sans  dire  que  l'axe  magnétique  coïncidait  avec 
l'axe  principal  du  moment  d'inertie  minimum. 

Le  pivot  principal  ainsi  que  son  volant  équatorial  étaient  construits  eu 
nickeliue  et  percés  d'une  fente  méridienne  laissant  intacte  la  jante  toroï- 
dale;  l'aimant  pouvait  tourner  autour  d'un  pivot  transversal  en  traver- 
sant la  fente.  La  toupie  était  montée  dans  un  système  annulaire  de 
Cardani  à  la  façon  des  gyrostats  de  Bohnbnberger;  le  champ  sensi- 
blement uniforme  était  dû  à  deux  bobines  égales  et  coaxiales  montées 
selon  la  métliode  de  Gaugain,  modifiée  par  Helmholïz;  généralement 
sou  intensité  ne  dépassait  guère  15  C.  G.  S. 


TOUPIE  MAGNÉTOCINBTIQUE^  ETC.  245 

On  pouvait  faire  filer  le  volant  à  Taide  d'un  électronioteur;  sou  éner- 
gie cinétique  est  ')  alors  donné  par  l'expression 

L'incrénieut  >T  d'énergie  potentielle  électromagnétique  selon  que  la 
direction  de  l'aimant  est  égale  ou  inverse  à  celle  du  cliani])  est, 

?Dî  étant  considéré  entièrement  indépendant  de  J^  et  de  dSp  j  dT. 


PRINCIPAUX   RESULTATS. 

Je  ne  saurais  résumer  sommairement  que  quelques  cas  particuliers^ 
surtout  ceux  oii  les  vecteurs  (i,  S^  et  ?9?  coïncident  on  foi'ment  des 
angles  droits;  distinguons  pour  plus  de  clarté  les  difllereutes  configura- 
tions les  plus  simples  : 

I.  L'aiiuaut  n'est  soumis  à  aucuiie  coutraiute,  autre  que  celles,  qui 
s'ensuivent  du  mécanisme  décrit. 

1.  L'aimant  est  „polai  re"  ;  il  coïncide  donc  au  début  avec  le  pivot 
[(53?,  (J)  =  U  ou  tt].  Mais  connue  son  mouvement  rotatoire  manque  de 
stabilité  cinétique,  Taimant  tend  à  se  détourner  de  la  position  axiale  et 
occupera  bientôt  celle  qui  est  dirigée  dans  le  ])lan  du  volant,  de  sorte 
que  son  axe  principal  stable  coïncidera  avec  le  pivot  et  A''  égalera 
son  moment  d'inertie  maximum.  Sans  autres  précautions  on  se  trouvera 
donc  bientôt  en  présence  du  cas  suivant  : 

3.  L'aimant  est  équatorial,  c'est  à  dire  perpendiculaire  au 
pivot  [(93t,  (£)  =  ;r/2]  ;  dans  le  champ  le  problème  est  dès  à  présent 


')  Notations:  5?.  intensité  du  champ;  ÎOî,  moment  magnétique;  Mff,  com- 
posante moyenne  „iniluite"  parallèle  au  champ;  (£,  vitesse  angulaire  du  volant 
(le  vecteur  (£  indique  aussi  la  direction  du  pivot,  relativement  à  laquelle  le 
volant  tourne  dans  le  sens  positif;  l'angle  entre  deux  des  vecteurs  est  dénoté 
comme  (ÎDÎ,  5?)  par  exemple.  A',  K\  „moment  d'inertie  polaire"  du  volant  et  de 
l'aimant  autour  du  pivot;  £, /,  énergies  cinétique  et  potentielle;   T,  temps. 


^46  H.  DU  BOIS. 

analogue  à  celui  du  pendule  composé  coni(iue;  on  peut  encoie  distin- 
guer deux  cas  simples  : 

A.  Le  picot  coïncide  avec  le  cliamp  [mouvement  du  pendule  dit  cen- 
trifuge, {^,  'Ç))  =  0  ou  tt]  ;  dans  un  cliamp  intiniment  faible  on  a  d'al)ord 
(5)?^  Jp))  =  tt/  3;  lorsque  Tintensité  augmente  l'aimant  dévie  en  deliors 
du  plan  du  volant.  Eu  renforçant  de  plus  en  plus  le  champ  la  direction 
de  Taimant  se  rapproche  peu  à  peu  de  celle  du  vecteur  .Ç)  et  la  valeur 
de  ?Dî//  de  sa  limite  asymptotique  -j-  ?0î;  tant  que  le  volant  tourne  elle 
ne  saurait  atteindre  cette  dernière  que  dans  un  champ  d'intensité  infinie. 
A  vitesse  angulaire  coustante  Fangle  (53?,  ^)  ne  varie  pas;  la  compo- 
sante induite  est  donc  constante;  on  a 

^/,  =  ^,ij  =  ^1  cos  {^Tk,  ^). 

Tant  que  (?•}?,  ^)  ne  diffère  que  très  peu  de  ^/  2  le  cosinus  positif  de 
cet  angle  est  proportionnel  à  Tintensité  du  champ,  mais  en  raison  in- 
verse du  carré  de  la  vitesse  angulaire,  dont  le  signe  est  donc  indifférent. 
On  voit  bien  qu'il  y  a  réciprocité  entre  les  deux  variables  indépendantes, 
JÇ)  et  /*;'.  Le  quotient  ^///.Ç),  toujours  j^o*/'///^  correspond  à  une  polarité 
paramagnétique  ;  il  est  indépendant  de  JÇ),  du  moins  au  début  ') ,  et  en 
raison  inverse  de  l'énergie  cinétique  rotatoire,  pour  autaiit  que  ?0i  ne 
dépend  point  de  cette  dernière. 

Ou  a  là  tout  au  moins  une  analogie  avec  la  loi  de  Cuiiiio,  dont  on  ne 
saurait  dès  à  présent  dire  si  elle  n'est  que  superficielle.  Pour  de  plus 
grandes  déviations  de  l'aimant  ces  relations  deviennent  plus  com])liqu- 
ées,  mais  on  peut  les  représenter  par  des  fonctions  trigonométriques. 

B.  Le  pivot  est  perpendiculaire  au  champ  [mouvement  du  pendule 
plan  (S,  J^)  =  Tvl'i]  ;  l'aimant  reste  toujours  dans  le  plan  du  volant, 
contenant  la  direction  du  champ. 

Tant  que  l'intensité  reste  infiniment  faible,  l'angle  (?0i,  -Ç>)  varie  d'une 
manière  uniforme;  l'intégrale  /"  îOi  cos  (?0i,  -Ç))  dT  entre  les  limites 


')  D'après  les  ess^ais  provisoires  avec  la  toupie  cette  indépendance  du  cliamp 
H  lieu  dans  d'assez  larges  limites;  il  paraît  facile  d'affaiblir  l'aimant  ou  d'accélérer 
la  vitesse  angulaire  de  façon  à  l'étendre  vers  la  limite  expérimentale  établie 
aujourd'hui,  c'est  à  dire  r)(H)()0  C.  G.  S.  environ,  en  supposant  toujours  l'aiman- 
tation rendue  absolument  «rii^ide." 


TOUPIE  MAGNÉTOCINÉTIQUE,  ETC.  247 

d'une  période,  et  partant  la  valeur  de  ^h,  ne  diffère  pas  de  zéro.  Lors- 
que l'intensité  augmente,  la  rotation  est  retardée  aux  alentours  de  la 
position  labile  ;  les  éléments  correspondants  de  l'intégrale  ont  une  va- 
leur prépondérante  et  Tintégration  étant  étendue  à  la  durée  d'une  période, 
on  obtient  une  valeur  négative  de  ?0î//.  Tant  que  la  rotation  ne  dévie 
que  peu  de  l'uniformité,  cette  composante  induite  varie  en  raison  de  l'in- 
tensité et  en  raison  inverse  du  carré  de  la  vitesse  angulaire.  Le  quotient 
?Oi///.Ç),  iiégatÀf,  correspond  donc  apparemment  à  une  j)olarité  diamag- 
nétique;  il  est  indépendant  de  JÇ),  du  moins  au  début;  il  varie  aussi  en 
raison  inverse  de  l'énergie  cinétique  rotatoire,  pour  autant  que  ?0î  n'en 
dépend  point.  En  outre  ce  quotient  varie  en  raison  de  Sîî-  et  par  con- 
séquent dans  un  intervalle  géométriquement  double  de  celui  de  la  varia- 
tion du  moment  magnétique  ?0i  lui-même;  en  admettant  donc  que 
celui-ci  augmente  légèrement  avec  E,  on  aura  déjà  une  déviation  con- 
sidérable de  la  relation 

^7/_         A 

ou  A  dénoterait  une  constante  positive. 

Lorsque  JÇ)  et  par  là  J  atteignent  des  valeurs  plus  considérables, 
?0i//  augmente  en  convergeant  vers  la  valeur  maxima  négative — ?0î;  car 
la  ditférence  K — /  devenant  infiniment  petite,  l'aimant  restera  dans  sa 
position  labile  pendant  un  temps  illimité.  Dès  que  l'on  a  /  ^  Vi  la 
rotation  fait  place  au  mouvement  de  va-et-vient;  pour  certaine  ampli- 
tude entre  2  ;r  et  tt  la  composante  induite  j^asse  par  zéro  et  gagne  ensuite 
des  valeurs  positives  d'autant  plus  grandes,  que  l'amplitude  se  resserre 
plus.  Lorsque  ce  mouvement  se  transforme  peu  à  peu  en  des  vibrations 
d'amplitude  infiniment  petite,  ?Oî//se  rapproche  de  sa  limite  asymptotique 
positive  -\-  ?0?,  qu'elle  ne  saurait  d'ailleurs  atteindre  que  dans  un  champ 
d'intensité  infinie.  La  relation  générale  entre  ?0i//  et  S^  peut  être  ex- 
primée par  des  fonctions  ellipticjues. 

II.  L'aimant  est  calé  par  rapport  au  volant:  au  moyeu  de  vis 
l'aimant  2)ouvait  être  contraint  à  former  un  angle  quelconque  (?0î,  ^) 
avec  le  pivot;  le  tout  se  comporte  alors  comme  un  seul  corps  rigide 
ayant  trois  degrés  de  liberté. 

\.    L'aimant    est    „polaire",    et  coïncide    donc    avec  le  pivot 


248  H.  DU  BOIS. 

(?0J_^  (î)  =  0  ou  ttI  ;  par  rapport  au  champ  on  peut  encore  distinguer 
plusieurs  cas  particuliers  : 

A.  Le  pivot  coïncide  avec  le  champ  :  Lorsque  (?0^  S^)  =  0,  la  con- 
figuration est  toujours  stable,  soit  au  repos  soit  en  rotation,  et  Ton  a 
^E=  +  5)?,  Pour  (?9î,  S^)  =  TT  elle  est  labile,  mais  dès  que  le  volant 
commence  à  tîler,  la  stabilité  gyrostatique  devient  prédominante;  dès 
lors  on  a  ^Oî//  =  —  ?0?. 

B.  Le  pivot  est  perpendiculaire  au  chav/p  [(^Dî,  J^)  =  7r\'Z]  ;  il  exécute 
un  mouvement  de  précession  plan,  dont  la  vitesse  angulaire  varie  en 
raison  de  Tintensité  du  champ  et  en  raison  inverse  de  la  vitesse  angu- 
laire du  volant;  il  change  donc  de  signe  en  même  temps  que  celle-ci. 
On  peut  démontrer  que  le  sens  de  la  précession  ])ar  rapport  à  la  direc- 
tion du  vecteur  J^  est  toujours  Finverse  de  celui  de  la  rotation  j)ar 
rapport  à  la  direction  du  vecteur  ?0î.  Comme  (9)?,  Jp)  reste  toujours 
7r/'2  pendant  la  précession  —  pourvu  qu'il  n'y  ait  ])oint  de  frottement  ■ — - 
la  composante  ?Dî/f  =  ?Dî  cos  (îOî,  JÇ))  ne  différera  jamais  de  zéro. 

C  Le  pivot  est  incliné  par  rapport  au  champ  [(?Di,  JÇ))  entre  0  cItt]; 
on  observe  une  précession  conique  directe  ou  rétrograde  selon  le  sens 
déterminé  par  la  règle  qu'on  vient  d'énoncer.  ')  La  composante  9}?// 
maintient  donc  invariablement  la  A'aleur  positive  ou  négative  qu'elle 
avait  avant  l'excitation  du  champ  et  du  mouvement  de  précession. 
Celle-ci  est  d'ailleurs  lente  et  la  toupie  ne  présentait  aucune  trace  de 
nutation;  le  cône  epicycloïdal  correspondant  à  ce  mouvement  se  con- 
fond donc  sensiblement  avec  un  cône  droit. 

Dans  tous  ces  cas  où  les  pôles  de  Taimant  coïncident  avec  ceux  de 
la  toupie  et  la  composante  équatoriale  s'évanouit  par  conséquent,  il  n'y 
a  donc  guère  lieu  de  parler  d'une  composante  „induite". 

2.  L' a  i  m  a  n  t  est  é  q  u  a  t  o  r  i  a  1 ,  c'est  à  dire  perpendiculaire  au 
pivot  [(?9?,  €)  =  tt)  2]  : 


')  Cet  unique  cas  particulier  fut  réalisé  déjà  par  M.  A.  Chova  (Journ.  de 
physique  (2)  1  p.  27,1,  1882)  au  moyen  d'un  gyrostat  magnétique,  qui  du  reste 
ne  fut  pas  soumis  à  un  cliamp  uniforme,  mais  à  l'action  ,, unipolaire"  d'un  barreau. 


TOUPIE  MAGNÉTOCINÉTIQUE^  ETC.  249 

A.  Le  pivot  coïncide  avec  le  ckamp  [(?Di,  S^)  =  ;7-/2]  ;  dès  que  Ton 
excite  celui-ci  le  pivot  commence  à  décrire  un  cône  droit  autour  de  sa 
direction  originale  (au  fait  il  est  légèrement  elliptique  à  cause  de  l'iner- 
tie des  anneaux  de  Gardani).  Le  sens  et  la  période  de  ce  mouvement 
rapide  étant  les  mêmes  que  pour  Ja  rotation  principale  de  la  toupie^  cela 
revient  à  dire  que  Taxe  instantanée  de  celle-ci  est  véritablement  perma- 
nente et  forme  un  angle  très  aigu  avec  Taxe  de  symétrie  géométrique, 
qu'est  le  pivot.  Il  s'ensuit  une  faible  composante  induite  toujours  po- 
sitive et  variant  au  début  en  raison  de  l'intensité  et  en  raison  inverse  du 
carré  de  la  vitesse  angulaire;  elle  diminue  en  outre  lorsqu'on  augmente 
le  ^moment  d'inertie  équatorial"  en  apposant  des  masses  polaires. 

B.  Le  pivot  est  perpendiculaire  au  champ;  ce  cas  correspond  à  I,  2  B. 
Notons  enfin  un  cas  plus  compliqué,  qu'on  réalise  par  un  ,,experi- 

mentum  crucis",  au  moins  qualitativement;  ou  croise  un  barreau  polaire 
avec  un  aimant  équatorial,  ce  dernier  étant  cou])é  en  deux.  Ou  obtient 
par  la  un  5)î  résultant  incliné  par  rapport  au  pivot  sans  préjudicier  la 
symétrie  des  masses  et  la  stabilité  cinétique.  En  inclinant  le  pivot  par 
rapjîort  au  champ  on  réalise  une  combinaison  du  cas  II,  ]  C  avec  \\, 
2  A  et  cette  fois  on  observe  par  conséquent  une  faible  nutation  super- 
posée à  la  précession. 

Comme  il  fallait  hâter  la  construction  de  la  toupie  on  n'a  pas  encore 
réussi  à  écarter  toutes  les  difficultés  expérimentales;  le  frottement,  la 
résistance  de  l'air,  le  fléchissement  et  l'inertie  des  anneaux,  l'impossi- 
bilité de  rendre  l'équilibre  statique  absolument  indifférent  sont  autant 
de  causes  d'erreur.  Cependant  l'allure  générale  du  mouvement  permet- 
tait de  conclure,  sauf  pour  les  configurations  compliquées,  qu'une  toupie 
idéale  donnerait  les  résultats  purs  et  simples,  tels  qu'on  les  déduirait 
des  lois  de  la  mécanique.  Je  m'occupe  des  corrections  à  apporter  à 
l'a^ipareil  et  de  la  continuation  des  expériences  au  point  de  vue  quanti- 
tatif. Jusqu'ici  aucune  hypothèse  nouvelle  n'a  été  introduite:  il  a  suffi 
de  ne  tenir  compte  que  d'actions  magnétiques  et  mécaniques  parfaite- 
ment connues  et  précisées.  Envisageons  enfin  le  problème  au  jaoint 
de  vue  plutôt  spéculatif;  dès  lors  il  présentera  nécessairement  un  aspect 
bien  plus  vague. 

Non  seulement  la  toupie  fournit  une  illustration  macroscopique  de 
l'idée   qu'on   est  tenté  de  se  faire  d'une  magnécule;  elle  peut  encore 


250  H.  DT7  BOIS. 

servir  d'image  réduite,  assez  exacte,  de  la  terre.  L'axe  magnétique  terres- 
tre est  incliné  de  20°  environ  par  rapport  à  Taxe  de  rotation;  cela 
correspond  à  une  comjjosante  d'aimantation  équatoriale  assez  considé- 
rable. La  discussion  précédente  permet  de  déterminer  l'effet  qu'exer- 
cerait un  champ  perturbateur  solaire  ou  cosmique  sur  le  mouvement 
de  la  terre;  si  de  pareils  effets  existent  ils  ne  sauraient  d'ailleurs  être 
que  très  faibles. 

En  somme  l'ébauche  qu'on  vient  de  lire  se  restreint  à  des  cas  parti- 
culiers relativement  simples;  elle  amène  à  penser  qn'une  étnde  plus 
approfondie  de  l'ancienne  théorie  magnéculaire  s'impose,  surtout  au 
point  de  vue  magnétocinétique.  En  abordant  le  problème  général  pour 
une  substance  isotrope  on  se  trouverait  vis-à-vis  d'un  très-grand  nom- 
bre de  magnécules,  dont  les  énergies  cinétiques  rotatoires  seraient  dis- 
tribuées selon  une  certaine  loi,  analogue  peut-être  à  celle  de  Maxwell. 
11  n'y  aurait  ])oint  d'orientation  privilégiée,  les  axes  de  rotation  seraient 
dirigés  dans  l'espace  d'une  manière  uniforme;  cela  revient  à  dire  que  le 
nombre  d'axes  d'une  certaine  inclinaison  (€,  -p)  varierait  comme  le 
sinus  de  cet  angle,  indépendamment  du  champ  et  de  toute  précession 
qu'il  pourrait  engendrer  en  agissant  sur  des  composantes  d'aimantation 
polaires  de  la  façon  décrite  plus  haut. 

Pour  un  certain  nombre  de  magnécules,  sinon  pour  toutes,  l'angle 
(?9î,  (i)  devrait  avoir  une  valeur  finie  ;  car  sans  composante  équatoriale 
l'explication  des  principaux  faits  devient  illusoire.  Jugeant  d'après  cette 
discussion  bien  incomplète  il  ne  jsaraît  point  impossible  qu'un  tel  assem- 
blage de  maguécules  —  considérées  comme  des  constellations  quasi-ri- 
gides —  aurait  des  propriétés  faiblement  para-  on  diamaguétiques  selon 
que  la  rotation  eût  lieu  autour  de  leurs  axes  stables  d'inertie  maxima  ou 
minima.  On  pourrait  en  rapprocher  la  relation  qui  se  dessine  entre  la 
susceiîtibilité  des  éléments  et  leur  volume  atomique  à  l'état  solide.  Pour 
des  maguécules  plus  aimantines  on  ne  saurait  négliger  les  couples  direc- 
teurs intermagnéculaires  et  on  réaliserait  ainsi  la  transition  continue 
aux  substances  fortement  ferromagnétiques. 

Ou  a  tenté  à  diverses  reprises  de  rattacher  les  phénomènes  magné- 
tiques et  surtout  magnéto-optiques  à  des  effets  gyrostatiques,  eu  admet- 
tant tacitement  l'identité  des  axes  d'aimantation  et  de  rotation;  il  s'agis- 
sait donc  des  cas  particuliers  considérés  sous  II,  1,  réalisables  en  sup])0- 
sant  le  volant  parsemé  de  charges  électriques.  Or  ce  sont  ])récisément 
ces  cas,  oii  il  n'y  a  ni  alignement  par  le  champ  ni  composante  induite; 


TOUPIE  MAGNëTOCINÉtIQUÉ^  ETC.  251 

on  n'y  saurait  admettre  une  action  directrice  qu'en  supposant  un  milieu 
doué  d'un  mouvement  rotatoire  autour  du  vecteur  S)  ;  les  axes  de  rota- 
tion des  magnécules  tendraient  alors  à  s'aligner  selon  cette  direction  à 
la  façon  du  gyroscope  de  Foucault.  Quoique  l'on  pense  d'une  pareille 
hypothèse,  il  est  certain  qu'en  ce  moment  elle  n'entre  pas  dans  le  cadre 
des  faits  expérimentalement  démontrés. 

Quant  à  la  cause  immédiate  de  Taimantation  des  magnécules  on  ne 
l'attribuera  plus  guère  à  des  courants  circulant  par  des  circuits  infini- 
ment conducteurs  tels  qu'ils  furent  imaginés  par  AmpjSre.  Beaucou])  de 
physiciens  leur  substitueront  aujourd'hui  des  courants  de  convection 
coïncidant  avec  les  trajectoires  des  ions;  c'est  l'idée  qu'a  d'abord  préci- 
sée M.  RicjiARz,  en  soumettant  les  orbites  des  ions  électrochimiques 
ainsi  que  leurs  effets  magnétiques  à  des  calculs  approximatifs  ').  Or  plu- 
sieurs découvertes  capitales,  surtout  celle  de  M.  Zeeman,  ont  depuis 
rendu  probable  l'existence  d'ions,  dont  la  masse  est  fort  petite,  sinon 
négligeable  par  rapport  à  celle  du  noyau  moléculaire,  à  Tcntour  duquel 
planent  ces  satellites,  selon  l'idée  préconisée  par  M.  -T.  J.  Thomson. 
M.  Preston  et  M.  Larmor  2)  ont  ébauché  une  théorie  des  perturba- 
tions orbitaires  dues  au  champ  ;  c'est  du  reste  un  problème  du  domaine 
de  la  mécanique  générale  des  ions,  dont  M.  Lorentz  a  établi  les  bases, 
et  dont  on  connaît  ses  heureuses  applications  à  la  théorie  du  phéno- 
mène de  M.  Zeeman  et  des  effets  qui  s'y  rattachent.  ^) 


')  F.  RiciiARz,  Wied.  Ami.  52  p.  410,  1894.  —  cf.  R.  Lang,  Ami.  der 
Physik  (4)  2  p.  483,  1900. 

')  J.  Larmor,  Pliil.  ¥ag.  (5)  44  p.  505,  1897;  T.  Prfston,  riiil.  Mag.  (5) 
47  p.  1(;5,  1899;  dans  ce  travail,  on  trouvera  certaines  idées,  suggérées  en 
partie  par  M.  G.  Fitzgkrald,  dont  l'application  aux  problèmes  énoncés  plus 
haut  paraît  tout  indiquée. 

'')  H.  A.  Lorentz.  Rapp.  Congr.  internat,  de  physique,  Vol.  3,  Paris  1900. 


LA  THÉORIE  DE  LORENTZ  ET  LE  PRINCIPE  DE  RÉACTION 


H.  POINCARE. 


On  trouvera  sans  doute  étrange  que  clans  un  monument  élevé  à  la 
gloire  de  Lorentz  je  revienne  sur  des  considérations  que  j'ai  présentées 
autrefois  comme  une  objection  à  sa  théorie.  Je  pourrais  dire  que  les 
pages  (|ui  vont  suivre  sont  plutôt  de  nature  à  atténuer  qu'  à  aggraver 
cette  objection. 

Mais  je  dédaigne  cette  excuse  parce  que  j'en  ai  une  cent  fois  meil- 
leure. Les  bonnes  théories  sont  souples.  Celles  qui  ont  une  forme  rigide 
et  que  ne  peuvent  la  dépouiller  sans  s'effondrer  ont  vraiment  trop  peu 
de  vitalité.  Mais  si  une  théorie  nous  révèle  certains  rapports  vrais,  elle 
peut  s'habiller  de  mille  formes  diverses,  elle  résistera  à  tous  les  assauts  et 
ce  qui  fait  son  essence  ne  changera  pas.  C'est  ce  que  j'ai  expliqué  dans 
la  conférence  que  j'ai  faite  dernièrement  au  Congrès  de  Physique. 

Les  bonnes  théories  ont  raison  de  toutes  les  objections;  celles  qui  ne 
sont  que  spécieuses  ne  mordent  pas  sur  elles,  et  elles  triomphent  môme 
des  objections  sérieuses,  mais  elles  en  triomphent  en  se  transformant. 

Les  objections  les  servent  donc,  loin  de  leur  nuire,  puis  qu'elles  leur 
permettent  de  développer  toute  la  vertu  latente  qui  était  en  elhis.  Eh 
bien  la  théorie  de  Lorentz  est  de  celles-là,  et  c'est  là  la  seule  excuse 
que  je  veuille  invoquer. 

Ce  n'est  donc  pas  de  cela  que  je  demanderai  pardon  au  lecteur,  mais 
d'avoir  exposé  si  longuement  des  idées  si  peu  nouvelles. 

Eappelons  d'abord  rajndement  le  calcul  par  lequel  on  établit  que  dans 
la  théorie  de  Lurent/,  le  principe  de  l'égalité  de  l'aciiou  et  de  la  réac- 
tion n'est  plus  vrai,  du  moins  quand  on  veutl'appliquerà  la  matière  seule. 


LA  THEORIE  DE  LORENTZ  ET  LE  PRINCIPE  DE  REACTION,  253 

Clierohoiis  la  résaltaute  de  toutes  les  forces  poiidéromotrices  appli- 
quées à  tous  les  électrons  situes  à  rintérieur  d'un  certain  volume.  Cette 
résultante  ou  plutôt  sa  projection  sur  Taxe  des  x  est  représentée  par 
riutéa'rale  : 


x  =  /,,^x[,.-;/3+^] 


où  l'intégration  est  étendue  à  tous  les  éléments  d  r  du  volume  considéré, 
et  où  t.  Vit  s  représentent  les  com])osantes  de  la  vitesse  de  l'électron. 
A  cause  des  équations  : 


dyj'  '        "dx 


dij        1  /"dx      d<y\      ^ dh       \    /d^      doC\ 

^'^^~Jt~^'i7rKlk~dJ'^^^~M^^\ffx~d~y)'  ^  = 

et  en  ajoutant  et  retranchant  le  terme: 

oc  da, 
A<7r  dx' 

je  puis  écrire  : 

X=X,  +X, +X3+X, 
où: 

L'intégration  par  parties  donne  : 

1^         Tr/w     .,      ,       ^   .        .       [dr     /dx      d^      dy\ 

X3  =  -/'^/(^-^  +  /3^  +  7^) 


254  H.   POLiNCARE. 

OÙ  les  intégrales  doubles  sont  étendues  à  tous  les  éléments  doo  de  la  sur- 
face qui  limite  le  volume  considéré^  et  oii  /,  m,  a  désignent  les  cosinus 
directeurs  de  la  normale  à  cet  élément. 
Si  l'on  observe  que 

cl  x'^  cil/    "^  clz 
on  voit  que  l'on  peut  écrire  : 

(1)  X.  +  X3  =  f  ^  [/  (^.2_^„^2)  +  2  m  xCo  +  2  n  xy-\ . 

Transformons  maintenant  A'j. 
L'intégration  par  parties  donne  : 


X 


[A^TTclc,.^^^   ^        .     ,       .,,        [4>7rclr^  clf  ^      df        ,1J\ 


J'appelle  A'4'  et  X^"  les  deux  intégrales  du  second  membre  de  sorte  que 


Si  l'on  tient  compte  des  équations  : 

df^d^K^dy 
dy       dx       4  97  dt 

clf_clh__K^d^ 
dz       dx       4<7r  dt 
nous  pouvons  écrire  : 

X4"  =Y  ^Z 
où 

^) 


On  trouve  ensuite 


x,-z=jJdT{(3/i-rff)- 


LA  THÉOUIE  DE  LORENTZ  ET  LE  PRINCIPE  DE  REACTION.  255 

On  a  doue  enfin  : 

(3)  X  =  I  jdr  i^/^-y)  +  (X,  +  X3)  +  iX'-Y), 

où  X'o  -|-A'3  est  donné  par  la  formule  (1),  tandis  que  Ton  a: 
X/ -  Y  =  (^  UiP-g'-à')  +  2  nifff-{-  Infli]. 

Ce  terme  (X^j^l^-^'s)  représente  la  projection  sur  Taxe  des  .i' d'une 
pression  s' exerçant  sur  les  différents  éléments  dcc  de  la  surface  qui  limite 
le  volume  considéré.  On  reconnaît  tout  de  suite  que  cette  pression  n'est 
autre  chose  que  la  pression  tnagncliqne  de  Maxwell,  introduite  par  ce 
savant  dans  une  théorie  bien  connue. 

De  même  le  terme  (X'4  —  Y)  représente  l'effet  de  la  pression  éleciro- 
statique  de  Maxwell. 

Sans  la  présence  du  premier  terme  : 


j-^  jdr {(3 /i —</(/) 


la  force  pondéro motrice  ne  serait  donc  pas  autre  chose  que  celle  qui  résulte 
des  pressions  de  Maxwell. 

Si  nos  intégrales  sont  étendues  à  tout  l'espace,  les  intégrales  doubles 
A'2,  X'3,  X"-i  et  Y  disparaissent  et  il  reste  simplement  : 

X=-^fdr{^/^-yff). 

Si  donc  on  a])pelle  Jf  une  des  niasses  matérielles  envisagées,  T'cc,  V,j, 
Vz  les  composantes  de  sa  vitesse,  on  devrait  avoir  si  le  principe  de 
réaction  était  applicable  : 

V  M  Va-  =  const.  ;     S  M  Vy  =  const.  ;     S  M  F,  =  const. 

On  aura  au  contraire  : 

2  M  r,c  +  1  dr  {y g  —  /3//)  =  const. 

S  M  Vy  +  j  dr  {xli  —  yf)  =  const. 

2  M  V,  +  j  dr  {(3f  —  xg)  =  const. 


256  H.  POINCARÉ. 

Eemarquoiis  que 

70  —  /3/^  oili  —  rf,  /3/—  ocg 

sont  les  trois  composantes  du  vecteur  radiant  de  Poyntixg. 
Si  l'on  pose  : 

1  27- 

.7  =  — Z^/^-f  — SA 

réquation  de  Poynïixg  nous  donne  en  effet: 

/         7)1       11, 

(3)  /f  ..=/£   .     ,     .    +g/-^-/^-- 

La  première  intégrale  du  second  membre  représente^  comme  on  le  sait, 
la  quantité  d'énergie  électromagnétique  qui  entre  dans  le  volume  con- 
sidéré par  radiation  à  travers  sa  surface  et  le  second  terme  représente 
la  quantité  d'énergie  électromagnétique  qui  est  créée  à  Fintérieur  du 
volume  par  transformation  d'énergie  d'autres  espèces. 

Nous  pouvons  regarder  l'énergie  électromagnétique  comme  un  fluide 

fictif  dont  la  densité  est  A'^/et  qui  se  déplace  dans  l'espace  conformément 

aux  lois  de  Poyxting.  Seulement  il  faut  admettre  que  ce  fluide  n'est 

pas  indestructible  et  que  dans  l'élément  de  volume  ^  t  il  s'en  détruit 

.  ,  47r 
pendant  l'unité  de  temps  une  quantité  —  pclrHf^  (ou  qu'il  s'en  crée 

une  quantité  égale  et  de  signe  contraire,  si  cette  expression  est  négative); 
c'est  ce  qui  empêche  que  nous  puissions  assimiler  tout  à  fait  dans  nos 
raisonnements  notre  fluide  fictif  à  un  fluide  réel. 

La  quantité  de  ce  fluide  qui  passe  pendant  l'unité  de  temps  à  travers 
une  surface,  égale  à  1  et  orientée  perpendiculairement  à  l'axe  des  x,  ou 
l'axe  des  y,  ou  à  l'axe  des  z,  est  égale  à  : 

A'o  /  f/a,  A"o  /  U,j,  K^  J  U, 

Uj^,  Uij,  Uz  étant  les  composantes  de  la  vitesse  du  fluide.  En  compa- 
rant avec  la  formule  de  Poyxtixg,  ou  trouve  : 

KqJ  U^^.=  y(j  —  (oh 
A'„  J  U,j  =  aJi  —  yf 


LA  THEOEIE  DE  LORENTZ  ET  LE   PUlNCIPE  DE  REACTION.  257 

de  sorte  que  uos  formules  devieuueut  : 

S  M  Kr  -f /a'o  J  U.v  <h  =  const. 

(4)  S 1/  Ty  +  j  A'o  J  U,j  (h  =  const. 

Z  M  F:  +  I  Â'„  J  (/,  (h  =  coust. 

Elles  expriment  que  la  quantité  de  mouvement  de  la  matière  propre- 
ment dite  plus  celle  de  notre  fluide  fictif  est  représentée  par  un  vecteur 
constant. 

Dans  la  Mécanique  ordinaire,,  de  la  constance  de  la  quantité  de  mou- 
vement on  conclut  que  le  mouvement  du  centre  de  gravité  est  rectiligne 
et  uniforme. 

Mais  ici  nous  n'avons  pas  le  droit  de  conclure  que  le  centre  de  gravité 
du  système  formé  par  la  matière  et  notre  fluide  fictif  a  un  mouvement 
rectiligne  et  uniforme;  et  cela  parce  que  ce  fluide  n'est  pas  indestructible. 

La  position  du  centre  de  gravité  du  fluide  fictif  dépend  de  l'intégrale 


/^ 


■Jdr 
étendue  à  tout  l'espace.  La  dérivée  de  cette  intégrale  est: 

Or  la  première  intégrale  du  second  membre  devient  par  l'intégration 
par  parties  : 

jj[/,.dr 

ou  ^(C— Si/Fa.) 

en  désignant  par  C  la  constante  du  second  membre  de  la  première  équa- 
tion (4). 

Eeprésentons  alors  par  Mo  la  masse  totale  de  la  matière,  par  Xo  Yq, 
Z{)  les  coordonnées  de  son  centre  de  gravité,  par  M\  la  masse  totale  du 
fluide  fictif,  par  .Y,,  Y^,Z^  son  centre  de  gravité,  par  M^  la  masse  totale 

AllCniVES   NEERLANDAISES,    SÉillE    II.    TOME    V.  17 


258  H.  POINCARÉ. 

du  système  (matière  plus  Huide  fictif),  par  A^,  Y 2,  Z.^  son  centre  de 
gravité,  de  telle  façou  que  l'on  ait  : 


M^  =  M,,  +  M„      M2X.  =  M^X^  -^M,  X,, 

A 

Il  vieil I  alors 


( Jfo  Xo)  =  2  M  V,.,        K^jxJûr  =  3f,  X, . 


(3)  ^{M,X,)=C-^xfpautr-Lf^. 

Voici  comment  on  pourrait  énoncer  l'é(|uation  (o)  dans  le  language 
ordinaire. 

S'il  n'y  a  nulle  part  création  ou  destruction  d'énergie  électromagné- 
tique, le  dernier  terme  disparaît;  alors  le  centre  de  gravité  du  système 
formé  par  la  matière  et  par  l'énergie  électromagnétique  (regardée  comme 
un  fluide  fictif)  a  un  mouvement  rectiligne  et  uniforme. 

Supposons  maintenant  qu'il  y  ait  en  certains  points  destruction  de 
l'énergie  électromagnétique  qui  s'y  transforme  en  énergie  non  électrique. 
Il  faudra  alors  considérer  le  système  formé  non-seulement  j^ar  la  matière 
et  l'énergie  électromagnétique,  mais  par  l'énergie  non  électrique  prove- 
nant de  la  transformation  de  l'énergie  électromagnétique. 

Mais  il  faut  convenir  que  cette  énergie  non  électrique  reste  au  point 
oii  s'est  o])érée  la  transformation  et  n'est  pas  ensuite  enti'ainée  par  la 
matière  oi\  on  l;i  localise  d'ordinaire.  Il  n'y  a  dans  cette  convention  rien 
qui  doive  nous  choquer  puisqu'il  ne  s'agit  que  d'une  fiction  mathé- 
matique. Si  l'on  adopte  cette  convention,  le  mouvement  du  centre  de 
gravité  du  système  est  encore  rectiligne  et  uniforme. 

Pour  étendre  l'énoncé  au  cas  où  il  y  a  non  seulement  destruction, 
mais  création  d'énergie,  il  suffit  de  supposer  en  chaque  point  une  cer- 
taine provision  d'énergie  non-électrique,  aux  dépens  de  laquelle  se  forme 
l'énergie  électromagnétique.  On  conservera  alors  la  convention  précé- 
dente, c'est  à  dire  qu'  au  lieu  de  localiser  l'énergie  non-électrique  comme 
on  le  fait  d'ordinaire,  on  la  regardera  comme  immobile.  A  cette  con- 
dition le  centre  de  gravité  se  mouvra  encore  en  ligne  droite. 

Ecprenons  maintenant  ré(|uation  (£)  en  supposant  les  intégrales  éten- 
dues à  un  volume  même  infiniment  petit.  Elle  signifiera  alors  ([ue  la 
résultante  des  i^ressions  de  Maxwell  qui  s'exercent  sur  la  surfact;  de  ce 
volume  fait  équilibre  : 


LA  THEORIE  DE  LOUENÏZ  ET  LE  PRINCIPi:  DE  REACTION.  259 

1°.  aux  forces  crorigine  non  électrique  appliquées  à  la  matière  c[ui  est 
située  daus  ce  volume. 

2°.  aux  forces  d'iuertie  de  cette  matière. 

8°.  aux  forces  d'iuertie  du  tluide  fictif  reufermé  daus  ce  volume. 

Pour  définir  cette  iuertie  du  fiuide  fictif,  il  fait  convenir  que  le  fluide 
qui  se  crée  en  un  point  quelconque  par  transformation  de  l'énergie,  naît 
d'abord  sans  vitesse  et  qu'il  emprunte  sa  vitesse  au  fluide  déjà  existant; 
si  donc  la  quantité  de  fluide  augmente,  mais  que  la  vitesse  reste 
constante,  on  aura  néanmoins  une  certaine  inertie  à  vaincre  parce  que 
le  fluide  nouveau  em])runlant  de  la  vitesse  au  fluide  ancien,  la  vitesse 
de  l'ensemble  dimiiuierait  si  une  cause  quelconque  n'intervenait  pour 
la  maintenir  constante.  De  même  lorsqu'il  y  a  destruction  d'énergie 
électromagnétique,  il  faut  que  le  fluide  avant  de  se  détruire,  perde  sa 
vitesse  en  la  cédant  au  fluide  subsistant. 

L'équilibre  a_yant  lieu  pour  un  volume  infiniment  petit,  aura  lieu  pour 
un  volume  fini.  vSi  en  efl'et  nous  le  décomposons  en  volumes  iufiniments 
petits,  réquilibre  a  lieu  pour  chacun  d'eux.  Pour  passer  au  volume  fini, 
il  faut  considérer  rensemble  des  forces  a])pliquées  aux  dittereuts  volumes 
infiniiTient  petits;  seulement  parmi  les  ])ressio]is  de  Maxwell  on  ne 
conservera  que  celles  qui  s'exercent  sur  la  surface  du  volume  fini  total, 
mais  on  supprimera  celles  qui  s'exercent  sur  les  éléments  de  surface  qui 
séparent  l'iui  de  l'autre  deux  volumes  intiin'ment  petits  contigus.  Cette 
suj)ression  ne  cliangeni  rien  à  l'écjuilibre,  puisque  les  pressions  ainsi 
supprimées  sont  deux  à  deux  égales  et  directement  opposées. 

L'équilibre  aura  donc  encore  lieu  pour  le  volume  fini. 

Il  aura  donc  lieu  ])our  l'espace  tout  entier.  Mais  dans  ce  cas,  on  n'a 
à  envisager  ni  les  pressions  de  Maxwell  qui  sont  nulles  à  l'intini,  ni 
les  forces  d'origine  non  électrique  qui  se  font  équilibre  en  vertu  du 
principe  de  réaction  a])plicable  aux  forces  envisagées  dans  la  ]\lécanique 
ordinaire. 

Les  deux  sortes  de  forces  d'inertie  se  font  donc  équilibre,  d'où  une 
double  conséquence  : 

1°.  Le  principe  de  la  conservation  des  projections  des  quantités  de 
mouvement  s'applique  au  système  de  la  matière  et  du  fluide  fictif;  on 
retrouve  aussi  les  équations  (4). 

2°.  Le  principe  de  la  conservation  des  moments  des  quantités  de 

17* 


â60  H.  POINCARÉ, 

mouvements  ou  en  d'autres  termes,  U  principe,  des  aires  s'applique  au 
système  de  la  matière  et  de  fluide  fictif.  C'est  là  une  conséquence  nou- 
velle qui  complète  les  données  fournies  par  les  équations  (4). 

L'énergie  électromagnétique  se  comportant  donc  an  point  de  vue  qui 
nous  occupe  comme  un  fluide  doué  d'inertie,  on  doit  conclure  que  si 
un  appareil  quelconque  a])rès  avoir  produit  de  Téuergie  électromagné- 
tique, l'envoie  par  rayonnement  dans  une  certaine  direction,  cet  appareil 
devra  reculer  comme  recule  un  canon  qui  a  lancé  un  projectile. 

Bien  entendu,  ce  recul  ne  se  produira  2)as  si  Tapjjareil  producteur 
envoie  également  de  l'énergie  dans  tous  les  sens;  il  se  produira  au  con- 
traire si  cette  symétrie  n'existe  pas,  et  si  l'énergie  électromagnétique 
produite  est  renvoyée  dans  une  direction  uni(|ue,  ainsi  que  cela  arrive 
par  exemple  si  ra])pareil  est  nu  excitateur  de  Hertz  placé  au  foyer 
d'un  miroir  parabolique. 

Il  est  facile  d'évaluer  en  chiti'res  l'importance  de  ce  recul.  vSi  l'appa- 
reil à  une  masse  de  1  Kilogramme  et  s'il  a  envoyé  dans  une  direction 
unique  avec  la  vitesse  de  In  lumière  trois  millions  de  joules,  la  vitesse 
due  au  recul  est  de  1  cm.  par  seconde.  En  d'autres  termes  si  l'énergie 
produite  ])ar  une  machine  de  3000  watts  est  envoyée  dans  une  seule 
direction,  il  faudra  ])our  iiuiintenir  la  machine  en  place,  malgré  le 
recul,  une  force  d'une  dyne. 

H  est  évident  qu'une  force  aussi  faible  ne  pourrait  pas  être  décelée 
par  l'expérience.  Mais  on  pourrait  s'imaginer  que  si,  par  impossible,  on 
disposait  d'appareils  de  mesure  assez  sensibles  pour  la  mettre  en  évidence, 
on  aurait  ainsi  démontré  que  le  principe  de  réaction  ii'est  pas  applicable 
à  la  matière  seule;  et  que  ce  serait  la  confirmation  de  la  théorie  de 
LoRENTZ  et  la  condamnation  des  autres  théories. 

Il  n'en  c^st  rien,  la  théorie  de  Hkrtz  et  eu  général  toutes  les  autres 
théories  prévoient  le  même  recul  que  celle  de  Lorenïz. 

J'ai  pris  tout  à  l'heure  l'exemple  d'un  excitateur  de  Hertz  dont  les 
radiations  seraient  rendues  parallèles  par  un  miroir  parabolique.  J'aurais 
pu  prendre  un  exemple  plus  simple  emprunté  à  l'optique;  un  faisceau 
de  rayons  lumineux  pai-allèles  vient  frapper  normalement  un  miroir  et 
après  réflexion  revient  en  sens  invers.  De  l'énergie  se  propageant  d'abord 
de  gauche  à  droite  par  exemple  est  renvoyée  ensuite  de  droite  à  gauche 
par  le  miroir. 

Le  miroir  doit  donc  reculer  et  le  recul  est  aisé  à  calculer  par  les  con- 
sidérations (|ui  précèdent. 


LA  TIIÉOIITR   l)i;   hORKNTZ   ET  LR  PRINCIPE   DK  RÉACTION.  £61 

Or  il  est  aisé  de  rccouiiaître  le  problème  qui  a  déjà  été  traité  par 
Maxwell  aux  §§  792  et  798  de  son  ouvrage.  Il  prévoit  aussi  un  recul 
du    miroir   tout   pareil  à   celui   que  nous  avons  déduit  de  la  théorie  de 

LORTINTZ. 

Si  en  effet  nous  pénétrons  plus  avant  dans  l'étude  du  niécauisme  de 
ce  recul  voici  ce  que  nous  trouvons.  Considérons  un  volume  quelconcjue 
et  appliquons  lui  l'équation  (2);  cette  équation  nous  apprend  que  la 
force  d'origine  électromagnétique  ([ui  s'exerce  sur  les  électrons,  c'est  à 
dire  sur  la  matière  contenue  dans  le  volume  est  égale  à  la  résultante 
des  pressions  de  Maxwell  augnuMité  d'un  terme  correctif  qui  est  la 
dérivée  de  l'intégrale 

jdT{l3/>  —  yff). 

Si  le  régime  est  établi,  cette  intégrale  est  constante  et  le  tennc;  cor- 
rectif est  nul. 

Le  recul  prévu  par  la  thécu-ie  de  Lorkntz  est  celui  qui  est  dû  aux 
pressions  de  Maxwell.  Or  toutes  les  théories  prévoient  les  ])ressions  de 
Maxwell;  doz/c  foutes  les  théories  j-n'évoieut  le  'ineme  recul. 

Mais  alors  une  (|iiestion  se  pose.  Nous  avons  prévu  le  recul  dans  la 
théorie  de  Lokentz  parce  que  cette  théorie  est  contraire  au  priiu^ipe  de 
réaction.  Or  ])armi  les  autres  théories,  il  j  en  a,  comme  celle  de  Hi  rtz, 
qui  sont  conformes  à  ce  principe.  Comment  se-fait-il  qu'elles  aussi  con- 
duisent au  même  recul  1^ 

Je  me  hâte  de  donner  rex])lication  de  ce  paradoxe,  quitte  à  justifier 
ensuite  cette  explication.  Dans  la  théorie  de  Lorentz  et  dans  celle  de 
ÏIeiîtz  l'appareil  qui  produit  de  l'énergie  et  l'envoie  dans  une  direction 
recule,  mais  cette  énergie  ainsi  rayoïniéc;  se  propage  en  traversant  un 
certain  milieu,  de  l'air  par  exemjjle. 

Dans  la  théorie  de  Lorentz  lorsque  l'air  reçoit  l'énergie  ainsi  ray- 
onnée,  il  ne  subit  aucune  action  mécanique;  il  n'en  subit  2)as  non  plus 
lorsque  cette  énergie  le  quitte  après  l'avoir  traversé.  Au  contraire  dans 
la  théorie  de  îIertz,  lorsque  l'air  reçoit  l'énergie,  il  est  poussé  en  avant 
et  il  recule  au  contraire  quand  cette  énergie  le  quitte.  Les  mouvements 
de  l'air  traversé  par  l'énergie  compensent  ainsi  au  point  de  vue  du  ])riu- 
cipe  de  réaction,  ceux  des  appareils  qui  ont  ju'oduit  cette  énergie.  Dans 
la  théorie  de  Lorentz,  cette  compensation  ne  se  fait  pas. 


262  H.  POINCARÉ. 

Revenons  en  effet  à  la  tliéorie  de  Lorentz  et  à  notre  équation  (£)  et 
appliquons  la  à  un  diélectrique  homogène.  On  sait  comment  Lorexïz 
se  représente  un  milieu  diélectrique;  ce  milieu  renfermerait  des  électrons 
susceptibles  de  petits  déplacements,  et  ces  déplacements  produiraient  la 
polarisation  diélectrique  dont  Teffet  viendrait  s'ajouter,  à  certain  points 
de  vue,  à  celui  du  déplacement  électrique  proprement  dit. 

Soient  A",  Y,  Z  les  composantes  de  cette  polarisation.   On  aura: 

dX  ,  .      dY  ,  dZ  ^ 

(o)  ^dr  =  ^pi;;    '^dr  =  y.pvi,     ■^r/T  =  Spç. 

Les  sommations  des  seconds  membres  sont  étendues  à  tous  les  élec- 
trons contenus  à  l'intérieur  de  l'élément  dr  et  ce-s  équations  peuvent 
être  regardées  comme  la  définition  même  de  la  polarisation  diélectrique. 

Pour  l'expression  de  la  résultante  des  forces  pondéromotrices  (que  je 
ne  désigne  plus  par  X  afin  d^éviter  toute  confusion  avec  la  polarisation) 
nous  avons  trouvé  l'intégrale  : 

ou 

jp'/i'/dr—jptlodT-^rYJp-^'^''^- 
Les  deux  premières  intégrales  peuvent  être  remplacées  par 
f    dX  ,         l\dZ  , 

en  vertu  des  équations  (5).  Quant  à  la  troisième,  elle  est  nulle,  par  ce 
que  la  charge  totale  d'un  élément  de  diélectrique  contenant  un  certain 
nombre  d'électrons  est  nulle.  Notre  force  poudéromotrice  se  réduit 
donc  à  : 


/(^f-^D- 


Si  je  désigne  alors  par  n  la  force  due  aux  diverses  pressions  de  Max- 
well, de  sorte  (|ue 

n  =  (A;  +  A-3)  +  (A-',-r) 


LA  THKOUIE   DE   LORENT/  ET  LE  PlllNCIPE  DIO  llEACTION.  263 

alors  notre  équation  (2)  devient: 

On  a  d'ailleurs  une  relation  telle  que  celle-ci 

(A)  ^''^  +  ^A=/ 

cil  a  et  h  sont  deux  constantes  caractéristiques  du  uiilieu;  on  en  déduit 
aisément  : 

(B)  A-  =  C;/;-'-l)/ 
et  de  niênie 

H  étant  l'indice  de  réfraction  de  la  couleur  considérée. 

On  peut  être  conduit  à  remplacer  la  relation  (A)  par  d'autres  plus 
corapli([uées;  par  exeni])le  si  l'on  doit  supposer  des  ions  complexes. 
Peu  im])orte^  puis  qu'on  serait  toujours  conduit  à  l'équation  (B). 

Pour  aller  plus  loin  nous  allons  supposer  une  onde  plane  se  propa- 
geant dans  le  sens  de  l'axe  des  x  vers  les  x  positifs  par  exemple.  Si 
l'onde  est  polarisée  dans  le  ])lan  des  x.:,  on  aura 

X =/=  oc=Z=h  =  i2^{) 
et 

7  =  'ny 


En  tenant  compte  de  toutes  ces  relations,  (2  hi-s)  devient  d'abord 

oii  la  première  intégrale  représente  la  force  pondéromotrice.  Mais  si 
l'on  tient  compte  des  proportions 

0  Y  y 


1       n^—\  ^_hr  \ 


'\VXo^ 


264  H.  POINCARÉ, 

notre  équation  devient 

Mais  pour  tirer  quelque  chose  de  cette  formule^  il  iinjîorte  de  bien 
voir  comment  se  partage  et  se  propage  l'énergie  dans  un  milieu  diélec- 
trique. L'énergie  se  divise  en  trois  parties  :  1°  l'énergie  électrique,  2° 
rénergie  magnétique,  3°  l'énergie  mécanique  due  au  mouvement  des 
ions.  Ces  trois  parties  ont  respectivement  pour  expressions 

Stt  ,.,  1  „  2t  ^  ,. 
-^^P,  —2^.^  ^S/A 
Ao  0  7Ï-  Ao 

et  dans  les  cas  d'une  onde  plane,  elles  sont  entre  elles  comme 

1,     n\     n^—l . 

Dans  l'analyse  qui  précède  nous  avons  fait  jouer  un  rôle  à  ce  que 
nous  avons  appelé  la  quantité  de  mouvement  de  l'énergie  électromag- 
nétique. Il  est  clair  que  la  densité  de  notre  tliiide  fictif  sera  proportion- 
nelle à  la  somme  des  deux  premières  parties  (électrique  et  magnétique) 
de  l'énergie  totale  et  que  la  troisième  partie,  (jui  est  purement  mécanique 
devra  être  laissée  de  côté.  Mais  quelle  vitesse  convient-il  d'attribuer  à  ce 
fluide?  Au  premier  abord,  on  ])ourrait  croire  que  c'est  la  vitesse  de  pro- 

1 
pagation  de  l'onde,  c'est  à  dire     ,  ^~f  .  Mais  ce  n'est  pas  aussi  simple. 

11  V  A  „ 

En  chaque  point  il  y  a  proportionnalité  entre  l'énergie  électromagné- 
tique et  l'énergie  mécanique  ;  si  donc  eu  un  point  l'énergie  électromag- 
nétique vient  à  diminuer,  l'énergie  mécanique  dimiiaiera  également, 
c'est  à  dire  qu'elle  se  transformera  partiellement  en  énergie  électromag- 
nétique; il  y  aura  donc  création  de  fluide  fictif. 

Désignons  ])our  un  instant  ])ar  p  la  densité  du  fluide  fictif,  par  ^'  sa 
vitesse  que  je  suppose  parallèle  à  l'axe  des  x;  je  suppose  que  toutes  nos 
fonctions  ne  dépendent  que  de  x  et  de  t,  le  plan  de  l'onde  étant  per- 
pendiculaire à  l'axe  des  x.  L'équation  de  continuité  s'écrit  alors 

df,  '^  dx       dt  ^ 


LA  THÉOIilE  DE  LORKNTZ  KT  LE  PRINCIPE  DE  REACTION.  205 

OÙ  "^p  étant  la  quantité  de  fluide  fictif  créé  pendant  le  temps  df.  Or 
cette  quantité  est  égale  à  la  quantité  d'énergie  mécanique  détruite^  la- 
quelle est  à  la  quantité  d'énergie  électromagnétique  détruite,  c'est  à 
dire  à  —  dp,  comme  //- —  1  est  à  y/^-j-  ]  ;  d'oi^i 

Zp  dp 


n'—l  «2+  1 

(le  sorte  que  notre  écpiation  devient 

dp     2//'^        dpt; 
dîn'^-\-l~^lh 


0. 


Si   !;  est  une  constante,  cette  équation  nous  uumtre  (|ue  la  vitesse  de 
})ropagatiou  est  égale  à 


Si  la  vitesse  de  propagation  est  ou  aura  donc 

2n 


Si  l  enero'ie  totale  est  J  ,  1  euergieelectrorangnetiquesera  J= r  J 

et  la  quantité  de  mouvement  du  fluide  fictif  sera: 

2  ir  n 

puisque  la  densité  du  fluide  fictif  est  égale  à  Fénergie  mnltiifliée  par  A  y. 

Or  dans  l'équation  (0)  le  premier  terme  du  second  membre  représente 
la  force  pondéromotrice,  c'est  à  dire  la  dérivée  de  la  quantité  de  mou- 
vement de  la  matière  du  diélectrique,  pendant  que  les  deux  derniers 
termes  représentent  la  dérivée  de  la  quantité  de  mouvement  du  fluide 
fictif.  Ces  deux  quantités  de  mouvement  sont  donc  entre  elles  comme 
;^2— let2. 

Soit  alors  A  la  densité  de  la  matière  du  diélectrique,  W x,  If^ij,  Wz  les 
composantes  de  sa  vitesse.  Eeprenons  les  équations  (4).  Le  premier 
terme  2  M  V,c  représente  la  quantité  de  mouvement  de  toute  la  matière 


266  11.   POINCAUÉ. 

réelle;  nous  le  décomposerons  en  deux  parties.  La  ])reraière  partie  que 
nous  continuerons  à  désigner  par  S  MF,,,  représentera  la  quantité  de 
mouvement  des  appareils  producteurs  d'énergie;  la  seconde  partie  repré- 
sentera la  quantité  de  mouvement  des  diélectriques  ;  elle  sera  égale  à 


/- 


A.  Jr^dr 

de  sorte  que  Téquation  (4)  deviendra 

{Ui.s)  Z  M  F^:  +  I  (A.  //':,.  -f  Kq  J  IJ.,)  dr  =  const. 

D'après  ce  que  nous  venons  de  voii'^  on  aura 

D'ailleurs,  désignons  par  -/'  comme  plus  haut  Ténergie  totale;  dis- 
tinguons d'autre  part  la  vitesse  réelle  du  fluide  fictif,  c'est  à  dire  celle 
qui  résulte  de  la  loi  de  Poyntino  et  que  nous  avons  désignée  par  Ux, 
Uy,  V-,  et 'la  vitesse  apparente  de  l'énergie,  c'est  à  dire  celle  que  Ton 
déduirait  de  la  vitesse  de  propagation  des  ondes  et  que  nous  désignerons 
par  V .r,  U'ji,  U' z.  Il  résulte  de  l'équation  (7)  que: 

J  (Jj,  =  J'  U\, 
On  peut  donc  écrire  l'équation  (4  bis)  sous  la  forme: 

2  Jf  r^  +  |a.  Wa,  -^KqJ'  Lf'a)  dr  =  const. 

L'équation  (4  bis)  montre  ce  qui  suit  :  si  un  appareil  rayonne  de  l'éner- 
gie dans  une  direction  unique  davs  le,  vide,  il  subit  un  recul  qui  est 
compensé  uniquement  au  point  de  vue  du  principe  de  réaction  par  le 
mouvement  du  fluide  fictif. 

Mais  si  le  rayonnement  au  lieu  de  se  faire  daiis  le  vide,  se  fait  dans 
un  diélectrique,  ce  recul  sera  com])ensé  en  partie  ]jai'  le  mouvement  du 
fluide  fictif,  eu  partie  par  le  mouvement  de;  la  matière  du  diélectrique 


LA  THÉORIE  DK  I.ORKNTZ  ET  LE   fRL>rCIPE  DE   RÉACTION.  267 

et  la  fraction  du  recul  de  ra[)j)areil  producteur  qui  sera  ainsi  compensé 
])ar  le  mouvement  du  diélectri{[ue,  c'est  à  dire  par  le  mouvement  d'une 

-       1 
véritable  matière^   cette  fraction  dis-je  sera  -^,— | — :.. 

Yoilà  ce  qui  résulte  de  la  théorie  de  LortENTz;  comment  passerons- 
nous  maintenant  à  la  théorie  de  Hertz. 

On  sait,  en  quoi  consistaient  les  idées  de  Mossorrr  sur  la  constitution 
des  diélectriques. 

Les  diélectriques  ;iutr(;s  (|ue  le  vide  étaient  formés  de  j)etites  sphères 
conductrices  (ou  plus  généralement  de  petits  corps  conducteurs)  séparés 
les  unes  des  autres  ])ar  un  milieu  isolant  impolarisable  analogue  au  vide. 
Comment  est-on  passé  de  là  aux  idées  de  Maxwell?  On  a  imaginé  que 
le  vide  lui-même  avait  la  même  constitution:  il  n'était  pas  impolnrisable, 
mais  formé  de  cellules  conductrices,  séparées  ])ar  des  cloisons  formées 
d'une  matière  idéale,  isolante  et  impolarisable.  Le  pouvoir  inducteur 
spécifique  du  vide  était  donc  ])lus  grand  que  celui  de  la  matière  idéale 
impolarisable  (de  même  que  dans  la  conception  primitive  de  Mossotti, 
le  pouvoir  inducteur  des  diélectriques  était  plus  grand  que  celui  du 
vide,  et  ])our  la  même  raison).  Et  le  rapport  du  premier  de  ces  pouvoirs 
au  second  était  d'autant  plus  grand  que  l'espace  occupé  par  les  cellules 
conductrices  était  plus  grand  par  rajiport  à  l'espace  occupé  ])ar  les 
cloisons  isolantes. 

Passons  enfin  à  la  limit(^;  en  regardant  le  pouvoir  inducteur  de  la 
matière  isolante  comme  infiniment  ])etit,  et  en  même  temps  les  cloisons 
isolantes  comme  infiniment  minces,  de  telle  façon  que  l'espace  occupé 
par  ces  cloisons  étant  infiniment  petit,  le  pouvoir  inducteur  du  vide 
reste  fini.  Ce  passage  a  la  limite  nous  conduit  et  la  Ihéorie  (h  Maxwell. 

Tout  cela  est  bien  connu  (;t  je  me  borne  à  le  rappeler  ra})idement. 
Eh  bien,  //  //  a  enlre  la  théorie  (h  Lorentz  et  celle  de  Hek,tz  la  inéine 
relation  (pi! entre  celle  de  Mossotti  et  celle  de  Maxwell. 

Supposons  en  effet  que  nous  attribuions  au  vide  la  môme  constitution 
que  LoRENTZ  attribue  aux  diélectriques  ordinaires;  c'est  à  dire  que  nous 
le  considérions  comme  un  milieu  impolarisable  dans  lequel  des  électrons 
peuvent  subir  de  petits  déplacements. 

Les  formules  de  Lorentz  seront  encore  applicables,  seidement  À^  ne 
représentera  plus  le  pouvoir  inducteur  du  inde^  mais  celui  de  notre  milieu 
im,polarisaljle  idéal.  Passons  à  la  limite  en  supposant  A",,  infiniment 
petit;  il  faudra  bien  entendu  pour  compenser  cette  hypothèse^  multi- 


268  H.  POINCARÉ. 

plier  le  nombre  des  électrons  de  façon  que  les  pouvoirs  inducteurs  du 
vide  et  des  autres  diélectriques  restent  finis. 

La  théorie  oii  conduit  ce  passage  à  la  limite  n'est  autre  que  celle  de 
Hertz. 

Soit   V  la  vitesse  de  la  lumière  dans  le  vide.  Dans  la  théorie  de  Lo- 

RKNTZ  ])rimitive^  elle  est  égale  à  ,y==  ',  i^i'^-^^  il  n'en  est  plus  de  même 
dans  la  théorie  modifiée^  elle  est  égale  à 

] 


vyK 


t/^y  étant  rindice  de  réfraction  du  vide  par  ra])port  an  milieu  idéal  im- 
polarisable.  Si  ;/  désigne  Tindice  de  réfraction  d'un  diélectrique  par 
rapport  au  vide  vulgaire^,  son  iiulice  par  rapport  à  ce  milieu  idéal  sera 
n  nç^  et  la  vitesse  de  la  lumière  dans  ce  diélectrique  sera 


V 


'"'        nv.VK, 


Dans  les  formules  de  Lorentz^  il  faut  alors  remplacer  w  jmr  //  Hq. 
Par  exemple  l'entraînement  des  ondes  daiis  la  théorie  de  Lorentz  est 
rejjrésenté  ])ar  la  formule  de  Fresnkl 


'■o-,:o 

Dans  la  théorie  modifiée,  il  serait 


Si  nous  ])assons  à  la  limite,  il  faut  faire  Kf^  =  0,  d'où  //^  ^  x)  ;  donc 
dans  la  théorie  de  Hektz  rentraînement  sera  r,  c'est  à  dire  qu'il  sera 
total.  Cette  conséquence,  contraire  à  rex])érience  de  Fizeau,  suffit  pour 
condamner  la  théorie  de  Hertz,  de  sorte  que  ces  considérations  n'ont 
guère  qu'un  intérêt  de  curiosité. 

Reprenons  cependant  notre  équation  (4  bis).  Elle  nous  enseigne  que 
la  fraction  du  recul  qui  est  compensée  par  le  mouvement  de  la  matière 
du  diélectrique  est  égale  à 


LA  THÉOKIE  de  LOllENTZ  ET  LE  PEINCIPE  DE  KEACTION.  269 

Dans  la  tliéone  de  Lorentz  inotlitice,  cette  fraction  sera  : 

oi^  u'^Q  —  1 


n-  u 


Si  nous  passons  à  la  limite  en  faisant  )if^  =  co  ^  cette  fraction  est 
égale  à  1,  de  sorte  que  le  recul  est  eiitierevient  compensé  par  le  mouve- 
ment de  la  matière  des  diélectriques.  En  d'autres  termes,  dans  la  thé- 
orie de  Hertz,  le  principe  de  réaction  n'est  pas  violé  et  s'applique  à  la 
matière  seule. 

Cest  ce  qu'on  verrait  encore  à  l'aide  de  l'équation  (  l  />/'*);  si  à  la 
limite  K^^  est  nul,  le  terme  /^A'„ /'  Uj  (h  qui  représente  la  quantité  de 
mouvement  du  ihiide  fictif  devient  nul  aussi,  de  sorte  qu'il  suffit  d'envis- 
ager la  quantité  de  mouvement  de  la  matière  réelle. 

D'oii  cette  conséquence:  pour  déiaui/lrer  expérlmeutaJeimni  (pie  le 
irrlncipe  de  réac/iou  eut  bien  violé  daim  la  réalité  comme  II  Cest  dans  la 
théorie  de  Lorentz,  il  ne  sîijjisalt  pas  de  montrer  (pie  les  appereils  pro- 
duclttirs  d'énergie  subissent  un  l'ecul,  ce  qui  serait  déjà  assez  difficile,  il 
faudrait  encore  montrer  que  ce  recul  n'est  pas  compensé ^icir  les  m.oure- 
meufs  des  diélectri(pues  et  en  parlicidier  de  Vair  traversés  par  les  ondes 
électromagnétiques.  Cela  serait  évidemment  beaucoup  plus  difficile 
encore. 

Une  dernière  remarque  sur  ce  sujet.  Supposons  que  le  milieu  traversé 
par  les  ondes  soit  magnétique.  Une  partie  de  l'énergie  ondulatoire  se 
trouvera  encore  sous  la  forme  mécanique.  Si  /y.  est  la  perméabilité 
magnétique  du  milieu,  l'énergie  magnétique  totale  sera: 

\^x-dT 

SttJ 

mais  une  fraction  seulement,  à  savoir  : 

"^    Wx'-dT 

SttJ 

sera  de  l'énergie  magnétique  proprement  dite;  l'autre  partie: 

SîT      J 


270  H.   POINCARÉ. 

sera  de  Ténergie  méca/iuiae  employée  à  rapprocher  les  courants  parti- 
culaires  cVune  orientation  commune  perpendiculaire  au  champ^  à  ren- 
contre de  la  force  élastique  qui  tend  à  ramener  ces  courants  à  Torien- 
tation  d'équilibre  qu'ils  reprennent  en  l'absence  de  champ  magnétique. 
On  pourrait  alors  appliquer  à  ces  milieux  une  analyse,  tout  à  fait 

|)areille  à  celle  qui  ])récède,  et  oi^i  l'énergie  mécanique — ■ |  S  x'dr, 

2,7r  f 
jouerait  le  même  rôle  que  jouait  l'énei'gie  mécani(|ue     ;    1  SA/^'/rdans 

0 

le  cas  des  diélectriques.  On  reconnaîtrait  ainsi  que  s'il  existait  des  mi- 
lieux magnétiques  non  diélectriques  (je  veux  dire  dont  le  pouvoir  diélec- 
trique serait  le  même  que  celui  du  vide)  la  matière  de  ces  milieux  subi- 
rait une  action  mécanique  par  suite  de  passage  des  ondes  de  telle  sorte 
que  le  recul  d(;s  appareils  producteurs  serait  en  partie  compensé  par 
les  mouvements  de  ces  milieux,  comme  il  l'est  par  ceux  des  diélectriques. 
Pour  sortir  de  ce  cas  que  la  nature  ne  réalise  pas,  sujiposons  un  milieu 
à  la  fois  diélectri((ue  et  magnéticpie,  la  fraction  du  recul  conq^ensée  par 
le  mouvement  du  milieu  sera  plus  forte  que  pour  un  milieu  non-mag- 
nétique de  même  ])ouvoir  diélectrique. 

§  '3. 

Pourquoi  le  principe  de  réaction  s'impose-t-il  à  notre  esprit?  Il 
importe  de  s'en  rendre  comjîte,  alin  de  voir  si  les  paradoxes  qui  précè- 
dent peuvent  être  réellement  considérés  comme  une  objection  à  la  thé- 
orie de  LoRENTZ. 

Si  ce  princijx!,  dans  la  plupart  des  cas,  s'impose  à  nous,  c^est  que  sa 
négation  conduirait  au  mouvement  perpétuel;  en  est-il  de  même  ici? 

Soient  A  et  7)  deux  cor])s  quelconques,  agissant  l'un  sur  l'autre,  mais 
soustraits  à  toute  action  extérieure;  si  l'action  de  l'un  n'était  pas  égale 
à  la  réaction  de  l'autre,  ou  pouri-ait  les  attacher  l'un  à  l'autre  par  une 
tringle  de  longueur  invariable  de  façon  (pi'ils  se  comportent  comme 
ujf'  seul  corps  solide.  Les  forces  appli([uées  à  ce  solide  ne  se  faisant  pas 
équilibre,  le  système  se  mettrait  en  mouvement  et  ce  mouvement  irait 
sans  cesse  en  s'accéléraut,  a  une  cunâlUun.  loii/efoh  ,  c'est  que  l'action 
mutuelle  des  deux  corps  ne  dépende  que  de  leur  ])Osition  relative  et  de 
leur  vitesse  relative,  mais  soit  indépendante;  de  leur  position  absolue  et 
de  leur  vitesse  absolue. 

Plus  généralement  soit  \\\\  système  couservatif  quelcojique,   U  son 

\ 


LA  THÉORIE  DE  LORENTZ  ET  LE  PRINCIPE  DE  REACTION.  271 

énergie  potentielle,  m,  la  niasse  d'un  des  points  du  système,  ^-.j^'j  -'  l*''^' 
composantes  de  sa  vitesse,  on  aura  l'équation  des  forces  vives: 

X  —  (rf.''2  -f-_//'2  +  .r'2)  -^r  17=  const. 

Rapportons  maintenant  le  système  à  des  axes  mobiles  animés  d'une 
vitesse  constante  de  translation  v  paralèle  à  l'axe  des  .;•  :  soint  x.i/',z, 
les  composantes  de  la  vitesse  relative  par  rapport  à  ces  axes,  on  aura: 

x'  =  .1^,  '  -f  V,  i/  =  ij\ ,  z  =  z\ . 

et  par  conséquent  : 

2  f  [(^^,  '  +  vY-  -}-//,  '■'  +  ^\  ')]  +  U=  const. 

En  vertu  du  principe  du  mouvement  relatif,  U  ne  dépend  que  de  la 
position  relative  des  points  du  système,  les  lois  du  mouvement  relatif  ne 
diffèrent  pas  de  celles  dn  mouvement  absolu  et  l'équation  des  forces 
vives  dans  le  mouvement  relatif  s'écrit 

2:f(^',^+/t^  +  ^'r)+^=  const. 

En  retranclnint  les  deux  équations  Tune  de  l'autre  on  trouve 

(8)  vY.  'im\   -\-  -  Z  w;,  =  const. 

il 

OU 

(9)  'Zmx^'  =  const. 

ce  qui  est  l'expression  analytique  du  principe  de  réaction. 

Le  principe  de  réaction  nous  apparaît  donc  comme  une  conséquence 
de  celui  de  Téncrgie  et  de  celui  du  mouvement  relatif.  Ce  dernier  prin- 
cipe lui-même  s'impose  impérieusement  à  l'esprit,  quand  on  l'applique 
à  un  système  isolé. 

Mais  dans  le  cas  qui  nous  occu])e,  il  ne  s'agit  pas  d'un  système  isolé, 
puisque  nous  ne  considérons  que  la  matière  proprement  dite,  en  dehors 
de  laquelle  il  y  a  encore  l'éther.  Si  tous  les  objets  matériels  sont  en- 
traînés  dans   une  translation   commune,   comme  par  exemple  dans  la 


272  H.   POINCAEÉ, 

trauislation  de  la  Terre,  les  phéuonièues  peuvent  dift'érer  de  ce  qu'ils 
seraient  si  cette  translation  n'existait  pas  parce  que  Tétlier  peut  ne  pas 
être  entraîné  dans  cette  translation.  Le  principe  du  mouvement  relatif 
ainsi  entendu  et  ajopliqué  à  la  matière  seule  s'impose  si  peu  à  l'esprit 
que  l'on  a  institué  des  expériences  pour  mettre  eu  évidence  la  translation 
de  la  Terre.  Ces  expériences,  il  est  vrai,  ont  donné  des  résultats  négatifs 
mais  on  s'en  est  plutôt  étonné. 

Toutefois  une  question  se  pose  encore.  Ces  expériences,  ai-je  dit,  ont 
donné  un  résultat  négatif,  et  la  théorie  de  Loricntz  explique  ce  résultat 
négatif.  11  semble  que  le  principe  du  nlouvement  relatif,  qui  ne  s'im- 
posait pas  a  priori,  est  vérifié  a  posteriori  et  que  le  prijicipe  de  réaction 
devrait  s'en  suivre;  et  cependant  il  n'en  est  jjas  ainsi,  comment  cela  se 
fait-il  ? 

C'est  qu'en  réalité,  ce  que  nous  avons  apjjelé  le  principe  du  mouve- 
ment relatif  n'a  été  vérifié  qu'imparfaitement  comme  le  montre  la 
théorie  de  Lorentz,  Elle  est  du^  à  une  compensation  d'effets,  mais: 

1°.  Cette  compensation  n'a  lieu  qu'en  négligeant  v-,  à  moins  défaire 
une  certaine  hypothèse  complémentaire  que  je  ne  discuterai  pas  pour  le 
moment. 

Cela  toutefois  n'a  pas  d'importance  pour  notre  objet,  car  si  l'on 
néglige  v-,  l'équation  (8)  donnera  directement  l'équation  (9),  c'est  à  dire 
le  principe  de  réaction. 

2°.  Pour  que  la  comjjensatiou  se  fasse,  il  faut  rapporter  les  j)héno- 
mènes,  non  pas  au  temps  vrai  f,  mais  à  un  certain  femps-  local  t'  défini 
de  la  façon  suivante. 

Je  suppose  que  des  observateurs  placés  en  difiereuts  points,  règlent 
leurs  montres  à  l'aide  de  signaux  lumineux  ;  qu'ils  cherchent  à  corriger 
ces  signaux  du  temps  de  la  transmission,  mais  qu'ignorant  le  mouvement 
de  translation  dont  ils  sont  animés  et  croyant  par  conséquent  que  les 
signaux  se  transmettent  également  vite  dans  les  deux  sens,  ils  se  bornent 
à  croiser  les  observations,  en  envoyant  un  signal  de  A  en  B,  jmis  un 
autre  de  B  en  A.  Le  temps  local  /'  est  le  temps  marqué  par  les  mon- 
tres ainsi  réglées. 

1 

Si  alors  V  =     / -    est  la  vitesse  de  la  lumière,  et  v  la  translation  de 


LA  THÉORIE  DE  LORENTZ  ET  LE  PRINCIPE  DE  REACTION.  273 

la  Terre  que  je  suppose  parallèle  à  Taxe  des  u;  positifs,  on  aura  : 

3°.  L'énergie  ajiparente  se  propage  dans  le  mouvement  relatif  sui- 
vant les  mêmes  lois  que  l'énergie  réelle  dans  le  mouvement  absolu, 
mais  rénergie  apparente  n'est  pas  exactement  égale  à  l'énergie  réelle 
correspondante. 

4°.  Dans  le  mouvement  relatif,  les  corps  producteurs  d'énergie  élec- 
tromagnétique sont  soumis  à  une  force  apparente  complémentaire  qui 
n'existe  pas  dans  le  mouvement  absolu. 

Nous  allons  voir  comment  ces  diverses  circonstances  résolvent  la  con- 
tradiction que  je  viens  de  signaler. 

Imaginons  un  appareil  producteur  d'énergie  électrique,  disposé  de 
telle  sorte  que  l'énergie  produite  soit  renvoyée  dans  une  direction  unique. 
Ce  sera  par  exemple  un  excitateur  de  Hi;ktz  muni  d'un  miroir  para- 
bolique. 

D'abord  au  repos,  l'excitateur  envoie  de  l'énergie  dans  la  direction  de 
l'axe  des  x,  et  cette  énergie  est  précisément  égale  à  celle  qui  est  dépen- 
sée dans  l'excitateur.  Comme  nous  l'avons  vu  l'appareil  recule  et  prend 
une  certaine  vitesse. 

Si  nous  rapportons  tout  à  des  axes  mobiles  liés  à  l'excitateur,  les 
phénomènes  apparents  devront  être,  sauf  les  rései'ves  faites  plus  haut, 
les  mêmes  que  si  l'excitateur  était  au  repos  ;  il  va  donc  rayonner  uue 
quantité  d'énergie  apparente  (|ui  sera  égale  à  l'énergie  dépensée  dans 
l'excitateur. 

D'autre  part  il  subira  encore  une  impulsion  due  au  recul,  et  comme 
il  n'est  plus  en  repos,  mais  a  déjà  une  certaine  vitesse,  cette  impulsion 
produira  un  certain  travail  et  la  force  vive  de  l'excitateur  augmentera. 

Si  donc  l'énergie  électromagnétique  rédle  rayonnée,  était  égale  à 
l'énergie  électromagnétique  apparente,  c'est  à  dire  comme  je  viens  de  le 
dire,  à  l'énergie  dépensée  dans  l'excitateur,  l'accroissement  de  force  vive 
de  l'a^ipareil  aurait  été  obtenue  sans  aucune  dépense.  Cela  est  contraire 
au  principe  de  consei'vation.  Si  donc  il  se  produit. un  recul  c'est  que 
l'énergie  apparente  n'est  pas  égale  à  l'énergie  réelle  et  que  les  phéno- 
mènes dans  le  mouvement  relatif  ne  sont  pas  exactement  les  mêmes  que 
dans  le  mouvement  absolu. 

ARCUIVES    NÉERLANDAISES   SÉRIE    II.    TOME    V.  18 


2,74  H.   POINCARÉ. 

Examiiious  la  chose  d'im  peu  plus  près.  Soit  v'  la  vitesse  de  l'excita- 
teur^  V  celle  des  axes  mobiles,  que  je  ne  suppose  plus  liés  à  rexcitateur, 
F  celle  de  la  radiatiou  ;  toutes  ces  vitesses  sont  parallèles  à  Taxe  des  x 
positifs.  Nous  supposerons  pour  simplifier  que  la  radiatiou  a  la  forme 
d'une  onde  plane  polaiisée,  ce  qui  nous  donne  les  équations  : 

/=  /i  =  oi  =  (3  =  0 

dg^_(ly  1      dy  ^  cl  g        y^b^    \^h  ^^ 

df  djf  4<7rl^-'df        dx'  dx^  dl 

d'où: 

y  =  4  TT  V(J 

L'énergie  réelle  contenue  dans  Tunité  de  volume  sera: 

Voyons  maintenant  ce  ([ui  se  ])asse  dans  le  mouvement  a])]jarent  par 
rapport  aux  axes  mobiles.  (3n  a  pour  les  champs  électrique  et  magné- 
tique apparents  : 

Nous  avons  donc  pour  l'énei'gie  apparente  dans  l'unité  de  volume 
(en  négligeant  v'^  mais  non  v  v')  : 


ou  bien 


47r  V'-^g-^  —  3v//7  =  4x  V'^g-fl  —  y\ 


Les  équations  du  mouvement  apparent  s'écrivent  d'ailleurs 

4'  ^=_^'  1      dy  ^  dg' 

'^  dé'  dx"  i^TrV^di'        dx 

ce  qui  montre  que  la  vitesse  apparente  de  propagation  est  encore  V,. 


LA  THEORIE  DE  LORENTZ  ET  LE  PRINCIPE  DE  REACTION.  275 

Soit  7' la  durée  de  l'émission;  quelle  sera  la  longueur  réellement  oc- 
cupée ])ar  la  perturbation  dans  l'espace  ? 

La  tête  de  la  perturbation  est  partie  au  temps  ()  du  point  0  et  elle  se 
trouve  au  teuij)s  /  au  point  /  /;  la  queue  est  partie  au  temps  T,  non 
pas  du  point  0,  mais  du  point  o'  T,  parce  que  l'excitateur  d'où  elle 
émane  a  marché  pendant  le  temps  T  avec  une  vitesse  v .  Cette  queue 
est  donc  à  l'instant  /  au  point  v  T  -{-  V  {f  —  ?').  La  longueur  réelle 
de  la  ])erturbation  est  donc 

L=  r/  — [y/7'+  r(/— 7')]  =  {T—o')  T. 

Q,uelle  est  maintenant  la  longueur  a])parente.  La  tête  est  partie  au 
temps  local  0  du  point  0  ;  au  temps  local  /'  son  abscisse  par  rapport 
aux  axes  mobiles  sera  V/'.  La  queue  est  partie  au  temps  2'  du  point 
o'  T  dont  l'abscisse  par  rapport  aux  axes  mobiles  est  {v'  —  v)  T;  le  temps 
local  correspondant  est 

Au  temps  local  /',  elle  est  au  point  ,r,  j;  étant  donné  par  les  équa- 
tions : 

d'où ,  en  négligeant  o-  : 

^■  =  [.'7'+r(/'-7')](i  +  |.). 

L'abscisse  de  ce  point  par  rapport  aux  axes  mobiles  sera 

^;_  ot'  =  {v'  T—  VT)  (l  +  j\  +  Vf. 

La  longueur  apparente  de  la  perturbation  sera  donc 

L'  =  Vf -[x- Vf)  =  {V- v)  7'(i  +  0  =  ^ (l  4-  ^^ . 

L'énergie  réelle  totale  (par  unité  de  section)  est  donc 

Ql_  +  'Z7r  V^r/^yL==i7rr^gU., 

18* 


276  H.  POINCARÉ. 

et  rénergie  apparente 

(£  +  Zr  ^V'O  J^'=*^  ^'■^^''  '- (i  -  r) (i  +  f)  = 

Si  (loue  -/c//  i-eprésente  l'rnergio  réelle  rayoïmée  pendant  le  temps  r//, 
Jdf  (  1 77)  représentera  l'énergie  apparente. 

Soit  J)d/  l'énergie  dépensée  dans  lexcitatenr,  elle  est  la  même  dans 
le  mouvement  réel  et  dans  le  mouvement  apparent. 

Il  reste  à  tenir  compte  du  recul.  La  force  du  recul  multi])liée  par  df^ 
est  égale  à  l'accroissement  de  la  quantité  de  mouvement  du  tluide  fictif, 
c'est  à  dire  à 

df,Kn.fr=ydl 

puisque  la  quantité  de  iluide  créée  est  Â'^  Jd/  et  sa  vitesse  F.  Le  tra- 
vail du  recul  est  donc  : 

v'Jdt 


F 

Dans  le  mouvement  ap])arent,  il  faut  remplacer  r'  par;/ — y  et /par 

Le  travail  apparent  du  recul  est  donc  : 

Entin  dans  le  mouvement  apparent,  il  faut  tenir  comj^te  de  la  force 
complémentaire  apparente  dont  j'ai  ])arlé  plus  haut  (4°).  Cette  force 
complémentaire  est  égale  à 

vJ 

—  fi 


vv 
et  son  travail  en  négligeant  v'-^  est — -  J  dr. 


LA  THÉORIE  DE  LORIONTZ  ET  LE  PRINCIPE  DE  REACTION.  277 

Cela  posé,  réquation  des  forces  vives  dans  le  raouvemeut  réel  s'écrit: 
(10)  J-J)-'^=Q. 

Le  premier  terme  représente  l'énergie  rayonnée,  le  second  la  dépense 
et  le  troisième  le  travail  du  recul. 

L'équation  des  forces  vives  dans  le  mouvement  apparent  s'écrira: 

(11)      <i-;')-»+^(-r+7+^)-F^'^=»- 

Le  premier  terme  rejjrésente  l'énergie  apparente  rayonnée,  le  second 
la  dépense,  le  troisième  le  travail  ap])arent  du  recul,  et  le  quatrième  le 
travail  de  la  force  a])pareute  complémentaire. 

La  concordance  des  équations  (10)  et  (11)  dissipe  l'apparence  de  con- 
tradiction signalée  plus  haut. 

Si  donc,  dans  la  théorie  de  Lokentz,  le  recul  peut  avoir  lieu  sans 
violer  le  principe  de  l'énergie,  c'est  que  l'énergie  ajjparente  pour  un 
observateur  entraîné  avec  les  axes  mobiles  n'est  pas  égale  à  l'énergie 
réelle.  Supposons  donc  que  notre  excitateur  subisse  un  mouvement  de 
recul  et  que  l'observateur  soit  entraîné  dans  ce  mouvement  [o  ='V<^{))^ 
l'excitateur  paraîtra  immobile  à  cet  observateur  et  il  lui  semblera  qu'il 
rayonne  autant  d'énergie  qu'au  l'epos.  Mais  en  réalité  il  en  layonnera 
moins  et  c'est  ce  qui  compense  le  travail  du  recul. 

J'aurais  pu  supposer  les  axes  mobiles  invariablement  liés  à  l'excita- 
teur, c'est  à  dire  o  =  c ,  mais  mon  analyse  n'aurait  pas  alors  mis  en 
évidence  le  rôle  de  la  force  complémentaire  apparente.  J'ai  dû  pour  le 
faire  supposer  n'  beaucoup  plus  grand  que  v  de  telle  sorte  que  je  puisse 
négliger  v'-  sans  négliger  /'  /''. 

J'aurais  pu  aussi  montrer  la  nécessité  de  la  force  complémentaire  appa- 
rente de  la  façon  suivante: 

Le  recul  réel  est  -^;  dans  le  mouvement  apparent,  il  faut  remplacer 

J  par  'j(  1 ~  j  de  sorte  que  le  recul  apparent  est 

£       J  n 


278       H.  POINCARÉ.  LA  THEORIE  DE  LORENTZ  ET  LE  PRINCIPE,  ETC. 

Il  faut  donc  pour  comj^létei'  le  recul  réel,  ajouter  au  recul  apparent 
une  force  complémentaire  apparente 

yi 

(je  mets  le  signe  —  parce  que  le   recul,  comme  Tindique  son  nom,  a 
lieu  dans  le  sens  négatif), 

V existence  de  la  force  complémentaire  apparente  est  donc  une  consé- 
(pience  nécessaire  du,  p/iénomène  du  recul. 

Ainsi  d'après  la  théorie  de  Lorentz,  le  princi])e  de  réaction  ne  doit 
pas  s'appliquer  à  la  matière  seule;  le  principe  du  mouvement  relatif  ne 
doit  pas  non  plus  s'appliquer  à  la  matière  seule.  Ce  qu'il  importe  de 
remarquer  c'est  qu'il  y  a  entre  ces  deux  faits  une  connexion  intime  et 
nécessaire. 

Il  suffirait  donc  d'éfahlir  expérimenlalenient  F  un  des  deux  pour  que 
Vautre  se  trouvai  établi  ips)  facto.  Il  serait  sans  doute  moins  difficile 
de  démontrer  le  second  ;  mais  c'est  déjà  à  peu  près  impossible  puisque 
par  exemple  M,  LiÉnard  a  calculé  qu'avec  une  machine  de  100  Kilo- 
watts la  force  complémentaire  aiiparente  ne  serait  que  de  — 777-  de  dvne. 

600         ' 

De  cette  corrélation  entre  ces  deux  faits  découle  une  conséquence 
importante;  c'est  que  l'expérience  de  Pizeau  est  déjà  elle-même  con- 
traire au  principe  de  réaction.  Si  en  effet,  comme  l'indique  cette  expé- 
rience, l'entraînement  des  ondes  n'est  que  ])artiel,  c'est  que  la  propaga- 
tion relative  des  ondes  dans  un  milieu  en  mouvement  ne  suit  pas  les 
mêmes  lois  que  la  propagation  dans  un  milieu  en  repos;  c'est  à  dire 
que  le  principe  du  mouvement  relatif  ne  s'applique  pas  à  la  matière 
seule  et  qu'il  faut  lui  faire  subir  au  moins  une  correction  à  savoir  celle 
dont  j'ai  parlé  plus  haut  (2°)  et  qui  consiste  atout  rapporter  au  „temps 
local".  Si  cette  correction  n'est  pas  compensée  par  d'autres,  on  devra 
conclure  que  le  principe  de  réaction  n'est  ])as  vrai  non  plus  pour  la 
matière  seule. 

Ainsi  se  trouveraient  condamnées  en  bloc  toutes  les  théories  qui  re- 
spectent ce  principe,  a  m.oins  que  noîis  ne  consentions  a  modifier  prof on- 
dément  toutes  nos  idées  sur  l' électrodi/namique.  C'est  là  une  idée  que  j'ai 
développée  plus  longuement  dans  un  article  antérieur.  (Eclairage  Elec- 
trique Tome  V,  N°  40). 


ENERGY  ACCELERATIONS.  A  STUDY  IN  ENERGY  PARTITION  AND 
IRREVERSIRILITY 


BY 


G.    H.    BRYAN,  Se    D  ,  F.  R.  S. 


lu  tlie  Pfiilosop/iical  Magazine  for  JauuarV;  Lord  Rayleigh  advan- 
ces  tlie  view  tliat  tlie  tinie-averages  of  the  energy  componeuts  of  a 
siugle  dynainical  sjstem  are  distributed  according  to  Maxwell's  Law 
of  Partition  provided  tliat  tlie  sjstem  satisiies  certain  conditions.  Thèse 
conditions  appear  to  recpiire  that  tlie  system  s.hall  at  some  time  or 
otlier  pass  tlirougli  every  possible  distribution  of  coordiiiates  and  velo- 
cities  consistent  with  tlie  équation  of  energy. 

It  is  certain  that  the  inajority  of  Systems  occurriug  in  ordinary  dyna- 
mics  do  not  satisfy  any  such  condition.  Tt  seems  to  me  that  our  know- 
ledge  of  the  jn-operties  of  matter  tends  to  make  us  disbelieve  that  such 
a  condition  may  be  assumed  as  necessarily  holding  good  in  any  Systems 
of  molécules  except  those  Systems  of  ])erfectly  elastic  colliding  sphères 
or  rigid  bodies  which  are  proved  by  Messrs  Watson  &  Burbury  and 
others  to  represent  the  properties  of  an  idéal  perfect  gas.  The  tendency 
of  atoms  to  forra  chemical  compouuds  and  to  arrange  theraselves  in 
crystalline  groups,  the  phenomena  of  change  of  state,  the  coexistence 
of  a  number  différent  phases  ail  appear  to  indicate  that  the  molécules 
of  matter  instead  of  passtng  through  ail  possible  contigurations  consis- 
tent with  the  energy-e([uation  tend  to  distribute  themselves  about  cer- 
tain confîguratious  and  to  entirely  avoid  other  configurations. 

In  the  problem  now  considered,  the  probability  that  the  coordinates 
of  a  System  shall  lie  between  assigned  limits  is  supposed  to  be  given. 


280  G.  H.  BRYAN. 

and  frora  tins  it  is  reqiiired  to  investigate  the  distribution  of  velocities 
in  ovder  tliat,  the  state  of  the  sjstem  may  be  stationary. 

The  pi'obability  that  the  coordinates  of  the  molécules  of  a  body  shall 
lie  betweeu  given  liraits  is  of  course  a  function  of  the  coutrollable 
coordinates,  such  as  the  volume  of  the  body,  and  further  dépends  on 
the  state  of  the  body,  its  chemical  composition,  crystalline  structure, 
and  so  forth.  The  distribution  of  coordinates  at  any  instant  is  not  theo- 
retically  really  independent  of  the  distribution  of  velocities  at  that 
instant,  and  we  may  imagine  that  with  the  aid  of  Ma.xvvell's  „demons" 
it  would  be  possible  to  utilise  the  relation  betweeu  the  two  distributions 
to  obtain  perpétuai  availability.  As  however  it  is  physically  impossible 
to  control  or  observe  the  motions  of  individual  molécules,  we  may 
assume  that  the  proper  measure  of  the  probable  distribution  of  coordi- 
nates, estimated  according  to  the  best  of  our  knowledge  of  the  state  of 
a  body  is  one  which  does  not  dépend  on  the  motions  of  tlie  molécules 
and  remains  independent  of  the  time  so  long  as  the  energy  and  coutrol- 
lable coordinates  of  the  system  are  constant.  This  assumption  is  couve- 
nieut  for  matheraatical  calculation  but  the  properties  of  Systems  in 
which  it  does  not  to  hold  good  are  also  capable  of  theoretical  investi- 
gation and  discussion. 

The  method  which  it  is  now  proposed  to  apply  to  this  problem  cou- 
sists  in  obtaining  expressions  for  the  .srcoNfl  differential  coefficients  with 
respect  to  the  time  of  squares  and  products  of  velocities  such  as  enter 
into  the  expression  for  the  kinetic  energy  of  the  system.  I  propose  to 
call  thèse  second  differential  coefficients  the  accélérations  of  the  energy 
components  in  question  from  their  analogy  with  the  accélérations  repre- 
sented  by  the  second  dilferential  coefficients  of  the  coordinates.  This 
nomenclature;,  I  find,  makes  it  casier  to  think  clearly  of  the  effects  under 
considération.  From  the  expressions  thus  obtained,  équations  of  energy 
equilibrium  are  found,  as  well  as  conditions  of  stability  for  the  statio- 
nary state,  and  thèse  bave  so  close  au  analogy  with  the  température 
condition  of  thermodynamies  as  to  suggest  that  they  may  possibly 
afford  the  true  due  to  the  partition  of  energy  problem,  while  the  limi- 
tations re(|uired  by  thèse  conditions  may  not  improbably  explain  the 
failure  of  Maxwell's  .Law  of  Partition  of  Energy  to  account  for  many 
physical  phenomeua.  The  method  has  the  further  advantage  of  sugges- 
ting  a  dynamical  basis  for  the  phenomeua  of  Irréversibilité/ ,  which  is 
not  incompatible    with    the  assumption   that   any  motion   of  the  sys- 


ENERGY  ACCELERATIONS,   A  STUDY   IN  ENERGY,   &C.  281 

te  in  is  equally  probable  with  the  reverse  motion.  In  this  paper  it  is  pro- 
posée! to  apply  tlie  raethod  to  a  few  of  the  siraplest  possible  illustrative 
examples,  leaving  a  more  gênerai  solution  of  the  problem  for  future  inves- 
tigation. The  présent  exemples  will  sufïiciently  indicate  the  characte- 
ristic  features  of  the  results  to  whicli  the  method  leads. 

Example  I.  lif'diUuear  inolloii  of  a  single  partit-lK.  Consider  a  par- 
ticle  of  mass  w.  moving  along  the  axis  of  .;■  iu  a  field  of  force,  the  poten- 
tial  energy  of  tlie  particle  due  to  the  field  being  /'  a  given  f nnction  of 
,/•.  Then  the  rate  of  increase  of  its  kinetic  euergy  is  given  by 

à  /-X      .A  (h         ^,  dV 

dt  U  """)  =  '""  Jt  =  "^  =  "'ih- 

wliere  A  is  the  force  on  the  particle. 

Suppose  now  that  the  actual  motion  of  the  ])article  is  unknovvn  and 
we  require  to  find  out  wluit  we  caii  about  the  probable  motion  from  pro- 
bability  considérations.  Let  ihe  assumption  be  made  that  for  any  given 
position  of  the  particle  the  probability  of  its  moving  with  a  given  velo- 
city  is  equal  to  the  probability  of  its  moving  with  the  reverse  velocity. 
In  other  words  the  probability  of  ."  lying  between  q  and  (i-\-dq  is  assu- 
med  to  be  equal  to  the  probability  of  its  lying  between  — q  and  — q- — dq. 
Then  it  is  clear  that  the  estimated  average  rate  of  increase  of  kine- 
tic energy  is  zéro  since  the  probabilities  of  this  rate  of  increase  having 
equal  ])ositive  and  négative  values  are  equal.  Now  let  us  form  the  second 
dirt'erential  coefficient  of  ^  mo"  We  get 

d-  /\       ,\        ^^do    ,       dX       X2    ,       dXdx 

_  J^        ,  dX  _  l  /d^\r  _   2  ^' 
m  dx        m  \  dx  J  dx"^ 

Now  let  f{x)dx  be  the  probability  that  the  coordinate  may  lie  be- 
tween X  and  x-\-dx,  and  (p  {o)  do  the  probability  that  the  velocity  may 
lie  between  v  and  v-\-do.  Multiply  the  last  équation  hj  f{x)dx(p{v)dr, 
and  integrate.  Then  using  square  brackets  to  dénote  mean  values 
we  hâve 


282  G.  H.  BRYAN. 

The  left  hancl  side  dénotes  what  we  sliall  call  tlie  mean  accélération 
of  ilie  h'rneilc  eneriju  of  tlie pai'ticle.  The  significance  of  the  meau  values 
will  be  more  easily  realised  if  we  thiiik  of  a  mimher  of  particles  distri- 
buted  according  to  a  statiouary  law^  the  probability  of  giveu  coordiiiates 
and  velocities  being  propoTtional  to  the  iiwnher  of  particles  haviug  those 
coordinates  &  velocities. 

The  conditions  for  a  stationary  distribution  require  that  tlie  mean 
accélération  of  energy  shall  be  zéro  just  the  same  as  conditions  of  equi- 
librium  in  statics  require  that  the  accélérations  of  the  bodies  of  the 
System  shall  be  zéro.  The  équations  re]3resenting  thèse  conditions  we 
shall  call  erpiaflous  of  eiiergij  equilibr'mm.  Eor  the  présent  case  the  équa- 
tion of  energy  equilibrium  gives 


[^-] 


We  see  at  once  that  energy-equilibrium  is  impossible  unless  the  mean 
value  of  d~J'''jfiy~  is  positive.  But  even  if  the  particle  is  moving  in  a 
région  in  which  d-Jjdx^  is  everywhere  négative  tins  condition  raay  still 
be  broiight  about  by  supposing  the  région  bounded  by  perfectly  elas- 
tic  Avalls  the  etfect  of  the  forces  called  into  play  during  impact  being  to 
increase  the  mean  value  of  d~ ]'\dx~  by  a  tinite  amount. 

The    condition    of    stability    of  energy  equilibrium  is  obtained  by 
putting 


[i;..^] 


T,  -' 


r 


where  7',,  is  the  mean  kinetic  energy  determined  by  the  équation  of 
energy  e(|uilibrium^  and  s  is  a  small  variation  in  the  kinetic  energy  which 
may  be  due  to  initial  disturbance.  We  thus  obtain 


dfi  ~         m  L  dj'^  J  ' 


For  stability  the  variations  in  s  must  be  periodic,  and  this  condition 
will  be  satisfied  if  [d^FIdx-]  is  positive.  Thus  the  condition  of  energy 
equilibrium  in  volves  in  this  instance  the  condition  of  stability.  If  the 


ENERGY  ACCELERATIONS,  A  STUDY  IN  ENERGY,  &C. 


283 


initial  mean  kinetic  energy  is  T^  -\-  a  and  its  initial  rate  of  change  is 
zéro  then  on  the  li3q)otliesis  that  tlie  coefficients  reniain  constant  in  the 
équation  of  energy  accélération  we  hâve  at  any  succeeiliisg  instant 

ri         "1  .2  rd'-V'A 

^  ii>v~  \=^l\^-{-  acosnl        where //-^  =  -     -yr^ 

and  the  time  average  of  tlie  mean  kinetic  energy  froni  time  U  to 
time  /  is 

a  s  in  nt 
=  /  y 


nt 


an  expression  initially  ecjual  to  '1\  '\-  a  but  Avhich  soon  approaches  the 
liniiting  value  7'^  when  the  time-interval  contains  a  considérable  number 
of  periods.  In  this  way  the  mean  energy  of  the  system  tends  towards  its 
equilibrium  value,  and  the  tendency  is  moreover  unalfected  by  the  rever- 
sai of  the  initial  velocity.  In  a  system  with  one  degree  of  freedom  this  is 
as  far  we  can  get  in  reconciling  irréversible  transformations  of  energy 
with  the  équations  of  motion  of  a  réversible  dynamical  system,  but 
when  there  are  a  large  number  of  degrees  of  freedom,  and  the  corres- 
ponding  periods  of  energy  oscillation  are  Inconnnensnrahle,  it  is  clear 
that  the  initial  déviation  from  the  equilibrium  distribution  will  never 
recur,  and  we  may  be  sure  that  the  energy  at  any  instant  will  only 
fluctuate  slightly  about  its  mean  value. 

If  the  total  energy  of  the  particlc  be  given  to  be  E  the  équation  of 
energy  requires  that 

This  gives  on  multiplying  by  /(.r)  dx  Cp{v)  dv  and  integrating 


[.V'"'. 


•]=|r^(.-)r/.. 


whence  a  necessary  condition  for  energy  equilibrium  is 


r/.;/X^ 


E= 


l\dx 


)] 


d'^r 


'•^Idx-'^} 


284  G.  H.  BRYAN. 

and  tlie  law  of  probability  of  distribution  of  coordinates  niust  be  such 
as  to  satisfy  tliis  condition.  This  law  of  distribution  tlius  dépends  on 
tlie  energy  E,  affordiug  an  analogj  witli  the  tliermodjnaniical  property 
that  the  state  of  a  body  dépends  on  one  variable  (eiiergy  or  température) 
besides  the  controllable  coordinates  of  the  body. 

If  we  assume  a  kuown  relation  to  exist  betweeu  the  distributions  of 
coordinates  and  velocities^  the  frequency  function  instead  of  being 
/'(.^■)  <P  ('')  fJx  do  must  be  taken  to  be  i''(.r,  r)  dx  do  and  in  the  équation 
of  mean  accélération  of  kinetic  energy  (1)^  [;?-]  [^/^ /''/''''•''"]  must  be 
replaced  by  \_o^  drj'jdx^'].  The  conclusions  will  ])robably  be  of  some- 
what  the  same  gênerai  character  as  in  the  case  considered,  but  will  not 
admit  of  such  simple  mathematical  discussion. 

For  siiiipli!  ItarMonic  moiioii,  the  e(|uation  of  energy-equilibrium  may 
be  easily  verified^  for  we  hâve  .r=  a  s'm  nt,  r  =  a  n  cas  ni,  V^  ^  '"■"  ''''*''" 
dVjdx  =^  7Î^  mx ,  d^Fjdx"^  =  /rm,  also  /  {x)  the  probability  function 
co  Ijv  a:    («^ 


[l '""']  = 


/:, 

4       2      'i 

M/(«2— ^2) 

dx 

-  dx 

ip-  m  \  a 

9       •     9 

4" 

ntdt 

ifi  a?'  m. 

€. 

4 

(the  tirae  intégrais  being  taken  over  a  half  period  or  quarter  period)  a 
resuit    agreeing    with  that  found  by  calculating  the  time  average  of 

1  9  19        9  9       / 

^  '}iiv'-  or  4  (^   I'"  t'i  COU" ni. 

Example  2.  Tioo  partides  in  a  sfra'ujht  Une  atlractvnfj  or  repeUiny 
eacJi  ofher. 

Let  two  particles  m^  and  ni.^  at  points  .<•,  and  x.^  be  moving  with 
velocities  r,  and  v.^  in  a  straight  line  under  a  iield  of  external  force, 
and  a  force  betweeu  them  which  is  a  function  of  their  distance  a])art 
x^       .^'i  • 

The  ])otential  energy  of  the  system  is  ï"^  ^  V^  -\-  V^  -\-  A^j , 
where  Vi    =  potential  energy  of  m^  due  to  field,  a  function  of  x^ 
K.^  =  potential  energy  of  m.^  due  to  field,  a  function  of  X2 
/  J.2  ^  mutual  potential  energy,  a  function  of  x.2  —  Xi. 


ENERGY   ACCELERATIONS,  A  STUDY  IN  ENERGY,  &C.  285 

Then 

d    f\  ,\  dV  fdV,    .   dF,,\ 

d    W  N  dV  /dV,,    .   df\\ 

Hence 

^/2    /l  \  diK     dV  /        d       ,  d\dV 


d'-  ^1       ,\      1  ^dj\'^      ,d^r  d'-r 


Assumiug  /'  {a\,  a-^)  d,t\   d.i'^   to  represent  tlie  probability  of  tlie  two 
particles    lying  between  the  points  a\,  ir.^  and  .i-,    -|-  ^/^'j ,  %   -\-  dx.^ 
respectively,  we  j)i*oceecl  to  replace  tlie  expressions  by  tlieir  mean  A^alnes 
as  in  Example  1. 
Now 


^2  V           ^2  Y^  ^ 

dH\, 

d,-  V 

dxi  dx.^       dx^  dx.. 

dx,^ 

dx^^ 

showing  that  [d?'V\d,x^dx^~]  is  usually  différent  to  zéro,  and  tlie  mean 
])roduct  [77,  r.,]  enters  into  the  équations  of  energy  equilibrium  unless 
for  some  reason  its  value  is  zéro 

[a)  If  flm  happeiiH  fo  h/'  Ihe  casi^  the  équations   of  energy  equili- 
brium give 

ri      ,-1     Lv^y  J      ,ri       2-|     Lv^y  j 


^Vdx:^\  Vdx^^\ 


286  G.  H.  BRYAN. 

[b)  If  further  the  potentlal  energij  u  'whollij  nmfital,  tlien  l'\  =^  J\  =  0 
and  V  =  Fj  2  giving  in  tliis  case 

dr__fIT  d'^V _  rpr 

(]x^  d.v^  dx^"^        dx.^ 

Heuce 

or  Maxwelt/s  Law  of  Partition  of  Energy  liolds  good. 

Tliis  will  not^  liowever^  be  tlie  case  as  a  gênerai  resuit  if  the  potential 
energy  of  tlie  iield  be  différent  from  zéro. 

Tliere  are,  however,  certain  conditions  under  whicli  the  resuit  still 
liolds  good.  One  case  in  which  thèse  conditions  are  satisfied  is  when 
/'(;!•,,  .;•.,)  =  ,/'(''"2j --^'i)  3.nd  }\  is  the  same  function  of  .;-j  tliat  V.^  is  of 
X.,  ;  in  other  words  when  the  probability  of  any  given  position  of  the 
particles  is  equal  to  the  probability  of  the  position  obtained  by  inter- 
changing  the  particles,  and  the  forces  ou  the  two  particles  are  eqnal  for 
e(]ual  values  of  their  coordiuates. 

In  the  tields  of  force  conimonly  considered  in  Theoretical  Dynamics, 
the  force  on  a  particle  for  given  values  of  its  coordinates  is  proportional 
to  the  mass  of  the  particle,  not  iudependent  of  its  mass  as .  the  last 
conditions  assume. 

But  the  question  now  arises,  Does  the  mean  product  [tj  ^2]  neces- 
sarily  vauish?  To  answer  tliis  question,  we  must  form  the  second  difFe- 
rential  coefficient  of  [y?,  y'2]  witli  respect  to  the  time.   We  tind 

dfi     ^    ^         m^ni.^  dx^  dx.-,        Kw.^         m^J  dx^dx^ 

1   d'^V   ,     1   d'^r^ 


Xi   d^l^         i   d^y\ 
^   ^  \w.j  dxy  ^       w,^  dx-i  V 


In    order   tliat  \i\    v.^  may  always  vanish,    its  second  ditierential 
coefficient  with  respect  to  /  must  vanish,  and  therefore  also 

\_dx^  dx.^\        L    '    '  '    '  J  \.dxy  dx.^A 


ENERGY  ACCELERATIONS,   A  STUDY  IN  ENERGY,   &c!  287 

Tliis  condition  is  a  necessary  conséquence  of  tlie  otlier  two  (3)  if 
tliere  is  no  exfernal  Jlelil  of  force,  for  in  tins  case 


(h\  dx.^  \dx^y  \jlx.iJ 

d^r   _       d'^V _       d^F 
dx^dx.^  dxj^  dx^ 

Hence  it  follows  that  in  tlie  case  of  binary  eucounters  in  one  dimen- 
sion betvveen  molécules  in  the  absence  of  an  external  iield  of  force 
MaxwelFs  Law  of  Partition  of  Energy  liolds  good  and  there  is  no  cor- 
relation  of  velocity. 

Let  us  now  investigate  tlie  gênerai  conditions  of  energy  equilibrium 
wlieu  the  field  of  external  force  does  not  vanish.  Tor  tliis  ]jurpose  write 
A',,  A'o  for  the  forces  on  the  particles  due  to  the  Iield  R,  for  their  mutual 
reaction,  so  that 

dl\  dV^  r/r,  2  ,    ^/Tio 

"*-i  —  — ~jr     ^2= — -T~     '^= y— =  + 


dx^^  dj:^  dxi  d. 


also  let 


dxi        dxi"'  ■"  dx2        dxo"^'  dx^^         dx^.^  dx\dx^ 


Tlien  we  obtain 
f/2  ri 


1  ■>■ 


o  d^" 

é 

dl 


=  [{X,  -  un  -  m,  [.\]  [?2  +P]  +  ^"■i  bh  ^'J  [P] 


—  b\  "2]  h"'-i  [?i  +  p]  -r  »h  [?2  +  p]) 


288 


G.  H.  BRYAN. 


Wlience  b}'  determiuauts  tlie  coiulition  tliattlie  accélérations  of[^r]  -] 
[2  ^'2^]  '-^^^  [^'1  ^^2]  shoulcl  vanisli  gives 


[m,  Vi  2]: 


^[m^v^^}. 


=  ['t^i  «'2]  : 


Z[{X,+R){X,-B)l       W 


=    1 


[p]    ,     [p]     . 


[p] 


^'^l  [p] 

m,  [p] 

[?,+p]— ^>'.[s^2+P] 


(^'). 


If  we  Write  tliese  équations  in  tlie  abbreviated  form 

[wV^j2j  ^  [m.^''-]  ^  [^',  t^o]  ^  i 

^  ^  y/       c 

tlien  for  auy  value  of  ;.  we  obtain 

A  w«,  -\-'-ZKm^  m.^  H-\-  K"  B  iii.^ 


[(w/,  t\  +;.;//, ''2)']  = 


C 


and  since  tlie  left  liand  side  is  essentially  positive  tlie  condition  for 
energy-equilibrium  to  be  possible  is  tliat  tlie  riglit  liand  side  must  be 
essentially  positive.  Hence 

(I)  A  and  B  must  be  of  tlie  same  sigu  as  C, 
(II)  AB~:>  on,  w,H-. 


ENKROY  ACCELERATIONS,  A  STUDY  IN  ENERGY,  &C.  289 

The  conditions  may  otherwise  be  expressed  by  saying  that  for  ail 
values  of  h,  tlie  expressions 

0  ,         iiiy         ,      vi.^ }?      ,  w-j  m^  A 

[(X,+i^)2]        ,-[t,+p],  0         ,  m,[p] 

2[{l\+R){X,—Ii)l        M         ,        M        ,m,[^;+p]  +  m,[^,-^p] 
and 

.    [p]  ,  b^  ,    —  '^H  [s  2  +  P]  —  «^2  [?1  +  P] 

shall  be  of  tlie  sarae  sign. 

The  conditions  of  stability  may  be  obtained  by  assuming  that  the 
values  of  \j\'\  \^>\"\  [^'i^'a]  differ  from  their  equilibrium  value  by  har- 
monie functions  of  the  time  of  period  2  7r\p.  We  thus  obtaiu 

i/;//,— [£,+/:],  0  ,  w.jM 

[p]  ,  [p]       ,/^«i^/'2— '^'-oKi+p]— '^''i[?2+p] 

as  the  équation  for  determining  p-,  and  the  condition  for  stability  is 
that  this  équation  must  hâve  real  roots.  The  condition  of  stability  the- 
refore  now  ditfers  from  the  condition  that  energy-equilibrium  may  be 
possible. 

Example  3.  —  A  single  ^article  moving  in  any  field  of  force  m  a 
plane. 

Let  V  be  the  poteutial  of  the  fiekl,  and  to  avoid  introducing  the  con- 
stant w.  iuto  the  équations  suppose  the  particle  to  be  of  unit  mass.  Let 
u,  11  be  the  velocity  components  and  let 

_  d'^r      _J-V 
dx  dy  '  dy'^ 


19 


J=- 

dV            dV           d'^r 

dx'               dy'     '~dx'-' 

We  obtaiu 

archives 

NKEIILANDATSES,    SERIE    II.    TOME    V 

290 


G.  H.   BRYAN. 


r/2 

— ^  (2  ^'*')  ^  A  '^  —  ?r  r  —  u  0  ,ç 

-r-TT  (4   V~)  =    J'^  ^'^i^     1^'i'^ 

— ^  (i  -w  /')  =  2  2^  Z- — ■  tfi  s  —  v'^s  —  u  V {r  -}-  /) 
The  équations  of  energy  equilibrinm  give 


W 


=  W~] 


=  [uv\ 


[X2]     n     [.] 
[^2]    [/]    H 

[2AT]H[r  +  /] 

[r^]      0     H 

[2XJT  W[.r  +  /] 
[X2]         [r]       0 

[72]        0      [q 
[2xr]    H    H 

[r]     0        H 
0     [^]       [s-] 


(5) 


We  notice  the  foUowing  results. 

(1)    The  mean  value  [/«']  does  uot  necessarily  vanish.  The  condi- 
tion of  its  vauishing  reduces  to 

[•^•]  j  [^]  [^Y^]  +  ['•]  [!■'-]  I  -  :i  [^]  m  [xn  =  0 

This  is  satisfied  in  particular  by 

[XZ]  =  0  and  [.<?]  =  0 
as  we  should  expect  from  gênerai  considérations. 


ENERGY  ACCELERATIONS,  A  STUDY  IN  ENERGY,  &C.  291 

(2)  The  mean  values  [wr]  and  [y?^]  are  not  equal  unlessthefollowing 
condition  is  satisfied: 

[X2]  [ff  -  [Y'']  [rY  +  [X2  _  J.2]  I  ^,j  ^^j  _  a  «2  j 

+  ;>[jr]|w--[/]|H  =  o. 

This  is  satisfied  in  particular  by 

[X2]  =  [r2]  and  [r-]  =  [tl 

From  thèse  two  results  we  may  say  that  [w^]  =  [y-]  and  [nv']  =  0 
if  the  probable  field  of  force  be  isotropic  but  not  otherwise  except  when 
certain  complicated  conditions  are  satisfied.  The  ordinary  transforma- 
tion formulae  however  show  that  there  is  always  one  pair  of  axes  for 
which  [u  i']  =  0  and  [?^"]  and  [y-]  are  a  maximum  and  minimum  res- 
pect! vely. 

(3)  The  fourth  déterminant  in  équations  (5)  reduces  to 

This  vanishes  if  [r  -f-  /]  ^  0,  that  is  if  the  mean  value  of  d'^  V\ch^ 
-\-  d-Vjdi/-  =  0.  It  follows  that  if  the  field  of  force  is  known  to  satisfy 
La  place' s  Equation,  we  shall  hâve  a  failing  case  in  which  the  distribu- 
tion of  squares  and  products  of  velocities  may  be  expected  to  assume 
an  altogether  exceptional  character. 

Eveu  in  the  corresponding  problem  in  three  dimensions,  the  pro- 
perty  that  the  Newtoniau  potential  satisfies  Laplace's  équation  in  free 
space  cannot  fail  to  produce  some  modifications  in  the  équations  of 
energy  equilibrium  when  the  law  of  force  is  that  of  the  inverse  square, 
but  whether  such  modifications  hâve  any  physical  interprétation  in 
cosmic  phenomena  must  be  regarded,  at  any  rate  for  the  présent,  as  a 
matter  of  pure  spéculation. 

I  hâve  formed  the  déterminant  for  the  three  dimensional  problem  cor- 
responding to  that  just  considered  but  it  does  not  appear  that  the  mean 
value  of  V'  V  is  in  this  case  a  factor  of  the  déterminant. 

Sutmnarij .  —  (1).  Clonsidering  the  matter  as  a  problem  in  pure  dyna- 

19* 


292  G.  H.   BUY  AN. 

mies,  it  is  now  obvious  tliat  a  studj  of  tlie  accélérations  or  second  dill'e- 
rential  coefficients  with  respect  to  the  time  of  tlie  squares  and  products 
of  velocities  of  a  dynamical  system,  will  eûable  us  to  détermine  the  law 
of  partition  of  energy  in  tliat  System,  and  to  lind  the  mean  values  of 
thèse  squares  and  ])roducts  in  order  tliat  the  state  may  be  stationary,  if 
we  know  the  law  of  probabiiity  of  distribution  of  the  coordinates  of 
the  particles  or  bodies  forming  the  system. 

(2)  The  présent  method  enables  us  to  account  for  irréversible  phe- 
nomena  in  a  system  the  éléments  of  whicli  satisfy  the  équations  of  réver- 
sible dynamies,  According  to  this  hypothesis,  the  property  that  „heat 
always  tends  to  flow  from  a  liotter  to  a  colder  body"  would  hâve  the 
following  dynamical  interprétation:  „When  two  Systems  Â  and  B 
are  brought  witliin  each  other^s  influence,  then  if  a  certain  inequality  is 
satisfied,  energy  will  be  accelerated  from  one  system  to  the  other  and 
the  sign  of  the  inequality  will  détermine  whether  the  accélération  takes 
place  from  Â  to  B  or  from  B  to  A."  The  inequality  involving,  as  it 
will,  only  squares  and  ])roducts  of  velocities,  its  sign  will  be  unaltered  by 
reversing  ail  the  velocities  of  the  system,  lience  the  difficulties  encoun- 
tered  in  connection  with  the  study  of  the  kinetic  theory  when  the  ques- 
tion of  reversibility  isint  roduced  in  connection  with  Boltzmann's  Mini- 
mum or  //.-Theorem,  will  be  obviated, 

(3)  We  hâve  seen  (Example  2)  that  in  the  case  of  binary  encounters 
in  one  dimension  in  a  field  of  external  force,  Maxwell's  Law  of  Partition 
of  Energy  does  not  necessarily  hold  good.  Erom  the  nature  of  the 
mathematical  reasoning  it  should  be  évident  that  what  holds  good  in 
this  case,  where  the  field  of  force  is  suj^^josed  to  be  due  to  a  fixed  distur- 
bing  body,  is  also  true  in  the  more  gênerai  case  when  the  disturbing 
body  is  moving.  Without  examining  more  coinplicated  cases,  we  can  see 
liow  it  may  happen  that  in  the  case  of  a  polyatomic  gas,  in  wliich  the 
intermolecular  forces  are  fiuite,  the  partition  of  energy  between  the 
varions  atoms  of  a  molécule  may  not  necessarily  follow  Maxwell^s  Law. 

(4)  The  considération  (Example  3)  of  a  single  particle  moving  in  a 
field  of  force  leads  us  to  généralise  for  the  case  of  a  particle  in  a  field 
due  to  the  action  of  other  particles.  The  results  discussed  above  afi'ord 
évidence  for  the  possibility  tliat  in  a  non-isotropic  solid,  the  mean  squa- 
res of  the  velocity  components  of  an  atom  in  difierent  directions  may 
be  unequal,  and  the  mean  products  of  the  velocity  components  may 
not  vanisli  unless  the  axes  of  référence  are  cliosen  in  certain  directions. 


ENERC4Y  ACCELEIlATIONSj  A  STIIDY  IN  ENERGY,  &C.  393 

(5)  We  have  seen  tliat  tlie  law  of  distribution  of  coordinates  must 
be  siKîli  that  certain  conditions  are  satisiied  in  order  that  a  stationary 
distribution  of  squares  and  products  of  velocities  may  be  possible, 
Moreover  certain  other  conditions,  which  raay  or  may  not  be  identical 
with  thèse,  must  be  satisfied  in  order  that  the  distribution  may  be  stable. 
Thèse  properties  naturally  suggest  a  physical  interprétation  in  tlie 
phenomena  of  change  of  state. 

If  a  distribution  of  energy  is  unstable,  and  a  slight  disturbance  be 
given  to  the  System,  which  causes  one  portion  of  it  to  have  slightly  less 
tlian  its  equilibrium  share  of  energy  and  another  portion  slightly  more, 
then  from  the  gênerai  properties  of  unstable  equilibrium  we  should 
iufer  that  energy  will  be  accelerated  from  the  parts  with  lesser  to  the 
parts  with  greater  energy,  thus  increasing  the  unequiil  distribution  of 
the  energy.  jMow  tliis  is  very  like  what  happens  in  the  phenomena  of 
liquéfaction  of  a  gas  or  solidification  of  a  liquid,  when  energy  in  the 
form  of  latent  beat  passes  from  the  portion  of  the  substance  in  the  lower 
state  to  that  in  the  higher  state.  lustability  may  also  lead  to  an  iu- 
crease  in  the  mean  kinetic  energy  of  the  system  at  the  expense  of  the 
potential  energy  or  vice  verset  and  this  may  possibly  find  an  interpré- 
tation in  certain  cheraical  phenomena, 

(6)  In  the  simple  examples  already  considered  Ave  have  been  led  to 
a  study  of  the  mean  values  of  products  of  velocity  components  which 
do  not  enter  into  the  expression  for  the  kinetic  energy,  and  we  have 
found  that  thèse  mean  products  do  not  necessarily  vanish.  This  resuit 
is  practically  identical  with  that  put  forward  by  Mr.  Burbury  in  many 
récent  papers,  and  in  particular  in  his  treatise  on  the  Kinetic  Theory 
of  Gases,  in  which  lie  iinds  that  the  velocities  of  neighbouring  molécules 
become  correlated.  In  the  most  gênerai  case  of  7i  particles  each  having 
tliree  degrees  of  freedom,  there  will  be  3?^  velocity  components,  and  if 
the  corrélation  is  of  the  most  gênerai  character  possible  we  shall  have 
to  examine  the  mean  values  of  the  \  3//  (3;/  -{-1)  squares  and  j^roducts 
of  velocities;  the  number  ^  3;^  (3;;  -|-  1)  will  therefore  represent  the 
number  of  rows  and  columns  which  will  enter  into  the  déterminants 
required  for  the  investigation.  Trom  this  will  be  readily  realised  the 
difficulty  of  a  gênerai  investigation,  or  indeed  of  the  investigation  of 
any  but  the  simplest  cases. 

(7)  On  the  other  hand  even  if  we  pass  from  the  case  of  a  system  of 
particles  to  a  dvnamical  system  of  the  most  gênerai  character  satisfyiiig 


294  G.  H.   BRYAN.    ENERGY  ACCELERATIONS,  A  STUDY,  &C. 

Lagrange's  équations  it  is  always  tlieofeticaUy  possible  to  write  clown 
expressions  for  tlie  accélérations  of  the  squares  and  products  of  tlie 
generalised  velocities,  or  moraenta,  or  both. 

If  tlien  the  etlier  be  assumed  to  be  amenable  to  tlie  fuudaraental 
équations  of  dynamics  tlie  doctrine  of  energy  accélérations  enables  us 
tlieoretically  to  discuss  tlie  partition  of  energy  and  corrélation  existing 
in  a  stationary  state  between  tlie  molécules  and  tlie  etlier. 

(8)  If  we  pass  from  tlie  case  of  finite  intermolecular  forces  to  the 
case  of  a  system  of  colliding  molécules  modifications  will  hâve  to  be 
niade  in  the  équations  similar  to  tliose  made  in  ordinary  dynamics  in 
passing  from  a  system  of  finite  forces  to  the  limiting  case  of  impulsive 
forces.  Tliis  will  bring  us  back  to  the  ordinary  methods  of  the  Kinetic 
Theory  of  Gases. 

The  theory  put  forward  in  the  présent  paper  is  of  course  of  a  so- 
mewhat  tentative  character,  and  it  must  be  left  for  future  investigation 
to  deal  with  its  applications  to  more  complicated  Systems  approaching 
more  nearly  to  the  Systems  with  wliicli  we  hâve  to  deal  in  molecular 
physics.  But  I  cannot  help  thinking  that  the  présent  method  niay  help 
to  clear  up  many  of  the  difiiculties  associated  with  dynamical  inter- 
prétations of  thermal  phenomena. 

If  Personal  opinions  are  of  any  use  in  such  discussions_,  I  can  only 
say  that  for  some  years  jjast  the  problem  of  accouuting  for  irréversible 
phenomena  on  dynamical  principles  lias  seemed  to  me  to  be  of  in- 
superable  diificultyj  now  the  main  difficulty  appears  practically  removed 
and  I  find  it  perfectly  easy  to  foriii  a  clear  mental  conception  of  a 
dynamical  system  reproducing  the  irréversible  lieat  properties  of  matter. 

The  study  of  energy  accélérations  cannot  fail  to  lead  to  interesting 
results  in  connection  with  any  attempts  that  may  be  made  to  formulate 
kinetic  théories  of  solids  and  liquids  corresponding  to  the  Kinetic 
Theory  of  Gases,  or  to  account  for  divergences  from  Maxwell's  Law 
of  Partition  of  Energy  between  the  degrees  of  freedom  of  a  polyatomic 
ffas  or  between  the  molécules  of  a  a;as  and  the  ether. 


&' 


Bangor,  August.  1900. 


UEBEIl  DIK  EESTIMMUNCx 
DER  ARBEIT,  AVELCHE  DIE  VERWANDTSCHAFT  LEISTEN  KANN 


ERNST    COHEN 
(iiacli  genieinschaftlicheii  Versuchen  mit  Herrn  A.  W.  Visser.) 


1.  Uuter  der  gleichnamigen  Aufschrift  fiiidet  sicli  in  van  't  Hoffs 
Etudes  de  dj^iamique  Chimique  ')  ein  Kapitel,  in  welchem  er  die 
Arbeit  berechnet^  welclie  geleistet  wird_,  wenn  ein  Salz^  z.  B.  FeSO^. 
(^  H.^0  sich  des  Kristallwassers  eines  anderen  wasserlialtigen  Salzes, 
z.  B.  des  MgSO^.  7  TI.,0  bemuchtigt. 

Der  dort  gegebenen  Reclmung  liegen  nocli  die  illteren  G.  Wiede- 
MANNscHEN  Dam^îfdruckmessungeii  an  kristallwasserhaltigen  Salzen  zu 
Grande;  dieselben  wareu  bereits  im  Jahre  1S74  ausgefiihrt  wordeu  ^). 

Nun  hat  aber  bekanntlich  Fuowp:in  ^)  nacligewiesen^  dass  die  Eesul- 
tate  dieser  Messungen  den  Thatsachen  nicht  entsprechen. 

Bereclmet  man  namlich  unter  Zugrundelegung  der  bekannten 
Gleicliung  *) 

die  Werte  von  <i  bei  verv^chiedenen  Salzen  aus  den  zugehurigen  Dampf- 


')  Siehe  van  't  Hoff- — Coiii:n,  Stiidien  ziir  cliemischen  Dynamik,  Amsterdam- 
Leipzig  1896.  S.  242. 

')  Joui-D.  fiir  pract.  Cliem.  N.  F.  9,  338  (1874). 

^)  Dissertation,  Amsterdam  1887.  Zeilschrift  fiir  pliys.  Chem.  1,  1  und  362 
(1887). 

')  1.  c. 


296 


ERXST  COHEN. 


clruckmessungen    und    vergleiclit  dièse  Werte  mit   den  kalorimetrisch 
vou  Thomsen  erlialtenen,  so  entsteht  folgende  Uebersicht  : 

Tabelle  1. 


Wertlie  von  Q 

Formel  des  Salzes. 

Kalorimetrisch 
bestimmt. 

Aus  d.  Darapfdruckeu  berecliiiet. 

Aeltere  Uaten.      -.j         , 

Versucheu. 

CnSO^.h  K,0 
BaOk.  2  11,0 
MgSÔ,  .1  H,0 
ZjtSO^.  1 1I~0 
ZuSO,.  6  H,0 
Na^HFO,'VlH.,0 

3410 
3830 
3700 
3417 
2178 
2240 

2340 

7250 

106 

—21 

3340 
3815 
3990 
3140 

2280 
2242 

aus  welcher  sich  eiuerseits  aufs  deutlichste  ergiebt,  dass  die  iilteren 
Bestimmungen  unricbtig  sind,  andrerseits  aber  auch  dass  die  obige 
tliermodjnamische  Gleichung  den  Tbatsachen  entspricht.  Dieselbe  bat 
dariim  auch  spiiter  schon  in  verscliiedenen  Pallen  Anwendung  ge- 
funden.  ') 

Der  grosse  Vorteil  dieser  Gleichung  liegt  darin^  dass  dieselbe  ge- 
stattet  experimeutell  bestimmte  Dampfdrucke  kristallwasserhaltiger  Salze 
rechnerisch  zu  kontrollieren  ;  dièse  Kontrolle  ist  sehr  erwiinscht,  da 
sich  ja  bei  den  betreffenden  Messuugen,  wie  Frowein  gezeigt  hat^ 
so  leicht  grobe  Fehler  einschleichen  konnen. 

2.  Wir  haben  nun  das  Gleichgewicht  : 

FeSO^  .QIUO  +  MgSO^ .  7 H.,0  t^  FeSO,  .IH.fi-^ MgSO,  .Qll.,0 

niiher  studiert.  Warum  wir  hier  die  Gleichung  in  dieser  Form,  und 
nicht,  -) 


')  Vergleiclie  z.  B.  Vriiïns,  Zeitschr.  fur  pliys.  Chemie,  7.  191  (IHOl),  und 
DocTERs  VAN  Leeuwen,  ibid.  ''23,  33  (1897). 
^)  Sielie  Studien  zur  chem.  Dynamik.  1.  c. 


UEBEll  DIK  BESTIMMUiVG  DEll  ARBEIT,  U,  S.   W.  297 

FeSO^ .  1H.,0+MgS0^  .6H.,0^FeS0, .  6Jl,0^  MgSO, .  7  H.,0. 

sclireiben^  wird  sich  zeigen  uach  Mitteiluiig  dev  betreffenden  Yersuchs- 
ergebnisse. 

Es  handelte  sich  also  iu  experimenteller  Hiiisiclit  darum  die  Dampf- 
driicke  des  MgSO^.l  H.,0  und  FeSO^.l  H.^0  bei  verscliiedenen 
Temperaturen  za  bestimmen  und  die  erhaltenen  Zalilen  mittelst  der 
Gleichuiig  (1)  zu  kontrollieren. 

Frowein  batte  schon  das  Magnesiumsulfat  untersuclit;  seine  Er- 
gebnisse  lassen  sich  in  naclistehendev  Tabelle  zusammenfassen  : 

Tabelle  2. 


Werthe  von  y. 

Temj^eraturintervalL 

Apparat 

Â.                Apparat  B. 

ll.,95— 31,05 

4010  Kal. 

3970  Kal. 

14,95—30,75 

4010 

3930 

20,05—30,75 

4000 

3985 

25,75—30,75 

4020 

3960 

Im  Mittel 

4020 

3960 

Schlussergebniss  3990  Kalorien. 

Das  Résultat  ist  ziemlich  befriedigend  :  Thomsen  fand  kaloriinetrisch 
3700  Kalorien. 

Wie  inan  sielit,  (vergleiche  Tabelle  1),  ist  bei  diesem  iSalz  die  Abwei- 
chung  (290  Kal.)  grusser  als  bei  den  andereu,  van  Fuowein  unter- 
suchten  Salzeu. 

Wir  haben  uns  derazufolge  entschlossen,  die  Bestimranngen  fur 
Magnesiumsulfat  zu  wiederholen.  Wie  Fuowein,  welcher  seine  ïensi- 
meter    in  einein   Herwigschen  Wasserbade   erwarmte,  betont,  war  es 


298  ERNST  COHEN. 

damais  selir  f^chwer  die  Tem])eratur  der  benutzten  grossen  Wassermaî^se 
langere  Zeit  inuerhalb  ^lo  Grades  koiistant  zu  erlialten. 

Inzwisclien  siud  zur  Zeit  die  techuischeu  Hilfsmittel  bei  derartigen 
Versuclien  sehr  viel  verkommnet;  mecliaiiische  Eiihruiig  durch  Kleiu- 
motoren  ermoglicht  es  ja  auf  unbestimmte  Zeit  konstante  Temperatureu 
zu  erzieleu^  eine  Bediugung,  welcher  hier  Geiiiige  geleistet  werden 
muss,  da  sich  das  Gleicbgewicht  iiieisteiis  ziemlicb  langsam  einstellt. 

Wir  konuten  somit  hoffen,  die  bestebende  Diskrepanz  imter  An- 
wendung  dieser  bessereu  Hilfsmittel  zum  Yerscliwindeii  briiigeu  zu 
kuniieii. 


EXPEUIMENTELLES. 

1.  Die  Salze,  d.b.  das  MgSO.,  .  11L,0  uiid  FeSO^  .111,0  wurden 
mit  grosser  Sorgfalt  bergestellt. 

Kauflicbes  Magnesiumsulfat^  aïs  puiissimum  bezeiclinet^  wurde  drei- 
mal  uinkristallisiert,  sehr  fein  gepulvert  und  sorgfiiltig  zwiscbeu  Lei- 
neutiichern  getrocknet. 

Das  Perrosulfat  wurde  aus  Blumendralit  bereitet.  Derselbe  wurde  in 
SoxHLET-flaschen  mit  Kautschukveiitil  unter  Abschluss  der  Luft  in  ver- 
dlinnter  Schwefelsaure  "gelost;  die  nacb  Abkiihlung  ausgeschiedenen 
Kristalle  wurden  in  luftfreieni^  eine  Spur  Schwefelsaure  enthaltendem 
Wasser  gelost^  und  durch  melirmaliges  Umkristallisieren  unter  Ab- 
schluss der  Luft  gereinigt,  dann  in  Leinentiïchern  getrocknet  nachdem 
sie  zu  einem  feinen  Pulver  verrieben  waren. 

2.  Die  Dampfdruckmessungen  wurden  mit  dem  Bhemer — I'ro- 
WEiN'schen  Tensimeter^  in  der  von  van  ^t  Hofe  angegebenen  Form  ^) 
ausgefùhrt;  als  Messfiussigkeit  wurde  Quecksilber  benutzt.  Frowein 
batte  zwar  mit  Oliven^il  gearbeitet^  indess  arbeiteten  wir  bei  so  hohen 
Temperatureu,  dass  die  beobachteten  Drucke  auch  in  Quecksilber  eiueu 
passenden  Wert  erhalten,  so  dass  die  unvermeidlichen  Fcbler  in  der 
Ablesung  der  Quecksilbersilulen  nicht  zu  sehr  ins  Gewicht  lielen.  Die 
Ablesung  geschah  kathetometrisch. 


'j  Studien  zur  Chemischen  Dynamik,  S.  19o. 


UEBER  DIE  BESTIMMUNG  DEll  ARBRIÏ,  U.  S.  W.  299 

Das  Qiiecksilber  war  durcli  Schûtteln  mit  Merkiiroiiitrat  und  uacli- 
hei'igev  Distillatiou  iii  vacuo  gereinigt  worden. 

Es  wurde  stets  mit  zwei  Tensimetern  zugleich  gearbeitet;  das  Mit- 
tel  der  Beobachtungen  wurde  als  Endwert  in  Rechnimg  gebraclit. 

Die  Zeit^  wiihreud  welcher  die  Tensimeter  aiif  koustanter  Temperatur 
erhalteu  wurdeu^  war  wenigstens  21  Stunden;  auch  Nachts  wurde  also 
di(ï  konstante  Temperatur  erhalteu. 

In  dera  benutzten  Hervvlgschen  Wasserbade  ')  wurde  ein  unter 
Wasser  beliudlicher  EiUirer  mittclst  eines  Wassermotors  angetrieben. 

Die  RiUirung  war  so  inteusiv,  dass  Teraperaturunterschiede  an  ver- 
schiedenen  Stellen  des  Bades  mit  den  in  '/lo  G^Tàd  geteilten  Tliermome- 
tern^  welclie  sich  in  verschiedenen  ïiefen  befanden^  nicht  nacligewiesen 
werden  konuten. 

Siimtliche  Tlierraometer  waren  mit  einer  Normale  von  der  Physika- 
lisch-Technisclien  Eeichsanstalt  in  Charlotteuburg  vergliclien  worden. 

Die  Temperatur  wurde  niittelst  eines  elektrisclieu  Eegulatoi's  konstant 
gehalten;  die  Schwankungen  betrugeu  nicht  mehr  als  0,()o  Grad. 


Die  Ergebnisse. 

1.  Die  nachstehenden  Tabellen  enthalten  die  Yersuchsdaten. 
Es  bedeuten  darin  : 

/  die  Temperatur. 

//,  und  H 2  die  beobachteten  Hohen  der  Quecksilbersaulen. 

H  das  auf  0°  G.  reduzierte  Mittel  dieser  Hôhen. 

//  die  Tension  des  Wasserdampfes  -)  bei  der  Temperatur  L 


')  Siehe  Wui.lner,  Lehrbucli  der  Experimentalpliysik,  3,  759  (1885), 
V.  't  Hoff,  Vorlesungen  iiber  Bilduug  und  Spaltung  vou  Doppelsalzen,  (Leip- 
zig 1897)  S.  47. 

*)  Landolt  u.  Bornstein,  Physikaliscli-chemische  Tabellen,  2c  Auflage  (1894) 
S.  25  ff. 


300 


EENST  COHEN. 

Tabelle  3. 


MgSO^.  IIUO. 


t 

^A 

lU 

E 

h 

30,75 

.  19,0 

19,0 

18,96 

32,89 

40,02 

3cS,0 

38,0 

37,90 

54,92 

41,42 

42,0 

41,9 

41,89 

59,17 

43,40 

48,4 

48,6 

48,37 

65,67 

47,45 

64,5 

64,5 

64,31 

80,90 

2.  Berechnet  man  uiiter  Zugruudeleguug  dieser  Daten  den  Wert  von 


^,  so  eiitsteht  folgende  Tabelle 


Tabelle  4. 


Temperaturintei'vall. 

([  berechiiet. 

30,75  —  .40,02 
30,75  —  41,42 
30,75  —  43,40 
30,75  —  47,45 

3691  Kalorien 

3679 

3725 

3755 

Im  Mittel 

3712  Ivalorieii 

wiihreiid  Thomsen  kalorimetriscli  3700  Kalorieu  gefunden  bat.  '1 


')  Thcrmocbein.  Untersuchungen  III,  135. 


UEBElî,  DIE  BESTIMMUNG  DER  ARBEIT,   U.  S.  W. 


301 


Die  Uebereinstimmung  ist  jetzt  selir  befriedigeud  :  es  verschwindet 
sorait  die  Diskrepanz  von  welcher  oben  die  Rede  war. 


•3,  Die  Messuugeii  am  Terrosulfat  fiUirten  zii  deu  folgeiideii  Zahlen- 
werten. 


Tabelle  5. 


FeSO^.l  H^O 


t 

^1 

H, 

H 

h. 

30,67 

21,8 

21,8 

21,76 

32,74 

39,96 

40,0 

40,0 

39,94 

54,75 

1. 1,1-5 

53,0 

53,0 

52,86 

49,36 

46,43 

59,8 

59,8 

59,68 

76,80 

Berechnet  man  iiacli  Gleichung  (1)  den  Wert  von  ^/,  so  findet  man; 


Tabelle  6. 


Temperaturintervall. 

([  berechnet. 

30,67  —  39,96 
30,67  —  44,45 
30,67  —  46,43 

1907  Kalorien 

1916 

1914 

Im  Mittel 

1912  Kalorien 

302 


EllNST  COHEN. 


Kaloriraetriscli  ist  dieser  Wert  bis  daliin,  so  weit  mil-  bekaunt,  nie- 
mais  bestimmt  wordeii,   so  dass  vou  dieser  Seite  eiue  Kontrolle  iiicht 


moglich  ist. 


4.  Vergleichen  wir  nun  in  erster  Linie  die  Ergebnisse  unserer  Dampf- 
druckmessungen  mit  deiijeuigeu  Wiedemanns,  welcbe  in  uachstehen- 
der  Tabelle  eingetragen  sind, 

Tabelle  7. 


Temperatur. 

Dampfdruck  des 
FeS0^.1R,0 

Dampfdruck  des 
MgSO^.ni,0. 

40°,2 
50°,4 
60° 

40,1  mm. 
131,3     „ 

46,3  mm. 
77        „ 
122,5     „ 

so  ersehen  wir  daraus,  dass  unterhalb  50°, 4,  wo  die  Dampfdrucke  der 
beiden  Salze  einander  gleich  werden,  der  Druck  des  MgSOi^ .  IH.^0 
grosser  ist  als  derjenige  des  FeSO^  .1  H.^0  wiihrend  unsere  Daten,  wie 
folgende  Tabelle  zeigt,  zu  dem  entgegengesetzten  Résultat  fûhren. 

Tabelle  8. 


Temperatur. 

Dampfdruck  des 
FeSO, .  IR,  0. 

Temperatur. 

Dampfdruck  des 
MgSO.JH^O. 

30,67 
39,96 
44,45 
46,43 

21,76 
39,94 
52,86 
59,63 

30,75 
40,02 

18,96 
37,90 

UEBER  DIE  BESTIMMUNG  UER   A.RBEIT,   U.  S.  W,  '303 

Bei  40°  wii-d  also  in  einem  Gemiscli  vou  FeSOr^  .  IH.,0  uncl  MgSOf^ . 
OH^O  Ueberfiihmug  von  Dampf  stattfinden  nach  der  Seite  des  MgSO,,  . 
C)H,0  und  somit  FeSOr,  .611.^0  und  MgSO^.IH.^0  entstehen,  wtihrend 
WiEDEMANNs  Messuugcu  zu  dem  umgekehrten  Ei'gebniss  fiihren. 

Wir  schreiben  deshalb  die  Gleichung  der  Umwandung  : 

FeSO,  .  GIL, 0+MgSO, .  TH., O^FeSO, .  llFO-^MySO,  .6R,0.  .  . (2) 

5.  Wir  wollen  jetzt  die  Umwandlungsteinperatur  der  in  Gleichung 
(2)  vorgestellten  Reaktion  berechnen^  und  wahlen  als  Ausgangspunkt 
Gleichung  (1). 

Ftir  das  Ferrosulfat  gilt: 

_^'1\T       fF, 

In  derselben  Weise  fiir  das  Magnesiumsulfat  : 

9  7'  7'  F 

'Jia         rp         77      •       7?   ■ 
-t  1       -^2       m'  2 

Bei  der  Umwandlungstemperatur  'J\  ist  fF^  =  mF^;  es  ist  dann 


und 


_  2  T,  T,  ,  mF, 

'^'' ~  y;^^t,    f  F, 


0    rp      rp  ri 

-1  j  ^2  '"      2 


somit 


Oder  >)   7',  =  ,- îi^-^— (3) 


mF^ 


')  Dièse  Grleichung  ist  identisch  mit  derjenigen,  welche  sich  in  den  Studien 
zuv  cliem.  Dynaraik,  Seite  247  fiiidet,  und  welche  lautet:  / .  ^^^  =  —,  - — - — 


304  ERNST  COHEN. 

Berecluiet  maii  iiiiii  unter  Verweudung-  der  gefundeueii  Zalilen  bei 
4U'',02  den  Wert  von  1\,  d.h.  setzt  in  Gleichimg  (8)  ein  : 

qm~qt  =  3712—1912  =  1800  nacli  den  Tabellen  4  und  6. 

so  findet  inîin  fnr  die  Umwandlungstemperatur  T^ 

1800  X  313,2 


T,= 


40  1  I 
1800—313,3/.-  ' 


37,90 
T,  =  319,5  also  46%5  G. 

Legen  wir  der  Eeclumng  die  betreffenden  Zahlen  fiir  T  =  273 
44,45  zii  Grande,  so  tindet  inan  : 


_  1800  X  317,45 


1800-317,45  l.  ^^'^^ 


51,81 

T',  =  319,7  also  46°,7  G. 
welclie  Zabi  mit  der  erstberechneten  in  gâter  Uebereinstiminung  ist. 

6.  Bringen  Avir  die  geleistete  Arbeit  in  die  Forin  '). 

^=K-/) w 

wo  A  die  Arbeit  in  Kalorien  ist,  q  die  Wilrmetonung,  welclie  die  Um- 
wandlung  begleitet,  F  die  Umwandlungsteniperatur,  7'  die  Temperatur, 
bei  welcher  die  Umwandlung  stattfindet, 


')  Studien  zur  chem.  Dynamik,  S.  247. 


UEBER  DIE  BESTIMMUNG   DER  AllBEIT^  U.  S.  W.  305 

so  fiudeii  wir  im  Allgêmeiuen  die  betreffeude  Arbeitsleistung  aus  der 
Gleichiing  : 

A=  1800—5,632  T. 

Auf  das  Studium   der   hier  erurterten  Umwandlïing  mittelst  eines 
Umwandlungselements  hoft'e  icli  bald  zurilckzukommeii. 

Avisferdaiii,, 

Olicmisches  Uiiiversittitslaboratorium 

iiu  November  1900. 


ABCHIVES   NÉERLANDAISES,    SERIE    II.    TOME    V.  20 


MIXTURES  OF  HYDROCIILORIC  ACID  AND  METHYLETIIER 


J.   P.   KUENEN. 


In  1875  FiUEDEL  ')  discovered  that  methylether  (B.  P.  —  23°.5  C.) 
aud  hydrochloric  acid  when  brouglit  together  below  zéro  produce  a 
liquid  whicli  boils  at  2°  C.  ;  this  liquid  was  uot  a  chemical  coinpomid 
iu  the  usual  sensé:  tlie  proportion  in  whicli  tlie  two  substances  are  pré- 
sent in  the  liquid  was  not  always  the  same  and  moreover  did  not  corres- 
pond to  a  simple  molecular  composition  (about  6  parts  of  ether  against 
5  parts  of  acid).  At  the  same  time  the  formation  of  liquid  at  tempéra- 
tures far  above  the  boiliiig-point  of  llie  ether  and  the  stroiig  contrac- 
tion of  the  vapour- mixture  above  the  boiliiig  point  whicli  he  observed 
proved  that  the  two  substances  display  a  sti'oug  mutual  affinity.  lie 
therefore  coucluded  that  the  molécules  of  the  acid  and  the  ether  unité 
to  form  a  dissociable  molecular  compound  :  thèse  double  molécules  occur 
both  in  the  vapour  —  hence  the  abnormally  high  vapour-density,  — 
and  especially  in  the  liquid.  The  latter  is  a  mixture  of  double-molecules 
and  single  molécules  of  the  components. 

From  Eriiouel's  observations  it  foUows  that  mixtures  of  the  sub- 
stances in  question  hâve  the  comparatively  rare  peculiarityof  a  maximum 
in  their  boiling-points  and  tliei'cfore  a  minimum  in  (lieir  vapourpressu- 
res.  The  object  of  the  investigation  described  in  this  paper  was  to  trace 
this  minimum  up  to  the  critical  région  and  to  obtain  a  complète  pres- 
sure-temj)erature  diagram  for  thèse  mixtures.  The  theory  of  mixtures 
developed  by  van  dek  Waalh  ")  makes  it  very  probable  that  jnixtures 


')  Compt.  Rend.  81  p.  152. 

')  KuENEN.  Phil.  Mag.  Ai  p.  199. 


MIXTURES  OF  IIYDIIOCHLOIUC  AOlD  AND  METHYLETHER.  30 7 

witli  a  miiiimum-vapoiir-jjressure  combiue  tliis  witli  a  maximum  iu  the 
critical  températures.  Tliey  beloug  therefore  to  a  type  which  so  far  lias 
not  been  fully  iuvestigatecl. 

It  was  of  first  importance  duriug  the  investigation  to  keep  in  view 
tlie  possibility  of  irréversible  chemical  action,  as  tins  would  naturally 
entirely  aller  tlie  cliaracter  of  the  mixtures.  Eriedel  had  not  observed 
chemical  action,  but  this  did  not  give  any  warrant  wilh  regard  to  the 
beliaviour  of  the  mixtures  at  higlier  températures. 

In  the  course  of  the  work  it  was  found  that  even  below  100°  C.  a 
chemical  action  takes  place  which  iucreases  in  rapidity  as  the  tempe- 
rature  rises.  The  cliief  products  of  tlie  action  are  methylchloride  and 
water.  As  the  critical  températures  of  the  majority  of  the  mixtures  lie 
above  100°  an  important  part  of  the  research  became  impossible  and  it 
appeared  that  the  combination  of  methylether  and  hydrochloric  acid  is 
uusuitablc  for  the  purpose  of  exploring  the  complète  diagram  for  the 
type  to  which  it  belongs.  At  the  same  time  there  are  so  very  fewr  epre- 
sentations  of  tins  type  which  lend  tliemselves  to  an  investigation  in  the 
critical  région,  that  one  cannot  afford  to  reject  the  combination  altoget- 
ther.  It  is  proposed  shortly  to  undertake  the  investigation  of  mixtures 
of  acétone  and  cldorofoj'ui. 

At  lirst  110  chemical  action  had  been  noticed  :  it  is  possible  that  the 
action  dépends  upou  the  présence  of  moisture  or  otlier  impurities  which 
liappened  to  be  présent  in  smaller  quantity  in  the  first  experiments  than 
later.  It  is  more  probable  however  that  the  différence  is  due  to  the  first 
mixtures  containing  little  acid  the  later  mixtures  gradually  more  and 
more.  The  velocity  of  the  chemical  action  must  liave  been  correspon- 
dingly  smaller  and  the  results  above  100°  obtained  with  thèse  mixtures 
need  therefore  not  be  completely  rejected,  altliough  no  great  value 
must  be  attacted  to  the  actual  numbers.  It  is  possible  that  the  existence 
of  chemical  action  at  higli  températures  inay  give  rise  to  some  doubts 
as  to  whether  the  phenomena  observed  by  Eriej:)EL  and  myself,  even 
those  far  below  100°,  may  be  ascribed  to  pure  mixing  or  whether  thèse 
two  are  intluenced  by  the  same  forces.  I  believe  thèse  doubts  to  be  un- 
founded.  Whatever  we  may  think  the  inolecular  condition  of  the  mix- 
tures to  be,  —  whether  we  assume  the  formation  of  double  molécules  or 
not,  —  the  essential  différence  betweeu  the  progressing  chemical  réaction 
which  gradually  changes  the  condition  and  the  character  of  the  mixtures 
ou  the  one  side  and  the  forces  which  bring  about  the  immédiate  equili 

2U* 


308  J.  î».  KUENEN. 

brum  on  tlie  otlier  can  iiot  l)e  denied.  An  e([iially  distinct  contrast  exists 
between  formation  of  liquid  in  a  single  substance  even  witb  association 
of  molécules,  and  irréversible  polymérisation.  At  the  same  time  it  is 
possible  that  there  may  be  some  connection  between  the  strong  affinity 
at  low  and  tlie  action  at  liigh  températures. 

The  chief  results  arrived  at  are  the  following: 

1°.  The  mixtures  hâve  a  minimum  vapour-pressure  in  accordance 
with  what  could  be  derived  from  Fijiedel's  experimeuts.  This  minimum 
exists  up  to  the  critical  condition. 

2°.  Addition  of  hydrochloric  acid  raises  the  critical  température  of 
methylether.  Eor  the  reasons  explained  above  the  complète  relation  be- 
tween crilical  température  and  pressure  could  uot  be  obtained. 

The  results  are  represented  in  the  tigure  y>'àge  309.  The  curves  were  coin- 
pleted  in  the  part  of  the  diagram  where  observations  were  im])ossible  by 
hypothetical  pièces.  The  gênerai  character  of  the  diagram  seems  beyond 
doubt.  It  shows  how  the  mixtures  as  expected  combine  a  maximum 
critical  température  (at  .-/)  with  the  minimum  va])our-])ressure  and  in 
what  manner  the  minimum  curve  meets  the  plaitpointcurve  at  B.  As 
was  proved  by  van  der  Waals  ')  the  two  curves  touch  each  other  at 
B,  and  the  plaitpointcurve  is  continuons  at  J.  According  to  principles 
laid  down  by  me  before  ^)  the  mixtures  will  hâve  rétrograde  condensa- 
tion of  the  1  ^'  kind,  between  Cj  and  B,  of  the  second  kind  between  B 
und  .-7,  and  of  the  P*  kind  between  A  and  C.,. 

The  diagram  agrées  generally  with  one  obtained  a  priori  for  a  mixture 
with  minimum  vapour-pressure  by  Hartman  "').  It  bears  to  a  high  degree 
the  internai  évidence  of  correctness  and  it  can  hardly  be  doubted  will 
be  confirmed  when  a  difl'erent  représentative  of  the  type  without  chemi- 
cal  action  is  examined. 

Another  peculiarity  of  the  tigure  worth  noticing  is  the  broadness  of 
some  of  the  condensation  loops  of  which  the  loop  in  the  figure  for  a 
mixture  of  7  %  ether  to  93  %  acid  shows  a  striking  exaniple.  Near  the 
minimum  the  loops  are  necessarily  very  narrow  and  therefore  also  be- 
tween B  and  C  j  :  this  is  not  the  case  with  the  mixtures  between  />'  and 


')  Yan  der  Waals.  Kon.  Ak.  Mei  25  1895. 

')  KuENEN.  Communications.  Leidenn".  13,1894. 

')  Hartman.  Dissertatie.  Leiden  1899. 


MIXTURES  OF   H  V  DROCllLOllIC  ACID  AND  MEITHYLBÏHER.  809 


310  J.  P-   KUENEN. 

C2,  at  least  not  witli  those  some  distance  away  frorn  B.  For  a  mixture 
like  the  oiie  in  the  figure  tlie  two  critical  points  F  and  E  must  be  far 
apart  froni  each  other  and  froni  tlie  critical  point  (not  sliown  in  the 
figure)  whicli  the  mixture  would  hâve  if  it  did  not  separate  into  two 
phases  of  différent  composition,  but  behaved  like  a  single  substance  '). 
With  mixtures  of  maximnm,  va])our-])ressnre  and  inrnimMiii  critical  tem- 
pérature, such  as  etliane  +  nitrous  oxide,  which  were  discovered  some 
time  ago,  the  loops  between  R  and  the  critical  point  of  ethane  were 
broader  than  the  others  but  even  there  remained  relatively  narrow  and 
it  was  natural  then  to  suppose  tliat  tins  fact  had  greater  generality 
than  now  appears  to  be  the  case.  The  shape  of  the  plaitpoint-curve  and 
■  the  great  distance  between  B  und  C.^  in  tins  case  might  hâve  suggested 
the  probability  of  broader  loops,  even  without  the  confirmation  by 
experiment. 

If  is  unnecessary  to  indicate  the  shape  and  changes  of  the  plait  on 
the  ■'F-surface  for  mixtures  of  hydrochloric  acid  and  methylether,  as  we 
can  refer  the  reader  to  Hartman'w  thesis  quoted  above. 

As  regards  the  experiments  themselves  1  will  only  mention  that  the 
methylether  was  prepared  from  pure  methylalcohol  and  sulphuric  acid, 
and  absorbed  in  sulphuric  acid  from  which  it  was  afterwards  liberated 
by  water.  I  refrain  from  communicating  ail  the  numerical  data  obtained 
as  no  value  can  be  attached  to  the  results  except  cjualitative  value.  Mr. 
W.  G.  RoBsoN  assisted  me  during  the  whole  of  the  investigation. 

The  question  what  is  the  molecular  condition  of  the  mixtures  seems 
as  yet  hardly  capable  of  satisfactory  solution.  The  criteria  which  are 
applied  for  this  purpose  with  regard  to  single  substances  fail  with  mix- 
tures. It  was  lately  pointed  ont  by  Kamerlin«h  Onnes  ^)  that  the  law 
of  correspoiiding  states  cannot  without  further  considération  be  applied 
to  mixtures  and  van  deu,  Waals'  équation  déviâtes  too  much  from  the 
truth  to  be  able  to  use  it  as  a  test  for  the  existence  of  double  molécules- 
The  formation  of  liquid  above  the  boiling-point  of  methylether  does  not 
prove  that  association  lias  taken  place  :  a  somewhat  higli  value  of  the 


')  Compare  van  der  "Waals,  Kon.  Ak.  27  Noveraber  1897. 

*)  Kamerlingh  Onnes.  Kon.  Ak.  van  Wet.  30  Juni  1900.  In  this  paper  mix- 
tures without  mutual  association  are  called  „ideal"  mixtures:  „norniar'  mixtures 
seems  more  in  accordance  with  the  common  use  of  the  two  words. 


MIXTURES  OF  H YDROOIILORIC  AC'ID  AND  METHYLETHER.  311 

niutual  attraction -constant  rt,^  in  van  df.r  Waals'  eqnation  will  give 
a  niininuun  in  thc  vapourpvessures.and  tlie  phenomenon  inay  therefore 
occur  with  normal  mixtures.  Thc  abnormal  vapourdcnsity  naturally 
suggests  the  formation  of  double  molécules  in  tlie  vopour  and  therefore 
a  portion  in  the  liquid  (compare  the  case  of  acetic  acid),  but  again  \ve 
need  a  trustwortliy  criterion  to  décide  between  high  attraction  and  asso- 
ciation. However  probable  the  association  in  -Friedel''s  mixtures  may 
ap})ear^  one  cannot  décide  betweeu  the  two  possibilities  with  the  same 
sharpness  as  for  single  substances. 


THÉORIE    DE    l'INDUCTION    ÉLECTRIQUE. 


G.  BAKKER. 


Imaginons  un  circuit  qui  se  meuve  daus  un  eliamp  électromagnétique. 

Soient  F,  G  etT/les  composantes  d'un  vecteur,  dont  l'intégrale  prise 
le  long  du  circuit  multipliée  par  Tintensité  du  courant,  donne  Ténergie 
potentielle  par  rapport  au  cham])  électromagnétique  et  S^,.  S^y  S^-  les 
composantes  d'un  vecteur,  dont  Tintégrale  étendue  h  l'aire  d'une  sur- 
face passant  par  le  contour  du  circuit  puisse  remplacer  l'intégrale  sus- 
dite, on  ])eut  exprimer  les  composantes  P,  Q  et  R  d'un  vecteur,  dont 
l'intégrale  prise  le  long  du  circuit  donne  la  force  électromotrice  d'induc- 
tion, par  les  équations  : 


(1) 


'-^4~ 

,    riz 

^F     d-^ 

'^='^4- 

^    dx 

^G      d^ 

^-^4- 

^■'  dt 

dii    d^p 

df        dz 

Comme  en  général  on  déduit  d'une  façon  incomplète  ces  équations 

importantes  et  que  forcément  Maxwell  lui-même  ajoute  les  derniers 

drlj  d\h  ddi  ,        .  ,  .  .         w , 

termes ~, ^, ;-  aux  autres,  le  veux  donner  ici  une  deduc- 

dx  dy'         dz  ' '' 

tion  directe  complète. 

Si  l'on  exprime  toutes  les  grandeurs  en  unités  électromagnétiques,  il 

faut  multiplier  les  forces  électrostatiques z-  etc.  par  V"  (Fsignitie 


THÉORIE   DE  l'iNDUCTION  ELECTRIQUE,  313 

la  proportion  entre  Tunité  crélectricité  dans  les  systèmes  électromag- 
nétique et  électrostatique). 

Soit  qu'on  se  base  sur  les  théories  de  Neuma>'n^  de  Maxwell  ou  de 
TIelmholtz  la  déduction  du  système  (1)  se  réduit  à  la  différentiatiou 
d'une  grandeur,  interprétée  par  Maxwell  comme  un  moment  électro- 
cinétique et  par  Helmholtz  comme  énergie  potentielle  du  circuit  (si 
Ton  fait  circuler  un  courant  dont  l'intensité  soit  l'unité).  Cette  grandeur 
s'écrit  comme  une  intégrale  prise  le  long  du  circuit  ainsi  que  le  quotient 
difï'érentiel.  Le  vecteur  de  l'intégrale,  qui  représente  ce  quotient  diffé- 
rentiel, donne  alors  par  ses  composantes  P,  Q  et  It. 

On  a  déjà  fait  tant  de  réflexions  concernant  la  relativité  des  idées  : 
énergie  potentielle  et  énergie  cinétique,  que  je  ne  m'y  arrête  pas.  ') 

Puisque  le  circuit  peut  changer  de  position  et  de  forme,  .r,  y  et  ;:;  aussi 
bien  que  F,  G  et  H  sont  considérés  comme  des  fonctions  du  temps.  La 
ditl'érentiation  donne  : 

P_jj  'lA^^  'h_^ 

Les  composantes  de  la  force  électromotrice  des  actions  électrostaticjues 
sont  ajoutées  tout  simplement  à  ces  trois  termes. 

Soit  que  l'on  conçoive  l'énergie  du  courant  comme  énergie  poten- 
tielle, ou  comme  énergie  cinétique,  on  voit  immédiatement  pourquoi  les 
expressions  pour  P,  Q,  et  R  devaient  être  incomplètes  :  car  si  le  circuit 
est  mis  en  mouvement  par  une  force  extérieure  dans  un  champ  électro- 
maguéti({ue,  le  travail  des  forces  de  résistance  se  compose,  pour  des 
courants  variables,  de  forces  électrostatiques  aussi  bien  que  de  forces 
électrodynamiques. 

Soit  //'  l'énergie  électrodynamique  et  U  l'énergie  électrostatique,  on 
aura  : 

;«  =  _:WtO (,) 

(It 

au  lieu  de 


')  Déjà  Secchi  (Die  Eiiiheit  der  Naturkràfte)  y  fixe  l'attention  par  son  exemple 
des  taureaux  combattants.  Voir  aussi  :  Max  Planck  „Das  Princip  der  Erhaltung 
der  Energie"  Pg.  113;  et  J.  J.  Thomson  „Applic.  of  dynamicstoPhys.  and  Chem.". 
Pg.  13.  Barker  et  Preston  aussi  étaient  d'avis  que  l'énergie  potentielle  n'est  que 
de  l'énergie  cinétique. 


314  G.  BAKKEK. 

Appliquons  l'équation  (2)  à  des  circuits  à  trois  dimensions.  Soient 
X^,  Yi  et  Zi  les  composantes  de  l'action  électrostatique,  par  unité  de 
volume^  sur  un  conducteur.  D'abord  on  aura: 

Or,  rénergie  électrostatique  s'exprime  par  l'intégrale  : 

V=W^^dr (4) 

d'où 

En  égalant  les  deux  expressions  (3)  et  (5)  trouvées  pour —: 

fie 

/'fw4* («) 

Soient  u,  v  et  w  les  composantes  de  la  densité  du  courant^  on  a  : 

dp       du      do      dm 
Ti^lÛr^Jy^dz.^    ' 

La  variation  de  l'énergie  diélectrique  de  l'ether  s'exprime  donc  ainsi  : 
(voir  la  relation  6) 


dU      -r-o  /"     i  du,  ,   de    ,   dw 
dt  J^idx^di/^dz 


')  Aussitôt  que  les  courants  deviennent  stationnaires, 1 1-  —  =  0,  d'où 

dx       dy       dz 

,         .      dU 
il  s'ensuit:  —  ^  0.  L'énergie  des  déplacements  diélectriques  reste  invariable  et 

par  conséquent  il  n'y  aura  pas  de  courant  de  déplacement  diélectrique. 


THÉORIE  DE  l'iNDUCTION  ELECTRIQUE. 

OU  en  intégrant  par  parties  : 

dU        ..oA    #  ,    #  ,     #  )  , 

dt  J  (     dx    '      dii    '       f/^  i 


315 


L'expression  pour  l'énergie  du  courant  continu  se  transforme  aussi 
facilement.  Soient  les  composantes  des  forces  électrodynamiques^  par 
unité  de  volume^ 

J2 .  y 2  et  Z.^ 

alors  la  loi  d'Ampère  donne  : 

X^_  =  I  {Sp:V-~Sp,,w)dr  etc. 
Le  travail  de  ces  forces  devient  : 


K''t+^^4+'4>- 


dW 
dt 


I 


dx  dy  dx 


dr  = 


-I 


n    V    w 

dx  dy  dz 
~dtTt~dt 

S-^xS-^yS-^: 

^4-^    dr 


La  somme  des  composantes  donne:  A^=  Xj  -^  A.,  et  on  aura  donc: 


Les  composantes  d'un  vecteur  dont  l'intégrale  le  long  du  circuit  donne 
la  force  électromotrice  sont  exprimées  par  P,  Q  et  H.  Donc  : 


Ji^i  =  j  {Pu  +  Qu  -j-  Rio)  dr. 


(8) 


L'équivalence  de  (7)  et  (.s)  donnera 
'^■'df        ^'dl 


/  ^"--  etc. 
dx 


316  C4.  BAKKEll. 

et  c'est  à  ces  formules  que  le  système  (1)  se  réduit  lorsque  le  champ  ne 
dépend  pas  du  temps. 

En  cas  que  le  conducteur  est  immobile  de   sorte  que  le  champ  ne 
dépend  que  des  intensités  des  courants,  Texpression  pour  W  : 


jr=lf{  Ku  +  Gv  +  mo)  dr 


donne  immédiatement  : 


^     ^dn^^'' A_r^'    I    Tj''"\i     I    ^fr  ''^'j^    '^^^    *^^^  7 


Or,  maintenant  F,  G  et  //  ne  dépendent  pour  un  point  déterminé 
que  des  composantes  des  densités  de  courant  dans  les  autres  points 
et  même  linéairement  d'oi^i  il  suit  que  les  deux  intégrales  sont  égales; 
donc  : 

Le  cas  général  donnera  ainsi  pour  P,  Q  et  /<'  : 

^-^^-~df       ^"dt      dl       *    dx 

et  par  permutation  tournante  des  coordonnées  x,  ij,  z  ou  trouvera  les 
deux  autres  relations  de  môme  forme  pour  Q,  et  B. 

FORCES  PONDÉROMOTRICES. 

La  force  électromotrice  d'induction  dépend  de  la  constitution  du 
champ  électromagnétique  et  du  mouvement  du  conducteur.  Les  forces 
pondéromotrices  dépendent  à  leur  tour  des  courants  et  des  déplacements 
électriques  causés  par  les  forces  électromotrices,  taudis  que  les  courants 
dépendent  de  la  conductibilité  spécifique.  ')  Il  doit  donc  être  possible 
de  calculer  les  forces  pondéromotrices  dans  leur  rapport  avec  la  consti- 
tution et  les  changements  du  champ,  le  mouvement  du  courant  et  sa 
conductibilité  spécifique. 


')  Nous  supposons  que  les  conducteurs  soient  isotropes. 


THEOllIE  DE  L  INDIICTIOX  ELEOTRIQUIO 


317 


Je  considère  d'abord  les  circuits  linéaires  sans  tenir  compte  des  cou- 
rants transversaux.  Soient  P,  Q  et  R  les  composantes  de  la  force  élec- 
tromotrice d'induction  et  x,  i3,  y  les  angles,  qu'un  élément  du  circuit 
fait  avec  les  axes  des  coordonnées,  on  aura  jjour  la  force  électromotrice 
dans  la  direction  de  Vêlement  ds  du  courant: 


{Pcosoi  -\-  Qcos(3  -|-  Rcos'y)ds 
et  rintensité  du  courant  devient  : 

h=^  q  [P  cosx  -\-  Q,cos{Z  -f-  Rcosy)doo 


(9) 


(10) 


si  q  signifie  la  conductibilité  spécifique  et  i^?  la  section  droite  du  circuit. 
Considérons  un  élément  du  circuit.  Soit  ù  l'angle  entre  la  force  mag- 
nétique et  cet  élément,  alors  on  aura  ])our  Taction  du  champ  sur  l'élé- 
ment du  circuit  : 


q  JP)  sin  ù  {P cos  ^  -|-  Q cos  (3  -j-  R  cos  y)  du  ds 


(11) 


La  direction  de  cette  force  est  perpendiculaire  à  l'élément  et  à  la 
force  magnétique  d'après  la  règle  connue. 

Les  composantes  de  la  force  électromotrice  peuvent  être  divisées  en 
trois  parties.  Pour  P  on  a  : 

et  de  même  pour  Q,  et  R. 

En  substituant  ces  valeurs  dans  l'équation  (9)  on  trouve  pour  la 
force  électromotrice  dans  la  direction  de  l'élément  : 


^0..-    ^Ç>r/  -?>. 

cosoi  cos  (3  cos  y 

dx      dy      dz 
~dt      Ift      ~dt 


ds 


6-6»*  X  -\-  -<T  COS  l3-\--rj  cas  y}  ds —  /  -^  [VZ, 


dt 


^t 


dt 


ds 


La  première  partie  de  cette  expression  s'écrit  aussi: 

dx   dy   dz 

V.r     Vu      V- 


318 


G.   BAKKEU. 


si  dx,  dy,  dz  expriment  les  projections  de  réiénient  sur  les  axes. 

Ce  déterminant  exprime  le  nombre  des  unités  de  volume  d'un  parai - 
lèlopipède,  dont  trois  arêtes  concourants  représentent  la  force  magné- 
tique^ l'élément  et  la  vitesse  de  Télément. 

Imaginons  qu'un  circuit  ait  un  mouvement  de  translation  dans  un 
champ  uniforme^  la  force  électromotrice  d'induction  totale  sera  nulle. 
En  eti'et^  pour  tous  les  points  du  circuit  S^  et  v  ont  la  même  valeur^ 
tandis  que  les  éléments  peuvent  être  pris  deux  à  deux  de  telle  manière 
que  les  projections  correspondantes  ont  des  signes  contraires  et  se  dé- 
truisent. 

Les  composantes  de  [JÇ).^/*]')  sont: 

(J^-  eos  jo  —  Spij  cas  y)  ds  etc. 

donc  les  composantes  des  forces  pondéromotrices  quant  à  la  première 
partie,  peuvent  s'exprimer  par  : 


X^  =  q    S^z  cos  /3  —  ^y  cos  y 


^Px-^U 

^Ç>c 

dx 

du 

dz 

Vx 

'Vu 

Vz 

etc. 


L'équivalent  mécanique  de  la  chaleur  corrcispondant  avec  la  force 
électromotrice 

par  unité  de  volume  devient 

]F^=  q  \F cos a.^Q, cos /3  -\-  R  cos  'y[~  =  q 


4<-     JP.'/       ^^z 

cos  X  cos  (3  cos  7 

V.j-       Ou        V- 


c'est-à-dire  cette  quantité  s'exprime  2)ar  !e  carré  du  volume  d'iui 
parallélopipèdcj  que  nous  avons  considéré  tout  à  l'heure^  multiplié  par 
la  conductibilité  spécifique. 

Je  dois  remarquer  que  le  valeur  de  IF  change  de  signe  selon  celui  du 
parallélopipède.  Ces  considérations  ne  disent  donc  rien  de  la  locallsatloib 
de  l'énergie. 

Lnaginons  une  sphère  dont   hi  rayon  soit  l'unité  et  dont  le  centre 


')  Notation  de  M.Lorentz. 


THEORIE  DE  L  INDUCTION  ELECTRIQUE. 


319 


coiiieide  avec  le  point  auquel  se  rapjiortent  les  grandeurs  que  nous 
venons  de  cousidérev.   Soient  K,  <?,  v  et  J^  respectivement  les   points 

d'iiiiersection  de  la  sphère  et  des  lignes 
qui  i-epi-ésentent  la  force  ]Dondéroniotrice, 
la  direction  de  réléraent,  la  vitesse  de  celui- 
ci  et  la  force  magnétique  et  soit  ^  ranglo 
entre  la  direction  de  K  et  de  v,  eK  et  S^K 
seront  des  arcs  de  90°,  parce  que  K  est 
perpendiculaire  à  rélément  et  à  la  force 
magnétique.  (Voir  la  ligure).  L'arc  qui 
joint  0  et  Â'  est  donc  perpendiculaire  à 
e^  et  par  conséquent  vN=Q()° — '(p. 
Dans  le  triangle    sphérique  rectangulaire 

si//  /'//  =  dv  rJP)  X  ■'^'"'  ■^>^^?  J^ 

ou  sin  û  cos  (p  =  sin  v  -^  \  sin  ô  X  ^^iii  <C  ^'  ^  ^^'-  (j'^^i  tléjà  désigné 
l'angle  entre  l'élément  et  la  force  magnétique  ])ar  ô) 

Or,  le  membre  gauche  de  l'équation  ci-desus  représente  en  effet  Tam- 
plitude  du  triangle  sphérique  {e  S^  o) 

Donc  sin  ô  cos  0  représente  aussi  également  ram])litudej  Ensuite  nous 
avons  trouvé  pour  la  force  poudéromotrice  : 

K=  ([  .Ç)''  r  .s'rii  ô  X  anqjlitude {e  Sp  v) 
et  réquivalent  mécanique  de  la  chaleur  : 

//'  =  y  .f)2  p^  X  j  amplitude  (^^  ^  i')  i" 


Le  travail  .7  produit  par  A'  sur  Tiinité  de  volume  pendant  l'unité  de 
temps  : 

A  =  A'  V  cas  p  =  q^-  v~  siu  ô  cm  (p  X  amplitude  {e  S^  v) 

ou  puisque  :  sin  ô  cos  p  =^  amplitude  {e  Sp  v) 

A  =  q  Sp-i  v'-  X  j  amplitude  (^^  Sp  v)  \-; 

donc,  connne  il  faut  : 

A  =  IF 


320  G.  BAKKEU. 

La  considération  des  autres  parties  des  composantes  de  la  force  pondé- 
roraotrice  offre  peu  de  difficulté.  Soient  «^51  l'accroissement  du  potentiel 
vecteur  et  f  l'angle  entre  (^2i  et  l'élément^  les  expressions  (11)  et  (12) 
donnent  pour  la  force  pondéromotrice  produite  par  le  changement  du 
champ  ]3ar  rapport  au  temps  : 

r     •    .^5i 

—  qSp  sm  0  -^  cas  s 

où  cette  force  sera  peri^endiculaire  à  Sp  et  à  l'élément  conformément  à 
la  règle  connue.  Entin  le  dernier  terme  de  (12)  donne: 

'  ds 

Si  l'élément  considéré  se  meut  perpendiculairement  à  la  force  mag- 
nétique et  que  la  direction  de  l'élément  se  trouve  perpendiculaire  à  la 
vitesse  ou  si  nous  considérons  des  courants  à  l'intérieur  des  conducteurs 
(à  trois  dimensions)  de  sorte  que  l'on  considère  le  courant  toial,  à'oii  il 
suit  que  la  direction  du  courant  est  celle  de  la  force  électromotrice,  on 
aura  : 

u  =  qF     v  =  qQ     îO  =  qR 

et  si  nous  supposons  que  le  champ  ne  varie  pas  avec  le  temps,  les  ex])res- 
sions  pour  les  composantes  de  la  force  pondéromotrice  par  unité  de 
volume  seront  : 


=  'I 


*<«'I-^=!D-«"(^"I-*"D] 


^IV'QQ: 


dy       ^'  dzj 


Soit  £  l'angle  entre  la  force  magnétique  et  la  vitesse  v  et  soient  ^,  vi, 
^  les  angles,  que  la  force  magnétique  fait  avec  les  axes  des  coordonnées, 
tandis  que  A,  [j.,  v  sont  les  angles  de  direction  de  la  vitesse,  on  aura  : 

X=q  (/p2 ,,  cos  scosè  —  JÔ''  V  cas  A)  —  q  / '-  (^-/^  —  ^^  '^'^^ 


THEORIE  DE  L  INDUCTION  ELECTRIQUE. 


321 


Par  periimtation  touriiante  des  coordonnées  a-,  //,  z  on  trouve  les 
autres  composantes. 

On  voit  par  là  que  la  force  pondéroniotrice  peut  être  considérée  comme 
la  résultante  de  ces  forces  : 


1°.  une  force  q  Sp-  v  cos  s  dans  la  direction  de  la  force  magnétique. 

2°.  une  force  q  J^-  v  dans  une  direction  opposée  à  celle  de  la  vitesse, 
c.-à-d.  une  force  de  resia lance. 

'1°.  une  force  q  A  -[J^.  li^  {R^  force  électrostatique)  tandisque,  si  le 
champ  dépend  du  temps,  il  faut  njouter. 


4  .  une  force  q 


^0. 


«V  J 


ARCniVES    NEERLANDAISES    SERIE    II.    TOME    V. 


2i 


DEUX  MÉTHODES  OPTIQUES 

POUR  l'Étude  de  l'élasticité  des  corps  solides 


A.    CORNU. 


L'étude  rigoureuse  des  propriétés  élastiques  des  corps  solides,  surtout 
de  ceux  qui  par  leur  rareté  (comme  les  cristaux  naturels)  ne  s'obtiennent 
qu'en  petits  échantillons,  présente  d'extrêmes  difficultés. 

C'est  aux  propriétés  les  plus  délicates  des  ondes  lumineuses  que  je 
me  suis  adressé  pour  tâcher  de  les  vaincre  :  à  cet  effet  j'ai  essayé  d'in- 
stituer deux  méthodes  opti(|ues,  en  apparence  très  différentes,  mais  qui, 
au  fond,  ainsi  qu'on  le  verra  plus  loin,  sont  équivalentes  théoriquement 
et  paraissent  identiques  comme  précision. 

La  première,  que  j'avais  cru  d'abord  de  beaucoup  supérieure  à 
l'autre,  a  été  décrite  en  1869,  dans  les  Comptes  rendus  de  l'académie 
des  sciences  (t.  LXIX  p.  -ySS)  :  la  seconde  a  seulement  été  indiquée 
par  une  note  au  bas  de  la  page  '336  de  la  même  communication  qui 
en  fait  coiniaître  le  principe. 

Toutes  les  deux  sont  fondées  sur  la  variation  des  phénomènes  optiques 
que  produit  la  déformation  d'une  surface  polie  taillée  sur  le  corps 
élastique. 

La  surface  plane  d'une  lame  parallélépipède  est  la  forme  qui  offre 
le  genre  d'observations  les  plus  faciles. 

Les  modes  de  déformation  employés,  sont 

1°.  /a  Jkxion  dite  circulaire  :  la  lame  est  posée  liorizoni  alement  sur  deux 
appuis  parallèles  et  fléchie  par  deux  poids  égaux  et  symétriques  :  des 
dispositifs  simples  permettent  d'effectuer  la  flexion  convexe  et  la  flexion 
concave. 

2°.  (a  tor-sion  :  la  lame  est  jiosée  sur  un  aj)pui  d'un  coté  et  sur  une 


DEUX  METHODES  OPTIQUES^  ETC.  323 

poiute  de  l'autre  et  tordue  dans  un  sens  ou  dans  Tautre  à  l'aide  de 
leviers  symétriques  perpendiculaires  à  Taxe  de  torsion.  Les  modes  de 
flexion  et  de  torsion  inverses  et  symétriques  ont  Tavantage  d'éliminer 
plusieurs  causes  d'erreur,  et  de  doul)ler  la  précision. 

Les  deux  méthodes  optiques  employées  pour  déterminer  la  déforma- 
tion de  la  surface  primitivement  plane  vérifient  le  théorème  d'EuLEii  sur 
la  loi  de  variation  des  courbures  de  la  surface  autour  d'un  point.  On 
reconnaît  immédiatement  les  deux  sections  principales   rectangulaires 

dont  les  courbures  (  -  j  et  (  --,  j  sOnt  presque  toujours  de  signe  con- 
traire :  les  mesures  micrométriques  vérifient  ensuite  la  relation 

,  cos'^co    .    s'm'^u        1 

utilisable  toutes  les  fois  (lu'on  a  besoin  de  mesurer  la  courbure  -  d'une 

P 

section  normale  faisant  l'angle  ce  avec  la  section  principale  de  cour- 
bure y. 


1 '•■"'■•  Mkthodk 
fondée  sur  Ueniptul  des  aiiiieanx  de  Newton. 

On  observe  avec  une  lumière  monocliromatique  les  anneaux  produits 
par  la  lame  d'air  située  entre  la  surface  éhistique  déformée  et  la  surface 
le  plus  souvent  plane  d'une  lentille  convergente  de  40  a  50  cm.  de 
distance  focale  portée  sur  trois  pointes  à  vis. 

Le  phénomène  optique,  observé  quasi  normalement  avec  la  lumière 
jauiue  de  la  soude  (suivant  le  dispositif  de  Eizeau)  est  très  frapjiant  ])ar 
son  élégance  géométrique.  La  surface  plane  déformée  par  flexion 
ou  torsion  étant  à  courbures  opposées  détermine  un  système  d'an- 
neaux hyperboliques  ayant  mêmes  asymptotes  :  on  vérifie  donc  in- 
tuitivement d'une  part  la  rectangularité  des  sections  princi})ales 
(parallèlles  aux  axes  principaux  des  hyperboles)  et  d'autre  part 
la  loi  de  variation  des  courbures  du  théorème  d'EuLEii;  les  hy- 
perboles réalisent  en  eflet  les  indlca/rkes  de  Cir.  Dupin,  auxquelles  se 
réduisent  les  sections  de  la  surface  par  des  jjlans  parallèles  à  un  plan 

21* 


334  A.  CORNU. 

taiigeut  à  des  distances  très  petites  du  point  de  contact^  car  ces  distances 
sont  égales  à  une  demi-longueur  d'onde,  soit  -   0/-'5'S9   ou   un  tiers   de 

micron. 

Ce  système  d'hyperboles  peint  en  même  temps  aux  yeux  la  forme  de 
la  surface  suivant  le  mode  de  représentation  topographhiup,  Téclielle  des 
hauteurs  des  sections  horizontales  étant  précisément  égale  à  une  demi- 
longLieur  d'onde.  ') 

Le  relevé  de  ces  anneaux  peut  se  faire  au  foyer  d'une  petite  lunette 
d'observation  munie  d'un  micromètre  à  fil  :  mais  la  précision  des  pointés 
devient  beaucoup  plus  grande  en  faisant  appel  à  la  photographie. 

A  cet  ett'et,  la  lunette  est  remplacée  par  un  ap])areil  photographicpie 
visant  prescpie  normalement  la  surface  de  la  lame  d'air  oii  se  forment 
les  anneaux;  la  source  lumineuse  est  une  étincelle  d'induction  jail- 
lissant entre  deux  pôles  de  magnésium.  L'étincelle  est  placée  dans  une 
direction  légèrement  oblique  sur  Taxe  de  la  lentille  précitée  de  manière 
que  son  image  conjuguée  réfléchie  par  les  surfaces  interférentielles  se 
fasse  sur  l'objectif  photographique. 

En  quelques  secondes  on  obtient  un  cliché  des  anneaux  (cliché  négatif) 
car  la  radiation  la  plus  intense  est  suffisamment  monochromatique  :  en 
réalité  c'est  un  triplet  ultraviolet  dont  la  longueur  d'onde  moyenne  est 
A  =  0,f*383. 

On  peut  à  loisir  mesurer  ces  clichés  qui  supportent  de  forts  grosisse- 
ments  à  l'aide  d'un  microscope  à  chariot  micrométrique. 

La  ])récision  des  pointés  peut  aller  très  loin  et  atteindre  au  moins  le 

—  de  la  largeur  d'un  anneau,  ce  qui  correspond  à-- 0/''383=  0,^^0095 

ou    à    un    centième   de   micron  dans  ra])préciation  des  déformations 
relatives  normalement  à  la  surface.  -) 


^)  La  surface  inférieure  de  la  lentille  peut  être  choisie  non  seulement  plane 
mais  légèrement  convexe  ou  concave:  on  obtient  alors  toutes  les  formes  d'in- 
dicatrices décrites  par  Dlipin,  ellipses,  systèmes  de  droites  parallèles  et  hy- 
perboles. 

^)  Avec  certaines  plaques  au  gélatino-bromure,  lorsque  l'étincelle  d'induction 
n'est  pas  convenable,  la  radiation  violette  A  =  448  superpose  un  système  d'an- 
neaux qui  altère  la  pureté  des  courbes  en  leur  donnant  un  aspect  périodique  6  : 7  : 

on'  élimine  cette  radiation   à  l'aide   d'une  couche  de  collodion  avec  -tf^    de 

chrysoïdine  qu'on  étend  sur  la  surface  la  plus  plane  de  l'objectif  photographique. 


DEUX  MÉTHODES  OPTiqUIOS,   F/l'C.  825 

L'emploi  des  anneaux  de  Newton  a  Tavantage  de  fournir  une  vue 
d'ensemble  des  déforuuitions  simultanées  de  tous  les  points  de  la  surface 
élastique,  indépendamment  de  la  flexion  des  appuis,  ou  du  support  de 
la  lentille  auxiliaire  servant  ù  la  production  des  anueaux. 

La  grandeur  réelle  des  anneaux  s'obtient  à  l'aide  d'un  (juadrillage 
rectangulaire,  de  dimension  déterminée,  tracé  au  diamant  ou  à  Tacide 
fluorli_y(lrique  sur  la  surface  plane  de  la  lentille  auxiliaire.  L'image 
photogra])liique  de  ce  quadrillage  permet  en  outre  de  corriger  l'effet  de  la 
légère  obliquité  des  faisceaux. 

Mesures  tii.icroiiu'f.riqn.e.s.  On  se  contente  en  général  de  mesurer  les  dia- 
mètres des  anneaux  de  même  ordre  suivant  les  deux  sections  rectangu- 
laires princi])ales.  Comme  les  rayons  de  courbure  sont  très  grands  par 
ra])])ort  ù  l'épaisseur  e  de  la  lame  d'air  correspondant  au  milieu  de  dia- 
mètre c  de  l'anneau  considéré  on  a  ])our  chaque  section  principale  la 
relation  bien  connue 

{'Z)  c^=SJie       et       c'-=^R'e.        ■ 

Si  l'on  donne  à  chaque  anneau  un  numéro  d'ordre  i  en  commençant 
par  /'  =  1  pour  le  premier  à  partir  du  centre,  le  diamètre  ci  corresjDon- 
dra  à  l'épaisseur  <?,  :  or  ei  est  égal  à  un  nombre  entier  /  j^lus  une  fraction 
Cp  de  demi-longueurs  d'onde.  Donc 

(3)  ci'  =  8  7,'  (^+  (p)  ~  =  i^Iîxi  +  UiX0, 

expression  de  la  forme 

I    l'iÏA  =  « 

(4)  c,-  =  ai  ~r  ù ,      en  posant  (5) 

^  i  47^0  =  6.  ^  ^ 

Les  observations  donnent  i  et  a;  il  s'agit  d'en  déduire  a  et  b.  On  est 
naturellement  à  employer  la  méthode  des  moindres  carrés,  car  le  nombre 
de  diamètres  c;  mesuré  est  le  plus  souvent  assez  grand.  Soit  u  ce  nombre; 
on  aura  la  condition 

(6)  2  («/'  -f-  ^  —  (^i^y  =  minimum, 

1 

laquelle  se  ramène  en  égalant  à  zéro  les  coefficients  de  da  et  dô  obtenus 


326  A.  COTINU. 


en  differeiitiant  réquation  ci-dessus,  à  deux  équations  linéaires  en  a  et 
h  qui  déterminent  ces  deux  paramètres  : 


(7) 


.       n{nA-V 


9. 
Les  sommes  S  étant  jJi'ises  de  1  à  m  : 


^^^i{ii^\){^n 


6 
Résolues  jjar  rapport  à  a  et  6  ces  équations  donnent 

6  2 

Dans  Tapplication  numérique  de  ces  formules  on  rencontre  quelques 
simplifications  qui  en  rendent  l'usage  très  simple. 

IWimJva'hn  des  erreurs  fortuites  de  puhité.  Dans  Téquatiou  (5)  les 
diamètres  Cj  entrent  par  leurs  carrés  de  sorte  qu'une  erreur  fortuite  ^ci 
y  figure  par  le  product  ^c^Cj,  ce  qui  semble  exagérer  l'influence  de  Ter- 
reur des  diamètres  croissants. 

IJjie  série  d'observations  directes  m'a  montré  que  l'erreur  moi/enne  de 
pointé  sur  les  anneaux  est  sensiblement  proportiounelle  à  la  largeur  de 
l'intervalle  moyen  des  anneaux  consécutifs;  on  a  donc  la  condition 

à  e,  =  k\c\j^\ — c\)  =  fî 


d'où  \[c,+x^ci)lc,-=^; 

c'est  donc  bien  par  leurs  carrés  que  les  diamètres  mesurés  doivent  entrer 
dans  l'équation  de  condition  pour  donner  à  toutes  les  observations  le 
poids  qui  leur  convient. 

Il  est  bien  entendu  que  chaque  mesure  de  c-,  est  une  moyenne  de  plu- 
sieurs mesures  ré2)etées  pour  atténuer  les  erreurs  fortuits  de  pointé  :  le 


DKUX  MÉTHODES  OPTIQUES^  ETC.  327 

calcul  des  coefficients  a  et  h  par  la  méthode  des  moindres  carrés  a  pour 
but  d'éliminer  leur  influence. 

Erreurs  si/slcuiafiques.  Les  valeurs  c,,  avant  d'être  traitées  comme 
on  vient  de  l'exposer^  ont  besoin  d'être  corrigées  d'une  erreur  systéma- 
tique dont  voici  l'origine.  Lorsqu'on  observe  au  micromètre  à  fil  on  est 
inévitablement  conduit  à  pointer  le  milieu  des  deux  bords  de  l'anneau 
(sombre  ou  clair)  au  lieu  de  pointer  la  position  du  minimum  ou  du 
maximum  d'intensité^  toujours  indécise;  la  dissymétrie  de  chaque  an- 
neau rend  d'ailleurs  cette  appréciation  exacte  presque  impossible.  Il 
faut  donc  calculer  la  position  de  ce  minimum  ou  de  ce  maximum  d'après 
le  pointé  qui  correspond  au  milieu  des  bords  visibles  de  l'anneau.  La 
discussion  géométrique  de  cette  condition  conduit  à  la  règle  suivante. 

Ou  corrigera  le  carré  de  cIuKpie  diavù'fre  apparent  [défini  par  les  w'dl- 
eux  deux  à  deux  des  qnaire  bords  de  V anneau)  en  ajoutant  le  carré  de  la 
largeur  apparente  [ou  distance  nioijenne  des  bords  contigus)  de  l'anneau. 

Ce  sont  ces  valeurs  corrigées  c^  qu'on  introduit  dans  les  équations  ci- 
dessus  (7)  et  (y). 

Calcul  des  deux  courbures  principales.  On  opère  ainsi  qu'il  vient  d'être 
dit  dans  les  deux  directions  principales  c.  à  d.  suivant  les  axes  principaux 
du  système  d'hyperboles;  on  en  conclut  les  valeurs  «  =  4 7^ A  suivant 
l'un  des  axes  et  «'  =  4  R'  K  suivant  l'autre;  les  valeurs  b  et  b'  servent 
de  vérification,  car  on  doit  avoir  la  relation  Cp-\-^'  =\,  la  série  des 
liyperboles  conjuguées  de  part  et  d'autre  des  asymptotes  correspondant 
à  la  succession  des  épaisseui's  de  la  lame  d'air  qui  varient  d'une  ma- 
nière continue  suivant  la  série  des  nombres  entiers. 

On  calcule  ainsi  les  courbures   — -  et  ^-,,  qui  entrent  dans  les  forinu- 

les  de  la  théorie  de  l'élasticité. 

Si  ])ar  suite  d'une  dissymétrie  quelconque,  les  axes  principaux  ne  coïn- 
cident pas  avec  les  arêtes  de  la  lame  parallélépipède,  ou  mesure  l'angle 
00  de  déviation,  et  le  théorème  d'EuLER  permet  de  calculer  les  courbures 
dans  les  ])lans  de  symétrie  de  la  lame,  ou  dans  les  sections  désignées 
par  la  théorie;  ainsi  dans  le  phénomène  de  la  torsion  les  sections  inté- 
ressantes sont  il  cc=  +  45°  de  l'axe  de  la  lame,  tandisque  dans  la  fle- 
xion w  =  0  ou  90°. 


328  A.  CORNU. 

SuJjsUlntlov  d'une  méthode  pureuieuf,  optique  au  relevé  mlcro/iiétrique 
des  annemix.  Les  clichés  photographiques  des  anneaux  forment  de  véri- 
tables réseaux  de  diffraction  susceptibles  de  former  des  imiKjes  focales 
lorsqu'on  les  interpose  sur  le  trajet  d'un  faisceau  de  rayons  parallèles  ^). 
A  cet  effet  on  dispose  un  collimateur  dont  la  fente  usuelle  est  remplacée 
par  un  très  petit  trou  éclairé  par  une  lumière  très  vive  à  l'aide  d'une 
lentille  collective. 

Le  cliché  interposé  transforme  le  faisceau  parallèle  en  deux  séries  de 
faisceaux  astigmatiques  formant  des  foyers  linéaires  parallèles  aux  axes 
principaux  des  hyperboles.  La  distance  à  la  surface  du  cliché  de  ces  ima- 
ges focales  est  précisément  ])roportionnelle  au  rayon  de  courbure  de  la 
section  principale  correspondante  et  (m  raison  inverse  de  la  longueur 
d'onde  de  la  lumière  éclairante. 

La  multiplicité  des  images  focales  n'entraine  aucune  ambiguïté 
})arce  que  ces  images  se  distinguent  très  aisément  les  unes  des  autres; 
d'abord  par  leur  direction  qui  est  toujours  perpendiculaire  à  la  section 
principale  dont  on  cherche  la  courbure;  ensuite  ])ar  leur  distance  à  la 
surface  du   cliché  qui  est  proportionnelle  à  la  série  des  nombres  entiers 

—  3  —  2  —  1   0+1  -1-2-^3 

le  signe  -\-  correspond  aux  foyers  co)iver(jeiits,  le  signe  —  aux  foyers 
divergents^  c.  à  d.  situés  au-delà  de  la  surface  diff'ringente  ;  d'ailleurs 
elles  se  réduisent  le  plus  souvent  à  deux^  correspondant  à  —  1  et  -}-  1 
par  suite  de  l'eff'acement  des  autres. 

Je  n'insisterai  pas  sur  l'emploi  de  cette  méthode  qui  serait  d'une 
élégance  et  d'une  simplicité  merveilleuse  si  elle  n'était  pas  un  peu  dif- 
ficile à  mettre  en  oeuvre  pratiquement.  Les  difficultés  proviennent  de 
plusieurs  causes  : 

1°,  Les  clichés  doivent  être  obtenus  sur  des  glaces  à  faces  bien  paral- 
lèles pour  que  la  réfraction  ne  trouble  ])as  la  marche  des  faisceaux  dif- 
fractés  et  non  sur  les  plaques  photographiques  du  commerce  (jui  sont 
des  vitres  communes. 


')  Comptes-rendus  de  l'Académie  des  Sciences,   Tome  LXXX  p.  645.  1875. 
Association  française  pour  l'avancement  des  Sciences,  Congrès  de  Nantes  p.  376. 


DEUX  MÉTHODES  OPTIQUES,  ETC.  329 

2°.  La  lumière  émise  par  le  collimateur  doit  être  à  la  fois  très  intense 
et  sensiblement  mouocliromatique. 

3°.  La  mesure  des  distances  focales  convergentes  est  très  directe  et 
très  facile;  mais  celle  des  foyers  divergents  (nécessaire  pour  éliminer 
certaines  causes  d'erreur)  exige  des  dispositifs  optiques  complexes  dont 
la  précision  est  incertaine. 

Toutes  ces  conditions^  bien  que  réalisables  dans  un  laboratoire  con- 
fortablement installé^  sont,  en  définitive^  plus  compliquées  que  les 
simples  observations  micrométriques  qu'on  fait  à  loisir^  sans  aucune 
manipulation  additionnelle. 

Il  étnit  cependant  utile  de  sigimler  ce  mode  sjntliétitpie  de  mesures 
(pii,  dans  certains  cas,  abrégerait  d'une  manière  notable  la  détermination 
des  éléments  principaux  d'une  surface  élastique  déformée  dont  on  pos- 
sède la  représentation  topograpIi'KjKe. 

La  seconde  méthode  optique  que  je  veux  décrire  renqdit  le  même 
but  d'une  manière  ])lus  directe  mais^  en  revanche,  elle  ne  conserve  pas, 
comme  la  première,  l'image  géométrique  de  la  surface  étudiée. 

Tous  les  détails  que  je  viens  d'exposer  ne  sont  pas  seulement  le  résultat 
de  recherches  théoriques:  ils  dérivent  d'un  très  grand  nombre  de  déter- 
minations expérimentales. 

Je  dois  avouer  cependant  que  je  n'ai  jamais  été  entièrement  satisfait 
et  c'est  ce  (|ui  m'a  empêché  de  publier  les  chiffres  obtenus  dans  les  nom- 
breuses mesures  effectuées  sur  des  lames  de  substances  supposées  isotropes, 
verres  communs,  crown  et  flint  glass,  acier,  cuivre  et  de  substances 
cristallisées  (fluorine,  sel  gemme,  alun  et  ([uartz). 

Outre  la  difficulté  inhérente  à  l'obtcnsion  de  matériaux  convenables, 
on  se  trouve  placé  entre  deux  éciu^ils:  si  les  dimensions  transversales 
relatives  des  lames  sont  très  jjctites  comme  l'exigent  les  formules  de 
la  théorie  de  l'élasticité,  les  surfaces  déformées  sont  si  étroites  (|ue  le 
nombre^  des  anneaux  utilisables  est  trop  faible,  au  moins  dans  le  sens 
transversal,  pour  obtenir  une  précision  suffisante.  Si  pour  accroître  le 
champ  des  anneaux  visibles  on  élargit  les  lames  jjar  rapport  à  leur 
épaisseur,  on  risque  de  n'être  plus  dans  les  conditions  simples  où  les 
é(|uations  de  l'élasticité  ont  été  intégrées.  C'est  ce  qu'on  peut  reconnaître 
d'une  manière  un  peu  grossière,  il  est  vrai,  mais  très  suggestive,  en 
])loyant  ou  en  tordant  des  lames  de  diverses  largeurs  découpées  dans 
une  pla([ue  de  caoutchouc  de  10  à  15  millimètres  d'épaisseur:  les  sur- 


330  A.  CORNU. 

faces  extérieures  preuuent  des  formes  incompatibles  avec  les  prévisions 
théoriques. 

Je  ne  considère  pas  toutefois  ces  difficultés  comme  insurmontables:  ^) 
j'ai  cherché  à  diverses  reprises  à  perfectionner  mes  premiers  essais, 
malheureusement  le  temps  et  surtout  Tassistance  m'ont  fait  défaut^); 
it  est  impossible  de  mener  seul  à  bonne  fin  des  travaux  aussi  minutieux. 

J'ai  donc  du  me  contenter  de  discuter  les  méthodes  expérimentales 
afin  de  préparer  la  voie  aux  observateurs  (pii  disposeraient,  en  matériel 
et  personnel,  des  ressources  nécessaires  pour  les  mettre  en  oeuvre. 


2ICME  MÉTHODE 

fondée  suf  V emploi  des  images  focales  par  réjlexîon. 

La  métliode  fondée  sur  l'observation  des  anneaux  de  Newton  m'avait 
])aru,  au  début,  d'une  précision  si  merveilleuse  jjar  suite  de  la  petitesse 
des  longueurs  d'onde  ultra -violettes  employées  '^)  que  je  n'avais  pas 
hésité  à  lui  attribuer  a  priori  une  supériorité  incontestable. 


')  Ainsi  on  peut  augmenter  le  nombre  d'anneaux  en  remplaçant  la  surface 
plane  de  la  lentille  convergente  par  une  surface  convexe  ou  concave  de  cour- 
bure connue.  Les  anneaux  deviennent  circulaires,  elliptiques,  rectilignes,  suivant 
toutes  les  variétés  à'indicalrivefi  et  peuvent  donner  dans  de  meilleures  condi- 
tions les  variations  de  courbure  de  la  surface  déformée. 

*)  Je  dois  toutefois  mentionner  le  zèle  et  l'habilité  avec  lat[uelle  un  jeune 
physicien  russe,  Mr.  Woulf,  depuis  professeur  de  minéralogie  à  Varsovie  a  bien 
voulu  m'aider  à  travailler  cette  méthode  pendant  les  quelques  mois  passés  dans 
mon  laboratoire  de  l'Ecole  Polytechnique:  il  a  accompli  en  particulier  avec  un 
soin  entrême  non  seulement  la  révision  des  procédés  de  calcul,  mais  encore 
la  tâche  un  peu  ingraie  de  vérifier  l'exactitude  de  la  méthode  en  déterminant 
par  les  anneaux  la  valeur  de  la  courbure  de  plusieurs  surfaces  convexes  et  con- 
caves déterminées  directement  soit  par  les  images  focales,  soit  par  l'emploi  de 
mon  levier  à  réflexion  (Journal  de  Physique  Ici'  Série  tome  IV.  p.  7). 

Qu'il  me  soit  permis  de  lui  adresser  ici  l'expression  de  mes  remerciments  bien 
sincères. 

*)  Avec  une  lentille  de  quartz  et  un  objectif  photographique  quartz-fluorine 
on  peut  utiliser  la  raie  quadruple  ultraviolette  a  =  280  q^ui  donne  des  anneaux 
encore  plus  serrés  et  par  suite  accroître  sensiblement  la  délicatesse  de  la  méthode: 
on  irait  certainement  encore  plus  loin  en  prenant  certaines  précautions  dans  le 
choix  de  la  source  actinique. 


DEUX  MÉTHODES  OPTIQUES,  ETC.  .  331 

Aussi  suis-je  resté  ju.squ'eu  1S9U  sans  chercher  à  développer  hi  mé- 
thode des  images  focales  produites  par  réflexion  sur  la  surface  plane 
déformée  des  lames  élastiques  indiquée  dans  mon  travail  de  1869. 

C'est  à  la  suite  d'études  d'un  tout  autre  genre  que  j\ai  aperçu  claire- 
ment la  précision  de  ce  mode  d'exploration  qui  ne  le  cède  en  rien,  au 
moins  théoriquement,  à  l'observation  des  anneaux  Newtoniens  et  qui 
a  Tavantage  d'être  plus  direct.  J'ai  donc  étudié  un  dispositif  qui  per- 
mette de  faire  couramment  les  mesures  analogues  à  celles  de  la  première 
méthode. 

On  opère  comme  précédemment  sur  une  lame  parallélépipède  hori- 
zontale dont  la  face  su])érieure  est  ])lane  et  polie,  par  flexion  ou  par 
torsion  ;  au  dessus  de  cette  lame  et  à  une  très  petite  distance  repose  sur 
trois  pointes  à  vis  un  objectif  achromatique  de  25  à  30  cm.  de  distance 
focale. 

Le  mode  d'observation  est  com])arable  à  celui  que  les  astronomes  em- 
ploient pour  observer  le  nadir  sur  la  surface  plane  d'un  bain  de  mer- 
cui-e,  ou  celui  que  les  })hysiciens  nomment  parfois  aufocolliinafioii. 

Un  point  lumineux  placé  au  foyer  jjrincipal  de  l'objectif  domu^  au-de- 
là un  faisceau  de  rayons  parallèles;  ce  faisceau  se  réfléchit  normalement 
sur  la  surface  plane  de  la  lame  non  encore  déformée,  se  réfracte  de 
nouveau  à  travers  l'objectif,  et  va  former  dans  le  plan  focal  principal 
un  point  lumineux,  image  de  la  source  et  placé  à  côté  d'elle.  Si  main- 
tenant on  vient  par  flexion  ou  torsion  à  déformer  la  surface  de  la  lame 
élastique,  le  faisceau  réfléchi  devient  ai^fujijurf'niiie;  le  foyer  ])onctuel 
unique  se  transforme  en  deux  foyers  linéaires  rectangulaires,  mais  sé])a- 
rés,  conformément  au  théorème  de  Mal[is. 

C'est  de  la  position  et  de  l'orientation  de  ces  deux  images  focales  re- 
lativement à  leur  position  où  elles  forment  une  image  ponctuelle  unicpie 
qu'on  déduit  à  la  fois  la  valeur  des  courbures  principales  de  la  surface 
déformée  et  la  direction  des  sections  jmncipales  qui  leur  corres])ondent. 

Pour  bien  comprendre  comment  ces  deux  genres  de  mesure  peuvent 
s'eff'ectuer  il  est  nécessaire  de  décrire  succintement  le  dispositif  expéri- 
mental qui  fournit  la  source  lumineuse  et  qui  permet  d'observer  ses 
deux  images  réfléchies. 

Comme  source  il  est  très  commode  de  choisir  une  ligne  lumineuse 

2 
entre  deux  lignes  sombres  formée  par  un  fll  de  verre  de   ,,  „,^    de  milli- 
^  ^  100 

mètre  éclairé  par  transparence  à  l'aide  d'une  lentille  collectrice  renvoyant 


83iî  A.  coRNr. 

la  lumière  vers  Tobjectif  dans  la  direction  de  l'axe  principal  de  cet  ob- 
jectif. Le  fil  est  tendu  au  centre  d'une  alidade  creuse  mobile  sar  un  cercle 
divisé.  En  arrière  de  ce  fil  on  dispose  dans  la  direction  de  Taxe  princi- 
pal de  F  objectif  un  microscope  glissant  longitudinalement  sur  un  cliariot 
à  Taide  d'une  crémaillère  et  d'un  pignon  ').  Lorsque  l'appareil  est  con- 
venablement réglé,  l'image  réfléchie  du  fil  lumineux  vient  se  peindre  à 
côté  du  fil  matériel  avec  une  grande  netteté  lorsque  la  direction  de  ce  fil 
est  ])arallèle  à  Tune  des  sections  principales  de  la  lame  déformée.  Si 
cette  condition  n'est  pas  rem])lie,  la  netteté  reste  défectueuse  malgré  la 
variation  de  mise  aupoini  du  microscope,  mais  en  tournant  l'alidade  dans 
un  sens  ou  dans  l'autre  2)  on  trouve  une  orientation  du  fil  pour  laquelle 
l'image  réfléchie  présente  une  netteté  admirable;  c'est  la  direction  d'une 
des  deux  sections  principales.  L'autre  section  s'obtient  immédiatement 
en  tournant  l'alidade  d'un  angle  di'oit.  On  vérifie  ainsi  la  première  partie 
du  théorème  d'Eui^icu. 

Quant  à  la  détermination  des  courbures  on  l'obtient  à  l'aide  des  opé- 
rations suivantes  : 

1°.  On  détermine  avec  soin  la  distance  focale  principale  /  et  la  posi- 
tion des  points  nodaux  de  l'objectif  avec  un  focomètre  approprié  (voir 
Journal  de  Physique  l"'  Série.  Tome  .VI,  p.  276  et  308). 

2°.  L'objectif  étant  placé  sur  ses  trois  pointes,  on  remplace  la  lame 
élastique  à  étudier  par  une  glace  parfaite  laenl  pi  ave.  \  on  détermine  alors 
la  position  du  plan  focal  ju'incipal  de  l'objectif  par  la  condition  que  le 
fil  et  son  image  soient  an  puhif  simultanément  dans  le  plan  focal  du 
microscope.  C'est  un  réglage  qu'on  ett'ectue  une  fois  pour  toutes  et  dont 
on  conserve  la  trace  en  lisant  sur  le  chariot  cpii  porte  le  microscope  la 
graduation  correspondant  à  cette  position. 


')  En  réalité  le  faisceau  éclaiveur  du  fil  et  le  faisceau  qui  fournit  l'image 
réfléchie  de  ce  fil  forment  un  petit  angle  qu'on  pourrait  annuler  par  l'artifice  d'une 
glace  sans  tain;  mais  cette  glace  introduirait  un  peu  d'astigmatisme  étranger 
dans  les  images,  défaut  qu'il  vaut  mieux  éviter. 

*)  On  est  guidé  dans  cet  essai  par  quelque  partie  dissymétrique  de  l'image 
qui  parait  estompé  dans  la  direction  cherchée  de  sorte  que  le  tâtonnement  en 
direction  est  pouvainsi  dire  nul:  il  faut  naturellement  faire  varier  en  même  temps 
la  mise  au  point  pour  obtenir  le  maximum  de  netteté. 


DEUX  MÉTHODES  OPTIQUES^   ETC.  333 

Si  inaiiileiuuit  on  substitue  à  la  glace  plaue  une  lauie  (3lasti(|ue  défor- 
mée, Fifiiage  du  fil  maintenu  dans  la  position  précédente  se  fera  dans 
un  autre  plan  focal  :  la  différence  de  position  de  cette  image  se  mesurera 
parle  déplacement  du  microscope  mis  au  point  sur  Tiine  axe  ou  Tautre 
des  images  linéaires  précitées.  On  détermine,  par  un  double  tâtonne- 
ment, les  deux  azimuts  rectangulaires  du  fil  qui  donnent  les  images 
les  plus  nettes  et  on  lit  sur  la  graduation  du  chariot  les  ])ositions  cor- 
respondantes du  microscope. 

La  surface  de  la  lame  élasticjue  est  presijue  eu  contact  avec  la  surface 
extérieure  de  Tobjectif,  on  peut  ])res(|ue  toujours  la  considérei  comme 
en  coïncidence  avec  le  point  nodal  extérieur.  Nous  commencerons  néan- 
moins par  supposer  ([ue  la  distance  de  cette  surface  est  finie  et  égale  à  d. 

Soient  p  la  distance  du  fil  lumineux  au  fil  nodal  intérieur, 

jj du  foyer  conjugué  par  rapport  à  Tobjectif  comp- 
tée à  partir  du  point  nodal  extérieur  et  dans  b  même  sens  : 

On  aura 

(9)  i-Ui 

P  P  f 

Soient  s  et  s  les  distances  des  images  conjuguées  de  la  surface 
rétiécliissante  de  rayon  R  supposée  en  coïncidence  avec  le  point  nodal 
extérieur  et  comptée  dans  le  même  sens  ;  on  aura 

Enfin  q  et  (/  les  distances  analogues  à  p  et  p'  pour  le  retour  des  fais- 
ceaux réfléchis  à  travers  l'objectif,  on  aura  de  même 

(U)  '-Ui 

Les  conditions  de  liaison  des  images  conjuguées  sont: 

(la)  *=/  +  ./     ,      ,•'  =  ./  +  ,/. 

L'élimination  de  s  et  -v'  se  fait  aisément  et  Ton  trouve 
2  f-p  ,  f-q 


(13) 


R       d[f-p)-^fp   '    d{f-,i)+f<./ 


334  A.  CORNU. 

équation  qui  fournit  la  courbure  de  la  lame  dans  la  section  chosie. 
Mais  le  plus  souvent  on  constate  que  les  produits  d[f  ■ — /;), 
d{f — (j)  sont  négligeables  devant  les  termes/};  ^^  f(l,  car  f/ est  très 
petit  et  d'autre  part  p  et  q  sont  voisins  de/';  il  en  résulte  qu'on  peat 
supposer  «i  =  0  et  alors  Féquation  se  réduit  à 


(14)  ■  i  +  i 

P  'l 


O 


qu'on  obtiendrait  directement  en  ajoutant  membre  à  membre  (9),  (10) 
et  (11)  en  faisant  r/=  0  dans  (12). 

D'où  Ton  conclut  ce  résultat  très  sim])le. 

Dans  les  conditions  ])récitées  du  dispositif  optique,  le  système  formé 
par  Tobjectif  et  la  surface  réfléchissante  le  long  d'une  section  principale 
de  rayon  de  courbure  K  équivaut  à  un  miroir  coaxial  en  coïncidence 
avec  le  point  nodal  intérieur  dont  la  courbure  serait 

i        1    ,     1 

Imaginons  qu'on  moditie  la  déformation  de  la  lame  sans  changer  la 
position  j)  du  fil,  source  lumineuse;  son  image  conjuguée  2>assera  à  la 
distance  ^/,  par  suite  du  changement  du  rayon  de  courbure  li  devenu 
Jt^  :  on  aura  donc  la  condition 

(16)  1  +  1  =  2(1+1). 

Retranchant  membre  à  membre  ])our  éliminer  /;  ce  (|ui  élimine 
en  même  temps  /,  il  vient 


17) 


q         q,  \R         li^J 


équation  fondamentale  de  la  méthode,  car  elle  détermine  les  variations 
de  courbure  qui  entrent  dans  la  formule  de  la  théorie  de  l'élasticité. 

L'observation  donne  directement  q  et  y,  par  la  lecture  de  l'échelle 
le  long  de  laquelle  se  meut  le  chariot  du  microsco])e  lorsqu'on  pointe 

1°.  le  plan  focal  principal  tel  quejf;  =  ([, 

2°.  le  plan  focal  q^  de  l'image  linéaire  après  la  tléformatiou. 


DEUX  MÉTHODES  OPTIQUES,  ETC.  335 

La  même  équation  s'applique  à  deux  ou  plusieurs  déformations  quel- 
conques, sous  rintluence  de  deux  ou  plusieurs  moments  de  flexion  ou 
de  torsion  successifs  et  inégaux;  pour  chaque  section  principale  on  a 
pour  deux  déformations  successives  une  condition  de  la  forme 

indépendantes  de  la  valeur  de  la  distance  focale  principale /de  Tobjectif. 

Dans  la  loi  de  la  flexion  de  lames  isotropes  le  rapport  de  ces  variations 
de  courbures  donne  précisément  le  coefficient  de  Poisson  a-  (rapport  de 
la  contraction  transversale  à  la  dilatation  longitudinale  ')). 

Dans  le  cas  de  la  torsion  des  lames  isotropes  les  sections  principales 
sont  à  +  45"  de  Taxe  de  la  lame  et  les  variations  de  courbure  sont 
égales  et  de  signe  contraire  (hyperboles  équilatères  comme  indicatrice, 
dépointements  des  images  focales  égaux  et  de  signe  contraire).  La  gran- 
deur du  dépointeinent  des  images  focales  permet  de  calculer  le  coeffi- 
cient fy.  de  la  théorie  de  Lame  -). 

11  peut  se  présenter  de  légères  dissymétries  dans  l'orientation  des 
sections  principales  par  suite  d'un  défaut  dans  la  taille  ou  d'inégalités 
dans  les  appuis. 

Le  cercle  divisé  sur  lequel  se  meut  Talidade  qui  porte  le  fil  de  verre 
donne  le  moyen  de  mesurer  l'angle  co  qui  à  l'aide  de  l'équation  d'EuLEi? 
fournit  la  valeur  des  courbures  dans  les  sections  principales  :  il  n'est  pas 
liesoin  d'insister  sur  les  corrections  nu  peu  minutieuses  qui  prati([ue- 
ment  n'offrent  aucune  difficulté. 

Cette  méthode  des  images  focales  m'a  servi  surtout  à  étudier  la  valeur 
du  coefficient  de  Poisson  sur  des  lames  et  des  tiges  de  verre.  Ce  coeffi- 
cient, d'après  mes  déterminations,  a  toujours  été  voisin  de  'z^,  mais  le 
plus  souvent  légèrement  inférieur  à  cette  fraction. 

•J'aurais  bien  désiré  élucider  la  cause  de  cette  divergence  que  je 
persiste  à  croire,  jus(iu'à  nouvel  ordre,  accidentelle:  je  l'attribue  soit  à 
l'hétérogénéité  des  matières  vitreuses  employées,  soit  à  la  difficulté 
déjà  signalée  plus  haut  de  remplir  les  conditions  d'exiguité  des  dimen- 
sions transversales  exigées  par  la  théorie.  L'hétérogénéité  des  lames  de 


')  St.  Vkn.vnt.  Torsion  des  prismes,  (tome  IV,  Savants  étrangers). 

*)  Lamé.  Leçons  sur  de  l'Elasticité  et  St.  Venant,  Torsion  des  prismes. 


336  A.  CORNU. 

verre  est  indiscutable;  la  lainière  polarisée  la  met  en  évidence;  d'autre 
part  le  sciage  ou  polissage  introduisent  dans  les  couches  superficielles 
un  état  moléculaire  forcé  que  les  observations  interférentielles  m'ont 
permis  de  constater  avec  certitude. 

La  divergence  signalée  ne  dépend  pas  du  mode  d'observation;  car, 
grâce  au  concours  de  Mr.  Woulf  j'ai  pu  montrer  que  la  même  tige 
offre  la  même  valeur  du  coefficient  i  par  la  méthode  des  anneaux 
aussi  bien  que  par  celle  des  images  focales. 

Bien  que  je  n\ai  pas  eu  Foccasion  d'effectuer  de  mesures  précises  par 
cette  seconde  méthode  sur  des  lames  cristallisées,  j\ai  constaté  sa.us  peine 
que  la  petitesse  des  dimensions  des  échantillons  sous  forme  de  lames 
s'accommode  aussi  bien  de  Tobservation  des  images  focales  que  de  celles 
des  anneaux  Newtouieiis  de  sorte  qu'au  point  de  vue  des  facilités  expéri- 
mentales les  deux  méthodes  sont  équivalentes.  Ou  va  voir  qu'eu  ce  qui 
concerne  la  précisiou  des  résultats  l'équivalence  se  poursuit  théoriquement 
avec  une  très  grande  probabilité. 


Eqidvaleuce  des  deux  méthodes  au  point  de  vue  de  la  précisiou 
des  htesures. 

Malgré  la  différence,  eu  apparence  essentielle,  des  deux  dispositifs, 
on  peut  montrer  que  leurs  chances  de  précision  sont  sensiblement  équi- 
valentes lorsqu'on  les  emploie  dans  les  mêmes  conditions  géométriques. 

Les  deux  méthodes  ont  en  effet  pour  but  de  mesurer  la  flèche  e  d'un 
arc  circulaire  de  rayon  R  correspoiulaut  à  une  corde  c;  entre  ces  trois 
éléments  existe  la  relation  (2)  qu'on  met  sous  la  forme 

Nous  allons  démontrer  que  l'erreur  commise  sur  cette  flèche  est  exac- 
tement du  même  ordre  avec  les  deux  modes  de  mesures. 

Avec  les  anneaux  de  Newton  e=-— ^  correspondant  au  diamètre  c» 

du  w"^'"'^  anneau,  l'erreur  absolue  commise  sur  n  est  comprise  entre 


DEUX  MÉTHODES  OPTIQUES^  ETC.  337 

~  et  — -  de  la  largeur  tVim  anneau  ;  adoptons  un  — —   pour  le  cas  le 
j)lus  favorable 

il 
Si  Ton  admet  que  A=  0/'',38  (étincelle  du  magnésium) 

5  =  0^19X~^  =  <K0095, 

soit  0,01  de  micron. 

Avec  la  méthode  des  images  focales  e  se  calcule  aisément  d'après  le 
dépointement  ^/,  — (/^,  produit  par  la  substitution  de  la  surface  de  rayon 
li  à  la  glace  plane  observée  avec  Fobjectif  de  distance  focale/". 

On  a  d'après  la  formule  (1 8),  en  y  faisant  c/q  =/,  -A'o  =^  '^  et^^^  ^j 

Or  iii^=f  et  ([y  en  diffère  peu;  on  peut  donc  pour  l'évaluation  ap- 
prochée de  l'erreur  remplacer  ^^  ^,  par/ 2.  D'autre  part  soit  m  le  rap- 
port de  la  distance  focale  /  de  l'objectif  à  son  ouverture  libre  c 

f  =  me,       d'où        y,,  y,  =  f-  =  m'h''\ 

Ou  en  conclut 

Or  ou  obtient^  dans  de  boiiues  coiiditious^  la  mue  an  point  à  ---—  de 

millimètre;  S  (^y^, — '/•■'^^  o77  """-j  ^l'^i-idre  part  le  facteur  ?«  est  voisin 
de  12  (le  pied  pour  pouce,  suivant  la  règle  des  opticiens)  donc 

16w,2=16X  144  =  2304; 
par  suite 

.       2      ,        . 
soit  de  micron. 

AKCIIIVES   NÉERLANDAISES,    SERIE    II.    TOME    V.  32 


â.38  A.  CORNU.    DEUX  METHODES  OPTIQUES,  ETC. 

Ainsi  Tapproximatiou  est  tout  à  fait  de  même  ordre  dans  les  deux 

méthodes;  elle  peut  atteindre  le      ^      de  micron  en  valeur  absolue  dans 

les    conditions    les    plus   favorables,   conditions   d'ailleurs   difficiles   à 
réaliser. 

11  faut  en  effet  n'employer  que  des  dispositifs  optiques  d'une  perfec- 
tion com})lète;  surfaces  planes,  lentilles  et  objectifs  sans  aberrations, 
réglages  corrects  etc .  .  .  L'addition  d'un  large  miroir  à  45°  pour  ramener 
l'observation  dans  une  direction  horizontale,  beaucoup  plus  commode 
pour  l'expcrimentateur,  risque  d'apporter  des  troubles  d'astigmatisme  si 
la  surface  n'est  pas  rigoureusement  plane. 

Au  )()int  de  vue  de  la  théorie  des  ondes  lumineuses  l'équivalence 
démontrée  numériquement  ci-dessus  est  loin  d'être  inattendue.  C'est,  en 
effet,  la  même  onde  qu'on  observe  en  deux  régions  différentes  de  son 
parcours  ;  la  constitution  mécanique  et  géométrique  de  son  mouvement 
est  définie  par  des  éléments  équivalents  dans  tout  l'espace  ori  elle  se 
propage;  il  ne  serait  donc  pas  difficile  de  montrer  par  des  raisonnements 
analogues  à  ceux  inaugurés  par  Fresnel  que  toute  variation  dans  les 
conditions  du  mouvement  vibratoire  initiale  sur  la  surface  où  Ton  peut 
produire  des  anneaux  entraine  une  variation  correspondante  dans  la  posi- 
tion du  centre  réel  ou  virtuel  de  Tonde  qui  en  dérive. 

Je  ne  m'arrêterai  pas  à  cette  démonstration;  l'indication  de  sa  valeur 
théorique  m'a  paru  ajouter  un  intérêt  de  plus  à  ces  deux  méthodes  et 
les  recommander  à  l'attention  des  expérimentateurs. 


ON  A   NEW  METHOD  OF  CALIBRATING  THERMO-ELECTRIC  ELEMENTS 
FOR  USE  IN  THE  MEASUREMENT  OF  HIGII  TEMPERATURES. 


E.    L.    NICHOLS. 


Exliaustive  studies  at  the  luviids  of  Lk  Chatelieu.  '),  of  Barus'-^),  aiid 
of  HoLBOKN  aiid  WiEN  ■'■),  aiid  others  hâve  led  to  the  conclusion  that 
wheuever  theruio-elements  consisting  of  platinmn  on  the  one  hand,  and 
of  the  alloys  of  that  métal  with  iridium^  rhodium  or  any  other  metals 
of  the  platinura  group  on  the  other,  are  to  be  used  in  the  uieasurenient 
of  high  températures,  it  is  necessary  to  niake  a  thorough  calihration  of 
the  individual  tliermo  éléments  involved,  or  at  least  of  the  set  of  éléments 
manufactured  from  any  given  sample  of  métal.  Holman,  Lawrence  and 
Barr  '),  for  examj)le,  obtained  an  electromotive  force  of  .03 03  volts 
from  a  platinum,  platinum-rhodium  (10  %)  élément  at  the  température 
of  meltiug  platinum,  vvhereas  a  simihir  clément  coustructed  of  wire  from 


^)  Lie  Cn.VTiiMKH  ;  Comptes  Rendus.  Cil,  1886  p.  819;  Jonrnal  de  l'liijsi(iae 
(2)  VI  p.  2(J  (1887)  ;  also  Mesure  des  Températures  Élevées^  (Paris,  1900) 
Chapter  VI. 

*)  Bauus;  Bulletin  of  the  U.  S.  Geoluijical  Surveij  No.  54;  also  Anierican 
Journal  of  Science  XLVIII  p.  33G. 

^)  Hor.uoRN  aud  Wien;  Wiedkmann's  Annulen^  XLVII  p.  107  (1892);  LVI  p. 
360,  (1895). 

")  HoLMAN,  Lawrence  and  Baru;  Am.  Acad.  of  Arts  and  Sciences,  (1895) 
p.  218. 

22* 


340  E.  L.  NICHOLS. 

Hereaus  gave  iu  the  hands  of  tlie  présent  writer  .01826  volts  at  the 
same  température.  Siemens  ')  aucl  later,  Callendau  ~),  aud  his  co- 
workers  liave  showu  the  saine  to  be  true  iu  platiuum  thermoiuetry. 

To  tliis  eud^  uumerous  more  or  less  complicated  methods  iuvolving 
tlie  use  of  varions  forms  of  the  gas  therinometer  hâve  been  proposed, 
the  carrying  ont  of  which  involves  the  use  of  spécial  apparatus  which 
is  difïicult  of  construction  and  so  laborious  in  opération^  as  in  many 
cases  to  in  volve  a  far  greater  expenditnre  of  time  than  is  necessary  for 
the  investigation  in  which  the  thermo-elements  are  to  be  employed.  By 
means  of  such  apparatus  in  the  haiids  of  tlie  investigators  already  men- 
tionedj  and  by  the  independent  methods  employed  by  Violle  "'),  the 
melting  points  of  copper,  silver,  gold^  palladium^  and  platiuum  hâve 
been  observed  with  a  fairly  satisfactory  degree  of  accuracy;  so  that  we 
are  now  in  position  to  use  thèse  melting  températures  as  référence 
points  upon  a  calibration  scale.  Wide  différences  of  o])inion  still  exist 
conceruing  the  absolute  values  to  be  assigned  to  them,  but  a  provisional 
scale  of  températures  nt  least  may  thns  be  established  for  any  thermo- 
element  for  which  the  electromotive  forces  produced  wheu  the  hot 
junction  is  brought  to  the  température  of  thèse  raetals  at  their  points  of 
fusion  eau  be  determined. 

In  the  course  of  a  récent  séries  of  stndies  ')  on  the  acétylène  llame;, 
I  hâve  shown  that  this  source  of  radiation  possesses  a  température  above 
the  melting  point  of  platiuum  and  that  it  may  be  used  for  the  détermi- 
nation of  the  electromotive  forces  of  platiuum  platinum-rhodinm^  or 
platiuum  platinnm-iridium  éléments^  correspondhig  to  any  desired 
température  up  to  the  melting  point  of  that  métal,  This  metliod  pos- 
sesses the  advantage  of  extrême  simplicity  and  it  affords  indications  the 
accuracy  of  which  leaves  little  to  be  desired. 

The  acétylène  flame  employed  in  this  method  of  calibration  is  of  the 
usual  flat  form  produced  by  the  union  of  two  impinging  jets.  There  are 
three  distinct  stages  observable  in  the  form  of  such  a  flame,  depending 


')  SuîMENS  W.  Proc.  of  Ihe  Royal  Sociehj  (Loiidon)  XIX,  p.  351.  (1871)  also 
Reports  of  tiie  BrilisJi  Association.  (1874)  \).  242. 

')  Callendar;  Philos.  Trans.  (1888)  p.  160;  (1892)  p.  119;  also  Philos.  Macj. 
XXXII,  p.  104,  (1891);  XXXIII,  p.  220  (1892). 

'')  Violle;  Comptes  Rendus,  LXXXV,  543;  LXXXIX,  p.  702. 

")  NiCHOLS;  Physical  Review,  X,  p.  234  (1900). 


ON  A   NEW   MRTITOD  OP  CALIBRATING,  &C.  341 

upoii  tlie  pressure  at  wliich  tlie  gas  is  suppliée!  to  the  burner.  lu  the 


Fig.  1. 

(irst,  we  liave  two  separate  C3'liiidncal  jets  of  sniall  size  (Fig.  la)  wliicli^ 
witli  iucreasiiig  gas  ])ressure  meet  without  uuitiug;  each  beiug  deflected, 
by  ini])ingiiig  iipou  the  other,  iuto 
a  vertieal  plane  (Fig.  1/.»).  At  still 
liiglier  pressures  the  actual  uuiou 
of  the  two  jets  takes  place^  giving 
the  tlame  the  structure  showu  iu 
(Fig.  le),  m  whicli  the  two  cj'liu- 
drical  jets  of  gas  iu  the  process  of 
combustion  uuite  to  fonu  a  single 
flat  vein  or  envelope  which  con- 
stitutes  the  luminous  portion  of 
the  tlauie.  Whcn  this  third  stage 
is  reaclied,  tiiere  is  great  stability 
of  fonu  and  ])osition.  Siudi  atlante 
responds  with  a  sharp  latéral  mo- 
tion to  air  waves  sucli  as  are  pro- 
duced  by  the  slaraming  of  a  door, 
but  is  comparativelj  unaffectedby 
slight  drafts.  Even  in  a  room  not 
essentially  free  from  air  currents 
the  latéral  motions  of  tlie  tlame, 
which  may  be  accurately  observed 
by  throwing  an  enlarged  image  of 
it,  viewed  edgewise,  upon  a  screen, 

rarely  amount  to  more  than  .1  nnu.  ^  7Ji  m.  ^  /?i  ?n  .  q  ?n  m 

and    in    an    especially    protected  Fif.  2. 


--     Pt 

milts. 

1500" 

1300" 

1100" 

,900" 

\ 

700" 

\ 

\ 

\ 

343 


E.  L.  XICHOLS. 


niMM..m""l" 


place,  thèse  latéral  movements  become  entirely  iini)erce])til)le.  Tlie 
température  gradient  iu  the  lajer  of  air  borderiiig  u])oii  tlie  luminous 
euvelope  of  sucli  a  flame  is  very  steep  but  it  is  capable  of  delînite  déter- 
mination by  exploration  with  suitable  thermo-elements;  and  so  long  as 
the  flame  remains  uudisturbed  by  latéral  drafts  its  stability  is  surprising. 
Fig.  2  shows  the  range  of  température  near  the  flat  face  of  an  acétylène 
flame  determined  by  a  method  already  described  iu  tlie  paper  to  whicli 
référence  has  just  been  made  ').  In  this  diagram  abscissae  are  distances 
in  millimeters,  measured  from  the  médian  ])lane 
of  the  flame,  and  ordinates  are  températures  cen- 
trigade.  The  vertical  dotted  line  indicates  the 
])osition  of  the  luminous  mantle  of  the  flame; 
tlie  horizontal  dotted  line  shows  the  meltiug])oint 
of  the  platinum. 

The  line  along  whicli  thèse  measurements  were 

Fig.  3.  made  passes  through  the  flame  at  right  angles 

to    the  médian  plane;   cutting  tlie  luminous  mantle  in  tlie  région  of 

maximum  brightness.  This  région  is  indicated  a])proximately  by  the  X 

in  Fig.  3. 


Desoiuption  of  the  apparatus. 

The  burner  used  in  the  method  to  be  described  is  of  a  well  known 
form,  (Fig.  4),  and  is  made  from  a  single  block  of  steatite.  It  is  mounted 
upon  a  horizontal  bar  of  steel  (Fig.  5)  along 
whicli  it  may  be  inoved  l)y  means  of  a  micro- 
meter  screw.  "J'he  bar  is  set  u])  in  an  inner 
room  without  windovvs;  being  opposite  a  cir- 
cular  opening  in  the  wall  througli  wliich  the 
flame  may  be  observed  from  without.  Jn  this 
o])ening  is  placed  the  lens  of  a  micro-camera, 
upon  the  ground  glass  screeu  of  which  instrument,  at  a  distance  of 
about  two  meters,  an  enlarged  image  of  the  flame  is  focussed.  The  pla- 
tinum and  platinum-rhodium  or  platinum-iridium  wires  to  be  tested  are 


')  NicnOLs;  1.  c. 


ON  A  NEW  MKTHOD  OV  CALTBRATINGj  &C. 


843 


drawii  down  to   a   small  size  (diameter  about  0,01  cm.)  aud  a  thermo- 
eleraeut  is  formed  by  cutting  ])ieces  of  tlie  ])latinuin  wire,  aiid  of  tlie 


Fig.  5. 

wire  of  the  alloj  to  be  used,  about  70  cia.  in  lengtli  and  binding 
thèse  to  the  opposite  faces  of  a  recta nguLar  block  of  wood  about  1  cm. 
in  thickness.  Beyond  tliis  block  the  wives  project  about  3  cm.  They 
are  bent  toward  each  other  until  the  free  ends  are  in  contact,  forming 
a  /',  and  thèse  ends  are  then  fused  in  the  oxyhydrogen  flame,  forming 
a  junction  which  is  subsequently  trimmed  down  to  the  form  shown  in 
Fig.  G.  Tliis  ligure  shows  the  completed  junction 
as  it  appears  under  the  microscope.  The  apex 
of  the  /  is  eut  away  until  the  arch  of  fused  métal 
joining  the  twowires  is  considerably  less  in  thick- 
ness than  the  diameter  of  the  wires  themselves; 
the  face  of  the  junction  forming  a  smooth  plane 
surface. 

The  formation  of  such  a  junction  becomes, 
with  practice,  a  simple  matter  and  can  be  performed,  as  it  is  necessary 
to  do  after  each  observation,  in  a  few  moments.  The  junction  is  rigidly 
mounted  u])on  the  steel  bar  with  the  plane  passing  through  the  wires  of 
the  /  vertical  and  the  plane  surface  of  the  métal  which  forms  the 
face  of  the  junction  parallel  to  the  ilat  face  of  the  acétylène  Hame. 
To  the  free  ends  of  the  wires  are  soldered  the  co])per  terminais  of  the 
galvanometer  circuit  and  the  junctions  are  placed  in  a  bath  of  melting 
ice.  The  support  carrying  the  thermo-eleraent  is  mounted  in  such  a 
position  as  to  bring  the  face  of  the  hot  junction  as  nearly  as  possible 
into  the  center  of  the  field  of  view  of  the  caméra  where  it  is  clearly 
visible  under  the  illumination  of  the  acétylène  flarae;  which  should, 
at  the  beginning  of  the  opération,  be  about  1  cm.  from  the  junction. 


Fiï.  <3. 


344 


E.   L.  NIOHOLS. 


a 


The  inicrometer  t^crew,  by  means  of  wliich  tlie  flaine  is  moved  along  the 
bar^  is  operated  by  means  of  a  long  handle  with  a  universal  joint,  not 
sliown  in  Pig.  5,  so  that  the  iiarne  can  be  shifted  by  an  observer  sitting 
opposite  the  ground  glass  screen. 

For  the  measnrement  of  tlie  electromotive  forces  by  the  heating  of 
the  junction  a  potentio- 
ineter  the  arrangement 
of  which  is  showu  in 
(Pig.  7)  is  employed.  It 
consists  of  a  sensitive 
for  m  of  d'Arsonval  gal- 
vanoraeter,  (//)  a  résis- 
tance box  of  100/JOO 
ohms  (/r)  and  a  standard 
cell,  (C).   A  slide  wire 


R 


/ 


V 


/  V 

Fi,u'.  7. 

arrangement  may  be  used  in  connection  with  this  box  in  cases  in 
whicli  it  is  desired  to  carry  the  bahmcing  of  the  potentiometer  beyond 
the  point  reached  by  the  insertion  or  removal  of  the  1  ohm  coils, 
but  for  most  purjioses  the  adjustmeut  is  sufficiently  accurate  without 
this  addition  to  the  apparatus.  The  electromotive  force  of  the  junction 
J  is  balanced  against  that  between  the  point  {a)  and  the  variable 
contact  point  [h)  in  the  usual  manner.  The  metals  tlie  melting  tem- 
pératures of  which  are  to  form  poiuts  upon  the  calibration  curve, 
are  worked  into  tliin  foil  and  from  this  foil  strips  about  .03  cm.  in 
width  are  eut.  Such  a  strip  is  looped  into  tlie  angle  of  the  V  and  drawn 
suugly  into  ])lace  ;  the  free  ends  being  eut  away  until  they  project  only 
about  1  mm.  beyond  the  face  of  the  junction.  To  hold  this  minute  loop 
of  métal  in  its  place,  it  is  only  necessary  to  press  the  foil  carefuUy 
together  around  the  junction.  The  thermo-junction  carrying  the  loop 
having  been  mounted  in  the  manner  just  described  in  the  focus  of  the 
caméra,  will  be  clearly  seen  upon  the  ground  glass  screen,  the  ends  of 
the  loop  of  métal  projectiiig  towards  the  flame. 

The  détermination  of  the  electromotive  force  corresponding  to  the 
melting  point  is  made  as  follows.  The  observer  seats  himself  in  a  position 
where  he  can  watch  closely  the  image  of  the  flame  and  of  the  thermo- 
element  and  moves  the  former  gradually  toward  the  junction,  by  means 
of  the  long  handle,  balancing  the  potentiometer  approximately  from  time 
to  time  as  the  electromotive  force  rises  with  the  increasing  tem])erature. 


ON   A   NKW   MKTIIOn   Ol'  CALl  lîl{  ATING,   &f;.  345 

At  a  dertnite  distance  from  tlic  Imiiiiious  ciivelojje  of  tlie  tlaine,  wliic.li 
distance  dépends  upon  tlie  character  of  the  métal  under  investigation, 
tlie  projecting  ends  of  the  loop  will  be  seen  to  melt.  So  qniet  is  the 
Hame,  and  so  well  fixed  the  température  gradient  from  its  surface 
outward  when  a  proper  bnrner  is  nsed,  and  when  the  flame  is  placed  in 
a  localitj  reasonably  free  from  air  curi'ents,  that  the  fusion  of  the 
successive  portions  of  the  métal  loop  may  be  brought  about  from  the 
end  inward  with  the  gveatest  nicety;  and  the  electromotive  forces  may 
be  determined  at  each  stage  until  the  fusion  lias  progressed  to  the  plane 
coinciding  with  the  face  of  the  junctiou.  Even  then  in  many  cases,  those 
portions  of  the  loop  of  métal  which  lie  witliin  the  angle  of  the  junction 
will  remaiu  unfused  althoiigh  their  distance  from  the  melted  portion  of 
the  loop  is  oïdy  a  fraction  of  a  millimeter. 

The  delicacy  of  tliis  o])eration  under  favorable  conditions  is  very 
great  and  th^  agreement  of  the  successive  readings  of  the  melting  point 
of  a  giveii  sample  of  métal  is  excellent.  Tt  is  désirable  to  make  a  séries 
of  readings,  leading  up  to  the  true  melting  point  for  the  reason  tliat 
when  the  fusion  of  the  métal  loop  has  progressed  to  that  portion  which 
lies  in  contact  with  the  platinum,  an  alloy  is  alniost  innnediately  formed 
between  the  fused  métal  aiul  the  junction  itself,  which  affects  the  tliermo 
electric  indications  of  the  couple,  l^or  this  reason  it  is  not  possible  to 
get  consistent  readings  by  repeating  observations  with  a  given  junction. 
The  proper  procédure  is  to  eut  the  wires  back  2  or  3  mm.  from  the 
a2)ex  of  the  1  after  each  set  of  readings  and  to  make  a  new  junction  of 
the  proper  form  from  the  free  ends  thus  produced.  This  recpiires  but 
little  time  after  the  operator  has  gained  a  reasonable  degree  of  familiarity 
with  the  method. 

When  the  métal,  the  melting  point  of  which  is  desired,  is  platinum 
itself,  the  platinum  wire  of  the  junction  begins  to  fuse  at  the  same  time 
as  the  loop,  the  platinum  rhodium  or  platinum-iridium  side  remnining 
urimelted.  The  pre;cise  point  at  which  this  fusion  of  the  platinum  oc- 
curs,  is,  hovA'ever,  quite  as  definite  as  in  the  case  of  metals  of  lower  mel- 
ting température.  In  calibrating  thermoelemeuts  constructed  from  the 
platinum  and  platinum-rhodium  obtained  from  Heraus  in  Hanau  from 
the  same  stock  as  that  used  by  Holboun  and  Wien  ')  in  their  well 


')  Hoi.BoiiN  and  Wien.  1.  o. 


346  E.  L.  NICHOLS. 

known  researclies,  I  obtaiiied  for  tlie  electromotive  forces  of  my  thermo- 
couple  as  stated  in  a  previous  paragraph.  01S26  volts,,  wlieu  tlie  plati- 
num  side  of  tlie  junctiou  was  in  fusion.  Tliis  agrées  almost  exactlj^  witli 
tlie  value  obtained  b_y  extrapolation  of  a  curve  plotted  from  data  given 
by  HoLBORN  and  Wien  in  tbeir  paper.  The  coïncidence  served  to  esta- 
blisli  at  once  the  identity  of  the  metals  used  with  those  emj^loyed  by 
them^  and  the  delicacy  of  the  method  of  calibration  under  considéra- 
tion. This  method  bas  the  advantage  of  avoiding  the  use  of  the  air 
thermometer  and  of  fnrnaces  in  which  the  fusion  of  the  metals  takes 
place.  The  amount  of  métal  which  it  is  necessary  to  melt  is  almost  infi- 
nitésimal. The  loops  used  in  each  observation  weigh  ouly  a  fraction  of 
a  milligram,  and  the  opération  may  be  repeated  time  after  time,  at  the 
will  of  the  observer,  with  the  greatest  ease.  On  the  other  hand  it  should 
be  noted  that  the  method  is  applicable;  only  to  such  metals  as  will  fuse 
before-  oxidation  in  the  liot  outer  layers  of  the  acétylène  flame. 

It  is  not  applicable  to  such  metals  as  magnésium,  aluminium,  zinc, 
or  iron,  since  thèse  oxidize  under  the  conditions  of  the  experiment  iu- 
stead  of  fusiiig.  For  such  of  the  metals  of  the  platinum  group  as  hâve 
a  melting-point  below  that  of  the  junction  itself,  and  for  gold,  silver 
and  copper,  the  method  is  a-  convenient  one  and  its  accuracy  is,  I  be- 
lieve,  fully  equal  to  that  of  any  other  method  which  has  thus  far  been 
einployed.  As  a  means  of  calibrating  thermoelements  of  the  kind  used 
in  higli  température  work,  its  convenience  is  obvions  when  we  consider 
that  the  usual  procédure  frequently  requires  months  of  continued  labor, 
skill  of  the  highest  order  and  extended  expérience  on  the  part  of  the 
physicist.  To  guard  against  the  deleterious  influence  u])on  the  thermo- 
junction  of  the  vapors  of  the  flame,  it  is  important  to  bring  the  latter 
up  gradually  by  the  slow  action  of  the  micrometer  screw  in  the  manner 
which  I  hâve  already  described.  The  atmosphère  with  which  the  junction 
is  surrounded  under  thèse  conditions  contains  an  excess  of  oxygen  and 
even  where  the  métal  to  be  melted  is  platinum  itself,  fusion  occurs 
before  the  lurainous  jiortion  of  the  flame,  the  action  of  which  upon  the 
thermo-electric  properties  of  the  junction  is  to  be  feared,  has  been 
reached.  It  is  well  known  that  a  junction,  the  performance  of  which 
has  been  vitiated  by  exposure  to  the  vaj^ors  of  a  flame  or  furnace,  can 
be  restored  to  its  original  condition  by  immersion  in  an  oxydiziug  flame. 
In  this  method  of  calibration  the  junction  is  continually  subject  to  such 
oxydation  as  is  necessary  to  préserve  it.   Thus  one  of  the  sources  of 


ON  A  NEW  METHOD  OT"  CALIBllATING,  &C.  347 

error  which  it  lias  beeu  fouiul  most  difficult  to  giiard  against  iii  tlie  use 
of  the  furnaee  is  altocrether  avoided. 


SUMMARY. 


Te  metliod  briefly  outlined  in  this  paper  possesses  the  foUowing  ad- 
vantages  over  inethods  hitherto  practiced  for  the  calibration  of  thermo- 
elemeiitsand  for  the  détermination  of  the  melting  points  of  certain  inetals. 

(1)  The  use  of  the  air  thermonieter  is  avoided. 

(2)  The  cumbersoine  and  laborious  ])rocedure  of  fusing  the  metals 
in  considérable  niasses  within  a  ftirnacc  is  reiidered  unnecessary  and  the 
difficulty  of  bringing  the  melted  nietal  and  the  juiiction  of  the  therrao- 
element  to  precisely  the  same  température  is  eliminated. 

(3)  The  elaborate  précautions  necessary  to  prevent  the  vitiation  of 
the  junction  by  the  action  of  fumes,  which  constitutes  one  of  the  chief 
difficulties  of  sncli  work  wlicii  a  furnaee  is  used  is  avoided. 

(4)  The  amonnt  of  nietal  which  is  necesary  to  use  in  determining 
melting  points  or  in  calibrating  a  thermo-element  is  much  sinaller  in 
this  than  in  the  inethods  u.sually  employed. 

The  accuracy  of  the  inethods  described  is  believed  to  be  fuUy  equal 
to  that  of  other  known  inethods  of  calibration. 

Physical  Laboratory  of  Cornell  University. 
Oct.  1900. 


SUR  LES  ONDES  ÉLECTROMAGNÉTIQUES  D'UN  ION  VIBRANT 


AUGUSTE    RIGHI 


On  sait  que  lorsqu'on   a  trois   fonctions  n,j  n^,  113  de  xyzt^  telles 
que  les  relations  : 

'^n.=-^^^. (1) 

soient   satisfaites,    A    étant  Tinverse  de  la  vitesse  de  propagation  des 
perturbations  rlectroniagnrtiques,  les  valeurs  : 


'^x  \  ~dx   ^    'd>,   '^    dz  > 


-=4(t-^> 


pour  les  composantes  XYZ  de  la  force  électrique^  et  L  M  N  Aq  la  force 
magnétique,  donnent  une  solution  des  équations  de  Hertz  ')  : 


')  VOtlica  délie  Oscilhcioni  eletl)'iclie,  Bologna  1897,  pag.  198.  —  Die  Op- 
lik  der  elektriscJwn  Scliwinrjnngen,  Leipzig  1898,  p.  218. 


SUR  LES  ONDES  ÉLECTROMAGNÉTIQUES  d'uN  ION  VIBRANT.  31-9 

,^//        ^Z       ^Y 

(3) 


^'dt       dy       ^z' 


Ainsi,  eu  prenaut: 


n,  =  ()  ,   n,  =  0  ,   n^  =  -^  sin  [2  tt  V  (/  —  A  r)] 

r 

[on  r-^=x- -[- 1/'^ -\- ::-),  on  obtient  la  solution  particulière  donnée  par 
Hertz^  et  qui  fait  connaître  les  forces  produites  par  un  petit  oscillateur 
placé  à  Torigine  O  des  coordonnées,  dirigé  suivant  Taxe  des  z,  et  dont 
la  longueur  /  est  supposée  petite  par  rapport  à  r,  même  lorsque  r  est 
petit  par  rapport  à  la  longueur  d'onde. 

Je  me  propose  de  donner  les  fonctions  Hj  Ilo  113  qui  peuvent  servir 
pour  trouver  les  forces  produites  dans  l'espace  à  un  instant  quelconque 
])ar  une  cliarge  électrique  animée  d'un  mouvement  pendulaire  d'ampli- 
tude très  petite. 

II. 

J'ai  démontré  autrefois  ')  que  la  même  solution  donnée  par  Hertz 
peut  être  interprétée  aussi  d'une  autre  manière. 

Au  lieu  de  supposer  l'exislance  des  deux  charges  variables 
—  Esiu  (2  TT  II  /),  et  -|-  /'Jsiu  (2  vr  u  t)  placées  sur  l'axe  des  z  à  des  distances 
fixes  '/i  «^  et  —  '/î  ^  ^^  ^>  *^l^^i  équivalent  à  un  petit  oscillateur,  on  peut 
admettre  que  près  de  l'origine  se  trouvent  deux  charges  invariables  —  J*J 
et  -\-  E  animées  d'un  mouvement  pendulaire,  et  précisément  qu'à  Tiu- 
stant  t  la  charge  —  P]  est  sur  l'axe  des  ::  à  une  distance  '/i  I ''^ii>'\^'^  >'  0 
de  l'origine,  et  la  charge  -\-  K  est  sur  le  même  axe  à  la  distance 
- —  ^/o  l  sin  (2  TT  n  t)  de  O. 

Or  il  est  facile  de  voir  qu'il  y  a  encore  d'autres  interprétations  pos- 
sibles des  formules,  par  lesquelles  Hertz  a  représenté  les  efi'ets  produits 
par  le  petit  oscillateur.  On  peut,  par  exem])le,  supposer,  que  les  deux 
charges  —  E  et  -f-  E  vibrent  encore  sur  l'axe  des  z,  mais  avec  des  am- 


')  VOllica  elc,  pag.  202.  —  Die  Opiil;  elr.^  p.  223. 


350  AUGUSTE  RIGHI. 

plitudes  ditiereiiteSj  de  manière  que  la  distance  de  — IJ  à,  O  h  l'instant 
/  soit  ^l.^l^slu{'^7rnf)  et  celle  de  -\- Fj  est  ^\.,l^siu[^7r  ut),  pourvu 
que  l'on  ait  %  1  =  1^  —  /^ . 

Soient  en  effet  p^  et  p.^  les  distances  à  l'instant  t  de  — E  et  de  -p  E 

au  point  {^i/z).  Le  potentiel  en  ce  point  sera  V ^^  —  E( \ 

et  supposant  /j  et  l.^  très  petits  par  rapport  à  ;•  : 

lU      .    ,, 

/  = ^  z  siti  rZ  TT  II.  f.) . 

r 

On  trouve  alors  pour  les  composantes  de  la  force  électrique 


àx 


ou; 


X-=  —  '6Ef^  slii  (2  TTut)  , 

y  =  —  S  El^-r  ^'iii{''Z7ru  t) , 
r'' 

,,.2    1     ,,2 t2-2 

Z=El     ^\  sini^TTuf), 

et  ce  sont  précisément  les  valeurs  des  composantes  de  la  force  électrique 
du  petit  oscillateur,  lorst[u'on  y  suppose  /•  petit  par  rapport  à  la  lon- 
gueur d'onde  ').  Cela  pour  la  force  électricjue. 

Qaant  à  la  force  magnétique  due  aux  deux  charges  vibrantes,  consi- 
dérons d'abord  celle  due  à  la  charge  — E.    La  valeur  de  cette  force  est 

AMv  à  , 

— r-  siii  f ,  oii  V  =  — -  (  '/•,  !{ ''^i'i  (2  TT  1/  ()  )  est  la  vitesse  de  —  E  à  Tin- 
Pi  bt       - 

stant  f;  et  s  l'angle  compris  entre  p^  et  v.  Cette  force  est  perpendiculaire 

au  plan  passant  par  p^  et  v,  et  par  conséquent  ses  cosinus  de  direction 

sont  : 

y  X 


p  sm  £       p  stn  £ 
Ses  composantes  sont  donc 

')  1.  c. 


,  0 


STTR  LES  ONDES  ÉLEOTKOMAGNÉTIQUES  d'uN  ION  VIBRANT.  351 

72  -^'  ^«  ^1   ^  (^OS  (2  TT  U  f)  ,       72  ^'»^  h  —J  <^0S  (2  TTUf),  0  , 


r 

en  supposant  /j    très  petit  par  rapport  à  r,  et  écrivant  m  au  lieu  de 
2  T  /<;  A. 

La  charge  -f-  //  donnera  trois  com];)osautes  analogues^  et  les  compo- 
santes de  la  force  totale  seront: 

Z  = El7lt — J  COS  {'i  TT  u  t)  , 

31=  Elm  -^  cos  (2  tt  n  t)  , 
N=Q. 

Ces  composantes  coïncident  avec  celles  relatives  au  petit  oscillateur 
lorsqu'on  suppose  r  petit  })ar  rapport  à  la  longueur  d'onde. 

Donc  les  formules  (pii  reprcsentent  les  forces  dues  au  petit  oscillateur^ 
peuvent  repivsenter  aussi  les  forces  dues  aux  deux  charges  — E  et  -\-  E, 
qui  vibrent  de  la  manière  définie  plus  haut. 


m. 


Considérons  à  présent  un  cas  jjarticulier,  celui  oii  l'on  a  /^  =  0  et 
l^  :^  2  (?.  En  ce  cas  la  charge  -)-  E  est  fixe  dans  l'origine  O  pendant  que 
la  charge  — E  vibre  avec  une  amplitude  double  de  Tamplitude  qu'a- 
vaient, dans  le  ])remier  cas  du  §  II,  les  deux  charges  —  E  et  -f-  E.  Les 
forces  seront  encore  les  mêmes  ([ue  celles  produites  ])ar  le  jjetit  oscil- 
lateur. 

Oi",  pour  les  points  très  éloignés  de  Torigine  la  charge  immobile  n'a 
aucune  influence  sensible.   En  etl'et  elle  ne  produit  pas  de  force  magné- 

E        . 

tique,  et  dorme  seulement  la  force  électrique  — ., ,  qui  est  négligeable  par 

rapport  à  la  force  ('lectrique  totale,  laquelle,  pour  les  grandes  valeurs 
de  r,  varie  en  raison  de  I  :  r- 

Si  donc  on  admet  que  la  charge  -[-  A' n'existe  pas,  les  forces  produites 
par  la  charge  — E  seule,  sont  les  mêmes,  pour  les  grandes  distances, 
que  celles  produites  par  le  petit  oscillateur. 


352  AUGUSTE  RIGHI. 

IV. 

Il  s'agit  à  présent  de  trouver  les  formules  relatives  au  ion — E  seul, 
valables,  uon  pas  seulement  pour  de  grandes  distances,  mais  pour  une 
distance  quelconque. 

Il  suffit  pour  cela  d'ajouter  à  la  solution  qui  représente  les  effets  dûs 
au  petit  oscillateur,  celle  qui,  an  moyen  des  formules  (1)  et  (2),  peut 
représenter  les  effets  produits  par  une  charge  — 7^' immobile  à  l'origine. 
De  cette  manière  la  charge  vibrante  —  E  restera  seule,  et  les  formules 
que  l'on  trouvera,  seront  valables  pour  toute  valeur  de  ;•. 

Prenons  les  fonctions  suivantes  : 

Y\,=  —  k,Elocj{r^.r), 

U,  =  —  k,Elog{r-^z). 
Les  (2)  donnent  alors 

pourvu  que  l'on  ait  k^  -{- 1,  -{-  k^  =  1.  Avec  ces  trois  fonctions  Hj,  112, 
n.;,  on  obtient  donc  précisément  les  forces  produites  par  une  charge 
—  Ë  immobile  à  l'origine  des  coordonnées.  Par  conséquent  il  suffit  de 
prendre  les  trois  fonctions  suivantes  : 

n,  =  —  k,  Elog^r^a), 

n.^=  —  k.,Elog{r^>/), 

U,  =  —  /•,  FJog  {r  -h  z)  -h  —  siu  [2  7ru{t  —  A  r)], 

r 

pour  que  les  formules  (2)  donnent  les  composantes  des  forces  produites 
par  un  ion  de  charge  —  E  vibrant  sur  l'axe  des  z  avec  l'amplitude  l 
autour  de  l'origine. 

Comme  les  constantes  X-j,  k^,  k^,  en  dehors  de  la  condition 
k^  '\-  k.^  -\-  k^  =  1,  sont  arbitraires,   on  peut  donner    à    deux   d'entre 
elles  toute  valeur;  par  exemple  on  jîeut  jn-endre  : 

El 
n,  =  0  ,    n,  =  0  ,    Hg  =  —  K log  {r  +  ^)  H siu  [2  7ru{l  —  A  /•)]. 


SUR  LES  ONDES  ÉLECTROMAGNÉTIQUES  d'uN  ION  VIBRANT.  353 


V. 


Il  est  à  présent  facile  de  généraliser  cette  solution  pour  arriver  à  celle 
qui  rejDrésente  les  ondes  produites  par  un  ion_,  dont  le  mouvement  vibra- 
toire dans  Tespace  a  pour  coinjjosantes  suivant  les  trois  axes  des  vibra- 
tions pendulaires  de  même  ])ériode^  mais  de  jjliases  et  amplitudes  ditle- 
rentes. 

Posant  (5  =  2  TT  «  (/  —  A  r)  et  a])])elaut  /,  /^  ^3  les  amplitudes  des  trois 
vibrations  composantes  et  <%,  ûc^  oc^  la  valeur  angulaire  des  phases^  il 
suffira  de  prendre  ])our  les  fonctions  auxiliaires  les  ex])ressions  sui- 
vantes : 

llj  =  _ k^  Elog (/  +  a)  -f  ^ slu [Ô  —  a,), 

FjI. 
rio  =  —  fc.j^  E log  (>•  -\-j/)-\ ~ siu  [ô  —  x.^) , 

VJ 
n3  =  —  l;  Elog  {r  +  ^)  +  — ^  sm  {û  —  oc,), 


pourvu  que  Ton  ait  k^  -\-  k^  -\-  k^  =  1. 
Les  équations  (2)  donnent  alors 


_    1 


EmM,(V  .  3^^2„.y.2-i  3^-2— ;-2  . 

—  't   H ^~~^i —     ^^"^  V^  —  -^r  )  H cas  (0  —  iZ.) 

m^  r^     J  -mr  ' 

,   EwP-L       (  r^  3    1    .    ,,  ,         3         ,,  ,  ) 


K  711^1^ 


\\\ 'l  Xnv  {ù  —  ^.3)  —  -^cos^ù 


(4) 


ARCHIVES    NKEULANDAISES,    SERIE    II.    TOME    V.  23 


354  AUGUSTE  RIGHI, 

Ces  expressious  deviennent  plus  simples  pour  les  valeurs  très  grandes 
de  r.  On  a  alors  en  effet  : 

X  = -^  (r2  —  x^)  sm  {ù  —  <x,  ) 

Enû-U  .    ,.  s 

r" 

Er/h'^L  ■    fA  \ 

-j 3 — œzstu[0  —  x^), 


Em 
L  =^ \_L  u  sin.  {ù  —  oc.}  —  /.,  '^  ^^''^  (^  —  ^2  )]^ 


(5) 


Ces  dernières  valeurs  vérifient  les  relations  suivantes: 

Xx  4-    Yij    -^  Zz  =  0  , 

XL  +    ÏM\-  ZN==  {) , 

([ui  montrent  que  la  force  électrique  et  la  force  magnétique  sont  entre 
elles  ù  angle  droit^  et  perpendiculaires  à  la  droite  qui  va  de  la  position 
d'équilibre  du  ion  au  point  (xj/z),  auquel  elles  se  rapportent.  On  a 
donc  des  ondes  transversales,  (jui  peuvent  représenter  les  ondes  lumi- 
neuses, ce  qui  est  naturel,  vu  que  si  l'on  pose  /j  =  /j  ^=  ^)  k  =  h  l^s 
formules  (5)  deviennent  identiques  à  celles,  que  Ton  déduit  pour  r  très 
grand  des  formules  données  par  Hertz  pour  son  petit  oscillateur. 

On  est  donc  libre  de  considérer  les  vibrations  d'une  particule  dans 
une  source  lumineuse,  soit  comme  des  oscillations  électriques  dans  un 
oscillateur  hertzien  très  petit,  soit  comme  des  vibrations  mécaniques 
d'un  couple  (considéré  déjà  dans  le  ^  II)  de  deux  points  ayaiit  des  char- 
ges égales  et  contraires,  soit  enfin  comme  des  vibrations  d'un  sim- 
ple ion. 

La  charge  de  ce  ion  peut  être  supposée  soit  positive  soit  négative; 
mais  il  n'en  est  plus  de  même  lorsqu'on  admet  la  conception,  par  la- 


SUR  LES  ONDES  ELECTROMAGNETIQUES  D  UN  ION  VIBRANT.  355 

quelle  M.  Lorentz  a  pu  prévoir  et  expliquer  le  pluniomène  de  Zeeman. 

Considérons  en  effet  le  cas  particulier  1^  =  0 ,  /.,  =  ^:>.  ^=1,  ûj^  =  0 , 
j^jg  =  —  '/a  '^-  On  a  ainsi  un  ion  de  charge  —  A'  doué  d'une  A^bration 
circulaire,  et  précisément  un  ion,  qui  parcourt  une  circonférence  dans 
le  jilan  ij  :  ayant  son  centre  en  O  et  un  rayon  /.  Si  on  observe  de  x  vers 
0  le  mouvement  du  ion  est  lévogyre. 

Or  les  formules  (5),  appliquées  à  ce  cas  particulier,  montrent  que 
pour  tout  point  de  l'axe  des  x  assez  éloignée  de  l'origine  les  deux  forces 
ont  des  valeurs  constantes  et  tournent  uniformément  à  gauche  autour 
du  dit  axe  avec  une  période  1  :  n,  et  Ton  a  ainsi  l'équivalent  d'un  rayon 
lumineux  à  polarisation  circulaire  lévogyre. 

Si  la  charge  du  ion  est  supposée  positive,  le  rayon  reste  lévogyre.  Le 
sens  de  la  polarisation  ne  dépend  donc  pas  du  signe  de  la  charge  du  ion. 
Mais  si  Ton  tient  compte  du  sens  dans  le  quel  le  pliénomène  de  Zeeman 
se  produit,  et  Ton  admet  que  la  cause  de  ce  ])hénomène  est  bien  celle 
que  M.  LoRENTZ  lui  a  assigné,  on  est  obligé  d'admettre,  comme  on  l'a 
fait  déjà  remarquer,  que  le  ion,  dont  le  mouvement  produit  le  rayon  à 
polarisation  circulaire,  a  une  charge  négative. 

Il  serait  facile  de  tirer  des  formules  données  de  nombreuses  consé- 
quences; mais  je  m'en  abstiendrai,  d'autant  plus  qu'elles  sout  analogues 
à  celles  qui  se  rapportent  aux  ondes  produites  par  un  couple  de  deux 
charges  électriques  de  signes  contraires,  étudiées  déjà  dans  l'ouvrage 
cité  plus  haut. 


23* 


NOTES   ON    THE   REFRACTIVITIES    OF   THE   INACTIVE   GASES 


WILLIAM  RAMSAY,  F.  R.  S. 


lu  the  course  of  a  research  ou  the  properties  of  argou^  Lord  Ray- 
LEiGH,  (Proceediugs  of  the  Royal  Society,  volume  59,  p.  203),  devised 
a  simple  apparatus  by  meaus  of  whicli  it  is  ])ossible  to  couipare  the 
refractivity  of  argou  witli  that  of  air.  Siuce  that  time  I  hâve  beeu  fre- 
qiieutly  eugaged  iu  deteruiiuiug  the  dilfereut  refractivities  of  the  iuactive 
constituents  of  the  atmosphère;  aud  l  hâve  pleasure  iu  giviug  a  short 
accouut  of  thèse  experimeuts  iu  order  to  preseut  a  tribute  to  my  frieud 
Professor  Lorentz,  which  rnay  be  of  iuterest  to  hiui,  aud  to  those  who 
hâve  foUowed  his  liues  of  research. 

It  will  be  seeu  ou  cousultiug  Lord  RAYLEiGirs  paper,  that  the  refrac- 
tivity is  uieasured  iu  the  followiug  uiauuer  :  Light  from  a  paraflfiu  lamp 
passes  through  a  fine  slit,  eut  with  a  razor  iu  tiu-foil  pasted  ou  glass. 
The  beaui  is  made  parallel  by  passage  through  au  achrouiatic  plauo- 
couvex  leus  of  about  1  foot  focal  leugth.  Tt  theu  di vides;  the  up])er 
portiou  passes  through  air,  aiid,  after  extraueous  light  is  eut  otl*  by 
passage  through  two  wide  slits,  it  is  brought  to  a  focus  by  a  leus  similar 
to  the  hrst,  and  the  bands  produced  are  viewed  by  a  cyiiudrical  leus  of 
very  short  focus.  The  lower  portiou  of  the  boam  traverses  two  tubes  o2 
cms.  long  aud  2  mms.  iu  diameter,  placed  close  together  aud  closed  at 
each  end  with  plates  of  o])tically  worked  glass.  Each  of  thèse  tubes 
contains  oue  of  the  gases  to  be  examiued  aud  each  is  couuected  with  a 


N(JTES  ON  TIIR  11KFIIA(;T[ VIPIES  OK  'l'IIK  rXACTIVE   GA.SES.  357 

ma-iionieter  aiul  ;i  iiioval)le  réservoir  witli  capillary  tubiiig.  So  tliat  on 
raisiug  or  lowering  tlie  réservoir  the  ])ressure  of  tlie  gases  can  be  so  adjusted 
that  the  iiiterference-baiuls  formée!  in  the  lower  of  the  field  cnn  be  accurately 
brought  iuto  liiie  with  the  stationary  bands  in  the  upper  half.  Readings 
of  pressnre  are  taken  on  both  raauometers  at  pressures  not  differing 
greatly  from  that  of  the  atmosphère;  then,  on  lowering  the  réservoirs, 
readings  on  botli  manometers  are  taken  at  lower  pressures,  the  bands 
being  again  madc  to  coincide  in  position  with  the  upper  fiducial  bands, 
The  ratio  of  the  refractivities  is  inversely  as  the  ditferences  of  pressure 
in  the  two  gases.  The  influence  of  température  does  not  appear,  for 
the  tubes  of  the  manometer  lie  side  by  side,  and  may  be  regarded  as 
equally  affected  by  variations  of  température. 

The  accuracy  of  the  method  varies  with  the  value  of  the  refractivity 
of  the  gas.  For,  if  the  gas  has  a  low  refractivity,  then  a  great  différence 
of  ])ressure  produces  the  ])assage  of  fewer  bands  across  the  field  than  if 
it  has  a  liigh  one;  and,  as  the  accuracy  of  reading  may  safely  be  taken 
as  the  twenty-tifth  of  a  band,  and  as  between  thirty  and  forty  bands 
pnssed  the  field  with  snch  gases  as  oxygen,  nitrogen,  and  argon,  the 
error  may  be  taken  in  such  cases  as  from  1  in  750  to  1  in  1000. 

The  tubes  containing  the  gases  to  be  examined  \vere  connected  with 
a  Tôpler's  pump;  and  before  admission  of  gas  each  tube  was  pumped 
empty,  so  that  in  an  attached  Pr-iic'KER''s  tube  there  was  brilliant  ])hos- 
phorescence.  The  tubes  were  then  washed  ont  with  the  gases  to  be 
admitted,  the  a])paratus  again  evacuated,  aiul  the  final  ([uantity  of  gas 
allowed  to  enter  by  a  contrivance  a  description  of  wliich  is  to  be  found 
in  the  „Trans.  Cheni.  Soc",  vol.  67,  p.  086. 

In  determining  the  refractivity  of  such  a  gas  as  hélium  or  néon, 
hydrogen  was  used  as  a  standard  of  comparison  ;  in  order  to  ensure  the 
purity  of  the  hydrogen  it  was  made  by  warining  a  tube  containing  pal- 
ladium-hydrogen  which  had  been  prepared  by  admitting  hydrogen  made 
from  pure  zinc  and  sulphuric  acid  into  contact  with  s})ongy  palladium. 
The  tube  was  ])umped  empty  in  the  cold  and  then  gently  warmed;  it 
was  again  allowed  to  cdol  and  again  pumped  empty.  The  hydrogen  was 
then  collected,  passing  slowly  through  a  tube,  filled  with  phosphoric 
anhydride,  into  the  expérimental  tube.  For  the  refractivities  of  the 
heavier  gases  the  comparison  was  made  with  air. 

Determined  in  this  way,  the  refractivity  of  the  inactive  gases  com- 
pared  with  air  was; 


358  WILLIAM  IIAMSAY. 

Hélium.         Néon.  Argon.        Krypton.        Xénon. 

0,1238  0,2345  0,968  1,419  2,364. 

Thèse  figures  are  proportional  to  tlie  quantity  (,v. —  1);  and  on  divi- 
ding  by  the  densities  of  tlie  gases,  or  wliat  cornes  to  the  same  tliing, 
their  atomic  weiglits,  a  séries  of  figures  is  obtained  whicli  expresses  tlie 
retardation  of  liglit  by  equal  quantifies  of  matter. 

ïliese  quantifies  are  given  in  the  following  short  table. 


0,1238 
4 

0,2345 
20"" 

.  0,968 
40 

1,449 
81,76 

2,364 
^28 


=  0,0309 

=  0,0172 

=  0,0242 

=  0,0177 

=  0,0184 


It  will  be  noticed  that  thèse  figures  may  be  divided  info  two  classes; 
hélium  and  argon  are  both  higher  than  néon,  krypton,  and  xenoii,  and 
the  last  three  yield  almost  the  same  nuraber.  Whatever  be  the  reason 
of  tins,  it  appears  that  the  molecular  structure  of  the  last  three  offers 
less  opposition  to  the  passage  of  light  than  that  of  the  first  two;  it  is 
curions  to  notice  such  a  variation  of  behaviour  of  gases  which  on  ail 
other  grounds  must  be  pronounced  to  possess  a  similar  character. 

Soniewhat  similar  relations  are  found  with  neighbouring  séries  of 
éléments  of  tlieir  refractivities,  ascertained,  for  the  raost  part  by  mea- 
surements  of  that  of  their  compounds,  are  reduced  to  the  scale  of  air 
as  unity,  The  numbers  are  far  less  certain,  and  must  be  accepted  with 
caution;  but  they  are: 


Hydrogen. 

Fluorine. 

Chlo]'iue. 

Bromine. 

lodine. 

0,475 

0,05  (?) 

0,075 

0,048 

0,048 

Lithium. 

Sodium, 

Potassium. 

Rubidium. 

Caesium 

0,15 

0,048 

0,051 

0,036 

0,048 

NOTES  ON  THE  REPRACTIVITIES  OF  THE  INACTIVE  GASES. 


359 


Here^  too,  it  will  be  iioticed  that  tlie  quotient  of  tlie  tirst  and  tliird 
élément  of  each  séries  is  a  liiglier  number  tlian  that  fnrnislied  by  the 
other  tliree  éléments;  and  tliis  alfords  a  strong  proof  of  the  periodicity 


7.0 


G.O 


5.0 


.^  4.0 


^  3.0 


2.0 


1.0 


9A'' 

// 

// 

/^ 

/     / 

^ 

Br    / 

/o 

^ 

^^Xe 

LJ^ 

1  /k 

rNa 

^^ 

Kr 

Ne 

A 

20  40  (ÎO  80 

Atomatic  Weifflits. 


100 


120 


140 


of  ail  three  séries  of  éléments.  The  analogy  is  also  seen  in  the  accom- 
panjing  diagrara,  where  ordinates  are  atomic  weights,  and  abcissae, 
refractivities  compared  with  air  as  unitj. 


H.  W.  BAKHUIS  ROOZEBOOM 


La  théorie  des  équilibres  de  deux  ou  plusieurs  phases  —  qui  u'aurait 
pu  prendre  le  développement,,  que  j^ai  \)u.  lui  donner^  sans  le  secours 
de  mon  maître  et  ami  Lorentz  —  -  ne  s'est  occupé  jusqu'ici  que  rare- 
ment des  équilibres  dans  lesquels  entrent  comme  jahase  solide  des  cris- 
taux mixtes.  Il  y  a  là  encore  beaucoup  de  parties  à  développer. 

La  présente  notice  a  pour  but  de  donner  une  courte  esquisse  de 
réquilibre  entre  les  cristaux  mixtes  et  leur  phase  vapeur^  ainsi  que  des 
rapports  entre  cet  équilibre  et  d'autres,  oii  ces  cristaux  peuvent  prendre 
naissance.  Jusqu'à  présent,  dans  Tétude  des  cristaux  mixtes,  les  équi- 
libres possibles  avec  de  la  vajieur  n'avaient  pas  été  considérés.  Je  me 
])i*opose  de  traiter  à  présent  le  cas  le  plus  simple,  savoir  celui  oii  deux 
substances  A  et  B  sont  miscibles  en  toute  proportion  à  l'état  solide. 
Dans  un  pareil  cas,  les  deux  substances  seront  assiirément  aussi  com- 
plètement miscibles  à  Tétat  liquide;  la  même  chose  est  établie  pour  Tétat 
de  vapeur. 

Les  relations  des  trois  phases  entre  elles  ou  deux  à  deux  se  déduisent 
le  plus  simplement  en  partant  de  Téquilibre  entre  liquide  et  vapeur.  Su])- 
posons  pour  commencer  une  température  au-dessus  du  point  de  fusion 
de  la  substance  le  plus  difficilement  fusible.  Nous  admettrons  que  ce 
soit  la  substance  B,  et  en  outre  que,  comparée  avec  A,  elle  ait  la  ten- 
sion de   vapeur   la  plus  faible.    Dans  la  fig.   1  ou  porte  sur  Taxe  des 


SUR  L  EqniLlBRI-;   de  OiaSTAlJX  MIXTES^  ETC. 


.'^61 


abscisses  AB  tous  les  rappoifs  de  mélange  entre  A  et  H,  tandis  (|ae  les 
ordonnées  expriment  les  pressions.  CA  est  donc  la  tension  de  vapeur  de 
A,  BB  celle  de  B  à  la  température  déterminée;  CW  représente  les  ten- 
sions de  vapeur  des  divers  mélanges 
liquides,  et  Cg  D  les  mélanges  gazeux 
correspondants.  Le  liquide  et  la  vapeur 
qui  se  correspondent  nnituellement  ont 
la  même  pression,  et  sont  donc  repré- 
sentés par  les  extrémités  des  horizontales 
^D  de  jonction  menées  entre  les  deux  courbes. 
La  figure  représente  l'agencement  le  ])lus 
simple  de  ces  droites;  il  se  présente  quand 
les  tensions  de  vapeur  diminuent  graduel- 
lement, en  même  temps  que  la  teneur  en 


B 


Fig.  1. 
la  substance  la  moins  volatile  B  augmente. 

On  ])eut  maintenant  faire  une  construction  analogue  pour  les  tempé- 
ratures plus  basses;  dans  ces  conditions,  les  courbes  sont  situées  de  plus 
en  plus  bas.  On  pourra  ensuite  porter  ces 
figures  sur  un  axe  des  températures,  ce 
(jui  fera  prendre  naissance  à  une 
surface  courbe  à  deux  nappes 
(lig.  3),  laquelle  du  côté  droit  ^> 


Fi-.  2. 


vient    tomber    sur   la 
courbe  de  tension  de  vapeur 
D'BO    du  liquide   B,    du    côté 
gauche  sur  la  courbe   correspondante 
C'CB  du  liquide  A. 


.3()2 


H.    W.   BAK1IUIS  liOOZEHOOM. 


Continuons  à  présent  jusqu'aux  basses  températures.  Alors,  du  côté 
de  B,  ainsi  que  nous  l'avons  admis,  c'est  la  température  du  ])oint  tri])le 
0  qui  sera  tout  d'abord  atteinte;  à  des  tem])ératures  encore  plus  basses, 
c'est  le  point  triple  /-'  qui  sera  atteint. 

Admettons  que  le  dépôt  des  cristaux  mixtes  se  fasse  suivant  le  type 
le  plus  simple,  déjà  antérieurement  indicpu',  notamment  celui  où  les 
points  de  fusion  des  cristaux  mixtes  de  la  série  de  mélanges  tout  entière 
sont  compris  entre  les  points  de  fusion  des  substances  A  et  B. 

Prenons  une  température  légèrement  inférieure  à  0.  Dans  ce  cas  on 
ne  saurait  prolonger  les  courbes  (■II)  et  6'^ /J  jusqu'au  contact  de 
l'axe  B,  attendu  que  la  substance  B  n'existe  ])lus  à  l'état  liquide  au- 
dessous  de  0,  quand  nous  ne  considérons  que  les  équilibres  stables. 
Au  contraire,  la  ligure  devra  se  rattacher  au  ])oint  de  la  ligne  0  F 
qui  exprime  la  tension  de  vapeur  de  la  substance  solide  B  pour  la  tem- 
pérature choisie.  La  manière  dont  cela  se  réalise  est  facile  à  comprendre 
quand  on  se  rappelle  les  relations  existant  entre  la  concentration  des 
cristaux  mixtes  et  du  li([uide,  pouvant  coexister  aux  températures  in- 
férieures à  0.  J'ai  déjà  uu)ntré  antérieurement  que,  si  la  courbe  de 
fusion  des  cristaux  mixtes  descend  de  0  vers  P,  les  cristaux  mixtes  sont 
toujours  plus  riches  en  H  ([uc  le  liquide,  avec  lequel  ils  sont  en  équilibre. 
Si  donc  la   concentration  des  cristaux  est  exprimée  par  c,  celle  des 

liquides  par  c^,  on  aura  c^c^. 

Dans  le  voisinage  du  point  0,  les  deux 
valent  s  seront  encore  voisines  du  point 
7i,  fig.  8.  D'autre  part,  il  résulte  de  la 
lig.  1,  que,  représentant  par  Co  la  con- 
centration de  la  phase  gazeuse,  nous 
aurons  i^'^c.^.  D'oi^i  il  suit  que  c'^c^ 
^(?2.  Elevons  en  ces  points  des  perpen- 
diculaires représentant  la  tension  d'équi- 
libre commune;  nous  obtiendrons  les 
points  II [ K .  Le  système  liquide-vapeur 
sera  seulement  possible  entre  A  et  les 
concentrations  c,  et  c<^,  exprimées  par  les  courbes  G I  pour  la  ])hase 
liquide  ti  GH  pour  la  phase  gazeuse. 

Quant  aux  cristaux  mixtes,  c  exprime  la  concentration  qui  peut 
exister  en  présence  de  liquide.  Des  cristaux  à  teneur  plus  considérable 
en  B  ont  toutefois  pris  naissance  à  des  températures  plus  élevées  aux 


M 

1 

N 

K 

N 

^ 

L 

C,    C     B 


Fis.  3. 


SUR  L  EQUILIBRE  DE  CRISTAUX  MIXTES^   ETC. 


363 


dt'peiis  Je  liquides  })lus  riches  en  />'.  Ils  doivent  donc  nécessairement 
être  ca])ables  d'exister  indépendaniment  et  par  suite  aussi  avec  leurs 
vapeurs  respectives  à  la  température  considérée^  de  sorte  qu'  il  y  aura 
un  courbe  KL  exprimant  les  tensions  de  vapeur  de  cette  série  pour 
les  concentrations  comprises  entre  c  et  />  pur. 

Cette  courbe  doit  nécessairement  descendre.  Le  point  K  en  etl'et  est 
situé  à  la  même  hauteur  (jue  les  points  11  et  /.  Si  l'on  pouvait  pro- 
longer les  courbes  (tH  ci  ^/Y  juscprà  Taxe  7^,  alors  le  point  exprimant 
la  tension  de  vapeur  du  liquide  />  serait  situé  plus  bas  que  HI.  Or 
//  représente  la  tension  de  vapeur  de  />  solide,  qui  est  encore  ])lns  faible^ 
de  telle  sorte  que  le  point  L  est  situé  au-dessous  de  H IK. 

La  courbe  exprimant  la  composition  de  la  série  de  vapeurs  capable 
d'exister  en  présence  de  la  série  de  cristaux  mixtes^  doit  nécessairement 
commencer  en  II,  attendu  que  //  est  la  phase  gazeuse  coexistant  égale- 
ment bien  avec  le  liquide  /  et  avec  les  cristaux  mixtes  A^  De  plus, 
cette  courbe  doit  également  se  terminer  en  L. 

La  courbe  11  L  de  la  figure  représente  donc  les  pressions  et  les  com- 
])ositions  de  la  phase  gazeuse  appartenant  à  la  courbe  A' // des  cristaux 
mixtes.  Les  points  correspondants  sont  donc  naturellement  situés  de 
nouveau  sur  des  droites  de  jonction  horizontales. 

La  courbe  de  vapeur  H  h  va  rencontrer  en  H  la  courbe  de  vapeur 
(iH,  appartenant  aux  phases  liquides.  Ce  fait  résulte  déjà  nécessaire- 
ment de  ce  que  dans  la  phase  vapeur  tous  les  rapports  de  mélange  sont 
possibles.  Toutefois^  au  point  de  rencontre  H  des  deux  courbes,  il  y  a 
une  brisure.  Le  sens  de  cette  dernière  se  dégage  inmédiatement  de 
la  considération,  que  la  courbe  GU  pro- 
longée irait  rencontrer  Taxe  B  en  un 
point  situé  au-dessus  de  L. 

Passons  à  une  plus  basse  température. 
Alors  les  points  G  et  L  descendent,  et 
les  points  H  l  K  se  déplacent  davantage 
vers  A.  Non  loin  du  point  1\  la  iigure 
prendra  donc  l'aspect  de  la  fig.  4.  Les 
courbes  G' ï  et  G' W  sont  beaucoup 
diminué  de  longueur,  les  courbes  K' L'  et 
H' L'  au  contraire  se  sont  considérable- 
ment allongées.  Au  point  P,  les  points  IIIK  coïncident  entre  eux  et 
avec  l'axe  A. 


M 

N' 

Liquide 

Solide. 

\X^ 

K' 

/f'\^ 

\^ 

Vapeur.         ^^~-~~^ 

^' 

A 


B 


Fis.  4. 


364 


ÎT.    W.  BAKHUrs    IIOO'/EBOO.M. 


Vapeur. 


A 


£ 


Prenons   des   températures    inférieures   à   F,    la   phase   liquide   dis- 
paraîtra, et  il  ne  restera  que  l'équilibre  entre  les  cristaux  mixtes  et  la 

vapeur.  Cela  sera  exprimé  par  les  deux 
courbes  EmF  et  EgF  fig.  h,  dont  la 
première  s'applique  aux  cristaux  mixtes 
et  la  deuxième  à  la  phase  gazeuse.  Les 
Solide.  points   K  et  F  re])résentent  les  tensions 

de  vapeur  de  A  et  B  solides. 

Aux  températures  successivement  des- 
cendantes ces  courbes  relient  donc  dans 
Fespace  les  courbes  de  tension  de  vapeur 
des  constituants  solides  PE  et  OF.  Cela 
Fig.  5.  fait    que    })rend    naissance   une   surface 

courbe  à  deux  nappes,  exprimant  l'équi- 
libre entre  les  jjliases  solide  et  gazeuse^  surface  qui  sous  tous  les 
rapports  est  analogue  à  la  surface  à  deux  nappes,  s'étendant  au-dessus 
de  0,  et  exprimant  l'équilibre  des  jjhases  liquide  et  gazeuse. 

Les  deux  parties  de  la  nappe  relative  à  la  phase  gazeuse  vont  se 
rejoindre  suivant  la  courbe  dans  Tesjjace  PIIO;  la  nappe  liquide  est 
limitée  vers  le  bas  par  la  courbe  dans  l'espace  FIO,  la  nappe  des  cris- 
taux mixtes  est  limitée  vers  le  haut  par  la  courbe  dans  l'espace  PKO. 
Un  troisième  système  de  deux  nappes  est  cependant  encore  possible. 
Les  courbes  P[0  et  PKO  représentent  en  effet  les  cristaux  mixtes  et 
phases  liquides  coexistant  sous  tension  de  vapeur.  Elles  pourront  être 
toutes  les  deux  en  équilibre  sous  pression  ])lus  élevée;  elles  moditîeront 
alors  plus  ou  moins  leur  composition.  Dans  ce  cas^  dans  les  coupes 
figs.  3  et  J>,  de  /  et  K  pourront  être  menées  vers  le  haut  deux  autres 
courbes  IM  et  KN,  qui  exprimeront  sous  pression  croissante  les  phases 
liquide  et  solide  coexistantes.  A  cause  des  faibles  modifications  subies 
par  les  comj^ositions,  ces  courbes  ont  été  menées  verticalement  Elles 
peuvent^  ou  l'une  d'entre  elles,  ou  les  deux^  se  diriger  aussi  bieji  vers  la 
gauche  que  vers  la  droite.  La  Jonction  de  toutes  les  courbes  Ml  don- 
nera de  nouveau  une  surface  liquide;  les  courbes  A'iV^ réunies  formeront 
la  surface  des  cristaux  mixtes  coexistants.  Les  deux  surfaces  se  rejoin- 
dront à  droite  et  à  gauche  suivant  les  courbes  i^Q  et  OB,  qui  repré- 
sentent les  courbes  de  fusion  de  la  substance  A  et  de  la  substance  B. 

Le  graphique  ainsi  construit  exprime  donc  les  relations  des  équili- 
bres: cristaux  mixtes  -|-  liquide,  cristaux  mixtes  -\-  vapeur  et  liquide 


i 


SUR  l'Équilibre  dk  cristaux  mixtes^  etc.  365 

-j-  vapeur.  Il  donne  une  représentation  des  rapports  les  plus  simples 
ainsi  que  de  l'équilibre  des  trois  phases,  prenant  naissance  par  la  coïnci- 
dence des  trois  systèmes  de  deux  phases. 

Dans  la  tigure,  les  variations  de  tension  des  courbes  F 110,  F 10  et 
FKO  sont  représentées  s'abaissant  de  F  vers  0;  l'inverse  est  égale- 
ment possible,  et  de  même  l'apparition  d'un  maximum  ou  d'un 
minimum. 

D'autres  complications  peuvent  prendre  naissance  i)ar  l'apparition 
d'un  maximum  ou  minimum  dans  les  courbes  KF  ou  par  le  fait  que  les 
substances  ne  sont  pas  conq)lètement  miscibles  à  l'état  solide.  11  ne  sera 
pas  difficile  de  changer  les  ligures  pour  ces  cas  particuliers.  On  aura 
plus  de  peine  à  trouver  des  exemples  des  divers  types,  attendu  que  les 
tensions  de  vapeur  de  mélanges  solides  sont  le  plus  souvent  très  petits, 
et  que  la  détermination  de  ces  tensions  sera  fréquemment  troublée  par 
la  lenteur  avec  laquelle  s'établissent  les  équilibres,  auxquels  prennent 
part  les  cristaux  mixtes. 

Amsterdam,  31  octobre  1900. 


UEBER  DAS  ELECTRISCHE  ANALOGON  DES  ZEEMAN-EFFECTES 


W     VOIGT. 


Die  iiberrasclieude  uud  schoue  Erklilruug,  welche  Herr  Lorentz  mit 
Hlilfe  seiner  allgemeiuen  Théorie  der  Electrodjnamik  fiir  das  directe 
ZEEMAN'sche  Phânomen  gegeben  hat^  findet  in  meiuen  Uiitersuchungen 
iiber  den  inverseu  ZEEMAN-Eifect  eiue  Art  von  forinaler  uud  iulialt- 
liclier  Ergauzmig.  Widireud  Herr  Lokentz^  vou  eiuer  gauz  bestinnnteu 
Vorstelluug  ûber  den  Mechauisinus  des  Vorganges  ausgehend^  fast  ans- 
scldiesslich  die  Yerilnderung  der  Ehim-Ùou  einer  Liclitquelle  durcli  die 
Einwirkung  eines  Magiietfeldes  behandelt^  beschiiftigen  sich  meine 
Arbeiten  unter  alleiuiger  Heranziehung  allgemeiner  Ueberlegungen  mit 
der  Ahsorytlou  und  Dopiielbrechmig  in  magnetisch  beeiuflussten  Korpern. 
Diirch  deu  KiiiCHUOFF'schen  Satz  steht  ein  Theil  der  auf  dem  einen 
und  der  auf  dem  anderen  Wege  erhaltenen  Eesultate  in  directer  Be- 
ziehung,  und  die  hierbei  hervorgetretene  Uebereinstimmung  der  beider- 
seitigen  Ergebnisse  mit  einander^  wie  andererseits  a»ller  mit  der  Erfahr- 
ung,  erweckt  das  Yertrauen,  dassin  jenen  Ueberlegungen  das  Wesentliche 
des  so  merkwiirdigen  Vorganges  richtig  aufgefasst  ist. 

Bei  dem  nachst  verwandteu  Problem  der  elecirhcheu  KuLivlrkniKj  auf 
Emission  und  Absorption  fehlte  bisher  eine  solche  Zusammenwirkung 
der  beiden  Methoden.  Es  liegen  hier  nur  erst  die  Eormeln  vor^  welche 
von  mir  in  erneuter  Anwendung  der  in  der  Magnetoptik  benutzten  all- 
gemeinen  Principieu  gewonnen  sind  '),  und  welche  als  mit  der  Erfahrung 
ira  Einklang  bezeichnet  werden  diirfen. 

Ereilich  liegen  in  diesem  Gebiete  zur  Zeit  Beobachtungen  nur  allein 


')  W.  VoiGT,  Wied.  Ami.  Bd.  69,  p.  297,  1899. 


UEBER  DAS  ELECTRISCHE  ANALOGON   DES  ZEEMAN-KFEECTES.       3G7 

iiber  die  electrisclie  Doppelbrechung  fast  durchsichtiger  Korper  im 
electrischeu  Felde  vor;  die  Prilfuiig  koiinte  somit  ge rade  auf  die  iuteres- 
santesten  Vorgiliige,  welche  die  Théorie  in  derNtihe  scharfer  Absorptious- 
streifeii  fordert,  iiiclit  erstreckt  werdeu.  Von  diesen  zog  besonders  ein 
electrisches  Analogon  des  inversen  ZEEMAN-Effectes  die  Aufmerksamkeit 
auf  sich,  das  sich  in  deu  beiden  Hauptlallen  kurz  so  darstellt. 

Ein  Korper  mit  feinen  und  hinreichend  getrennten  Absor})tions- 
streifen  in  seineni  Spectrum  zeigt  fiir  natilrliches  Licht^  welches  ihu 
paralld  zu  den  Kraftlinien  des  Eeldes  (und  zwar  liier  ohne  Do])pel- 
brechung)  durchsetztj  e'me  Verschiebiing  dieser  Slrelfeii  ohne  Zerlegung, 
fur  Liclit^  welches  ihn  normal  zu  den  Kraftlinien  (und  zwar  hier  mit 
Doppelbrechung)  durchsetzt  eine  Verschiehnug  w.U  he.glellender  Zerleguug. 
Dabei  nininit  im  zweiten  Ealle  die  eine  erzielte  Componente  des  Streifeus 
dieselbe  Lagc  ein,  wie  im  ersten  der  unzerlegt  verschobene  Streifen 
Fiir  die  Lagc  der  anderen  Componente  giebt  die  allgeraeinste  Théorie 
keine  Bestimmung;  eine  sehr  plausible  s])eciellere  Eassuug  dagegen  ver- 
langt  fiir  dieselbe  den  drelfac/iei/  Betrag  der  Verschiebung  der  ersteren. 
Die  Vcrschiebungen  sind  dem  Quadrat  der  wirkenden  Feldstilrke  pro- 
porti  nal. 

Mit  den  Grundlagen  der  Théorie  zusammeu  kounte  dièses  Résultat 
als  sehr  wahrscheliiUch  der  JFlrldichkeU  enisprecheud.  bezeichnet  werden, 
wenngleich  bislang  mehrereu  Forschern,  die  sich  mit  dem  Aufsuchen 
einer  Wirkung  eines  electrischen  Feldes  auf  die  Linien  eines  Gasspec- 
trums  (also  mit  dem  elektrischen  Analogon  zu  dem  dlrecfeu  Zeeman- 
Etfect)  beschilftigt  hatten,  der  Nachweis  einer  solchen  nicht  gelungeu  war. 

Dièse  Warscheiulichkeit  wird  uun  verstiirkt  dnrch  den  Umstand,  dass 
die  LoRENTz'^c'/^e  elemeiitare  Théorie  des  direct ev,  Tj^vMK^-Effectes  in 
einer  nahezu  seltjstmrstdndlicheu  Ausgestaltung  tjeziiglich  des  directen 
electrooptischen  Effectes  zu  genan  demelben  Besultaten  filhrt^  welche  die 
von  mir  tjenntzte  Behaudliuigsweise  des  inverse//  Phd//o///e//s  t)ei  Auwe/i- 
dimg  des  KiRCiiHOFF''*(?/^gi'/  Satzes  liefert. 

Den  Nachweis  hierfilr  zu  erbringeu  uud  damit  die  Fruchtbarkeit  der 
von  Herrn  Lurentz  vertretenen  Théorie  von  eiuer  neuen  Seite  zu  zeigen 
ist  der  ITauptzweck  dieser  Notiz.  Daneben  wird  eine  Schatzung  der 
Grossenordnung  der  durcli  die  Théorie  signalisirten  Verilnderungen  der 
Spectral-  resp.  Absorptionslinien  mitgetheilt  werdeu,  welche  begreiflich 
macht_,  dass  das  iiberaus  feine  Phanomen  der  Beobachtung  bisher  ver- 
borgen  geblieben  ist. 


'6QS  VV.    VOIGT. 

1)  Die  LoiiENTZ-WiECHEiiT'sche  .Jonentheorie  (1er  Electricitiit  be- 
trachtet  die  iu  deu  leucliteudeii  Korperu  schwiugenden  electrisclien 
Theilcheu  oder  Electroueu  vou  der  sclieiubareu  Masse  m  durch  eiiie  Art 
von  elastischer  Kraft  au  (iu  Wahrlieit  ilirerseits  relativ  laugsam  bewegte) 
Gleichgewichtslagenj  etwa  die  ponderableu  Molektile  J/selbst^  gebunden^ 
uud  setzt  lïir  eiues  vou  iliueu  die  Jîeweguugsgleicliuugeu  demgeiuass 
folgendermasseu  au  : 

dh;  j  (Pu  ,  dh  ,  .,, 

'''-^  =  —  ^'''''    '"'Jf2  =  —  ^'^^    "'~dë''^~'     '  ^^ 

woriu  k  eiue  positive  Coustaute  bezeicliuet.  Mau  darf  es  als  selbstver- 
stiiudlich  bezeicbueu,  dass  das  vorsteheud  augeuoinmeue  Gesetz  der 
wirkeudeu  Krafte  X^  —  l\v,  u.  s.  f.  uur  eiue  erste  Anndheriuig  darstellt; 
deuu  tur  wachsende  Eutferuuugeu  niuss  schliesslicli  die  wirkende  Kraft 
abuelimeu  uud  verschwiudeu.  ^'^  ir  fasseu  demgemiiss  deu  gemachteu 
Ausatz  A=  —  kx  als  das  erste.  Glied  eiuer  TAYLOR'schen  lleihe  auf, 
die  uach  Poteuzeu  der  Goordinateu  x,ij,  .:j  fortsclireitet  uud  dereu  huhere 
Glieder  bei  der  gewoliuliclieu  Betraclituug  veruaclilassigt  werden  diirfeu, 
aber  bei  audereu  Vorgaugeu  gelegeutlich  Bedeutuug  erlialteu.  Discutirt 
mau  dièse  bôberen  Glieder  der  resp.  Ausdriicke  fur  A'^  Y,  Z,  iudem  mau 
(weuigsteus  im  Mittel)  das  Kraftfeld  als  um  das  Molekiil  M  vou  kugeli- 
ger  Symmetrie  ausieht,  so  gelaugt  mau  zu  dem  Eesultat^  dass  die  Glie- 
der zweiter  Orduuug  verschwiudeu  uud  diejeuigeu  dritter  die  resp. 
Factoreu  r^.v,  r^y,  r'^z  habeu  miisseu^  wobei 

•<-  A-  r  ^-  •>  =  '^ 

gesetzt  ist.  So  gelaugt  mau  zu  deu  erweitei'teu  Ausatzeu 

A  =  — (/:+Z'r2).o      r=-(/-  +  /'v2)y,    Z^-[k^k;r).:,  (2) 

in  deneu  k!  eiue  Coustaute  ist,  welclie  uach  dem  Ausdruck 

A  =  (/■  +  /•' .2)  r  (8) 

fur  die  resultiereude  Kraft  sich  auschaulich  durch  die  Beziehuug 


6  ^r 
bestimmt. 


3=^-'  (^) 


UEBER  DAS  ELECTRISCIIR  ANALOGON  DES  ZEEMAN-EFPECiTES.       '369 

Die   BewegimgsgleicliLmgeu   (1)    nelimeu   liieruach   die   Gestalt   au: 

fl  z 

Wir  wolleu  uuu  aniieliineii,  dass  das  betraclitete  Electron  ausser  der 
Kraft  K  uocli  eiuer  coustauteu  electrisclieu  Peldstilrke  R,  welclie  parallel 
/iir  Z-K.xe,  wirkt,  ausgesetzt  sei,  uiid  dass  dadurcli  seiue  Gleichgewiclits- 
lage  uni  eiueu  Betrag  ^„  verschobeu  werde^  welcher  gross  ist  gegeu  die 
Scliwiuguugsamplitudeu  uud  somit  gegeu  die  ausserhalb  des  electrisclieu 
Eeldes  erreicliteu  Wertlie  x,  i/,  r.  Setzeu  wir  dauu 

3c  =  H,     y  =  'A.     -  =  ^o+S  (6) 

uud   beschriluken  uus  iu  Bezug  auf  ^,  î^,  ^'  auf  die  uiedrigsteu  Glieder, 
so  erlialteu  wir  : 

72  £  72, 

Da  ^„  die  iieue  Gleicligewiclitslage  des  Electrons  bestimmeu  soll,  so 
ergiebt  sicli  dafiir  : 

:o(^  +  ^'.V)  =  ^^,  (8) 

oder  iu  erster  Aunidieruug: 

':,^=eR\k.  (9) 

Dièse  Auuiiheruug  darf  iu  die  kleiueu  iu  l:'  multiplicirteu  Glieder  der 
Gleichuugeu  (7)  eiugefiihrt  werdeu,  wodurch  dieselbeu  die  Gestalt  er- 
lialteu : 


r/^Ç.  f^    .    k'e'R'\^  d'yi  f.    .    /ce'Rr\ 


S=-0+^^)^  (-) 


m 

ARCHIVES    NKEELANBAISES,    Sl.RTE    II.    TOME    V.  24 


870  W,  VOIGT. 

Hieraus  folgt,  dass  die  drei  Verriickuugscomponenteu  iiacli  deu 
Coordinatenaxen,  welclie  iiach  (1)  urspriiiigiicli  dleselhe  Période  r  be- 
sasseii^  gegebeu  durcli  : 


( 


T  y  tu 


iimimehr  im  electrischeu  Eeld  die  Perioden  r,,  t.,_,  t.,  besitzeii;  gegeben 
durch  : 

Wegeii  der  Kleiidieit  von  h'  folgt  hieraus  aucli 

b  TT-  'Ht  k^  o  Tï"  m  k" 

oder  bei  Eiufiihrung  der  ihueu  in  Luft  oder  aucli  im  Yacuuin  eut- 
sprecheuden  Welleuliiugeu  A/,  ^t/iV: 

Berûcksichtigt  man,  dass  nacli  der  Lorentz'scIicu  Théorie  sich  in 
grossere  Entfernungen  von  dem  leuchtenden  Theilchen  ans  nur  die 
Schwingungscomponenten  normal  zum  liadiusvector  als  Lichtsch\yiu- 
gungen  geltend  machen^  so  erkennt  man,  dass  nach  den  vorsteheuden 
Entwickelungen  ein  von  Natur  einfarbig  mit  der  Période  r  leuchteuder 
Korper  im  electrischeu  Felde  paraUel  zu  deM  Kraftlinien  wieder  eiu- 
farbiges  Licht  aber  von  etwas  geiinderter  Période  Tj  aussendet,  dagegeu 
normal  zu,  den  Kraftlinien  zwei  Parbeu  von  deueu  die  eiue  der  Période 
T,,  die  zweite  einer  andereu  Période  T3  entspricht.   Dabei  ist 

T3— r  =  3  (ti— t),     a.,  —  a  =  3  (Al— A).  (15) 

Die  Schwingungen,  die  ^\c\\  parallel  zii  deu  Kraftlinien  fortpflanzen, 
stellen  naUlrliches  Licht  dar  ;  von  denen,  die  sich  normal  zu  deu  Kraft- 
linien fortpflauzen,  sind  diejenigen  mit  der  Période  t,  nach  dem  Meri- 
dian  resp.  Hauptschnitt,  diejenigen  mit  der  Période  Tg   normal  dazu 

Ijolartslrf. 


i 


UEBER  DAS  ELECTRISCHE  ANALOGON  DES  ZEEMAN-EPFECTES:       371 

Dièse  Eesultateeutspreclieii  s;iinmtlich  geiiaii  deui,  was  die  obencitirte 
Théorie  des  inverseu  Vorgaiiges^  und  zwar  bezilglich  des  VerhiUtiiisses 
von  Tj — T  ZLi  Tg — T  dein,  was  die  Théorie  iu  der  specldlev  Eassuiig 
geliefert  hat.  Man  wird  hieriii,  wie  schou  eiugaugs  ausges])rocheu,  eiu 
lieues  Argumeut  tur  die  Wahrscheiulichkeit  der  frûher  sigiialisirteu 
Resultate  fiuden  dùrfeii. 

2)  Der  Umstand^  dass  die  molekuhire  Théorie  sich  gerade  mit  der 
speciellereu  Fassung  der  von  mir  friiher  gegebenen  ûbereinstininiend 
erweist,  hat  eiuen  einfachen  Grund,  der  ein  gewisses  Interesse  erregt. 
In  jener  speciellen  Tassung  der  Théorie  wurden  die  Grundgleichungen 
mit  Hûlfe  der  Erweiterung  des  gewohnlichen  Ausdruckes  fur  die  elec- 
trische  Energie  durch  Hinzunahme  von  Gliedern  mit  hohereu  Potenzen 
der  electrischen  Vectorcomponenten  gewounen  ^);  dies  hat  die  Eolge^ 
dass  bei  electrostatischen  Vorgiiugen  an  die  Stelle  der  Dielectricitiits- 
constanteu  B  eiue  Eunction  der  Eeldstarke  R  tritt  von  der  Gestalt 
J9^)  -j- 1)^  lir'  tritt,  in  der  J)^<^  und  J)^  Constanten  bezeichnen.  Die  oben 
entwickelte  Yorstellung  filhrt  aber,  wie  leicht  erkennbar,  zu  dem  ana- 
logeu  Resultate. 

In  der  That  ergiebt  die  Formel  (8)  bei,  wie  angenomraen,  sehr  kleinem 
k'  fiir  die  Verschiebung  Çq  der  Gleichgewichtslage  der  Electronen  im 
Eeld  von  der  Starke  R  bei  naherungsweiser  Auflôsung 

Hieraus  folgt  fiir  ein  Médium  mit  nur  einer  Gattuug  von  Electronen 
bei  Einfiihrnng  von  deren  Anzahl  x  ])ro  Yolumeneinheit  das  si)ecitische 
electrische  Moment  w  nach  der  Formel 


u  =  ^.,0.=  --^-^1 j^—).  (17, 


Die  Electrisirungszahl  oder  electrische  Susceptibilitat  i^  ergiebt  sich 
hiernach  zu 


')  W.  VoiGT,  l.c.  p.  314. 


24^ 


372     •  w.  voiGT. 

die  Diélectricitatsconstante  I)  zu 

i;  =  ]  +  4.;r:^  =  A  +  A  ^''^  (19) 


wobei  ffilt 


/;„  =  l  +  i^^;    fl,=_(i,„_i)£^^;  (20) 


dies  ist  aber  in  Uebereinstiinmuiig  mit  dem  oben  Gesagten. 
Bei  Eiiifiiliruug  des  Ausdruckes  (11)  fur  /■  findet  innii  auch 

Bezeichnet  maii  uun  als  relative  Zerlegumj  p  der  fiir  das  Médium  (mit 
nur  eiiier  ArtElectronen)  characteristischen  Spectrallinie  deu  Quotienten 
(Aj — A,)/;.,  miter  À  dereu  urspmugliche  Wellenlauge  verstauden,  so 
liât  mau  nacli  (14) 

also  fiir  die  der  Peldstarke  Eius  eutsprecbende  Grosse  p, 


'        évr^w^P 


i3) 


Yergleicht  man  dièses  Résultat  mit  der  gefundeiieii  Formel  (21)  so 
ergiebt  sich 

A  =  -(^o-i)po  m 

was  fiir  das  vorausgesetzte  einfacbe  Médium  eineii  merkwiirdigeii  Satz 
ausspricbt, 

Dera  Ausdruck  (20)  fiir  Z?^  kann  man  unter  Heranziebung  des  Wer- 
tbes  ^  ^  tzM  fiir  die  Dicbte  der  Médiums  (unter  J/ Avieder  die  Masse 
des  eiu  Electron  festbaltenden  Molekiiles  verstanden)  und  unter  aber- 
maliger  Benutzung  von  (11)  die  Eormgebeu 


r  m  M 
Fur  Media  mit  mebreren  Arien  von  Electronen  und  demgemass  mebr 


n   _1    .    f!l!i_l+rA     »  II^  (05) 


UEBER  DAS  ELECTRISCHE  ANALOGOX  DES  ZEEMAN-EPPECTES.       373 

Spectralliiiien  sincl  die  eutspreclieuden  Formeu  minder  einfach,  aber 
gleicbfalls  leicht  aufzustellen, 

3)  Wir  weiideu  nus  imnmehr  zu  einer  Abschiltzung  der  Grossen- 
ordnung  des  electriscben  Aualogoiis  zura  ZEEMAN-Effect,  Hier  bietet 
sich  als  niicbstliegendes  Hûlfsmittel  die  Benutzung  der  Formel  (24), 
die^  weuugleich  Medien  mit  einer  Electronenart  nicbt  existiren,  doch 
zn  einer  Frage  der  blossen  Grossenordnung  herangezogen  werdeu  darf, 

Aber  so  eiufach  der  aus  ihr  folgende  AVertb  der  relativen  Zerlegung 

'^—'     ^^'     R'^,  (26) 


A-1 


wobei  {==)  die  Gleicbheit  der  Grossenordnung  anzeigt,  auch  ist,  so 
giebt  er  nun  weuig  Anfkliirang,  da  die  Grosse  J)^  =  (IBlâB?  iiber- 
haupt  und  ganz  speciell  fiir  die  hier  in  Frage  kommenden  Korper  so 
gut  wie  nnbekannt  ist. 

AVir  mùssen  deragemiiss  zur  Beantwortung  der  gestellten  l'rage  auf 
das  einzige  gut  beobachtete  electrooptische  Philnomeu,  namlich  auf  die 
elecfrische  Doppelbrechiu/g  zuriickgreifen. 

Aus  den  gelegentlich  der  Entwickelung  der  allgemeinen  Théorie  von 
mir  mitgetheilten  Formehi  folgen  fiir  die  complexen  Brechungsindices 
Vh  der  beiden  Wellen,  die  sich  in  dem  electrisirten  Médium  normal  zu 
den  Kraftlinien  des  Feldes  fortpiianzeu,  die  Ausdrilcke 

Hierin  ist  S"  lur  t\%7î  gesetzt,  0y,  bedeutet  S"'"  -|-  ia\i^ — h^  und  Sh, 
a/,,  bu  sind  Constanten  des  Korpers,  die  eine  bestimmte  Absorptionslinie 
(//)  charakterisiren  ;  ei,,  g//  messen  speciell  den  ihr  zukommenden  elec- 
trooptischen  EfTect.  e^  liefert  die  erwahnte  specielle  Théorie  gleich  3 1'^/,', 
y,  bezieht  sich  auf  die  nach  den  Kraftlinien,  v^  auf  die  normal  dazu 
polarisirten  Scliwingungeu.  Ausserhalb  des  electriscben  Eeldes  liegt 
(kleines  au.  vorausgesetzt)  die  Absorptionslinie  (//)  sehr  nahe  an  der 
durch  S-^  =  i/i  gegebenen  Stelle  des  Spectrums;  w^we/7^ii/6  des  Eeldes 
dagegen  fiir  die  beiden  Wellen  an  den  Stellen  3""(1  -|-  R'^eu)  =  bu  und 
^'-(l  -\-  R'^sii)  =  bu  d.  h.  an  den  Stellen,  wo 


Q0=ly+^'''^^  C'0-b'+«'-"'-^ 


(28) 


374  w.  voiGT, 

Yergleicht  mau  cliese  Pormeln  mit  (12)  und  zielit  die  llelatioii  (?/,  =  Se// 
lieran,  so  erkennt  man,  dass  en  in  der  frilheren  Théorie  dera  Ausdruck 
k' e^jk^  in  der  netteu  molekularen  Théorie  entspriclit. 

Die  Beobachtuiigen  liber  electrische  Dopjîelbrechuug  siiid  au  merk- 
lich  durc//sic/if/geu  Korpeni^  d.  h  fiir  Farbeii  weitab  vou  Absorptions- 
streifeu  vorgeuommeu^  was  sich  dadurch  ausdriickt,  dass  das  iu  ai,  mul- 
tiplicirte  Glied  iu  dem  Ausdruck  fiir  0/,  veruachlassigt  werdeu  kanu. 
Hierdurch  werdeu  v^  uud  y^  zu  deu  reellen  Brechuugsiudices  n^  und  n.^, 
fiir  welche  uuumehr  gilt: 

■1 1    I    v" ^/'  ^^ 0 T   I    v  _  ^ii_^~ /'9Q^ 

Die  Kleiuheit  des  iu  lï^  multiplicirteu  Gliedes  erlaubt  die  Eutwickluug 
der  Briiche_,  so  dass  resultiert: 


wobei 


v=^v-^^^^i;(^^.  n^=<~^^^y.j^^,  (30) 


^0^  = 


l+^^lôi^ 


■h, 


deu  Werth  des  quadrirteii  Brechuugsiudex  //,,  ausserhalb  des  Eeldes  dar- 
stellt.  Beriicksicktigt  niau  wieder  die  Relation  eu  =  3  eu ,  so  wird 

.^-,u^  =  ^i^R^^-j0^,-  (31) 

Uni  die  Grosseuordnung  vou  <?/,'  zu  beurtheiieu,  wolleu  wir  auneh- 
meu,  dass  der  untersuclite  Korper  nur  einen  Absorptionsstreifeu  besitze. 
In  diesem  Palle  ist: 

^^0^=1  +  i^~,  nud  i>  =  1  +  ^u  (32) 

•J"- — Oh 

die  gevvoluiliclie  statische  Dielectricitatsconstaute.  Hier  kauu  uiau  daim 
schreibeu: 

"^    "-^^-^^^w  ^  — ^-=1 —     ^  ^ 


UEBER  DAS  ELEOTRISCHE  ANALOGON  DES  ZEEMAN-EFPECTES.        375 

Messuiigeii  ilber  electrische  Doppelbrechuiig  hat  Herr  Quincke  ') 
augestellt  uud  die  vou  ihin  bestimmte  Constante  B  entspricht,  wie  mir 
scheintj  dem  Ausdruck  100(wj  — il^JR"  =  10n(w,^ — 'i/.,'^)l'-luR'^,  unter 
u  einen  raittleren  Werth  des  Brechungsindex^  etwa  Uq  verstanden;  d.h. 
es  wiirde  sein 

nnd  mail  dilrfte  sclireiben,  iiulem  nian  (z/-,,^ — 1)  und  ;/„  [D — 1)  als  von 
gleiclier  Grossenordnuiig  ansiebt, 

i^(=)10()/,K'— 1),  (35) 

wo  (=)  wieder  die  Gleicldieit  der  Grusse/iordiini/g  andentet.  Bei  Riick- 
sicht  auf  die  Bedeutung  von  <"//  folgt  dann  anch 

B  (=)  100  k'e^-{n^''—\)lP  (36) 

Erweitei't  inan  den  recbts  stehenden  Ausdrnck  mit  ///  und  benutzt 
wieder  die  Bezielumg  (11),  welche  k\m=^  {^IttIt)'^  ergiebt,  so  erliidt  mau 

37 


100(.7o^— 1)'     '  ^Tr'^m^h'' 

Die  Combination  dièses  Résultâtes  mit  (22)  giebt  schiesslich  sehr 
einfach 

^-"~T~^-^Ioô"(V^=ôT'  ^^^~^Tm{;^7^     ^    ^ 

Herr  Quincke  lindet  bei  Voraussetzung  absoluter  electrostatischer 
Einbeiten  fiir  Schwefelkohlenstoti'  B  ruud  lA.  10"^;  bei  Benutzung 
dieser  Zabi  wiirde  somit 

f  (=)      „,2_i  (39) 

oder  bei  Einfiibrung  von  Volt's  als  Einbeit,  was  durcb  die  Vertauscbung 
von  II  mit  P  ausgedriickt  sein  mag,  aucb 

4  A  B'^ 


')  G.  QuiNCKE,  Wietl.  Ami.  Bd.  lit,  p.  740,  1883. 


376  W,  VOIGÏ.     UEBER  DAS  ELECTRISCHE  ANALOGON,  U.  S.   W. 

Unter  Voraussetzuiig  des  bei  Gaseu  ungefahr  zutreffenden  AVerthes 
AJ  [uq^ — l)  =  10~  '  ^^^  einer  Peldstarke  vou  300  Yolt  wûrde  liiernach 

/j(=)4.1U-«  (41) 

werden.  Ura  die  Grosse  dièses  Werthes  besser  zu  libersebeu,  fiiliren  wir 
noch  den  Abstaud  A  der  À^a-hinien  D^  uiid  J)^  als  vou  der  Grosseii- 
orduung  A.10~"  eiu  und  erhalten  dann 

^ii::^(=)4.io-^  (42) 

Das  Kesultat  der  vorsteheuden  Ueberlegungen  geht  also  daliiii^  dass 
selbst  unter  der  Auuahme  der  grossteu  bekauuteu  elektrischeu  Doppel- 
brecliuug  uud  des  iu  eiuem  Dauipf  keiueswegs  leicht  berstellbareu 
Pote utialgef ailes  vou  300  Yolt  pro  Ceutimeter  die  Emissions-  oder  Ab- 
sorptionsliuieu  eiues  leuclitendeu  Dainpfes  iu  der  Eicbtuug  normal  zu 
den  Kraftlinieu  des  Peldes  nur  etwa  um  den  20000  teu  Tbeil  des  Abstau- 
des  der  beiden  Z^-Linien  verbreitert  werden  wûrden.  Hierdurcb  ist  die 
Ergebnisslosigkeit  der  bislierigen  Versuclie  zur  Auffiuduug  eiues  elec- 
trischeu  Aualogous  zum  ZEEMAN-Efl'ect  vollstandig  erklart. 

Gottinge^i,  Augiist  1900. 


RELATIONS  NOUVELLES  ENTRE  LA  RÉFLEXION  ET  LA  RÉFRACTION 
VITREUSES  DE  LA  LUMIÈRE 


G.  SAGNAC. 


On  sait  comment  la  théorie  dynamique  de  la  réflexion  de  la  lumière 
établie  par  Î'rksnel  a  été  mise  plus  tard  sous  une  forme  diflerente  par 
Mao  Cullagh  et  par  Neumann.  On  sait  aussi  comment  ces  deux  types 
de  théories  dynamiques  ont  été  interprétés  par  la  théorie  électromag- 
nétique de  Maxwell  que  le  Prof.  II.  A.  Loken'iz  a  approfondie,  il  y 
a  aujourd'hui  vingt-cinq  ans,  dans  sa  Thèse  de  Doctorat,  aussi  bien 
dans  le  cas  de  la  réflexion  métallique  que  dans  celui  de  la  réflexion 
vitreuse  et  de  la  manière  la  ])lus  générale.  ')  Dans  ces  théories,  on  consi- 
dère en  définitive  les  milieux  matériels  comme  continus. 

Je  me  suis  proposé  d'introduire  directement,  dans  la  question  de  la 
réflexion  vitreuse,  la  notion  de  discontinuité  de  la  matière,  comme  je 
l'ai  déjà  fait  pour  la  question  de  la  propagation  de  la  lumière  dans  les 
milieux  en  mouvement.  -)  Sans  prétendre  traiter  ici  le  ])roblème  dans 
toute  sa  généralité,  je  chercherai  à  expliquer,  aussi  directement   que 


')  H.  A.  LORENTZ.  Sur  la  théorie  de  la  réflexion  et  de  la  réfraction  de  la 
lumière.  Thèse  de  Doctorat.  Arnheim.  Van  der  Sande,  (1875).  —  Zeitschrift 
fur  Mathematik  und  Phijsik  v.  Sc'ilômilcfi.  (1877).  —  Beibldtter  zu  den  Annalen 
der  Phijsik  und  Chemie,  t.  I,  p.  92  (1877). 

')  G.  Sagnac.  Journal  de  Physique,  Avril  1900.  —  Depuis  que  j'ai  publié  ce 
travail  dont  l'origine  remonte  à  l'année  1890,  je  me  suis  aperçu  qu'il  y  a  des  points 
communs  à  mes  hypothèses  et  à  celles  qui  ont  servi  de  base  à  la  théorie  du  Prof. 
H.  A.  LoRENTz  exposée  dans  les  mémoires  suivants:  La  théorie  électromagnétique 
de  Maxwell  et  son  application  aux  corps  mouvants.  Leiden.  E.  J.  Brill  et  -.Archives 
Néerlandaises,  t.  XXV,  p.  363  (1892).  —  Versuch  einer  Théorie  der  electrischen 


378  G.  SAGNAC. 

possible,  quelques  unes  des  relations  conuues  de  la  réflexion  et  de  la 
réfraction  vitreuses^  et,  en  même  temps_,  j'établirai  de  nouvelles  relations, 
que  l'observation  m'a  permis  de  contrôler. 

I.  Hypothèses  et  conséquences  générales. 

1.  —  Hypothèses  fondamentales.  Je  considère  les  vibrations  lumi- 
neuses à  l'intérieur  d'un  corps  comme  s'y  propageant  par  l'intermédiaire 
d'un  m.iUea  identuj^m  a  V éther  du  vide.  Je  ne  suppose  pas  que  la  ])résence 
des  particules  matérielles  altère  les  ]n'opriétés  o])tiques  de  Téther  du 
vide  qui  les  baigne.  Mais  je  fais  intervenir  directement  la  dlscontinidtc 
de  la  matière  sous  la  forme  suivante  : 

Chaque  particule  on  atome  du  corps  renvoie  en  fous  sens  une  certaine 
proportion  des  vibrations  qui  l'abordent.  Je  compare  cette  réjlexion- 
diffraction  des  vibrations  lumineuses  ])ar  une  particule  matérielle  à  la 
réjkxion-diffraciion  de  vibrations  électriques  de  Hertz  par  un  petit 
conducteur  plongé  dans  le  vide,  de  dimensions  très  petites  vis  à  vis  des 
longueurs  d'ondes  des  vibrations  électriques  incidentes.  Mais  je  crois 
intéressant  de  ne  préciser  le  mécanisme  de  l'action  des  particules  qu'au 
moment  oi\  il  sera  nécessaire  d'après  la  nature  du  problème  étudié,  de 
manière  à  ne  faire  dépendre  la  solution  de  cliaque  question  que  du 
nombre  minimum  d'hypothèses. 

2.  Réjlexiou  régulière.  Q.nel  que  soit  le  mécanisme  de  la  réflexion  en 
tous  sens  par  une  particule  nous  pouvons  prévoir  immédiatement  les 
résultats  suivants  : 

Une  suite  indéfinie  d'ondes  planes,  se  propageant  dans  le  vide,  abor- 
dent sous  l'incidence  ï  la  surface  plane  F  d'un  corps  transparent. 
Quel  est  l'effet  ])roduit  par  les  particules  du  corps  dans  le  vide  ambiant 


und  opt/ischen  Erschcinuncjen  in  hcwegloi  Kôrpern  ;  Leiden.  E.  .1.  Buiu.  (1895). 
Ma  théorie  optique  élémentaire  et  la  théorie  à  la  fois  électrique  et  optique  du 
Prof.  H.  A.  LoRENTz,  présentent  des  formes  extrêmement  différentes  l'une  de 
l'autre.  Aussi  ai-je  été  très  frappé  du  fait  suivant  que  le  lecteur  constatera  très 
aisément.  La  loi  très  simple  de  Veffet  de  mouvement  qui  constitue  la  partie  essen- 
tielle de  ma  théorie  élémentaire  est,  en  définitive,  équivalente  au  principe  qui  fait 
le  succès  du  changement  de  variable  introduit  par  le  Prof.  H.  A  LoRtNTz  au  §  4, 
p.  429  de  son  mémoire:  Simpiified  theorij  of  electrical  and  oplical  Phenomena  in 
moL'ing  Systems;  Akademie  v.  Welenschappen  te  Amsterdam^  25  Avril  1899. 


RELATIONS  NOUVELLES   ENïllE  LA  REFLEXION,  E'I'C.  87l) 

à  une  distîuice  de  F  grande  par  rapport  aux  longueurs  d'oiulc  de  la 
lumière  incidente? 

Nous  pouvons  imaginer  les  particules  distribuées  par  couches  planes 
successives  parallèles  à  la  surface  plane  F  du  corps.  Sur  chacun  de 
ces  plans  successifs,  on  peut  considérer  le  régime  vibratoire  comme 
uniforme  daus  toute  l'étendue  du  plan.  En  vertu  du  princij^e  de 
HuYGENS — Eresnel,  OU  pcut  ])révoir  que  chaque  plan  de  particules 
réflécliit  les  vibrations  uniquement  dans  la  direction  de  réHexiou  régulière 
et  que,  par  suite,  il  eu  est  de  même  pour  Tensemble  du  milieu  limité  à 
F.  Ce  résultat  n'est  (pC approché.  Chaque  particule  réfléchit  et  diffracte 
en  tous  sens  les  vibrations  lumineuses  qui  l'abordent.  Mais,  connne  il  y 
a  un  nombre  considérable  de  particules  du  corps  daus  un  petit  cube 
a3'ant  ])our  côté  une  longueur  d'onde  A,  les  vibrations  envoyées  par  les  di- 
verses particules  se  combinent  presque  de  la  même  manière  c[ue  les  vibrati- 
ons envoyées  par  des  éléments  infiniment  voisins;  deux  particules  voisiues 
envoient  en  un  même  point  des  vibrations  élémentaires  différant  Tune 
de  l'autre  par  un  retard  qui  ne  dépasse  pas  Tordre  de  grandeur  de  la 
distance  d  comprise  entre  les  deux  particules,  c'est-à-dire  une  très  petite 

fraction  de  longueur  d'onde,  ^7777,77.  par  exemple.  Cest  grâce  à  cette 

circonstance  (jne  les  vibrations  élémentaires,  envoyées  eu  tous  sens  par 
les  j)articules,  se  détruisent  en  dehors  de  la  direction  de  réflexion  régu- 
lière pres([ue  aussi  exactement  que  si  la  structure  du  corps  solide  était 
continue.  Pour  la  même  raison,  il  est  permis  de  remplacer  une  somme 
de  vibrations  élémentaires,  issues  des  particules  d'un  certain  lieu  de 
l'espace,  2)ar  une  intégrale  étendue   aux   limites   de   cet  espace;    nous 

supposerons  que,  sur  chaque  plau  de  particules,  il  y  a  iV^  =  -^  parti- 
cules dans  chaque  unité  de  surface  du  plan;  l'élément  de  surface  dS  du 
plan  émettra  par  ses  particules  une  vibration  d'amplitude  proportion- 
nelle à  N"dS;  de  même  Télément  de  volume  dF  émettra  par  ses 
particules  une  vibration  d'amplitude  proportionnelle  à  N"^ dF. 

3,  Lieu  (jéuéral  entre  la  réfexlon  et  la  réfraction.  Yoici  maintenant 
oii  apparaît  le  lien  entre  la  réflexion  et  la  réfraction  :  L'état  vibratoire 
d'une  particule  du  corps  est  défini  par  la  vibration  de  l'éther  ambiant, 
par  la  vibration  dite  réfractée.  Pour  connaître  les  vibrations  élémen- 
taires que  les  diverses  particules  envoient  à  travers  la  surface  F,  pour 


380 


G.  SAGNAC. 


définir  par  leur  résultante,  calculée  d'après  la  règle  de  Presxel,  la 
vibration  réfléchie  à  grande  distance  de  F,  il  est  donc  nécessaire  de 
savoir  comment  varie  la  vibration  réfractée  en  un  point  de  l'éther  inté- 
rieur au  corps  quand  la  distance  de  ce  point  au-dessous  de  F  varie. 
Or  la  vibration  réfractée  qui  anime  un  point  AT  de  Tétlier  intérieur  au 
corps  peut  être  regardée  comme  résultant  de  l'interférence  des  diverses 
vibrations  élémentaires  qu'y  envoient  les  diverses  particules  en  même 
temps  que  des  vibrations  incidentes  transmises  par  les  couches  de  parti- 
cules comprises  entre  31  et  la  surface  F.  Nous  pouvons  considérer 
chaque  plan  de  particules  comme  séparant  les  vibrations  qui  Tabordent 
en  vibrations  transmises  et  en  vibrations  réfléchies  vers  la  surface  F. 
Les  vibrations  qui  ont  subi  un  nombre  impair  de  réflexions  élémentaires 
reviennent  à  la  surface  d'entrée  F.  La  résultante  de  ces  vibrations 
en  un  point  de  Téther  au-dessus  de  F  définit  la  vibration  réfléchie  en 
ce  point  par  le  corps.  De  même,  les  vibrations  directement  transmises 
sans  retour  ou  réflécliies  un  nombre  pair  de  fois  sur  les  particules  défi- 
nissent par  leur  résultante  en  un  point  de  Téther  intérieur  au  corps  la 
vibration  réfractée  en  ce  point. 

Ici  se  présente  une  question  nouvelle  :  Un  plan  -iS'de  particules  supposé 
isolé  dans  Téther  du  vide  réfléchit  à  grande  distance  une  vibration  qui 
se  propage  avec  une  amplitude  constante  et  une  vitesse  définie;  si  nous 
exprimons  ce  fait  en  considérant  la  vibration  réfléchie  ]jar  le  plan  de 
particules  comme  la  résultante  des  vibrations  envoyées  dans  des  direc- 
tions sensiblement  jjarallèles  par  les  diverses  particules  du  plan,  nous 
pouvons  en  déduire  que  certainement  ')    chaque  particule   rayonne  à 

*)  Le  parallélisme  des  vibrations  envoyées  en  0'  par  les  diverses  particules 
M  du  plan  .S'  (fig.  1)  est  réalisé  en  particulier 
si  la  distance  r  du  point  0'  au  plan  .S  est  très 
grande  par  ra])port  à  la  largeur  de  la  zone  de 
S  voisine  de  0'  sur  laquelle  les  vibrations  inci- 
dentes peuvent  êti'e  regardées  comme  prove- 
nant d'un  même  point  de  la  source  qui  produit 
l'onde  incidente.  Supposons  pour  simplifier, 
cette  onde  incidente  plane  parallèle  à  S".  La 
vibration  s  (r,  t)  en  0'  est  la  somme  des  vi- 
brations telles  que  la  vibration  p  (a;,  t)  envoyée 
par  la  particule  -M'a  la  distance  il/0' égale  à  x. 
L'élément  dS  de  surface  du  plan  .S  renferme 
iV*  d  S  particules  et  envoie  en  O'  la  vibration 
i\*  p  {x,  t)  dS.  Nous  avons  : 


RELATIONS  NOUVELLIOS  ENTRE  LA  REFLEXION,  ETC.  381 

grande  distance  une  vibration  d'amplitude  inversement  proportionnelle 

à  cette  distance  r,  ce  que  nous  appellerons  une  vibration  en  -.  Ce  type 

r 


s  (r,  i)  =  \\  A"  P  (■i-,  t)dS=2  7:N^  \p  (a-,  t)xd: 


(1) 


Nous  pouvons,  en  eifet,  remplacer  dS  par  l'aire  de  la  couronne  27rydij,  en 
appelant  y  la  longueur  OM^  ou  encore  par  2  Trxd x  puisque  y^  =  x'^ —  r^  et  que  r 
est  une  constante. 

La  condition  pour  que  la  vibration  s  (r,  t)  réfléchie  eu  0'  se  propage  uniformé- 
ment le  long  de  00'  est  que,  en  appelant  a  la  vitesse  de  propagation,  la  vibration 
en  (>',  à  la  distance  (/  r  au-delà  de  0'  soit,  à  l'instant  /,  la  même  que  la  vibration 

en  O  al  époque  antérieure  t . 

a 

Ou  a  donc 

/     .     ,      N         /^  (^''\        c>s  1  ^s  .^. 

sir  +  dr,t)  =  s{>,t--)ou^  =  ---^  (2) 

Or  l'expression  (1)  de  «  (r,  t),  définie  par  une  intégrale  dont  la  limite  inférieure 
est  r,  donne  : 

d> 

La  condition  (2)  s'écrit  donc  : 

o       T.T2      /       ^  1   ^"^ 

2.N-pir,t)r  =  --^. 

La  vibration  p  (r,  t)  émise  par  une  particule  l'éfléchissante  à  une  distance  r  de 
cette  particule  est  donc  de  la  forme  : 

Elle  varie  bien  en  raison  inverse  de  la  distance. 

D'ailleurs  d'après  la  condition  (2),  r  et  l  n'interviennent  dans  s  (»■,  i^)  que  par 

la  combinaison  (  f Y 

Dans  le  cas  d'un  système  de  vibrations  périodiques  simples,  .s  (r,  l)  est  de  la 
forme  c  siii  25rr j  en  appelant  ù  la  période  et  A  la  longueur  d'onde  c'est-à- 
dire  le  produit  a  6.  Alors  : 

A 

Nous  ignorons  a  priori  comment  A  entre  dans  la  valeur  de  c.  Mais  nous  voyous 


382  G.  SAGNAC. 

de  vibration  est  nécessaiieinent  celui  qui  déftiiit  la  vibration  rayonnée 
à  uue  grande  distance  par  une  ])articule  et  il  n'est  pas  besoin  pour 
Taffirraer  de  préciser  en  aucune  manière  la  nature  des  retiexions  sur  les 
particules.  Mais  la  démonstration  de  ce  résultat  n'est  plus  possible  a 
priori  quand  la  distance  est  quelconque;  nous  ne  savons  pas  alors  si  le 

type  de  vibration  en  -  subsiste  seul,  ni  si  un  plan  de  particules  réfléchit 

une  vibration  de  propagation  uniforme,  à  une  distance  par  exemple 
inférieure  à  une  longueur  d'onde. 

La  question  étant  ainsi  posée,  j'ai  trouvé  que  pour  expliquer  les 
faits  connus,  il  est  nécessaire  d'admettre  que  la  vibration  s  {r,  f),  réfléchie 
eu  0'  (fig.  1)  par  les  diverses  particules  M  d'une  couche  plane  S,  subit 
ViViQ  propagation  anomale  au  voisinage  du  plan  8:  La  phase  et  l'am- 
plitude de  la  vibration  réfléchie  en  0'  ne  peuvent  être  indépendantes  de 
la  distance  r  de  0'  au  plan  S.  —  Cette  propagation  anomale  ne  se  pré- 
sente pas  pour  la  vibration  ni  pour  la  condensation  sonores  réfléchies 
jjar  un  plan  que  recouvrent  uniformément  des  sphères  puisantes.  ^) 
Mais  nous  allons  la  trouver  satisfaite  pour  la  force  électrique  réfléchie 
par  un  plan  de  petits  oscillateurs  hertziens. 


II.    EÉFLEXION  à  PETITE  DISTANCE  ET  MECANISME  DE  LA  HÉFKACTION. 

4.   Propagation  anomale  des  vibrations  réjtéchles  par  les  particules. 
Il   convient  maintenant   d'introduire   la   comparaison   d'une   particule 


que  la  vibration  élémentaire  p  (>•,  /)  que  la  particule  située  en  0  envoie  en  0'  est  en 
avance  de  -j  sur  la  vibration  résultante  en  (/.  Cela  tient  à  ce  que  les  divers  retards 
[x  —  r)  des  diverses  vibrations  issues  des  diverses  particules  M  fournissent,  pour 
la  résultante  en  0'  calculée  par  (1),  le  retard  — . 

')  Gouy.  Ann.  de  Cb.  et  de  Pbys.  (6),  t.  XXIV,  pag.  27—30.  Du  principe 
de  HuYGKNS.  —  La  tbéorème  que  nous  énonçons  n'est  d'ailleurs  soumis  à 
aucune  des  difficultés  du  principe  de  ïïuygens  parce  qu'il  ne  s'agit  pas  de 
l'émission  par  des  éléments  cVotide.,  mais  par  des  particules;  le  principe  de  la 
superposition  des  petits  ébranlements  émis  par  les  particules  est  seul  nécais- 
saire  comme  pour  le  tbéorème  démontré  ici  (pag.  4,  note  1);  l'émission  par 
un  plan  de  particules  a  lieu  indiflférement  au-dessus  et  au-dessous  du  plan;  d'un 
côté  elle  fournit  l'ébranlement  réflécbi  ;  de  l'autre,  elle  s'ajoute  à  l'ébranle- 
ment incident  pour  définir  l'ébranlement  transmis. 


llELATKiNS  NOUVELLES  ENTRE  LA  RÉFLEXION^  ETC.  383 

réticclii?sant(î  avec  uu  ])etit  eoïKliicteur^  placé  daus  un  cliainp  électrique 
oscillant  peiidulairemeut^  dont  nous  sup])oserons  les  dimensions  négli- 
geables vis  à  vis  de  la  distance  d  des  particules  voisines.  Une  par- 
ticule se  comporte  alors  comme  un  petit  oscillateur  hertzien,  c'est  à 
dire  comme  Tensemble  de  deux  masses  électriques  (-|-  m)  et  ( —  v/)  de 
distance  mutuelle  p  négligeable  par  rapport  à  d  aussi  bien  que  par 
rapport  à  une  longueur  d'onde  A,  et  telles  que  le  moment  {rti  f)  du 
double  point  électrique  oscille  sous  l'influence  de  la  force  électrique 
ambiante.  Hertz  *)  a  démontré  que  la  vibration  électrique  émise  par 
uu  tel  s^'stème  à  une  distance  r  est  la  résultante  de  trois  vibrations  pen- 
dulaires de  types  ditt'érents,  la  première  en  —^^,  la  deuxième  en  ~^,  la 

troisième  en  -.  En  particulier  il  suit  des  formules  de  Hertz  que  la 

composante  de  la  vibration  en  -^  perpenrliculairement  à  une  direction 
d'émission,  qui  fait  l'angle  x  avec  Téquateur  de  l'oscillation  électrique, 
a  pour  expression  :  p^  =  ^—  siu  3  tt  (  -r J  ;  y.  désigne  le  mo- 
ment maximum  de  l'oscillateur  -).  La  composante  longitudinale  à  la 
direction  d  émission  est  pour  la  vibration  en  —3  :    p  ^    =    ^ 


2  TT  f \  La  vibration  en  -  est  purement  transversale  et  de  la 


SI)/ 

forme  : 


c  est-a-dire  tiue:  —  "^-^  =  {  )  • 


')  Hertz,  ci  eu  particulier:  Les  forces  des  oscillalions  électriques  déterminées 
d^iprés  la  théorie  de  Maxicell  [Arch.  des  Se.  pliys.  et  nat.  de  Genève,  t.  XXI,  p. 
519,  et  Ann.  d.  Phijsik.  (2),  t.  XXXVI,  p.  1,  188i)). 

^)  Daus  un  corps  transparent^  la  période  (3  des  vibrations  incidentes  étant  suf- 
fisamment éloignée  des  périodes  d'oscillation  propres  des  particules,  nous  pouvons 
supposer  que  (j.  varie  peu  avec  la  période  ô  des  vibrations  incidentes  ;  en  même 
tjuips  nous  pouvons  négliger  le  changement  de  phase  spécial  que  la  résonance 
introduit  entre  la  vibration  incidente  et  la  vibration  d'une  particule. 


384  G.  SAGNAC. 

La  vil)ration  en-,  dout  nous  avons  déjà  vu  la  nécessité  a  priori,  (§  3, 
pag.  4,  note  1)  subsiste  seule  qand  la  distance  r  est  suffisamment  grande 
par  rapport  à  ^ — .  Elle  fournit  alors  pour  l'émission  d'un  plan  de  particules 


une  vibration  s^  de  propagation  uniforme.  Mais  aux  distances  de  l'ordre 

3 


de  — ^  ou  inférieures,  Tamplitude  de  la  vibration  en  —,  devient  compa- 


rable à  celle  de  la  vibration  en  -  et  augmente  rapidement  en  importance 

à  mesure  que  la  distance  diminue;  elle  devient,  par  exemple,  quelques 
millions  de  fois  aussi  grande,  quand  la  distance  r  est  comparable  à  la 

distance  d  de  deux  particules  voisines,  en  admettant  que  -  est  de  quel- 
ques milliers  dans  le  corps  solide  étudié.  Les  formules  de  Heutz, 
supposées  ici  applicables  même  à  une  distance  aussi  faible  que  d,  per- 
mettent de  calculer  Tamplitude  de  la  vibration  réfléchie  par  un  plan  de 
particules  à  une  distance  de  Tordre  de  d;  ce  calcul  tient  compte  de 
rintiuence  de  l'obliquité  x  de  rémission  variable  d'une  particule  ?i  l'autre. 
On  trouve  ainsi  une  amplitude  y  plus  grande,  dans  un  rapport  de  l'ordre 

de  ^^ — —,  que  l'amplitude  c  réfléchie  à  grande  distance  ou  à  une  distance 
de  l'ordre  de  A. 

5.  CoucJies  optuines  de  réflexion  et  de  réfractiou  vitreuses.  Ainsi 
l'amplitude  vibratoire  ]3roduite  par  la  réflexion  sur  un  plan  de  particules 
devient  quelques  milliers  de  fois  plus  petite,  quand  la  distance  à  laquelle 
elle  est  produite  à  partir  du  plan  passe  de  l'ordre  de  d  à  l'ordre  de  A. 
Considérons  maintenant  la  réflexion  par  la  série  de  plans  de  particules 
qui  forment  un  corjjs  transparent.  Nous  pouvons  calculer  la  vibration 
réfléchie  par  le  corps  vitreux  soit  à  une  grande  distance  de  sa  surface 
(vibration  réfléchie  de  I'uksnel),  soit  à  une  distance  de  l'ordre  de  d 
(vibration  réfléchie  à  la  surface)^  ou  enfin  la  vibration  transmise  dans 
l'éther  intérieur  (vibration  réfractée).  11  faut  tenir  compte  des  réflexions 
et  des  transmissions  successives  par  les  plans  successifs  de  particules. 
La  valeur  du  moment  électrique  nip  pris  par  une  particule  dans  un  champ 
électrique  donné  est  inconnue  a  priori  ;  mais,  sans  qu'il  soit  nécessaire 
de  faire  la  théorie  complète,  la  valeur  de  l'indice  n  d'un  corps  trans- 


RELATIONS  NOUVELLES  ENTRE  LA   REFLEXION^  E'I'C.  385 

])arent  tel  que  Vem,  le  verre,  exige  que  Tamplitude  c  de  la  vibration 
émise  à  grande  distance  par  un  plan  de  particules  soit  de  l'ordre  de 

—,  l'amplitude    de   la  vibration  électrique  incidente  étant  prise  pour 

unité;  à  cette  condition,  ram])litude  y,  émise  par  le  même  plan  de  par- 
ticules à  une  distance  com])arable  a  d,  est  une  notable  fraction  de 
l'unité.  D'autre  part  des  deux  côtés  du  plan  de  ])articules,  dans  le 
voisinage  immédiat  du  plan,  la  vibration  d'amplitude  7  est  de  sens 
opposé  à  celui  de  la  vibration  incidente.  Par  suite,  la  transmission  à 
travers  chaque  plan  de  ])articu]es  à  une  distance  de  ce  plan  comparable 
à  (l  ajoute  une  vibration  de  signe  opposé  à  celui  de  la  vibration  primi- 
tive et  d'amplitude  égale  a  une  fraction  7iotable  de  Tamplitude  ])rimitive. 
Alors  l'amplitude  émise  d'abord  librement  par  un  plan  de  particules,  à 
une  distance  de  quelques  d,  est  considérablement  réduite^  si  rémission 
a  lieu  ensuite  à  la  même  distance  à  travers  quelques  plaus  de  particules. 
Si  nous  ajoutons  que  Tamplitude  émise  par  chaque  plan  diminue  rapi- 
dement, comme  nous  l'avons  dit,  quand  la  distance  augmente,  nous 
voyons  que  les  premières  couches  de  particules  ont  une  importance 
relativement  considérable  dans  le  phénomène  de  la  réflexion  à  la  surface 
et  dans  celui  de  la  transmission  intérieure.  Au  contraire,  les  vibrations 
réfléchies  à  grande  distance  à  travers  la  surface  P  du  corps  trans- 
parent ont  une  amplitude  encore  notable  à  une  profondeur  comparable 
à  A  au-dessous  de  la  surface  P. 

Pour  savoir  maintenant  à  partir  de  quelle  épaisseur  du  milieu  trans- 
parent sera  atteint  le  régime  définitif  pour  les  vibrations  réfléchies  ou 
transmise,  il  convient  de  remarquer,  avant  tout  développement  de  for- 
mules, que  le  retard  des  vibrations  transmises  et  réfléchies  à  travers 
quelques  plans  de  particules  est  de  Tordre  de  Tépaisseur  de  ce  système. 
Alors  les  vibrations,  envoyées  en  un  même  point  de  l'éther  extérieur  ou 
intérieur  au  corps  par  chacun  des  plans  successifs^  présentent  des  retards 
relatifs  qui  varient  d'un  plan  à  l'autre  de  quantités  comparables  à  d. 
Il  en  résulte  immédiatement  que  les  vibrations  réfléchies  ou  transmises 
par  le  corps  transparent  proviennent  d' épaisseurs  efficaces  ')  du  corps 

qui  ne  peuvent  dépasser  une  valeur  comparable  à  -;   cette  épaisseur  li- 


')  Les  variations  des  épaisseurs  efficaces  avec  l'incidence  n'en  changent  pas 
l'ordre  de  grandeur  tant  que  l'incidence  n'est  pas  extrêmement  rasante. 

ARCHIVES    NÉERLANDAISES    SERIE    II.    TOME    V.  25 


386  G.  SAGNAC. 

inite  -  jor.e  ici  le  rôle  de  la  largeur  de  la  Zone  efficace  d'une  oiide  dans 

la  théorie  de  la  projDagation  rectiligne  de  Frksnel.  Pour  le  phénomène 
de  la  réflexion  à  grande  distance^  les  amplitudes  émises  par  chaque  plan 
varient  lentement  avec  la  profondeur  du  plan  au-dessous  de  la  surface 
V  du  corps,  et  l'épaisseur  efficace  e  conserve  l'ordre  de  grandeur  de 

-^.  Au  contraire,  pour  la  réflexion  à  la  surface  et  pour  la  transmission 

à  rintérieur  du  milieu,  il  est  permis  de  négliger,  en  première  approxi- 
mation, Tinfluence  des  plans  de  particules  compris  entre  la  profondeur 
e  et  une  profondeur  s.  faible  vis-à-vis  de  e.  Ainsi  la  vibration  transmise 
dans  réther  intérieur  n'atteint  son  régime  définitif  qu'au-dessous  de  la 
profondeur  e;  mais  déjà  à  la  profondeur  s  ce  régime  est  très  approxi- 
mativement atteint.  L'influence  des  vibrations  en  -  de   la   formule  de 

r 

Hertz  se  trouve  être  négligeable  ^)  dans  l'épaisseur  £  et  s'ajoute 
presque  tout  entière  entre  s  %i  e;  la  faible  part  pour  laquelle  elle  inter- 
vient est  variable  avec  la  longueur  d'onde  et  intéresse  la  dispersion  du 
corps  transparent. 

Ainsi,  approximativement  à  partie  de  la  profondeur  s.  et  définitivement 
à  partir  de  la  profondeur  e,  la  vibration  transmise  dans  l'éther  intérieur, 
la  vibration  réfractée,  présente  une  vitesse  de  propagation  définie  relati- 
vetaent  a  la  phase  et  par  suite,  d'après  l'application  du  principe 
d'HuYGENS — Fresnel,  un  indice  de  réfraction  défini.  La  propagation 
rectiligne  sans  dissémination  par  l'ensemble  des  particules  du  milieu 
résulte  des  considérations  déjà  exposées  au  §  2. 

La  valeur  de  l'épaisseur  efficace  s,  relative  à  la  valeur  principale  de 
l'indice  n  de  réfraction,  est  définie,  nous  avons  vu,  par  les  valeurs  de  d  et 
de  l'amplitude  7  émise  par  un  plan  de  particules  à  une  distance  com- 


')  Cela  tient  à  ce  que  riufluence  de  l'obliquité  de  rémission  par  rapport  à  l'axe 
du  moment  électrique  d'une  particule,  d'après  les  formules  de  Hertz  (cf.  §  4,  pag.  7), 

pour  les  vibrations  eu  —,  est  telle  que  la  résultante  des  vibrations  en  —  réflécbies 

par  un  plan  de  particules  à  une  distance  de  quelques  d  est  quelques  -  fois   ou  quel- 

(jucs  dizaines  de  -  fois  plus  petite  que  la  vibration  réfléchie  à  grande  distance  par 
le  même  plan. 


RELATIONS  NOUVELLES  ENTRE  LA  REFLEXION^  ETC.  387 

p.'irable  à  d.    D'ailleurs    7  dépend  surtout  des  vibrations   en   — ^.5^  des 

fonnules  de  Hhrtz  et  celles-ci  ont  des  amplitudes  seusiblemeut  indépen- 
dantes de  la  longueur  d'onde  A.  La  valeur  de  s  est  j)lus  lentement 
variable  que  '/,,  tandis  que  la  valeur  de  Tépaisseur  e  de  la  couche 
efficace  dans  la  réflexion  à  grande   distance  est  sensiblement  propor- 

tionnelle  à  A.  Le  rapport  -  est  ainsi  d'autant  plus  faible  que  la  longueur 

d'oiule  est  plus  grande.  Les  diverses  conséquences  qui  seront  obtenues 

en  négligeant  la  valeur  de  -  vis  à  vis  de  l'unité  sont  donc  susceptibles 

d'une  grande  exactitude  pour  les  plus  grandes  longueurs  d'onde  et 
seront  d'autant  moins  précises  que  la  lumière  employée  aura  une  longueur 

d'onde  pins  courte. 

^  A 
Comme  e  est  comparaljle  à  ~,  la  valeur  de  s  sera  généralement  com- 
parable i\  quelques  d,  ou  quelques  dizaines  de  d  c'est-à-dire  de  l'ordre 
de  — -  dans  le  spectre  visible  pour  un  corps  solide  ou  liquide  transpa- 
rent. Eifectivement  l'indice  w  d'une  lame  mince  se  montre  à  —  près  par 
exemple  indépendant  de  l'épaisseur  de  la  lame,  même  quand  cette  épais- 
seur descend  à  —  de  longueur  d'onde  '). 


in.    RÉFLEXION  VITREUSE  DE  LA  LUMiÈUE  POLARISÉE. 

(5.  Réjlexion  sur  une  surface  large  et  continue.  Nous  allons  établir, 
d'après  les  résultats  précédents,  une  relation  entre  les  polarisations  par 
réflexion  ou  réfraction  vitreuses.  Les  particules  comprises  entre  les  pro- 
fondeurs f  et  e  au-dessous  de  la  surface  P  du  corps  transparent  déter- 


^)  Cf.:  les  expériences  de  Reinoi.u  et  RiiCKER  sur  les  bulles  de  savon  (1877  à 
1893)  ;  les  expériences  sur  les  couches  d'iodure  d'argent  de  Wernicke  {Pogg.  Ann. 
Ergb.  t.  VIII,  p.  70,  1877  et  Monatsber.  d.  Akad.  zu  Berlin,  p.  673,  1875)  et  de 
Drude  [Wled.  Ann.,  t.  L,  p.  606,  1893);  enfin  le  fait  indirect  que  les  méthodes 
optiques  de  Fizeau  et  de  Wiener  donnent  les  mêmes  résultats  pour  IsLtnesicredes 
petites  épaisseurs  (G.  Vincent,  Thèse  de  Doctorat,  p.  87,  §  77,  Paris  Ganthier- 
Villars,  1899). 

25* 


388  G.  SAGNAC. 

miiieut  sensiblement  à  elles  seules  la  vibration  réllécbie  à  une  grande 
distance  de  cette  surface.  A.ussi  ne  moditierons  nous  pas  notablement  les 
résultats^  en  supposant  que^  pt/ur  le  plLcnomeiie  de  la  réfexiou  a  grande 
distance,  tout  se  passe  comme  si  la  direction  de  la  vibration  réfractée^ 
sensiblement  acquise  au-dessous  de  la  profondeur  s,  était  déjà  brusquement 
établie  dans  la  couche  s  elle-même.  Cette  vibration  réfractée  induit  dans 
les  particules  une  oscillation  électrique  de  même  sens^  qui  produit  aa 
voisinagv:;  immédiat  de  la  particule,  vers  l'équateur  de  Toscillation,  une 
vibration  de  sens  opposé;  ')  ce  changement  de  signe  se  retrouve  a  granle 
distance  pour  la  résultante  des  vibration  réfléchies  au  voisinage  de  Tin- 
cidence  normale.  ^)  Enfin  les  formules  de  Hertz  (§  4)  montrent  que  la 

vibration  en  -  émise  par  chaque  particule  est  toujours  perpiindiculaire 

à  la  direction  d'émission  et  proportionnelle  à  la  projection  de  la  vibra- 
tion de  la  particule  sur  le  plan  jierpendiculaire  à  la  direction  d  émission. 
Cette  loi,  déjà  établie  par  Sir  G.  Stokes  ^)  dans  sa  Théorie  di/naniique 
de  la.  diffraction,  se  retrouve  encore  dans  les  travaux  de  Fresnel  qui 
l'a  nettement  formulée  au  cours  de  la  Controverse  avec  Foisson  '*)  ;  on 


^)  La  fii^.  2  montre,  en  effet,  que,  daus  ]a  région  de  l'équateur  M  E^  la  résultante 

F  des  actions  électriques/'^  -^  et  /',  =  — ^  des  deux  mas- 
''  'S 

ses  du  double  point  électrique  est  de  sens  opposé  au  sens 
du  déplacement  électrique  de  ( —  m)  à  (-|-  m).  Or  la  vibra- 
tion en  —,  prépondérante  au  voisinage  du  double  point  élec- 
trique, est  précisément  définie  par  la  fîrce  électrique  F 

dont  le  calcul  est  d'ailleurs  tout  à  fait  classique.  "*    -r^. 

Fig.  2. 

^)  D'après  les  formules  de  Hkrtz  rapportées  au  §  4-  la  vibration  élémentaire  ji^ 
en  —  est  de  sens  opposée  à  celui  de  la  vibration  élémentaire  j^^  en  — „  mais  cette  op- 
position de  signe  disparaît  pour  la  résultante  des  vibrations  en  —à  grande  distance; 
on  a  vu,  en  effet,  que  la  combinaison  des  vibrations  en  —  issues  d'un  plan  S  de 
particules  introduit  le  retard  —,  (§  o,  pag.  4,  note  1);  l'intégration  en  profondeur  en 

introduit  un  autre,  soit,  en  tout,  un  retard  de  —  qui  change  de  nouveau  le  signe. 

^)  G.  Stokes.  Scientific  papevs.,  t.  I,  p.  280.  Transaclions  of  Ihe  Cambridge 
Phil.  Soc,  t.  IX,  p.  1  (1851). 

■")  Oeuvres  da  Fresnel.,  t.  II,  p.  222. 


RELATIONS  NOUVELLES  ENTRE  LA  REFLEXION,  ETC.  389 

peutj  (railleurs,  la  ramener  à  ce  simple  énoncé  que  la  composante  de  la 
vibration  longitudinalement  à  la  direction  d'émission  ne  se  2H'opage  pas 
dans  l'éther  à  grande  distance  De  là  il  suit  que  :  La  vibration  réfléchie 
à  grande  distance  de  la  surface  d'un  corps  transparent  est  la  résultante 
des  vibrations  envoyées  par  des  sources  réparties  dans  une  couche  super- 
ficielle d'épaisseur  e,  d'une  notable  fraction  de  longueur  d'onde,  chacune 
de  ces  sources  étant  animée  de  vibrations,  parallèles  et  ^proportionnelles 
à  la  vibration  réfractée,  mais  de  signe  opposé,  et  qui  interviennent 
seulement  par  leurs  composantes  perpendiculaires  à  la  direction  de 
réflexion. 

Supposons  la  vibration  incidente  rectiligne.  Soient  a  et  h  les  amj)li- 
tudes  de  la  vibration  réfléchie  à  grande  distance  et  de  la  vibration 
réfractée,  quand  la  vibration  incidente  est  perpendiculaire  au  plan 
d'incidence.  Soient  a  et  //  les  amplitudes  qui  remplacent  a  et  h  quand 
la  vibration  incidente  est  dans  le  plan  d'incidence.  D'après  ce  qui 
précède,  a  et  a  sont  proportionnelles  aux  composantes  transversales  de 
y  et  h,  qui  sont  i6'cos  x  et  h,  en  désignant  par  o(,  l'angle  que  fait  la 
direction  de  la  vibration  réfractée  dans  le  ])lan  d'incidence  avec  la 
direction  de  réflexion  régulière.  On  a  ainsi  : 

(î       h' 

—  =  —  cos  x.  (1) 

au 

Cette  relation  est  conforme  aux  lois  expérimentales  et  aux  fonnules 
de  I'resnel.  On  a,  en  effet  : 

oi  =  i-\-  r, 

en  a])])elant  i  et  r  les  angles  d'incidence  et  de  réfraction,  et: 

a'        cos  {i  -f-  >')         y  1 


a 


cos  {i  —  r)  '       ù         cos  {i  ■ 


I       II 

On  sait  comment  on  démontre  que  —  et  -   sont  les  tangentes  trigo- 

^      a       b  °  ^ 

nométriques  des  angles  0  et  :<;  que  fait  le  plan  d'incidence  avec  la 
vibration  réfléchie  (à  grande  distance)  et  avec  la  vibration  réfractée, 
quand  la  vibration  incidente  est  à  45°  du  plan  d'incidence,  en  sorte 
qu'on  a  les  formules  bien  connues  vérifiées  par  l'expérience  : 

-j-^  =  cas  (?.  4-  ■;•),  ^/7  s&  = jr-- — ^.  (3) 


890  G.  SAGNAC. 

La  première  de  ces  deux  formules  fournit  la  relation  entre  les  polari- 
sations par  réflexion  et  réfraction  vitreuses.  Elle  découle  immédiatement 
de  la  formule  (1). 

Les  raisonnements  qui  nous  l'ont  fait  retrouver  nous  en  ont  donné,  en 
même  temps,  V explication  directe.  En  particulier,  la  loi  de  Brewster, 
c'est-à-dire  le  fait  que  cp  =  0  pour  Tincidence  /  définie  par  tgl  =  ;/, 
tient  à  ce  que,  l'angle  x  étant  alors  droit,  la  com])osaute  de  la  vibra- 
tion réfractée  située  dans  le  plan  d'incidence  est  lovgitiuUvale  au  rayon 
réjléclà  et  ne  peut  se  propager  à  grande  distance  dans  cette  direction. 
Si  la  vibration  incidente  est  dans  le  plan  d'incidence,  il  n'y  a  pas  de 
lumière  réfléchie  sous  l'incidence  /;  mais,  si  l'incidence  varie,  une  com- 
posante de  la  vibration  réfractée  apparaît  sur  la  perpendiculaire  au  rayon 
réfléclii,  et  cette  composante  change  de  sens  quand  l'incidence  passe  par 
la  valeur  brewstérieune  /.  La  vibration  réfléchie  située  dans  le  plan 
d'incidence  éprouve  le  changement  de  signe  par  réflexion,  quand  l'inci- 
dence l  est  inférieure  à  /;  quand  i  est  supérieur  à  /,  elle  n'en  éjjrouve 
plus;  la  vibration  réfléchie  perpendiculaire  au  plan  d'incidence  éprouve 
toujours  un  changement  de  signe  par  réflexion,  parce  que  le  rayon 
réfléchi  est  toujours  dans  le  plan  équatorial  de  roscillation  des  parti- 
cules (Cf.  §  t),  pag.  388,  note  1). 


7.  lié flexio a-diffraction  vitreuse  par  une  surface  plane  étroite  ou  dis- 
continue. Supposons  maintenant  la  surface  plane  du  corps  vitreux 
suffisamment  rétrécie,  de  manière  que  la  lumière  est  maintenant  réféchie- 
diffractée  dans  des  directions  telles  que  M  J)  (flg.  3)  différentes  de  la 
direction  ML'  de  réflexion  régulière.  L'amplitude  de  la  vibration 
émise  suivant  M  D,  d'ajjrès  la  loi  générale  indiquée  au  début  du  §  6, 
est  proportioimelle  à  la  composante  de  la  vibration  réfractée  sur  le  plan 
perpendiculaire  à  M.  D.  —  Nous  nous  bornerons  ici  au  cas  ou  les  direc- 
tions de  diffraction  sont  dans  le  plan  d'incidence;  c'est  le  seul  cas  à 
envisager,  si  la  surface  réfléchissante  est  limitée  à  une  ou  plusieurs 
bandes  étroites  à  bords  rectilignes  j)erpendiculaires  au  plan  d'incidence. 
Les  relations  établies  précédemment  se  généralisent  alors  immédiatement. 
Soient  c-u  et  '^yj'  les  vibrations  réfléchies-diffractées  dans  la  direction 
M 1)  correspondant  à  une  même  vibration  incidente  d'abord  perpendi- 
culaire puis  parallèle  au  plan  d'incidence.  La  vibration-source  en  M, 
parallèle  et  proportionnelle  à  la  vibration  réfractée  M çs  (fig.  3),  inter- 


TlELATiONS  NOUVELLES  ENTRE  LA  UEFLEXION,  ETC. 


391 


vient  seulement  par  sa  composante  M^  perpendiculaire  à  MB.  Celle-ci 
fait  avec  Mp  Fangle  oto  =j  -|-  r,  en  appellanty  l'angle  du  rayon  dif- 
fracté  MB  avec  la  normale  M Nvh  la  surface  P F' ,  compté  positivement 
du  même  côté  de  la  normale  M  N  que  le  rayon  réfléchi  ML',  et 
négativement  de  Tautre  côté.  Les  relations  (1)  et  (2)  se  trouvent  rem- 
placées par  le  suivantes  oii  ^u  désigne  l'angle  que  fait  avec  le  j)lan 
d'incidence  la  vibration  réfléchie-difl'ractée  dans  la  direction  M J)  quand 
la  vibration  incidente  est  à  45°  du  plan  d'incidence: 


Clj^' 


h' 


cos  ex,, 


—  cos  [J  -j-  r)  ;       fffCpD  = 


i(ja 


cosyi  —  ')•] 


Fisr.  3. 


(1') 
(2') 


D'oii  Ton  déduit  encore^,  d'après  la  valeur  (2)  de  IgCp,  la  relation 
tgCpu        cosij-^r) 


(3) 


tg<p         cos  (?;  +  ';•) 
qui  définit  au  moyen  de  0  la  rotation  [Cpo  —  :p)  du  plan  de  ])olarisation 


392  G.   SAGNAC. 

quand  on  passe  de  la  direction  31//  de  réflexion  régulière  à  la  direction 
31 D  de  réflexion-diffraction.  ') 

De  même  que  les  lois  de  la  polarisation  par  réflexion  sur  une  surface 
large  et  continue  comprennent  la  loi  de  Brewster^  de  même  les  lois 
plus  générales  de  la  ])olarisation  par  réflexion-diffraction_,  exprimées  par 
les  formules  (1'),  ('2')  ou  (-3),  comprennent  la  loi  suivante  qui  est  une 
fféneralisaiiou  de  la  loi  de  Brewster  :  Quand  un  faisceau  lumineux 
vibrant  dans  le  plan  d'incidence  tombe  sur  une  surface  transparente 
plane^  étroite  ou  discontinue^  la  lumière  réfléchie -difl'ractée  à  l'infini  par 
cette  surface  s'éteint  nécessairement  dans  la  direction  3IQ.  (fig.  3)  per- 
pendiculaire au  rayon  réfracté  MR.  La  relation  brewstérienne  tg[^=ii 
est  remplacée  par  la  loi  plus  générale  sin  I  ^  n  cos  J,  qui  relie  l'inci- 
dence /  et  Tangle  /  de  réflexion-diffraction  correspondant  ])our  lequel 
il  y  a  extinction  nécessaire  de  la  vibration  située  dans  le  plan  d'incidence. 
Si  Ton  observe  dans  la  direction  fixe  M(l  et  qu'on  fasse  varier  l'inci- 
dence I,  ou  bien  qu'on  laisse  /  fixe  et  qu'on  observe  à  droite  ou  à 
gauche  de  MO,,  la  vibration  réfléchie-diffractée  reparaît  en  même  iemj^s 
que  la  composante  de  la  vibration  réfractée  Jip  perpendiculairement  à  la 
direction  d'observation,  et  nous  voyons  qu'elle  change  de  signe  en  passant 
par  l'extinction.  Comme  la  vibration-source  en  i/est  de  sens  opposé  à  la 
vibration  réfractée  (cf.  §  6  pag.  388^  notes  1  et  2),  la  vibration 
située  dans  le  plan  d'incidence  éprouve  ou  non  un  changement  de  signe 
par  réflexion-diffraction^  suivant  que  la  direction  d'observation  3il)  est 
dans  l'angle  obtus  QMP  qui  comprend  la  direction  de  la  normale  3IN 
ou  bien  dans  l'angle  aigu  QMP'.  Nous  voyons  que  tg^o  est  supérieur 
à  l'unité,  c'est-à-dire  que  la  réflexion-dift'raction  polarise  dans  le  même 
sens  que  la  réfraction  dès  que  la  direction  311)  de  réflexion-diffraction 
pénètre  dans  la  région  G3IL  (hachurée  sur  la  fig.  3,  faite  pour  i  <C  1) 
telle  que  l'angle   G3IN  soit  égal  à  (?' — 2;-).  En  particulier  lg(pn  est 


^)  Nous  avons  supposé  dans  toute  cette  théorie  que,  dans  l'épaisseur  e  du 
milieu,  la  direction  de  la  vibration-source  en  un  point  quelconque  M  a  la  même 
direction  M  ê  que  si  la  surface  plane  du  milieu  vitreux  était  illimitée.  Réel- 
lement la  diffraction  intérieure  au  milieu  altère  la  direction  M  S  pour  les 
points  M  voisins  des  bords  de  la  surface  libre  du  milieu;  mais,  dans  une  épais- 
seur  e   comparable  à  —,  l'importance  de  la  perturbation  que  en  résulte  n'est 

appréciable  que  si  la  largeur  de  la  surlace  libre  du  milieu  descend  au-dessous 
de  la  lonmeur  d'onde. 


RELATIONS  NOUVELLES  ENTllE  LA  RÉELEXION^   ETC.  393 

maximum,  pour  "une  valeur  constante  de  i,  si  la  direction  de  réflexion- 
difl'ractiou  vient  en  Mllç^  sur  le  prolongement  du  rayon  réfracté  RM; 
la  réflexion-diffraction  suivant  MR^^  imprime  alors  au  plan  de  polarisa- 
tion la  même  rotation  que  la  réfraction  elle-même.  La  réilexi  on -diffrac- 
tion agit,  au  contraire,  dans  le  même  sens  que  la  réflexion  sur  une 
surface  large  et  continue  quand  la  direction  d'observation  est  dans 
l'angle  GMP' ,  qui  comprend  la  direction  d'extinction  AIQ  de  la  vibra- 
tion parallèle  au  plan  d'incidence,  ou  bien  dans  l'angle  LMF. 

8.  Vérifications  expérimentales.  ^)  Yoici  les  expériences  faites  avec  des 
réseaux  sur  verre  à  sillons  rectilignes  perjDendiculaires  au  plan  d'inci- 
dence, pour  vérifier  les  lois  (2')  et  (3)  de  la  polarisation  par  réflexion- 
diffraction,  la  lumière  incidente  étant  polarisée  à  45°.  On  observe  à 
l'infini  en  lumière  23arallèlc  et  l'on  note  l'azimuth  du  nicol  analyseur 
qui  amène  l'image  à  l'extinction.  L'angle  r  de  réfraction  est  calculé  par 

la  formule  slu  r  = r,  en  appellant  1  l'incidence  princijsale  pour 

arc  fg  I 

laquelle  la  vibration  parallèle  au  plan  d'incidence  est  éteinte  dans  l'image 

directement  réfléchie  sur  la  partie  nue  du  verre  du  réseau.  Mais,  en 

employant  ainsi  un  réseau  sur  verre,  il  faut  avoir  le  ])lus  grand  soin 

d'éliminer  i°  la  réflexion  sur  la  face  postérieure  de  la  Lune  de  verre  qui 

porte  les  sillons  du  réseau  sur  sa  face  antérieure  et  3°  la  réflexion  par 

les  sillons  du  réseau.    Sans  ces  précautions  les  rotations  {(pD  —  (p)  du 

plan  de  polarisation   comptées   à   partir  de   la  direction  de  réflexion 

régulière  sont  souvent  très  inférieures  (de  5°  on  10°,  par  exemple)  à  la 

rotation  calculée  par  les  formules  théoriques.  Ces  écarts  dis])araissent 

sensiblement,  si  l'on  a  soin  d'adosser  le  réseau  à  une  petite  cuve  remplie 

d'un  mélange  d'huiles  qui  ait  l'indice  du  verre  du  réseau  et  dans  lequel 

on  a  délayé  du  noir  de  fumée  (mélange  anti-halo  de  M.  Cornu),  et  2° 

de  remplir  les  sillons  du  réseau  au  moyen  d'un  noir  de  fumée  très  fin, 

ce  qui  se  fait  par  un  tour  de  main  facile  à  acquérir"  Les  (expériences, 

qui  demandent  à  être  re})rises,  ont  été  faites  en  éclairant  un  réseau  d'un 

centimètre  carré  de  surface  seulement,  au  — -r-  de  lum.  ou  au de 

100  2a0 


')  Ces  expériences  ont  été  faites  en  189G  et  1897  au  Laboratoire  d'Enseignement 
de  la  Physique  de  l'Université  de  Paris.  Les  recherches  théoriques  datent  de  1895. 


394  G.  SAGNAC.    RELATIONS  NOUVELLES^  ETC. 

mm.,  avec  la  lumière  de  Tare  électrique  tamisée  par  dès  écrans  colorés. 
Les  directions  de  réflexion-dittraction  faisaient  jusqu'à  90°  avec  la 
direction  de  réflexion  régulière,  et  les  rotations  {0u  —  0)  qui  s'élevaient 
par  exemple  dans  le  cas  de  Tincidence  brewstérienne  jusqu'à  48°  s'accor- 
daient avec  les  formules  théoriques  à  -  degré  près,  limite  de  Terreur 

possible  d'observation.  Jusqu'à  présent,  les  lois  de  la  réflexion- diffraction 
de  la  lumière  paraissent  exactes  au  mênie  titre  que  les  lois  correspon- 
dantes de  la  réflexion  régulière  dont  elles  constituent  la  généralisation. 


ilBER   EINEN   DREHKOMPARATOR    ZUR 
VERGLEICIIUNG  UND  AUSDEHNUNGSBESTIMMUNG  VON  MASSSTàBEN 


VON 


J.   PEU  NE  T. 


Bei  genauen  Yergleichungen  von  Strichmasseu  in  horizontale!-  Lage 
haben  sicli  bislier  Transversaikomparatoren  am  besten  bewithrt,  weil  bei 
cliesen  die  Beobaclitungen  an  beiden  Enden  desselben  Stabes  nahezu 
gleichzeitig  vorgenommen  wevden  konnen,  und  ferner  sehr  rascli  die 
Liingsaxen  der  zu  vergleichenden  Stabe,  successive  in  die  durch  die 
optischen  Axen  der  Mikroraetermikroskope  bestimmte  Visirebene  ge- 
bracht  werden  konnen. 

Uni  dies  zu  ermoglichen,  werden  bei  der  ersten  Porm  der  Transver- 
saikomparatoren z.  B.  bei  dem  EEPsoLi/schen  Komparator  der  Kaiser- 
lichen  Normalaichungskommission  zu  Berlin  *),  die  Miki'oskope  auf 
eiuem  Wageu  niontirt  und  dieser  senkrecht  zur  Langsaxe  der  Stabe 
hin  und  hergeschoben,  wahrend  dièse  in  ihrem  Troge  an  derselben  Stelle 
bleiben.  Dièse  Anordnung  schliesst  die  Moglichkeit  nicht  ans,  dass  bei 
der  A^erschiebuug  der  Mikroskope  von  einem  Stabe  zum  andern,  durch 
Temperatureinfliisse,  dnrch  Druck  oder  Zug,  oder  durch  einen  noch  so 
geringen  Zwang  in  der  Fiihruug,  iiusserst  kleine  Aenderungen  in  der 
Entfernung  der  beiden  Mikroskope  eintreten.  Dièse  kiinnen  zwar  durch 
zweckmassige  Konstruction  auf  ein  Minimum  beschiiinkt,  aber  nicht 
wohl  vollstiindig  beseitigt  und  nur  durch  eiue  passende  Variirung  der 
Beobachtungen  unschiidlicli  gemacht  werden.  So  ist  z  B.  beim  Rep- 
soLu'schen  Komparator  die  Transversalverschiebujig  des  kraftig  gebau- 


')   Wisseuschaftliche  Abliandhmgen   der  Kaiserlicbeii  Xormalaichimgskom- 
mission  I.  Heft  Berlin  1895,  pag.  56. 


396  J.  PEBNET. 

teii,  prisinatisclien  Mikroskoptriigers  eine  freie,  um  Defovmationeii  des 
Wagens  zii  vermeiden,  und  ferner  sind  die  etwas  federiiden  Zugstangen 
moglichst  in  der  Ebene  der  liollen  und  Auschliige  angebracht^  um  eine 
Yerbieguug  zu  verhiiten.  Trotz  dieser  Vorsichtsmassregeln  erhellt  aus 
den  Untersucliungen  der  Herren  Pensky  und  Dr.  Stauthagen  ^)  ûber 
die  Ergebnisse  der  Langenmessungen  von  der  Lage  der  Stabe,  dass 
(wohl  lediglicli  in  Folge  eines  niclit  vollkommeuen  Parallelismus  der 
Axen  der  Laufrollen)  Verbiegungen  des  Wagens  eintrateu,  die  systeraa- 
tisclie  Messuugsfeliler  von  +  0,45  /x  zurPolgehatten,  diedurch  Wieder- 
holang  der  Messungen  nacli  A^ertauscliung  der  Stabe  eliminirt  wurden. 

Bei  der  zweiten  Form  der  Transversalkomparatoren  sind  die  Mikros- 
kope  auf  Pfeilern  montirt,  und  es  ist  somit  die  Ebene  der  oj)tischen 
Axen  festgelegt.  Die  Stabe  dagegen  werden  vermittels  eines  auf 
Schienen  rollenden  Wagens  transversal  verschoben,  und  bei  den  Beobach- 
tungen  ihre  Langsaxen  successive  in  die  A'^isirebene  gebracht.  Hiezu 
bedarf  es  bei  der  A^ergleicliung  von  Stiiben  bei  gleicher  Temperatur  nur 
einer  geringen  Yerschiebung,  weil  beide  Stiibe  nebeneinander  in  dem- 
selben  Troge  liegeii.  Bei  den  absoluten  Ausdelmungsbestimmuugen 
dagegen,  befinden  sich  die  Stabe  in  getreunten  Trogen,  so  dass  der  Wa- 
gen  einen  Weg  von  0,5 — 1  Meter  zuriicklegen  muss. 

Gegen  den  Ti-ansport  schwerer  Massen  in  liorizontaler  Eicbtung  sind 
Bedenken  erhoben  Avorden_,  und  es  muss  im  Principe  zugegeben  werden, 
dass  durcli  Veranderungen  in  der  l^elastung  auch  Neigungsïinderun- 
gen  der  die  Mikroskope  tragenden  Pfeiler  eintreten  konnen,  wenn  dièse 
niclit  geniigend  fundirt  und  vollig  von  dem  den  Wagen  tragenden 
Mittelpfeiler  isolirt  sind,  oder  nicbt  auf  einem  und  demselben,  hinrei- 
cliend  grossen  Cementblock  ruhen,  wodurch  relative  Neigungsanderun- 
gen  ausgeschlossen  werden  -). 

Bei  dem  Komparator  von  Brunneii  ^)  im  Bureau  international  des 
poids  et  mesures,  welcher  der  zweiten  Eonn  der  Transversalkompara- 


')  Loc.  cit.  pag.  59  und  108. 

^)  So.  konnten  z.  B.  auf  der  enornien  Cementplatte,  wclclie  das  Fundament 
des  Cxebaudes  der  I.  Abtheilung  der  Physikalisch  Techuischen  Reiclisanstalt 
bildet,  selbst  bei  Verscbiebung  grosser  Lasten  keinerlei  relative  Neigungsande- 
rungen  mittels  âusserst  empfindlichen  Libellen  wabrgenommen  werden. 

^)  Travaux  et  mémoires  du  Bureau  international  des  poids  et  mesures.  Tome 
IV.  B,  Comparaisous  des  mètres  à  la  température  ambiante. 


ÛBER  EINKN  DIIETIKOMPARATOR  ZUll  VERGLEICHIJNG,  U.  S.  W.       397 

toreri  eutspricht,  wareii  urprûngiicli  die  Mikroskopj)feiler  uud  der 
Mittelpfeiler  gemeinsam  fuudirt.  Auf  Gruud  der  geuannten  Befûrch- 
tuiigen  wiirden  die  Fundamente  getrenut.  Die  Folge  davou  wav,  dass 
sicli  der  Mikroskoppfeiler  /i'inelir  uud  luelir  gegeu  den  Pfeiler  /f  ueigte,  so 
dass  eiue  Wiederlierstellung  der  Verbiudungzwischendeu  Fuudameuten 
uotweudig  wiirde,  uui  mit  Erfolg  der  Pfeilerbeweguug  Eiulialt  zutliuu  '). 
Eiuen  Eiutluss  der  Lage  der  Stabe  auf  die  mikrouietriscli  gemesseue 
Lange  derselbeu  habe  ieh  wolil  zuerst  1879,  uud  nauieutlicli  zu  An- 
fang  des  Jalires  1 880  mit  Sicherlieit  beobachtet.  Differenzeu  zeigten  sicli 
jedocli  nur  bei  kraftigeu,  uuvollkommeneu,  zu  wenig  eng  begreuzteu 
Striclieu,  oder  bei  etwas  verschiedeuer  Art  der  Beleuchtuug.  Da  diesel- 
ben  aber  aucli  bei  der  Ausmessung  vou  Hiilfsiutervalleu  mit  deu  beideu 
Mikroskopen  E  uud  IF  auftrateu,  so  siud  sie  lediglich  eiuer  Aeuderuiig 
der  StrichautFassuug  -)  zuzusclireibeu,  und  nicht  etwa  auf  die,  uur 
^veuige  Ceutimeter  betrageude  Massenverschiebuug  zuriickzufùliren. 

Ob  bei  thermischeu  Aiisdelmuugsuntersucliuugen  in  Eolge  der  gros- 
seu  Yerschiebuugeu  (1er  Troge,  wirklich  elastisclie  Neigungen  der  Mi- 
kroskoppfeiler eiutreteu,  ist  meines  Wissens  niclit  speciell  untersucht 
worden;  demi  bei  diesen  Bestimmungen  ist  eiue  Yertauschung  der  Stabe 
niclit  oliue  Storung  durchfûhrbar  und  dalier  auch  nicht  llblich.  Die 
Erage  liesse  sicli  ilbrigens,  durch  Kollimationsbeobachtungen  an  den 
Mikroskopen  bei  deu  extremen  Stelluugen  der  Troge  leicht  entsclieiden. 

Dièse  Eelilerquellen  fallen  vollstaudig  weg  bei  einer,  seinerzeit  von 
Herrn  Staatsrat  Dr.  H.  v.  Wild  in  Petersburg  construirten,  dritten 
Eorm  des  Transversalkomparators  ^),  bei  welcher,  beliufs  Vermeiduug 
von  Biegungsfehlern,  die  auf  der  Oberflaclie  getlieilten  Strichraasse,  nach 
den  Vorsclilagen  vou  Govi  uud  E.  E.  Neumann  ^),  wahrend  den  Ver- 
gleichungen  auf  die  holie  Kante  gestellt  werdeu.  In  diesem  Komparator 
mit   Vertikalbeweguno-   betindeu  sich  die  Stabe  iibereinander  in  eiuer 


')  Loc.  cit.  pag.  106. 

")  Loc.  cit.  pag.  114,154  und  163. 

"*)  Mémoires  de  l'Académie  Impériale  des  Sciences  de  St.  Pétersboin-g 
VII.  Série  Tome  XXIII  N".  8.  Metrologische  Studien  von  H.  Wild  1877. 
St.  Petersburg. 

"■)  F.  E.  Neumann's  Méthode  zur  Vermeidung  aller  von  Biegungen  herriihren- 
den  Fehlern  bei  auf  der  Staboberflâche  getheilten  Stricbmassen  mitgetheilt  von 
H.  Wild.  Bulletin  der  Petersburger  Akademie,  Baiid  VIII.  Poggendorff,  Ju- 
belband  1874,  pag.  61. 


398  J.  PERNET. 

Yertikalebene.  Der  Eahmen,  aiif  dern  sie  anfliegeu,  kauu  durcli  4  Hebel 
vermittels  einer  Kurbel  uiul  Zahnstaiige  geliobeu  odei"  geseiikt  Averdeii, 
so  dass  der  Schwerpunkt  des  Systems  imr  iu  einer  Vertikalen  sich  be- 
wegt.  Die  Ablesemikroskope  siiid  horizontal  auf  einem  besondern  pris- 
matiscben  Trager  verschiebbar  montirt,  der  gegen  Temperatiirscbwan- 
kiingen  durch  eiuen  Trog  geschûtzt  ist. 

Solange  es  sich  nur  um  Vergleichimgen  in  Luft  haudelt^  bietet  dieser 
Komparator,  gegeniiber  deu  andern  Sjstemeu^  somit  entschiedene  Vor- 
teile.  Sobald  jedoch  die  Vergleichimgen  in  einer  Pliissigkeit  stattiînden 
soilten,  so  wilrde  dies  die  Einfiihrung  planparalleler  Glasplatten  in  die 
alsdann  anzuwendenden  Troge  erheischeu,  und  erst  eine  besondere  Un- 
tersncliung  wiirde  zu  eutscheiden  gestatten^  ob  die  beim  Visiren  (hirch 
dièse  Platten  zu  erwartenden  Pehler  uicht  grosser  sind  als  diejenigen, 
die  bei  einer  horizontaleu  Massenverschiebung  eventuell  durch  elasti- 
sche  Neigung  der  Mikroskojj trager  eintreten  kdnnen.  Ueberdies  wiirden 
Vergleichuugeu  bei  Temperaturen  nnter  derjenigen  der  Umgebung,  in 
Folge  des  dann  eintretenden  Beschlagens  der  Platten,  besondere  Schwie- 
rigkeiten  bieten. 

Infolge  meiner  Studien  zu  einem  Universalkomparator^  fûhrte  ein 
13esuch  der  Werkstatte  von  Prof.  Dr.  Amsler  und  Dr.  AmslerJun.  in 
Schatt'hausen  im  Priilijahr  1896  mich  auf  den  Gedanken,  die  Yertau- 
schiing  der  Troge  unter  deu  Mikroskopeu  durch  Drehung  um  180°  um 
eine  vertikale  Axe,  vermittels  eines  reibungslosen^  drehbaren  Cylinders 
zu  bewerkstelligen,  ahnlich  denjeuigen,  die  bei  den  Zerdrûck  und  Zer- 
reissmaschiuen  Verwenduug  fhiden.  Ein  von  deu  genaunten  Herren  be- 
reitwilligst  vorbereiteter  Yersuch  zeigte^  dass  iu  der  Tat,  selbst  bei 
mehreren  Centnern  Belastuug^  Drehungeu  und  Hebungeu  iiusserst  sanft 
und  leicht  sich  ansfiihren  lasseu.  Pernere  Ueberlegungen,  in  betretf  der 
Konstrnction  eines  „Drehkoniparators/'  ergaben  gegeniiber  deu  bisher 
gebriinchlichen  Transversalkoraparatoren  sofort  eine  Reihe  von  Vor- 
teilen^  (nameutlich  auch  in  Bezug  auf  die  Vertauschung  der  Stiibe)  auf 
welche  ich  zuerst  am  24  September  1896,  in  der  letzten  Sitzung  der 
jihysikalischen  Section  der  Naturforscher-Yersammlnug  iu  Frankfurt  a/M 
aufmerksam  machte,  und  ebenso  spiiter  iu  der  Ziiricherischeu  naturfor- 
schenden  Gesellschaft,  in  der  Sitzuug  vom  1  November  1897  ').   Die 


')  Anmerkung.  Inzwisclien  waren,  einer  miiiidlichen  Mittheilung  von  Herrn 
Regierungsrat  Prof.  Weinstein  zufolge,  anlasslich  der  Vorberatiingeniïber  die 


iiBEK  EINEN   DREHKOMPARATOR  ZUR  VERGLEICHUNG,  U.  S.  W.    399 

Publikation  uiiterblieb  mit  Eiicksicht  auf  die  bei  der  Ausfiihrung  even- 
tiiell  sich  ergebeiideii  Abiiuderungeu^  iind  daim  iii  l'olge  langerei* 
Krauklieit. 

Die  seithei'ige  Durcharbeitung  fïihrte  jedoch  bisher  zu  keineii  princi- 
pielien  oder  auch  imr  erheblicheii  konstruktiven  Aenderungen.  Ich 
glanbe  daher  mit  der  Yerofï'eiitlicbuug  der  Priiicij)ien  niclit  zuwarten 
zu  sollen  bis  aile  Détails  festgestellt,  und  die  Ausfiibrung  gesichert  er- 
scheiut^  damit  die  bisher  nur  mûndlich  im  Kreise  der  Facligeuossen 
hervorgehobeiien  Yorteile,  die  der  Drelikoinparator  zn  besitzeii  sclieint, 
allgemeiiier  bekannt  werdeii.  Ich  biu  iiberzeugt,  das  selbst  bei  einfacher 
uud  daher  relativ  billiger  Ausfiihrung  dièses  Universalinstrument  fur 
Liingen-  und  Ausdehnungsbestimmuugen  in  physikalischeu  Laborato- 
rien  sich  als  recht  brauchbar  erweisen,  und  bei  sorgfiiltiger  Konstruk- 
tion  sogar  sehr  hoheu  Anspriichen  geniigen  wird. 

Handelt  es  sich  um  Jjangenmessungen,  oder  Ausdehnungsbestim- 
mungen,  bei  welchen  eine  Geuauigkeit  von  0^001  mm  als  ausreichend 
erachtet  wird,  so  kann  der  Drehkomjiarator  ohne  Weiteres  auf  einem 
gut  cementirten  Pussboden  montirt  werden^  da  ja  wahrend  jeder  Be- 
obachtungsreihe  die  Belastung  genau  an  derselben  Stelle  bleibt.  Wird 


Konstruktion  des  neuen  geodatischen  Kompavators  der  Kaiserlichen  Nonnal- 
aiclmiigskommission  zu  Berlin,  Faclimanner  und  Mechaniker  iibereingekomraeii, 
die  Vertauschung  der  Stâbe,  sowohl  bei  diesem  Komparator,  als  auch  bei  dem 
lui  Komparator,  durcli  eine  TJmdreliung  der  Wagen  mittels  einer,  in  der  Mitte 
des  Komparatorsaales  befindlichen,  Drehscheibe  zu  bewerlfstelligen,  wie  ans 
dem  fiir  die  Pariser  Ausstellung  ausgefiihrten  Modell,  sowie  aus  der  kurzen 
Beschreibung  in  dem  Sonderkatalog  der  Deutschen  Kollectivausstellung  fiir 
Mechanik  und  Optik  pag.  11  liervorgelit  :  „Die  Mikroskope  sind  auf  unabhan- 
„gig  und  mit  Sandsteinplatten  abgedeckten  Mauerpfeilern  fest  angebracht.  Uie 
„zu  vergleichenden  Masstabe  werden  mit  den  sie  aufnelimenden  Trogen  nach 
„einander  unter  die  Mikroskope  gefiihrt.  Die  Troge  ruhen  auf  "Wagen  und 
„konnen  von  diesen  von  aussen  lier  in  der  Langs-,  Quer-  und  Holienrichtung 
„mikrometrisch  verstellt  werden.  Vôllig  neu  ist  die  Einriclitung  zur  Vertau- 
„scliung  der  Massstabe.  Die  durcli  elektrischen  Antrieb  bewegten  Wagen  laufen 
„auf  Schienen,  welche  in  der  Rûckverlângerung  zii  einer  in  de)'  Mitte  des 
^^Komparatorsaales  angeordneten  Drehscheibe  fiïhren.  Durcli  Drehung  derselben 
„um  180"    wird  die  Lage  zweier  auf  ilir  befindlicben  Wagen  vertauscht." 

,,Alle  Bewegungen  kônnen  automatisch  von  aussen  bewirkt  werden.  Ein  be- 
,,sonderer  elektromagnetischer  Streckenzeiger  zeigt  dann  die  jeweilige  Stellung 
„der   VVagen,  und  Signalapparate  verkiinden  deren  richtige  Einstellung." 


400  J.  PERNET. 

jedoch  eine  griissere  Geuauigkeit  angestrebt,  so  diirfte  es  zweckmassig 
sein  die  Mikroskoppfeiler  von  dem  deii  Drehkomparator  trageuden 
Mittelpfeiler  zu  isoliren^  daun  aber  aucli  sehr  solide  zu  fundiren. 

Weil  dei"  Apparat  aucli  zu  absoluten  A.usdelinuiigsbestiminungen  von 
Meterstiibeu  dienen  soU,  so  muss  die  Distanz  der  Pfeiler  170  cm.  be- 
tragen^  damit  nocb  2,  um  je  30  cm.  von  der  Drehaxe  auf  derselben 
Platte  montirte,  30  cm.  breite  und  120  cm  lange  Ti'iJge  zwisclien  den 
Pfeilern  um  180°  gedreht  werden  konnen.  Die  Pfeiler  sind  alsdann  mit 
geuûgend  starken  Deckplatten  zu  versehen,  die  beiderseits  um  circa  30 
cm.  ausladen.  Auf  diesen  werden  die  Mikroskope  in  der  Entfernung 
von  1  m.  so  befestigt^  dass  ihre  optischen  Axen  vertikal  gericlitet  sind. 

Seukrecht  zu  der  dadurch  bestiminten  Ebene  und  sjmmetrisch  zu  den 
Axen,  sind  auf  dem  Fussboden  zwei  starkere  eiserne  Schienen  fest^ule- 
gen,  auf  welchen  vermittels  eines  Ptollwagens  der  darauf  befestigte 
Drehkomparator  erst  von  Hand,  dann,  nach  der  Bremsung,  mittels  einer 
Kurbel  genau  in  die  gewiinschte  Stellung  gebracht  werden  kann. 

Der  D]'elikomparator  besteht  im  Wesentlichen  aus  einem  gusseiser- 
iien  Dreifuss  mit  Stellschrauben,  in  welchen  eiu  grosser  Cyliuder  sich 
reibungslos  um  seine  Axe  drehen  liisst,  welche  genau  vertikal  gerichtet 
werden  kann.  Dieser  Cylinder  tragt  eine  lemuiskatenforraige  '),  gut  ab- 
gedrehte  Tischplatte,  auf  deren  Lappen  bei  den  Ausdehnungsbestim- 
inungen,  in  \  und  |  ihrer  Lange  unterstûtzt,  die  Troge  montirt  werden 
konnen,  wahrend  fiir  den  zu  den  Vergleichungeu  dieuenden,  nicht 
gleichzeitig  zu  beniUzenden  Trog,  eine  Montirung  in  der  Richtung  der 
Liingsaxe  vorgesehen  ist. 

Die  Troge  sind  mit  den  notwendigen  Einrichtungen  zu  versehen,  um 
ihre  Axe  in  passender  Hohe  horizontal  und  sjmmetrisch  zur  Drehuugsaxe 
der  Platte  stellen  zu  konnen.  Sie  sind  ferner  doppelwandig  und  iiber- 
dies  noch  durch  eine  schlecht  leitende  Huile  gegen  iiussere  Temperatur- 
variationen  geschiitzt.  Die  Temperatur  in  den  aussern  mit  Wasser  ge- 
fiillten  Trogen  wird  vermittels  eines  contiuuirlich  circulirenden  Wasser- 
stromes,  durch  eine  passend  angeordnete,  serpentinformige,  geschlossene 
Leitung  konstant  gehalten.  Der  innere  Trog  kann  ebenfalls  mit  Wasser 
gefûllt,   und  dièses,  wie  auch  das  der  aussereu  Troge,  durch  rasch  roti- 


')  Dièse  Form  wurde  gewalilt,  damit  der  Beobachter  bei  den  Ausdehnungs- 
bestiminungen  zwiscben  den  Trogen  zu  den  Mikroskopen  gelangen  kann. 


ilBER  EINEN  DREHKOJIPARATOlî  ZUR  VERGLEICHUNG,  U.  S,  W.        401 

rende  kleiue  Sclinecken  iu  kiiiftiger  Stn'hnung  erhalteii  werdeii,  bis  kiirz 
vor  den  jeweiligeu  Ablesmigen  ').  Auf  der  Bodeuflaehe  des  inueni  Tro- 
ges  befiiideii  sich  die  Justirvorriclitungeu,  um  die  Langsaxeu  der  Stiibe 
genau  iu  die  A^isirebeue  imd  iu  derselbeu  aueh  iu  die  richtige  Hohe  zu 
briugeu.  Eiupfehleuswert  ist  liiczu  die  Auordnuug,  welchc  die  Gebriidev 
Brunner  bei  ilirem  vortrefliicheu  Koiiiparator  getrott'eu  liabeu  -). 

Haudelt  es  sich  uur  um  Yergleichuug  zweier  Stiibe^  iu  Wasser  oder 
in  Luft,  bei  einer  uud  derselbeu  Temperatur,  so  ist  der,  zur  Aufualime 
beider  Stiibe  bestimmte  Trog  in  der  Laugsaxe  des  lemuiskateuformigeu 
Tisches  so  zu  uioutireu,  dass  seiue  Axe  parallel  zu  der  Erstereu,  in  pas- 
seuder  Hohe  sicli  betiudet  uud  durch  die  Drehuugsaxe  geht.  Die  Stiibe 
wurdeu  alsdaun  2)arallel  zu  einauder  uud  symmetriscli  zur  Dreliungsaxe 
so  gut  wie  moglicli  justirt,  uachdeui  dièse  durch  die  3  Stellscliraubeu 
genau  vertikal  gestellt  ist.  Dauu  wird  der  Drehkomparator  vermittels 
des  Rollwageus  verschoben,  bis  die  Visirebeue  mit  der  Liingsaxe  des 
ersteu  Stabes  J  Ai  zusîimmenfiillt  uud  mittels  der  Feiube^yeguug  die 
Eudstriche  iu  die  deutliche  Sehweite  uud  symmetrisch  zu  den  o])tischeu 
Axeu  justirt. 

Augeuommeu  der  erste  Stab  liège  so,  dass  der  Strich  ./  uuter  dem 
Mikroskope  1  sich  belindet,  der  zweite  Stab  voru  uud  derart,  dass  dem 
Strich  A  des  ersteu  Stabes  der  Strich  B  des  zweiten  Stabes  gegeuiiber 
steht,  so  wird  uach  eiuer  Drehuug  des  Troges  um  genau  180°  uuumehr 
der  zweite  Stab  iu  der  Visirebeue  liegeu  uud  zwar  so,  dass  au  Stelle  von 
A  uuu  B,  uuter  dem  Mikroskope  I,  uud  au  Stelle  von  Ai  jetzt  B  unter 
dem  Mikroskope  II  sich  befiudet.  Nuu  wird  der  Stab  A\  B  uivellirt 
uud  auf  deutliche  Sehweite  eingestellt. 


')  Darch  eine  iihnliche  noch  etwas  einfachere  Konstruktion  erzielte  icL  im 
internationaleii  Mass-  und  Gewichtsbureau,  z.  B.  bei  2^  und  35  draden  eine 
solciie  Konstauz,  dass  wâhreiid  den  Vergleiclningen  des  Wasserstofftliermome- 
ters  mit  den  Quecksilbertliennometern,  die  Temperaturdifferenz  zwiscben  der 
ersten  und  der  letzten,  20  Minuten  auseinander  liegenden,  Ablesung  desselben 
Tiiermometers  oft  nicht  einmal  milirometrisch  messbar  war,  und  selten  0,01" 
iiberstieg.  In  Folge  dieser  giinstigen  Versucbsbedingungen  stimmten  die  ausge- 
glichenen  Gangdifferenzen  der  in  allen  Kombinationen  verglicbenen  Quecksil- 
bernormaltliermoiueter  so  gut  mit  den  beobachteten  iiberein,  dass  der  maximale 
Fehler  nur  ±  0,0011  betrug. 

^)  Travaux  et  mémoires  du  Bureau  international  des  poids  et  mesures. 
Tome  IV.  B.  Comparaisons  des  mètres  à  la  température  ambiante. 

ARCUTVES   NÉERLANDAISES,    SERIE    II.    TOME    V.  .  26 


40â  J.  PKllNET. 

Siiul  uacli  dem  Zurilckclrelien  in  die  Aufaugsstelluug  die  Striche  von 
A  und  Al  uoch  scharf  eingestellt  uud  in  der  Mitte  der  Gesiclitsfelder, 
so  ist  die  Jnstirung  volleudet;  audernfalls  fiihrt  eiiie  zweite  Annidie- 
rung  sofort  zum  Ziele.  Nach  Fixiriing  der  Anschliige,  welche  die 
Drehung  um  180°  markireii,  kann  die  Beobachtungsreihe  durchgefidirt 
werden^  ohue  dass  liiezu  ueue  Justiruugen  uotwendig  werdeu^  wenn  nur 
filr  genilgeiide  Sicherheit  in  der  Euhrung  gesorgt  ist. 

Dnrch  die  Art  der  Beobaclitungen  M'erden  bei  Anwendung  des  Dreh- 
komjjarators  die  absoluten  Neigungen  der  Mikroskope  in  keiuer  Weise 
beeinflusst.  Eelative  Neigungsanderuugen  in  Bezug  auf  die  Liingsaxen 
der  Stabe,  die  bei  unvollkoramener  Justirung  der  Dreliungsaxe  auftre- 
teu^  sind  von  vornherein  durcli  die  Justirung  der  Stiibe  kompensirt.  Es 
geniigt  hiezu,  dass  bei  der  Pointirung  die  Entfernungen  der  Striche 
von  den  Objektiven  dieselben  seien^  und  dièse  Bedingung  wird  bei  der 
Eeinjustirung  dnrch  die  scharfe  Einstellung  auf  deutliche  Sehweite  nach 
dem  von  Herrn  Cornu  angegebenen  Yerfahren  streuge  erfiillt  '). 

Der  Drehkomparator  gestattet  nun  ferner  behufs  Elimiuiruug  der 
oben  besproclienen  Strichaufl'assung  eine  relative  Vertauschung  der  Stiibe 
vorzunehmen,  ohne  dass  hiezu  ein,  den  Temjjeraturausgleich  storendes 
Oeffnen  der  Troge  und  das  Umlegen  der  Stabe  notwendig  wûrde.  Yer- 
schiebt  nian  namlich  nach  Schluss  der  ersten  Beobachtungsreihe  den 
E-ollwagen  um  die  Entfernung  der  beiden  Stabe  in  der  Eichtung  nach 
den  Mikroskopen  hin,  so  betîndet  sich  alsdann  der  Stab  B  Bi  in  der 
Visirebene^  aber  so^  dass  nun  der  Strieh  B  sich  unter  dem  Mikroskope  I 
befindet^  wiihrend  nach  der  Drehung  des  Troges  um  180°  der  Strieh  A-^ 
an  seine  Stelle  tritt.  Die  Stabe  liegen  also  in  der  neueu  Versuchsreihe 
genan  so,  als  waren  sie  in  der  urspriinglichen  Stellung  des  Komparators 
um  ihre  vertikale  Queraxe  um  180°  gedreht  worden;  und  es  kann  ohne 
wesentlichen    Zeitverlust   die  zweite  Beobachtungsreihe  durchgefûlirt, 


')  Werden  bei  den  Vergleicliungen  iïberdies  nach  dem  Vorschlage  der  Herren 
Geheimrat  Prof.  Dr.  Fôrster  und  Direktor  Prof.  Dr.  Hirscii  Hiilfsintervalle 
diesseits  und  jenseits  der  Hauptstriclie  gemessen,  und  daraus  der  Schraubenwert 
abgeleitet  so  wird  der  Pehler  einer  etwaigen  un  vollkonimeueu  Einstellung  auf 
deutliche  Sehweite  in  aller  Streuge  eliminirt.  Vergl.  Annexes  V  et  VI,  der 
Procès-Verbaux  des  Séances  du  Comité  international  des  poids  et  mesures  en 
1878.  Paris. 


ÛBER  EINEN   DUEUKOMPAllATOR  ZUli  VEUGLEICIiUNG,  U.  S.  W.       403 

und  so  der  Mittelwert  voii  einem  allfalligen  Pehler  in  der  Aufi'assuiig 
der  Striclie  befreit  werden. 

Ein  weiterer  bei  A^evgleichuiig  von  Stiiben  in  Liift  niclit  zu  nnter- 
schiltzender  Yorteil  des  Drehkomparators  besteht  darin^  dass  deni  Beo- 
bac'hter  abwecliselend  die  eine  und  andere  Seite  des  Troges  zngewandt 
wird,  wodurch  die  Temperaturbeeinflussung  du]-cli  Strahlung  bei  beiden 
Stiiben  in  gleiciier  Weise  sicli  vollzieht^  und  uicht  eiuseitig  wirktj  wie 
bei  deu  bisherigeu  Transversalkomparatoren  ').  Deshalb  wird  beim 
Drehkompai'ator  die  A^ertauscbuug  der  Stabe  in  Bezug  auf  ihre  Lage 
gegenilber  dem  Beobacbter  unnotig,  wenn  nicbt  die  huehste  Priizision 
erreiclit  werden  soll. 

Nacb  dem  Vorstehenden  kcinuen  wir  uns  in  Bezug  auf  die  Anweu- 
dung  des  Drehkomparators  zur  Bestimmung  von  absoluteu  Ausdeh- 
nungskoeffizienten  sehr  kurz  fassen.  Der  Unterschied  besteht  lediglicli 
darin,  dass  die  Stabe  in  zwei  verschiedeueu  Trogen  liegen,  von  deneii 
der  eine  wahrend  der  ganzen  Dauer  der  Yersuche  auf  konstanter  Tem- 
peratur  erhalten  wird,  widirend  die  Temperatur  des  andern  von  Be- 
obaclitnngsreihe  zu  Beobachtungsreihe  systematisch  variirt  wird  -^). 

Die  Justirungen  und  die  Beobachtuugen  geschehen  genau  in  dersel- 
beu  Weise,  wie  bei  den  Yergleichungen.  Auch  hier  kann  lediglich  durch 
eine  einmalige  Verschiebung  des  Eollwageus  um  die,  alsdann  circa  1  m. 
betrageude  Eutfernuug  der  beiden  Stilbe  die  Vertauschung  herbeigefiUirt, 
und  durcli  eine  zweite  Beobadituni>:sreihe  nicht  uur  die  Genauiffkeit  der 


')  Welclie  Langendifferenzen  zwischen  zwei  Staben  bei  laBge  andauernden 
Beobachtungsreihen  in  Luft  durch  den  Einfluss  der  Strahlung  des  Beobachters, 
selbst  duvcli  einen  mit  einer  ruhenden  Fliissigkeit  gefullten  âusseren  ïvog  hin- 
durch,  lierbeigefiilirt  werden  konnen,  wenn  nicht  durch  grosse  Kupfermassen 
flir  den  Ausgleich  der  Temperaturen  und  die  Aufhebung  der  indirekten  Be- 
strahlung  gesorgt  wird,  liabe  ich  im  IV.  Bande  der  Travaux  et  mémoires  nacli- 
gewiesen.  Loc.  cit.  pag.  124.  Anderseits  fàllt  die  Fehlerquelle  nach  den  Er- 
fahrungen  des  Herrn  Uirektor  Dr.  Benoît  weg,  wenn  beide  Troge  mit  Wasser- 
circulation  versehen  sind.  Vergl.  Travaux  et  mémoires  Bd.  II.  u.   III. 

^)  Hiezu  dienen  einerseits  die  oben  beschriebenen  Einrichtungen  der  Troge 
und  ferner  ein  geniigend  grosses  Wassergefiiss  mit  Temperaturregulator.  Zweck- 
miissig  ist  es  dabei  nach  dem  Vorgange  von  Herrn  Prof.  Dr.  Tijiesen  das 
Wasser  aus  den  Trogen  durch  Turbinen  wieder  in  das  temperirte  Réservoir 
zuriickzutreiben,  wodurch  die  Regulirung  wesentlich  erleichtert  wird. 

26* 


404  J.  PEIINET. 

Ausdehuungsbestiminung  erholit,  soudern  ziigleicli  die  Gleichung  der 
Stabe  einwiirfsfrei  ermittelt  werden. 

lu  den  pliysikalisclien  Laboratorien  fiir  wissen.schaftliche  Untersu- 
chmigeu  miisseii  vielfach  die  Febler  von  Theilungeu  erinittelt^  uiid  be- 
liebige  Intervalle  ausgemesseu  werden,  wobei  allerdings  raeist  nicht  die 
liiichste  Genauigkeit  erforderlich  ist.  Fur  diesen  Pall  diirfte  sich  eine 
aliuliclie  Disposition  em])fehlen,  wie  ich  sie  bereits  im  Jahre  ISSS,  an- 
lasslich  eines  Projektes  fiir  einen  Universalkomparator  fiir  die  Pliysika- 
lisch  Teclmische  Reiclisanstalt  vorgeschlagen,  aber  bisher  uiclit  publicirt 
habe. 

Statt  die  Mikroskope  an  den  Pfeilern  zn  befestigen,  werden  sie  auf 
Schlitten  montirt,  welche  auf  3  abgedrehten  uiul  geschliffenen  Stahl- 
cylindern  gleiten  die  parallel  zu  eiuauder  iu  passeuder  Hôhe  und  Ent- 
fernung  die  Pfeiler  iiberbriicken^  uiul  an  ihren  Enden  durch  Eassungen 
verbuuden  sind.  Wabrend  die  eine  derselbeu  auf  deni  einen  Pfeiler  sich 
fest  aufstiitzt,  gleitet  die  andere  auf  dem  zweiten  Pfeiler  raittels  Eollen 
auf  einer  glatten,  fûhrenden  Unterlage,  so  dass  das  System  bei  Terape- 
raturanderungeu  sich  frei  ausdehnen  kann.  Wiirde  es  gelingen  ohne 
allzu  grosse  Kosten  die  Rohren  ans  der  von  Herrn  Dr.  GuillaUxMT-: 
gefundenen,  fast  ausdehungslosen  Nickelstahllegieruug  herzustellen,  so 
wiirde  dies  ausserst  wertvoll  sein,  da  alsdann  der  Einfluss  wechselnder 
Temperatureu  auf  die  Entfernung  der  Mikroskope  verschwindend 
klein  sein  wiirde. 

Schwieriger  ist  es,  die  Durchbiegung  der  Eôhren  namentlich  bei  ver- 
schiedeuen  Belastungeu,  bei  einer  Spanuweitevon  1  in.  70,  zubeseitigeu. 
Hiezu  diirfte  es  sich  empfehlen,  wie  damais  bereits  in  Aussicht  genommen 
war,  die  EcJhren  mittels  passend  verteilter,  verstellbarer  Stiitzen,  die  auf 
starken  doppelten  T  Trâgern  ruheu,  justirbar  zu  machen,  und  die  Mi- 
kroskopschlitteu  nur  mit  einem  Bruchteil  ihres  Gewichtes  auf  den 
Eôhren  aufliegeu  zu  lassen.  Zur  KontroUe  der  Justirung  ist  auf  dem 
Schlitten  ein  Niveau  in  der  Richtung  der  Eôhren,  und  eines  senkrecht 
dazu  montirt.  Auf  die  Détails,  die  seinerzeit  mit  Unterstiitziing  seitens 
der  Herren  Dr,  Eichard  Wurtzel,  Prof.  Dr.  Juger  und  Prof.  Dr. 
Grumlich  ausgearbeitet  worden  sind,  kann  hier  nicht  niiher  eingetreteu 
werden. 

Dagegen  diirfte  ein  damais  schon  von  mir  gemachter,  und  seither 
nicht  unwesentlich  verbesserter  Vorschlag  von  allgemeinerem  Interesse 
sein,  wonach  zur  raschen  Bestimmuug  der  Theilungsfehler  eines  Mass- 


ÛBRR  EINEN  DREIIKOML'AIJATOI!  ZUR,  VERGLEICHUNG,   U.  S.  W.       405 

stabes  nielinu'e  Mikvoskope  auf  einem  Sclilitten  oclei*  Wageii  parallel  zu 
einaiider  uiid  iu  bestimmteu  Abstiindeii  zu  befestigen  wiireii.  Zweck- 
miissig  dilrfte  es  seiu^  auf  einem  Sclilitten  von  7  Dezimetcr  Lange  im 
Abstande  von  bezw.  1^  2,  4  und  6  Deziraeter  von  einem  Raude  4  Mi- 
krometermikrossko2)e  justirbar  zu  montiren.  Dann  ist  es  bei  passender 
Stellung  des  Wagens  moglich^  Intervalle  von  1^  'Z,  S,  1<  und  5  Dezi- 
raeter  ')  sehr  rascli  und  uuabhiiugig  von  einander  auszumessen,  wenn 
die  hiezu  erforderlichen  Einstellungen  in  passender  Eeihenfolge  so  oft 
als  notwendig  wiederliolt  werden.  Die  zu  verscliiedenen  Zeiten  erfol- 
gendcii  Einstellungen  desselben  Mikroskopes  auf  denselben  Teilstricli 
dienen  zur  Kontrolle  etwaiger  Verschiebungeu  des  Schlittens^  und  geben 
iiberdies  ein  Mass  fur  die  Einstellungsfehler. 

Beginnt  man  die  Messungen  in  der  Stellung  des  Sclilittens  woselbst 
das  zweite  Mikroskop  iiber  dem  Nullstrich  des  Metcrstabes  sich  betindet 
und  verscliiebt  dann  den  Sclilitten  von  Dezimeter  zu  Dezimeter,  bis  das 
zweite  Mikroskop  liber  dem  Endstricli  stelit,  so  konnen  verlialtnismassig 
mscli  aile  zur  Bereclinung  der  inneru  Theilungsfehler  der  Dezimeter  der 
eiuzelnen  Hiilften  (0-50)  nnd  (50-100)  nach  der  von  Herrn  Prof.  Thiesen 
und  Herrn  Markk  zur  Ivalibrirung  der  Thermometer  angegebenen  Mé- 
thode und  zngleicli  die  zur  genauen  Yergleiclmng  der  beider  Hiilften 
erforderlichen  Beobachtimgen  gewonnen  und  die  Theilungsfehler  auf 
das  Intervall  0-LOO  bezogen  werden-). 

Dièses  Yerfahren  dûrfte  nach  den  inzwischen  von  Herrn  Dr.  Guil- 
laume ani  STARKE'schen  Universalkomparator  des  internatioualen  Mass- 
und  Gewiehtsbureaus  bei  Beobachtungen  ilhnlicher  Art  gemachten  Er- 
fahrungen  zu  reclit  guten  Piesnltaten  fiihren,  und  daher  demjenigen 
noch  vorzuziehen  sein,  welches  icli  in  Erweiteruug  der  von  Herrn 
Staatsrat  Direktor  Dr.  H.  v.  Wild  in  seinen  metrologischeu  Studien 
veroffentlichten  Méthode  entwickelt  habe  ^),  und  welches  fiir  die  meis- 
ten  Zwecke  bereits  vollstiindig  gemigt. 


')  Die  Komlnnation  orlaubt  das  Intervall  von  2  Dezimeter  zweimal  mit  ver- 
schiedenen  Mikroskopen  zu  messen,  wenn  dies  von  "Wert  ersclieinen  sollte. 

^'>  C.vrl's  Repertovium  fiir  Experimentalphysik,  XV  Bd.  Travaux  et  mémoi- 
res, Tome  II,  pag.  35—40.  Tome  IV,  pag.  18—52. 

^)  Vergl.  Travaux  et  mémoires  Tome  IV.  pag.  99,  woselbst  auch  das  Schéma 
der  Bereclinung  fiir  den  obigen  Fall  angegeben  ist. 


406  J.  PERNET.  ÛBER  EINEN  DREHKOMPARATOE,,  U.  S.  W . 

Zur  Beurtlieiluug  client  die  belmfs  Elimiiiimiig  des  Temperatur- 
einflusses  iu  umgekehrter  Reihenfolge  zu  wiederholende  Messungsreilie. 
Ferner  bietet  der  Drehkomparator  die  Moglichkeit,  iiach  eiuer  Drehung 
um  180°^  deii  Eiufluss  der  Strichauffassmig  zu  eliminiren. 

Die  vorsteliendeu  Ausfûhrungen  diirfteu  genugen,  um  darzutun, 
dass  der  Drelikomparator  wirklich  alleu  billigeu  Anforderungeu  an  ein 
Uuiversalinstrumeut  fiir  Laugen-  uud  Ausdeliuuugsbestimmungeu  eut- 
sprecheu  diirfte. 


Zurich. 


SUR  LA  RELATION  ENTRE  LES  MODIFICATIONS, 

SURIES  PAR  LE  VOLUME  SPÉCIFIQUE  DE  LA  VAPEUR  SATURÉE 

ET  CELUI  DU  LIQUIDE  COEXISTANT 

SOUS  l'influence  des  VARIATIONS  DE  TEMPÉRATURE 


J.  D.  VAN  DEE,  WAALS. 


Dans  la  deuxième  partie  de  mon  mémoire:  „Continuitiit  des  gasfor- 
migen  und  tlûssigen  Znstandes",  j'ai  donné  au  paragraphe  §^  page  101 
une  règle  relative  aux  modifications  que  subit  la  courbe  binodale  d^un 
mélange  quand  on  modifie  la  température.  Supposons  à  une  tempéra- 
ture donnée,  pour  chaque  valeur  de  .p,  dessinés  les  deux  volumes,  savoir 
celui  de  la  vapeur  saturée  et  celui  du  liquide  coexistant  avec  elle.  Nous 
obtiendrons  deux  branches,  qui,  suivant  les  valeurs  de  r,  pourront  ou 
rester  complètement  séparées,  ou  s'être  confondues  en  une  courbe  uni- 
que. Quand  la  température  s'élève  les  deux  branches  se  rapprochent 
l'une  de  l'autre,  par  un  mouvement  simultané.  Soit  un  point  sur  la 
courbe  binodale,  que  l'on  choisit  comme  premier  point,  et  soit  comme 
deuxième  point  celui  qui  exprime  l'état  des  phases  coexistantes,  de  telle 
sorte  que  w,  et  .i\  soient  les  coordonnées  du  point  choisi,  r.-,  et  ^"2  celles 
du  ])oint  conjugué.  Alors  le  mouvement  du  point  clioisi,  sous  l'influence 
des  modifications  de  température,  sera  déterminé  jjar  l'équation  de  la 
page  104: 


dr  =  0. 


408  .T.    D.  VAN  DEll  WAALS. 

Pour  arriver  à  la  conclusion  que  les  deux  branches  se  rai)procheut 
l'une  de  l'autre  quand  la  température  s'élève,  et  que  par  suite,  chez  le& 
mélanges  de  substances  normales,  il  n'y  a  jamais  deux  courbes  conno- 
dales,  correspondant  à  des  températures  ditf'érentes,  qui  se  coupent,  il  a 
suffi  (p.  105)  de  montrer  que  (f.,,),.  et  (f,o)(i  ont  le  même  signe,  et  sont 
négatifs.  De  la  signification  de  ces  grandeurs,  j'ai  déduit  dans  mon 
mémoire  : 

(^21  )'-'   = ^'2  (A'i    -J-  J^-l- 2  ^'12) 

et  par  suite  aussi: 

(.,,),  =  -r,(A',  -r-A', -2AV,). 

Or,  comme  la  valeur  de  K^  -\-  K.,  —  '^ ^\2  permettait  de  conclure 
qu'elle  est  positive. 


[^■n)v        1^,2  h' 


est  positif,  ou 


V-21;" 


et 


température,  par  (  1 — '^'yr^  )  fois  cette  quantité. 


sont  négatifs. 

Si  Ton  veut  réellement  ramener  (^21)''  à  la  forme  — r.,  (Â'j  -|- 
K.,  —  2  K^^),  il  faudra  établir  que  si  une  substance  homogène  augmente 
de  volume,  l'augmentation  de  Ténergie  potentielle  peut  être  en  effet 
représentée  par  le  produit  de  la  pression  moléculaire  et  de  l'augmenta- 
tion de  volume;  ou  bien,  si  la  pression  moléculaire  est  fonction  de  la 
fjr] 

7(; 

Si  lors  de  l'augmentation  de  volume  le  groupement  moléculaire  se 
modifiait  aussi,  et  qu'il  passât  d'un  état  de  plus  grande  à  un  état  de 
moindre  complexité,  raugmentation  d'énergie  ne  se  retrouverait  pas  seu- 
lement dans  le  travail  de  la  pression  moléculaire,  et  ne  jjourrait  pas  non 
plus  être  représentée  en  multipliant  ce  travail  par  un  facteur  dépendant 
uniquement  de  la  température. 

Ces  considérations  conduisent  à  soumettre  au  contrôle  de  l'expérience 
les  conséquences  de  l'équation  différentielle  donnée.  S'il  y  avait  des 
observations  nous  permettant  de  déduire  et  de  mesurer  la  valeur  numé- 
rique des  conséquences  directes,  nous  aurions  fait  un  pas  de  plus  vers 


SUR  LA  RELATION   ENTRE  LES  MODIFICATIONS,  ETC.  409 

la  solution  (ruiie  question  telle  que  la  suivante:  L'attraction  molécu- 
laire d'une  substance  est-elle  réellement  telle  qu'elle  conduit  à  une 
pression  superiicielle,  peu  importe  que  cette  dernière  soit  une  fonction  de 
la  température?  Ou  bien  les  substances  qui  réclament  pour  la  ^^ression 
moléculaire  une  fonction  de  la  température  ne  se  conduisent-elles  ainsi 
qu'en  apparence,  et  l'augmentation  d'énergie  qui  vient  s'ajouter  à  celle 
résultant  de  la  pression  moléculaire  non  en  rapport  avec  la  température 
ne  doit-elle  être  attribuée  qu'à  une  moditication  du  groupement  molé- 
culaire? Je  ne  connais  toutefois,  en  vue  du  problème  général  pour 
un  mélange,  aucune  observation  qui  puisse  servir  à  cet  etï'et.  Mais  pour 
les  composantes  elles-mêmes  l'équation  difFérentielle  conduit  à  des  con- 
clusions susce2:)tibles  d'être  contrôlées  par  l'expérience,  ou  qui  tout  au 
moins  pourraient  être  sans  de  grand  inconvénients  directement  étudiées 
par  des  observations  expressément  faites. 

Pour  une   substance   unique  Téquatiou  différentielle  se  simplifie  et 
devient: 

(''2  —  "i  )  ^  '^^\  =  '\  (^'.  +  A-,  -  2  A',  0  "^ . 
o  i\"  r 

Or  comme  on  a 

TT  —  —       K  —±        V    —  JL 

on  peut  également  écrire: 

(,,-,,)(-|'-i)*,=,,«(i_iyi- (1) 

et  Ton  trouve  pour  la  phase  coexistante: 

"■■-<-©;— -a -0T (^) 

Soient  v^  le  volume  du  liquide  et  r.,  celui  de  la  vapeur;  alors  o^  ^  i\ 
et  nous  trouvons  que  j)our  une  valeur  positive  de  dr,  di\  est  positif  et 
r/r._,  négatif. 

Ou  déduit  plus  simplement  ces  équations  d'une  manière  directe.  Eu 

enet,  de  r  ^-  ^=p-\ —  on  tire  : 

dr  V2  —  ■?', 


410  J.  D.  VAN  DER  WAALS. 

et^  considérant  que  l'on  a  : 
on  obtient  : 

/^  dp  \     (k\  à  l\ . 

\^v^y  T  dr  v.^- — 1\ 

Jusqu'à  présent  l'expression  a  été  complètement  déduite  de  règles  ther- 
modynamiques. Posons  maintenant  s  = [-  Cp  (r),  ainsi  qu'il  ré- 
sulte de  riiypothèse  d'une  pression  moléculaire  de  la  forme  —  ;  nous  re- 
trouvons les  équations  (1)  et  (2)  ci-dessus.  Si  toutefois  la  pression  molé- 
culaire doit  être  multipliée  ])ar  un  facteur  de  température,  tel  que  /  (r). 


il  faudra  multiplier  les  deuxièmes  membres  des  équations  par /'(r)    1 

Dans  Tun  et  l'autre  cas  toutefois  on  arrive  à  l'équation  (3)  suivante; 


-<©;—©/'•= («) 


\r'ti\ 


Or — ~\~j~)    exprime  ce  qu'on  appelle  le  coefficient  de  compres- 

sibilité;  représentant  ce  dernier  par  le  signe  /3,  alors  l'équation  (3)  se 
laisse  simplifier  comme  suit  : 

''^  =  ~"^ w 

Pi  P2 

Cette  forme  ])lus  simple  ne  sera  toutefois  pas  obtenue  si  e  possède 
un  plus  haut  degré  de  complication  que  ne  le  réclame  une  pression  molé- 
culaire, proportionnelle  au  carré  de  la  densité.  C'est  ainsi  que,  si  l'on 

écrit  avec  Clausius  - — , — r^    Téquation  (3)  prend  la  forme 

[v  -\-  a,Y 


SUR  LA  EELATION  ENTRE  LES  MODIFICATIONS,  ETC.  411 

Du  moment  qae  l'on  donne  à  x  nn  valeur  de  Tordre  du  volume  du 
liquide  (ce  qui  arrive  géuéralement  quand  on  se  sert  de  cette  expression 
empirique  de  Clausius),  on  n'est  plus  conduit  à  l'équation  (4),  mais  à 
une  autre  de  la  forme 

i\  -j-  a  di\ Xf-i  -|-  oi-K  dn^ 


"(^-) 


i\      /3j             \     v.^    J  (3,  ' 
Soit  v.i  un  volume  de  vapeur;  alors  le  facteur  — ne  s'écarte  plus 

'V-2 

guère  de  Tunité,  ce  qui  pourra  bien  être  le  cas  au  contraire  du  facteur 

Je  suis  donc  amené  à  conclure  que,  si  l'on  soumet  la  relation  simple 
(4)  au  contrôle  de  l'expérience,  on  sera  renseigné  dans  une  large  mesure 
sur  le  fait  s'il  est  oui  ou  non  légitime  d'admettre  une  pression  molécu- 
laire, et  sur  la  forme  de  cette  grandeur. 

Nous  ne  disposons  évidemment  pas  à  l'heure  qu'il  est  de  recherches 
oii  l'on  s'est  directement  proposé  d'étudier  l'exactitude  delà  relation  (4). 
Ces  observations  devront  posséder  un  haut  degré  de  précision,  attendu 
que  la  formule  (4)  exprime  un  rapport  entre  deux  différentielles  ^/^i  etdv^ , 
tandis  que  /3j  et  (3.2  sont  les  coefficients  de  compressibilité  sous  tem^iéra- 
ture  constante  dans  l'état  précis  des  phases  coexistantes.  Ces  coefficients 
ne  peuvent  être  remplacés  par  des  valeurs  moyennes. 

Cependant  nous  sommes  en  mesure  pour  le  moment  de  mettre  à 
l'épreuve  l'exactitude  approximative  de  la  relation  donnée.  Le  résultat 
de  cette  recherche  m'a  paru  assez  surprenant  pour  le  communiquer  ici. 
Les  observations  de  Sidney  Young  nous  ont  appris  à  connaître  pour 
une  série  de  substances  les  valeurs  de  r,  et  v^  à  une  série  de  tempéra- 
tures pas  trop  éloignées  les  unes  des  autres;  nous  pouvons  donc  con- 
clure à  des  valeurs  de  S.i\  et  Arg  dont  les  rapports  ne  s'écartent  pas 
trop  du  rapport  de  di\  et  do^.  La  valeur  de  /3j  sous  forme  liquide  peut 
être  empruntée  à  des  observations  d'AsEAGAT.  Dans  la  première  partie 
de  la  „Continuitat"  page  171  (2*^  édition),  j'ai  donné  les  valeurs  de  /Sj 
pour  réther  à  quelques  températures,  en  les  complétant  ])ar  les  valeurs 
que  l'on  pourrait  également  calculer  pour  Féther  par  l'application  de 
la  loi  des  états  correspondants.  Seules  les  valeurs  de  /Sg  n'ont  pas  été 
directement  déterminées.   Si  toutefois  on  se  borne  aux  cas  dans  lesquels 


412  .T.  D,    VAN   DER  WAALS, 

la  deuxième  phase  est  une  phase  vapeur  de  faible  densité,  nous  pouvons 
en  vue  d'un  contrôle  préliminaire  admettre  la  valeur  fournie  par  la  loi 

de  Boylt:  (Mariotte),  savoir  -,  p  devant  être  exprimé  en  atmosphères 

1' 
comme  on  Ta  fait  de  même  pour  la  valeur  de  pj  dans  l'expression  dp. 

L'équation  (  i<)  prend  doue  la  forme 

di\ 

Pi 

et  il  importe  peu  en  quelle  unité  on  exprime  la  volume.  Mais  aux  très 
basses  températures  Ay.^  varie  si  rapidement  que  la  vérification  aurait 
ici  ])eu  de  sens.  J'ai  donc  dû  me  boruer  à  choisir  une  couple  de  données 
de  SiDNEY  YouxG,  oii  il  est  assez  bien  satisfait  aux  diverses  condi- 
tions, mais  oii  la  pression  de  la  phase  vapeur  monte  jusque  5  ou  6 
atmosphères,  et  oii  par  conséquent  /3^   ne   peut  plus  être  exactement 

représenté  par-.    On  pourrait  naturellement   calculer  l'écart  de  cette 

valeur,  tout  au  moins  d'une  manière   approchée.    C'est  ce  que  je  n'ai 
pas  fait,  parce  que  les  autres  nombres  donnés  par  l'observation  ne  sont 
pas  absolument  ceux  que  réclamerait  la  formule.  Aussi  ne  doit-on  con- 
sidérer ce  qui  suit  que  comme  une  vérification  préliminaire. 
Pour  l'éther  Sidney  Youno  donne  p.  ex.  en  mesure  critique: 

yj=  0,4083  r,  =  28,3 

y,  =0,1-209  v,_=\l,\ 

yj  =0,4368  ?',  =  12,15 

y,  =0,4596  v.^=    8,38 

Par  conséquent,  aux  valeurs  suivantes  de  A^j,  correspondent  jjour 
Ay2  les  valeurs  placées  eu  regard: 

A  ?'i=  0,0176  A /^=  — 11,2 

A  r,  =0,0159  ^^2=—    4,95 

A;;,  =0,0228  Ar2  =  —    3,77 

Prenons  pour  la  température  à  laquelle peut  être  égalé  à  -~, 


SUR  I,A   RELATION"  ENTRE  LES  MODIFICATIONS,  ETC.  413 

la  moyenne  arithmétique  des  températures  initiale  et  iinale  ;  cela  pourra 
être  considéré  comme  suffisamment  exact.  Nous  devrons  à  ])résent prendre 
pour  p  la  valeur  correspondant  ù  cette  moyenne  arithmétique.  Cette 
valeur  de  p  pourrait  être  empruntée  au  tableau  de  Yottng,  soit  par 
interpolation,  soit  au  moyeu  d'une  re])résentation  graphique.  Dans  ce 
contrôle  préliminaire,  je  me  suis  contenté  d'une  valeur  aj)procliée.  Pour 
les  trois  valeurs  correspondautes  de  \i\  et  — Ad^^,  les  valeurs  de  TQÏp 
sont  les  suivantes: 

T  =  273+    81,5  iJ  =  4,l 

r  =  273-f    98,9  ^j  =  6,35 

r  =  273 -1-114,6  i>  =  8,9    environ. 

Ces  nombres  permettent  de  calculer  pour  pj  les  valeurs  suivantes: 

/3  «1^5  =  0,000383 
^  98,0  =  0,000506 
/3  114.0  =  0,000650 

tandis  que  daus  le  tableau  (p.  171  Contiuuitilt  I),  ou  trouve  les  nombres 
suivants: 

/3  78,5  =  0,000367 

/Sgo     =0,000555 

/3iio   =0,000672 

Or  si  nous  remarquons  que  /3^,  à  des  pressions  de  6  et  9  atmosphères. 

ne  pourra  plus  être  représenté  par  -,  mais  sera  plus  grand  ')  et  qu'il 

faudra  donc  trouver  pour  /Sj  également  une  valeur  plus  grande,  la  con- 
cordance peut  être  considérée  fort  satisfaisante.  L'augmentation  ra])ide 
de  /3t  avec  la  température  est  également  confirmée  par  ces  calculs,  et 
d'une  manière  tout  inattendue. 

Pour  utiliser  également  les  observations  de  Sidney  Young  aux  basses 


^)  Sous  une  pression  de  jj  atmosphères  il  faudra  attendre  des  écaits  de  plus  de 
^  pour  cent. 


414  j.  D.  VAN  dp:r  vvaals. 

températures^  afin  de  contrôler  les  relations  données,  il  faudra  commen- 
cer ])ar  transformer  Téquatiou 

r/r, 

Pi 

Selon  que   f  est  plus  bas,  la  phase  vapeur  sera  plus  diluée,  et  obéira 

donc  davantage  à  la  relation  pv.,  =  lit. 

Réduisons  au  moyen  de  cette  relation  — pdv-i  à  v.^dp — RcIt  ou 

Rrdp 

RdT,  nous  aurons: 

P 

^pdr  ' 

Et  comme  daus  le  tableau  de  Sidxey  Youxg  les  volumes,  pressions 
et  températures  sont  exprimés  en  mesure  critique,  nous  aurons  à 
calculer 

Vk  jV^ 

Pi  '''/.■ 


On  trouve  alors: 


d'^ 


Pi        2^k'Vk  ^p  d.T  ' 

Remarquons   que   Ton   a   trouvé  pk  Vk  =  i^>  et  posons  —  =  ;//, 

0,0  Ti- 

—  =  V,  —  =  ^;  alors  la  dernière  équation  devient 
rk  Pk 

do.  cm  dTT  ) 

—-  =  6,bpk ~, i    dm. 

Pi  (  ;r  dm,  > 

La  valeur  de  3,8  pk  peut  être  posée  égale  à  135,  et  — -r-  peut  être 

T  dm 

calculé  d'après  les  tableaux  de  Sidxey  Youxg  ou,  ainsi  que  je  Tai  déjà 
maintes   fois   montre,  être  posé  approximativement  égal  à  — .    Daus  les 


SUR  LA  RELATION  ENTRE  LES  MODIFICATIONS,  ETC.  415 

tableaux  de  Zeuner  on  trouve  cette  valeur  pour  Tétlier^  calculée  d'après 

7  2 
des  observations  de  Eegnault.    Elle  se  rai)prochc  davantao-e  de  -^—, 

w, 

ce  qui  aux  températures  inférieures  sera  iucontestablement  plus  exact. 
Ceci  conduit  à  calculer  /3,  au  moyeu  de  Téquation  suivante: 


^^       dm  13i 

1 

5      7  2 
m 

Des  valeurs 

.;//«=.  0,6097 

v^  =  0,3631 

,1,^  =  0,0 144 

v^  =  0,3729 

M.x  -f-  m^ 

= 

0,627, 

ou  tire,  pour  /  = 

=  20°,1: 

0,0098    1 

1 

1  n 

=  0,000197 

En  examinant  le  tableau  pour  /3  (1.  c.)  on  serait  tenté  de  conclure  à  une 
valeur  plus  faible,  telle  que  0,000188. 
Des  calculs  de  cette  esjjèce  donnent: 

/337,8=  0,000231 
/360  =  0,00029. 

On  ne  saurait  très  bien  déduire  du  tableau  une  valeur  correspondant 
à  /^  =  37°,8.  Celle  relative  à  i  =  60^  correspondrait  presque  complète- 
ment à  la  valeur  que  nous  avons  calculée. 

Pour  les   valeurs  supérieures  de  t,  nous  rencontrons  la  difficulté  que 

p2  ne  peut  plus  être  assez  exactement  représente  par  -. 
De  tout  ceci  il  résulte  que  Féquation 

dv^ dv.-^ 

possède  un  haut  degré  d'approximation.   Est-elle  complètement  exacte, 


llf)  J.  D.   VAN  DER  WAALS.    SUR  LA  RELATION,  ETC. 

et  riijpotlièse  qui  y  a  conduit,  savoir  que  l'ejiergie  potentielle  d'uue 
substance  normale  peut  être  entièrement  calculée  au  moyen  du  travail 
d'uue  pression  superficielle,  est-elle  absolument  confirmée  par  Texpé- 
rieuce?  C'est  ce  que  seules  des  recherches  expérimentales  directes  pour- 
ront  élucider.    Si    cette   relation   était   entièrement   prouvée,   il    serait 

démontré  ciue  la  pression  moléculaire  est  strictement  de  la  forme  -^flr); 

et  pour  mettre  entièrement  Téquation  d'état  d'accord  avec  Texpérience, 

il  serait  simplement  nécessaire  de  chercher  la  valeur  de  t. 


QUELQUES  REMARQUES 
SUR  l'équation  CARACTÉRISTIQUE  DES  FLUIDES 


DANIEL  BERTHELOT. 


I. 

LA  FORMULE  DES  GAZ  PARFAITS,    l'ÉQUATION  DE  VAN  DER  WaALS, 

Jusque  vers  1850  la  plupart  des  physiciens,  guidés  par  l'idée  précon- 
çue de  „la  simplicité  des  lois  de  la  nature"  admettaient,  même  après 
les  expériences  de  Despretz  et  de  Pouillet,  la  rigueur  de  la  formule 
des  gaz  jjarfaits  jw  =  R  T. 

Les  reclierclies  de  Regnault  obligèrent  à  y  renoncer;  lui  même  con- 
cluait :  „La  forme  de  la  fonction  est  évidemment  trop  complexe  pour 
qu'on  puisse  espérer  la  trouver  uniquement  par  la  méthode  expérimen- 
tale. 11  est  à  désirer  que  les  géomètres  veuillent  bien  la  recliercher  en 
développant  au  moyen  de  l'analyse  quelques  hypothèses  sur  les  forces 
moléculaires/' 

HiRN  eut  l'intuition  des  deux  facteurs  physiques  propres  à  ex])liquer 
les  écarts  à  la  loi  des  gaz  parfaits.  Il  admit  que  Féquation  des  lluides 
devait,  à  une  température  donnée,  être  du  type  {p-\-P){v — F)  =  con- 
stant, c'est  à  dire  qu'à  la  pression  manométrique  p  il  fallait  ajouter  la 
pression  interne  P  due  à  l'attraction  des  molécules  et  que  du  volume 
apparent  v  du  fluide,  il  fallait  retrancher  le  volume  V  des  molécules. 
Mais  il  ne  sut  pas  évaluer  le  terme  P  qu'il  supposa  inversement  propor- 
tionnel à  V. 

Il  était  réservé  à  van  der  Waals  de  donner  la  première  solution 
satisfaisante  du  problème.  Dans  sa  thèse  classique  de  1873  sur  la  „con- 

ARCHIVES    NÉERLANDAISES,    SERIE    II.    TOME    V.  27 


418  DANIEL  BERTHELOT. 

tiuu.ité  des  ctats  liquide  et  gazeux"  il  arriva  par  une  discussion  théorique 
approfondie  à  Téquatioii 

(1)  Qj^±^i^,^b)  =  RT 

à  laquelle  son  nom  est  attaché.  Les  3  constantes^  a,  h,  R  ont  un  sens 
physique  bien  net  :  a  représente  l'attraction  spécifique  moléculaire,  h 
un  multiple  du  volume  des  molécules,  R  la  constante  de  Téquation 
pv^  R'f  des  gaz  parfaits,  laquelle  est  sous  la  dépendance  immédiate  du 
poids  moléculaire.  Il  montra  que  cette  équation  rendait  compte  des 
propriétés  essentielles  des  fluides  et  particulièrement  des  phénomènes 
critiques  découverts  par  Andrews.  Et  depuis  il  a  su  rap2)liquer  avec 
un  rare  pénétration  à  la  solution  des  questions  nouvelles  posées  par 
les  progrès  de  la  science. 

L'équation  de  van  der  Waals  représente  bien  les  grandes  lignes  du 
phénomène;  mais  les  physiciens  qui  ont  voulu  descendre  dans  les  dé- 
tails soit  de  l'analyse,  soit  des  applications  pratiques  ont  toujours  été 
amenés  à  y  introduire  des  modifications  plus  ou  moins  profondes. 


IL    modifications    a    la    rORMULE    DE  VAN  DER  WaALS  EÏ  EQUATIONS 
CARACTÉRISTIQUES  A  PLUS  DE  TROIS  CONSTANTES. 

Les  modifications  qui  ont  été  proposées  à  l'équation  de  van  der 
Waals  se  rangent  en  deux  groupes  difierents;  les  unes  ont  été  inspirées 
de  vues  théoriques,  les  autres  dérivent  de  raisons  empiriques. 

Au  point  de  vue  théorique,  van  der  Waals,  ajjrès  être  parti  de  la 
formule  du  viriel  de  Clausius,  adoptait  successivement  pour  évaluer 
la  pression  interne  et  le  covolume  deux  voies  difierentes,  sans  lien  avec 
cette  formule. 

Le  mode  de  calcul  qu'il  choisit  souleva  quelques  objections  de  la 
part  de  Maxwell  ^),  dont  la  voix  autorisée  fut  d'ailleurs  la  première 
à  signaler  dès  1874  l'exceptionnelle  portée  de  son  travail. 

H.  A.  LoRENTz  ^)  perfectionna  la  théorie  et  donna  une  belle  discussion 


')  Nature.  Vol.  X,  octobre  1874. 
*)  Wied.  Aun.  t.  XI  F,  1881. 


QUELQUES  REMARQUES  SUR  l'ÉQUATION   P:TC.  419 

ciuét.it{ue  de  la  question  fondée  uniquement  sur  le  théorème  du  viriel. 
Il  arriva  à  T équation 

qui  peut  s'écrire 

p[o—h)  =  KT, 

si  l'on  suppose  v  assez  grand  pour  négliger  les  puissances  de  Z(/r  supéri- 
eures à  la  première. 

La  marche  indiquée  par  ce  maître  éminent  de  la  Physique  mathéma- 
tique a  généralement  été  adoptée  par  ses  successeurs.  La  théorie  a  été 
aj^profoiidie  par  van  der  Waals  lui-même^  Korteweg^  Jaeger,  Boltz- 
MANN.  .  .  Toutes  les  discussions  cinétiques  mènent  à  des  équations 
de  forme 

mais  les  auteurs  diffèrent  sur  les  valeurs  des  coefficients  iXj ,  ^^ ..  . 
Selon  BoLTZMANN  et  J  aeger  a.^  =  5/8;  tandis  que  selon  van  dek,  W  aals  ') 
^j  =  15/32.  Si  Ton  divise  les  deux  membres  de  Téquation  précédente 
par  la  parenthèse,  on  retombe  sur  la  formule  de  van  der  Waals  dans 
laquelle  le  covolume  est  regardé  comme  variable. 

(3)  /.  =  4«(l-/3,^  +  ,3,^--...) 

D'après  ce  qui  précède,  ou  a  selon  van  der  Waals /oj  =  17/32, 
selon  BoLTZMANN  et  J  aeger  /3j  =3/8.  Quant  au  terme  /j^,  il  est  égal 
d'après  van  der  Waals-)  à  0,0958;  d'après  Boltzmann  à  0,0369. 
Les  calculs  théoriques  sur  lesquels  repose  Tévaluation  de  /S^  due  à  IVl. 
VAN  Laar  sont  tellement  compliqués  que  l'évaluation  des  termes  supé- 
rieures est  pratiquement  impossible. 

Telles  sont  les  principales  modifications  à  la  formule  de  van  der 
Waals  basées  sur  des  vues  théoriques. 


')  Continuitat,  etc.  2te  Auliage,  p.  G5,  1899. 

^)  Akad.  van  Wet.  te  Amsterdam,  t.  I,  p.  273,  398,  468.  1899. 

27^ 


420  DANIEL  BEllTHELOT. 

Beaucoup  plus  nombreux  eucore  ont  été  les  changements  motivés  par 
des  rai.5ons  empiriques.  Van  der  Waals  avait  bien  montré  l'accord 
qualitatif  de  son  équation  avec  les  expériences  d'ÂNDREWs;  mais  Clau- 
sius  par  une  comparaison  attentive  tit  ressortir  des  différences  quanti- 
tatives notables;  pour  y  remédier  il  moditia  l'évaluation  de  la  pression 
interne  de  van  der  Waals  et  admit  que  le  terme  a  au  lieu  d'être  con- 
stant variait  en  raison  inverse  de  T  et  qu'il  fallait  remplacer  Ijv^  par 
lj{v  -\-  d)-,  d  étant  une  nouvelle  constante  à  laquelle  il  ne  chercha  pas 
d'ailleurs  à  donner  une  signification  théorique.  Il  posait  donc 

W  ^  +  r(^»]('-'^'  =  ^"' 

Peu  après  Amagat  commença  la  publication  de  ses  expériences  sur 
la  compressibilité  et  la  dilatation  des  fluides  dont  l'ensemble  fournit^ 
tant  par  la  variété  des  propriétés  physic[ues  des  gaz  étudiés  que  par 
rétendue  des  températures  et  surtout  des  pressions  qu'elles  embrassent, 
le  répertoire  le  plus  complet  de  données  numériques  que  l'on  ait  pour 
servir  de  pierre  de  touche  à  une  équation. 

Sarrau  les  employa  aussitôt  dans  une  série  d'études  remarquables 
à  contrôler  la  formule  de  Clausius.  Il  fut  amené  à  remplacer  le  facteur 
de  température  f{T)^=K\T  de  Clausius  par  rexpouentielle  KE~'^, 
k  et  A'  étant  deux  constantes. 

Clausius  lui-même  dans  ses  études  sur  les  vapeurs  d'eau  et  d'éther 
adopte  la  forme  plus  compliquée  /(?')  =  AT^'"  —  .BT  et  Battelli  ad- 
mit /(  7')  =  AT-'"  —  BT-'\ 

Il  est  à  remarquer  que  tandis  que  les  théoriciens  purs  comme  Lorentz, 
BoLïZMANN,  VAN  DER  Waals  out  modifié  l'expression  du  covolume 
dans  la  formule  de  van  der  Waals,  les  physiciens  placés  à  un  point 
de  vue  empirique  comme  Clausius  et  Sarrau  ont  au  contraire  gardé 
un  covolume  constant  et  font  porter  les  modifications  sur  le  terme  qui 
représente  la  pression  interne. 

Il  convient  de  citer  maintenant  une  série  de  formules  qui  ne  dérivent 
pas  de  celle  de  van  der  Waals  mais  rentrent  dans  le  type  général  pro- 
posé par  HiRN:  telles  sont  celles  par  lesquelles  Amagat  a  représenté 
les  réseaux  de  l'hydrogène  et  de  l'anhydride  carbonique,  Eose-Innes  les 
déterminations  de  Ramsay  et  S.  Young  sur  l'éther  et  de  S,  Young  sur 


QUELQUES  REMARQUES  SUR  l'ÉQUATION  ETC.  421 


con- 


risopentaiie.  Tons  ces  auteurs  sont  ])artis  de  la  relation  (  y-^  j 

stante.  Les  physiciens  anglais  influencés  par  les  résultats  de  Ramsay  et 
YouNG  sur  l'étlier  ainsi  que  par  les  expériences  de  Barus  Font  admise 
comme  tout  à  fait  rigoureuse.  Amagat  au  contraire  qui  l'a  utilisée  le 
premier  a  fait  voir  que  ce  n'est  qn\ine  approximation:  ce  qui  a  été 
confirmé  depuis  par  les  expériences  de  Joly  sur  la  variabilité  des  cha- 
leurs spécifiques  des  gaz  à  volume  constant. 

Je  n'insisterai  par  sur  ces  formules:  elles  présentent  toutes  un  carac- 
tère commun  ;  elles  u^^rrivent  à  représenter  les  expériences  qu'en  mul- 
tipliant le  nombre  des  constantes  et  ces  constantes  n'ont  pas  de  signifi- 
cation pliysique. 

Tandis  que  la  formule  de  van  der  Waals  contient  S  constantes^  la 
première  formule  de  Clausius  en  contient  A;  la  formule  de  Sarrau  5, 
la  seconde  formule  de  Clausius  6^  la  formule  de  Battelli  7,  la  formule 
d' Amagat  sur  ranhydride  carbonique  10.  Ces  formules  peuvent  faci- 
liter les  calculs  dans  des  cas  ])articuliers;  elles  ne  se  prêtent  pas  à  la 
discussion  des  propriétés  générales  des  fiuides  '). 


III.  La  loi  des  états  correspondants  et  les  équations 

À  TROIS  CONSTANTES. 

Ce  n'est  pas  ;\  dire  pour  cela  qu'on  doive  renoncer  à  cherchei"  les  cor- 
rections de  second  ordre  propres  à  ra])procher  de  rexjjérience  l'équation 
de  VAN  DER  Waals,  mais  la  marche  qu'il  convient  de  suivre  a  été  ])ro- 
fondéinent  modifiée  par  la  découverte  de  la  loi  des  états  correspondants. 

Comme  on  le  sait,  van  der  Waals  a  déduit  cette  loi  de  sa  formule 
primitive  (Académie  des  Sciences  d'Amsterdam,  25  septembre  1880) 
mais  peu  après,  dans  un  mémoire  important  -),  Ivamerlingh  Onnes 


')  A  moins  de  certains  artifices  particuliers,  qni  ne  sont  d'ailleurs  a]iplicablcs 
qu'aux  plus  simples  de  ces  formules.  Tel  est  celui  qu'a  imaginé  van  der  Waai.s 
pour  l'équation  de  Clausius,  en  prenant  la  variaLle  auxiliaire  (r -(- r?)  =  "i  ce 
qui  ramène  le  nombre  des  constantes  à  trois  et  permet  l'application  du  principe 
des  états  correspondants. 

")  Ce  mémoire  publié  en  1881  par  l'Académie  des  Sciences  d'Amsterdam,  a 
été  réimprimé  en  partie  en  189(3  en  langue  française  dans  le  tome  XXX  des 
Arcliive^i  Néerlandaises  sous  le  titre:  „Théorie  générale  de  l'état  fluide". 


422  DANIEL  BEETHELOT. 

rattacha  cette  loi  à  des  considérations  très  générales  de  similitude  méca- 
nique; il  fit  ressortir  que  la  correspondance  des  isothermes  est  Texpres- 
siou  immédiate  de  la  similitude  des  mouvements  moléculaires.  Il  en 
résulte  qu'elle  est  compatible  avec  des  équations  beaucoup  plus  compli- 
quées. Faisant  un  pas  de  plus  dans  Tordre  d'idées  de  van  dee  Waals  et 
abandonnant  Thypothèse  de  la  constance  du  covolume^  il  mit  Téquation 
caractéristique  sous  la  forme: 


RT=Q^  +  ^^{v-rv,)x(-^ 


(7> 


oii  ni  représente  le  volume  total  des  molécules^  r  un  coefficient  numérique^ 

%  (  —  j  une  fonction  dite  fonction  des  chocs.  Cette  équation  obéit  à  la 

loi  des  états  correspondants  quelle  que  soit  la  fonction  %  pourvu  seule- 
ment qu'elle  soit  la  même  pour  tous  les  corps. 

Des  considérations  d'homogénéité  d'ordre  analogue  ont  été  dévelop- 
pées depuis  par  Natanson  (Comptes-Eendus^  t.  GIX^  1889)  par  Curie 
(Archives  des  Sciences  Physiques  et  Naturelles  de  Genève  t.  XXVI, 
1891)  et  par  Meslin  (Comptes  Eendus,  t.  CXYI,  1893). 

Il  en  résulte  que  la  loi  de  correspondance  n'exige  nullement  que 
réquation  caractéristique  soit  simple,  mais  seulement  qu'elle  ne  con- 
tienne pas  plus  de  trois  constantes  spéciales  à  chaque  corps. 

Or  cette  loi  s'est  montrée  à  Tépreuve,  sinon  tout  à  fait  rigoureuse,  du 
moins  beaucoup  plus  exacte  qu'aucune  des  équations  caractéristiques 
/[[j,  V,  T)  =  0  proposées  jusqu'ici.  Si  donc  on  la  tient  pour  valable  — 
et  on  peut  le  faire  avec  un  haut  degré  d'approximation  —  on  doit 
admettre  que  l'équation  caractéristique  qui  répond  à  la  nature  des  choses 
ne  renferme  pas  plus  de  3  constantes. 

La   modification  proposée  par  Kamerlingh  On  nés  ne  se  prête  pas 

au  calcul  numérique,   car  la  fonction  %  (  —  )  est  laissée  indéterminée. 

Depuis  deux  ans  divers  physiciens  ont  suggéré  diverses  modifications 
destinées  à  mettre  l'équation  de  van  deu  Waals  mieux  en  harmonie 
avec  les  faits  sans  augmenter  le  nombre  des  constantes. 

Citons  d'abord  une  étude  de  Eeinganum  ').  Adoptant  pour  les  pre- 


')  Thèse  de  Doctorat.  Gôttingen  lcS99. 


QUELQUES  REMARQUES  SUR  l'ÉQUATION  ETC.  433 

miei's  termes  du  développement  en  série  du  covolume  les  valeurs  de 
Jaeger 


''  +  ^=-0+t  +  s") 


il  remplace  comme  celui-ci  cette  formule  par  Texpression  approchée 

a\(v—bV 


0'+.^) 


=  11  T. 


Il  envisage  ensuite  a'  et  b'  comme  des  fonctions  exponentielles  du 
volume  et  de  la  température;  fonctions  compliquées^  mais  ne  renfermant 
que  les  3  constantes  a,  h,  R  et  dont  il  détermine  la  forme  générale  par 
des  considérations  théoriques  et  les  coefficients  au  moyen  des  expériences 
de  S.  YouNG  sur  risopeutane. 

Dieterici  ')  remarquant  que  T équation  de  van  der  "Waals  donne 
pour  le  rapport  du  volume  théorique  du  fluide  à  son  volume  réel  au 
point  critique  la  valeur  2^666 ....  tandis  que  les  expériences  de  S. 
YouNG  indiquent  2>,&  à  3,8,  a  imaginé  deux  équations  qui  donnent  res- 
pectivement les  valeurs  3,69  et  3,75.  La  première 

c 

(5)  p  =  —^. 

est  déduite  d'une  discussion  cinc'tique.  La  seconde 

(6)  Qj^^^^i^,_i)  =  RT 

est  préconisée  à  titre  purement  empirique. 

J'ai  proposé  moi  même  divers  changements  à  Féquation  de  van  der 
Waals  en  me  plaçant  au  point  de  vue  des  états  correspondants.  La 
marche  la  meilleure  m'a  paru  être  de  partir  du  point  critique  et  de  con- 
sidérer directement  l'équation  sous  forme  réduite. 

Il  est  une  première  modification  fort  simple  qui  permet  de  bien  repré- 
senter, non  pas  tout  le  réseau,  mais  une  partie  importante;  celle  qui  se 
ra])porte  à  l'état  liquide  proprement  dit,  depuis  le  point  critique  jus- 


')  Wif.demann's  Annalen.  1899. 


434  DANIEL  BERTHELOT. 

qu'au  point  de  fusiou.  Cette  modiflcatiou  consiste  à  regarder  le  covo- 
lume  comme  fonction  de  la  température.  L'examen  des  courbes  montre 
en  effet  que  si  Téquation  de  van  der  Waals  représente  bien  la  com- 
pressibilité  des  liquides  au  moins  jusque  sous  des  pressions  égales  à  15 
fois  la  pression  critique  (au  delà  elle  indique  une  compressibilité  moin- 
dre que  l'expérience)^  elle  représente  fort  mal  leur  dilatation.  Les  iso- 
thermes expérimentaux  sont  beaucoup  plus  écartés  que  les  isothermes 
calculés.  La  figure  3  qu'on  trouvera  plus  loin  fait  voir  que  l'isotherme 
réduit  ^  =  0,.5  est  bien  au-dessus  de  l'isotherme  expérimental  corres- 
pondant qui  est  fourni  par  les  expériences  d'A:\iA(;Aï  sur  le  sulfure  de 
carbone  à  0°. 

Mais  on  fait  disparaître  ce  désaccord_,  comme  le  montre  la  figure  pour 
C^H^Cl  et  es-,  en  admettant  que  le  covolume  augmente  avec  la  tempé- 
rature et  en  prenant  pour  l'équation  réduite  l'expression 

w  variant  avec  Ù  comme  l'indique  le  tableau  suivant  : 

ô  1  0,7  0,6  0,5 

œ  i  0,890  0,868  0,850. 

ce  varie  rapidement  au  voisinage  du  point  critique,  et  moins  vite  quand 
on  s'en  écarte  en  s'approchant  du  point  de  fusion.  Pour  ^  >  1  les 
expériences  sur  les  gaz  très  comprimés  indiquent  de  même  une  variation 
ralentée  quand  on  s'éloigne  du  point  critique,  en  sorte  que  la  courbe 
a  =  0  {Ô)  paraît  avoir  un  point  d'inflexion  au  voisinage  du  point  cri- 
tique. La  formnle  empirique 

^_,gO,475(fl-l)-l-0,300(fl-ir 

convient  bien  pour  ^  <C  1- 

J'ai  appliqué  cette  équation  à  la  discussion  quantitative  du  problème 
de  l'association  moléculaire  chez  les  liquides.  Cette  méthode  fondée  sur 
l'équation  caractéristique  est  théoriquement  la  plus  satisfaisante  de 
toutes  puisque  Ton  part  de  Tétat  gazeux  parfait,  qui  fournit  la  défini- 
tion théorique  des  poids  moléculaires  et  que  l'on  évalue  à  ])artir  de  là 
d'une  manière  ininterrompue  la  grandeur  des  écarts  du  fluide  par  rap- 
port à  cette  loi  sans  s'occuper  de  sou  état  physique  jusque  dans  la 
région  des  gaz  très  comprimés  ou  des  li([uides.  Toutefois  la  discussion 


QUELQUES  REMARQUES  SUR  L^EQUATION  ETC.  435 

iiumérique  n'est  pas  sans  présenter  des  difficultés  car  la  variation  de  la 
densité  qui  donne  la  mesure  de  la  dissociation  des  gaz,  ne  donne  pas 
celle  de  l'association  des  liquides.  Soit  un  corps  normal;  sou  volume 
liquide,  sous  de  faibles  pressions  (telles  que  la  pression  atmosphérique) 
et  au  voisinage  àe  ô  =  0,5  (température  qui  pour  la  majorité  des  corps 
est  peu  éloignée  de  la  solidification)  sera  égal  d'après  l'équation  réduite 
de  VAX  DER  Waals  à  u'  ^  0,407.  Supposons  maintenant  que  ce  corps 
soit  encore  normal  au  point  critique,  mais  que  ses  molécules  soient 
associées  deux  à  deux  au  voisinage  du  point  de  fusion.  Le  volume  réduit 
d'après  l'équation  de  van  der  Waals  sera  v"  =  0,362.  La  densité  aura 
donc  augmenté  seulement  de  11  pour  100.  (Avec  la  modification  pré- 
cédente qui  regarde  le  covolume  comme  fonction  de  la  température  ces 
nombres  deviennent  v'  =  0,332,  v"  =  0,304:  la  variation  de  densité 
est  toujours  d'environ  10  pour  100).  Or  comme  les  écarts  observés  sur 
des  volumes  liquides  en  des  points  correspondants  pour  des  corps  par- 
faitement normaux  (le  sulfure  de  carbone  et  Féther  par  exemple)  atteig- 
nent 3  à  4  pour  100,  ou  voit  qu'il  est  impossible  de  ne  pas  tenir  compte 
de  ces  écarts  (on  trouvera  à  la  fin  du  présent  mémoire  quelques  indi- 
cations à  ce  sujet).  Le  problème  se  compliquerait  encore  si  l'on  suppo- 
sait le  corps  déjà  polymérisé  au  point  critique.  Cette  dernière  difficulté 
se  retrouve  d'ailleurs  dans  la  méthode  la  plus  souvent  employée  jusqu'ici 
pour  aborder  le  jn-oblème  de  l'association  moléculaire  des  liquides,  celle 
des  constantes  capillaires. 

La  supposition  qui  consiste  à  regarder  le  covolume  comme  variable 
avec  la  température  se  prête  donc  bien  à  la  représentation  des  isothermes 
des  liquides.  Mais  elle  est  insuffisante  si  l'on  envisage  dans  son  ensemble 
le  problème  de  la  recherche  de  la  fonction  <p{7r,  v,  ô)  =  0.  Elle  ne 
remède  en  rien  à  la  discordance  qui  existe  entre  l'équation  de  van  der 
Waals  et  l'expérience  pour  la  région  comprise  entre  le  point  critique 
et  les  grands  volumes  gazeux.  La  confirmation  même  que  l'expérience 
paraît  lui  apporter  pour  les  volumes  liquides  n'est  pas  absolument  con- 
cluante. Nous  avons  admis  que  le  covolume  augmente  avec  la  tempé- 
rature, mais  comme  le  volume  augmente  également  avec  la  température, 
on  pourrait  aussi  bien  admettre  que  le  covolume  est  indépendant  de  la 
température  mais  augmente  avec  le  volume.  Ofi  est  même  conduit  à 
préférer  cette  dernière  supposition  si  Ton  envisage  les  isothermes  liqui- 
des sous  de  fortes  pressions  (les  expériences  d'AiviAGAT  sur  Téther  s'éten- 
dent jusqu'à   77  =  80).    On  y  est   conduit   également  si  l'on  envisage 


426 


DANIEL  BERTHELOT. 


Teusemble  trim  isotherme^  tel  que  risotherme  critique.  Enfin  elle  est 
conforme  à  Fopinion  de  tous  les  théoriciens.  Elle  conduit,,  il  est  vrai,  à 
des  calculs  assez  compliqués,  mais  le  problème  de  la  compressibilité  et 
de  la  dilatation  des  fluides  n'est  pas  un  problème  simjile:  loin  de  là. 
Voici  la  marche  que  j'ai  suivie. 

Considérons  réquation  réduite  de  van  deh  Waals  T^t  -\-  '  2  )(  ^ — r  )  = 
c 
=  —  ^.  Les  coefficients  numériques  qui  y  figurent  font  ressorter  immé- 
diatement deux  propriétés  importantes  des  fluides.  En  premier  lieu,  sur 
risotherme  critique  pour  vr  =  0,  l'expression  vrv  prend  la  valeur  limite 
8/3,'  soit  2^,666 .  .  .  Elle  la  conserverait  au  point  critique  si  le  fluide 
suivait  la  loi  de  Makiotte;  comme  elle  y  a  la  valeur  ttv  =  1,  le  coeffi- 
cient du  terme  en  Ù  représente  le  rapport  du  volume  idéal  du  gaz  a  son 
volume  réel  au,  point  critique.  En  second  lieu  l'équation  réduite  montre 


3,fi 

\ 

' 

■\ 

?  S 

\ 

? 

H..\ 

1  S 

% 

.^-% 

''P^^ 

r^'"'-^ 

-^ 

1 

i 

'-^^ 

^$^ 
^ 

laûs'i"^ 

,."'-" 

0,fi 

W^ 

----piVîq' 

e      '^° 

1,5  2 

Fiiï.  1. 


htS 


que  quand  Ù  tend  vers  zéro  ou  tt  vers  l'infini,  v  tend  vers  \,  c'est  à  dire 
que  le  volume  ininimuin  du  JJuide  est  égal  au  tiers  dai  vohime  critique. 


QUELQUES  REMARQUES  SUR  l'ÉQUATION  ETC.  437 

Que  donne  Fexjiénence  sur  ces  deux  points  ?  Pour  le  premier  coeffi- 
cient elle  indique  à  peu  près  3,6  au  lieu  de  2,66.  Il  en  résulte  que 
réquatio]!  de  van  der  Waals  représente  assez  mal  la  compressibilité 
du  fluide  entre  la  pression  atmosphérique  et  la  pression  critique,  tout  au 
moins  au  voisinage  de  la  température  critique.  (Cf.  les  isothermes  cri- 
tiques de  la  fig.  1).  Nous  sommes  amenés  à  introduire  une  valeur  voisine 

32, 

de  3,6  telle  que— -^3,55  dans  Téquation  réduite.  Mais  alors  elle  ne 
y 

satisfait  plus  aux  relations  du  point  critique:  (l)(7r,v,Ô)  =  ()    ',-  =  0, 

du 

-j-^^  **•  ^^^'à  peut  y  obéir  pourtant  à  condition  d'admettre  avec  Clau- 

sius  que  la  in-ession  interne  soit  en  forme  ; — , rr-r..  Pour  quecechan- 
(w  -|-  n  by 

gement  n'introduise  pas  de  constante   nouvelle,   il   faut   que  //  soit  le 

même   pour   tous   les   corps.  En   particulier   avec  j^  =  3  on  aboutit  ;\ 

réquation  réduite 

r     ,  16      1     1  /       1\     ^2. 

Cette  nouvelle  équation  conduit  à  la  valeur  limite  beaucoup  trop 

faible  '^  =  ;;.  pour  ù  =  ^  ou  tt  =  co  .  Elle  représente  donc  très  mal  la 

compressibilité  du  fluide  pour  de  fortes  pressions  (Cf.  la  figure). 

On  échapperait  à  ce  nouvel  inconvénient  si  Ton  conservait  la  paren- 
thèse [u — 4)  de  VAN  DER  Waals  tout  en  faisant  égal  à  33/9  le  coefficient 
du  terme  en  ù.  Pour  y  arriver  il  suffit  d'admettre  que  le  dénominateur 
de  la  pression  interne  n'est  pas  un  carré  parfait,  mais  un  trinôme  du 
E''  degré.  On  a  alors  3  coefficients  que  l'on  détermine  par  les  3  équa- 
tions du  point  critique.  On  trouve  ainsi  : 

r_     1  133   -IX  _1\_32 

L'^'^SlOSu^-f  96^—35]  V      3y       9 

Cette  équation  représente  aussi  bien  que  celle  de  Clausius  la  région 
des  grands  volumes  gazeux  sur  Tisotherme  critique  et  aussi  bien  que 
celle  de  van  der  Waals  la  région  des  fortes  pressions. 

Toutefois  cette  dernière  même  indique  une  compressibilité  trop  faible 
dès  que  Ton  dépasse  ;j=  ^^Pc  soit  pour  les  liquides,  soit  pour  les  gaz 


428  DANIEL  BERTHELOT. 

même  permanents  (air^  azote,  etc.).  Nous  sommes  amenés  à  examiner 
de  plus  près  le  facteur  v  —  ^  du  premier  membre  de  l'équation  réduite 
que  nous  avons  conservé  jusqu'ici. 

L'exj^érience  indique  bien  que  lorsqu'on  abaisse  la  température  d'un 
fluide  ou  lorsqu'on  augmente  de  plus  en  plus  la  pression  exercée  sur 
lui,  son  volume  diminue,  et  paraît  tendre  vers  une  limite  fixée. 

Mais  cette  limite  dans  les  deux  cas  semble  notablement  plus  basse 
que  le  tiers  du  volume  critique.  Mathia.s  a  remarqué  que  le  volume 
d'un  grand  nombre  de  liquides  est  déjà  réduit  au  point  de  solidification 
c'est  à  dire  bien  avant  le  zéro  absolu  au  tiers  du  volume  critique;  pour 
plusieurs  d'entre  eux  dont  la  température  réduite  de  solidification  est 
particulièrement  basse,  (chlorures  d'étaiu  et  de  carbon,  etc.),  le  volume 
liquide  est  déjà  plus  petit  que  le  tiers  du  volume  critique. 

Une  conclusion  analogue  se  dégage  des  observations  sur  les  gaz  ou 
les  liquides  très  comprimés.  Entre  2500  et  3000  atmosphères  on  trouve 
les  valeurs  0,283  pour  l'air  à  0°;  0,272  pour  l'ether  à  0°;  0,270  pour 
le  sulfure  de  carbone  à  0":  toutes  valeurs  inférieures  à  la  valeur  limite 
0,333  indiquée  par  la  formule  de  van  deii  Waals. 

Pour  calculer  le  volume  minimum  on  peut  extrapoler  jusqu'à  ;r=  ^ 
les  formules  de  compressibilité  des  liquides,  ou  jusqu'à  T=^  0  les  for- 
mules de  dilatation.  Plusieurs  physiciens  parmi  lesquels  je  citerai  Guld- 
BEUG  et  DE  Heen  out  suivi  cette  voie.  La  méthode  la  plus  sûre  est 
celle  qui  s'appuie  sur  la  loi  du  diamètre  rectiligne  de  Maïhias.  On 
trouve  ainsi  que  pour  des  corps  très  variées,  la  valeur  limite  de  v  est 
sensiblement  la  même  et  voisine  de  0^20. 

Nous  sommes  amenés  par  là  à  remplacer  dans  l'équation  réduite  le 
facteur  {v  —  -j)  par  une  expression  ])lus  compliquée,  tenant  compte  de  la 
variation  du  covolume  aA^ec  le  volume,  se  confondant  avec  la  précédente 
pour  y  =  1  et  conduisant  à  une  valeur  limite  voisine  de  v  =  0,26  pour 
7r=y-.  Nous  poserons  donc: 

Si  l'on  adopte  la  valeur  limite  v  =  0,208-5  de  Tanhydride  carboni(|ne, 
on  a  y/=  2,735,  />'=  3,775.  D'ailleurs  pour  ce  corps  6'^3,(îl.  Ceci 
posé,  l,  M,  11  se  calculeront  comme  précédemment  au  moyen  de  3  équa- 
tions du  point  critique,  llemarquons  que  /  devra  ensuite  être  regardé 


QUELQUES  DEMARQUES  SUR  l'ÉQUATION  ETC.  439 

comme  une  fouctiou  de  la  température  qu'on  déterminera  de  manière  à 
satisfaire  à  certaines  conditions  qu'on  trouvera  plus  loin. 

Une  telle  forme  d'équation  réduite  se  prête  assez  bien  à  représenter 
l'ensemble  du  réseau  expérimental.  Toutefois  elle  oH're  comme  la  plu- 
part de  celles  où  le  covolume  est  regardé  comme  variable  avec  le  volume 
l'inconvénient  d'être  d'un  degré  supérieur  au  troisième. 


lY.   MÉTHODE    ADOPTÉ  POUR  COMPARER  LES  FORMULES  ET    l'eXPÉRIENCE. 

DIAGRAMMES  DES  ECARTS  A  LA  LOI  DE  MARIOTTE  ET 

A  LA  LOI  d'aVOGADRO. 

"^relies  sont  les  principales  équations  caractéristiques  à  3  constantes 
]3roposées  jusqu'ici.  Il  importe  de  les  discuter  au  moyen  des  résultats 
expérimentaux. 

La  comparaison  la  plus  complète  consisterait  évidemment  à  calculer 
par  points  un  réseau  théorique  et  à  le  comparer  avec  le  réseau  expéri- 
mental réduit.  C'est  ce  qu'ont  fait  Eaveau  et  Eeinganum  qui  ont  con- 
fronté, le  premier  l'équation  de  van  der  Waals,  le  second  sa  nouvelle 
équation  avec  les  réseaux  de  l'anhydride  carbonique  (Amagat)  et  de 
risopeutane  (S.YoUiMg).  Ces  deux  comparaisons  portent  sur  le  voisinage 
du  point  critique  et  n'embrassent  qu'un  intervalle  de  température  assez 
limité  (de  0,85  Te  à  1,0  7',.).  Quant  aux  pressions  les  calculs  de  Ha  veau 
s'étendent  jusqu'aux  pressions  élevées;  ceux  de  Eeinganum  ne  dépassent 
jias  les  pressions  moyennes. 

On  pourrait  évid(îmment  étendre  cette  méthode  et  raccorder  les  réseaux 
de  corps  divers  en  employant  les  coordonnées  réduites.  Une  telle  com- 
paraison exigerait  des  calculs  très  laborieux,  sans  parler  de  la  difficulté 
provenant  de  l'incertitude  des  constantes  critiques. 

J'indiquera  ici  les  grandes  lignes  d'une  méthode  qui  permet  de  se 
faire  une  idée  d'ensemble  du  réseau  tout  en  exigeant  des  calculs  moins 
longs. 

Cette  méthode  repose  sur  l'emploi  de  deux  diagrammes  tracés  avec 
des  coordonnées  spéciales. 

1'^.  Diagramme  des  écarts  à  la  loi  de  Mariotte  :  c'est  l'ensemble  des 
isothermes  tracés  avec  les  variables  pv  et  jJ  ; 


430  DANIEL  BERTHELOT. 

2°.  Diagramme  des  écarts  à  la  loi  crAvoGADiio.  C'est  Tenseinble  des 
isobares  tracés  avec  les  variables  —  et  T. 

1°  Diagramme  des  écarts  a  la  loi  de  Mariotïe  : 

Portons  en  ordonnées  les  valeurs  du  produit  j?;«',  eu  abcisses  les  valeurs 
de  p  et  construisons  le  réseau  des  isothermes.  tSi  le  fluide  suivait  la  loi  de 
Mariotte,  on  obtiendrait  une  série  de  droites  équidistantes  parallèles  à 
Taxe  des  abcisses.  La  réalité  doime  un  aspect  ditt'éreut  et  bien  connu  des 
physiciens  car  ce  mode  de  représentation  est  celui  qu  a  adopté  Amagat, 

Considérons  Tisotherme  critique  de  CO'^  (figure  1)  et  adoptons  les 
coordonnées  réduites.  L'ordonnée  à  Torigine  a  la  valeur  3,01;  puis  la 
courbe  s'abaisse  quand  la  pression  croit^  passe  par  le  point  critique,  con- 
tinue à  descendre  jusqu'à  un  point  ou  pv  est  minimum  (en  ce  point 
le  gaz  suit  la  loi  de  Mariotte)  et  se  relève  ensuite. 

Les  isothermes  suivants  répondant  à  des  températures  croissantes  ont 
la  même  forme  générale;  le  minimum  Hq pv  croit  d'abord  avec  la  pres- 
sion, puis  à  partir  de  la  température  7'=  1,5  Te  il  rétrograde,  et  finit 
par  répondre  à  une  pression  nulle  pour  la  température  T^  2,98  2\.  Au 
dessus  de  cette  temj)érature  le  gaz  est,  même  pour  de  faibles  pressions, 
moins  compressible  que  n'indique  la  loi  de  Mariotte.  Tel  serait  le  cas 
de  CO-  au  dessus  de  636°  C;  tel  est  le  cas  de  l'hydrogène  dès  la  tem- 
pérature ordinaire. 

Le  lieu  du  minimum  de  po  est  une  parabole.  Une  parallèle  à  l'axe 
des  ordonnées  la  coupe  en  général  en  2  points  ou  en  aucun.  Il  y  a  donc, 
sous  une  pression  donnée,  deux  températures  ou  aucune  oii  le  gaz  suit 
la  loi  de  Marlotte. 

Cette  parabole  des  ordonnées  minima  divise  le  plan  en  deux  régions  : 
la  région  de  gauche  oii  le  gaz  est  plus  compressible  que  n'indique  la  loi  de 
Mariotte,  la  région  de  droite  oii  il  est  moins  compressible.  L'allure  géné- 
rale des  isothermes  est  beauceup  plus  simple  dans  cette  région  de  droite; 
ils  n'y  ditrèreut  pas  beaucoup  de  lignes  droites  à  peu  près  parallèles.  Cette 
région  comprend  d'ailleurs  la  zone  des  fortes  densités  (gaz  très  com- 
primés, liquides)  aussi  bien  que  celle  des  hautes  températures  réduites  : 
et  il  est  curieux  que  la  forme  des  isothermes  de  Thydrogène  rappelle 
celle  des  liquides.  Tous  ces  faits  ont  été  mis  en  lumière  par  Amagat. 

L'équation  de  van  der  Waals  permet  de  prévoir  cette  allure  géné- 
rale du  phénomène.  Soit  l'équation  réduite 


QUELQUES  llEMAliQUES  SUll  l' EQUATION  ETC.  43] 

Posons  (fi  =  7rv.  L'équation  devient 

3  4)''  — (tt  +  8  â)  Cp^  +  9  TT  (?)  —  3x^=  0. 

Traçons  Fisotherme  critique  :  Tordonnée  à  Torigine  a  la  valeur  8/3  = 
2,666;  risotherine  baisse^  passe  par  le  point  critique^  atteint  un  mini- 
nium  et  se  relève  en  suivant  fidèlement  Tisotlierme  expérimental  réduit 
(fig-  !)• 

Nous  obtiendrons  le  lieu  des  ordonnées  minima  ')  en  i)osant  -^^^O. 
C'est  la  parabole 

^      6 

Deux  points  surtout  sont  intéressants  sur  cette  parabole  : 
1°  le  sommet  (point  de  rétrog-radation  du  minimum  de  pv) , 
2°  Fintersection  avec  Taxe  des  ordonnées  (point  où  le  gaz  suit  la  loi 
de  Mauiotte  sous  de  faibles  pressions). 
Les  coordonnées  du  sommet  sont  : 

.=  -^=3,370  „  =  -  =  1,333...  «  =  ^  =  —  =  1,898 

9 
En  ce  point  on  a  7ri!'^-  =  4,5.  Et  comme  sur  ce  même  isotherme 

la  valeur  de  ttv  à  l'origine  c'est  à  dire  sous  une  pression  infiniment  faible 

est  égale  a  (  -  j  "^Vn^^  o,(}6,  on  en  conclut  qu  en  ce  point  le  rapport 

du  volume  idéal  (volume  qu'aurait  le  tiuide  s'il  suivait  les  lois  des  gaz 

y 
parfaits)  au  volume  réel  est  égale  à,  -=  1^125. 


')  Au  poiut  de  vue  aualytiq^ue  if  est  intéressant  de  signaier  fe  lieu  des  maxinia 

cItt 
et  minima  de  x  qui  s'obtient  en  posant  — -  ^  0.  C'est  une  liyperljofe  qui  a  pour 

sommet  fe  point  critique  et  qui  possède  en  ce  poiut  une  tangente  verticafe,  com- 
mune avec  fisotherme  critique.  Mais  ses  points  n'ont  pas  de  réalité  physique,  car 
ifs  se  trouvent  sur  fa  portion  instable  des  isothermes  prévue  par  fa  théorie. 


432  DANIKL  BERTHELOT. 

Si  Ton  veut  obtenir  le  lieu  des  ordonnées  minima  avec  les  variables 
ordininaires  -k,  v,  ù  ou  trouve  : 

Désignons  -çi^v  pa,Va,  Ta  les  coordonnées  du  sommet  de  la  parabole,  on 
peut  évidemment  adopter  comme  variables  réduites  {.  =  ^''-P  ,y  =  o:  Va 
1  =^T:  Ta-  L'équation  de  van  der  Waals  prend  alors  la  forme  réduite 


(^+.iO(v-D-^- 


Quant  au  point  d'intersection  de  la  parabole  avec  Taxe  des  abcisses, 
il  a  pour  coordonnées  : 

^=y=  3,375,    ^  =  0,    .=  --0. 

Examinons  maintenant  ce  que  donne  Texpérience  pour  ces  deux 
points. 

Le  point  de  rétrogradation  du  minimum  de  pv  se  trouve  compris 
dans  les  réseaux  d'AMAGAT  sur  l'anhydride  carbonique  et  Téthylène  et 
dans  celui  de  Witkowski  sur  l'air.  J"ai  trouvé  par  interpolation  les 
valeurs  suivantes  pour^;,  T  et  pv  (en  posant  y;r=  1  à  0°C  et  latm) 

CO2    257  atm.     LS3°  C.     1,37 
C'H''  186  atm.     157°  0.     1,32. 

Pour  l'air  Witkowski  donne  les  valeurs  : 

air  124<  atm.     —  75°C. 

et  l'on  a  pv^  0,57. 

On  trouve  d'ailleurs  les  valeurs  suivantes  des  produits  y;r  à  l'origine 
des  trois  isothermes  précédents  (ces  valeurs  sont  données  par  les  rapports 
des  températures  absolues  ci-dessus  à  la  température  273°  abs)  : 

1,07  pour  C02;      1,19  pour  C^E';     0,725  pour  l'air. 


QUELQTTES  REMARQUES  SUR  i/ÉQUATION  ETC.  433 

J'admettrai  les  valeurs  critiques  pc,  T,.,  d  suivautes  : 

CO^    72,9  atm.  31°,3  C.     0,464. 

CViHl      atm.  9^     C.     0,212. 

air      39      atm.  —141°      C.     0,344. 

Les  deusités  critiques  se  rapportent  à  Teau.  Les  dounées  relatives  à 
Fair  sont  moins  certaines  que  les  autres;  il  est  possible  que  la  pression 
39  atm.  soit  un  peu  forte.  La  densité  critique  0,344  est  celle  qui  se 
déduit  des  derniers  mesures  de  densités  liquides  de  La  uenrurg  etKiiUGEL 
par  la  règle  du  diamètre  rectiligne. 

On  déduit  de  ces  nombres  des  valeurs  réduites  assez  voisines  les  unes 
des  autres: 


Lf 

'^o^o 

co-^ 

3,52 

1,50 

1,25 

1,22 

C^H' 

3,65 

1,52 

1,20 

1,19 

Air 

3,18 

1,50 

1  '^2 

1,27. 

Cherchons  maintenant  les  coordonnées  du  point  oii  le  gaz  suit  la  loi 
de  Mariotte  sons  de  faibles  pressions.  De  Heen  et  Dwelshauvers- 
Dery  (Bulletin  de  F  Académie  de  Bruxelles  1894)  ont  trouvé  que  la 
jDarabole  des  ordonnées  minima  de  CO^  telle  qu'elle  résulte  des  expé- 
riences d'AMAGAT  coupe  Taxe  des  pressions  à  la  température  /=  036°  C. 

,    .  V    V      V  1  .  .-,   •     .        273  4-  636 

c  est  a  dire  a  la  température  réduite  a  =  —r=-: — , — ?rr-  =  2,98. 
^  273  +  31  ' 

D'autre  part  Leduc  a  déterminé  en  collaboration  avec  Sacerdote  les 
coefficients  d'écart  à  la  loi  de  Mariotte  sur  des  gaz  à  points  critiques 
très  variés,  et  il  a  construit  la  courbe  de  ces  écarts  (pris  à  des  pressions 
correspondantes)  en  fonction  des  températures  critiques.  Il  en  a  conclu 
qu'un  gaz  de  point  critique  égal  à  ■ —  180°  C.  suivrait  la  loi  de  Mariotte 
sous  une  faible  pression  à  0°  0,  c'est  à  dire  à  la  température  réduite 
ô  =  2,93.  Ce  nombre  s'accorde  bien  avec  le  précédent. 

Enfin  nous  mentionnerons  sur  le  réseau  théorique  {pi\  p)  donné  par 
l'équation  de  van  der  Waals  un  troisième  point  remarquable.  Exami- 
nons les  valeurs  des  coefficients  angulaires  à  l'origine  des  isothermes  à 
des  températures  croissantes.  Dans  le  voisinage  du  point  critique  le 
coefficient  est  négatif;  il  diminue  en  valeur  absolue,  il  s'annule  pour 

ARCIIRES    néerlandaises,    SKRIE    II.    TOME    V.  28 


434  DA.NIEL  BERTHELOT. 

27 

T=  — ^  Te;  au-dessus  il  devient  positif  (cas  de  riiydrojyène  à  la  tempé- 

o 

rature  ordinaire);  il  augmente^  passe  par  un  maximum,  puis  diminue. 

37 
La  température  du  maximum  est  7'=  -  ~  T,..    Il  n'existe  pas  d'expé- 
riences permettant  de  la  fixer  par  cette  méthode  directe,  mais  on  peut  la 
fixer  indirectement  au  moyen  du  phénomène  de  Joule  et  Kelvik  comme 
nous  le  verrons  plus  loin. 

2°.    Diagramymes  des  écarts  a  la  loi  ^/'Avogadro-AmpÈre. 

Traçons  un  réseau  d'isohnres  ou  courbes  d'égale  pression  en  })ortant 

en  ordonnées  les  valeurs  de   -,  en  abcisses  les  valeurs  de  T.  Si  le  fluide 

suivait  la  loi  d'AvoGADRO- Ampère  on  aurait  —  =  B,  c'est  à  dire  une 

parallèle  à  Taxe  des  abcisses. 

En  réalité  on  obtient  des  courbes  plus  compliquées  dont  l'allure  est 
bien  celle  qu'indique  l'équation  de  van  der  Waals. 

7T  V 

Posons  -il  =    .-,  cette  équation  prend  la  forme: 

S  ô^^  ^^  —  {tT  -\-  S  ô)  ô-i  '4,^  -r  9  TT  ô  -J^  —  S  TT^  =  0. 

vSi  la  loi  d'AvoGADRO- Ampère  était  rigoureuse,  comme  on  a  sur  l'iso- 
therme critique  sous  une  pression  infiniment  faible  -J;  =  8/'"3,  le  réseau 
se  réduirait  à  la  parallèle  \p  =  8/3  à  l'axe  des  abcisses. 

Le  réseau  des  isobares   offre  en  réalité  l'aspect  de  la  figure  2.  Les 

ordonnées  ont  été  prises  égales  à  -  '^  sur  cette  figure  qui  a  été  tracée 

o 

spécialement  en  vue  de  la  discussion  des  poids  moléculaires  des  corjjs 
à  rétat  liquide  ou  gazeux.  Soit  une  isobare  répondant  à  une  pression 
TTj  <C1-  Une  parallèle  à  l'axe  \p  répondant  à  la  température  â,  <C  1 
la  coupe  en  3  points.  Soit  une  autre  isobare  tt^  <C  7î'2  <C  1  •  Coupons 
la  par  la  droite  ô^  <^  ^^  <^  1-  ^^^  '^  points  d'intersection  se  rapprochent. 
Enfin  la  droite  ô  ^=  1  coupe  l'isobare  tt  ^=  1  eu  3  points  d'intersection 
confondus:  l'isobare  admet  un  point  d'inflexion  avec  tangente  verticale. 
Efl'ectivemeut  en  faisant  dans  l'équation  donnée  plus  haut  Ô  =  l,  tt  ^=  1, 
elle  se  réduit  à  {■■p — 1)'^  =  0. 


QUELQUES  REMARQUES  SITU  L  EQUATTON  ETC. 


435 


Uue  discussion  analogue  moutre  que  Tisobare  tt  =  9  admet  un  poiut 
d'inflexion  avec  tangente  horizontale  à  la  température  â  =  -3.  En  faisant 


1,1 


0,9 


0,8 


0,2 


\ 

\\ 

\ 

\ 

^^ 

^^^^_ 

es 

If-          \ 

?H''         CH" 

0 

=  SVc 

— — 

so'  co^  à 

CO  Al 

/ 

J 

\ 

1 

p 

'1 

\ 

\ 

y 

\ 

M 

1 

\ 

\ 

\ 

\ 

V_ 

J 

i 

\ 

\ 

J 

, 

l 

'^■"v- 

7 

\ 

1.-^ 

0,5  1 


1,5 


•»T, 


Fig.  2. 


dans  réquation   donnée   plus   haut  ^i^  =  'i,   t  =  9    elle  se   réduit  à 
(0—3)='  =  0. 

28* 


4â6  '  Daniel  berthelot. 

Deux  lieux  géométriques  mériteut  cVêtrc  signalés:  ceux  que  Ton 
obtient  en  posant 

— —  ^  0  et  — -  =:  0 . 

d-^  dû 

Le  lieu  des  valeurs  minima  et  maxinia  ')  de  ù  est  une  courbe  aplatie 
dont  le  sommet  est  le  point  critique.  En  ce  point  la  courbe  admet  une 
tangente  verticale  qui  lui  est  commune  avec  Fisobare  critique.  —  Cette 
courbe  n'a  pas  de  réalité  physique,  tous  ses  points  appartenant  aux  por- 
tions instables  des  isobares. 

La  courbe  des  valeurs  maxima  et  minima  de  d'  a  pour  équation: 

(3  ;/;  —  8)  [-^2  ^2  +  18  (-^  —  6)  ^  +  81]  =  0. 

Les  coordonnées  de  son  sommet  sont  comme  on  vient  de  le  voir 
•^p  =  3^  ^  =  3^  ;r  ^  9.  Par  suite  u  =  1. 

Si  Ton  veut  obtenir  ce  lieu  géométrique  avec  les  variables  habituelles, 
on  trouve: 


c-^^x  ^->-^- 


La  première  de  ces  équations  ne  diffère  de  celle  qui  a  été  obtenue 
pour  le  lieu  des  ordonnées  minima  que  par  la  substitution  du  facteur 


27  ,   27 


Désignons  par  jy^,  ^6,  1\)  les  coordonnées  du  sommet  de  la  courbe. 


')  Le  mode  de  représentation  habituel  (isothermes  avec  les  coordonnées,  p,t>,) 
ne  fait  ressortir  qu'un  point  remarquable  sur  le  réseau:  le  point  critique.  Le  l*"'' 
mode  de  représentation  étudié  ici  (isothermes  avec  les  coordonnées  in\  p)  en 
fait  ressortir  deux:  le  point  critique  et  le  point  de  rétrogradation  du  minimum 

de  pv.   Le  second  mode  (isobares  avec  les  coordonnées  —  et  T)  en  font  ressortir 

deux  également,  dont  un  est  le  point  critique.  Tous  les  systèmes  de  coordonnées  font 
bien  voir  l'importance  du  point  critique  mais  il  apparaît  dans  chacun  d'eux 
comme  le  sommet  de  courbes  physiquement  irréalisables. 


QUELQUES  REMARQUES  SUR  l'ÉQUAïION  ETC.  437 

Eli    adoptant    les    coordonnées   réduites:    n  ^  p:pu,   T  =  v  :  Vb, 
0=7':  Ti)  l'équation  de  van  uer  Waals  prend  la  forme 


("+3tO(^-D^^- 


Il  est  un  second  point  à  signaler  sur  le  réseau  {•'h,  ô).  C'est  celui  où  la 
courbe  des  inaxiina  et  minima  coupe  la  parallèle  •■p  =  8/3  à  l'axe  des 
abcisses.  Les  coordonnées  de  ce  point  sont  ô  =  26/4^  tt  =  0,  y  =  oo. 

Le  système  de  coordonnées  adopté  ici  permet  de  discuter  certains 
problèmes  physiques:  tels  que  le  poids  moléculaire  des  iiuides,  la  ther- 
mométrie  à  pression  constante^  la  variation  de  Tetlet  Joule-Kelvin.  Le 
second  point  signalé  plus  haut  représente  l'inversion  de  Teffet  Joule- 
Kelvin  [sous  de  faibles  pressions:  c'est  à  dire  celui  à  partir  duquel  les 
gaz  qui  traversent  une  paroi  poreuse  dans  les  conditions  de  l'expérience 
des  physiciens  anglais  se  réchaufl'ent  comme  fait  l'hydrogène  dès  la 
température  ordinaire.  Quant  au  sommet  de  la  courbe  du  minimum  de 
•p,  on  peut  convenir  de  le  désigner  sous  le  nom  de  point  de  rétrograda- 
tion du  phénomène  Joule-Kelvin. 

Ici  encore  l'expérience  confirme  les  prévisions  tirées  de  l'équation  de 
VAN  DER  Waals.  En  traçant  les  isobares  expérimentaux  avec  les  coor- 
données pvjT  et  7'  on  trouve  bien  le  point  d'intlexion  indiqué  par  la 
théorie. 

Amagat  a  publié  en  1881  (Annales  de  Chimie  t.  XXII)  une  série 
de  mesures  sur  Tazote  entre  0°  et  lOC^.  Les  températures  sont  espacées 
de  20'^  environ  et  les  pressions  de  20  m.  de  mercure.  La  forme  des 
courbes  est  d'ailleurs  telle  que  la  température  du  point  d'inflexion  est 
plus  difficile  à  fixer  que  la  pression.  On  trouve  408  atm.  et  30°  C,  ce 
qui  donne  (en  admettant  p^  =  34  atm.;  /,.  =  —  146°  C),  pu  =  l'^Pc 

On  a  d'ailleurs  en  ce  point  pij  vi.  =  361  (l'unité  de  volume  n'est  pas 
donnée  par  Amagat^  mais  on  trouve  sans  difficulté ^j ?'  =  262  à  0°  et 
1  atm.).  La  valeur  de  po  répondant  à  une  pression  très  faible  sur  ce 
même  isotherme  est  291.  Le  rapport  du  volume  idéal  au  volume  réel 
est  égal  à  291  :  364  =  0,800.  Enfin  si  l'on  admet  d,.  =  0,333  (densité 
calculée  par  la  règle  du  diamètre,  Comptes-Rendus  12  mars  1900),  on 
en  tire  Vb  =  0,904  ??,.. 

Une  seconde  scvie  d'e\])ériences  sur  l'azote  fut  publiée  par  Amagaï 
en   1893.    Elle  ne  contient  que  les  trois  isothermes  de  0°,  9 9°, 5  et 


438  DANIEL  BERTHELOT. 

199°^5  et  ne  suffit  pas  pour  fixer  2\.  Elle  donne  pour  jîj/;  une  valeur 
sensiblement  plus  basse  que  la  précédente,  à  savoir  py  =  375  atm. 
=  \1,Q 2h>  Si  Ton  conserve  la  valeur  tu  =  30  G.,  on  a,  pt  Vb  =^  1^37 
(sachant  que  pv  =^  1  à  0°  et  1  atm.).  Comme  on  a  à  30°  et  1  atm. 
pv=  1^11^  il  en  résulte  pour  le  rapport  du  volume  idéal  au  volume 
réel  la  valeur  0,803.  Enfin  ou  a  Vb  =  1,02  ?v- 

Des  expériences  analogues  sur  Tair  donnent ^;/;=]i 00  atm.  =10,2;opc 
Les  données  expérimentales  ')  (isothermes  de  0'^,  100°  et  200°)  ne  suf- 
fisent pas  à  fixer  To- 

La  série  sur  Toxygène  ne  contient  également  pas  les  3  isothermes  pré- 
cédents, mais  la  forme  des  courbes  permet  de  fixer  non  seulement 
pij  =  575  atm.  =  11, bpc  mais  encore  fo  =  100°  environ  (d'oii  To  = 
2,4  Te).    Le    rapport    du  volume  idéal   au  volume  réel  est  égal  à 

— -  =  0,807,  et  sachant  que  de  =^  0,429  on  en  conclut  t'(,  =  0,885  y^ 

Dans  tous  les  cas  la  valeur  expérimentale  de  pb  est  plus  forte  que  la 
valeur  théorique  et  la  valeur  de  Th  plus  faible.  Quant  à  la  densité  elle 
paraît,  au  degré  de  précision  des  expériences  et  des  calculs,  être  égale, 
comme  veut  la  théorie,  à  la  densité  critique. 

Reste  le  second  point  remarquable  signalé  sur  le  réseau  des  isobares: 
le  point  d'inversion  de  Teff'et  Joule-Kelvin  sous  de  faibles  pressions. 
Les  formules  calculées  par  Eose-Innes  (Philos.  Mag.  LXLV,  1898) 
pour  représenter  les  expériences  des  physiciens  anglais  donnent  les 
valeurs  -f-  360°  C.  pour  Tair  et  —  79°  pour  Thydrogène,  qui  répondent 
(en  admettant  te  =  —  141°  pour  Tair  et  /,.  =  —  234°  pour  l'hydro- 
gène) aux  températures  réduites  4,8  et  5,0. 

Le  tableau  suivant  résume  Teusemble  de  la  discussion. 


')  Le  matériel  expérimental  pour  fixer  la  position  des  deux  points  de  rétrogra- 
dation du  minium  de  pv  et  du  phénomène  Joule-Kelvin  est  évidemment  très 
restreint.  Il  serait  à  désirer  que  l'on  possédait  pour  ces  deux  points,  comme  pour 
le  point  critique,  des  expériences  faites  avec  des  valeurs  plus  rapprochées  de  la 
pression  et  de  la  température  et  partant  sur  des  corps  variés. 


QUELQUES  REMARQUES  SUR  L  EQUATION  ETC. 


439 


V.  D. 

Waals 


expé- 
rience 


Rapport  du 
volume  idéal 
au  vol.  réel 


V.  D. 

Waals 


expé- 
rience 


1"  Point  cri - 
tio[ue 

2"  Point  de 
rétrogradât, 
du  minimum 
àe  pv 

3'^  Point  de 
rétrograda- 
tion de  Teifet 
Joule-Kel- 
vin   

i"  Point  où 
le  gaz  suit  la 
loi  de  Mari- 
OTTE  sous  de 
faibles  pres- 
sions   

5°  Point 
d'inversion 
de  l'effet  Jou- 
le -  Kelvin 
sous   de  fai- 
bles pres- 
sions   


1,898 


1,50 


2,4 


3  375 


3,2à3,6 


10àl2 


1,1333 


l,20àl,25 


0,9  à  1,0 


2,666 


1,125 


0,888 


3,6  à  3,8 


l,19àl,27 


0,80 


3,375 


2,93à2,98 


6,750 


4,8  à  5,0 


Equation  réduite  de  van  der  Waals  en  prenant  pour  unités  : 

1  °.  les  coordonnées  du  point  critique       i'^'i'^J  i^' —  ^)^^^^ 

'l^.  les  coordonnées  du  point  de  rétro-  /p  |_    1  \  (^y  ^\ ^T 

gradation  du  niinimmn  de  pv  \         2  VV  \  1/       8 

5°.  les  coordonnées  du  point  de  rétro-   /"  ,      1  \ /„  1\ ^  ^^ 

gradation  de  l'effet  Joule-Kelvin  \         3TV  V.  3/      9 

Parmi  les  conséquences  d'ensemble  qui  se  dégagent  de  ce  tableau,  je 
relèverai  spécialement  celles  qui  ressortent  du  rapprochement  des  deux 
premières  et  des  deux  dernières  colonnes. 

1  ^  Toutes  les  températures  indiquées  par  l'équation  de  van  der  W  a  als 


440  DANIEL  BERTHELOT. 

pour  les  phénomènes  phj-siques  cousiclcrés  sont  supérieures  à  celles  que 
révèle  rexpérieiice. 

Cette  constatation  est  en  faveur  de  l'opinion  qui  regarde  Tattractiou 
spécifique  moléculaire  comme  une  fonction  décroissante  de  la  tempé- 
rature. 

2°  La  variation  du  produit  pv  entre  les  faibles  pressions  et  les  pres- 
sions répondant  aux  phénomènes  considérés  est  toujours  ])lus  faible  que 
celle  qu'indique  l'expérience. 

Cette  constatation  milite  en  faveur  du  l'emplacement  du  terme  a\c^ 
(pression  interne)  par  une  expression  de  forme 


v'^^^Ahv  +  Bb'^' 


La  manière  dont  l'équation  de  van  der  Waals  répond  à  l'ensemble 
des  phénomènes  n'en  est  pas  moins  des  plus  remarquables.  Et  sa  supé- 
riorité sur  maintes  des  modifications  empiriques  (telles  que  celles  de 
Clausius)  proposées  pour  Taméliorer^  ressort  du  fait  que  ces  modifica- 
tions en  rapprochant  la  formule  de  l'expérience  sur  de  faibles  portions 
du  réseau^  l'en  écartent  complètement  dans  les  parties  éloignées. 


Y.    DISCUSSION    SOMMAIRE    DE  qUEI,QUES  EQUATIONS  f'AllACTKRISTIQUES. 

Pour  discuter  les  diverses  équations  caractéristiques  à  3  constantes^ 
il  conviendrait  de  procéder  comme  je  l'ai  fait  dans  les  pages  précédents 
pour  celle  de  van  der  Waaus  et  de  dresser  pour  chacnue  d'elles  un 
tableau  analogue.  Cette  comparaison  m'entraînerait  trop  loin  :  aussi  me 
contente  rai -je  des  indications  suivantes. 

On  a  vu  plus  haut  la  comparaison  de  l'isotherme  critique  réduit  de 
l'anhydride  carbonique  avec  les  isothermes  critiques  de  van  der  Waals 
et  de  Clausius.  Il  en  résulte  que  la  modification  proposée  par  Clau- 
sius  a  pour  eff'et  de  faire  basculer  l'isotherme  autour  du  point  critique. 
Elle  ne  rétablit  la  concordance  avec  l'expérience  pour  les  faibles  et 
moyennes  pressions  qu'eri  la  détruisant  })our  les  fortes  pressions. 

On  s'explique  ainsi  la  faveur  qu'a  rencontrée  l'équation  de  Clausius; 
envisagée  à  un  point  de  vue  purement  empirique,  sa  forme  se  prête 
mieux  à  la  représentation  des  résultats  obtenus  pour  les  gaz  sous  des 


QUELQUES  REMATIQUES  SUR  t/ÉQUATION  ETC.  441 

pressions  inférieures  à  la  pression  critique  que  celle  de  van  der  Waals. 
Elle  permettrait  plus  facilement  par  exemple,  si  Ton  voulait  utiliser  sim- 
plement les  constantes  critiques  jj^  et  Te,  de  figurer  la  variation  par  la 
température  des  coefficients  d'écart  à  la  loi  de  Mariotte  au  voisinage  de 
la  pression  atmos])liérique  :  question  dont  dépend  la  détermination 
exacte  des  poids  moléculaires  des  gaz  au  moyen  de  leur  densité.  En 
revanche  pour  toutes  les  questions  relatives  aux  gaz  très  comprimés  et 
aux  liquides  la  formule  de  van  der  Waals  convient  mieux. 

Une  remarque  analogue  à  celle  qui  vient  d'être  faite  sur  l'équation 
de  Clausius  s'applique  à  l'équation  ("))  deDiETERici,  Sa  forme  réduite  est 


eH 


Elle  convient  pour  les  faibles  pressions,  mais  est  en  défaut  dès  qu'on 

dépasse  la  pression  critique,  puisqu'elle  conduit  à  u  =  0,5  pour  tt  =  ce. 

La  seconde  équation  de  Dieterici  est  meilleure.  Sa  forme  réduite  est 


(^+4)(?-D=T^- 


La  valeur  L5/4  =  3,75  se  rapproche  de  la  valeur  expérimentale  3,6 
à  3,8  et  l'isotherme  critique  calculé  suit  assez  bien  l'isotherme  expéri- 
mental jusqu'à  la  pression  critique.  Quand  on  la  dépasse,  il  le  suit 
d'abord  moins  bien  que  celui  de  van  der  Waals,  le  facteur  v — \  con- 
venant moins  bien  que  le  facteur  v  — 1/3  dans  cette  régioii  ;  mais  pour 
de  très  fortes  pressions  ou  de  basses  températures  il  redevient  préférable. 

Je  n'examinerai  pas  l'équation  de  Eeinganum;  elle  est  tellement 
com])liquée  qu'il  est  impossible  de  la  mettre  sous  la  forme  réduite. 
Quelques  calculs  que  j'ai  faits  m'ont  paru  indiquer  qu'au  voisinage  de 
^  =  0,5  c'est  a  dire  dans  les  conditions  habituelles  de  mesures  sur  les 
Hquides,  les  divergences  avec  l'expérience  sont  déjà  notables.  Il  m'a 
paru  en  être  de  même  sous  les  fortes  pressions  de  l'ordre  de  50  à  80  pc. 

Passons  maintenant  à  l'examen  des  modification  d'ordre  théorique 
proposées  par  H.  A.  Lorentz,  van  der  Waals  lui-même,  Jaeger, 
BoT/rz^iAN,  etc.  Leur  cai'actère  commun  est  de  ne  pas  arriver  à  mettre  en 
évidence  le  covolume  comme  l'expérience  semble  l'imposer  et  de  l'intro- 
duire seulement  à  titre  d'approximation. 


4.42 


DANIEL  BERTHKLOT. 


Si  Ton  adopte  le  développement  en  série  (2),  réquation  réduite  avec 
la  valeur  a^  =  5/8  de  Jaeger  et  Boltzmann  devient: 

5,191  _  3(5^        0,7303       0,3333\ 


et  avec  la  valeur  x,^  =  15/32  de  van  der  AYaals 


0,8433    ,    0,3333\ 


,   5,530        3/5/-         .......    ,      ,^ 


Ces   équations   ne   représentent   guère   mieux  que  celle  de  van  der 
Waals   la   portion   de   Tisotlierme  critique  comprise  entre  tt  =  0  et 


O.itO 


20111 


;r  =  1 ,  et  elles  représentent  beaucoup  plus  mal  la  portion  qui  corres- 
pond aux  pressions  plus  fortes  (courbes  ponctuées  III  et  IV  de  la 
figure  3). 


QUELQUES  REMARQUES  SUR  l'ÉQUATION  ETC.  443 

Il  en  est  de  même  de  Tisotlierme  critique  \  qui  résulte  de  Téquation 

dont  BoLTZJEAXN  a  calculé  les  coefficients  d'après  la  théorie  cinétique 
pour  auK^iorer  la  formule  de  van  der  Waals  (Vorlesungeu  iiber  Gas- 
theorie,  t.  II,  p.  153.  1898). 

En  admettant  le  développement  eu  série  du  covolume  de  van  der 
Waals  avec  les  valeurs  jo^  =  17/32,  [2.,  =  0,0958  Téquation  réduite 
devient 


Cette  équation  conduit  pour  les  deux  jiortions  de  Tisotlierme  critique 
à  des  conclusions  inadmissibles:  à  savoir  qu'entre  la  pression  atmosphé- 
rique et  la  pression  critique  le  gaz  serait  moins  compressible  que  n'indi- 
que la  loi  de  Mariotte;  et  que  les  plus  fortes  pressions  ne  pourraient 
amener  son  volume  au-dessous  des  six  dixièmes  du  volume  critique. 

Cette  discordance  ne  prouve  d'ailleurs  rien  contre  la  légitimité  du 
développement  en  série,  car  il  est  possible  qu'avec  un  plus  grand  nom- 
bre de  termes  on  obtient  un  meilleur  résultat.  Mais  elle  montre  que 
l'intérêt  de  ces  calculs  est  d'ordre  théorique,  et  qu'il  ne  sont  pas  sus- 
ceptibles d'être  utilisés  pour  le  problème  pratique  que  j'envisage  en  ce 
moment. 

Entin  je  dirai  quelques  mots  du  second  ordre  de  moditications  intro- 
duites par  Clausius,  qui  fait  varier  la  pression  interne  avec  la  tem- 
pérature. 

Pour  représenter  les  résultats  d' Andrews  sur  l'anhydride  carbonique, 
Clausius  a  posé  f{T)  =  aj7\  Cette  forme  convient  en  effet  au  voisi- 
nage du  point  critique.  C'est  ce  qui  ressort  de  la  remarque  suivante.  Si 
l'on  construit  les  courbes  de  tension  de  vapeur,  l'équation  de  van  der 

.  .    .  tÏTT 

Waals  donne  au  voisinage  du  point  critique  -—  =  4  tandis  que  l'expé- 

rieuce    sur   des   corps  variés  (Stoletow,  Jou.rnal    de  Physique,  t.  I, 

188:2)  donnée  =  7. 
^  dô 


444  DANIEL  BERTHELOT. 

Or  Eaveau  a  remarqué  (Société  de  Physique^  17  février  1893)  que 
p  -\-  7jii~-2  J  {^' — 6)  =  J^  T,  on  a  —  =  4  -]-  3/^, 

Il  en  résulte  bien  k  =  1,  mais  dès  qu'on  s'écarte  du  point  critique  la 
variation  de  a  est  moins  rapide.  En  voici  une  preuve.  La  formule  de 
VAN  DEU  Waals  indique  pour  la  température  à  laquelle  un  gaz  suit  la 
loi  de  Mariotte  sous  de  faibles  pressions  la  valeur  trop  forte  ô  =  3,37. 
Pour  trouver  la  valeur  expérimentale  2,93,  il  faudrait  dans  Téquation 
donnée  quelques  lignes  plus  haut  poser  Ic=^  0,13.  Si  Ton  admet  k=\ 
on  trouve  la  valeur  beaucoup  trop  basse  1,84  qui  conduirait  à  admettre 
que  Tazote,  Toxyde  de  carbon,  Fair  sont  déjà  à  0^  dans  le  même  état 
que  riiydrogèue,  je  veux  dire  moins  compressibles  que  n'indique  la  loi 
de  Mariotte.  L'exposant  k  =^\  ne  convient  donc  plus  en  dehors  de  la 
région  critique. 

Il  existe  d'ailleurs  diverses  méthodes  qui  peuvent  donner  au  moins 
d'une  manière  approchée  la  variation  de  a  avec  T.  La  plus  simple  est 
celle  de  van  der  Waals  et  Bakker  sur  les  chaleurs  internes  d'évapo- 
ration.  M.  Mathias  qui  l'a  employée,  a  reconnu  ainsi,  [séances  de  la 
Société  de  Physique  de  Paris,  '21  Avril  1900],  que  la  courbe  a  =f{T) 
paraît  avoir  un  point  d'inflexion  dans  la  région  critique. 

Une  autre  méthode  approchée  que  j'ai  employée  consiste  à  étudier 
dans  un  grand  intervalle  de  température  le  coefficient  d'écart  à  la  loi  de 
Mariotte  au  voisinage  de  la  pression  atmosphérique.  On  constate  égale- 
ment que  la  variation  de  a  se  ralentit  quand  on  s'écarte  du  point  critique. 

Je  terminerai  par  la  remarque  suivante.  L'emploi  des  coordounées 
pe  et  p  se  prête  particulièrement  à  la  discussion  de  la  fonction /(^;,  ?',  T), 
si  on  la  suppose  mise  sous  la  forme  (p  -]-  P)  {v — F)  =  const.  Dans 
l'intérieur  de  la  parabole  des  ordonnées  minima  le  terme  P  (pression 
interne)  joue  un  rôle  pré])ondérant :  Clausius  dont  les  expériences  ont 
porté  surtout  sur  cette  région,  s'est  trouvé  ainsi  amené  à  en  modifier 
l'expression,  eu  remplaçant  ajv'^  par  al{v  -\-  d)-,  en  y  introduisant  un 
facteur  de  température,  etc.  Considère  t'on  au  contraire  la  partie  du  plan 
extérieure  à  cette  parabole  (zone  de  l'hydrogène  et  des  liquides),  l'équa- 
tion se  rapproche  de  la  forme  p{i- — b)  =  const.,  le  covolume  y  joue 
un  rôle  plus  important  que  la  pression  interne  et  l'on  est  conduit  à  le 
regarder  comme  variable  avec  le  volume,  à  le  faire  dépendre  de  la  tem- 
pérature, etc. 


QUELQUES  REMAllQUES  SUR  l'ÉQUATION  ETC.  44î 


VI.    LES  ÉCARTS  A  LA  LOI  DES  ETATS  CORRESPONDANTS. 

On  a  supposé  daus  ce  qui  précède  que  la  loi  des  états  correspondants 
est  rigoureuse.  L'examen  des  expériences  —  de  celles  d'AjiAGAT  et  de 
SiDNEY  YouNG  principalement  —  ne  permet  de  l'admettre  qu'à  titre 
d'approximation.  A  mou  avis  pourtant  (Comptes  liendus  12  mars  et  16 
juillet  1900)  une  discussion  attentive  montre  que  la  loi  est  exacte 
moyennant  deux  modifications  simples. 

1°  Il  faut  comjDter  les  volumes  non  pas  à  partir  de  zéro,  mais  à 
partir  du  volume  minimum  du  fluide  ou  covolume.  Cette  dernière  ma- 
nière de  faire  est  la  plus  satisfaisante  des  deux  pour  l'esprit  comme  l'a 
très  bien  fait  remarquer  Eaveau  (Journal  de  Physique,  t.  VI,  1897). 
Ce  volume  minimum  s'obtient  par  la  règle  du  diamètre  de  Mathias; 
et  les  moindres  variations  du  volume  minimum  réduit  se  reflètent  dans 
les  écarts  à  la  loi  de  correspondance  tels  que  les  a  calculés  avec  beau- 
coup de  minution  Mme.  K.  Meyer  d'après  les  données  de  S.  Young 
(Zeitschrift  fiir  Physik.  Chem.  février  1900). 

2°  L'expérience  paraît  indiquer  également  qu'il  faudrait  compter  les 
températures  à  partir  d'une  température  minimum  T^n  spéciale  à  chaque 
corps.  Ce  nouveau  changement  de  zéro  est  moins  explicable  que  le 
précédent;  le  sens  physique  de  î',»  nous  échappe,  et  je  n'ai  réussi  à  trou- 
ver qu'une  méthode  indirecte  pour  en  calculer  la  valeur:  cependant 
comme  les  résultats  en  concordent  bien  avec  ceux  que  Mme.  Meyer  ob- 
tient par  une  voie  toute  difl'érente,  ou  peut  accepter  ce  changement  de 
zéro  à  titre  empirique. 

Il  résulte  de  là  que  l'équation  caractéristique  doit  contenir  5  constan- 
tes au  lieu  de  3.  En  quelle  mesure  cette  constatation  modifie-t-elle 
nos  spéculations  antérieures? 

On  pourrait  en  Dremier  lieu  adopter  les  variables  auxiliaires  u^=  v — Vi„ 
s^  T — Tt„  et  chercher  la  fonction  à  3  constantes  F{p,u,s)^0. 

Mais  on  peut  procéder  plus  simplement.  L'équation  réduite  de  van 
der  Waals  mit  en  lumière  les  2  valeurs  lim.  v=l!S  pour  7r=  » 
ou  ô  =  0  et  lim.  ttv  =  8/3  pour  Ù  =  i  et  ;r  =  0.  Une  équation  réduite 
dirterente  à  3  constantes  conduirait  à  des  valeurs  autres,  mais  qui  seraient 
toujours  communes  à  tous  les  corps.  En  fait,  ces  valeurs  ne  sont  pas 
identiques,  mais  simplement  voisines,  l'un  de  1/4,  l'autre  de  3,6. 


446  DANIEL  BERTHELOT.  QUELQUES  REMARQUES  ETC. 

J'a  trouvé  par  exemple 

liiii  -j  0,278  .   0,382     0,269     0,243     0,243     0,260     0,255     0,258 

De  même  on  a  d'après  S.  Young: 

C02     CCIr'         C^H'     SuCl^     C'E^Br    C^H'^Cl    {C'IP)-0 
WmjTv    3,61     3,66  3,71         3,75  3,78         3,81  3,82 

C'est  précisément  sur  cette  diversité  que  je  me  suis  appuyé  pour  cal- 
culer 'ii,n  et  T,„.  Dès  lors  on  tiendra  compte  de  ces  écarts  de  la  loi  des 
états  correspondants,  si  au  lieu  d'introduire  dans  l'équation  (7)  à  la- 
quelle je  me  suis  arrêté  comme  conclusion  de  ma  discussion  des  va- 
leurs uniformes  pour  tous  les  corps  (telles  que  les  valeurs  3,6  et  0,269 
qui  conviennent  à  CO-  et  que  j'ai  prises  comme  exemple),  on  y  adopte 
les  2  valeurs  spéciales  à  chaque  corps. 

Les  équations  réduites  de  deux  corps  différents  auront  ainsi  des 
coefficients  numériques  voisines,  mais  non  pas  identiques.  On  retrouvera 
sur  l'une  les  résultats  obtenus  sur  Tautre,  mais  avec  des  valeurs  nuuu'- 
riques  légèrement  différentes,  conformément  à  l'expérience. 

Des  considérations  de  ce  genre  nous  amènent  à  penser  que  le  progrès 
des  observations,  bien  loin  de  religuer  les  idées  de  correspondance  in- 
troduites daus  la  science  par  le  génie  de  van  der  Waals  à  Tétat  de 
vérités  ap])roximatives,  est  appelé  à  les  élargir  en  les  précisant. 


DIE  DISPERSION  DER  MAGNETISCHEN  DREHUNG 

DER  POLARISATIONSEBENE  IN  NEGATIV  DREHENDEN  SALZLÔSUNGEN. 

MESSLINGEN  MIT  ROTHEM  BLUTLAUGENSALZ. 


L.  H.  SIERTSEMA. 

Mitteilung  N*""  6ii  aus  deiii  physikalisclien  Institut  zu  Leiden, 


Bei  der  Ersclieinimg  der  magnetischeii  Drehuug  der  Polarisations- 
ebene  zeigeu  einige  Pliissigkeiten  die  Eigenthuinliclikeit  dass  sie  eine 
Drehung  ergeben  iu  einein  Siune,  abweicliend  voin  gewulmlicheu  Eegel, 
nach  welchem  dieser  derselbe  ist  wie  derjenige  des  maguetisirenden  Stro- 
mes.  Auch  zeigen  dièse  Flûssigkeiten  eine  Drehungsdispersion  die  sehr 
viel  grusser  ist  als  bei  positiv  drelieuden  Substanzen  beobachtet  wurde. 
Die  Messungen  von  Becquerel  i)    an    7V  Cl^   uud    an  Fe  CL-  Lo- 

sungen  leliren  uns  dass  die  négative  Drehung    proportional   zu  ^  is, 

A 

statt  zu  —  wie  bei  der  positiven  Drehung. 

Die  Wichtigkeit  dieser  Beobachtungen  veranlassten  inich  zu  ver- 
suchen  das  wenige  Beobachtuugsmaterial  ûber  dièse  négative  Drehungs- 
dispersion zu  vergrossern.  In  den  folgenden  Zeilen  werde  icli  einige  vor- 
laufige  Eesultaten  mitteilen. 

Da  die  meisten  hier  in  Betracht  kommenden  Losungen  eine  starke 
Absorption  zeigen^  ist  es  notwendig  mit  verdiiuuten  Losungen  zu 
arbeiten,  wenn  man  iiber  eiu  nicht  zu  beschranktes  Spektrum  verfûgen 
will.  Wenn  man  dann  die  Drehung  des  Salzes  aus  derjeuigen  der  Losung 
bestimmt^  hat  man  mit  den  kleinen  Unterschieden  der  Drehung  in  der 


')   Becquerkl,  Ann.   de   Ch.   et  de  Ph.  (5)  12  p.  68  (1877);   C.  R.  85  p. 
1227  (1877). 


448  L.  H.  SIERTSE]\[A. 

Losung  iind  in  Wasser  zu  tliuii^  und  es  schien  mir  dahev  zii  Erreichung 
eiiier  liinlaiigiichea  Geiiauigkeit  ain  sichersten^  die  Messuiigeu  iinmer 
gleichzeitig  an  der  Losung  uud  an  Wasser  an  zu  stellen. 

Zu  diesem  Zwecke  sind  zwei  gleich  Jauge  GlasrohreUj  au  den  Enden 
mit  Glasplatten  verschlosseu^  neben  eiuauder  aufgestellt  in  eiuer  grosseu 
Dratspule  in  solcher  Weise  dass  man  dièse  Eolire^  von  welcher  die  eiiie 
mit  Losungj  die  andre  mit  Wasser  gefûllt  ist,  durch  Yerschiebuug 
abwechselnd  im  Wege  des  Lichtbùndels  bringen  kanu. 

Die  weitere  A.nordnung  der  Apparate  ist  wie  gewuhnlich.  Der  von 
einer  elektrischen  Bogenlampe  ausgehende  Lichtbûndel  durcliliiuft  eiii 
Ivollimator^  ein  Polarisator,  eine  der  oben  geuanuten  YersuclisWihreu,  ein 
Analysator,  ein  Prisma^  und  erzeugt  dann  ein  Spektrum  im  Beobach- 
tungsfernrohr.  Bei  passender  Stelluug  des  Analysators  wird  man  nacb 
Schliessung  des  maguetisirendeu  Stromes  in  der  Dratspule  eiuen  dunklen 
Band  im  Spektrum  beobacliteu^  dessen  AYellenlange  man  tinden  kanu 
ans  der  Dispersionskurve  des  Prismas  und  einigen,  jedesmal  zu  bestim- 
raenden  festeu  Punkteu  im  Spektrum. 

A¥enn  wir  jetzt  die  von  der  Wellenlauge  A  abliangigen  relativen 
Dreliuugen^  bezogen  auf  die  Drehung  in  Wasser  mit  lia-hicht  als 
Einheit^  fur  die  Losung  uud  fur  Wasser  vorstellen  durch  cf^  und  q,,.^, 
und  wenn  wir  tinden,  dass  bei  eiuer  Messungsreihe  der  dunkle  Band  sicli 
in  der  Liisung  bei  derWellenliiuge  ?.i,  in  Wasser  bei  ?..,  betiudet,  so  uuiss, 
da  Dreliuug  uud  magnetische  P.otcutialditicreuz  in  beiden  Eallen  gleich 
gross  siud,  qj^  =  q^f^,^  sein.  Kenut  man  nun  (jp„,;^  ans  andreu  Unter- 
suchuugeu,  so  kann  man  in  dieser  Weise  ç^  liudeu,  Wiederholt  ui:in 
dièse  Bestimmungen  entweder  uach  Aenderung  der  Stromstiirke,  oder 
uach  Drehung  des  Analysators,  so  kann  man  q)^  fur  verschiedene  AA  el- 
lenlangen  ableiten. 

Ein  A^orzug  dieser  Aiethode  ist,  dass  man  den  absoluten  AA^ert  der 
maguetischen  Kraft  uud  aucli  die  Grosse  der  Drehung  nicht  zu  kenneu 
braucht.  Insbesondere  ist  man  dabei  unabhangig  von  den  Eehlern, 
welche  bei  der  Ableitung  der  Drehung  der  Polarisationsebene  aus  der 
des  Analysators  (oder  des  Polarisators)  um  seine  Drehuugsachse  gemacht 
werden  '),  Eine  genaue  Messuug  der  Stromstarke  wilrde  man  auch  ganz 


')    Vgl.  Cornu,  Ann.  de  Ch.  et  de  Pli.  (4)  11  p.  3G0  (1SG7),  Gi.a7.i:broûk, 
Phil.  Mag.  (5)  10  und  15. 


DIE  DISPERSION  DER  MAGNETIsCHEN  DREHUjSG^   U.  S.  W. 


449 


entbehreu  Jcomieiij  wenn  cliese  wahrend  einer  Versuchsreihe  sich  niclit 
anderte.  Da  solclies  aber  der  Pall  ist^  muss  man  bei  jeder  Einstelluug 
des  Bandes  die  Stromstârke  ableseii,  uni  uachher  aile  Einstellungeu 
einer  Reilie  anf  gleiclier  Stromstiirke  reducireu  zu  konneii. 

Die  Stromstârke,  welclie  von  im  allgemeinen  40  bis  60  Amp.  betrug, 
wird  bestimmt  mit  cinem  Galvanometer  von  d'ARsoNVAL  mit  Neben- 
schluss^).  Die  Dratspule  von  80  cm.  Liinge  hat  1107  Winduugen  von 
Knpferdrat  von  5  mm.  Dicke,  und  hat  einen  freien  Innenraum  von 
14  cm.  Diameter,  in  welcliem  die  beiden  VersnclisrOhreu  von  52.5  cm. 
Lange  nud  27  mm.  Diameter  in  Baumwolle  verpackt  neben  einander  auf 
eiuem  Holzbrett  befestigt,  aufgestellt  sind.  Als  Spektralapparat  dieut 
eiu  Spektrometer  von  Meyersteyn  '^).  Zur  Kalibrirung  des  Spektrnms 
ist  eine  Quecksilberbogen-Lampe  nacli  Arons-Lummer  angewendet. 

Die  bis  jetzt  erlialtenen,  vorlaiifigen  Resultaten  beziehen  sich  auf 
rothem  Blutlauo'ensalz,  in  einer  wiisserigen  Losung  von  1  Grain  Salz 
auf  100  Gram  Losung.  Fiir  jede  Bestimmung  eines  Paares  Aj  und  Aj 
wird  eine  symmetrische  Reihe  von   8  bis   12  Einstellungen  gemacht. 

Es  folge  hier  ein  Beispiel  einer  solchen  Ileihe  : 

Reihe  1.  Drehung  der  Polarisationsebene  13°  43' 
Stromstârke  62  amp. 


Galvau. 

Stelle  des  Beob.  fernrolirs  : 

Welleulaiige  in  ij.(j.. 

Wellenlânge 

leducirt  auf  Gralv. 

aU.  293 

Losung 

Wasser 

\ 

\ 

^1 

\ 

297 
292 
293 
292 
298 
302 
287 
285 

26°,38 
25°,37 
26°,41 
26°,44 

26°,81 

26°,78 

26=,73 
26°,73 

613 
612 
617 
620' 

638 
633 

627 
627 

613 
613 
612 
612 

634 
634 

633 
635 

Mittel 

612' 

634 

')  Vgl.  Arch.  Néerl.  (2)  2  p.  15  (1899). 
')  Vgl.  1.  c.  p.  317. 

ARCHIVES   NÉERLANDAISES,    SERIE    II.   TOME    V. 


29 


450  L.   H.  SlERTSEilA. 

lu  dic'^er  Weise  siiid  14  Beobachtungsreihen  erhalteii,  welclie  iu 
untensteliender  Tabelle  ziisaïameugefasst  siud. 

Die  Drehungen  iu  Wasser  siud  eutuommeu  au  eiuer  Kurve,  welche 
icli  koustruirte  nach  frlihereu,  uocli  nicht  publicirteu  Bestiminuugeu 
der  Dreliuugsdispersion  in  AVasseï'^  welclie  mit  deu  Messuugeu  vou  Yer- 
DET  ^)  uud  vou  VAN  ScHAiK  ")  gut  ûberelustiuimeu. 

Stelleu  p,  pta  uud  ps  die  molekulare  Drehuugskonstauten  vor  fur 
Losuug,  ^Yasser  uud  Salz,  uud  ,a  die  Zabi  der  Grammol.  des  Salzes, 
welche  iu  1 — [^  Grammol.  Wasser  gelost  siud,  so  ist'^) 

p  =  y-Ps  +  {^-~y^)p'r 

Dièse  Grosseu  p  uud  pu,  haugeu  mit  deu  obeu  eiugefiilirten  Grossen 
q  ^  uud  ç  i^,^  zusammeu  durch  die  Beziehuugeu 


\f/,  Ms  +  (1  —  fy.)  >iiw 


—  î± 

^~  dC 

Pw  =  —77-   ^w 

weuu  d  die  Dichte  der  Losuug,  m-^  uud  ///-,„  die  Molekulargewichte  vou 
Salz  uud  vou  Wasser,  C  die  Dreliuugskoustaute  des  Wassers  fur  Na- 
Licht  bedeuteu.  Bestimmeu  wir  aucb  rp^^,  die  relative  Drehuug  des 
Salzes,  durcli  die  Dezieliuug 

<]PsA 

uud  sei  p  das  Gelialt  der  Liisuug  [p  Gram  Salz  auf  1  Gram  Losuug) 
so  fiudet  mau  die  Bezielmus" 


welche  scliou  oft  bei  Uutersuchuiigeu  dieser  Art  augeweudet  wurde.  Aus 
deu  gefuudeueu  Werten  vou  q^  uud  q^^,^  ist  uach  dieser  Gleiclmng 


')  Verdet,  C.  R.  61  p.  630. 

^)  Van  ScHAiK,  Iiiaug.  Diss.  Utrecht  1882. 

')  Vgl.  l.c.  Arch.  Néerl.  p.  348. 


BIK  DISPERSION  DKR  MAGNKTISCHEN  DURHUNG,  U.  S.  VV. 


451 


«p.sA  bercclinet  wordeii,  und  iii  der  jetzt  folgendeu  Tabelle  aufgeiiommeu. 
Die  Diclite  der  Liisuug  war  1,0053. 

Négative  TJrehmtg  des  rothen  BhUlaugensahes. 


\ 

^2 

*3P\ 

<JP«A, 

qps\ 

1 

G 12' 

634 

0,850 

0,918 

6,3 

2 

575 

597' 

0,968 

1,048 

7,5 

3 

525 

553 

1,136 

1,277 

13,4 

4 

613 

636 

0,848 

0,916 

6,3 

5 

556' 

584 

1,017 

1,122 

9,9 

6 

525 

554 

1,133 

1,278 

13,8 

7 

545 

570 

1,067 

1,178 

10,5 

8 

524' 

553 

1,136 

1,282 

13,9 

9 

552' 

579 

1,033 

1,138 

9,9 

10 

600 

620 

0,895 

0,960 

6,0 

11 

613 

632 

0,857 

0,916 

5,5 

12 

522 

553 

1,136 

1,293 

15,0 

13 

512 

547 

1,167 

1,352 

17,7 

14 

621' 

644 

0,820 

0,888 

6,3 

Die  Werte  von  q>^^,  welche  also  die  relative  Dreluiug  vorstellt  des 
Salzes  fiir  die  Wellciiliiiige  A,,  bezogeii  auf  der  Dreluuig  des  Wassers 
filr  iVrt-Licht  als  Eiiilieit,  sind  iu  imteiistehender  Kgur  eingetrageu. 
Die  Dispersion  ist  hier  viel  stiirker  als  eine  Proportioiialitiit  der  Dreh- 


uiigen  mit  -^  ergeben  wiirde.  Autf'allend  ist  die  starke   Ziiiiahme  der 

Drelmng    bei    Auiiaherung  an  der  Absorptionsgrenze,  die  iu  unserer 
Lcisung  etwa  bei  A  =  490  liegt. 

Man  tindet  hier  [ihnliche  A^erhiiltnisse  wie  bei  der  positiven  Drehuug 
angetroll'eii   werdeu  bei  den   bekaunteu  Versucheu  vou  Macaluso  uud 

29* 


452 


L,  H.  SIERTSEMA.    DIE  DISPEKSION,  U.  S.   W, 


CoKBiNO  an  iVft-Dampf,  uud  bei  der  Uutersuchung  dieser  Drehuiig  in 
gefarbten  Losungen  von  Schmauss.  ')  Aucli  lassen  dièse  sich  folgern 

18 
17 
16 
15 
14 
13 
12 
11 
10 

9 

8 

7 

6 

5 

4 

3 

490  500  10  20  30  40  50  60  70  80  90  (500  10  20  (530 

ans  deu  neueren^  von  Loren'J'z  und-  von  Voigt  entwickelten  optischen 
Theorien. 

Die  Untersucliung  wird  fortgesetzt  mit  mehreren  negativ  drehenden 
Losungen,  und  bei  verscliiedenen  Konzcntrationen. 

Nov.  1900. 


B 

1, , 


')  Schmauss,  Drude's  Ann.  2  p.  280  (1900). 


UEnEIl  EINE  EUKLARU.NG  DEIl  WIDEIISTANDSZUNAHME  IM 
^rACNETFELDE  UND  VEP.WANDTER  EP.SCITEINUNGEN  IN  WISMUTH 

(Mitteilung  N".  G3  ans  deiu  pliysikalischen  Institut  in  Leiden.) 


E.  VAN  EVERDINGEN  Jr. 


1.  Uiitersuclmngeu  iibcr  die  galvauoinaguetischeii  uiid  thermomag- 
netischeii  Ersclieiimngen  in  Wismuth^  deren  Ergebnisse  in  den  Sit- 
zungsbericliteu  der  Kchi.  Ak.  der  Wissenschafteii  in  Amsterdam  iiacli 
und  uacli  mitgeteilt  wurden^  ' )  gaben  mir  mehrfach  Yeranlassung  eine 
Hypothèse  zur  Erkliirnug  heraii  zu  ziehen,  welche  zuerst  in  meiner 
Inauguraldissertation -)  aufgestellt  wurde  und  enthiilt^  dass  im  Magnet- 
felde  die  Auzahl  frei  beweglicher  geladener  Teilchen  kleiner  sein  soll 
als  ausserlialb  des  Magnetfeldes.  Dièse  xlbnahrae  wurde  dann  der 
AVirkung  der  elektromagnetischen  Kraft  zugeschrieben,  welcher  ein 
bewegtes  geladenes  Teilclien  im  Magnetfelde  unterworfen  ist. 

Tm  Polgenden  wird  der  Versuch  gemaclit^  eiue  klare  Yorstellung 
vom  Mechanismus  dieser  Ersclieinung  zu  geben.  Man  begegnet  jedoch 
dabei  grosse  Schwierigkeiten  und  ich  werde  mich  beschriinken  miissen 
auf  die  Andeutung  einer  moglicben  LiJsung. 

2.  Die  erste  Erage  ist^  wie  wir  uns  die  ebdctrischeu  Teilchen  vor- 
stellen  wolleu.  Die  sehr  l)efriedigenden  Ers:ebiiisse  bei  der  Berechiiiina; 
des  A^erbaltnisses  der  Leitfahigkeiten  fiir  Warme  und  Elektricittit  nacli 


^)  Verslngen  der  Vergaderingen  van  de  Kon.  Ak.  v.  Wetensc.h.  te  Amsterdam 
Juni  1898,  p.  95,  Maart  und  April  1899,  p.  484  und  535,  Juni  1900,  p.  181. 
Comm.  Phys.  Lab.  Leiden  No.  42,  48  und  58. 

')  Metingen  over  het  verscldjnael  van  Hatj,  en  de  loename  van  den  wecrsland 
in  het  magneliscli  veld.^  Leiden  1897. 


454  E.  VAN  EVERDINGEX  JR. 

cler  RiECKE'scheii ')  und  der  DRUDE'sclieii -)  Théorie^  besonders  wenn 
mann  dabei  verfalirt  in  der  Weise  wie  es  Reinganum  ^)  tliat,,  veran- 
lassen  uns  von  selbst  zu  einer  Identifizirung  der  geladenen  Teilchen  mit 
Drude's  Elektronen.  ^)  Damit  die  Vorstellung  moglichst  eiufach  ge- 
halten  werde  wollen  wir  einstweilen  nur  die  negatlven  Elektroiien 
betrachten  ;  weiter  setzeu  wir,  nm  aiicli  Masse  und  Gescliwindigkeit 
berechnen  zu  konnen,  die  Masse  eines  Atoms  Wasserstoff  gleicb 
1 ,1  .\{)~-\  und  die  Ladung  eines  Elektrons  gleich  derjenigen  eines 
Atoms  Wasserstoff  bei  der  Elektrolyse. 

Die  Ladung  e  wird  also  7,7.10---'  X  0,9G.10''  =  7/klO--'  Setzon 

wir  mit  Eiecke  —  =  1/7.10'^,  so  wird  die  Masse  ,a  =  4,4. 10"-^ 

Eiir  die  mittlere  kiuetische  Energie  bei  800°  absolute  Temperatur 
nehmeu  wir  mit  Drude  300.  5,6.10-^'  =  1,7.10-'*. 

Hieraus  ergiebt  sicb  die  mittlere  Gescliwindigkeit  v  =  8,7.10'"'. 

3.  Riecke  liât  in  der  oben  citirten  Arbeit  Reclmungen  angestellt 
ûber  den  Durclimesser  eines  Kreisstromes,  gebildet  von  in  kreisformiger 
Bewegung  begriti'enen  Elektronen,  1°  unter  der  Voraussetzung,  dass 
dergleiche  Kreisstroine  die  Emission  von  Natriumlicbt  erzeugeu,  wie  es 
durch  die  Lorionïz'scIic  Erklarung  des  ZEEMAN-Effektes  wabrscbeinlich 
gemaclit  wird,  2°  unter  der  Voraussetzung  dass  die  Ampère'sclien  Mo- 
lecularstronie  in  Eisen  bestelieu  in  einer  Kreisbewegung  von  Doppel- 
elektronen  uni  die  Atome  des  Eiseiis.  ^)  Im  ersten  Eall  findet  er 
0,041.10-'' mm  ,  also  0,011  fy.y.,  im  zweiten  3,S6  y.,u. 


')   Wied.  Ann.  66,  p.  353  und  545,  1898. 

')  Anji.  de)'  Physik  1,  p.  566,  1900. 

')  Ann.  der  Pliysik  2,  p.  398,  1900. 

'')  Dièse  Identifizirung  schliesst  sicli  gut  den  Gredanken  an,  welche  icli  friïher 
{Inang.  diss.  p.  112,  Comm.  No.  42,  p.  18)  iiber  diesen  Gegenstand  geâussert  habe. 

^)  Sclion  viel  friiher  wurde  eine  dergleiche  Reclmung  in  grundlegender  Weise 
durchgefiïhrt  von  F.  Richarz  (Ueber  die  electrisclien  und  magnetisclien  Kriifte 
der  Atome,  Wied.  Ann.  52,  p.  385,  1894).  Die  neueren  Reclmungen  unter- 
sclieiden   sich  liauptsàclilicli  durch  die  Einfiihrung  eines  grosseren  Wertes  fur 

das  Verhâltniss  — . 
m 

Das  man  iibrigens  auch  mit  ganz  anderen  Zahlen  fiir  Geschwindigkeit  und 
Radius  die  Molecularstrôme  durch  lonenkreislâufe  erklàren  kann,  hat  vor 
Kiirzem  R.  Lang  gezeigt  {Ann.  der  Physik  2,  p.  486,  1900.) 


UEBER  EINE  ERKUlllUNG   UER  WIDEKSTAXDSZUNAHME^  TT.  S.  W.      455 

AVenii  mail  in  dièse  Eecliuungeii  eiufiilu't  die  Gescinviudigkeiten 
welche  unsereii  Ansutzen  entsprecheii^  also  24,0.10''  fiir  den  ersten 
Fall  (die  Temperatui-  der  Natmiinflaimne  auf  2000°  G.  schatzend) 
uud  8,7.10''  bei  300°  C.  fiir  den  zweiten  Fall,  so  ergeben  sich  die  Werte 
0,15  y. y.  und  2,94  [j.y. 

Die  Teni])eraturschatzung  fiir  die  das  Liclit  einittireiiden  Teilcheii  iu 
der  Nati'imnllainiiie  bleibt  jedocli  mit  Ptiicksicbt  auf  mcigliche  electvische 
oder  cliemische  Processe  in  der  Plamme  zieiniicli  ungewiss.  Wir  wolleu 
deslialb  eiiie  iiliiiliclie  lleclumngdurclifiihren  fiir  Kreisstrome  in  Metallen, 
welclie  bei  gewiJnlicher  Temperatur  lange  Wellen  erzeugen.  Nach  dem 
PAscHEN'schen  Gesetze  wiire  A,,,,,,,-,  bei  '300°  absolut  9  /y,.  Die  Scliwin- 
gungszahl  wiire  dabei  3.1 0"'''  sec,  und  der  Durchmesser  dièse  Zahl 

multiplicirt  mit  -,  also  0,S  |.  y/ji. 

Die  beiden  iieclmungen  fiiliriiu  also  jetzt  auf  Werte  von  derselben 
Grossenorduung,  wahrend  die  griissere  Zalil  nur  etwa  das  10  facile  ist 
von  dem  Durchmesser  eines  Kohlensauremoleculs  nach  den  Ansiitzen 
der  Gastheorie,  0,25  yy.  Weiterhin  werden  wir  Griinde  angeben,  p  in 
diesen  Piillen  noch  grcisser  zu  setzen  und  werden  dann  die  Eechnungen 
wieder  aufnehmeu.  Die  bisher  erhaltenen  Ergebnisse  gewiihren  geuiigende 
Unterstiitzung  fiir  die  im  §  2  genannten  Annahmen  um  dieselben  auch 
zum  Aufbau  der  Vorstellung  weiter  zu  benutzen, 

4.  Eine  zweite  wichtige  Pragc  ist  die,  was  mami  sich  zu  denkeii  hat 
beim  iVusdruck  „frei  bewegliche  Teilchen". 

Um  dièse  Frage  béant worten  zu  kr)nnen  wolleu  wir  erst  mal  unter- 
suchen,  was  fiir  Werte  eine  Schiitzung  der  gegeuseitigen  Entfernuug  der 
Wismuthmoleciile  liefert,  und  welche  Kriifte  die  Bewegung  beherrschen. 

Ausgeheud  vora  Atomgewichte  und  vom  specifischen  Gewichte  des 
Wismuths,  und  von  der  Masse  des  Wasserstolîatomes  findet  maun  fiir 
die  iVnzalil  Wismuthatome  in  1  ccm.  ungefahr  61.10-'.  Wenn  dièse  aile 
getrennt  angeordnet  wareu,  wiirde  manu  eine  mittlere  Entfernuug  gleich 
0,25  /z/z  bekommen.  Dièse  Zahl  bildet  die  untere  Grenze  fiir  die  Ent- 
fernung  der  Centra  der  Moleciile;  sind  ir  xitome  zu  einer  Molekel 
vereint,  so  wird  die  Entfernuug  die  ?^-fache;  erst  bei  einer  Zahl  von 
1000  Atome  in  einer  Molekel  wird  die  Entfernuug  2,5  yy..  Da  jedoch 
Bewegung  eines  Elektrous  innerhalb  einer  Molekel  niclit  ausgeschlossen 
ist,  wird  besonders  der  Grenzwert  wichtig  sein. 


456  E.  VAN  EVERDIXGEN  JR. 

Mit  diesen  Werten  wollen  wir  jetzt  vergleiclieu  die  Auzahl  uiid  die 
gegenseitige  Entfernung  der  Elektronen  und  der  geladenen  Atonie^, 
wobei  wiv  uns  letztere  als  neiitrale  Atome  ■minus  eiu  Elektron  vorstellen. 

Eiiie  Seliatzuag  dieser  Zabi  unter  Beiiiitznng  der  Eormelii  fiir  aile 
transversaleii  thermomagnetischen  und  galvanoinagnetischen  AVirkungen 
findet  inan  bei  Eiecke, ')  wo  als  llesultat  00.10 "^  berauskonirat;  das 
Yerbaltniss  zwisclien  Anzabl  Atonie  und  Anzalil  fi'eier  Elektronen  wiire 
also  10'''.  Versucbt  manu  jedocb  in  den  betreffenden  Eormeln  die 
Gleichbeit  der  kinetisclieu  Energie  und  der  Ladung  fiir  positive  und 
négative  Teilchen  einzufiibren^  wie  es  IIiecke  selbst  vor  Kiirzem  gethan 
bat  bei  der  lîerecbnung  des  Verbiiltnisses  der  Wiirme-  und  Elekt''icitats- 
leitungj  -)  so  stosst  niann  auf  Scliwierigkeiten  von  derselben  Art  wie 
sie  RiECKE  am  Scblusz  seiner  friiberen  Arbeit  crwalmt.  Deslialb  wer- 
den  wir  fiir  dièse  Scbiitzuug  einen  anderen  Weg  folgen.  Vernacbliissigt 
man  den  Anteil  der  freien  positiven  Teil:'ben,  so  liiutet  die  Formel 
fiir  die  Leitfiiliigkeit  fiir  Elektricitiit 

y  =  ]Sfe'ù 
wiibrend  die  Rotation  der  Aeqnipotentiallinieu  beim  HALL-Ett'ekt  dureb 

/;=  — u 

gegeben  wird  [N  =  Anzabl  der  negativen  Elektronen,  D  deren  Wande- 
rungsgescbwindigkeit). 
Also 

Be 

Indeni  wir  fiir  y  und  1)  die  Werte  einsetzen  welcbe  nacb  meiner 
letzten  Mitteilung  iiber  diesen  Gegenstand  ")  bei  11°  0.  fiir  ein  Mag- 
uetfeld  0  erbalten  wurden 

?-  =  5,9.10-'^'(elektromagu.)     X>  =  — S,4. 10-"' 


')  l.c.  p.  575. 

2)  Ann.  d.  PJnjsik  2,  p.  835,  1900. 

")    Verslag  der    Verg.  Kon.  Akad.  v.    Wet.  Amsterdam  Juni  1900,  p.  190  und 
193.  Comm.  No.  58  p.  17  und  21. 


UEBER  EINE  ERKLUllUNG  DER  WIDERSTANDSZUNAHME^  U.  S.  W.      457 

ergiebtsicb  7\^=96.10^"    ') 

Das  Verliiiltuiss  der  Gesamnitzalil  cler  Atome  zu  dieser  Zahl  wiire 
also  6.101 

Mir  dieseiu  Werte  fiiidet  niau  fiir  die  luittlere  Eiitfermmg  der  ge- 
Indeuen  Atome  1,7  y.(/,. 

Wir  wollen  jetzt  uiitersuchen  welcheii  Kraften  eiii  Elektron  bei  seiiier 
BeMeguiig  iinterworfen  ist.  Obne  besoiidere  Yoraussetzimgeu  ist  es  iiicbt 
muglicb  die  Grosse  eventuell  beim  Stosse  aiifti'eteuder  Krafte  an  zu 
gebeu.  Wir  Averden  aber^  Avie  es  idjlicb  ist,  aimehmen  dass  dièse  Kriifte 
so  scbuell  mit  der  Eiitfei'iuing  abnebmeii  dass  sie  nur  wabrend  eines 
verscbwindeiideii  Tiiiles  des  ganzeii  Beweguiig  auftreten,  uiid  deshalb 
einstweilen  ausser  Aclit  geLnsseii  werdeii  koniieii.  Die  gewôhnliche 
fîravitationskmft  zwiscbeii  eiiiem  Elektron  iiiid  eiuem  Atom  is  selbst 
bei  eiiier  Eiitferiiuiig  von  der  (Jrdnung  0,1  ,c6/y.  so  ausserordentlich 
klein  dass  dièse  siclierlieb  fortgebssen  werden  kann.  Nur  die  elektriscbe, 
casu  quo  elektromagnetiscbe  Kraft  bleibt  dann  ii1)i-ig.  Unwillkilrlieb 
wird  man  in  dieser  Weise  dazu  verfidirt,  die  Hypotbese  auf  zu  stellen 
dass  die  moleeuLaren  Knifte  allgemein  elektriscber  Natur  siud,  wie  z.  B. 
Helmholtz  in  seiner  elektrochemischen  Théorie  gethan  bat.  2) 

Anstatt  der  elektriscben  Kraft  selber  wollen  wir  jetzt  die  Arbeit 
dieser  Kraft  bei  einer  bestimmten  Verriickung  berechnen,  und  unter- 
suchen  bei  welchem  Entfernnngsradius  eine  Kreisbewegung  unter  dem 
Einfluss  dieser  Kraft  nK'iglieh  sein  wilrde. 

In  elektrostatiscbem  Masse  ist  die  Ladung  eines  Elektrons  3,2.10 ~''°j 
also  ist  die  Arbeit  bei  einer  Zunabme  der  Entfernung  von  r,    auf  r.^ 

—  4,8.10    '-"( ).   Nehmen  wir  fiir  r.    und  r.,   0,.5  und  1  y^y., 

so  ergiebt  sich  —  4,8. 10~-"  X  10"  =  —  4,8.10-'''. 

Bei  einer  dergleiclieu  Verriickung  wird  im  allgemeinen  die  Entfernung 
des  Elektrons  von  anderen  geladenen  Atomen  abnebmen.  Eiir  den  Eall, 
das    ebeu    in    der    liiclituns  der   Verscliiebuna;  ein  anderes  ffeladenes 


')  Amn.  bei  der  Correct.:  In  dem  ebea  erschienenen  zweiten  Teil  der  Elek- 
tronentheorie  findet  Drude  fiir  die  Zahl  der  negativen  Elektroueu  46.10" 
{Ann.  d.  Physik  3,  p.  388,  1900).  Dabei  ist  e  =  6. lO""  (elektrost.)  genommen; 
mit  einem  dergleichen  Werte  bâtten  wir  35.10"  gefundeu. 

^)  Vergl.  ÉicHAUz.  Wied.  Ann.  52,  p.  385, 1894,  aucli  fiir  die  folgendeRechnung. 


458  E.  VAN  EVEllDINGKX  JR. 

Atom  liegt^  wird  man  fur  i\  uncl  r^  dabei  'i,'2  uiid  3,7  y.y.  setzeu  konneii. 
Die  Arbeit  der  dem  zweiteu  Atome  entsprecliendeii  Kraft  ist  dann 
1,5.10"'^*.  Also  wûrde  der  gesammte  Yerlust  an  kiiietischer  Energie 
des  Elektrons  4,7, 10~'''  belrageii,  das  heisst  27  mal  die  mittlere  kine- 
tische  Energie  der  freien  Teilcheu.  Damit  so  etwas  moglicli  sei,  sollte 
das  Elektron  anfangs  eine  Gescliwindigkeit  gehabt  haben  b  oder  0  mal 
so  gross  wie  die  mittlere  Geschwindigkeit. 

Bereclinen  wir  jetzt  anderseits  den  Radius  eiuer  Kreisbaliu,  durch- 
laufen  unter  dem  Eiuiiusse  der  elektrischen  Anziehuug.  Dafiir  gilt  die 
Gleichunu' 


^  =  ^^—  ,  also  r  =  — ~ 


Mit  v  =  S,7A0^  wird  r  =  14,4  y. [y.. 

A¥ûrden  wir  also  auch  fiir  die  gebundeneu  Elektroneu  dieselbe 
Geschwindigkeit  amiebmem,  so  wiire  eine  ungefahr  kreisformige  Balm 
von  streng  molecularen  Dimensionen  unter  der  AVirkung  der  Anziehuug 
nicht  miiglich. 

Gleich  unwahrscheinlich  ist  im  selben  l'aile  die  relativ  betriichtliche 
Anzahl  der  freien  Elektroneu,  wenn  man  in  jedem  Atom  uur  wenige 
beweglicheu  Elektroneu  anulmmt.  Wiirde  man  z.  B.  das  MAXWELi/sche 
Gesetz  fiir  die  Geschwiudigkeitsverteilung  bei  deu  gebundeneu  Elek- 
troueu  annehmen,  so  wiire  die  Wahrscheiidichkeit  eiuer  Geschwindigkeit 
grosser  als  das  5  fâche  der  mittleren  Geschwiiuligkeit  schon  viel  kleiuer 
als  das  Yerhaltuiss  zwischen  der  Anzahl  freier  Elektroueu  und  der  Au- 
zahl  vou  Atomen;  und  auch  bei  eiuer  audereu  Geschwiudigkeitsver- 
teilung wird  dièse  Wahrscheiulichkeit  nicht  gross  sein.  Allerdiugs  darf 
die  Moglichkeit  eiuer  grossereu  Zahl  beweglicher  Elektroneu  im  Atom 
nicht  als  ausgeschlossen  betrachtet  weiden. 

Beide  Schwierigkeiteu  verschwiuden  zu  gleicher  Zeit  wenn  man  an- 
nimmt,  dass  die  mittlere  Geschwindigkeit  der  gebuudeneu  Elektroneu 
grosser  ist.  Vou  vornherein  liisst  sich  meiner  Meinung  nach  hiergegeu 
nichts  einwenden.  Nimmt  man  z.B.  die  Geschwindigkeit  5  mal  grosser, 
so  wird  die  kinetische  Energie  25  mal  grosser,  also  ungefahr  gleich  der 
obeu  berechneteu  Arbeit  bei  Aenderung  der  Entferuung  von  0,5  auf 
1  {/.y.,  uud  der  Eadius  der  Kreisbahu  wird  0,5S  yy,  was  schon  viel 
wahrscheinlicher  ist. 


UEBKR  EINK   ERlvLilRUNfi    DER  WIDERSTANUSZUNAHME^   U.  S.  W.      459 

Die  Wiederliolung  der  lleclmungeii  von  §  3  mit  der  5  mal  grosseren 
Gjrescliwindigkeit  liefert  jetzt  0,59  [/.[j'.  fiir  den  Durchmesser  der  Am- 
père''sclieii  Molecularstrome,  also  0,30  ,</./z  fiir  den  Radins,  nnd  fiir  den 
Durchmesser  der  Kreisbalin  entsprechend  einer  Wellenliinge  von  9  y. 
4,2  u.[j.,  also  fiir  den  Eadius  3,1  (/,[/,.  Umgekelirt  findet  man  fiir  die 
Wellenliinge  welclie  der  Kreisbalm  unter  der  Wirkung  der  elektrisclien 
Anzielinng  entspriclit  2,5  ,a.  In  beiden  Hinsicliten  erlùilt  man  also  mit 
der  griJsseren  Gescliwindigkeit  ebonfalls  befriedigende  Resultate. 

]^ie  beste  Uebercinstiaininng  in  diesem  Falle  wiirde  mit  einer  Ge- 
scbwindigkeit  gleicli  der  z\A'eifac]ien  mittleren  Gescliwindigkeit  erreicht 
werden.  Der  Durchmesser  der  Molecularstriime  vviire  dann  1,48  ,a/z  nnd 
der  Durchmesser  der  Kreisbahn  mit  Wellenliinge  9  [jl  wiire  1,6S  /y,,a. 
IJbrigeus  kaim  die  Annahme  der  Kraft  proportional  der  minus  zweiten 
Potenz  der  Entfernnng  nur  eine  Anniihcrnng  darstellen  ');  dasselbe 
gilt  also  von  diesen  Uechnungen. 

Mit  Eiicksiclit  auf  das  oben  gesagte  gelangeu  wir  zu  der  A'^orstellnng, 
dass  die  „frei  beweglichen  Teilchen'"'  nicht  frei  sind  in  dem  Sinne,  dass 
sie  sich  unbeeintlusst  von  Kriiften  bewegeu;  im  Gegentheil  sind  sie 
immer  der  Anziehenden  Kraft  der  positiven  geladenen  Atome  unter- 
worfen;  die  grosse  Zabi  ungeladener  Atome  im  Eanme  zwischen  den 
geladenen  Atomen  verhindert  jedoch  die  Elektronen,  dieser  Anziehung 
auf  die  Dauer  zu  gehorchen,  nnd  die  zahlreichen  Stosse  mit  diesen 
ungeladeneu  Atomen  verursachen  Gleichheit  kinetischer  Energie  fiir 
Elektronen  und  umgebeude  Molécule. 

5.  Denken  wir  uns  jetzt  ein  elektrisches  Feld  erregt.  In  der  bekann- 
ten  AAeisc;  wird  dièses  Yerschiebungen  in  der  Richtung  desPotentialge- 
fiilles  veraidasseii.  Auch  olme  elektrisches  Feld  werdeii  h  in  und  wiejj^er 
Elektronen  ans  der  Wirkungssphilre  eines  geladenen  Moleciils  in  der- 
jenigeu  eines  andern  iibergehen.  Im  elektrischen  Eelde  werden  dièse 
Ubergiinge  nicht  melir  regellos  nach  alleu  Richtungen  hin  stattfinden, 
sondern  die  Uebergiinge  in  der  Eichtung  des  Potentialgeftilles  werden 
iiber  die  entgegengesetzten  iiberwiegen. 

Ganz  anders  ist  es  bei  den  gebundenen  Elektronen.  Die  Wirkung 
des  Eeldes  wird  hier  hauptsiichlich  in  einer  Art  StÔriuig  der  Bewegung 


')  Vergl.  RiCHARz,    Wled.  Anu.  48,  p.  477,  1893. 


460  E.  VAN   EVERDINGEN  Jll. 

bestehen.  Selir  eiiifach  ist  z.  B.  der  Fall  einer  Bewegung  eutsprechend 
eiiier  aiizielieiulen  Kraft  proportional  der  Entferiiung  ans  eiuer  Gleich- 
gewiclitsposition;  raau  findet  danii  nilmlich  dass  die  Bewegung  nocli 
statt  findet  wie  ohne  elektrisches  Ye\(\,  nnr  ist  die  ganze  Bahn  gegeu 
das  Centrum  der  Anziehung  verschoben  um  einem  Betrag  proportional 
dem  Verhtiltnisse  der  elektrischen  nnd  der  elastisclien  Kraft.  Es  kann 
dabei  selbstverstiindlich  von  einer  Arbeit  der  elektrischen  Kraft  niclit 
die  Rede  sein. 

6.  Wird  ein  Magnetfeld  erregt  olme  dass  gleichzeitig  ein  elektrisches 
Feld  bestehtj  so  gehen  bekanntlich  aile  Bahnen  iïber  in  ïeilen  von 
Spiralen  um  die  Kraftlinien. 

Wenn  man  dièse  Erscheinung  fiir  die  Erklarnng  der  Widerstands- 
znnaliiiKî  beniitzen  will,  so  ist  es  rathsam,  gleich  darauf  zu  achteu  : 

1°.  Dass  in  einem  Magnetfelde  von  bestimmter  Richtung  der  VYider- 
stand  sich  nicht  iindert  bei  Umkelirung  oder  Aenderung  des  Stromes. 

2°.  Dass  bei'  bestimmter  Stromrichtung  der  Widerstand  sich  uicht 
iindert  bei  Umkehrung  des  Magnetfeldes. 

Dièse  Erwiigungen  filhren  einenr  dazu^  jede  Erkliirung  zu  verwerfen 
welche  sich  stiitzt  auf  die  Annahme  dass  das  Magnetfekl  die  Entstelmng 
von  Kreislilufe  fordert  welche  schon  ausserhalb  des  Magnetfeldes,  nur 
in  geringener  Anzahl,  vorhanden  waren.  Man  kann  niimlich  immer 
einem  Falle,  in  welchem  ein  Kreislauf  durch  die  Magnetkraft  gefordert 
wird,  eineu  andern  gleich  Avalirscheinlicheu  Eall  gegenùber  stellen,  in 
welcliein  eine  gleich  grosse  Magnetkraft  den  Kreislauf  verhindern 
wiirde;  es  geniigt  dazu  die  Umkehrung  entweder  der  Stromrichtung 
oder  des  Magnetfeldes. 

Dièse  Schlussfolfferuno-  ist  nnr  verfehlt,  wenn  eine  mit  dem  Magnet- 
e  umkeh  rende,  von  der  Stromrichlung  jedoch  unabhiingige  Dissym- 
metrie  in  der  Bewegung  der  Elektroneu  besteht.  Thatsitchlich  gelangt 
man  zu  einer  solchen  Dissymmetrie  wenn  man  Eiicksicht  nimmt  auf 
den  EinEuss  der  luductionskrafte  beim  erregen  des  Magnetfeldes,  wie 
LoKENTZ  ')  es  gethan  hat  fiir  die  Théorie  des  ZEEMAN-Efi'ektes.  Lorextz 
fand,  dass  der  Einfluss  dieser  Inductiou  bei  den  Lichterscheinungen 
nur  sehr  geringfûgig  sein  kann. 


')   Vcrsl.  a.  Verrj.  d.  K.  À.  v.  Wel.  Sept.  181)7, p.'293.,l>r/(.A't'é3r/.T.lIp.  13,1899. 


UEBER  EIXE  EllKLïiRUNG  DEll  WIDERSTANDSZUNAHME,   U.  S,  W.      461 

Dasselbe  gilt  aucli  tur  die  jetzt  besprocheneii  Ersclieiimiigeiij  wie  es 
aus  (1er  foli>:endeu  Bctrachtunt>-  hervore'elien  wird. 


Das  Maguetfeld  sei  zu  jeder  Zeit  syminetrisch  uni  die  Z-Axe;  wir 
bezeichueu  mit  p  die  Eutfennuig  eines  Punktes  von  der  Z-Axe  und  mit 
//-  die  gaiize  parallel  dieser  Axe  gevichtete  Magnetkraft. 

Die    elektrisclie  Kraft  von  einem  Elektron  empfunden  ist  alsdanu 

seukrecht  auf  p  in  die  u;//  Ebene  geri(;htet  und  betragt  ~  p  e  ^-^.    Um 

fil  (vt 

die  Grosse  dieser  Kraft  schaizen  zu  kcinnen  sctzen  wir  p  gleicli  2  mm., 
//- ^  10^  und  die  Zeit  des  Anwachsens  der  Magnetkraft  gleich  0,1 
Secunde;  die  mittlere  Kraft  ist  dann  lO.*^.  Zur  Vergleichung  ziehen 
wir  lieran  ein  Potentialgefalle  wie  es  bei  Versuche  mit  Wismutli  ])rak- 

tiscli  vorkommt,  z.  Il  bei  1  Am]).  Strom  und  — —  Ohm  Widerstandpro 

cm.  Liiuge  y      Volt  oder  2.10"'''  ('.G.S.  In  letzterem  Ealle  ist  also  die 
'^    5()() 

Kraft  20  mal  grosser,  woraus  wir,  aucli  mit  Eiicksiclit  auf  die  Erwiigung 
1,  siclier  schliessen  konneu  dass  eine  solche  Inductiouskraft  keine 
merkliclie  Dissymmetrie  verursaclit. 

Grosser  ist  der  Einlluss  auf  Teilclien  welche  wiilirend  geraumer  Zeit 
ungestort  in  gesclilossenen  Bahnen  laufen.  Ist  dièse  Balm  ein  Kreis 
mit  Eadius  /•,  so  wird  nacli  einem  Undaufe  die  Arbeit  der  Induc- 
tiouskraft nnincrisch  gleich  -rr r"^- (^  — --"  sein;   die  ganze  Arbeit  bis  zum 

(It 

konstant  werden   von  11  ist,   weil  die  Anzahl  der  IJmlaufe  gross  ist, 

unabluingig  von  der  Art  und  Weise  des  wachsens  von  7/,  und  ergiebt 

.  ,         ('Hnrv 
sicli  zu — . 

Indem  wir  fur  //  wieder  1 0*  setzen  und  fiir  r  und  r  die  Werte  0,58  [j.[j. 
und  43,5,10''  (vergl,  §  4)  finden  wir  fiir  dièse  Arbeit  den  Wert 
9.10"'''',  wahrend  die  ganze  kinetische  Energie  in  diesem  Ealle  4,2.10"'^'^ 
ist.  Also  ist  die  Arbeit  der  Inductiouskraft  nur  gleichwertig  dem 
5QQ()steii  i^igji  diesel-  Energie.  Die  Dissymmetrie  in  der  Beweguug 
braucht  aber  nicht  einmal  diesen  Betrag  zu  erreichen,  da  ja  aucli  die 
potentielle  Energie  eine  Aenderung  erfahren  kann.  Thatsachlich  ist  der 
Diamaguetismus  des  Wismuths,  den  man  gleichweise  aus  dieser  Dis- 
symmetrie erkliireii   kciinile,  tvii-  gleiclie  Magnetkriifte  mehr  als  10''  mal 


462  E.  VAN  EVKliDINGEN  JR. 

kleilier  als  der  Maguetisinus  des  Eiseus.  Dev  Eiufluss  der   Induction 
kaim  deshalb  sicher  vernaclilassigt  werden. 

7.  Pur  die  Erklarung  bleibt  also  nur  die  Betraclitung  von  Kreisbe- 
wegungeu,  ansscliliesslich  dein  Magnetfelde  ihreEntstebung  verdankend. 

Wir  schreiben  desbalb  die  Bewegungsgleicliungen  liin  fûrein  Elektron, 
dass  sich  gleichzeitig  im  magnetiscben  und  elektrischen  Eelde  befiiidet. 
Die  elektrisclie  Kraft  habe  die  llichtung  der  X-Axe  uud  die  Grosse  X, 
die  magnetische  Kraft  die  Richtung  der  Z-Axe  und  die  Grosse  H.  Es 
ergiebt  sich  dann  ') 

rPz 

y-  -1—  =  ^  • 


=  X 

e- — 

^4 

dh. 

=  He 

dx 

oder, 

indeni 

wir 

Xe  _ 

—  a  und 

lie 

=  b  setzen 

(^ 

l^- 

cPx 
dty 

^  a 

-*l 

df^ 

,lx 

dH 
dP 

Die  allgemeins  Lôsung  -)  kann  in  folgender  Eorin  gegeben  werden. 
x=A  co,s  ht  +  B  un  U-^C       ij=-.—  jf.  —  A  s'm  ht  +  B  cas  ht  +  B 

z  =  n  +  F. 

Dièse  Losung  unterscheidet  sich  von  der  Losung  fur  (X  =  0,  also 
ohne  elektrisches  L^Wd,  nur  durch  das  erste  Glied  von  ij. 

Die  Bewegung  in  der  Z-Eichtung  geht  ungestort  weiter;  die  Be- 
wegung  in  der  j^_^-Ebene  behiilt  deu  gleichen  Charakter  bei^  nur  kommt 
eine  gleichforuiige  Geschwindigkeit  parallel  der  Y-x\xe  hinzu,  so  dass 
die  Bahn  nicht  hmger  gescldossen  ist  und  cycloidal  wird.  Bei  gleiclien 
Anfangsbedingungen  werden  jcdoch  die  Konstanten  beira  bestehen  des 
elektrischen  Eeldes  einen  anderen  Wert  bekomnien. 


')  Verg.  Thomson,  Phil.   Mag.   48,  p.  548,  1899;  auch  Lorentz,  Vers!,  der 
Verg.  October  1897,  p.  202.  Arch.  Neerl.  T.  II  p.  10,  1899. 

*)  Einen  Speciellfall  dieser  Lôsung  findet  man  bei  Thomson,  ].c.  p.  549. 


UEBEll  EINE  EUKLURUNr.   DKlî,  \V1DE11STANDSZUNAHME,   U.  S.  W.      463 

Nemieii  wir  luimlich  die  Aufangsgesclnviiidigkeiteii  r,,..,,  und  ry.^, 
uud  die  Coordinaten  zur  Zeit  0  x^  und  i/^,  so  ergiebt  sicli 

,,  -  .,.„  =Qf  +  Ç)  (1  -  <•»»  M)  +  \°«u  M 

.'/  -.'/»  =  - 1'  '  +  (iT  +  p)  "■"  4'  -  t"  '■'  -  '■"■'  "•' 

Dauert  die  Beweguug  nur  selir  kiirz^  oder  ist  Z*  sehv  kleiu,  so  kaiiu 
man  hierfiir  sclireiben 

X  —  Xq  =  4  al'^  -j-  2  ^^-  •  ";/.()  +  ^'.r.o  '^ 

worausinilblicher  Weise  die  gewulmliche  Stromleitung  o/w^e  magnetisclie 
Widerstaudsiinderung  und  der  IlALL-Effekt  (aus  dem  zweiten  Glied  in 
ij  —  l/^^)  abgeleitet  werdeu  konneu. 

Das  besondere  in  dieseu  Gleichungen^  sclion  ersiclitlich  aus  der  all- 
gemeinen  Losung,  ist  dass  die  Formel  fur  x  kein  Glied  entliiilt  welclies 
GiwQnforfsc/ireUeiuleu  Eiutluss  von  a  bedeuten  wiirde.  Das  a  kommt 
abgesehen  von  Konstauten  nur  multiplicirt  mit  cos  oder  sïm  vor,  sodass 
nach  einein  vollstiindigen  Umlauf  keme  Verschiebiing  lu  der  X-Rich- 
tuiKj  stattgefunden  hat.  Elektronen,  welche  sicli  iwgestoit  unter  dem 
Eintiusse  eines  magnetisclien  und  eines  elektrisclien  Feldes  bewegen, 
nelimen  also  ebensowenig  Teil  an  der  Stromiibertragnng  als  Elektronen, 
in  gesclilossenen  Bahnen  kreisend. 

8.  Es  fragt  sicli  jetzt  in  welcliem  Masse  ein  Magnetfeld  ungesturte 
Spiral  beweguug  veranlassen  kaun. 

Zur  Beantwortung  bemitzen  wir  die  Formel  welclie  den  Eadius 
angiebt  fiir  die  Spiralwiudungen  bei  einem  Magnetfelde  //  und  eiuer 
Gescliwindigkeitscomponeiite  senkrcclit  zu  H  gleicli  i\, 


r=^  ,  also  v.^rH- 
eli  (J. 

Setzen  wir  fiir  II  l(l\  fiir-    1,7.10'   und  fur  r  mit  Eûcksiclit  auf 


464  E.  VAN  EVERDINGEN  JR, 

deu  freien  Eaum  zwisclien  den  Atomen  uiid  die  iin  §  4  gefandenen 
Werte  fiii'  raoleciilare  Kreisliiufe  iuiierlialb  dièses  Piaames  0^25  [j.ij.,  so 
ergiebt  sicli  fiir  den  aussersteu  Wert  von  i\  welche  nocli  eine  ungestôrte 
Beweguiig  gestattet  v^  =  4.10'.  Wîihrend  als  iiùttlere  Gescliwiiidigkeit 
8,7.10"  aiigeuommen  wurde. 

Letzere  Annalime  stûtzt  sicli  auf  die  Hypothèse  eiues  Gleichgewichts 
bei  zahireiclieu  Stossen,  weshalb  inau  geneigt  sein  wiirde  fiir  die  Ge- 
scliwindigkeitsvei'teilung  bei  den  Elektronen  das  MAXWELL'schen  Gesetz 
anzuwenden.  Daun  aber  wiirde  nian  die  Anzahl  der  l'iille  in  welchen 
eine  so  viel  kleinere  Geschwindigkeit  vorkommt  praktisch  gleich  0 
setzen  konnen,  und  die  thatsacldiche  erliebliche  Widerstandszuualinie 
ware  nicht  erkliirt. 

Dieselbe  Schwierigkeit  begegnet  nian  wcnn  num  unter  Annahme  eines 
einigermassen  walirscheiulichen  Wertes  fiir  die  mittlere  Weglange  der 
Elektronen  /  ans  der  Eorniel 

le  /   ,, 

2  [J.V 

die  Wanderungsgeschwindigkeit  t)  berechnen  will.  Man  erlialt  z.  B.  fiir 
Z=  1  [j,(j,,  D  =  1.10""^,  wahrend  wir  ans  deiu  ÏÏALL-Effekt  einen  Wert 
8,4.10"^  liergeleitet  liaben. 

Die  Abweichungen  sind  beide  im  selben  Sinne  und  wiirden  verniindert 
werden  wenn  man  fiir  l  und  r  grossere,  fiir  o  kleinere  Werte  nelnnen 
kounte.  Nininit  nian  z.  B.  fiir  /  und  r  10  mal  grossere  Werte,  fiir  /' 
einen  10  mal  kleineren,  so  ergiebt  sich  X>  =  10"'',  /'j  =  4,10*,  walirend 
V  dan  8,7.10' sein  wiirde. 

Es  ist  nicht  moglich  sich  ein  richtiges  Urteil  iiber  /  zu  bilden  ohne 
die  wirkliclien  Dimensionen  der  Moleciile  und  Atome  zu  keunen.  Im 
Gegenteil  glaube  ich  nachweisen  zu  konnen,  wariim  man  berechtigt 
ist  V  kleiner  zu  nehmen. 

9.  Die  oben  erwiihnten  Eormeln  fiir  Leitfahigkeit,  Wanderungs- 
geschwindigkeit u.  s.  w.  sind  liergeleitet  unter  der  Annahme,  dass  man 
die  Bewegung  der  Elektronen  behandeln  kann  wie  diejenige  der  Mole- 


')  Vergl.  Inaui/iwaldiss.  p.  104.  Riecke   Wied.  Ami.  GG,  p.  877.  DkudkI.c. 
p.  575. 


UEBER  EINE   ERKliiRUXG   DER   WIDERSTAXDSZUXAHME,   U.  S.  W,      465 

cille  eiues  Gases,  wobei  auzieliencle  Kriifte  oder  allgemeiii  potentielle 
Energie  lioclistens  fiir  ein  Cori'ectionsgliecl  in  Eeclmung  gezogen  werden. 
Acceptirt  man  jedoch  unsere  Vorstelluug,  so  ist  es  klar  dass  die  Elek- 
tronen  wenigstens  in  Wismutli  eine  selir  grosze  und  selir  vernnderliche 
potentielle  Energie  liaben  zufolge  der  Anzielmng  dnrch  die  geladenen 
Moleciile  (die  potentielle  Energie  bei  kleinstmoglicher  Entfernung  vom 
anziehenden  Centrnni  sei  gleich  0  gesetzt).  Tm  Augenblicke  welches  fur 
die  Stroniiibertragnng  besonders  wichtig  ist,,  namlich  wenn  das  Elektron 
von  einer  Wirkungsphiire  in  eine  andere  ilbergeht,  liât  die  potentielle 
Energie  ein  Maximum,  die  kinetische  also  ein  Minimum.  I)i;-s  ist  ein 
erster  und  vviclitiger  Grund  filr  die  Auffassung,  dass  r  in  den  Eormeln 
fur  Stromiibertragung  kleiuer  zu  nelimen  sei. 

Dazu  kommt  noch,  dass  aus  demselben  Gruude  weslialb  ein  Elektron, 
einmal  in  Spiralbewegung  begritfen,  der  Wirkung  einer  elektrisclieu 
Kraft  senkreclit  zu  der  Spiralaxe  niclit  gehorclit,  ein  solches  Elektron 
niclit  so  schnell  wie  sonst  unter  dem  Einfiusse  anziehender  oder  ab- 
stossender  Krafte  wieder  eine  grossere  Gescbwindigkeit  erreichen  wird, 
sodass  die  Période  der  Uuwirksamkeit  verlangert  wird. 

Scliliesslich  werden  beim  Wirken  anziebender  und  abstossender 
Krafte  kleine  Geschwindigkeiten  in  der  Zeit  zwiscben  den  Stossen  viel 
liaufiger  vorkommen  als  wenn  diesel ben  nur  aus  einem  liiJchstzufalligen 
Stosse  entstehen  konnen. 

Thatsachlich  scheint  filr  die  Erklarung  der  Einzellieiten  in  den  Aen- 
deruugen  der  flALL-Konstanten  mit  Temperatui'  und  Magnetfeld,  iu 
der  Weise  wie  von  mir  angedeutet  in  einer  meiner  letzten  Mitteilungen, ') 
eine  andere  Geschwindigkeitsverteilung  als  dem  MAXWELi/schen  Gesetze 
entspricbt  notwendig. 

10.  Giebt  man  die  Wabrscbeinlichkeit  der  obigen  Betraclitungen 
zu,  so  scbeiut  es  mir  notwendig  die  Formeln  i'iir  Leitfahigkeit  fiir 
Wiirme  und  Elektricitiit  noch  einmal  neu  ab  zu  leiten  mit  Eiicksicht- 
nalime  auf  die  molecular-elektrischen  Kniften.  Aus  almliclieu  Grlindeu 
wie  von  Eeinganum^)  angegeben  sind  halte  icli  es  fiir  walirsclieinlich, 
dass  das  Résultat  filr  das  Verlialtniss  der  Leitfahigkeiten  gleich  gut 
mit  der  Erfahrun^  stimmen  wird. 


0    Versl.  d.  Verg.  K.  A.  v.  Wct.  Juiii  1900,  p.  195.  Coinm.  No.  58,  p.  23. 
')  1.  c.  p.  400. 

ARCIilVKS    NÉERLANDAISES.    SKKIE    II     TOME    V.  30 


4<&6         E.  VAN  EVERDINGEN  .TH.    tIEBBR  EIXE  ERKI,aRUNG,  II.  S.  W. 

Der  Yovteil  dieser  Betraclituiigen  liegt  dan  u.  m.  hieriu^  dass  mau 
uiiuiittelbar  eiuen  Aiikniipfungspunkt  hat  fiir  die  Erklarung  der  stark 
verschiedeiien  Leitfaliigkeiten  in  Wisrauth  fiir  verscliiedene  Eichtuugen 

*  in  Bezug  auf  die  kristallographisclie  Haupt-Axe  und  die  Unterscliiede 

*  in  der  Abnahnie  dieser  Leitfaliigkeiten  iiii  Magnetfelde,  vielleicht  aucli 
fiir  die  sehr  verschiedenen  Hall  Konstanten.  ')  Auf  dièse  Fragen  hoti'e 
ich  spiiter  an  anderer  Stelle  zuriick  zu  konimeiL 


')    Versl.  d.  Venj.  K.  A.  v.  Wel.  Sept.  11)00.  p.  277.  Cumm.  Ko.  61. 


U  E  B  E  R    D  E  N    D  R  U  G  K    D  E  R    L  I  G  II  T  S  T  R  A  H  L  E  N 


D.  A.  GOLDHAMMER. 


Bautoli  ')  liât  auf  Grund  von  tliermodynamischen  Betraclitimgen 
das  Eesultat  abgeleitet,  dass  die  auf  eine  vollkommen  reflectirende 
Fliiche  normal  aulfallenden  Lichtstralilen  auf  dieselbe  einen  Druckj»;  ausû- 
ben,  welclier  gleich  ist  der  doppelten  Energie  e  in  der  Volumeneinlieit 
der  einfalleuden  Strahlen  :  p  =  2^^ 

Eiireinenallseitig  mit  gleich  temperirten^  fiir  Warme  undurclilassigen 
Wiindeu  umgebenen,  absolut  leeren  Baum  (Vacuum)  berechnete  Bolïz- 
MANN  -),  immer  auf  dem  tliermodynamischen  Wege^  auf  eine  absolut 
spiegelnde  Flache 

1 

indem  er  das  SïEFAN^sche  Strahluiigsgesetz  in  Betracht  zog.  In  einer 
spilteren  Arbeit  liber  denselben  Gegenstand  bemerkt  Boltzmann  ^'),  dass 
aus  der  Beziehung 

1 

lt  =  c.  resp.  ;j  =  2(?  folgen  wiirde  fiir  normale  Incidenz  auf  eine  absor- 


')  Bartoi.i,  Sopra  i  moveinenti  prodotti  dalla  luce  e  dal  calove.  Firenze  56  pp. 
l.STG. 

'')  BoLTZMANN,  Wied.  Anu.  22  p.  31,  1884. 
^)  BoLTZMANN,  Ibid.  p.  293. 

3U* 


468  D.  A.  GOLDHAMMER, 

bireude  vesp.  voUkommeu  reflecti rende  1^'lilclie  uud  dass  dièses  Eesultat 
mit  den  Eolgerungen  aus  der  electroraagiietischeu  Liclittlieorie  Max- 
well's  ûbereinstiramt. 

lu  der  That  lesen  wir  bei  Maxwell  deu  folgenden  flir  n'icht  leifeiuh 
Korper  gelteiideu  Satz  ')  :  „in  a  médium  in  wliich  waves  are  propagated 
there  is  a  pressure  in  direction  normal  to  the  waves  and  numerically 
equal  to  the  energy  in  unit  of  voUim'";  einige  Zeilen  weiter  (art.  79-3) 
uussert  sicli  Maxwell  in  einer  uocli  viel  allgeraeiueren  Weise,  indem  er 
sagt  :  „a  tlat  body  exposed  to  sunlight  would  expérience  this  pressure 
on  its  illuminated  side  onl}^,  and  wouhl  tliereforc  be  repeHed  from  the 
side  ou  which  the  light  falls". 

Dièse  Behauptung  Maxwkll's  interpretirt  uun  Boltzmann  in  fol- 
gender  AVeise.  ,,Maxwell"s  Eesultat  gilt/"  sagt  er-)  „wenu  der  Strahl 
senkrecht  auf  die  gedriickte  Fhlche  auflallt  uud  von  derselben  absorbirt 
wird.  Wiirde  er  nahe  senkrecht  autlallen  uiul  unter  demselbeu  Winkel 
retlectirt,  so  wilre  der  Druck  der  doppeltc".  Niiturlich  sind  hier  Absorp- 
tion und  lietlexion  als  vollkommeu  gemeint. 

Wir  sehen  also^  dass  es  zwei  vollkommeu  von  einauder  unabhungige 
Wege  zur  Ableituug  dièses  sogenaunteu  „Licht(1ruckes*"  giebt  :  der  ther- 
modyuamische,  und  der  electromagnetische. 

Nuu  schreibt  Bolt/mann  selbst  seineu  liechnungen  eineii  „vielfach 
provisorischeu  Character'"'  zu  '')  ;  Bartoli  hillt  die  Einfilhruiig  des  Licht- 
druckes  nur  als  „ripotesi  piil  semplice"  ^);  auch  nach  Boltzmann '') 
konute  der  Widerspruch  mit  dem  zweiteu  Hauptsatze  „auch  durch  eine 
audere  Hy])othese  gehoben  werden". 

Was  aber  die  electromagnetische  Lichttheorie  Maxweli/s  anbetriH't^ 
so  ist  ohne  weiteres  klar^  dass  der  oben  augefiihrte  (aas  Art.  792) 
Satz  noch  nicht  erlaubt  direct  iiber  die  an  der  Grenze  zweier  Medien 
wirkcnde  ponderomotorische  Kriifte  zu  schliessen,  deun  auf  eineGrenz- 
tlache  gegen  eineu  andereu  Kc'irper  wirkt  durchaus  nicht  dieser  Druck 
direct,  sonderu  „die  Eesultirende  derjenigen  Krafte,  welche  sich  nach 


')  Maxwell,  ïreatise  on  e.lectriciiy  and  niagnetisni,  Second  éd.  Vol.  11  p.  -101; 
art  792,  1881. 

')  BOLTZMANN,  ].  c.  p.  291—292. 

")    BOLTZMANN,  1.  C.  p.  293. 

"j  Bahtoli,  1.  c.  p.  25. 

")   BoLTZMANN,  1.  C.  p.  38. 


UKBKK    DI;N    DlîUCK    UEll    LK'II  l'STR.VULKN .  169 

der  ans  der  Elasticitiitstheorie  bekaimteu  Hegel  ans  deu  iiu  [iiiicreii 
eiiies  jeden  Korpers  vorhandeiieii  Spanninigen  ergeben"  '). 

Nur  in  deii  (TÏrenztalliMi  einer  iioniialeu  Iiicideuz  auf  eiue  vollkoin- 
lueu  retlectireude  vesp.  vollkoinnieu  scliwarze  Pliiclie  kanu  dièse  Eesul- 
tirende  direct  angegebeii  wci'den  :  l)ei  eiuer  vollkoininenen  Reflexion sind 
aile  electromagnetischc  Yectoren  ini  Innt-ren  des  reflectirenden  Korpevs 
Null;  bei  einei'  vollkomnieneii  Absorption  kiJnute  man  sagen,  es  existiren 
in  deiii  absorbirenden  Kih'per  keine  electromagnetische  A^ectoren  aln 
.^ith-hc.  Dièse  Vorstellung  giobt  aber  za  Bedenken  Anlass:  vielmehr 
ninss  nianindieseiu  Falle  die  beidensichangi'en/x'iidcn  Kovper  alsoptisdi 
identisch  —  au  der  Treniumgsebeue  —-  betrachten  '-). 

Dièse  Folgernngen  gelten  aber  niclit  ohne  gewisse  Bescbrilnkungeu; 
sie  sind  niiinlich  niir  danii  ricbtig,  wean  thatsiichlich  die  ponderomo- 
torische  Wirkung  des  Lichtes  einzigniir  ans  deui  von  MAXWEU.abgelei- 
teten  Drucke  y  bestelit,  d.  h.  die  electroniagnetisclien  S^jannungen  der 
Art  sind,  dass  sie  kt'Jue.  an/'  huiere  Volumehmente  des  Korpers  iv'irkcinlc 
Kriific  ergeben.  Lhid  dies  ist  ////  AU(jemehieu  gerade  niclit  der  Fall,  wie 
es  sclion  Hkrtz  "')  benierkt  batte.  Dann  aber  bleibt  ancli  die  Frage  iiber 
den  Lichtdruck  selbst  in  den  Grenzfalleu  der  absoluten  Réflexion  resp. 
Absorjjtion  ganz  ofl'en. 

1 .  Betrachten  wir  den  aligeineinenFall  eincs  polarisirbaren,  leiteuden 
und  sich  mit  den  Gesch\vindigkeitscom])onenten  a.^  /3,  7  bewegenden 
Médiums,  so  lauten  die  Gleichungen  der  electromagnetischen  Licht- 


')  Vgl.  PocKi-.i.s,  Gruiierfs  Aichiv,  12  p.  (JU,  18U4. 

*)  Fiir  eiuen  sicli  z.  B.  iin  Vaciuim  befindenden  Kurper  ist  das  Reflexionsver- 

mogen  J  ^  ,,    ,   ^  .,  . — — ,,  wenn    iV  den   Brecliune;s-,  A"-  deu  Absorptionscoef- 
(1  +  A')   +A  ^    '  ' 

ficientcn  bedeuten.  Fiir  eine  schwarze  Fliiche  rauss  /=0  sein,  woraus  folgt  die 

optische  Identitiit  iV  =  1,  A'  =  0.   Dann  cxistiert  aber  kein  e/nse/Z/yer  Druck   an 

der  Trennungsebene. 

Bei  dieser  Gelegenlieit  sei  noch  Folgendes  bemerkt:  wenn  einKôrper  in  Beriili- 
ruugmit  zwei  verschiedenen  Korpern  schwarz  ersclieint,  so  muss  er  oflPenbar  o^)?/sc/( 
inliomorjen  sein.  Das  stimmt  mit  der  bekannten  Thatsache  iibereiii,  dass  Russ  u. 
dgl.  schwarze  K(5rper  sehr  stark  porôs  sind.  Am  einfachsten  wàren  dieselben  als 
eine Reihe  von  Hohlkurpern  anzuselien.  Vgl.  Ki;rlbal'm,  Wied.  Ann.  G7  p.  885, 
1899. 

')  ÏÏKiiTZ,  Wied.  Ann.  41,  p.  398,  1890. 


470  D.  A.  GOLDHAMMER. 

théorie  iiach  Her'l'z  ')  iincl  v.  Helmholtz  '^),  indem  rnan  fur  homogène 
isotrope  Korper 

setztj   (JL,  s  als  Constante  betrachtet  und  die  Bezeichnungen  von  Hertz 
benutzt^ 

und  analog  fiir  M,  N,  und 


A 


=  ^s, ^r 4^7r  A  a, 

àz        Cl/ 

und  analog  fur  Y  und  i/. 

2.  AA^ir  woUen  zuniichst  dieWerthe  der  ponderoniotorischen  Krlifte 
im  Tnneren  unseres  Médium  auf  etwas  anderem  Wege  ableiten,  als  es 
bei  Hertz  und  v.  Helmholtz  der  Fall  war. 

Zu  dem  Zweck  niultipliciren  wir  uiiserc-(jlleichunt''en  mit  -     — dil, 

worin  dn  ein  Volumelement  bedeutet,  daim  der  Eeihe  nach  mit  L,  M, 
N,  A",  Y,  Z,  addiren  und  integriren  iiber  einen  durch  eine  geschlossene 
Elaclie  begrdnzten  liaum  mit  constanten  f,  //.. 

Dann  bekommen  wir  nach  der  Ausf  uhrung  der  partielleu  Intégration 
in  dem  ersten  Intet^rale  auf  der  rechten  Seite  : 


')  Hertz,  Wied.  Ann.  41,  p.  374,  1890. 

')  V.  Helmholtz,  Wied.  Ann.  47,  p.  13,  1892. 


UEBBR  DEN   DRUOK   DIOR  LTCHTSTRAHLEN.  471 


./n/..j^(jPl-7V^)  +  -^(/.^  +  iV^^)-^^(/^^  +  ^^) 


+tlih^È^^-'+'^+t^^'+''^+'^^''+^-'^ 


\>1 

+  ^7|[^4^^  +  ^^/^  +  ^^)  +  ^^(A^  +  r^  +  ^-^)]| 

worin  rh  eiu  Elément  der  Oberflaclie,  //  die  inuere  Normale;  bedeuten. 

3.  Ikschaftigeii  wir  uns  uun  mit  der  })liysikalischen  Deutung  der 
einzelnen  Glieder  dieser  Gleichnng.  Otrcndjar  bedeutet  das  erste  Glied 
links  die  zeitliche  Aenderung  der  gesammten  Volumenergie;  das  zweite 
uud  dritte  Glied  stelleu  offeid)ar  die  Arbeit  der  pouderoraotorischen 
Kriifte  dar^  die  als  Drucke  auf  die  Seiten  eines  elementaren  Parallele- 
pipedou  dCl  wirksam  sind. 

Auf  der  rechten  Seite  stellt  das  erste  Intégral  den  PoYNTiXG'schen 
Ausdruck  fiir  die  durch  die  Grenzflache  einstromende  Energie  dar,  das 
zweite diejenige  Energie,  welcbe  in  Wiirme  nach  dem  JonLE''schen  Gesetz 
verwandelt  wird.  Es  bleibt  uns  nur  das  Intégral 


472  D.  A.   GOLDHAMMER. 

iibrig,  voii  desseu  Deutmig  auch  der  Gesamintwertli  der  ponderomo- 
torisclien  Kriifte  abhiingt. 

4.  Bemei'keu  wir  aber,  dass^  wie  uusere  Intégrale  zeigeu^  die  uns  inte- 
ressirendeu  Kriifte  von  x,  p,  7  explicite  uiiabliangig  sind  und  dass  also 
dieselbe  der  Porm  nach  unverilndert  bleiben  sollen^  auch  weun  die  K()r- 
pertheile  in  Eulie^  ebenso  weun  die  electromagnetischeu  Yorgilnge  sta- 
tisch  sindj  so  foigt  unmittelbar,  dassdas  genanute  Intégral  nicht  einfach 
als  Arbeit  der  auf  eiu  inneres  A^olumelement  wirkenden  Kriifte  zu 
denten  ist. 

Wir  miissen  vieliiielir  das  Integra)  durcli  partielle  Intégration  in  zwei 
Ausdriicke  theilen^  von  desseu  nur  der  eine  die  in  Betracht  korameude 
Arbeit  darstellt. 

In  dièse r  Weise  bekomuit  luan 

{iz  cos  vx  -\'  (3  cos  nij  -)-  7  cosnz) 

Das  erste  Glied  ist  nuu  als  diejenige  Energiestruinung  zu  betrachten, 
die  von  der  Bewegung  der  Materie  abhiingt  und  die  also  eine  Erweite- 
rung  des  PoYNTixG'schen  Satzes  darstellt  ')  ;  was  aber  das  Volumintegral 
anbetritft,  so  ist  dasselbe  mit  den  anderen  die  Arbeit  darstellenden  Inte- 
gralen  zu  verbinden.  Wir  gelangen  in  dieser  Weise  zu  dem  zuerst  von 
Hertz  ^)  abgeleiteten  xVusdruck  der  Arbeit  von  ponderomotorischen 
Kriiften 


')  Vgl.  WiEN.  Wied.  Ann.  47  p.  337, 1892. 
')  Hertz,  Wied.  Ann.  41,  jj.  394, 1890. 


UEBKR  DI;N   DHUCK    DBR  LICHTSTItAlILEN. 


473 


A'^.  =  .Y.,.'  +  Xjj"  etc.     A',/  =  A',y'  -j-  X^"  etc. 


A.; 

r-' 

J^. 

~8^ 

^:' 

_  ^-'i. 

.S;r 

Y  " 


Stt 


87r 


Z^   = 


Stt 


étTT 


r-  +  J/2  —  iV ^)         ^^Z  =  A,  '  =  —  f  LN 


A^  +  z^  +  ^2)      x/'  =  F,' =  —  /-  A  r 


47r 


X2  +  Y-'  —  ^2)         ^^."  =  X,  "=  —  -^  ZX, 


der  nacli  dn-  Ausfidiruiig  der  ])ai'tiellen  Intégration  die  folgende  Porm 
auiiinimt  : 

—  I  I  c/6^  i  ;i  (  A"^  co*  ?/A'  -\-  X,j  cas  vy  -}-  A;  cou  vz)  -f- 
/3  (  Yx  cos  vx  -\-  Yij  cos  ny  -\-  Yz  cas  nz)  -\- 
y  (  Zx  cos  nx  -f-  Zy  cos  ni/  -\-  Z-  cos  nz)  [ 

5.  Wir  schliessen  daraus^dass  die  zur  Untersuchung  stehenden  pon- 
deromotorisclien  Kriifte  sich  in  zwei  Kvlifte-arten  zerlegeu  lassen  :  mit 
den  Componenten 


471  D.  A,  GOLDHAMMER. 


H  = 

dx 

dz 

H 

u, 

'^'y. 

dZ,, 

^x 

^v 

àz 

Z  = 

dZ, 

die  auf  innere  Voluineleineiite  des  Korpers  wirkenden  Kriifte^  und  mit 
den  Componenteu 

H/,  =  —  Xx  cas  nx  —  X,j  cas  ni/  —  Xz  cas  nz 

Hyi=  —  i'a-  cos  nx  — -  Yy  cas  uij  — •  Y-  cas  nz 

Z,t  =  —  Zx  oos  11 X  —  Z,i  cos  iaj  ■ —  Zz  cos  nz 

die  auf  jeder  Glreiizfliiche  wirkenden,  woriii  X,-, .  .  .  die  Wertlie  von 
Xx,  •  ■  ■  unendlicli  nalie  an  der  Gren/.Hiiclie  von  der  Seite  der  inneren 
Normale  n  bedeuten. 

6.  Die  Aiisfùhruug  der  Ditlerentiation  in  den  Ausdriicken  von  =.,... 
ergiebt  nun 

"       iTT       V?>.r  "^  ^JJ  '^'dzj'^  W      V  dx  '^  fV  "^  ^~- ) 

-^^  Ni  ^  — ^  )  -f  --  Z(  c v^  )  und  analoff  fur  H,  Z. 

4<7r      \^z       ^xy  '  4<7r     \(^z       ^xy  ^  ' 

Es  sei  miser  Korper  zuniichst  in  Eulie;  wir  lasseu  durch  denselbeu 
sich  eine  electromagnetische  Stornng  fortpflanzeu,  die  durch  bekannte 
Gleichungen 

,    ^L      ^Z     dV  ^  dX     ctji/     cW       ,      , 

Vf       (\//       cz  or        oz        01/ 

^t        ^z       ^x  "      ^t       ^x       ^z 

,    ^N      c»J'     ^X  ,^Z      ^L      dM     ^      ^ 
et        ox        Cl/  df,        d/j         dx 

n,  I  ^JM     'àN_  ^X  ,  ^X\^^  —  a 

^x,~^  ^y  "^  ?^  ~  '^X~^  di/~^'èz~ 


UEBER  DEN  DRUCK  DER  LICHTSTRAHLEN.  475 

dargestellt  wird.   Daim  folgen  die  Wertlie  von  B,  U,  Z  in  der  l'orm 
H  =  4^  .-  {ÂIZ—  Nï)  +  Ay.  [Mw  —  No  ) 

H  =  4^'  ~  {NX  —IjZ)-{-  a  y  (  Nn  —  Lw  ) 

z  =  ^  ~  (  AK  —MX)  +  .^^  (  Lv  —  Ma) , 

47r   fV 

worin  II  =  --,  r  =      ,  /o=        ist  und  /•  den  speciiisclien  Widerstand 

des  Koi'pers  bedentet. 

Um  nun  x,  (S,  y  zu  Hndeii^  solien  wii-  dièse  Kriifte,  als  ànsnere  Krafte 
in  die  bekannten  Differentialgleiclmngen  der  Bewegung  elastischer  Kôr- 
])er  eintïdiren;  iii  gleiclier  Weise  nuissen  H,„  H,„  Z„  als  aussere  Ki'ilfte 
in  die  Grenzbedingiingen  der  elastisclien  Druckkviifte  eingesetzt  werden. 
Sind  dabei  A,  .  .  .  N  ])ei-iodiscli  veriiiiderlich,  so  wird  dassclbe  aiicli  fiir 
X,  [3,  y  der  Eall,  so  dass  wir  iiii  Allgenieinen  elastische  Scliwingnngen 
erhalten  werden.  Da  aber,  wie  schon  v.  Helmholtz  ')  benierkt  hatte^ 
H,  .  .  .  Zu  Grossen  zweiten  Grades  uml  bei  regebmissigen  Lichtscliwin- 
gungen  verscliwindend  kleine  zwcnter  Ordnung  sind^,  so  werden  aucli 
X,  (3,  y  ebenso  klein  und  wir  kihinen  daher  den  Eintluss  von  x,  p,  y 
auf  L,  M,  N,  X,  Y,  Z  anch  fiir  die  best  evacuirte  Eiiunie  ausser  Aclit 
lassen  -).  Nnr  fiir  den  reinen  Aether  (sogar  ohne  BeliarrungsvernK'igen) 
wiire  die  von  diesen  Krilften  lierriihrende  Bewegung  zu  untersuchen^  wie 
es  von  V.  Helmholtz  gethan  worden  ist. 

7.  Nacli  diesen  Ueberleguugen  bietea  fiir  uns  die  nionientanen  Werthe 
von  =.,.  .  .=.„,.  .  -,  also  auch  von  A',,,.  .  .  kein  Interesse  dar;  wir  wer- 
den daher  unsere  Aufgabe  in  der  Weise  beschrilnken  konnen^  dass  wir 
.  innner  inir  die  niittleren  Wertlie  der  Krafte  fiir  die  ganze  Scliwingungs- 
periode  in  Uechnung  zielien. 

Wir  nehinen  ferner  an,  dass  /y,  M,  N,  X,  Y,  Z  die  Eorm 


<-^) 


')  V.  Helmholtz,  Wied.  Ann.  53  p.  139,  1894. 
')  Hertz,  Wied.  Ann.  41  p.  398,  1890. 


476  D.  A.  GOLDIIAMMKR. 

haben^  worin  a,  h  Fuiictioiien  der  Coordinaten  sind^  von  der  Zoit  aber 
uiiabbiiugig;  dauii  rexbiciri  sicb  die  Berecbiiiuig  der  Mittelwertbe  von 
"B.,...  anf  die  Intégration  der  Ausdriicke  von  der  Form 

t 


was  oti'enbar  giebt 


7) 

-  cas  {h— h') 


Es  koiuieu  also  bei  den  gewobnlicben  Licbtscbwingungen  die  Mittel- 
Averthe  von  H, .  .  .  uur  dann  ver.scbwindeii,  weini 

MZ—KY_         NX—LZ_         LY—MX  _ 

k         ~    '  l        ~    '  k         ~    ' 

also  wenn  entweder 

MZ—NY=^  0,     NX—  LZ^  0,     LY--MX  =  0, 
oder 


Da  ferner  MZ — iVl', ...die  Coniponenten  des  bekannten  Poyn- 
TiNG'schen  Vectors  darstellen,  so  seben  wir  daraus,  dass  cnich  in  âeu 
Leïieru  die  Wertbe  von  5, .  .  .  innig  mit  der  Bewegung  der  Energie 
verbundeu  sind  '). 

Von  jetzt  ab  wollen  wir  ini  Weiteren  unter  Xj,  .  .  .  B,  .  .  .  H„, .  .  . 
X^  .  .  .  inimer  die  in  der angegebenen  Weise  berecbneten  Mittelwertbe 
versteben. 

8.    Wir  stellen  uns  nun  zwei  sicb  an  der  Ebene  ^=0  angrenzende 


')  Vgl.  V.  Helmholtz,  Wied.  Ann.  53  p.  139,  1894. 


UEBER  DEN   DRUCK  DER  LICHÏSTRAHLEN.  477 

Medieii  vor  iiud  wiihlen  die //"-Ebeiie  fiir  die  Einfallsebene  eiiier  liiiear- 
polarisirtcu  ebeuen  Lichtwelle,  so  dass  wir  setzen 

Y=Z={),  L=0. 

Vou  der  Seite  der  iiegativeu  z  liège  eiu  nïchlJelfcHfles  Médium^  fiir 
welclies  oiïenbar  gilt 

5  =  0,  H  =  0,  Z  =  0 

O^  OTT  ■¥% 

und  an  der  Ebene  ^  =  0,  wo  cos  %z  =  —  1  ist,  babeu  wir 

Hu  =  0,  H,,  =  +  Y,,  Zn  =  4-  ^r- 

Beziehen  sich  A'^^,  M^-^  iV^"-  auf  die  autl'allendeu,  A",-,  J/,  -,  iV^.Sauf 
die  an  der  Ebene  z=^\  reflectirten  Strahleu,  so  ist  fiir  die  Mittelwerthe 

M  2  =  M,:-  +  Mr\        N-  =  Nr''  +  iVr',        X'  =  X/  +  X,2; 
ferner  ist  bekanntlich 

worin  é;„,i<?r   die  uiittlere  Energie  in    der  Volunieneinlieit  der  entspre- 
chenden  Strahlen  bedeuten. 

Betragt  der  Einfallswinkel  Cp  so  folgt 

Xa  =  0  ,        Xy=0, 

Y,,  =  {e„  +  er) ■slu'^Cp      ,      Y.  =  \ [e., — e, )  sin  2(p, 

woraus  wir  erseben,  dassdiese  Werthe  vonden  Coordinaten  unabhangis; 
sind.   Dann  ist  aucb  an  der  Ebene  c=0 


478  D,  A.  GOLDHAMMER. 

^u  =  (^«  +  ^>)  s^n'^  ^5  Yz  =  {  {«o — e,)  sin  2  Cp, 

^r  =  [eo  +  «r)  CM- 2  :p,  Z^c  =  0, 

und  folglich 

Hn  =0,  H„  =  -|-  (1?^ — e,)  siu  2Cp,  Z»  =  {e,,  +  é^y)  cc^^-Cp. 

9.  Die  Reflexionsebene  erleidet  also  eiiien  va//  dem  auffallendeu 
uiid  rejledlrfeii  Llchte  lierrUhrendeu  sehiefen  Dncck  p  in  der  Eiufalls- 
ebeue,  dessen  liichtuiig  mit  der  i^-Axe  einen  Winkel  ^  bildet^  so  dass 


23  =  cos  0  V  e,p-  -\-  e^'^  -\-  e,,  e,-  cos  2cp. 

Flihren  wir  das  Eeflexionsverinogen  J^  der  Ebeiie  ;■==  0  eiii,  sofolgt 

e,-  =  J^e,  und 


p  =  eo cos 0  V  1  +  /^^  +  'ZJ^cos Z:p. 
Flir  den  Fall  voUkommener  Rejkxlon  habeu  wir  J  ^=  \  und 

4^  =  0 
p  ^  'Ze^jCos-cp; 
fur  voUkommene  Absorption  wird  ^^  =  0  und 

^  =  (P 
p  ^=  eoCosCp; 
endlich  fur  normale  lueidenz  ist 


UEBER  DEN   DRUCK   DER  LICHTSTRAHLEN.  479 

Daraus  folgt  gerade  clas  Pvesultat  von  Maxwell  filr/o  =  **>  i^"*!  von 

BOLTZMANN  filr  /^  =  1. 

10.  Nnn  haben  wir  bislier  die  Wellenbewegung  an  der  Seite  der 
positiven  j  gauz  ausser  Aclit  gelassen;  jetzt  solleu  auch  hier  wivkende 
])onderomotonsclie  Krafte  untersucht  werdeu. 

Das  Médium  mit  c>-  0  selieu  wir  als  eine  Flatte  au,  deren  Dicke  // 
so  gross  ist,  dass  kein  in  die  Flatte  gebrochener  Strahl  ans  derselben 
heraustritt. 

Ferner  bemerken  wir  Folgendes.  A',  M,  vV  sind  Functionen  von  y,  z,  f 
und  dabei  treten  ij,  f  nur  unter  dem  Zeichen  von  cus'm  res|).  a'm  auf. 
Dann  sind  die  Mittelwerthe  von  A' 2,  M'^,  N'^,  folglich  auch  von  A',,-.  ., 
voi\  //  unabhiingig.  Es  ergeben  sich  daraus  die  pouderomotorischen 
Kriifte  im  Inneren  der  Flatte 

und  an  der  Ebene  z^=  Qi,  worin  cos  nz  =  1  ist, 

Hh  ^  0;  H,j  =  —  y  z)  Z^/i  =      Z~- 

Wir  uehmen  au,  die  Flatte  sei  als  Ganzes  in  der  Uichtung  der  ^--Axe 
frei  beweglich  ;  dann  setzen  sich  die  dieselbe  bewegenden  Krafte,  auf  die 
Einheit  der  Eliiche  bezogen,  zu  einer  Besultirendeu  zusammen,  deren 
C'omponenten  resp.  sind 

h  h 


\ln+\Hdz     und      Zn^jZ(k 

oder 

-Yz^-\-^dz^-Z,-]j^. 


0 


h  h 


n  0 


was  oll'enbar  0  gibt,  da  fur  z^=  /i  Y.,  und  H  verschwinden. 

Die  Lichtbewegung  i]i   einer  vollkommen  absorbirendeu  Flatte  giebt 


480  D.  A.  GOLDHAMMER. 

keine  dieselbe  in  der  Kichtung  der  ^-Axe  bewegeude  ponderomotorisclie 
Kraft  '). 

11.  Wir  wolleii  noclideu  Fall  einer  voUkommen  durchsichtigen  Platte 
untersuchen^  und  zwar  sei  fur  z^Ji  wieder  dasselbe  Médium^  wie 
fin- . .-<(). 

Der  Einfachlieit  wegen  nebmen  wir  jetzt  ^  =  0,  also  betrachten  nur 
deu  Pall  der  norinaleu  Iiicidcnz.  Bezieben  sicli  dan  (?,■  j  é;i ,  «^  auf  die 
Strahlen  im  ei'sten  Médium,  resp  in  der  Platte  und  in  dem  zweiten 
Médium,  so  haben  wir,  wie  leiclit  zu  ersebcn,  folgende  Werte  der 
Oberlliicbenlvrafte;  da  jetzt  wieder  H  =  H  =  Z  =  0  ist. 


^=0, 

Erstes  Médium  :        Z„  =  ^^  n~  ''r, 

eus  HZ  =  1 , 

z=i), 

Platte  :                      Zh  =  —  <'x  1 

COS)IZ^=  -|-  1, 

z  =  //, 

Platte:                        Zn  = -}- ^„ 

cosnz  =  —  1, 

z=h, 

Zweites  Médium  :      Zn  =  - —  ea , 

cos  nz  =  -}-  1 . 

'a  nun 

e   =  Nea 

ist,  so  folgt 

^  =  0  :  Zo  =  ^o  -r  C',.—Nea  , 

Zn  =  [N—\)e,i 

und  betriigt  der  Wertli  des  ^Lichtdrucks" 

p  =  Z„  +  Z/,  =  2  {e„ — e,i) 


^)  3<]s  ist  leiclit  zu  finden,  dass  in  diesem  Fall  eiu  Diehuiigsmoiiieut  i¥,r  cxistirt, 

h 

welclies  die  Platte  um  die  :<:-Axezu  drehen  strebt,  Mx=^  s  |  V'r  i/r,  worin  n    die 

beleuchtete  Flàche  der  Platte  bedeutet,  und  dieselbe  als  eine  ruude  Scheibe  betrach- 
tet  wird  mit  dem  Coordinatenanfaug  in  der  Mitte.  Dièses  Drebungsmomeut  ist 
von  ganz  audeven  Grôssenordnung  als  /;,  da  d.asselbe  proportional  der  Welleu- 
lânge  ist. 


UEBEll  DEN  DRUCK  DEll  LICH'l'STRAHLEN.  481 

Bekanntlich  ist 


iind  daller  wird 


l-Jo 


4J-0 

P  =  ^0 


l+'h 


Bei  /„  =  -  wûrde  folgen  p  =  e,,,  gerade  wie  in  dem  Falle  eiuer  abso- 
o 

lut  schwarzen  Fliiche  M. 


12.  Fur  deu  zweiten  Hauptfall  der  Polarisation  mûssen  wir 

M=(),  jV=0,  X=0 

setzeii,  d.  i.  : 

und  bekommeu  wir  die  friihereu  Werthe  von  Xx ,  •  •  •  uur  mit  dem  Un- 
terschiede,  dass  e,-  einen  anderen  numerischen  Werth  darstellt.  Daraus 
ist  zu  schliessen,  dass  aile  unsere  Resultate  auch  jetzt  bestehen  blei- 
ben.  Dann  aber  ist  auch  ein  directer  Uebergang  zu  dem  Ealle  des  natilr- 
lichen  Lichtes  erlaubt:  nur  inuss  man  unter  e,,,  e,-,  J'^p  die  entsprechenden 
Grossen  fiir  uatiirliclies  Licht  verstehen, 

13.  Ein  ganz  besonderes  Intéresse  bietet  der  Fall  dar,  wenn  das  auf- 
•fallende  Licht  senkrecht  zur  Einfallsebene  polarisirt  unter  dem  Polari- 

sationswinkel  0  auffallt. 


')  Flir  die  schiefe  Incidenz  wûrden  sich  aucli  hier  die  Drehungsuiomente  ergeben. 
Wir  behalten  uns  vor  bei  einer  anderen  Gelegenheit  zu  dieser  Frage  wieder 
zukehren. 

AUCniVES   NKEnivANDATSKS,    SEKTE   II.    TOME    V.  31 


482  D.  A.  GOLDHAMMEU. 

Dann  bekommen  wir  keiiie  Reflexion,  so  dass 

wird  und  wir  liaben  : 

z  =  o  Erstes  Médium  :  H,;  =       4-  e^  sin  %(p  ,  Z„  =       g^  cos-  (p , 

^^  =  0  Flatte:  H,,  =  — -^e^  siu2,Cp^,  Z„  =  — -e^cos'^(p^^ 

z=^h  Flatte  :  H,(  =       y  e^  sin  3  0i ,  Z„  —       e^  cos^ ^j , 

z  =  h  Zweites  Médium:  H,;  =  — •  \p,ç^  sin  2,^  ,  Z„  =  —  Pq  cos-  Cp , 
Daraus  folgt 

Hf)  =  — ■  H/,  =  l  e^J  sin  2  0  — ■  -^|  e^  sin  2  (2),  , 
Zq  ^  —  Z/,  =  i?o  co-s^  (^  —  (g,  co^'2  (^]  ; 


da  aber 


sinâ) 


sin  Cpi 


ist,  so  bekommen  wir 

Hq  =  —  H/,  =  ÔQ  sin  (p  {ci)S  (p  —  cos  (p^  ) , 

Zo  =  —  Z/,  =  ^0  f  cos^  p  —  cos^  p^ ^  ). 

^  sinCpy^ 

Es  existirt  also  in  diesem  Ealle  keine  Kraft,  die  die  Flatte  in  der  ^r-Axe 
zu  bewegen  strebt.  Die  berechueten  jaouderomotorischen  Krafte  konnen 
die  Flatte  nur  clrehen. 

17.  Da  ferner  jetzt 

p'\-  p^^^^'^,fgp^N,  fg  p-f  =  — ^  cos  p^  =  sin  0^,  sin  vl),  =:  cos  (p, 

sm  p  =  —  ^  cos  p  ■■ 


l/l+7V^  l/l+iV^2 

ist,  so  berechnen  wir  leiclit 


UEBER  DEN  DRITCK  UF,R  LICHTSTRAHLEN.  483 

N{N—1) 


Ho  =  — H/,  =  —  é^o 


Zn  =  —  Z/,  =  —  e, 


iV^  +  l  ' 

0  TV^+r 


^  -     iTo    iV(iy— 1)     ^  ^        1 


setzen  wir 


fok-t 


N~V 


Fur  Glas  wûrde  iV=  1.5  sein;  dann  berechnet  man 
7o=—Â  =  —  0. 74.^0, 

Offenbar  ist  das  gewoiinene  Kraftepaar  eine  ganz  neue  Folgerung  der 
electromagnetischeu  Lichttheorie. 

■  Kasan,  Octoher  1900. 


31^ 


UEBER  DIE  ABLEITUNGEN  DES  THERMODYNAMISGHEN  POTENTIALS 
NACH  T  UND^;  BEI  ZUSAMMEiNGESETZTEN  KOMPONENTEN 


J.   J.   VAN   LAAR. 


1)  Nehmen  wir  mit  Max  Planck  als  Wiirmef miction  an  das  durch 
—  T  dividierte  thermodynamische  Potential  ^  von  Gibbs  und  Duhem, 
und  nennen  wir  dièse  Fuuction  "¥  einfach  Potential,  so  ist 

^=-^=s-\{E+pr) (1) 

Hieraus  geht  hervor  : 


oder  weil 


auch 


dE  =1  dS—2jdV  —  ^{[y.^  du;), 


d^  =  }^lE^pr)dTl-'^^d.p  +  ^{^,  dn,) (2) 

In  diesen  Beziehungen  ist  S  die  totale  Entropie^  E  die  totale  Energie 
und  V  das  totale  Volum.  des  Systems.  Weiter  istj/j  der  Druck^  T  die 
absolnte  Temperatur,  und  sind  die  Grossen  [/,^,  iz.,_,  etc.  die  sogenannten 
molecularen  tliermodynamisclien  Potcntiale  der  Komponenten^  von  welchen 

n^,  n.^,  etc.  die  Molecûlzahlen  sind.  Statt  — ^, — ^,  etc.   ist   gesetzt 


UEBER  DIE  ABLEITUNGEN^    U.  S.   W.  485 

•^i,-!/.,,  etc.,  soclass  die  Cirosseu  •iii,-Jj.^,  etc.  niclits  antleres  siud  als  die 
moleeularr/i  (PLANC'iv'scheii)  Potentiale,  dellnirt  durcli 

^i  =  v  -^■^=j;;:''^' ^^^ 

Auch  folgt  aus  (2),  dass 

c>4^       1  ,  cV^  yT/ 

,-T  =  T5(i'+y'n;    ^  =  -T. (l) 

wobei  also  aile  Molecnlzahl en  n  iieben  p  oder  T  koiistant  vorausgesetzt 
wcrdeu.  Dièse  fmidamentaleu  Bezieliimgen  (4)  siud  es,  mit  welcheu  wir 
uns  im  Folgeudeu  speziell  beschiiftigen  wollen. 

%)  Setzeu  wir  dabei  voraus,  dass  eiuige  oder  aile  Kompoueuten  des 
Systems,  vou  welcheu  die  Molecûlzahleu  durch  //,,  //.,,  etc.  bezeichuet 
wurdeu,  zusainmengesetzt  siud.  Deukeu  Avir  uur  au  das  allbekauute 
Beispiel,  dass  ein  Salz  iu  Wasser  gelost  ist.  Die  Moleciilzahl  des 
Wassers  ist  daun  ;/),  diejeuige  des  Salzeu  Wj,  aber  beide  Kompoueuten 
siud  zusammeugesetzt.  Im  Wasser  betinden  sich  einfache  Wassermole- 
ciile  und  komplexe  {Doppel)mo\eQÀ\\&  ;  das  Salz  ist  theilweise  eleciroly- 
tiscli  dissociiert,  und  es  siud  elehirisch  neutrale  Moleciile,  und  positive 
und  négative  loneii  vovlianden.  Ist  der  Dissociatiousgrad  der  Salzmole- 
ciile  y.,  der  Dissociatiousgrad  der  Dop])elmoleciile  des  AVassers  /3,  so 
siud  also  vorlianden  : 


(1— /3) //,  Doppelmolecille  Wasser 
2/3//J  einfache  Moleciile  „ 


(1- — ^)  n.^  ueutrale  Moleciile  Salz 
+ 
V  X  11.^  ])ositive  lonen 


v^y/o  négative     „ 

//j   bezieht  sich  daun  auf  die  Wassei'moleciile,  aile  als  Doppelmoleciile 

gerechuet,  n.,_  auf  die  Salzmoleciile,  aile  als  ueutrale  gerechuet.  v  und  v 
siud  die  Anzahlen  der  louen,  in  welche  sich  ein  ueutrales  Salzmoleciil 
spaltet. 

In  ilhidicher  Weise  deukeu  wir  uns  nun  fortau  eiuige  oder  aile  Kom- 
pouenten  uuseres  Systems  zusammeugesetzt,  und  wir  bezeichneu  die  ver- 
scliiedeneu  dabei  vorkommeuden  Dissociationsgrade  mit  oc,  (3,  y,  etc. 


486  J.  J.  VAN  LAAll. 

3)  Differeuzieren  wir  jetzt  die  runctiou  T  total  nach  T,  d.  h.  wir 
setzen  voraus,  dass  dabei  zwaryj  und  aile  n^,')/.^,  etc.  uiigeaudei-t  bleiben, 
aber  dasz  —  wie  das  iu  Wirldichkeit  geschieht  —  die  Dissociationsgrade 
o!>,  /3,  etc  aile  mit  der  Temperatur  mitverdnderen.     Wir  bezeichuen    iil. 

mit  -~  {cp  eine  beliebige  l"'unction)  die  Opération  : 
cl  jL 

d(p  _  z'^^)      c>cp  dx  I  dcb  d(3  \ 

dT\^'^'^lc(Jv'^^i3lT'^  ■  ■    J' 


P,   11  J,    »o. 


\^.  d0   dcp    dcp     ^         ^  ^3 

Lbenso   ^-.  - — ,  - — ,  etc.  sodass  z,  J3. 
d,p    dn^    dn^ 

d0  _^c»(|)    I    c»cp  dx    I  ^(p  d[3 
dn< 


'l(p  _/h(p    I    c>Cp  rt^^        c>(p  r//3     I  \ 

in^       \c^?/i        ^a,dv^       ^^dn^         '  '  '  J' 


l\ir  Linsere  Puuction  T  bekommeu  wir  somit  : 


^(^-F\  1 

einzuseherij  dass 


Niin  ist  nach  (4)  f  ^  j  "^  rml^^M^j/-'^' )•    Aber  es  ist  leicht 


ô^  =  ^^      ^  =  ^'^^*« (^) 

Deun  bei  den  verschiedenen  Dissociatiousgleichgewichten  iindert  sicb 
das  totale  Potential  T  nicht  mebr^  ^renn  die  Dissociationsgrade  sich  vir- 
tuell  iluderen  (GJeicligewichtsprincip).  Es  bleibt  also  iibrig: 


El 


)enso  wirc 


dT      ctT       T'^    ^^     '^ 
d-^  _i>W  _       V 


(4«) 


Jetzt  ditf'erenziereu  wir  dièse  Bezieliungen  (4«)  total  nach  y/,  (wobei 
sich  also  wiederum  x,fi,  etc.  ilndern).  Die   Dissociatiousgleichgewichte 

bleiben  dann  ni.  bestehen.  nnd  die  Glieder  ^^-^  ^r^r^  etc.  bleiben   =  0, 

sodass  auch  die  Beziehungen  (4j)wahr  bleiben.   So  miissen  in  unserem 


IJEBEll  DIE  ABLEITUNGEN,  U.  S.  W.  487 

obigeii  Beispiel  von  Salz  in  Wasser  gelust  bei  Aenclerung  von  T  aucli 
IX,  uncl  /3  geandert  werden,  damit  die  beiden  Dissociatiousgleicligewiclite 
wieder  liergestellt  werden.  Wiv  bekommen  somit  : 

Aber  da 

d^,  \jfv)  ~  dTKrh^J' 

weil  beide  Differentialquotieuten,  sowohl  nacli  T  als  nach  n^,  totale 
wareu^  so  ist  aucli  : 

dT\dnJ~T\dj/^  '^'\hj' 


Nun  ist 


r/T       (>T    ,   f>Y  doc    . 

1—  =  s rY'  1 T  ■  •  •  =  ■'Pu 


nach  (-3)  und   (5).    Sclireiben  wir  dann  zur  Abkiirzung  aucli  e^  und  v, 

^E        dV  ^E        ^F  . 

statt^; — und  -—-  (welclie  Grosseu  iedocli  7ricM  =  ^ —  luid  -.,— sind)^so  wird: 
dn^  dn^  àn^         ^n.^ 


und  gleiclifalls 


dp  T 


(6) 


#2      #2 

ditf'erenziert  wird. 


und  iihnliche  Bezieliungen  filr  ■——,  —^,  etc.,  wenn  total  nachw.,,  etc. 


4)  Wir  nehmen  jetzt  irgend  welche  Réaction  zwischen  einigen  Kom- 
ponenten  (in  einer  oder  in  mehreren  Phasen)  an,  dann  ist  bekanntlicli  bei 
Gleichgewicht  : 

2(v,  •^,)  =  (), (7) 

wobei    Vj,    Vo,    etc.    die    in  der   Reactionengleichung   vorkommendeu 
Koëfïicienten  sind  (negativ  gerechnet  beim  verschwindenden  System), 


488  J.  J.  VAN  LA  AU. 

Das  erste  Glied  dieser  Bezielmng^  total  nacli  T  uutl  /;  ditferenzievt,  giebt 
also  mit  Eiicksicht  auf  (6)  : 


Hierin  ist  nun  S(V]  f'J^Z  (  v^-j—  )  die  totate  Aenderung  der  J^ner  ■ 

gie  pro  Aequivalent,  weun  eiiie  unendlich  geriuge  Menge  des  eiuen 
Systems  in  das  andere  ùbergelit^  wobei  sich  also  aucli  ot,  (3,  etc.  anderii^ 
und  wir  bezeichnen  dièse  Grosse  mit  A  7i.  Ebenso  bezeichnen  wir  die 
totale  Volumàndenmg  S  (v,  r^)  mit  A  V,  und  wir  bekommen  : 


(8) 


wenn  statt  AE-j-pA  V  noch  gescbrieben  wird  Q,  Aie,  aljsorbierle  utole- 
cidare  ll'drme  (in  Art)eÀtseinlieiten  ausgedriickt). 

Das  sind  die  allgemeinen  Pormeln  tnr  die  Aenderungeu  nach  T 
und  [)  bei  beliebigen  Reactionen,  ^^\\\\(\ûiid\  zusammevcjese.tzte  Komjio- 
nenteii  betlieiligt  sind.  Dieselben  M'urdeu  zum  ersten  Maie  filr  den  weni- 
ger  allgemeinen  Fall^  dass  die  Koraponenten  eivJteUlich  sind^  im  Jahre 
1892  von  mir  hergeleitet  '),  naclidem  Max  PlaN(îk  ^)  im  Jahre  1887 
dieselben  schon  fiir  verduuvte  Lôsungen  aufgestellt  batte.  Im  Obigen 
habe  ich  die  beriihmten  Pormeln  zura  ersten  Maie  fiir  den  Pall^  dass 
die  Komponenten  zusammengesetzt  sind^  streng  bewiesen  '^'),  und  es  er- 
giebt  sich  ans  meinen  Herleitungen,  dass  man  in  diesem  Fall  immer 
totale  DifPerentialquotienten  nach  T,y;, //,,;/2,  etc.  benutzen  mnss,  wobei 
neben  diesen  Veriinderlichen  auch  oi,^,y,  etc.  mitveranderen. 


')  Zeitschrift  fiir  Physikalisclie  Cliemie,  Bd.  10,  p.  242  (1892). 

")  WiED.  Ann.,  Ed..  30,  p.  5G2;  Bd.  31,  p.  189;  Bd.  32,  p.  4G2  (1887);  Bd.  34, 
p.  139  (1888). 

^)  Schon  in  einem  Anfsatz  in  den  Archives  du  Musée  Teyler  vom  Jahre  18!»8 
gab  ich  dafiir  cinen  Beweis,  doch  istder  obige  Beweis  strenger  und  volllvommen 
einwandsfrei. 


UEBER  DIE  ABLEITUNGEN,  U.  S.   VV.  489 

Es  ist  wohl  kaum  bediirflicli  uocli  einmal  darauf  liiuzuweisen^  dass 
in  (8)  immer  Q=  A  -È'+|J  A  V  vorkommt_,  und  nicht  eiufacli  q^=^  i\E, 
wie  unbegreifliclier  Weise  uocli  immer  in  einigen  Aufsatzen  gefundeii 
Avird. 

5)  In  den  Eelationen  (7)  und  (8)  diirfen  iïberall  •^x,-i'<^,  etc.  durch 

o  o  o  o 

v^j,*>^2j>  6tc.  ersetzt  werden^  wenn  ^x,^.^,  etc.  sicli  auf  die  nicht-dissoci- 
'/e;-/(?;^  Auteile  der  zusammengesetzten  Komponenten  beziehen.  Es  ist  z.  B. 
bei  der  elektrolytischen  Dissociation  eines  Salzes  : 

+ 
^n^  dn^       ^n^diix       ^//^dn^ 

o  +  +  -  - 

odei"  da     ^^J=:(1 — i^-) '>^i,     ^^i  =     ^^-'^\,     //,  =  v^^^^  ancli  : 

+     +         -     - 

+  +       — 
oder  '«/.i  =  ^j  +  ^.  (—  .j;,  -^  V 1^,  +  V  '^j  ). 

o  ++  

Aber  bei  m  D'issoclatïonsglelcJKjeioicM  ist  — -^^  -}-  v;pj  -p  >  '^1  =  ^^ 
sodass 

•^,  =-Ji    (i>) 

Und  ebenso  fiir  aile  moglicbeu  Dissociationsprocessen.  Wir  sçlireiben 
also  statt  (7)  und  (S): 

2:(vr3^J  =  o (î«) 

»'"•  ^0'^)  =  T=^    -0'#)  =  -^' f^") 

(la  l)ei  der  ioialen  Ditf'ereiizieruiig  nacli  T  undj?;  die  Dissociationsgleidi- 

C'  C' 

gewichte  bestelieu  bleiben,  und  somit  -vi^j  =  -h^,      ■!).,_  =  •^.,_,  etc.  hJcJbf. 
Sçlireiben  wir  jetzt  : 

or  o  o  o  O  ■ 

•h y  =  vL'j'  —  Il  log^i  ;     •Ij.,_  ='i^2' —  ^logCo  ;  etc., 

c  o 

wo  Cj,  c.^,  etc.  die //;,ofey?:«^a';-g;^  Konzentrationen  der  Komponenten  be- 
zeichnen,  ni. 


490  J.  J.  VAN  LAAR. 


Tn^  +  si  +  •  •  •  S-°/i  +  Tn.^  +  .  .  . 


Wir  bekommen  danu  statt  E  (vj  ^^)^^0  die  Beziehung 


oder  wenu  gesetzt  wird 


Z{v,i,')  =  mogK, (10) 


die  bekauute  Eelation 


Tlic'^)  =  K (11) 


Nuu  wird    oft  der  bei  zusammeugesetzten  Kompoueutei]  verhaug- 
nissvolle  Tehler  gemachtv,  die  Relationen  (S)^  oder  (8^^)^  welche  im allgeniei- 

uen  nur  fur  die  lYuictioiien  -Ij  oder  -li  giiltig  sind,  au/  die  Fwnciionen 

^'  oder  \p'  zit  ubertrageu,  uud  zu  schreiben  : 

/-    dL'\       Q  ^    dl/\  AV 

oder  mit  Riicksiclit  auf  (10): 

r/logÂ'         Q         dlosK  AT 


dT         JîT~'         dp  ET 


(12) 


Offenbar   trifft  dièses  nur  bei  einheiilicheu  Komijonenteu  zu.  ]3euu 
alsdann  siud  in 


die  Grôsseu  —i^,  etc.  aile  =  0,  da  c.,  ('.,,  etc.  bei  eiuheitliclien  Kom- 
dl 

poueuteii  uicht  mehr  direct  von  T  abhaugig  sind,  weil  darin  die  Grossen 
ût,l3,  etc.  dann  uicht  mehr  vorkoinmen.  Bezeichuet  doch  z.  15. — -^,^j^ — 


UEliER  DIE  ABLELTUNGENj  U.  S.  W.  491 

o  o 

wie  wir  wisseii  (  --.r,—  -f  -^^^Tm  +  etc.  1  uucl  darm  ist  zwar 

V     c'i  tU      (IL  y  p,  ri, -IL,... 

iininer  — ^^-— =  U^  docli  iiur  bei  einheitliclieu  Komponenten  sind  aucli 

o  o 

dieGrossen    -^^—,  —  ^^\  etc.  =  0.    Die  berulimten  Eelationeu  (12), 

welclie  zuerst  vou  van  ''l'  Hoff  fiir  verdiinnte  Losuugen  uiid  Système 
liergeleitet  sind,  gelteu  also  strenge  mir  hei  emheiUicUen  Komponenten. 
Im  Falle  von  zusammengesetzten  Komponenten  miissen  dieselben  durch 
8  oder  (8a)  ersetzt  werden. 

6)  Zum  Scliluss  werde  icli  au  eiuem  Beispiel  zeigen  in  wie  huclist 
einfacher  Weise  durch  die  Eelatioueu  (8rt)  verscliiedene  Aufgaben  ge- 
lost  werden.  Sei  z.B.  die  Bezieliuug  zwisclien  Loswigsivàrme  uud  Los- 
lichkeit  verlaugt  bei  Losuugen  von  Elektrolyten. 

Die  Gleichgewichtsbediugmig,  weun  festes  Salz  mit  dem  Salz  in  der 
Losuug  in  Gleicligewiclit  stelit,  lautet  uach  [la),  weun  -Jj.,  sicli  auf  das 
feste  Salz  bezieht: 

—  ;/.,+ -«^1=0, 

da  nacli  (9)  statt  -i^j  kanu  gesclirieben  werden  -ii^ . 

Differeuziereu  wir  dièses  total  uach  T,  so  miissen  wir  bedenken  dass 
die  Siittigungskonzeutratiou  .y  eine  Fuuctiou  von  T  ist,  und  dass  souiit 

Nun  ist  —  ( — -X-a  -r'^/^Js  uach  (8a)  =  =^  ,   weun  Ls  die  totale  Lo- 

suugswiirme  pro  Gr.  Mol  des  Saizes  ist  beim  Uebergang  von  djc  Gr. 
Mol  des  festen  Saizes  in  die  Losuug.  Dabei  lindern  sich  also  oi  und  /3 
mit,  sodass  L^  auch  die  Energieanderungen  entliiilt,  w^elclie  mit  diesen 
Aeuderungen  von  a,  uud  /3  verbuuden  sind.  (Sielie  bei  (8)).  Wir  haben 
demnach  : 

^      ,      /'^\      'l'^    ^  n 

T-~^\rlsJtdT 


492  J.  J.  VAN  LAAR. 

oder 

o  o 

T^^V  ds  ds     Jtd'\l~ 

O 

(71        /  ^^ 
— :—  )  ^  :^  0  zu  setzen,  da  der 
ds  yt 

Tlieil  •^'  des  molekularen  Poteutials  -Jj  daun  iiiclit  mehr  vou  deu  vor- 
scliiedenen  Konzentrationeu  abliaugig  ist. 
Iii  diesem  Fall  bekommen  wir  somit  : 

^'-<^'^).|. (^«) 

und  das  ist  die  einzio;  riclitis-e  Formel  fiir  die  Bezieliuuff  zwischen  der 
totalen  Losungswarme  Lg  iiud  der  Veranderiiiig  der  LiJsliclikeit  mit  der 
ïemperatur. 

o 

Setzeu  wir  fur  c^  seineu  Wertli  ein^  ul. 

o  _{\  —  oi)  m_  (1—^0 '^  _  (1  —  O'-) '^ 
y  H  -j-  ini  7  ~T'  '  *  7 


wo  m,  die  xluzalil  der  gelosteii  Salzmolecûle^  //  die  Anzahl  der  Wasser- 

'M 

moleciile    (einfach-  gereclmet),    —  =  5 

u 

ist,  so  kaim  auch  geschrieben  werden  ; 


m  1  -L-  ^ 

moleciile    (einfach-  gereclmet),    —=s,y  =  — - — uiidi  =  l-|-(v — \)x 

u  3 


'^/loo'd  —  a)s\    ds  ,-3 


^'*-^^\ — ds — )tdr\^' 


da  y-j-is  oder  y  bei  verdiinnteu  Lusuiigeu  uiclit  merklicli  von  *  ab- 

hilngig  ist. 

(1 — x)s 

Ist  ce  niclit  weit  von  1  entfernt,  so  ist  es  zu  bevorziigen  statt 

7 

zn  schreibenf  ^  j    :  À',  da  beim   Dissociationsgleicligewiclit   (v  ist  die 
lonenzalil) 

\yj 

7 


UEBER  DIE  ABLEITUNGEN,    U.   S.  W.  493 

ist.  Wir  bckommen  alsdann  bei  verdiinnten  Losungen  : 

..^„.ï.('iJ^)J„ (13, 

cla  daiiii  auch  K  von  s  unabhiiiigig  kann  gesetzt  worden. 

FiUireu  wir  die  totale  Dilferenzierimg  nacli  s  in  (13a)  oder  (136*)  ans, 
so  wird: 

Nun  geht  ans  obiger  Beziebung  fin-  x,  geschrieben  in  der  Gestalt 


(1— a)c 
bei  verdiinnten  Losungen  (A"  ist  dann  konstant)  hervor 

dy.  l(v— 1)^.(1— ;4) 


sodass 


oder 


de  c   V  —  iv  —  \)ûc  ' 


Ls       sv  —  [v — ■l)ix,Adi]L 


^^-^T  — ^-—^-^^ (13.) 

Dièse  Beziebung  wurde  von  mir  zuni  ersten  Maie  im  Jahre  1894  ge- 

geben  i),  in  Abweicbung  mit  der   van  't  HoFE''schen  Formel,  welclie 

sicb  nur  bei  <J5  =  0  und  x=:\  mit  der  meinigen  deckt.  Die  Beziebung 

(13a),  welcbe  mit  (13c)  identish  ist,  gab  ich  im  Jalire  1900  ^). 

V  2 

Bei  bïndren  Elektrolyten  Avird   -, -^   in   (13c)   durch   7;^ 

■^  V  — (v — V)x         ^       ^  2  —  ûi 

ersetzt.    Zur   Integi-allon  ist  jedocb    niclit   (13.),   sondern  (13a)  oder 


')  Zeitschrift  fiir  Pliysikalische  Chemie,  Bd.  15,  p.  473.   (1894)   (.s  ist  dort 

nicht  =:  -,  sondern  =  — 7—  )•  ^ucli  Id.,  Bd.  17,  p.  545  (1895), 
n'  n  +  my  '  '  ^ 

')  Id.,  Bd.  35,  p.  11. 


494  .1.  .1.  VAN  LAAK. 

(ISb)   zu    benutzen.    Tûgen   wir   ni    z.  B.   bei    (13^^)    uoch  ein  Glied 
\  dï         y  s 

oder 

wo  r/  jetzt  das  /îo/^«/g  Differentialquotieiit  nach  T  mit  Riicksicht  auf  die 
Mitanderung  von  s  bezeichnet.  //'«  wird  dabei  kauin  von  //,,.  verschieden 
sein,  da  das  liinzugefùgte  Glied 


/'rnog(l — IX)  s\    1     dût 


die  Dissociationswarme  Q  entliillt  (welche  auch  schon  in  Ls  vorkommt), 
welche  in  den  meisten  Piillen  gegeniiber  L^  zu  veruachlassigen  ist. 
Wir  bekommen  nunmehr  sogleich: 

oder  wenn  statt  (1 — x)s  geschrieben  wird  {ûcs)v  :  K' ,  aucli 

£,=„^T,ï,L°8A|~s^ (i«) 

(14«)kanu  benutzt  werden,  wenn  x  unweit  0,  (14ô),  wenn  izunweitl  ist. 

Wenn  neben  dem  gelôsten  Salz  ein  anderes  Salz  sich  in  der  Losung 
befindet,  so  iindert  dièses  selbstverstandlich  nichts  an  den  Pormeln  13a, 
Vèh,  lia,  146.  Nur  sind  die  Grossen  a,  und  s  durch  die  Gegenwart des 
zweiten  Salzes  anders  als  ohne  dessen  Gegenwart,  speziell  wenn  dièses 
mit  dem  ursprunglichen  Salz  ein  Ion  gemeinsam  hat.  Dadurcli  iindert 
sich  also  die  l'ormel  13c,  aber  wie  gesagt  niclit  die  Eormeln  13«,  136, 
14«  und  146. 

Dass  z.  B.  die  Formel  (14^/)  zu  richtigen  Resultaten  fiihrt,  liabe  ich 


UEBER  DIE  ABLEITUNGEN^  U.  S.   W.  495 

an    zwei   Beispielen  bewieseu  ').  Es  sei  hier  die  Eechiiung  beim  Essig- 
saurem  Silber  nocli  einmal  wiederholt. 
Experimentell  gefundeu  wurde  ^)  : 

„    ^;=2(r  „      .;  =  1,0351 


Es  ist  somit 


>^      "2        '■'^^      ->! 


=  0,006895. 


Weiter  ist 
72 T,  T.,  X  2,3036  =  1,997  X  293,3  X  303,2  X  2,3026  =  4088X102. 

Eûr  ^25°  wurde  dui'cli  Leitfrdiigkeitsbestimmungen  gefuiiden  ^)  : 

^.^.=0,713, 

sodass,   da   x   zwisclien    25°   und    35°  um   0,030   abnimrat  '),  gesetzt 
werdeii  kann  : 

x_,o  =  0,728 
^.,^^  =  0^698, 
und  folfflich 


\og'\l-x,,)-\og^\\-x,,] 


T,-T, 


=  0,004544. 


Es  wird  somit  : 

log'"(l-^.,).,-log'»(l-^J., 


0,01144, 


T,— T, 
und 

i,,  =  4088X103  XI,  144  XI  0-2=  46 76  Gr.  Kal. 


')  1.  c,  Bd.  35,  p.  15. 

')  GoLDSciiMiDT,  Zeitschr.  f.  Phys.  Ch.,  Bd.  25,  p.  91  (1898).  Fh.  van  Maar- 
SEVEKN,  Dissertation,  1897,  p.  14. 

^)  Id.  p.  17.  Wie  wir  durch  die  Untersucliuiigen  Jahn's  wissen  [Zeitschr.  f. 
Ph.  Cil.  Bd.  33,  p.  545  (1900)]  sind  die  durch  dièse  Méthode  bestimmten  Werthe 
von  «  nicht  genau,  doch  da  es  sich  hier  um  Diiferenzen  handelt,  wird  der  dadurch 
gemachte  Fehler  vernachlassigbar  sein. 

')  Zeitschr.  f.  Phys.  Ch.  Bd.  17,  p.  297,  298,  548  (1895). 


496       J.  .].  VAN  LAAR.  UEBER  DIE  ABLEITUNGEN,  U.  S.  W. 

Es  wurcTe  experimentell  gefunclen  //.<,=  4613  Gr.  Kal^  sodass  die 
Differenz  nur  63  Gr.  Kal  ist  ^).  Die  entsjjrechende  Differenz  betrug  bei 
der  VAN  't  HoFp'scheii  Formel  ")  —  317  Gr.  Kal. 

Aucli  beim  propioiisaurem  Silber  giebt  meine  Formel  eine  gute 
Uebereiustimmung  ■^')- 

UtrexU,  28  Oct.  1900. 


')  Die  einzelnen  Versuclien  (Fa.  v.  Maarseveen,  1.  c,  p.  24)  weichen  um  53 
Gr.  Kal.  ab. 

")  1.  c,  Bd.  35,  p.  16. 
')  1.  c,  Bd.  35,  p.  16. 


B  E  S]  K  n  K  U  N  C.  E  N    Û  B  E  R    E  I  N  I  (1  E    G  R  IJ  N  1  )  S  à  T  Z  E    D  E  1^ 
E  L  E  K  T  B,  I  C  I  T  il  T  S  h  E  II  R  E. 


W.  H.  JULIUS. 


Wenu  mail  die  Eigenschaften  des  elektrischen  Peldes  aus  Betrach- 
tungen  iiber  centrale  Kriifte  ableiteii  will  —  wie  es  bei  der  Einfûhruiig 
in  die  Tbeorie  nnineutlicli  aus  didaktischeu  Griindeu  ufters  geschieht  — 
ptlegt  inaii  dabei  eiuer  von  Gauss,  Laplace,  Poisson,  ausgebildeten 
Gedankenreihe  zu  folgen. 

Dièse  Behaudluugsweise  des  Problems  griiudet  sicii  auf  die  Aunabme 
von  Kraften,  welche  von  der  Natur  des  Médiums  unabhangig  siud.  Will 
inan  aber  die  Eutdeckung  Faraday'' s,  dass  die  Grosse  der  zwischeu 
Leitern  mit  konstanten  Ladungeu  wirkende  Kraft  je  nacli  dem  Zwischen- 
mittel  verscliieden  ist,  gleicli  Anfangs  in  die  Théorie  mit  aufnebinen,  so 
miissen  eiiiige  bekaimte  Satze,  welche  in  den  meisten  Haiid-  und  Lehr- 
biichern  der  Lehre  der  centraleu  Kriifte  in  unveriinderter  Gestalt  ent- 
noinmen  sind,  eine  Modifikation  erleiden. 

Dièse  Abilnderungen  vollstiindig  durchzufiUireu,  liegt  selbstverstiind- 
lich  ausserhalb  des  llahmens  einer  Mitteiluug  von  weuigen  Seiten;  ich 
will  nur  zeigeii,  dass  wenii  nian  schoii  beim  ersten  Ansatz  den  Eintluss 
des  Médiums  auf  die  Kriifte  beriicksichtigt,  gewisse  Widerspriiche,  auf 
welche  die  iibliche  Behaudlungsweise  gefiihrt  liât,  verschwinden. 

§  1.  Geladene  Leiter,  dereu  Dimensionen  gegen  ihre  Abstiinde  uicht 
in  Betracht  kommen,  bezeichnen  wir  als  Punktladuiigeu.  Pilr  Punkt- 
ladungen  also  gilt  das  CoiiLOJiB''sche  Gesetz  : 

ARCHIVES   NKEKLANDAISES,    SERIE    11.    TOME    V.  32 


■498  w.  H.  juLius 


.1   ^ 


wo  k  die  Dielektricitatskoustaiite  des  Médiums  darstellt. 

Dei"  GAUss'sche  Satz^  abgeleitet  in  der  Yoraussetzmig  dass  k  iiberall 
den  gleicheu  Wert  liât,  lautet  imu  :  Weuu  sich  imierlialb  einer  geschlos- 
seueu  riiiclie  S  die  Puuktladungeu  Sy,  e.,,  e^  .  .  .  betiuden,  ausserhalb 
derselben  die  Punktladungeii  e^' ,  e.,' ,  e^  .  .  .,  so  ist 


// 


Nd8=%^e.  (1) 


Es  bezeichnet  iV  fiir  jedes  Elément  der  Flache  S  die  darauf  senkrechte 
Komponente  der  Eeldiutensitat;  sie  wird  positiv  gereclmet  weun  sie 
nach  aussen  gericlitet  ist.  Die  Punktladungeu  e  sind  auf  den  Wert  des 
Intégrais  olme  Einiluss, 

Wenden  wir  den  Satz  (1)  auf  den  Pall  an,  dass  eine  sehr  grosse  An- 
zahl  von  Punktladungeu  gleichmassig  iiber  den  ganzen  Raum,  sowolil 
innerhalb  als  ausserhalb  der  EUlche  S,  verbreitet  sind,  so  kann  von  einer 
mittleren  Eaumdichte  p  die  Pede  sein  und  raan  bat 


vol.  s 


I  I  \pdxdydz 


Stets  ist 


^x  ,  ^r  ,  ^^^ 


also  gilt  nach  Gleichung  (1)  fiir  jedes  Rauraelenient  (das  gross  ist  gegen 
die  Entfernungen  der  Punktladungeu) 

und,  weil  die  Krlifte  ein  Potential  V  haben. 

Hier  ist  nun  k  die  Dielektricitatskonstante  des  mit  den  Punktladuugen 


BEMERKUNGEN  ÛBER  EINIGE  GllUNDSaïZE  DER  ELEKTRlCITaTSLEHRE.      499 

ausgestatteten  Médiums;  sie  kiinute  von  derjeuigeu  des  urspriiuglicheu 
Dielekti'ikums  verschiedeu  sein, 

§  2.  Die  alte  Tlieorie  l()st  die  Pemknifte  ausiibende  Elektricitilt  in 
gewissem  Sinne  von  der  Materie  los;  sie  sclireibt  derselben  CouLOMB'sche 
Wirknngen  za,  auch  olme  dass  es  notwendig  wâre  im  Kern  der  Punkt- 
ladungeu  einen  den  Charakter  eines  Leiters  besitzenden  Eaum  voraus- 
zusetzen.  Sie  verfahrt  mit  den  Puuktladungen  wie  mit  Massenpunkteu 
zwischen  deuen  die  allgemeiue  Gravitation  wirkt  —  nur  dass  die  Kraft 
auch  eine  abstossende  sein  kann  —  und  lasst  den  nacbfolgenden  Unter- 
scliied  zwischen  den  Ersclieinungen  der  Gravitation  und  den  elektrischen 
Erscheiuungeu  ausser  Acht.  Bei  der  Massenanziehung  zeigt  sich^  dass 
die  Wirkung  einer  Auzahl  neben  und  liber  einander  liegender  Elemente 
auf  ein  benachbartes  Elément  m  stets  der  Summe  der  Wirkungeu,  die 
jedes  Elément  einzeln  genommen  auf  m  ausiiben  wiirde,  gieichkommt. 
Entsprechendes  gilt  fiir  elektrische  Korper,  an  denen  das  CouLOMi5''sche 
Gesetz  gepriift  wurde,  nicht.  Man  denke  sich  etwa  hundert  von  einander 
isolirte  geladeue  Kiigelchen  kurz  beisammen  zu  einer  Gruppe  vereinigt. 
Die  Wirkung  dièses  Systems  auf  ein  benachbartes  geladenes  Kiigelchen 
e  wird  von  der  Summe  der  Wirkungen,  welche  jedes  Elément  der  Gruppe 
fiir  sich  auf  e  wiirde  ausgeiibt  haben,  wenn  man  die  ilbrigen  Kiigelchen 
entfernt  hiitte,  verschiedeu  sein. 

Wenn  man  sich  die  geladenen  K.orperchen  kleiner  und  kleiner  denkt, 
so  entsteht  der  elektrische  Elementarbegriff,  die  Punktladung  (wie  der 
Massenpunkt  in  der  Gravitationslehre).  Dieser  Punktladung  das  soeben 
beschriebene  eigenthiimliche  Yerhalteu  elektrischer  Korj^er  abzuspre- 
cheu^  heisst  nun  eine  Hypothèse  einfiihren^  deren  Brauchbarkeit  erst  ans 
den  Deduktionen  sich  ergeben  kann. 

Weil  in  der  That  dièse  Voraussetzung  zu  einigen  Schwierigkeiteu  und 
Widerspriicheu  gefiihrt  hat^  erscheint  der  Versuch  nicht  unaugebracht^ 
an  ihrer  Stelle  eine  andere  Hypothèse  einzufiihreu. 

§  3.  Nehmen  wir  als  solche  au^  dass  das  CouLOMB'sche  Gesetzt  seine 
Giiltigkeit  beibehalt  wenn  in  dem  Zwischenmittel  kleine  geladeue  oder 
uugeladene  Leiter  verbreitet  sind^  deren  gesammtes  Yolum  einen  nicht 
zu  vernachlassigendeu  Teil  des  ganzen  betrachteten  Raunies  einnimmt. 
Die  Beobachtung  lehrt^  dass  die  von  zwei  geladenen  Leitern  auf  ein- 
ander ausgeiibte  Kraft  sich  verriugert,  wenn  man  den  zwischeuliegenden 

32* 


500 


W.  H.  JULIIIS. 


Eaum  zum  Teil  mit  anderu  Leitevii  ausfiillt.  Der  Vievt  von  /•  wird  also 
iu  dem  Médium  mit  deu  kleineu  Leitem  grosser  seiu,  als  iu  dem  iir- 
sprûnglichen  Dielektrikum. 

AYeim  also  fur  zwei  Medieu  k  rerscliieden  ist,  konnten  wir  dies  ganz 
oder  zum  Teil  der  Anweseuheit  kJeiner  Leiter  zuschreibeu,  deren  ge- 
sammtes  Tolum  pro  cm'  im  eiiieu  Mittel  grosser  ware^  als  im  anderii; 
wir  wollen  die  Môglichkeit,  dass  Yerscliiedenheit  in  dem  Werte  von  ^• 
auch  uoeli  durch  specitisclie  Eigenschaften  der  Dielektrika  (unabluingig 
von  dem  Yorkommen  eiugebetteter  Leiter)  bedingt  sei,  nicht  aus- 
schliessen. 

îVahern  Tvir  uns  jetzt  allmahlicli  dem  Greuzfall,  dass  der  Zwischen- 
raum  ganz  mit  (geladenen  oder  ungeladeneu)  Leiterchen  ausgefiillt  ist^ 
sodass  wir  es  schliesslich  mit  einem  leitenden  Korper  zu  thun  haben,  so 
wird  das  erste  Glied  der  Gleichung  (2)  gleich  Null  weil  die  Kraftkom- 
pouenten  A",  Y  und  Z  verscliwiuden.  Mau  liât  also 


0 


4;r 


P 


und  kann  daraus  deu  Schluss  ziehen  (wie  man  zu  thun  pflegt),  dass  in- 
nerlialb  eiues  Leiters  ;  =  0  sei  ;  k  konute  dann  einen  endlicheu  AA  ert 
behalteu.  Der  Gleicliuiio-  wird  aber  aucli  Geuiio-e  o-eleistet,  weuu  man 


Fis.  1. 


/•  ^  oc  voraussetzt^  in  welchem  Falle  p  nicht  gleich  Null  zu  sein  braucht. 
Die  Walil  mass  man  auf  Grund  anderer  Ueberlegungen  trefîen;  wir 
wollen  annehmen  es  sei  in  einem  absoluten  Leiter  /,■  ^  ^.. 


BEMERKUNGEN  ÛBEREINIGE  GllUNDSaTZE  DER  ELEKTRIClTaTSLEHRE.       501 

§  4'.  Man  wenclet  bisweilen  cleu  Gauss^scIigu  Satz  olme  Weiteres  auf 
Eillle  au,  wo  die  gesclilosseue  Flaclie  S  von  Grenzfliiclien  zwischen  Me- 
dien  mit  verschiedenen  Dielektricitatskoiistanten  durchschnitteii  wird. 
Dies  ist  im  xillgemeinen  niclit  gestattet  —  weun  auch  unter  besouderen 
Yei'haltnisseii  das  Résultat  docli  richtig  sein  kanu.  Untersucheu  wir  deu 
Eall  dass  S  durcli  die  Trcïinungstlache  G  zweier  Medien  mit  den  Die- 
lektricitatskonstanten  /■,  und  /•.)  in  zwei  Teile  geteilt  wird  (Fig.  1).  Es 
sei  k^  ^/^'2- 

Eine  Punktladung  e'  befinde  sicli  ausserlialb  S  in  dem  Médium  1. 
Yon  ihr  gehe  eine  elementare  Kraftrohre  ans,  welche  G  im  Elemente 
th  tvitl't.  Dort  werden  die  Kraftlinien  nach  dem  bekannten  Gesetze 

fgô,         k, 

gebrochen.  [Ans  einfachen  Ueberlegungen  ergiebt  sich,  dass  die  Kraft- 
linien im  Allgemeinen  gekrûmmt  sind;  man  denke  sich  aber  au  jede 
Kraftlinie  in  zwei  Punkteu  zu  beiden  Seiten  der  Trennungstlache  die 
Tangenten  gezogen  und  erbalt  auf  dièse  Weise  zwei  Elementarkegel, 
deren  Spitzen  Pj  und  P2  man  als  die  virtuelleu  Ausgangspunkt  der 
Kraftrolire  resp.  fur  das  erste  und  das  zweite  Médium  bezeichnen  kônnte. 
Es  liisst  sich  leicht  einselien  dass  P.,  Q  :  P^  Q  =  l\  :  /i\^  weun  Q  die  Pro- 
jektion  von  P  auf  die  Tangentialebene  an  do-  darstellt.] 

Die  normalen  Komponenten  der  Krafte  auf  dS^  und  dS.^  bezeichnen 
wir  mit  vV,  und  ]\\  ;  die  auf  dT  senkrechte  Komponente  fiir  das  erste 
Mittel  met  v, ,  fur  das  zweite  mit  v.,  j  i^^ii  ^at  also  v,  :  v.,  ^  k.^  :  k, . 
Nun  ist 

iVj  dS^  =  V,  d7  y.,  d'y  =  N.,  dS.,    ■ 

iV.^  dS,  —  iV,  dS,  =  (v,  —  V,  )  d7.  (3) 

Eine  iUinliche  Beziehung  gilt  fiir  aile  elementare  Kraftrohreu,  die  G 
innerhalb  -S' schneiden.  Eiir  Eohren  wie  IIT  U,  welche  die  Grenzflache 
ausserhalb  -S' durchdringen,  ist 

N.^dS.,—N,dS,  =  (); 

man  kann  auch  auf  diesen  Eall  die  Gleichung  (3)  anwenden,  weun  man 
nur  d'y  =  0  setzt. 


502 


W.   H.  JULIUS. 


Ecchnen  wir  die  Krafte  iV  negativ,  wo  sie  uach  der  inueren  Seite  voii 
jS  gei'ichtet  sind,   so  ergiebt  die  Intégration  der  Gieichuug  (3)  ùber  die 


ganze  Flache  S  : 


llNdS=ll{v,  —  v,)do 


{^•) 


Das  Integra!  des  zweiten  Gliedes  erstreckt  sicli  nur  auf  den  innerlialb 
S  fallenden  Teil  der  riiiche  (i. 

Dièse  Beziehung  gilt  ebenfalls,  wenn  beliebig  viele  Punktladungen 
gj'  i?,'  i^s' .  •  .  sich  ausserhalb  S  befinden. 

Es  seien  nun  die  Ladungen 
«2  (?2  ^3  •  •  •  •  iin  Innern  des  von 
der  Elaclie  /S'begrenzten  Raumes 
und  zwar  in  dem  Médium  1 
gegeben.  Wir  verteilen  jet/t 
dieseu  Eaum  durch  eine  Flache 
A  C  (Fig.  3),  welche  der  Tren- 
nungsflache  G  der  beiden  Me- 
dien  in  kleinem  Abstande 
parallel  gefiUirt  ist,  in  zwei 
Teile.  Auf  ,die  gesclilossene 
Flache  ABCEA  ist  derGAUSs- 
sche  Satz  ohne  AYeiteres  an- 
wendbar: 


(5) 


ABC  CFA 

fur  die  geschlossene  Flache  CHAECahev  gilt  die  Gleicliung  (4): 

I  jiYds + r  r  -  V  r/7 = r  [{,, — •.,  )  d^.  (4^) 


CD A  AEC  G 

Die  Addition  von  (5)  und  (4a)  ergiebt: 

4;r 

ABCD  G 


I  l]YdS=  ^  2:  g  +  f  [{y,  —  V,  )  dj. 


(6) 


BEMERKUNGEN  TIBER  EINIGE  GRUNDSaTZE  DER  ELEKTRICITiiTSLEHRE.      503 

'^^  5.  Wir  wolleii  deu  Satz  (())  aiif  deu  specielleii  1^'all^  dass  das  zvveite 
Médium  eiu  Leiter  sei,  anwenden.  Es  ist  danii  v.,  =  0  und  mau  liât 

[l]VdS  =  ~Ze~IJ^,(k.  (7) 


Das  letztere  Intégral  kann  miter  gewisseii  Bediuguiigen  verscliwindeu. 
Ist  namlicli  G  eiiieEbene  und  befiiidet  sicli  die  Ladung  Zc^  gaiiz  iu 
dieser  Ebeiie,  d.  h.  an  der  Oberiiïlclie  des  Leiters,  so'wird  kein  Elément 
der  Ladung  von  den  iibrigen  Elementen  eine  Kraftwirkung  mit  einer 
senkreclit  auf  der  Ebene  stehenden  Komponente  erleiden  ;  es  ist  also  in 
allen  Punkten  von  G  1/^=-=  0,  Erst  daraus  ergiebt  sicli  die  Berechtigung, 
auf  den  vorliegenden  Eall  den  ursprûugliclien  GAUss'schen  Satz  anzu- 
wenden. 

Geben  wir  also  *S'  die  G  estait  eines  sehr  niedrigen  Cylinders,  dessen 
Grund-  und  OberHiiche  (jede=A/S')  zu  beiden  Seiten  von  (r  dieser 
Fliiclie  parallel  sind  und  dessen  Mantelfliiclie  auf  (r  senkreclit  stelit^  so 
ergiebt  sich  als  AYert  des  Intégrais  im  ersten  Gliede  der  Gleicliung  (7) 
einfach  iV".  AS.  Bezeiclmen  wir  die  Elachendichte  mit  g,  so  ist  die  in- 
nerlialb  des  Cylinders  betindliche  Ladung  2  6!  =  ç.  AxS';  es  geht  also  aus 
(7)  die  bekannte  Bezielmng  liervor: 

iy=-^-ç-  (8) 

§  6.  Die  Grosse  der  Eeldintensitiit  in  der  Nahe  der  Obertlache  eines 
geladenen  Leiters  wird  oft  aucli  in  anderer  Weise  abgeleitet. 

Mail  denkt  sich  nrimlich  (nacli  La_place)  die  Oberfliiclienladung  als 
eine  aus  neben  einander  angeordneten  Puuktladungen  zusammengesetzte 
elektrisclie  Schiclit  >S  und  berechnet  die  Kraft_,  weiclie  ein  Teil  A  S  der- 
selben,  den  maii  klein  genug  walilt  um  ilm  als  eben  betrachten  zu  diirfen, 
auf  eine  in  unendlicli  kleiner  Entfernung  liber  der  Scliicht  befindliche 
positive  Ladungseinlieit  ausûben  wiirde. 

Wenn  wir  die  Ladung  pro  cm^  der  elektrischen  Schiclit  mit  ç'  be- 
zeichnen  und  die  IJielektricitatskonstante  des  Médiums  gleich  1  setzen^ 
ero-iebt  die  Eechunna;  bekanntlich 


'&^ 


JV^'Zttç'  , 


504  W.  H.  JULIUS, 

vuiabhiingig  vou  cler  Givisse  des  Telles  A  -S;  weiin  imr  derselbe  gegeii  die 
Eiitfernuug  der  gedacbten  posltlveu  Eiiilieit  gross  Ist. 
Man  wiiiischt  aber  zu  finden 

und  erkliirt  den  fehleiideii  Betrag  2  ;r  c  ans  der  Abstossung,  welclie  die 
Laduug  der  ilbrlgeii  Telle  des  Lelters  auf  deu  betracbteten  elektiiscben 
Piinkt  ausiibeu  soll.  Mau  setzt  also  voraus,  die  Elemente  der  Oberflii- 
clienladung  wlrkeii  diirch  den  Leiter  bindurcli  mit  eluer  Kraft  als  wenn 
die  Dielektrlcltatskoustante  im  Iimern  aiich  gerade  =  1  wiire  (oder 
etwa  =  3  wenn  derselbe  Leiter  mit  Petroleum  umgeben  wiire);  beuutzt 
man  jetzt  nocb  den  Satz,  dass  im  Innern  élues  Lelters  élue  Puuktladung 
sicli  im  Gleicbgewicht  befinde,  m.  a.  W.  dass  die  Eesultante  der  auf  Ihr 
wlrkeudeu  elektriscben  Kriifte  glelcli  Nul!  sel,  so  kauu  man  scbliessen^ 
dass  die  von  den  entferuten  Teileu  der  Ladung  lierridirende  Kompo- 
neiite  der  Peldlnteusitat  in  der  Niibe  der  Oberflacbe  gleich  2  tt  :  sein 
muss^  und  das  gewuusclite  Résultat  ist  erlialten. 

l\Lin  stebt  nun  aber  einer  Schwierigkelt  gegeniiber.  Die  auf  jedes 
Q,uadratcentimeter  der  Oberfliicbe  beiindllcbe  Ladung  c  muss  aucb 
selber  dleser  Abstossung  von  den  iibrlgen  Teileu  der  Laduug  unterwor- 
fen  sein  und  stelit  also  untcr  dem  Einfluss  einer  uacli  aussen  gerichteten 
Kraft  2;rç'-.  Sie  soll  die  „Spaimung  liings  den  Kraftliuien"  darstellen. 
Der  Leiter  8  sel  nun  z.  B.  eine  Kugel.  Man  denke  sich  dleselbo  von 
einer  uacli  der  Erde  abgeleiteten  Kugelschale  in  beliebigeni  xVbstaude 
concentrisch  uingebeu;  es  wird  dann  jedem  Telle  ç' der  Ladung  eine 
Ladung  ■ —  q  auf  der  Kugelschale  enls])reclien.  Die  Kraft  2  'tt  g'",  welche 
das  geladene  Elaclienstûck  der  Kugel  nach  aussen  treibt^  wird  jetzt  der 
Anzleliung  durcli  die  Laduug  —  g'  zugesclirieben  werden  milssen^  und 
es  slnd  also  zur  Erklarung  dleser  Kraft  zwei  TJrsaclien  gefunden^  die 
jede  fiir  sicli  ausreichen  wilrden. 

Dleser  Widersprucli  ist  nun  eine  Eolge  der  Hvpotliese,  dass  es  erlaubt 
sel,  Punktladuugen  oliue  AYeiteres  als  Massenjmnkte  zu  beliandeln. 

Denn  belialten  wir  im  Auge^  dass  die  Punktladuugen  auf  deren  Yer- 
halten  die  ganze  Théorie  gegriindet  wurde,  eigentlich  kleine  geladene 
Leiter  slnd,  uud  setzen  wir  ans  solchen  Lelterchen  eine  elektrische 
Schicht  zusammen^  so  entsteht,  wie  klein  mau  sich  die  Elemente  auch 
denken  moge^  notweudlg  eiu  plattenformiger  Leiter.    Von  der  ganzeu 


BFJIERKUNGEN  iÏBER  EINTGR  GUUNl)siiT7,E   DER  ET,EK'rRI('lT:iTSI,l<;ilRi;.     50") 

Lîuliiug  beliiulet  sicli  also  auf  der  oiiieii  Sinte  iiur  die  Hiilfte;  die  aiidere 
Hiilfte  ti'iigt  zii  der  Feldiutensitiit  auf  der  ersten  Seite  iiiclits  bei.  Wiire 
von  Gravitationswirkungen  die  Eede,  so  diirfte  inaii  das  Eesultat  La- 
VLAcn's  niunittelbar  anweiideu,  weil  die  Anzielumgskraft  von  der  Natur 
des  Mittelstoffes  iinabhiiugig  ist  iind  jeder  Massenpunkt  eines  Massen- 
teilcbeiis  auch  durcb  die  Flatte  hiiidiircli  seine  voile  Wirkung  ausiiben 
wiirde. 

AVeil  nun  aber  die  Ladnng  unserer  elektrisclien  Scliiclit  pro  Quadrat- 
centiraetei'  gleicli  q  war,  betrug  die  Fliieliendiclite  nur  i:=^l.,ç';  es 
folgt  dann  gleicli 

]V=4>7rç. 

Man  ist  also  bei  unseren  Voraussetzungen  niclit  gezAvnngen,  Krafte 
und  wechselude  Dielektricitiitskonstanten  innerlialb  eines  Leiters  anzu- 
nehmen,  und  der  Widersprucli  binsiclitlicli  der  SjoanHungen  des  Feldes 
lost  sicb  von  selbst. 

(Jfrec/if,  Nov.  1900. 


UEBER  DIE  AUSBREITUNG  DEI!  WELLEN,  IN  EINEM  AlCliT 
IIOMOGENEN  MEDIUM  VON  LAMELLARER  STRUCTUR 


N.   KASTERIN. 


1.  Die  Uutersuclimig  der  Eigeutlnlmlichkeiten  der  Ausbreituiig  der 
Welleu  iii  eiuem  Médium,  dessen  Homogeuitat  regeliniissig  gestort  ist, 
ist  au  uud  fiir  sich  vou  hoheni  Interesse,  aber  vou  besouderer  Wichtig- 
keit  ist  sie  fiir  deu  weitereu  geuauen  Ausbau  der  Théorie  der  Disper- 
siou  uud  der  Absorption  des  Lichtes.  Doch  bietet  solche  Uutersuchuug 
g]-osse  matheinatiscbe  Schwierigkeiten  dar.  Mau  muss  also  mit  deu 
deukbar  eiufaclisteu  Talleu  aufaugen. 

Am  geeiguetesten,  scheiut  es  mir,  zur  Eiufiihruug  in  dièses  uoch 
weuig  bearbeitete  Gebiet  der  Welleulehre,  kauu  die  Uutersuchuug 
iiber  die  Ausbreituug  der  Welleu  in  eiuem  uicht  homogeueu  Médium 
vou  lamellarer  Structur  dieueu.  Die  Liisuug  dieser  Aufgabe  bedarf 
keines  grosseu  mathematischeu  Apparates,  aber  zeigt  doch  allgemeine 
Besonderlieiteu  der  Ausbreituug  der  Welleu  iu  uicht  houiogeuen  Media 
im  rechten  Liclite. 

2.  Nehmeu  wir  zuerst  die  akustischeu  Welleu  in  Augritl".  Deukeu 
wir  uns  eiue  lleihe  von  JV  gasformigen  Lamellen  der  verschiedeueu 
Beschaffeidieiteu ;  numerireu  wir  sie  mit  deu  Zahlen  1,  2,  3,  4, . .  .  .iV, 
uud  bezeichneu  wir  mit  a,  /jj,  H,,  bezw.  b,  p.,,  D..^  die  Dicke,  Dichtigkeit 
uud  Geschwindigkeit  des  Schalles  fiir  die  mit  ungeradeu,  bezw.  geradeii, 
Nummern  bezeichneteu  Lamellen. 

Wir  wiihlen  die  ^'-Achse  normal  zu  deu  Grenzebeuen  der  Lamellen 
uud    suclieu    die   periodische   Bewegung   inmitten  dieser   Eeihen   der 


UEBER  DIE   AUSBREITUXG   DER  WELLEX,   U.  S.   W. 


507 


Lamelleu  von  der  Période  T,  welche,  ausser  von  der  Zeit,  nur  von  der 

m 


WM 


einen  Coordinate  x  abhiingig  ist 


o 


JC, 


to 


2. 


't. 


•^s      ^e 


6. 


m. 

Fiff.  1. 


7 


8. 


^s     X 


Das  GeschwindigkeitsiJotential  ninss  der  Differentialgleichung 

-l  )  ^-çy h  KV  •?>  2  )»  +  1  =  \);X-iyn^X^  X  2  „,  +  i, 

CX" 

bezw. 

2)  ^—^ -\-  h,^  -  Cp2  ,H  +  2  =  0  ;  ^2  )()   -t-  1  ^  -^  ^  A'2  )/(  +  •-':, 


und  den  Grenzbedingungen 


3) 
4) 


Pi   ^-1  m  +  1  =    P-i   <p2  m  +  2 
C^  Cp-2  ,„  +  1  ^  02  m  +  2    1    ■^'  ^=  ^'2  '"  +  1 


^X  ^X 

geniigen,  wenn  wir  zur  Abkiirzung  /•,  -- 


7^-^,  bezw.  /•.,  =  -~— ,  schrei- 

ben.   m  kann  man  aile  ganze  Werthe  von  0  bis  der  gauzen  Zabi  von 

Q-^J  geben. 

Das  allgemeiue  Intégral  der  Gleichungen  1)  und   2)  von  der  Form 
.  2  T  A 

T 

e  cp  (x),  wo  t  die  Zeit  bezeicbnet,  kann  man  scbreiben  : 

-i/c^{^-x,J  il\  {x-x.,J 


5) 


6) 


*T^2  »!  +  1         ^2  m  +  1 


+  ^2»<+l 


'P2  »»  +  2  "'^2  »i 


-  /  /•.,  [x  -  X , 

-  ^  2  m 


+  1^ 


il'o  [x  -  x,y 


+  2 


+  ^2,H+2^ 


2  )H    (-  1  ' 


i=V  -1. 


2*/i-f  1 


508  N.   KASTERIN. 

Die-  BeziehuBgen  zwischen  deu  Coustauten  A^;,  Bs  entuehmen  wir 
den  Gleichimgen  3)  und  -i),  welclie  ergebeu  : 

^  —  l  fC t  et  t  A*j  Cl^ 

=^  ?-l\       -■^2/»+l     I      "2»i+2) 

-i  J^^  a  i  l\  «. 

8)  ^^(-^^2.H+l^  +^2.«+l^  ) 

=  ^-2    (-Ah +  2 +  -^'2.. +  2) 

9)  .^2    (       ^2,u  +  2^  +^4h  +  2^  ) 

('  "^         ■^'2»!  +  2 
10)       ^-^   (-A„.+2^  "    +^2,H  +  2^       ") 

Die  Zahl  der  Constaiiten  Ag,  Bg  ist  gleioli  '^N;  die  Zabi  der  liiiearen 
Gleichungeiij  welclie  ziir  Berechnuiig  dieser  Constanten  dienen  kouueii, 
ist  2(iV — 1).  Die  librigeii  zwei  Constanten  werden  bestimmt  sein^  wenn 
die  Bedingungen  au  den  Grenzebenen  x^  und  x^  gegeben  sind. 

£s  lasst  si cb  leicbt zeigen dass es helganz helieb'ujen iV(^ 2) und heiganz 
heliebigen  Werthen  von  l\a  und  kjj  moglich  ist  das  System,  von  2(iV^ — 1) 
dieser  Uuearen  Gleiclmiigen  7),  8),  9)  %.  10)  mit  3iV  Unbekannten  As 
Bs  inimer  nur  zu  sechs  lineareu  Gleichungen  mit  acht  Unheîcaunten  zu 
reduciren, 

Bestimmen  wir  die  Beziebung  zvviscben  den  As  mit  ungeraden  Indices. 
Ans  den  Gleicbungen  7),  8)^  9)  und  10)  bekommen  wir: 

13)  ^^,,„^,r''=L(^.+|)4,„^,+Q_|)i,,,„^, 


UKBEK,  DIE  AUSBREITUNG  DER   WELLEN,   U.  S.  W. 


)09 


Nnch    dcr   EinsetziuiG:  der  Wevtlie  von  J.,        ., ,  B,,        „  aus  deu 

>^  lin  +  2  '        2  ?»  +■  2 

Gleicliuiigen  13)  uud  14)  in  die  Gleiclmiigen  ]])  und  12)  habeu  wir: 


15) 


4  A     ,1  -e 

•2m  +  1 


i  /?•,  a 


=[C:+|)C:+|) 


ik,h 


-  ik^b- 


C;-Ï)(M)^""^]--»^ 


-  ik.^h- 


[C;+l7)(M>'^-(Mf)C;-'-|>"n^ 


2ni  +  1 


e4)e+i:>""]'^-3+ 


-h 


il\b 


C:-f;)(My--i-C;-'t)C:-D^ 


— ?7-.y;. 


.^ 


2)11+3' 


In  den  letzten  zwei  Gleicliungen  tauschen  wir  vi  mit  (w-j-l)  uni 
und  nacliher  dviicken  wir  7^.,^^^  ^3,  i^^//*  +  r>  fl^^i'cJi  die  .<,^^^  ^  ^ ,  yl^,»  +  3 
und  .^„      ,  r  aus;  wir  bekommen  dann  nacli  lleduetion: 

2)11+5  ' 


X    ,  ,  =  0 


oder,  weun  wir  zur  Abkiirzung  setzen 

18)     cosk' [a-]-  h)^-cosk^  a.  cos k^  h —  -(  ~— "  -|-7^-    \'ii// kia.,fl// k^b, 

'Z\k.^p^       k^ç.J 

17')  A^^^^^,-lcosk\a^b).  A,,+,H-^„,_,,  =  0. 

Ein  ganz  ahnliches  A'erfahren  giebt  uns  dieselbe  Beziehung  fiir  die 
A^,  Bs  mit  den  ungeraden  und  auch  deu  geraden  Indices. 
Also  miissen  wir  setzen  : 


510  N.  KASTERIN. 

19) 


-  ik'  'i  m  [a  -j-  h)  i  le  ^Im  [a  -f-  IS) 


20) 


'1) 


22) 


-  i  li  (a^2„j  —  ^0  )  *■  k'  [x.,^_^  —  ^0 ) 

-  i k'  {x.,^^^  —  .î?o )  i k'  (.f.,^^^  —  x^ ) 

-  %k    (^2)»  +  1        '^°o)  ^'^^  V'^2/»f  1       "^o) 


^,  /3;  iz',  /3';  7,  ^;  y' ,  ^'  siiid  die  von  vi  t^aiiz  uiiabhiuigige]!  Coustanteii. 
Uin  dièse  aclit  Uiibekaimten  am  leichtesteii  zu  bestimmen^  setzeii  wir 
die  Wertlie  von  A^,  Jh  nach  den  Forineln  19),  20),  21)  und  22)  in 
die  Gleichuugen  7),  8),  9)  und  10)  ein;  dann  ergebeu  sich  ans  der  Be- 
dingung,  dass  die  so  erhaltenen  Ausdriicke  fiir  jeden  Wertli  von  m 
identisch  gleicli  Null  sein  sollen,  acht  lineare  Gieichnngen  : 

.  -  ik^a  ik^a^  ,         -  ik'a  -  Ik'n^ 

23)  p,  (^     a,e  -^x  e  J  —  pi(^     ye         +7  e  }="• 

^  -  ik^a  ik^a^  .         -  Ik'a  -  ik'cu 

24)  k^f—xe  -j-x'e  J  —  kj—y  e         +  7' «  J=0. 

^  -  ik'J)  -  ik'b^  .         -  ikj)  ik.,à^ 

25)  p^  (      xe  -\-x' e  J  —  p.,(      ye  +  /  e  j^"^  • 

.  -  ik'h  -  ik'b^  .         -  ik.^  b  ik^  b^ 

26)  X-,  (^~x  e  A-x'  e  )  —  k.^  (—y  e  -\-y  e  j=() . 

und  uoch  vier  ahnliclie  Gleichungen,  vvelche  wir  durcli  die  Vertauscliung 
von  k';  x,  x ,  y  und  y  bezw.  mit  — k' ,  (3,  [3',  5  und  §'  in  den  hier 
geschriebenen  23) — 2(i)  Gleichungen  bekoinmen  konnen. 

Aber  von  diesen  acht  Gleichungen  siud  uur  sechs  Gleichungen  von 
einander  unabhiiugig,  weil  die  Déterminante 


UEBER  DIE  AUSBREITUNG  DER  WELLEN,  U.  S.  W. 


511 


\ 


-  ik^  a  iki  a  -  ih'  a  -  Ik'  a 

p^e  ,  pi  e  ,—p-i  e  ,  —  p.,  e 

-  i  k^  a  ik^a  -  i  Je  a  ~  i  k'  a 
~k^e          ,  ky  e           ,-^k-,e          ,  —  k.,  e 

-  ik'  h  -  ik'  h  -  ik.^  h  ik.^  h 
Pie          ,  pi  e           ,  —  P2(^           ,  —  P-ie 

-  ik'  l)  -  ik'  b  -  ik^  h  ik.^  h 
kye             ,  ^iS            j  H"  ^'2  ^ 

—  ik'{a^h) 


K  ^ 


=  —  ^  PiPï  ^i  ^'2  <?  j  cos  k'  {a  -]-  h)- —    cos  /-j  a  cas  k.^  h  — 

3  \lc^  p,  ^  kl  pj         '  '   J  i 

nach  is)  ideiitisch  gleich  Null  ist  mid  dasselbe  fur  die  Déterminante  A.^ 
gilt^  welche  sicli  durch  die  A^ertauschung  in  der  Déterminante  A,  von 
k'  mit  — /■'  ergiebt. 

Die  Gleicluuigen  23),  24)  und  25)  ei-geben: 


i7) 


p^       k.^      e  — e 


P2       k^ 


-ik'h 


28) 


i  siu  kl  a .  e 


Pi_  I  ^ 
Pi       1^1 


-  i  (Z-.,  b  - —  kl  a)        -  i  k'  [a  -|-  b) 


-ik'b 


29)     —  ^  i  siu  k.  a.e 
oc 


h_ h 

p,       k.^ 


—  i{k2b-^kia)       —ik'{a~\-b)' 
e  — e 


P'     ^  ^' 

Analog  bekommen  wir  —r,   t:;,  und  -^  diircli  die  Vertauschung  von 

p     P  P 

k'  mit  — k'  in  den  Ausdrûcken  27),  2S)  uud  29). 

Das  allgemeine  Intégral  5)  und  6)  nimmt  die  Form  aii  : 


512 


N.  KASÏERIN. 


•■ir 


-ik^  [œ  —  x.^, 


ik^{a'~x.. 


-Uc\ 


■2>n         -'O^ 


+  /3 


bezw. 


'^2,„=^'  =  ^^2m+l)' 


i^'o(;r — X,-,     ,  ,)         ,     iJc.fix — X,     ,  .] 

-^  ini  +  \'        ry'  -^  -Im^X' 

a. 


V 


Xe 


2m +  1        "0) 


] 


-  ?/?•.,  (x — -X.-,     ,  ,) 


m  uud  (3  werdeii  bestinimt  sein,  wenii  die  Bedingungen  an  den  Greuz- 
ebeneii  x^^  uiid  xy  gegebeu  siiid. 

Im  l^iUe,  wenn  iV  uiieudlieh  gross  ist ,  uud  wir  also  eiu  /môe- 
(jrenztes  uicht  liomogenes  Médium  von  laniellarei-  Structur  liaben^  siud 
01  uud  /3  willkiivliche  Coustauteu. 

Eine  der  Liisuno-eu  ist  iu  dieseui  letzten  Falle: 


.t%t 


^2.M=^[ 


-^(^.-^0^,.,,     ,  ^(^-i+^os,.^,    ^(-^  -^^'-'^ 


+  -^ 


] 


.2^ 


L  iX 


uud  6'  eiue  willkurliche  Coustaute  ist. 


OC 


] 


UKBER  DIE  AUSBREITUNG  DEM   VVELLEN^   U.  S.  W.  513 

Aus  diesem  Aiisdi'ucke  o£)  kr)iineu  wir  ei'selien,  class  die  Aenderung 
der  Phase  iu  den  Abstiiudeii,  welcbe  hn  Vergleicli  ziir  Période  der 
Structur  {a  -j-  ù)  gross  siiid^  uiid  besoiiders^  falls  /y^  und  /,:Jj  kleiii  sind, 

—  i  k'x 
hauptsiichlich    von  dein  Pactor  e  herriUirt.    Ako,  iu  Annidirung, 

pflanzen  sich  die  Wellen  in  unserein  niclit  lioniogeuen  Médium  in  der 

'Itv    .    -  :    .     . 

Weise  fort,  als  ob -t; —  die  Portptlauzungsgeschwiudigkeifc  der  Wellen 

ware,  wenu  /■'  eine  réelle  Gi'iisse  ist.  Wenu  /;'  complex  ist,  ilndert  sicli 
sowobl  die  Phase  wie  auch  die  Amplitude  in  Abhiingigkeit  von  x;  iu 
diesem  Falle  besteht  im  ganzen  nicht  homogenem  Médium  eine  Art  von 
steheuden  Wellen,  aber  mit  einer  Phase,  welche  von  Lamelle  zu  Lamelle 
sich  ilndert,  und  mit  einer  Amplitude,  welche  von  Lamelle  zu  Lamelle 
sich  nach  exponeutialem  Gesetz  vermiudert. 

Untersuchen  wir  nun  die  Abhaugigkeit  von  k'  von  der  Période  T  der 
Wellenbewegung.  Nach  dem  Ausdrucke  LS)  haben  wir: 

18)  c'w.y  /•'  {a  -h  '^)  =  cos  J>\  a.  cas /'.,  ù  —  |  (  y — ~-  -\-  .'  -  '  )*,'«  l•^  a. si//  k.^  h^ 


oder  in  anderer  Porin 


LS')     z^.^-  (^-^^^)_  '^  ^   ^\k,p,^k,p,J'^^Z    -^  i 


2      /,^^v^./,^f-(^+^^;.)^v^f  +  i 

Setzen  wir  allu'emein 


k'  =  U  (1  -^  ;  s)  HT,   i  =  V  —  1, 

wo  n  die  Geschwiudigkeit  des  Schailes  in  freier  Luft  ist,  und  wir  //. 
den  „Brechungsexponenteu''  uud  s  deu  Absor])tionscoefficieiiten  ')  des 
idcht  homogeuen  Mediuui  uenneu. 

Die  Pormeln  18)  uud  18')  lasseu  uns  den  Yerlauf  der  l)isj)ersious-  und 
Absorptionscurven  verfolgen. 


^)  Hier  gelit  es  nur  liber  die  Analogie;  natiirlicli  ûudet  in  unsereni  Falle  keine 
eigentliche  Absorption  der  Energie  der  "Wellen  statt. 

ARCUIVES    NÉERLANDAISES,    SERIE    II.    TOME    V.  33 


514  N.  KASTERIN. 

Die  allgemeiue  Gestalt  dieser  zwei  Curven  ist  iii  Fig.  2  gezeichnet. 


^T 


Fig.  2. 

Die  grossie  Werthen  von  T,  fiir  welclie  k'  eine  complexe  Zabi  ist, 
sincl  durcli  die  Wurzeln  der  Gleiclmiiii' 


33)  tg 


3  V    ,    2^ 

2     '^    2 


V/r,  p^       /:,  p.y       2  2 


gegeben.  Tn  diesem  ^Absorptioiisgebiete"  ist  die  Dispersioiiscurve  eine 
gerade  Liiiic,  welc!ie  mit  der  T-Acbse  einen  Wiiikel  inacht,  dessen  tan- 
geiis  der  Période  der  Structur  [a  -f-  b)  des  nicht  lioinogeneii  Médium  um- 
gekelirt  proportional  ist  '). 

4.  Gauz  uacb  demselben  Verfabreii  kanii  maii  deii  allgemeiuereii  Fall 
behaiideln,  wo  die  akustiscben  Welleii  sicb  iinter  einer  Neigiing  zur 
^■-Achse  f()i't])tlauzeii.  Fiir  diesen  Fall  bekommen  wir  den  entsprecben- 
den  Aus(]rLick  fiir  /•'  durcli  (be  Vertauschuug  in  der  Formel  18)  k^, 
bezw.  k.,  mit  k^  cosl^,  bezw.  k.^  co.s  i.^,  wo  ?',,  bezw.  /.,,  den  Wiukel  zwi- 
scbeii  der  .c-Axe  uud  der  Fort])]aiizuiigsricbtimg  der  Wellen  inmitten 
der  Lamelle  der  ersteii,  bezw.  zweiten,  Art  bezeicbnet  und  k^.si)/i^  = 
k.^.nn  l,  ist. 

t.     Die   ol)en   eutwickelten    b'ormeln   gelteii   aucli    fiir   die  elektro- 


')  Vergl.  mit  deiu  Falle  des  complicirteren  Baues  des  nicht  liomogenea  Médium: 
Zittingsverslag  Kon.  Akad.  v.  "Wetenscli.  Amsterdam.  1897 — 98.  p.  473. 


UEBER  DIE  AUSBREITUNG   DEll  WELLEX,   L'.  S.   W.  515 

maguetischen  Welleu^  weim  wir  uuter  <p  die  electrisclie  Kraft  senkreclit 
zur  Eichtung  der  j--Axe  versteheii^  p,  gleicli  p. 2  seizen  uud  wenn  die 
Magiietisirungsconstanten  der  Lamellen  beider  Art  gleiçh  sind. 

5.  Ausser  der  Hinweisung  der  Analogie  zwisclien  der  Ausbreitung 
der  Wellen  in  eiiiem  iiiclit  hoinogenen  Médium  mid  der  der  Lichtwel- 
len  in  optisclien  Mitteln  kann  die  hier  entwickelte  Théorie  auch  znrEr- 
klilrung  der  akustischen  Undurchsichtigkeit  der  Atmospluire  und  der 
LiPPMANN'schen  Farbenphotographien  einc  xinwendiing  finden  uud  als 
Muster  zur  Théorie  dieser  Erscheinungeu  dienen. 

Moska u,  Uni versitat. 


3^=* 


UBEll   DIE   GLEICHUNGEN    DEll   ELEGTRODYNAMIK    FUR 
BEWEGTE    KCiPvPER. 


EMIL  COHN. 


§  1.  Weim  inan  die  Frage  iiach  der  „Rube  oder  Beweguug  des 
Aetliers''  aller  spekulativeii  Elemeute  eiitkleidet,  so  lautet  sie  :  welclie 
Porin  milssen  die  MAXWELL'scheu  Gleiclumgeu  fiir  deu  Fall  willkùrlich 
vorgesclii'iebener  Bewegungen  erbalten  ?  Uuter  „Be\vegung"  ist  dabei  — 
hier  vvie  durcliwegim  Eolgenden  —  V>ewe.^\\\\2,aus(iedflu/f<'r  poiiderahler 
Masseu  verstandeu. 

Wir  stelleu  die  Erfabruugstbatsacben,  von  deiien  die  aufziistellendeii 
Gleicbungen  Recbenscbaft  zii  gebeii  babeu,  kurz  zusammen: 

1.  Electriscbe  Erscbeiiuiiigeii  im  eugeren  Siiin,  d.  b.  solcbe,  bei 
deneu  die  zeitlicbe  Ansbreitiiiig  des  Feldes  (Sirabliuig)  uicbt  in  Erage 
konimt.  Hier  ist  ailes  ausscbliesslicb  von  der  rchif'iveu  Bewegung  ab- 
btingig;  dièse  Abbangigkeit  ist  gegeben  (hircb  das  FATJADAY'scbe  In- 
ductionsgesetz, 

2.  Strablnngserscbeinungeii.  Bei  allen  Beobacbtungen  bandelt  es 
sicb  uni  die  Ansbreitung  des  Licbts  in  Kor])ern  nnd  Systemen  von 
Ktirptu-n,  welclie  eine  mninlich  idkI  rje'ill'ic.li  (jlcU'h.fnriuhji''.  (le.schwiudiy- 
k(ùl  besit'zen.  „Relativ''_,  bezw.  ^absolut"  heisse^  was  anf  einen  i\aum 
bezogen  ist,  der  an  dieser  Gescbwindigkeit  teilnirnmt,  bezw.  itlclii  teil- 
nimmt.  Die  Erfabrung  zeigt  danu  : 

./.  Tu  (leiijenigen  Korpern,  welcbe  sicb  electromagnetiscb  nicbt  vom 
leeren  Jlaum  nnterscbeiden,  ist  die  absolnte  Ansbreitnng  unabbaugig 
von  der  Bewegung.    Die  relative  Ansbreitung  ergiebt  sicb  dalier  durcb 


iilîKR    DIE    ULKICHIINGBN    DER    KLIX'TRODVNAMIK    U.    S.    W.         517 

geometrisclie  Zusainmensetzung  der  fiir  ruheiidc  Korpcr  gelteiiden  Aus- 
brcituiigsgcschwiiidigkeit  mit  der  iiegativ  geiiomineneii  Korperge- 
scliwindigkeit.  In  diesem  Satz  ist  das  Gesetz  der  Aberration  ent- 
halteii. 

/;.  In  deu  iibrigeu  durchsichtigcii  lv(ir|)eni  erhiilt  iiiaii  die  absokite 
Ausbreitungsgeschwiudigkeit,  iiideiu  maii  die  fiir  den  Eall  der  Euhe 
geltende  Gescliwindigkeit  mit  eiiiem  bestimmten  Bruchteil  der  Korper- 
gesclnviiidigkeit   zupammeiisetzt.    Sei   die  Gescliwindigkeit   n  mid  der 

Brecliungse\poiient  /3  daim  ist  dieser  Bruchteil  (  1  —  -^~  ju.  (Mzeau's 

Versucli  mit  stromeiidein  Wasser.) 

c.  Der  relative  Strahleiigang  wird  diuvh  die  Bevvegiiiig  uiclit  geiiu- 
dcrt.  Insbesondere  :  die  beobachtete  Aberration  ist  unablùingig  von  der 
Wahl  der  durrhsichtigen  Substanzeu  im  Tenirolir  (Linsen,  Fiillung 
mit  Wasser). 

J.  luterfercnzerscheinungen  wcrden  diircli  die  Bewegung  //œ//f  be- 
eintlusst.  (Michklson  u.  Moiîliiy.) 

Zwisclien  den  Satzen,  welche  nntcr  2  als  Ausdruck  der  Beobachtuug 
hingesiellt  sind^  bestelien  geoïiielrhche  Bezielumgen  :  sie  sind  geome- 
trisch  niclit  unabliangig  von  einander;  sie  sind  aber  zugleich  'm  Sfreuge 
geometriscli  niclit  vertriiglich  mit  einander.  Wir  wollen  als  Griissen 
^ter  Ordnung  solclie  bezeichneiij  welche  tlie  n''-'  Potenz  des  Verhiiltnisses 
der  Kiirpergeschwiudigkiîit  zur  Lichtgeschwindigkeit  als  Faktor  enthal- 
ten.  Dann  sind  die  Siitze  unter  l  durchweg  vertraglich  und  teilweise 
abhïingig  von  einander  bezhglich  der  Grossen  erster  Ordnung;  sie  sind 
teilweise  in  Widers])rucli  mit  einanch'r  beziiglicli  der  Grossen  zweiter 
Ordnung. 

Y\\v  die  Beobachtuugen  andererseits  gilt:  diejenigen  ujiter  1  und  2 
n,  h,  c  konnen  als  verbiirgt  gelten  beziiglich  der  Griissen  erster 
Ordnung,  diejenigen  unter  2c/  hingegen  auch  beziiglich  der  Grossen 
zweiter  Ordnung. 

Die  Maxwell^scIicu  (îleichungen  fiir  ruhende  Kiirper  sind  drel  an 
Zalil  :  die  beiden  Gleichungen,  welche  die  Wechselbeziehungen  zwischen 
den  beiden  Feldintcmsitilten  und  den  beiden  Polarisationen  enthalteu, 
und  die  Gleichung,  welche  den  Wert  der  electroinagnetischen  Energie 
festsetzt.  Wo  es  sich  aber  lediglich  um  den  raumlich-zeitlichen  Ver- 
lauf  der  Strahlung  handelt,  da  kommt  die  letztgenannte  Gleiclmng  nicht 
in  Frage. 


518  EMIL    COHN. 

Wii-  wollen  desshalb  unsere  Aufgabe  zunachst  vereinfachen  :  die 
ersten  heideu  MAXWELL'scheu  Gleiclmngen  sollen  fur  deu  Fall  gleichfor- 
ndger  Bewegung  aller  Korper  so  modificiert  werden,  dass  sie  die  llesul- 
tate  miter  %  ergebeu,  und  zwar  in  deii  obeugeuaunten  Grenzeu  der  Ge- 
nauigkeit. 

§  2.  Zwei  durchgefiilirte  Theorien  stelien  sicli  hier  gegeniiber: 
Nach  der  HERTz'sclieu  Théorie  ist  die  relative  Aiisbreitung  in  aller 
Strenge  unabhilngig  von  der  gemeiusamen  Bewegung;  die  Théorie 
erkliii't  also  die  Thatsachen  unter  c  und  d,  sie  ist  dagegen  in  Wider- 
spruch  mit  den  Thatsachen  unter  a  und  J).  Die  LoRENTz'sche  Théorie 
ergiebt  aile  angefiihrten  Thatsachen^  aber  aile  nur  als  Naherungen  ersier 
Ordnung;  sie  widerspricht  daher  der  Forderung  zu  d.  Offenbar  geniigt 
man  alleu  ï^orderungen^  wenn  man  in  den  Gliedern  erster  Ordiumg  mit 
LoRENTZ  in  Ubereinstimmungbleibt^  zngleichaberzum  Ausdruck  bringt, 
dass  die  optiscJœ  Lavxje  élues  in'heliebiger gescJilossener  Cnrve  verlaufeii- 
den  SfraJils  dnrcli  die  Bewegmig  nichl  gedndert  w'ird.  Das  heisst  mit 
anderen  Worten:  die  gesuchten  Gleichungen  miissen  sich  von  den 
LtjRENTz'schen  derartig  unterscheiden,  dass  nicht  die  Ausbreitiingsge- 
schwindigkeit,,  sondern  ihr  reclproker  Wert  die  nach  der  Ansbreitnngs- 
richtung  genommene  Componente  der  Korpergeschvvindigkeit  linear 
enthalt.  Dièses  Postnlat  fiihrt  zn  folgendem  Ausatz  fur  die  Lichtans- 
breitnng  in  durchsichtigen  Korpern  : 

P  [M)  =  ^,^  =  ^  /i  -  ^0  (^^.  [«  m 

r  (g)  =0 

r(?0?)  =  (j 

Die  Gleichungen  gelten  mit  Bezug  auf  relative  Coordinateu.  Es  be- 
deuten 
/  die  Zeit, 

E  und  M  electrische  und  magnetische  Feldintensitiit, 
s  und  /z  Dielectricitâtscoustaute  und  Permeabilitiit^ 
f(j  und  />!„  die  Werte  dieser  Constanten  fiir  das  A^acuum, 
M  die  nach  Zeit  und  Ort  constante  Geschwindigkeit  der  Korjjer, 


ilBER    DIE    GLElCilUNGExV    UER    ELKCTKODYNAMIK    U.    S.    W.        519 

P  [A]  die  dotation  (curl)  des  Vectors  A, 
[A  JB]  das  Vectorprodukt  von  yl  imd  B, 
r{.l)  die  Divergenz  von  A, 

c>        _  .    . 

-|-  und  --  J  eciur  —  Addition  hez-w.  —  Diff'erentiation. 

Die   Einheiten   der  electrisclien   und  niaguetischeu  Griissen  sind  so 
gewiihU,  dass 

wird,  wo  /"  die  Lichtgeschwindigkeit  im  Vaciiuin  (fiii'  //=())  bedeutet. 
Die  Gleichungen  sollen  ûberall  gelten^  aucli  dort,  wo  die  physikalische 
Beschaffenheit  der  Kiirper  stetig  odcr  unstetig  variiert.  In  diesev  Fest- 
setzung  sind  die  „Stetigkeitsbedingungeu"  filr  Grenzfllichen  beveits 
enthalten. 

Um  zu  zeigeii,  dass  die  Gleichungen  [/i)  unseren  Forderungen  geiiii- 
gen,  fûliren  wir  in  ihnen  die  Lorentz'scIic  Transformation  aus  : 

/'  =  /  —  f „  ^y.„  {itj. . X -\-Uy.y-\-u-.z)  \ 

Bezeichneu  wir  Rotation  und  Divergenz  in  dem  neuen  System  durch 
P'  bezw.  r',  so  lautet  das  Résultat  : 

P'  {M) 


HeJi) 

dl' 

d  (^  31) 

-P'C/?)=^^  iw 
r'  (f  E)  =  0 

r'{y.3I)  =  0 

Wesentlich  ist,  das  die  Gleichungen  (/>')  in  aller  Slre/ige  aus  [A) 
folgen^  wahrend  die  entsprechende  Umformung  bei  Lorentz  nur  bei 
Beschriinkung  auf  die  Glieder  erster  Ordnung  gilt.  Denkt  man  in  [B) 
x,i/,z,l  îWx  x ,if\z' ,1'  geschrieben^  so  hat  man  die  MAXWELr/schen 
Gleichungen  der  Lichtfortpllanzung  filr  ru/iende  durchsichtige  Kcirper 
vor  sich.  Wir  konnen  also  nach  dem  Yorgang  von  Lorentz  schliessen: 

Jedem  im  ruhenden  System  moglichen  Strahlnngsvorgang  S^^  ent- 
spricht  ein  moglicher  Vorgang  S  im  bewegteu  System^  bei  welchem  die 


5£0  EMIL    COHN. 

gleiclien  Wei'te  E,  M,  welche  iin  Puiùte  ;;  zur  Zeit  /  stattfanden,  jetzt 
zur  Zeit  /'  eintreteu.  Der  Zeitunterschied  /'  —  /  ist  eiudeutige  Function 
der  Lage  vou  p. 

Die  Richtuug  des  Liclitstrahls  kaim  in  -S^  definiert  werden  als  ge- 
ineiiisame  Normale  von  A'  und  M.  Wir  setzen  fest  :  ancli  in  den  Glei- 
chnngen  {A)  solJen  E  und  M  die  Vectoren  bedeuten,  zu  welclien  der 
Strahl  normal  ist;  dann  ist  die  Strahlnchtung  in  >S' iiberall  identisch 
mit  der  Stralilrichtung  in  /S',,.  1).  h.  der  relative  Strahlengang  wird 
durcli  die  gemeinsame  Bewegung  nicht  beeinllusst  (siehe  unter  6'). 

Weiter  aber:  wenn  einerseils  in  A'„,  andrerseits  in  iS' das  Licht  auf 
zwei  verschiedenen  Wegen  von  /;,  nach  y;^  gelangt^  so  wird  die  Zeit  des 
Uebergangs  zvvar  durcb  die  Bewegung  verilndert,  aber  filr  beide  Wege 
lira  geuan  den  gleicJie:i,  Befrag.  Das  Interferenzbild  wird  dalier  durcli 
die  Bewegang  niclit  beeinflusst  (siehe  unter  d). 

Wir  betrachten  niilier  ein  System  ebener  Wellen;  d.  h.  wir  setzen 
an  :  aile  Feldcomponenten  sollen  proportional  einer  und  dcrselben  Funk- 
tion  des  Arguments 

iKvC-r'>h,-'i/-T"z-~  —  t  (1) 

sein.   Damit  dieser  Ansatz  den  Gleichungen  {yi)  geniige,  muss 

V.r2  +  V,2-|-V,2  =  f^y.  (3) 

und  A'  wie  )/  normal  zu  v  sein.  Die  liichtung  von  v  ist  also  die 
Strahlricbtnng,  wahrend  //  die  liichtmig  der  Wellennormale  liât. 

Es  liandle   sich   zunachst   um  ein  electromagnetisch  dem   Vacuum 

1 


o-leiehwertio^es  Médium  ;  dann  wird  der  Zaldwert  v  =  l  «.  v.,,  =  ^..  Man 
erliiilt  also  die  Eichtung  der  Wellennormale,  indem  man  einen  Vector 
von  der  Eichtung  des  Strahls  und  der  Grosse  ~  mit  einem  Vector  von 

der  Eichtung  der  Bewegung  und  der  Grosse  — ^  zusammensetzt,  oder 

einfacher  :   V  mit  w. 

Dieser   Satz,  angewandt  auf  die  Bewegung  der  Erde,  ergiebt  die  be- 
obachtete  Aberration. 

YuY  jedes  Médium  gilt  das  folgende:  Die  ^Strahlgeschwindigkeif" 


ilBER    DIE    GLEICHUNGEN    DER    ELECÏRODYNAMIK     U,    S.    W,         521 

U  ist  eiii  dem  Stralil  paniUeler  Vcctor,  dcr^  vom  Coovdinatenursprung 
aus  gezogen,  auf  der  Ebene 

eudet.  D.  h.  U  ist  bestiinint  durch  die  Gleichiingen 

■//.,.  ^, -h //.v.^y  +  /^-.^r  =  l,  (5) 

U^^.-=y..v,^.,       (Jy  =  y-   Vu,       Uz=^-/,.Vz.  (6) 

[Das  gleiche  Résultat  erliiilt  iiiaii,  wciin  inau  iu  der  ilblicheu  Weise  U 
als  den  lladinsvector  der  von  deii  AVelleiiebenen  (4)  eingeliidlten  Fliiclie 
defiuiert;  demi  dies  heisst,  dass  iiebeu  (5)  iioch  die  Gleicliung 

{'Kr  +  dn.,)  U,  +  (//,  -f  d  //,)  U,  +  {u,  -}-  (ht,)  U,  =  1 

fiir  ;dlc  zuliissigeii  (///.,■,  'fii,,,  du-  erfiUlt  sein  soll  oder 

dn^ .  U,  -h  dn,j  .U^j-^d n, .  U,  =  U , 
oder  uacli  (2) 

dv.^.    U^^dv,j.Uy-^  dv,  .    ^;  =  0 

fur  aile  zuKissigeu  d-j,,.,  dvij,  dv-.  Da  aber  die  einzige  Bediugaug  fiir 
dièse  Griissen  die  aus  (3)  sich  ergebende  Gleicliung 

d'V,f; .  Vj. -|-  d'V,j  .  Vil  4-  dv- .  y-  ^  0 

ist^   so   folgen  die  Gleichiingen  (0).] 

Aus  (5)  und  ((O  er^iebt  sich  als  Zahlwert  von  U: 


U-- 


V.r  Hx  -f-  Vij  Hy  -|-  V-  Hz  ' 

oder 

-Jj^ -^ =  ^    eiJ.^£^lJ^ç^.ih,  (7) 

wo  Uv  die  Componente  von  u  uach  der  Eichtung  des  Strahls  bezeich- 
iiet.  Es  ist  also  die  Zeit^  welche  der  Strahlliinge  s  eutspricht^ 


522  EMIL    COIIN.  ■ 

Das  zweite,  von  u  abhangige^  Gliecl  ist  unabliilngig  von  dem  Médium^ 
in  welcliem  die  Strecke  s  zuriickgelegt  wird^  und  giebt  dalier  denselheu 
Gesamtbetrag,  wenn  mittels  beliebiger  Reflexionen  und  Brecliuugen  an 
ebenen  Fliichen  eine  gegebene  anfangliclie  Wellenebene  auf  verscJdede- 
nen  Wegen  in  eine  ebenfalls  gegebene  Endlage  iïbergefiUirt  wird.  Dies 
ist  eine  specielle  Form  des  Satzes  unter  d  und  enthalt  das  Eesultat  von 

MiCHELSON  und  MORLEY. 

Das  bislierige  gilt  sir  en  g;  gendhert  ei'halten  wir  aus  (7): 
t/=  — = —  ?^l/_,  oder 

V=U^'-J,'^-^,  (9) 

wo    U^   die   Strablgescliwindigkeit   bei    rnhenden  Korpern  und  (o  den 
Brecliungsexponenten  bezeichnet. 

Die  absolute  Ausbreitungsgescliwindigkeit  ist  also 

U^  -\-(  1  —  7i2  )""  (sichc  unter  a  und  h). 

§  3.  In  §  2  v^'u^de  gezeigt^  dass  der  Ansatz  {JÎ)  mit  keiner  Erfahrung 
auf  optischem  Gebiet  in  Widerspruch  ist.  Wenji  wir  denselben  auf  die 
im  eugeren  Sinn  electrischen  Erscheinungen  anweiiden  wollen,  so  mûs- 
sen  wir  der  ersten  Gleichung  ein  Glied  fiir  die  electrische  Leitung 
einfiigen,  und  wir  bediirfen  ferner  einer  dritieM  Gleichung,  welclie  den 
Wert  der  electromagnetisclien  Energie  der  Volumeinheit  angiebt.  Es 
muss  dies  eine  Grosse  sein,  welche  fiir  ?<  =  0  in  den  Wert  ^'^  (f  i5'2  -)- 
[J.M-)  iibergeht,  und  welche  noch  einer  weiteren  Bediugung  geniigt: 

Wenn  wir  die  erste  der  Gleichungen  i^A)  mit  li,  die  zweite  mit  M 
multiplizieren,  und  addieren,  so  entsteht  auf  der  linken  Seite  die  negativ 
genommene  Divergenz  des  Vectors  [A'vtf].  Dieser  Vector  ist  fiir 
ruliende  Korper  —  seien  sie  isotrop  oder  krystallinisi'li  ■ — •  allgemeiu 
der  PoYNTiXG'sche  Strahlungsvector.  Die  gleiche  Bedeutung  haben  wir 
ihm  auch  fiir  den  Eall  der  Bewegung  beigelegt;  die  Eestsetzung,  dass 
er  dièse  Bedeutung  behalten  soU,  gab  unseren  matheniatischen  Folge- 
rungen  aus  (J)  den  phys^ikalischen  Inhalt.  Das  heisst  aber:  bei  der 
soeben  angedeuteten  matheniatischen  Opération  entsteht  links  die  in  der 
Zeiteinheit  der  Volumeinheit  durch  die  OberÛiLche  zustromcnde  Energie. 


ilBER,  DIE  GLELCHUXGEN  DER  ELECTRODYNA.MIK,    U.  S.  W.  523 

Die  redite  Seite  ist  folglich  die  Summe  aus  der  Energievermelirung  imd 
der  abgegebenen  Arbeit.  Dièse  Summe  also  muss  im  l\alle  u  =  const, 
den  Wert 

evlialteii,  (wo  imter  A  .  B  ilas  scalave  oder  geometrische  Produkt  der 
Vectoren  A  uiid  B  verstandeu  ist.) 

Sind  die  drei  Grimdgleichungeii  lur  deu  l\all  /«  =  coust,  gemilss  deii 
soebeii  geiiaiiiiten  Bediuguiigen  gebildet,  so  habeu  wir  ihnen  uoch  Glie- 
der  einzufiigen,  ^yel(•he  Differeutialquotieuten  der  Gescliwiiidigkeit  eiit- 
halten. 

Aile  hier  aufgezahlteu  Zusiitze  zu  {A)  kiiimeu  die  vollkommene 
Uebereinstimmung  der  Gleicliungeu  mit  deu  optischen  Beobachtmigeii 
iiiclit  aufhebeii.  Sie  sind  so  zu  wiihlen,  dass  den  bekannten  eleciruchen 
Gesetzen  in  den  Grcissen  erster  Ordnung  geniigt  wird.  Dass  dièse  For- 
derung  erfûUbar  sein  muss^  zeigt  der  Vergleicli  unserer  Gleichuiigen  mit 
den  LoRENTz'schen. 

Strassburg  i/Els.,  den  13  November  19U0. 


UEBER  EINE  DARSTELLLWG  DER  LICHTDREHENDEN  KoRPER 


A.   GARBASSO. 


HeiT  J.  C.  BosE  bat  bekaimtlicli  ')  die  Evsdieiimngeu  der  liotatioiis- 
polarisatiou  anf  dem  Gebiete  der  elektroinagiietiscben  Strabluug  nach- 
geabint;  dazu  bedieate  er  sicli  eines  Stninges  von  Juteufaserii,  der  um 
die  Strablenricbtung  als  Axe  tordirt  wurde. 

Dell  Versiicb  kaiiii  mail  berechneii,  iiideni  deii  Jatenfaserii  die  Eigeii- 
scbafteu  eines  einaxigen  Kristalles,  also  zwei  verscbiedeueDielektricitats- 
konstanten  s  uud  é?,  nacb  der  Axenricbtuug  und  normal  dazu,  zugescbrieben 
werden. 

Durcb  dièse  Betracbtungleitet  maii  secbs  fiir  den  Pall  cbarakteristiscbe 
Gleicbungen  ab;  namlicb: 

iU       dZ     àY    I 
,    djW     dX      c>if    f 


Ae 


')  J.   c.  BosE,  Proc.  Roy.  Soc.  London  G3,  14G— 152,  1898. 


iil5ER   EIXE   DARSTELLUXO   DER  T,ICHTDKEHENDEN  KORPER.  525 

lu  deii  Gleichuiigeu  bedeutet  Â'eiue  Konstaute,  welcher  die  Dimensi- 

oiieii  einei"  Liiuge  zukommeu;  als  F^aktor  enthiilt  sie  die  Zahl -. 

f 

Aus  (J)  uud  (2)  folgen  in  der  ùblichen  Weise  die  Fortpflau7Amgs- 

gleicliLiDgen,  die  dieselbe   Form  fiir  elektrische  sowie  fiir  maguetische 

Ivnifte  haben  : 


/P6fy. 


rV2 


./dZ      d} 


V/ 


û: 


A  A 


dabei  ist  zn  setzen: 


=  AA^- 


nul  : 


dw  '   ^y 


Dass  die  gefundenen  Gleichungeii  eiiien  lichtdrehendeii  Korper 
wirklich  darstellen  ist  leicht  zu  beweisen;  ebenfalls  wird  eiiie  weitere 
intéressante  Eigenschaft  unseres  Modelles  mit  grosser  Einfaclikeit  nach- 
gewieseu. 

Wir  diirfen  nalimlich  als  Losung-  das  System  : 


1  'Itt  .  . 

''y  =      ^  ^'i  ^^'^  ^  ('^1  -  ~  ^)' 


Ml 


1        .    2;r 


^1  =  0, 


iVi  =  0, 


2^__xA'      1    /"tt^ 


K^         1 


f'i 


.7^/ 


526  A.  GAllBASSO. 

sowohl  wie  das  audere  : 

1        27r  1  'Ztt 

X.^  =       -  siîi  —  («2  2!—f'),  L.,=  —  -  6'2  cas  —  {a.,  z  —  /), 

1        2;r.  .  1        .    2x 

i  2  =  — ^  cc;^  -^  (''2  ^  —  '^).  ^'^2  ""  ^  2  ^^  *^^^  ^  («2  ^  —  0.' 

'■'-    A,: 

benutzen. 

Wegen  der  Linearitiit  der  Gleiclmugeu  wird  nuuauch  folgende  Losuiig 
eine  passende  sein  : 

JTg  =  Xj  +  ^2J  -^3  =  A  +    ^2' 

Z.  =  0,  Ns  =  0. 

Im  gegenwiirtigen  B^alle  komraeii  aber  den  eleklrisohcu  uud  magne- 
tischen  SchwingQngeu  verschiedeue  Eigenschafteu  zu.  Es  ist  die 
elektrische  Storuug  eine  linearpolarisirte,  nud  dagegen  entsteht  der 
magnetische  Strahl  ans  der  Zusammensetzung  einer  linear-  und  einer 
circulaqjolarisirfen  Sttirnng.  IXagegen  sind  bei  den  Strahlen^  welclie  der 
Lcisung  : 

X^  ^  A3 X^,  7^4  =  L^ ~  Li, 

Cl  Cj 

Z,  =  0,  N,  =  0, 


entsprechen,  dièse  A^erhaltnisse  vertauscht. 


')  Im  Falle  des  Lichtes  werden  die  Abweichimgen  von  der  geradlinigen  Form 
ganz    unbedeutend.  Es  ist  in  Wirklichkeit  die  Rotation  nacli  der  Wegstrecke 


iÏBER  EINE  DARSTELLUNG   DER  LICHTDREHENDEN  KORPER.  527 

Es  ist  recht  intéressant  zu  bemerken  dass  unsere  Gleicliungen,  rain- 
(lestens  Inr  den  einfachen  Fall  den  wir  betrachtet  haben ,  mit  den 
Gleiclumgen  des  Herren  H.  A.  Lorextz  vorziiglich  iïbereinstinmien.  ') 

Dazu  empfiehlt  es  sicli  die  Schreibart  ein  wenig  zu  andern.  Piihren 

wii-  nahndich   zwei   Vectoren   (£  niid    JÇ),  înit  deii  Componenten  -  X, 

—  }  ,  -r-^^  resp.  //,  ]/,  yVein,  so  fovmen  sich  nnsere  CTleiclumo-en  um  zu  : 
A       A  " 

BofS?^~{A'^s(i-\-A^eXIM'^). 

Es  lauten  aber  iu  unserem  Ealle,  in  dem  die  Konstante  pi  zu  Null 
wii'd,  die  Eormeln  des  Herru  Lorentz  (o.  a.  O.  S.  115) 

7^r;/(£=  — Jp,  (lY,) 

.RotSp  =  4>7r^,  (III,) 

33=b  +  S9J^  (   X  ) 

C-  =  47rF^b,  (V,) 


eines    Ceutimeters    durcli    {a^ — «jj  — -,  aiisgedriickt,  uiiddeslialb  muss^— ,-"^' tbe 
Gi'ossenordnuno;    der  Einheit  haben.  Setzen  wir  weiter  V^ ^ — ^ — ,  so  bekom- 

men  wir    '  ^^  =  Nun  ist  aber  das  Produkt  TV  mit  den  Wellenlângeii 

(a)  des  Liclites  vergleichbar,  der  Konstante  K  kouimt  also  die  Grôssenordnung 

ttK 

von  A-  zu.    Es  wird  endlicli  die  Urdnung  von  —  dieselbe  wie  die  Ordniing  von 

A  K,  einer  gegen    V  selir  kleinen  Grosse.  Wir  diirfen  also  r/^r^— —    (,^=^  -——- 

und^ ^  =  - setzen.    Offenbar  hat  die  rechte  Seite  dieser  Gleiclunig  die 

Uj  V—ù 

Grossenordnung  von  A;  es  stellt  aber  die  linke  Seite  das  Verhàltniss  der  Ani- 

plituden  dar  liir  die  (circular-  resp.  linearpolarisirten)  Scliwingungen,  ausderen 

Zusammensetzung  die  Werthe  L^^Mic  der  magnetischen  Kràfte  sicli  ergeben. 

')   Versuch   einev    Théorie  der  cleklrisclien  and  oplisclicn  Ersrheinunijen   m 

'beii'eglen  Kôrpern.   Leiden  E.  J.  lîHii.i.,  1895. 


528  A.  GAllBASSO.    ilBEll  ELNE  DARSTELLUNG,   U.  S.    VV. 

imd  Ineraus  leitet  man  (liircli  Elimiuatioji  von  ©,  b  uud  (E 


11 


{■^=(J-r,  +  ^^^^'^^+-l77jiom-  {iir.; 


Stellt  docli  die  letztgefuudeue  Gleicliung,  mit  der  Gleichung  (IV,,) 
zusammeu,  ein  System  dar,  das  die  grosste  Aehnlichkeit  mit  unserem 
Système  hat. 

Dass  auf  der  recliteu  Seite  der  Gleiclumg  (lit.,)  das  Moment  an  die 
Stelle  der  Kraft  lieraustritt  hlingt  mit  den  eigenartigen  Anschaunngen 
der  LoKENTz'schen  Théorie  innig  zusammen;  es  sagen  iibrigens  die 
Formeln  ans,  dass,  im  b'alle  der  Exponentialfiinctionen  Kraft  uud  Mo- 
ment mit  einander  proportioual  sein  mtisseu. 

Turin. 


REMARQUES  SUR  LES  NORMALES  RARO^rETRK:)UES  ET  LEUR 
USAGE  DANS  LA  PRÉVISION  DU  TEMPS. 


J.  BOSSCHA. 


Dans   l'état   présent   de   la   météorologie,  la  prévision  du  temps  est 
basée  pricipalement  sur  le  tracé,  daus  les  cartes  synoptiques,  des  lignes 
isobares  et  sur  la  détermination,  en  grandeur  et  eu  direction,  des  gra- 
dients  barométriques.  Pour   obtenir  ces  données,  il  faut  connaître  les 
lectures  du  baromètre,  faites  simultanément  dans  diverses  stations  d'une 
région  assez  étendue,  après  que  ces  lectures,  corrigées  d'après  les  règles 
connues,    ont   été   réduites  à  un  même  niveau.  Tant  que  l'on  ])eut  ad- 
mettre que  la  couche  d'air  comprise  entre  les  niveaux  de  la  plus  haute 
et  de  la  plus  basse  des  stations  considérées  n'est  pas  le  siège  de  pertur- 
bations locales  qui  peuvent  modifier  sensiblement  les  conditions  météo- 
rologiques de  la  région,  il  est  indifférent  à  quel  niveau  commun  on  veut 
ramener  les  pressions  atmosphériques  observées.   Toutefois,  dans  le  but 
d'une  uniformité  désirable  on  est  convenu  de  les  réduire  au  niveau  de 
la  mer.  La  correction  qui  en  résulte  et  qui  doit  être  ajoutée  à  celle  qui 
ramène  le   poids  de  la  colonne  mercurielle  à  l'intensité  de  la  pesanteur 
sous   le   parallèle   de   45°,   se   calcule   d'après  la  formule  de  Laplace. 
Malheureusement,  les  grandeurs  qui  entrent  dans  cette  formule  compor- 
tent des   incertitudes   quant   à  la  valeur  numérique  que  l'on  doit  leur 
a])pliquer  dans   chaque   cas   particalier,   de  sorte  que  l'on  ne  ])eut  pas 
toujours   répondre   de  l'exactitude  de  la  correction  calculée  à  quelques 
centièmes  de  sa  valeur.  C'est  ainsi  que,  pour  des  stations  très  élevées, 
la   réduction   au  niveau  de  la  mer  peut  être  une  cause  d'erreurs  sen- 
sibles. 

On  a  tâché  d'éluder  cette  difficulté  en  remplaçant  la  réduction  à  un 

ARCHIVES  NÉERLANDAISES,  SERIE  II.  TOME  V.  34 


Ô30 


s.   BOSSCHA. 


même  niveau  par  la  méthode  dite  des  écarts  harométriques.  Elle  consiste 
à  établir  d'abord  jjour  chaque  station,  pour  chaque  date  de  l'année  et 
même  pour  les  trois  heures  d'observation  de  chaque  jour,  ce  qu'on  ap- 
pelle la  i/ormale  haro méfri (pic.  On  la  calcule  en  prenant  la  moyenne  des 
hauteurs  barométriques  observées  dans  les  mêmes  lieux,  aux  mêmes 
dates  et  heures  pendant  une  longue  série  d'années.  La  difîerence  entre 
cette  normale  et  la  lecture  barométrique  obtenue  à  certaine  heure  est 
considérée  comme  un  écart  qui  caractérise  Tetat  atmosphérique  dans  le 
lieu  et  au  moment  correspondants.  On  compare  eusuite  les  écarts  simul- 
tanés de  diverses  stations  pour  eu  déduire,  au  lieu  du  gradient  Jjaromé- 
trique  réel,  un  gradient  des  écarts,  auquel  on  attribue  la  même  pro- 
priété, savoir  celle  d'indiquer  la  direction  du  vent  par  la  perpendicu- 
laire au  gradient  prise  dans  une  direction  qui,  dans  notre  hémisphère, 
laisserait  à  gauche  le  côté  bas  de  la  pente. 

Ou  voit  que  la  méthode  des  écarts  est  un  moyeu  détourné  de  rempla- 
cer la  correction  du  niveau,  calculée  d'après  la  formule  de  Laplace,  ])ar 
uue  correction  déterminée  empiriquement  au  moyen  d'une  longue  suite 
d'observations.  Il  est  évident  aussi  que,  par  ce  procédé,  on  fait  dé])eudre 
la  direction  conjecturée  du  mouvement  de  l'air,  non  pas  seulement  des 
pressions  atmosphériques  actuelles,  mais  aussi,  implicitement,  de  celles 
qui  se  sont  présentées  pendant  une  longue  suite  d'années  j)assées  à  la 
même  heure  et  dans  le  même  lieu. 

La  préférence  à  accorder  à  l'une  ou  à  l'autre  des  deux  méthodes  a 
fait  l'objet  d'une  discussion  au  Congrès  internationcd  des  météorologistes 
réunis  a  Vienne  du  2  «?<  16  septembre  1873.  L'examen  de  la  question 
avait  été  confié  à  une  commission  composée  de  MM.  Buys  Ballot, 
Scott  et  Neumayer.  Dans  le  Rapport  du  Congrès  (p.  72)  on  a  rendu 
compte  de  la  discussion  dans  les  termes  suivants  : 

„Question  2,  Pensez-vous  qu'outre  les  communications  de  la  direc- 
tion et  de  la  force  du  vent,  qui  se  font  déjà,  il  faille  ajouter  encore  les 
gradients  du  baromètre  pour  annoncer  le  vent  qui  doit  soufiler? 

Comment  évaluera-t-on  les  gradients  ? 

A.  D'après  la  différence  entre  les  observations  faites  aux  différentes 
stations  ? 

B.  Faut-il  réduire  au  niveau  de  la  mer  ':! 


REMARQUES  SUR  LES  NORMALES  BAROMETRIQUES  ETC.  53  i 

C.  Doit-011  comparer  avec  l'état  normal  du  baromètre  aux  points 
considérés  ? 

La  commission  est  d'avis  tpi'outre  les  communications  du  vent,  il 
faut  encore  ajouter  les  gradients  du  baromètre  à  répotjue  de  l'observa- 
tion, afin  de  prévoir  le  vent  cjui  doit  souffler. 

La  commission  s'est  trouvée  complètement  d'accord  sur  cette  pre- 
mière partie  de  la  question;  on  ne  peut  pas  en  dire  autant  de  la  deuxième 
partie,  car  les  préférences  des  savants  consultés  se  sont  portées  en  ])artie 
sur  la  méthode  de  réduction  B,  en  partie  sur  la  méthode  C. 

Au  reste,  les  membres  de  la  commission  sont  tombés  d'accord  sur  ce 
point,  c|ue  pour  les  stations  qui  ne  sont  pas  à  plus  de  300  mètres  au- 
dessus  de  la  mer,  la  réduction  au  niveau  moyen  de  la  mer  est  admissible. 
Cet  accord  fut  obtenu  en  vue  particulièrement  de  la  coiistruction  des 
isobares  dans  le  but  de  signaler  l'approche  des  tempêtes  et  après  qu'on 
eut  reconnu  les  difficultés  théoriques  de  l'application  de  cette  correction 
pour  des  hauteurs  plus  grandes  que  celle  qui  a  été  mentionnée  ci- 
dessus." 

Dans  la  séance  du  Congrès  du  16  septembre  1873,  après  la  lecture 
du  Rapport  de  M,  Neumayer,  les  propositions  de  la  commission  formu- 
lées dans  le  dernier  alinéa  cité  ont  été  atloptées  à  l'unanimité. 

La  question  semblait  donc  définitivement  résolue  pour  les  Pays-Bas, 
oii  l'on  ne  rencontre  entre  les  stations  principales  que  des  ditférences 
de  hauteur  n'atteignant  pas  50  mètres  (Maastricht  50  m.,  Helder  0  m. 
au-dessus  du  niveau  de  la  mer,  d'après  V Annuaire  météorologique  pour 
1897). 

M.  BuYS  Ballot,  l'ancien  directeur  de  TListitut  royal  météorologique 
des  Pays-Bas  était  un  partisan  convaincu  de  la  méthode  des  écarts.  Déjà 
en  1861')  il  avait  calculé  les  normales  barométriques  mensuelles  pour 
un  grand  nombre  de  stations  européennes.  En  1876,  -)  il  a  étendu  ces 
recherches  et  modifié  les  résultats  dans  le  but  d'obtenir,  ])our  les  prin- 


'")  Sur  la  marche  annuelle  du  Thermomètre  et  du  Baromètre  en  Néerlande  et 
eu  divers  lieux  de  VEurope  déduite  d^observaliouK  s'nnullanécs  de  18i^  à  IS'^tO. 
Publié  par  V Académie  Royale  des  sciences  à  Amsterdam,  1861.  iii-4°. 

^)  Marche  annuelle  du  Thermomètre  et  du  Baromètre  en  Néerlande,  déduite 
d'observations  simultanées  de  1843  à  1875  en  rapport  avec  les  observations  des 
stations  normales  Coppenhague,  Greemvich  et  Paris.  Institut  Boijal  Méléorolo- 
(/ique  des  Pays-Bas.   Utreclit,  Kemiiik  et  fils,  1876.  in-4°. 

34* 


532  J.  BOSSCHA. 

cipales   stations   de  notre  pajs^  les  données  fondamentales  nécessaires 
pour  Tapplicatiou  de  la  méthode  des  écarts. 

Malgré  les  résolutions  du  Congrès  des  météorologistes  réunis  à 
Vienne,  on  a  continué  dans  les  Pays-Bas  jusqu'en  mai  1900  de  rem])la- 
cer  les  gradients  barométriques  par  les  gradients  des  écarts  et  d'indi- 
quer ces  derniers  dans  les  cartes  synoptiques  quotidiennes  de  Tlnstitut 
météorologique. 

D'autre  part  M.  Hanx,  dans  un  mémoire  „  Ueher  die  Réduction  der 
Baronieiersiàude  auf  das  Meeresniveau  zum  Zwecke  der  Sturmtvarmm- 
gen''  ^)  annonça,  peu  de  temps  après  le  Congrès  tenu  à  Vienne,  qn  en 
conséquence  du  vote  émis  en  faveur  d'une  application  générale  des  ré- 
ductions au  niveau  de  la  mer  pour  toutes  les  stations  situées  à  des  hau- 
teurs au-dessous  de  300  mètres,  le  service  météorologique  de  TAutriche 
abandonnerait  la  méthode  des  écarts  à  partir  du  l'^^'  janvier  suivant. 

Dans  son  travail,  M.  Haxx  n'hésite  pas  à  affirmer  que  la  réduction 
au  niveau  de  la  mer  se  recommande  par  elle-même  pour  des  stations  de 
faible  hauteur,  comme  étant  la  plus  directe.  Pour  montrer  combien 
peuvent  être  différentes  les  conclusions,  auxquelles  conduisent  les  deux 
méthodes,  M.  Hanx  donne  l'exemple  suivant  :  „Supposons  qu^à  certain 
jour  de  janvier  la  pression  atmosphérique  se  trouve  uniformément  ré- 
partie sur  l'espace  entier  compris  entre  F  Islande,  le  cap  du  Nord  et 
Moscou  et  soit  partout  de  760  mm.,  réduite  au  niveau  de  la  mer.  Dans 
ce  cas  le  gradient  barométrique  près  du  milieu  de  cette  région  est  néces- 
sairement nul,  l'atmosphère  dans  l'intérieur  de  ce  triangle  sera  en  équi- 
libre et  on  doit  s'attendre  à  un  vent  faible  ou  à  un  calme  complet.  Con- 
sidérée au  point  de  vue  de  la  méthode  des  écarts,  la  situation  sera  au 
contraire:  Stykkisholm  -|-  15,  Hammerfest  +1*^^  Christiania  ~\-  2, 
Bruxelles  —  1,5;  St.-Pétersbourg  —  0,5,  Moskau  —  2  mm.  La 
différence  des  écarts  entre  Stykkisholm  et  Bruxelles  p.  e.  monte  à  plus 
de  16  millimètres,  quoiqu-^.  le  gradient  barométrique  soit  nul.  llécipro- 
quement,  lorsque  les  écarts  ne  sont  que  de  —  2  à  Stykkisholm  et  de  -[-  2 
à  Bruxelles,  la  différence  n'est  que  de  4  mm.,  la  différence  de  pression 
effective  au  contraire  monte  à  ])lus  de  20  mm.  et  devrait  faire  prévoir  que 
les  vents  prédominants  du  sudouest  acquerront  la  force  d'une  tempête." 


')  Zeifschrift  der  Oesterreichischen  Gesellsclinfl  fur  Meleorologie^  rcdigirt  von 
C.  Jkmnf.k  nnd  J.  Hanx,  VIII.  Band.  1873. 


KExMAUQUES  SUR  I.KS  NOKMALES  BAIÎO.M  KTUICiUKS  ETC.  ^)'SS 

Eli  deliors  de  ces  difficultés  théoriques  il  ne  me  semble  pas  superflu 
dCx'iuniuei'  de  plus  près  lu  f[uestiou  ])rati([ue^  celle  de  savoir  si  réelle- 
ment la  méthode  des  écarts  peut  fournir  des  données  numériques  plus 
sûres  que  celles  dont  on  dispose  dans  la  réduction  au  niveau  de  la  mer. 
Cet  examen  m'a  conduit  à  quelques  remarques  que  je  crois  pouvoir  me 
permettre  de  produire  ici^  parce  que,  depuis  Tépoque  oiî  M.  Buys  Ballot 
a  ])ul)lié  ses  normales  barométriques,  les  progrès  de  la  météorologie  n'ont 
pas  manqué  de  jeter  quelque  Inmière  sur  cette  question.  En  effet,  il  y  a 
25  ans,  on  ne  pouvait  pas  encore  ajiprécier  suffisamment  le  rôle  impor- 
tant que  jouent  les  dépressions  qui,  venant  de  l'Atlantique  et  passant 
par  la  mer  du  Nord,  troublent  continuellement  dans  nos  contrées  Tétat 
de  ratmosphère. 

La  première  question  qui  se  ])résente  est  la  suivante  :  Dans  quelle  mesure 
peut  on  considérer  une  moijenne  des  lectures  barométriques  obtenues  ])en- 
dant  une  série  d'années  dans  le  même  lien,  à  une  même  date  et  à  une  même 
heure  comme  une  normale,  c'est-à-dire  comme  une  constante  physique 
propre  à  la  localité  et  à  Tépoque  données.  On  a  tacitement  admis  Tiden- 
dité  de  ces  deux  notions,  laquelle  pourtant  a  grandement  besoin  d'être 
vérifiée  dans  chaque  cas  particulier.  11  semblerait  que  l'on  a  a])])liqué, 
sans  examen  ultérieur,  aux  movennes  barométriques  une  conclusion  qui 
])eut  paraître  jastifiée  à  Tégard  des  moyennes  des  températures.  En  effet, 
])our  celles-ci  on  connaît  les  causes  qui  doivent  produire  des  variations 
selon  la  position  géographique  de  la  station  météorologique  et  selon  les 
saisons.  Ou  sait  que  ces  variations  doivent  être  périodiques  et  que  par 
leur  amplitude  elles  doivent  dominer  Finiiuence  des  causes  perturbatrices 
accidentelles.  Généralement  aussi  on  connaît  les  causes  qui  peuvent  faire 
dépendre  la  température  d'une  localité  de  sa  situation  orograj^hique. 
Dans  rétat  actuel  de  la  science  rien  de  tel  n'existe  jjour  les  pressions 
de  Tair.  On  sait  seulement  que,  dans  un  état  d'équilibre  de  l'atmosphère, 
la  hauteur  de  la  colonne  de  mercure,  réduite  au  niveau  de  la  mer  et  à 
l'intensité  de  la  pesanteur  sous  le  parallèle  de  45°,  ne  doit,  en  aucun 
lieu,  différer  beaucoup  de  700  mm.,  que  les  perturbations  sont  fréquentes 
et  considérables  et  tellement  irregulières  qu'elles  présentent  le  carac- 
tère d'écarts  essentiellement  accidentels. 

Dans  ces  conditions,  le  moyen  le  plus  propre  pour  décider  si  les  nor- 
males barométriques  ont  une  signiti cation  réelle,  différente  de  celle  d'une 
moyenne  de  chiffres  pris  au  hasard  entre  certaines  limites,  consiste  à  ex- 


534 


.T.   BOSSOHA. 


amiuei"  dans  quelle  mesure  elles  se  vénlient  par  Tobservatiou  faite  dans 
un  lien  et  à  un  moment  donnés.  U Aiiimalre  publié  par  Tlnstitut  royal 
météorologique  des  Pays-Bas  facilite  beaucoup  une  telle  reclierclie,  parce 
qu'il  donne  directement,  pour  trois  heures  différentes  du  jour  Técart  ba- 
rométrique des  principales  stations  de  notre  pays.  J'ai  effectué  la  vérifi- 
cation ])our  1S97,  d'après  le  dernier  Annuaire  paru.  Après  avoir  con- 
staté que  les  autres  stations  donnaient  des  résultats  peu  différents,  j'ai 
choisi  Grouingen,  parce  que  les  observations  y  ont  lieu  sous  la  direction 
du  professeur  de  physique,  M.  H.  Ha(;a,  et  me  paraissent  mériter  le 
plus  de  confiance.  Je  considère  chaque  éciart  comme  une  erreur  de  la 
normale  qui  peut  faire  juger  du  degré  d'exactitude  que  Ton  peut  lui 
accorder  dans  rapplication  à  chaque  cas  particulier.  Je  trouve  ainsi 
pour  la  somme  des  carrés  des  écarts  [.^'-]  et  pour  Técart  moyen  K  les  va- 
leurs inscrites  dans  le  tableau  suivant  où  Ton  a  réuni  les  observations 
en  30  groupes  de  30  ou  ol  jours  (00  ou  93  lectures),  correspondant  à 
peu  près  avec  les  mois  de  Tannée. 


Mois 

Lectures 

[.2] 

E 

janvier 

90 

6337,50 

8,39 

février 

90 

7894,32 

9,37 

mars 

90 

7264,33 

8,98 

arvil 

90 

3201,61 

5,97 

mai 

93 

3254,96 

5,91 

juin 

90 

2189,22 

4,93 

juillet 

93 

1991,75 

4,63 

août 

93 

2034,41 

4,68 

septembre 

90 

4845,86 

7,34 

octobre 

93 

10368,67 

10,60 

novembre 

90 

14368,24 

12,63 

décembre 

93 

12143,34 

1  1, 13. 

La  somme  des  écarts  75 S9 1,21  donne  pour  Técart  moj-en  m  le  chif- 
fre extrêmement  élevé:  ;;/.  =  8,33  mm.  Toutefois,  si  l'on  a  égard  aux 
difîerences  considérables  que  présentent  (mtre  eux  les  écarts  A' des  divers 
groupes  mensuels  on  voit  qu'il  ne  peut  être  question  d'un  écart  moyen 
qui  pourrait  s'aj)pliquer  à  toutes  les  dates  de  Tannée.  Il  faut  au  moins 
distinguer  entre  les  mois  d'hiver:  octobre,  novembre,  décembre,  janvier. 


liEMARQUES  SUR  LKS  NORMALES  BAROMETRIQUES  ETC.  535 

février  et  iiiars^  et  les  mois  d'été.  Les  ])remiers  contribuent  pour  ])rès  des 
^Ir,  h  la  somme  des  carrés  des  écarts.  On  trouve  ainsi  pour  les  écarts 
moyens  ///.(.  et  /v//,  des  mois  d'été  et  d'hiver: 

Me  =    ô,6b, 
w,,,  =  10,14. 

On  reconnaît  facilement  dans  le  chiffj-e  élevé  des  mois  d'hivers  l'in- 
fluence des  dépressions  Atlantiques,  dont  les  centres,  après  avoir  passé  par 
TAngleterre,  traversent  la  mer  du  Nord  ou  le  nord  de  l'Atlantique,  la 
Suède  et  la  Norvège  et  se  perdent  })our  la  plupart  dans  la  Eussie.  Plus 
fréquentes  et  surtout  plus  j^rononcées  en  hiver  qu'en  été,  elles  amènent, 
dans  les  pressions  atmos])hèri(|ues,  observées  dans  les  stations  de  notre 
pavs,  des  perturbations  d'autant  plus  sensibles  que  ces  stations  sont  situ- 
ées plus  près  de  la  trajectoire  des  centres  des  dépressions. 

Il  nous  paraît  entièrement  illusoire  d'attribuer  à  des  moyennes  baro- 
métriques d'un  certain  nombre  d'années  la  signification  de  normales, 
crst-à-dire  de  constantes  physiques,  lorsque  les  observations  isolées  of- 
frent des  écarts  tellement  considérables. 

11  est  vrai  que.  d'après  la  loi  des  probabilités,  dans  une  moyenne  d'une 
série  de  25  années  l'erreur  moyenne  de  la  normale  pour  les  mois  d'hiver 
se  calculerait  à  3,03  mm.,  mais  cela  ne  prouverait  nullement  que  le  chiffre 
obtenu  approcherait  de  la  vérité  ou  mériterait  plus  de  confiance  daus  son 
application  à  mesure  que  Ton  étend  la  série  des  années  d'observation. 
En  rc'alité,  l'erreur  moyenne  de  3,03  mm.  montrerait  seulement  que  si 
l'on  répétât  le  calcul  un  grand  nombre  de  fois  sur  autant  de  difterentes 
séries  de  25  années,  réalisant  les  mêmes  condHions,  les  divers  résultats, 
comparés  entre  eux,  ofl'riraient  un  écart  moyen  de  cette  valeur. 

D'ailleurs,  les  normales  dont  on  fait  usage  dans  la  méthode  des  écarts 
sont  encore  bien  éloignées  de  présenter  les  garanties  de  moyennes  dédui- 
tes d'un  nombre  de  données  égal  à  celui  des  séries  d'observations  qui 
ont  servi  à  les  établir.  En  laissant  de  côté  les  variations  journalières 
on  trouve  (|ue,  des  3(35  constantes  qu'il  faudrait  déterminer  pour  obtenir 
les  normales  de  chaque  jour,  on  n'a  calculé  directement  d'après 
les  observations  que  12,  savoir  les  moyennes  de  chaque  mois.  On  a 
cherché  à  déduire  les  autres  par  une  interpolation.  Pour  faire  voir 
jusqu'à  quel  point  une  telle  déduction  peut  être  permise  nous  avons 
tracé,  dans  la  planche  I  pour  les  4  stations  juincipales  :  Ylissingen,  Hel- 


536  .T.  BOSSCHA. 

der^  Groningen  et  Maastricht  la  distribution  des  valeurs  mensuelles  I  à 
XTT  d'après  les  normales  de  la  Marche  Ammelle  de  1876.  Elles  se  raj)- 
portent  aux  valeurs  directement  observées^  c'est-à-dire  iiou  réduites  au 
niveau  de  la  mer  et  au  parallèle  de  45°.  Les  corrections,  à  ajouter  de 
ces  deux  chefs,  se  calculent  à 

1,17  mm.  pour  Vlissingen 
1,11     „        „     Helder 
1,41     „        „     Groningen 
5,15     „        „     Maastricht, 

pour  la  température  U°  et  la  pression  de  760  mm. 

On  voit  que  les  normales  montent  et  descendent  de  mois  en  mois 
d'une  manière  irrégulière  par  sauts  brusques,  (|ui  rendent  illégitime  un 
calcul  d'interpolation.  En  effet,  en  supposant  même  que  les  variations 
des  noruuiles  de  chaque  jour  suivent  quelque  loi,  qui  oserait  affirmer 
que  les  variations  alternantes  que  fait  paraître  le  tracé  pour  Tannée  ne 
se  produisent  pas  dans  Tintervulle  d'un  mois  à  l'autre  ?  On  remarquera 
d'ailleurs,  que  les  variations  du  baromètre  dans  les  quatre  stations  aussi 
ra])prochées  concordent  très  peu.  L'écart  est  surtout  sensible  ])our  les 
quatre  premiers  mois.  Tandis  (pie  de  janvier  à  février  le  baromètre 
monterait  pour  Ylissingen  et  Groningen,  il  desceiulrait  pour  Helder  et 
resterait  stationnaire  ])our  Maastricht.  De  février  à  mars  la  normale  de 
Vlissingen  baisse  d'un  millimètre,  celle  de  Maastricht  de  1,5  mm.;  Hel- 
der, au  contraire,  monte  de  près  d'uu  millimètre. 

Le  degré  de  confiance  que  l'on  peut  avoir  dans  les  normales  mensu- 
elles ne  s'accroît  guère  lorsqu'  on  examine  de  quelle  manière  elles  ont 
été  obtenues.  Eu  1876,  on  pouvait  disposer  de  séries  d'observations  s'étan- 
dant  pour 

Helder  de  1845  à  1874, 

Maastricht  de  1818  à  1888  et  de  1852  à  1872, 

Groningen  de  1849  à  1874  , 

Ylissingen  de  1855  à  1874. 

Pour  suppléer  à  rinsnffisance  présumée  de  ces  séries,  on  a  tâché  de 
faire  bénéficier  les  résultats  de  données  fournies  par  des  séries  plus  lon- 
gues, obtenues  dans  d'autres  localités.  Dans  ce  but,  on  a  considéré  la 
moyenne   mensuelle,   dérivée   des   observations   de   chacune  des  quatre 


NORMALES  BAEOMETTITQUES  D'APREvS  LA 
„MAECHE  ANNUELLE." 


J        II      III      IV       V       VI      VII   VIII     IX       X       XI     XII       I 


7G2  5 

7(i2,0 
Vlissingen 

/ 

^ 

/ 

\ 

/ 

\ 

/ 

\ 

\ 

761,:) 

\ 

\ 

71')  1,0 
760,5 

\ 

^-^ 

/ 

\ 

/ 

/ 

y 

\ 

/ 

1 

\         ^ 

/ 

Helder 

/ 

\ 

1 

\ 

/ 

760,0 

/ 

\, 

/ 

\ 

y>^ 

y 

. 

\ 

^ 

\ 

A 

759,5 

/ 

\ 

\  \ 

(Tvoningen 

/ 

\ 

\  \ 

y 

759  0 

\ 

y 

\  ^ 

s. 

/ 

758,5 

"^ 

^ 

\ 

^ 

z' 

758,0 

Maastricht 

\ 

^^^ 

757.5 

\ 

\ 

\ 

757,0 

\ 

/ 

/ 

S 

\ 

756  5 

\ 

\ 

756,0 

-^ 

MOYEN^^ES  l^AUOMETEIQUES  D'APRES  LES 
OBSEEVATIONS. 


I        TI       ITT     TV      V       VI      VIT  VTII     IX       X       XI     XII       T 


Vlissintj^en 
7G1,0 


759,5 
Helder 


Groningen 

75S,5 


757,0 
Maastricht 


KEMAliqUES  SUR  LKS  MORMALES   HAROMÉTRiqUKS   E'I'C.  5-37 

stations  même,  comme  nue  normale  provisoire  que  Fou  compare  eusiiite 
avec  la  moyenne  pour  la  même  période  de  la  station  à  longue  série. 
La  ditîéreuce  est  ensuite  ajoutée  à  la  normale  mensuelle  de  cette  dernière 
station^  telle  qu'  on  l'a  calculée  d'après  la  série  entière.  La  somme  est 
regardée  comme  la  normale  difmitive  de  la  station  à  courte  série.  Ainsi^ 
soit  -p  la  normale  de  janvier  pour  Paris  de  1845  à  1874  (755,9£)  h 
celle  de  Helder  pour  la  même  période  (709,30)  donnant  avecyj  une  dif- 
férence -p  3y38  mm.,  P  la  normale  définitive  de  janvier  pour  Paris 
(75(5,64).  La  normale  définitive  de  janvier  pour  Helder  H  sera 

ir=P  +  /^—7J  =  760,02.  • 

La  normale  de  Paris  a  été  calculée  d'une  manière  analogue  d'après 
celle  de  Carlsrulie.  Carlrube,  de  son  côté,  a  été  déduit  de  Vienne,  Green- 
wich  et  Paris,  de  sorte  ({ue  les  normales  de  Helder  dépendent  pour  une 
])artie  seulement  des  observations  faites  à  Helder  même,  pour  une  autre 
partie  des  lectures  barons 'triciues  obtenues  à  Paris,  à  Carlsrube,  à  Vienne, 
à  Greenwicli  et,  par  Carlsrube,  encore  une  fois  de  celles  de  Paris. 

Abstraction  faite  de  la  singulière  complication  de  ce  calcul  qui,  à 
moins  que  l'on  n'eu  connaisse  tous  les  détails,  ne  permet  pas  d'évaluer 
iium('ri([uement  TinHuence  que  les  pressions  atmospbéricpies  observe'es 
dans  cbacnn  des  lieux  éloignés  ont  eue  sur  les  normales  de  Helder,  il  est 
tout  au  moins  très  douteux  que  ce  mode  de  calcul  a  pu  augmenter  la 
])robabilit('  de  la  normnle  par  Taccroissement  du  nombre  d  années  dont 
elle  a  t'té  tirée.  En  eftet,  en  désignant  par  vin,  mp,  mi,,  et  Mj,  les  valeurs 
des  erreurs  moyennes  de  II,  P,  h  et  p  ou  a,  en  considérant  comme  indé- 
pendantes entre  elles  les  sources  d'erreur  qui  afiectent  ces  données  : 

O  0      1  0      1  o 

tandis  que  le  calcul  direct  de  //  d"a])rès  les  observations  de  Helder 
même  donnerait; 

*>  2 

Comme  les  valeurs  h  et  p  ont  été  déduites  de  séries  de  même  ('tendue 
il  faut  attribuer  aux  erreurs  moyennes  w//,  et  w-i,  la  même  valuer.  Mais 
alors,  le  calcul  compliqué  de  la  Marche  Annuelle,  bien  loin  d'avoir 
améliore-  la  normale  de  Helder,  doit  au  contraire  avoir  plus  que  doublé 


53S  .T.   B08SCHA. 

le  carr»'  de  sou  erreur  moyeuue.  Le  calcul  de  la  Marche  ÂmuieUe  doit 
doue  ui'cessairement  supposer  qru;  la  dilféreuce  // — p  soit  coustante^  ou 
bieu_,  que  les  écarts  du  baromètre  à  Helder  et  à  Paris,  et  iuiplicitement 
aussi  ceux  de  Helder,  Carlsrulie,  Greeuwicli  et  Yieuue,  sout  tellemeut 
liés  eutre  eux  que  leurs  écarts  se  compensent  presque  complète- 
ment dans  les  moyennes.  Cette  dernière  supposition  est  arbitraire  et  très 
peu  vraisemblable.  La  première  est  décidément  fausse.  Paris,  Carls- 
rulie et  A'ieune  se  trouvent  placés  dans  des  conditions  tout  à  fait  diffé- 
rentes de  celles  de  Helder  par  rapport  aux  dépressions  Atlantiques  qui 
traversent  la  mer  du  Nord  et  ([ui,  comme  nous  venons  de  le  voir  déjà 
])ar  Texemple  de  Tannée  LS97,  exercent  uneinllueuce  prépondérante  sur 
les  pressions  atmosphériques  dans  notre  pays. 

On  peut  d'ailleurs  contrôler  facilement  jusqu'  à  quel  ])oint  le  calcul, 
qui  fait  dépendre  la  normale  d'un  station  des  observations  barométriques 
de  stations  éloignées,  a  rendu  les  résultats  plus  probables  que  ceux  que 
l'on  obtiendrait  en  se  bornant  pour  chaque  station  aux  observations 
(|u"elle  a  fournies  elle-même.  La  Planche  II  représente  le  diagramme 
des  moyennes  que  Ton  obtient  d'après  ce  dernier  calcul.  L(;s  moyennes 
se  rapportent  aux  mêmes  périodes  que  celles  de  la  Planche  I  à  l'excep- 
tion de  celles  de  Maastricht  (|ue  nous  avons  bornées  aux  années  1852 
à  1874  pour  les  rendre  plus  comparables  à  celles  des  trois  autres  stations. 
Les  données  ont  été  empruntées  aux  pages  47 — ^^49  de  la  Marche  An- 
imelle  de  1876.  En  les  comparant  aux  écarts  des  hauteurs  barométri- 
ques observées,  inscrits  dans  les  Tables  des  pages  112,  llo,  114,  116 
et  121,  on  remarque  dans  les  moyennes  quelques  erreurs,  pour  la  plupart 
peu  importantes,  qui  cependant  pour  les  mois  de  juillet  et  décembre  de 
Maastricht  et  décembre  de  Helder  sont  trop  considérables  pour  pouvoir 
être  négligées.  Les  parties  pointillées  du  diagramme  représentent  la 
marche  corrigée. 

On  voit  que  le  calcul  ])lus  sim])le  fournit  pour  les  trois  stations  })rcs 
de  la  mer  du  Nord,  c'est-à-dire  se  trouvant  dans  des  conditions  peu  dif- 
férentes })ar  rapport  aux  dépressions  Atlantiques,  des  valeurs  beaucoup 
])lus  concordantes  que  celles  de  la  Planche  L  La  station  Helder  notam- 
ment s'est  mise  d'accord  avec  Vlissingen  et  Groningen. 

On  peut  encore  juger  de  la  stabilité  de  ces  moyennes  en  les  compa- 
rant avec  les  donne'es  qui  ont  servi  à  les  établir  et  en  calculant  les 
erreurs  moyennes  de  ces  dernières. 


iJKMAUQUKs  SUR  T,Ks  xoinrvr.Ks  l5.\l!o^rKTl;I(îu^;s  K/rc. 


539 


Ce  |)r(H',{'d('  lie  s";i])plit|ne  pas  aux  iionnales  de  la  Marche  Annuelle, 
parce  (pie^  coinine  nous  venons  de  le  voir,  des  éléments  ('trangers  ont 
concouru  à  fournir  ces  valeurs. 

Avec  les  nioyeuues  des  observations  ligun'cs  daus  la  i'ianclie  lE,  le 
.calcul  fait  reconnaître  immédiatement  (pie  la  ditl'éreuce,  remarquée  entre 
les  mois  d'Iiiver  et  les  nuus  d'été  pour  les  observatious  de  181)7^  se  re- 
trouve d'une  manière  tout  aussi  prononcée  dans  les  écarts  des  éléments 
de  notre  calcul.  En  grou])antles  résultats  exprimés  en  millimètres  d'après 
ces  catégories^  ou  obtient,  pour  Terreur  moyeinie  de  chaque  donnée  qui 
a  fourni  les  moyennes  mensuelles,  le  tableau  suivant  oi^i  //  désigne  le 
nombre  (Tannées  de  chaque  série. 


Stations 

// 

mois  d'ét(' 

mois  dliiver 

année 

Vlissiugen 

20 

0  0  r; 

1<,J.0 

3,59 

Helder 

30 

2,65 

4,2^ 

3,53 

fJroniugeu 

20 

2,50 

4,2S 

3,54 

^Maastricht 

23 

3,17 

^,28 

3,14 

Si  Ton  considère  que,  même  en  réunissant  en  une  seule  les  trois  obser- 
vations d'un  même  jour,  chacpie  domu^e  est  la  moyenne  de  30  ou  de  31 
observations,  on  doit  reconnaître  qu'elles  sont  tellement  variables  que  Ton 
ne  peut  les  employer  avec  (quelque  st'curité  dans  un  calcul,  qui  substitue- 
rait les  gradients  des  écarts  aux  gradients  barométriques  directement  obser- 
vés. Dans  les  casoii,pour  quelque  station.  Terreur  possible  de  la  réduction 
au  niveau  de  la  mer  excéderait  celle  auxquelles  exjîoserait  le  calcul  des 
('carts  fait  avec  de  pareilles  données,  il  semblerait  pr(''f(''rablc  d'exclure 
de  la  carte  synoptique  cette  station,  comme  fournissant  des  doun('^estrop 
incertaines. 

Ajoutons  que  Ton  peut  indiquer  des  cas  ({ui  doivent  nécessairement 
conduire  à  des  erreurs  systématiques  si  Ton  voulait  considérer  les 
movennes  baronu'triques  comme  des  normales,  dont  on  peut  se  servir 
dans  chaque  cas  particulier,  ou  comme  des  constantes  indiquant  un  état 
d"('quilil)re. 


54*0  .1.   BOSSCHA. 

T]  est  facile^,  en  effet,,  de  concevoir  une  situation  orogi'apliiqur  d'une 
station  telle^  qu^elle  doive  causer  dans  les  pressions  observées  dans  deux 
stations  voisines  des  différences,  variables  et  même  changeant  de  signe 
avec  la  direction  du  vent.  Une  chaîne  scmicirculaire  de  hauteurs  s'éten- 
dant  de  Test  par  le  sud  à  l'ouest  à  proximité  de  Tune  des  stations  pro- 
duirait des  ditiereuces  opposées  selon  que  le  veut  souffle  du  nord  ou  du 
sud.  Daus  la  moyenne  elles  s'élimineraient  en  grande  ])artie.  Mais  alors 
aussi,  dans  tous  les  cas  oii  le  vent  régnant  a  une  composante  vers  le 
nord  ou  vers  le  sud  de  quelque  intensité,  la  movenne  ne  peut  être  ap- 
pliquée sans  erreur. 

De  même,  lorsque  la  pression  atmosphérique  pour  une  station  telle 
que  Helder  est  sujette  à  des  perturbations  comme  celles  que  produisent 
les  dépressions  Atlantiques,  et  qu'il  se  trouvâtquela  fréquence  et  l'inten- 
sité de  ces  dépressions  oft'rirai(;nt  des  fluctuations  de  longue  période,  il  ne 
suffirait  pas  de  prendre  une  movenne  s'étendant  sur  un  certain  nombre 
d'années;  il  faudrait,  pour  pouvoir  employer  une  valeur  suffisamment 
fîxacte,  connaître  la  période  et  Tamplitude  de  cette  variation  et  la  phase 
dans  laquelle  ou  se  trouve  daus  chaque  cas  particulier. 

Enfin,  on  se  tromperait  en  attribuant  à  la  moyenne  de  quelques  annt'es 
U'  caractère  d'une  constante  indiquant  un  efaf  d\'qiilUbre.  Dans  une 
saison  troublée  par  les  dé])ressions  elle  iiuli(|ue,  au  contraire,  un  état 
(le  pertarljntloj/,  nw/je//.  En  le  méconnaissant  on  arrive  à  cacher  les 
indices  d'une  pei'turbation  existante  [)ar  Tetiet  que  des  perturbations 
antérieures  ont  eu  sur  la  prétendue  normale.  Un  exemple  r(''cent  ])eut 
servir  à  le  montrer.  Le  mois  d'octobre  qui  vient  de  s'écouler  s'est 
signalé  ])ar  une  succession  presque  continuelle  de  dépressions,  dont  les 
centres  ont  ]U"is  le  cours  ordinaire  de  l'Angleterre  à  travers  la  mer  du 
Nord  vers  la  Norvège.  A  l'exception  d'une  accalmie  du  19  au  26,  causée 
par  la  présence,  sur  le  sud  de  l'Angleterre  et  sur  la  France,  d'une  région 
atmosphéricjue  de  haute  pression,  le  gradient  barométrique  a  constam- 
ment été  fortement  incliné  vers  l'ouest,  le  nordouest  et  le  nord  selon  la 
])Osition  temporaire  du  centre  de  dépression.  Cette  situation  a  eu  pour 
effet  d'élever  considérablement  la  moyeime  mensuelle  de  Maastricht  au- 
dessus  de  celles  de  Vlissingen,  Heldef  et  Groningeu.  La  somme  des  excès 
obtenus  a  8  heures  du  matin  a  été,  en  millimètres, 
M  —  VI.  36,8  ;  excès  moyen  1,19 
M  — H.      92,2;  „  2,97 

M  —  Gr.  118,9;  „  3,83. 


REMARQUES  SUR  LES  NORMALES   BAROJfETRIQUES  ETC.  511 

Supposons  miiiutenant  qu'  on  eût  pris  lu  moyenne  d'octobre  19UU 
comme  normale:  il  est  clair  qu'alors,  suivant  la  métliode  des  écarts,  on 
ne  reconnaîtrait  plus  comme  réel  un  gradient  barométrique  existant,  à 
moins  que  sa  pente  ne  fût  plus  forte  que  celle  du  mois  passé.  liécipro- 
quement  cette  mt'tliode  conduirait  à  indiquer  un  gradient  descendant 
vers  Maastricht  lorsque,  en  réalité,  la  pression  atmosphérique  sur  notre 
pays  est  uniforme.  Il  est  vrai  que  cet  etiet  peut  s'atténuer  dans  une 
moyenne  de  quelques  années,  mais  son  influence  doit  toujours  se  faire 
sentir  et  ne  peut  manquer  de  causer  des  erreurs. 

Je  n'ai  pas  besoin  d'insister  sur  ce  point  parce  que,  évidemment,  le 
cas  très  probant,  cité  ])ar  M.  Hanx,  doit  être  dû  à  une  cause  pareille. 

Harlem,  âO  novembre  1900. 


QUELQUES  REMARQUES  SUR  LA  RÉDUCTION  DES  POSmONS 
DES  ÉTOILES  MESURÉES  SUR  LES  CLICHÉS  PHOTOGRAPHIQUES. 


H.  G.  V.  d.  SANDE  BAKHUYZEN. 


M.  le  professeur  Nyland,  occupé  des  réductions  de  ses  mesures  de 
clicliés  ])liotographiques^  me  fit-  remarquer  qu'il  x  avait  une  ditlerence 
entre  les  valeurs  des  corrections  de  l'aberration  ditterentielle^  déduites 
de  la  formule  de  M.  Kapïeyx  (Bull,  du  comité  pour  la  carte  du  ciel 
Tome  ITI  ]).  83)  et  de  la  formule  que  j'ai  employée  (Bull,  du  Comité 
pour  la  carte  du  ciel  Tome  I  ]).  178);  il  croyait  que  dans  l'une  ou  l'autre 
de  ces  formules  il  s'était  glissé  une  erreur. 

Après  l'examen  de  ces  formules  je  pouvais  lui  communiquer  qu'elles 
étaient  exactes  toutes  les  deux^  et  que  la  difi'érence  des  corrections  était 
causée  par  une  différence  dans  les  calculs  nécessaires  pour  réduire  les 
coordonnées  corrigées  en  ascensions  droites. 

La  différence  en  ascension  droite  entre  l'origine  des  coordonnées  et 

une  étoile  dont  les  coordonnées  corrigées  sont./-  et//  est^  jusqu'aux  termes 

du  troisième  ordre  iiiclus^  égale  à  : 

1  sinn'  /^  1  \^ 

a  =^px  — -r^ ■    ^    ■    T, Ti —  V 1^ ^ ^^ -^-77   ) 

cosd — -py  stno  snil  6      \      cosà — py  sindsinV  / 

S  =  déclinaison  de  l'origine  des  coordonnées, 

1 

i  sm  i 

/  étant  la  distance  focale  de  l'objectif,  exprimée  dans  les  mêmes  unités 

que  X  et  y. 

La  valeur  de  a,  eu  minutes  d'arc,  dépend  donc,  non  seulement  de  x  et 

de  y,  mais  aussi  de  ^,  et  pour  le  même  cliché  5  n'a  pas  la  même  valeur 

dans  les  différentes  formules  de  réduction. 


QUELQUES  REMARQUES  SUR,  LA    Iî.ÉDUOTIOX,  ETC.  543 

Daus  la  formule  de  M.  Kapteyx,  l  est  la  déclinaison  corrigée  de  la 
réfraction  et  de  Fabcrration  annuelle^  dans  la  formule  c(ue  j'ai  employée, 
S  est  la  déclinaison  apparente  corrigée  seulement  de  la  réfraction,  et  dans 
les  formules  de  M.  Jacoby  (Bull,  du  Com.  de  la  carte  du  ciel  Tome  III 
p.  -1)  ^  représente  la  déclinaison  apparente  non  corrigée  de  la  réfrac- 
tion '). 

Il  est  facile  à  démontrer  que  les  différences  en  ascension  droite  a,  cal- 
culées d'après  ces  différentes  formules  s'accordent  exactement. 

Soit  : 

.p  et//  les  coordonnées  mesurées  d'une  étoile; 

Ay  .r  et  A()  //  les  corrections  de  ces  coordonnées  dans  riiypotlièse  que 
la  déclinaison  du  centre  soit  §„  ; 

A.c  et  Ay  les  corrections  de  ces  coordonnées  dans  rhv])othèse  que  la 
déclinaison  du  centre  soit  ^  =  §0  -|-  A^,  A^  exprimé  en  tninutes  d'arc; 

a  la  dilférence  des  ascensions  droites,  en  minutes  d'arc,  du  centre  et 
de  rétoile. 

On  obtient,  dans  les  deux  hypothèses,  j)our  a  les  valeurs  suivantes. 

p  {x  +  Ao  ic) 


cos  ^y  — p  {■!/  -\-  A(j //)  sin  ^0  sin  V 


\cos  ^n—  pi  y  -p  An  y)  siu  ^^  sin  1  '  J 


et 


3      \cos  ^0  -  JJ  (y  +  ^0  y)  *^'^^  ^0 

p  (.(■  -f-  A  a?) 


cos (§(,  -)-  A  ^)  — p'\i/  -\-  A_y) sin  (5^  -|-  A  ^) sin  1' 

3      \eos i^Q  +  A  S)  — 2^ {>/  ~\-  à.1/) sin  (^^  -}-  A ^) sin  l'y 

Les  ascensions  droites  du  centre  ne  figurant  pas  dans  ces  formules,  ou 
peut  les  supposer  égales  dans  les  deux  hypothèses,  la  valeur  de  a  sera 
donc  la  même  dans  les  deux  formules,  et  on  obtient  : 


')  Dans  une  des  formules  de  M.  Jacoby  il  y  a  une  erreur,  au  lieu  de  : 

il/,/  =  15  1;  {G  H  cos  §  —  7/.s/)(  S)  sin  1" 
il  faut  lire  : 

My  =  15  /,•  (G  Hcos  S  -\-  H  sin  ^)  sin  1". 


544  H.   G.  VAN  DE  SAXDE  BAKHUYZEK. 

cas  5„  — ;;  (y  -\-  z^o  _y)  a'?'«  5q  sin  V 


cos  (^0  -|-  A  ^)  — ^J  (//  +  A//)  ^w/-  (^„  +  A  S)  siu  V 

La  différence  des  deux  derniers  termes  de  a,  étant  une  quantité  de  troi- 
sième ordre,  peut  être  négligée. 

En  développant  eus  [Iq  -|-  A  §)  et  siu  (^„  -|-  A  §)  on  peut  négliger  dans 
le  deuxième  membre  les  termes  avec  ^-^si/rV,  (A_y — A//o),v/?/,  1'  et 
>j  à.'h  sin'^  V  ;  Féquation  précédente  se  réduit  alors  à: 


x-\-  \x 


cos  ^„  —  p{.'J  ~\~  -^0  //)  "^'^^  ^0  '^''^^  l  '  —  *'''^''  ^0  '^  ^  *''^^  1  ' 

On  en  déduit  aisément  Féquation  suivante  : 

A 0  X  —  A  ./•  =  X  fff'^Q  A  5  shi  V  -{-  j) x//  fg~  ^,)  A  ^  s'iii '-  \  ' 

Quand  §„  n'est  pas  trop  fort,  on  peut  négliger  le  dernier  terme,  et 
l'équation  se  réduit  à  : 

Ao  ^  —  A  ;r  =  X  tg^^  \1)  sin  V 

Cette  équation  conduit  immédiatement  au  résultat  suivant;  la  va- 
riation de  a  a  la  même  valeur,  soit  qu'on  augmente  la  déclinaison  du 
centre  d'une  quantité  A^,  soit  qu'on  augmente  la  correction  de  .r  d'une 
quantité  xtg^  X^ siu  i '. 

Nous  pouvons  appliquer  cette  relation  aux  formules  de  réduction 
de  la  réfraction,  d'une  part  de  M.  Jaooby,  d'autre  part  de  M.  Baillaud, 
de  M.  Kapteyx  et  de  moi  qui,  en  se  bornant  aux  termes  du  premier 
ordre,  sont  identiques. 

M.  Jacïoby  prend,  comme  déclinaison  du  centre,  la  valeur  ^^  non 
corrigée  de  la  réfraction,  dans  les  autres  formules  la  déclinaison  est  cor- 
rigée de  la  refraction  et  égale  à  ^q  -|-  A^.  La  distance  zénitale  étant  z 
et  l'angle  parallactique  p,  on  trouve  : 

A  ^  =  —  ktgz  cosp, 
donc  : 

ù^qX  —  A it" ^       kigz cosp tg Sq  *'"''^  1  ' •<' • 


QUELQUES  REMAKQUKS  SUR  LA  REDUCTION,  ETC.  545 

Quand  on  substitue  dans  les  formules  de  M.  Jacoby,  pag.  4',  les  va- 
leurs [j,  ~  et  ^,)  on  trouve 

A„  .r^=k\l-\-  sin^j)  fg"^  z  —  tg  z  cosp  tg  §„  |  x  ~\-  h    tg^  z  slnp  co,<ij)  — 
—  ,mlptgztgl^^  \i/; 

en  faisant  les  mêmes  substitutions  dans  les  formules  de  M.  Baillattd, 
de  M.  Kapteyx  et  de  moi,  on  trouve: 

A  X  =  /•    1  -f-  s>i?"p  fg'~  z  [  X  -|-  k  I  ig'^  z  slv p  cosp  —  sii/,p  ig  z  Ig  ^„  |  //. 

La  différence  de  ces  deux  corrections  est  identique  à  celle  que  Ton  a 
déduite  de  A§. 

M.  Jacoby  a  appliqué  ses  formules  ri  la  réduction  d'un  cliclu'  qui 
avait  été  mesuré  et  réduit  auparavant  par  M.  Henry.  Il  a  trouvé  entre 
les  deux  séries  des  a  de  petites  différences  systématiques  que  Ton  a  at- 
tribué à  tort  à  la  difll'érence  des  méthodes  de  réduction. 

Quand  M.  Jacoby  se  serait  servi  dans  la  réduction  du  cliché,  de  la 
déclinaison  du  centre  non  corrigée  de  la  rc-fraction,  ce  qui  n'est  pas  cer- 
tain, les  a  réduits  d'après  les  deux  méthodes  devraient  être  identiques.  Et 
même  dans  le  cas  oii  M.  Jacoby  se  serait  sei'vi  d'une  autre  déclinaison, 
cette  circonstance  ne  pouvait  avoir  aucune  influence  sur  les  résultats  finals, 
puisque  M.  Jacoby  et  M.  Henry  ont  corrigé  les  positions  des  étoiles 
au  moyen  des  mêmes  étoiles  de  repère,  en  admettant  pour  les  x  et  les  1/ 
des  corrections  de  la  forme  ax-\-  h  ij  -\- c ,  ce  qui  fait  disparaître  entiè- 
rement une  différence  quelconque  dans  la  valeur  de  la  déclinaison  du 
centre.  Les  petites  différences  des  deux  séries  sont  donc  probablement 
causées  par  des  erreurs  de  calcul. 

En  second  lien  nous  comparerons  les  formules  de  réduction  pour 
Taberration  annuelle  de  M.  Kapteyn  et  de  moi.  J'ai  adopté  ^^  égal  à  la 
tléclinaison  ap])arente  corrigée  de  Teffet  de  la  réfraction  ;  M.  Kapteyn 
s'est  servi  de  la  déclinaison  §„  -|-  \l ,  corrigée  de  l'effet  de  la  réfraction 
et  de  Taberration. 

D'après  les  notations  du  Berl.  Jahrbuch  on  trouve: 

A  ^  =  —  C{lg  s  cas  ^^  —  s'ni,  x  ,s'n/  ^„)  —  I)  cas  x sm  ^„  , 
donc  : 

ARCHIVES    NKEllLANDAISES.    SKKIH    II     TOME    V.  35 


540  H.  f4.  VAN  DE  SANDE  BAKHUYZEX. 

A„  iv  —  à.x^\  Cshi.  a,  ftin  ^,)  ig  'h^^  —  C  Ig  e  .vv.  ^^^  — 
—  J)  cos  a,  sin  t^  ig  §„  [  œ  sin  1  ' 

En  substituant  dans  les  formules  de  M,  Kapïeyx  et  de  moi,  au  lieu 
des  (|uantit(vs  auxiliaires,  les  valeurs  de  C  et  de  D  on  trouve, 
d'après  la  formule  de  M.  Kapteyn  : 

A  X  =  j  C  fiiit  ûi  co.s  o„  -|-  C  ig  £  sin  S„  —  D  co.s  ot  co,s  S„  |  -sv'//  1'  ./■  — 
—  I  Ccoa  a  ig  S„  -j"  Dslv  x  ig  ^|,  |  fi'iv  1  '  //, 

d'après  ma  formule: 

A,i  x  =  I  Csïu  a,  -s'ec  ^„  —  /)  cos  a,  nec  S,,  |  sin.  \'x  —    Ceos  x  ii/  S,,  -|- 
-{-  n  sin  X  ig  ^„    s///  V // 

La  différence  de  ces  deux  corrections  est  égale  à  celle  (pui  nous  avions 
tro  u vée  p  récéderamen  t . 

Je  me  permets  d'ajouter  quelques  remarques  ù  propos  des  réductions 
des  clichés.  Dans  les  formules  de  réduction,  les  coordonnées  sont 
déterminées  par  l'apport  :\  un  système  d'axes  rectangulaires,  passant 
par  le  centre  de  la  plaque;  une  de  ces  axes  est  la  projection  du  cercle 
horaire  apparent.  En  corrigeant  les  coordonnées  de  la  rc'fraction  et  de 
l'aberration  annuelle,  la  direction  de  l'axe  des  //  ne  coïncide  plus  avec 
le  nouveau  cercle  horaire,  et  on  simplifiera  certainement  les  formules  de 
réduction,  en  donnant  à  ces  axes  une  petite  rotation  afin  de  rétablir  cette 
coïncidence. 

La  valeur  de  cette  rolation  causée  par  la  réfraction  est  égale  à: 

kigziglship, 

la  dirt'érence  entre  le  parallèle  apparent  et  le  parallèle  vrai. 
La  rotation  causée  par  l'aberration  annuelle  est  égale  à  : 

Ccos  xig"^  -\-  I)  shi  x.ig1. 

La  nutation  et  la  précession  n'ont  sur  les  positions  des  étoiles  d'autre 
ett'et  qu'une  rotation  des  axes.  Afin  de  ramener  ces  axes  à  la  position 
moyenne,  j)Our  la  même  époque  et  corrigée  (h'  la  initation,  il  faut  don- 
ner une  rotation  de  : 


QUELQUES  REiVrAUQUES  SUR  EA  REDUCTION,   K'I'C.  547 

du  £  n//.  >j;  A  A  -j-  cas  x  ^s 
cos^ 

,sij/  f  A  A  =  6."80  sin  n  ,     A  f  =  9. "22  cas  Xi 

La  rotation  des  axes  causée  parla  précessioii,  eu  passant  d'nne  rpoijne 
7'  à  nne  épo(|ue  T ~\-  l  est  égale  à: 

sin  a, 
—  nt ^. 

COSÛ 

La  somme  de  toutes  ces  rotations  est  : 

\  R  = ( —  vt'-\-JJ  siu  S — sIj/  £  A  a)  fti/i  x-\-{C-shi  5 — A  f )  co^s  a,-\- 

-\-  Ictg  z  sin  ^  siv ^J  \ 

En  mesurant  les  x  et  les  ij  des  étoiles  par  rapport  à  des  axes  qui  font 
avec  le  cercle  horaire  et  le  parallèle  apparent  uue  angle  A  R,  on  simpli- 
lie  les  correctious_,  et  l'on  obtient  immédiatement  les  positions  moyeniies 
pour  uue  époque  déterminée.  Dans  ce  cas  les  corrections  pour  la  réfrac- 
tion et  l'aberration  sont  : 

A  .^^  =  i  /;  (  1  -f-  ^'''>'  '^P  ^0"  ^)  H"  Cshi.  X  cas  ^  -\-  Cfg  s  sin  ^  — 

—  D  cas  X  cas  "h  [  x  siu  V  -\-  Ictg-  z  sinp  cospy  sin  1  ' 

A  y  =  ]  /^;  (  1  -[-  cos'^- p  fg-  z)  -{-  C  siu  x  eos  ^  -^  C  fg  s  si//  §  — 

—  /)  cas  X  cas  ^  (  //  siu  1'  -j-  /•  fg"  z  siup  cosp  x  stu  V 

Une  variation  A  §  de  la  déclinaison  du  centre  ayaut  sur  les  ascensi- 
ons droites  calculées  la  même  inliuence  qu'une  variation  de  ./■  égale  à 
xlg^  \^sij/ 1',  ou  peut  simplifier  la  correction  A./-  et  la  réduire  à: 

A  X  =  /•  Ig'^  z  siup  cosp  /j  siu  1  '. 

en  augmentant  en  même  temps  la  valeur  île  ^,  corrigée  de  la  réfraction 
et  de  Taberratiou,  d'une  quantité: 

A  ^  =  -  —  ^  /•  (  1  -\-siu  -p  fg-  z)  -\-  C  siu  x.  eus  ^  -\-  (!  tg  f  siu  ^  —  /)  cas  x  cas  § 

Cette  sinq)lilication  peut  sei-vir  seulement  (juand  fgl  nest  pas  trop 
petite. 

35* 


548      H.   a.  VAN  DE  SANDE  BAKHUYZEN.    QUELQUES  REMARQUES,  ETC. 

On  peut  même  retenir,  sans  correction  aucune,  les  valeurs  mesurées 
des  X,  en  donnant  aux  axes  encore  une  petite  rotation  : 

—  htg^  z  sinp  cos  p, 

qui  augmente  la  correction  A//  d'une  petite  quantité: 

k  Uj^  z  sinp  '108 p  y  siii  1  ' . 

Eiésumons  :  dans  le  cas  que  Torientation  de  la  plaque  et  Tascension 
droite  et  la  déclinaison  de  l'origine  des  coordonnées  sont  exactement 
connus,  il  faut  : 

1°  mesurer  les  x  et  les  //  par  rapport  à  des  axes  qui  font  avec  le  cercle 
horaire  et  le  parallèle  ajjparent  un  angle  : 

\  B= r  )  ( —  j/f-\-D  sin  ^  —  sin  f  A  A)  sin  a,  -|-  ( C -s///  S  —  A  f  )  co.<i x\-\- 

-\-  kiy  z  sinp  {si)/  ^  —  /(/z  cosp) , 

E''  corriger  les  y  d'une  quantité: 

A  y  =    /î;  (1  4"  cos'^p  tg^z)-\-  Csin  ot,  cos  5  -|-  C  Uj  s  sin  S  — 
—  D  cos  oi  cos  §    ij  sin  V  -{-  kfg-  z  sin  %p  x  sin,  1  '  , 

-3°  déduire  des  x  non  corrigés  et  des  jj  corrigés  les  ascensions  droites 
et  les  déclinaison,  en  se  servant  des  formides  connues  et  en  introdui- 
sant dans  la  formule  pour  l'ascension  droite,  au  lieu  de  la  déclinaison 
â  du  centre  corrigée  de  l'aberration  et  de  la  réfraction,  la  valeur  : 

1  -j r    /^  (  1  -f-  sin'^p  lg'^z)-\-C sin  ot,  cos  ^  -\-  Ctg  s  sin  ^  —  I)  cos  y.  cos  §  | 

Dans  le  cas  où  l'orientation  de  la  plaque  et  lu  position  du  centre  ne 
sont  pas  exactement  connues,  ce  qui  est  le  cas  général,  il  faut  d'abord, 
d'après  les  formules  indiquées  sous  3°  déduire  les  valeurs  des  x  et  des  // 
des  étoiles  de  repère  de  leurs  ascensions  droites  et  de  leurs  déclinaisons, 
corriger  ensuite  les^  d'après  la  formule  2°,  et  puis  déterminer  les  erreurs 
de  l'orientation  et  de  la  position  du  centre  de  la  comparaison  des  x  et 
des  //  mesurés  et  calculés. 


K  I ,  !•:  In  T  1 1  (>  I  »  V  N  A  M  1  S  (  1 1 1  1<:    K  L  E  INI  E  N  T  A  U  G  E  S  K  T  Z  I-: 


E.    WIECHERT. 


I.  Grundlagen  der  Théorie. 

1.  Vorwort.  Die  iieuere,  sicli  auf  Maxwell  stiitzende  Elektrodyna- 
iiiik  ist  durcli  Untersclieidmig  zwischeii  Aether  und  Materie  im  Iiuieni 
der  siiiiilicli  waliniehmbaren  Kdrper  in  so  weitein  Maasse  zu  deu  Ansich- 
leu  der  iilteren  Scliule  zurilckgekehrt,  dass  der  einstige  Gegeiisatz  iiiclit 
mehi'  bestelit.  Die  „elektrischen  Theilcliejt''  der  alteu  Tlieorieii  siiid 
wiederam  zu  Recht  gelangt;  wir  liaben  aber  gelernt^  die  Venuittlung 
ihrer  Wecliselwirkougen  durch  das  Zwischenmedium  zu  verfolgeii.  So 
ist  das  grosse  Problem  geliist^  welches  vor  Maxwell  zwar  vielfach 
formulirt  wurde,  aber  allen  Bemiihungen  widerstaud;  und  Maxwetj/s 
Beitrag  erscheint  niclit  mehr  als  ein  Umsturz^  sondern  als  ein  Fort- 
schritt  ira  natiirlichen  Gange  der  Entwicklung. 

H.  A.  LoRKXTZ  war  der  erste,  der  den  Unterschied  zwischen  Aetlier 
und  Materie  in  der  MAXWELL'sclien  Théorie  mit  Erfolg  verwerthete, 
und  er  machte  dabei  von  vorne  herein  auf  die  Annidierung  an  die  iilte- 
ren Theorieu  aufnierksam,  welche  sich  dann  einstellt.  In  der  Uberzeu- 
gung,  dass  liierauf  im  Interesse  unserer  Wissenschaft  niclit  genug 
Gewicht  gelegt  werdeu  kann^  weiss  ich  lieute^  wo  es  sicli  uni  eine  Khriing 
dièses  Physikers  handelt^  kein  ])assenderes  Tenia  /,u  wiihlen,  als  eines^ 
welches  fiir  den  Zusamuieuschluss  der  alten  und  neuen  Theorieu  einen 
weiteren  Baustein  zu  bringen  sucht. 

In  den  Bezeichnungen  schliesse  ich  niich  au  meinen  Beitrag  zur 
Eestschrift  lur  die  Eeier  der  Entlmlluno-  des  GAUss-WEBEii-Denkmals 


550  K.   WIECHERÏ. 

zu  Gottiiigeii,    I.S99  'j;  ;iuf  dieseu  verweise  ich  auch  fiir  luihere  Aus- 
fulirungen. 

2.  Die  Namen  „Ael/ier'''  uud  „Matené''  gebrauclie  icli  in  ganz  iilni- 
liclieu  Sinne  M'ie  H.  A.  Lorbnïz.  Da  ich  ùberdies  schon  inelirfacli 
Gelegeuheit  genuinineu  liabe^  inicli  iiber  dieseii  Puiikt  auszusprechen,  so 
werdeu  liier  wenige  Worte  geniigeii. 

Das  optisclie  Verhalteu  stromender  Plùssigkeiten  uud  ahuliclie  Erscbei- 
uiuigeu  zeigen,  dass  die  siunlich  wahrnehmbare  Materie  bei  ihren  Bewe- 
gungen  selbst  im  Innern  die  Lichtwellen  nicht  mit  sich  forttragt;  aucli 
die  Aberration  des  Lichtes  fûhrt,  wie  H.  A.  Lorkntz  gezeigt  hat^  zu 
demselben  Schlusse.  Indem  wir  das  Licht  nach  Maxwell  als  eiueu 
elektrodynauiischeu  Vorgaug  auffassen^  siud  wir  gezwungeu,  im  luiieru 
der  Materie  nocb  eineu  Trager  der  elektrodyuainischeu  Erscheinuugeu 
auzuuehmeUj  der  sich  au  deu  sinuh'ch  wahriiehmbareu  Beweguugeu 
nicht  betheiligt.  U)ii  dièse  Tkatsache  hequem  im  Worte  zu  Meiclen^  unter- 
scheiden  wir zwischen  Aether  und  Materie.  Sj:)ekulatiouen  liber  ihr  gegeu- 
seitiger  Yerhilltuiss  siud  fur  die  ummittelbareu  Zwecke  der  Elektro- 
dynamik  nicht  uothM^endig;  so  krinuen  wir  es  zum  Beispiel  dahiugestellt 
sein  hisseu^  ob  es  sich  uni  verschiedene  Stotie,  oder  um  deuselben  StolT 
in  verschiedeueu  Zustiindeu  haudelt.  Beideu,  Materie  und  Aether  siud 
uns  Bilder,  die  wir  vou  unserem^  menschlichen  Standpunkt  in  der  Natur 
sehen;  dem  weitereu  Eortschritt  der  Wissenschaft  bleibt  iiberlasseu^  zu 
eutscheiden,  was  ihuen  in  Wirklichkeit  entspricht. 

Wîihrend  die  Materie  uns  in  manuigfachsten  A'^ariationeu  der  Art,, 
der  Anhiiufung  und  der  Bewegung  eutgegentritt,  geniigt  fiir  die  Dar- 
stellung  unserer  Erfahrungen  die  Annahme,  dass  der  Aether  die  gaiize 
nus  zugangliche  Welt  chue  uierkliche  Lûckeu  uud  ohue  merkliche 
Beweguugeu  iiberall  mit  deuselben  ausserst  eiufachcu  Eigeuschafteu 
erfiillt.  Dièses  gilt  auch  vou  dein  Bereiche^  deu  die  Materie  beausprucht, 
sodass  sie  gauz  vou  dem  Aether  durchtrankt  erscheint^  ohue  ihn  merk- 
lich  zu  verdriingen. 

Zur  Keunzeichuung  der  elcktrodyuamischeu  Eigeuschafteu  des  Aethers 
geniigt  eine  einzige  Konstaute^  die  Lichtgeschwiudigkeit  K  bei  Abwe- 


')  Bei  Ti;iJi!Ni;iî,  Leipzig'. 


KLKKTIÎODYNAMISCHE  ELKMEN'l'AliGKSICr/.K.  55  1 

seiilieit  cler  Materie.  Zur  Besclireiliiiug  der  elektrodvnainisclien  Vorgaiige 
iniisseïi  gericlitete  Grossen^  Vektoreu^  verweiidet  werdeu. 

'S.  Wir  wollen  von  der  Opflk  im  freien  Aetlier  ausgeheii.  Vi'w  sie 
koiiueu  Vektoren  selir  verscliiedenei'  ])liysikalisclier  Bedeutuiig  in  Be- 
irachti  gezogen  werden.  Ist  K  ein  solcher  Vektor,  dann  darf  als  Scliwin- 
gungsgleichung  fiir  eine  Komponente  K^  parallel  der  beliebigenRichtung 
V  antïenomnieu  werden: 


Dabei  gilt  die  folgende  Bedingung  als  Ausdruck  der  ïransversalitat 
der  Schwingungeu  nnd  der  Anualinie^  dass  ancli  der  Fall  der  Erregnngs- 
losigkeit  nioglich  ist: 

ox         01/  dz 

Zn  jedeni,  lieransgegridenen  Vektor  K  liisst  sicli  ein  gewisser  zweiter 
H  zuordnen,  der  mit  ihm  in  reciproker  Bezieliuug  stelit.  Wir  erhalten  H 
dnrcli  die  DeHnitionsgleicliujigeii 

(3)  ;^  =  ^r^_^^ 


ex  à//  dz 

Sie  ergeben  mittels  (1)  nnd  (£)  als  Analogon  zu  (3): 

[     'dl  \^>/    '       dz  } 

(5)  U^__rr^_^ 


552 

E.   WIECHERT. 

111  ul  al  s 

Anal 

iogoii  zu 

(1): 

(6) 

-  = 

-r?; 

+ 

Das  Eormelsystem  (2),  (3)^  (4),  (5)  als  Ersatz  fiii"  (1)  uiul  (2)  beziig- 
licli  (4)  und  (6)  wurde  von  Hertz  1884  ans  der  MAXWELi/sclieii  Tlieorie 
herausgelost. 

Flir  die  Elekti'odynamik  komint  iiocli  eiu  drittes  System  iu  Betracht, 
welches  in  vielen  Ealleu  vortheilhafter  ist  als  das  zweite  und  sicli  enger 
an  Maxwell  anschliesst.  In  ihm  wird  das  Vektor-Poteutial  eines  der 
Yektoren  K  und  H  benutzt.  Wir  wollen  H  auswahlen  und  das  Potential 
mit  r  bezeichnen^  dann  ist  zu  setzen: 


à,,  J 


])amit  wird   V  nocli  nicht  bestimmt;  vor  alleni  kommt  in   Betraclit^ 
dass  der  Werth  von 

^X  (^//  (^Z 

willknrlich  bleibt;  eiue  passende  Verfiigung  behalten  wii-  uns  vor. 
Der  Ansatz  (7)  erfûllt  (1)  und  ergiebt  wegen  (Sj: 


'^'^z'^t  \du  dz  J 


nebst  2  alinlichen  Gleichungen.  Das  ganze  System  zeigt,  dass  /'K  sicli 
von  dem  Vektor  ( — fT./fV,  — ^Tijà/.^  — «^rr/f*/)  nur  uin  einen  Vektor- 
antheil  unterscheiden  kann,  der  ein  skalares  Poteniial  besitzt.  Bezeicli- 
nen  wir  dièses  mit  (p,  so  ist  zu  setzen  : 

wobei  V  eine  beliebige  Richtung  bedeutet  Hievinit  ist  nun  aïK^li  das 
System  (3)  erfiillt.  Er  bleiben  uns  noch  (2)  und  (5).  (2)  ergiebt: 


ELEKTRODYN  A  MISCIIE  ELEMKNTARGESETZK.  553 

0. 


Mittels  (5)  folgt  fur  eiue  beliebige  Richtung  v: 

V(>2t.  t-  ^^2  "^  (^^2  y»      ^  ^„^^^  -^'^  ^  ,^^  '^  dy  ^  ^Z  JJ 

Uber  die  Unbestimmtlieit  in  F  verfiigeiid  setzen  wir  nun: 


Daim  folgt  als  Ersatz  fiir  (2.)  uiid  (5): 


c>2j)  /(^20  ^2^  f>2j)^ 

(9),  (10),  (11)  in  Verbindung  mit  (7)  und  (8)  stellen  das  augekiin- 
digte  Maxwell^^c,^/;?  Gleïclmmjssystew,  dar.  Wie  wir  erkennen,  ist  es 
nicht  symraetrisch. 

Das  scheint  zuniichst  ein  Naclitheil  (der  iibrigens  leicht  beseitigt  wer- 
den  kthmte),  ist  es  aber  in  Wirklichkcii  nicht,  denn  bei  der  Einordnnng 
der  Théorie  der  Optik  in  die  Théorie  der  Elektrodynamik  kommen  wir 
so  in  die  Lage,  uns  genau  der  erfahrnngsgemiiss  bestehenden  Unsym- 
nietrie  der  eh;ktrischen  und  magnetischen  Erscheinungen  anzupassen. 

Maxwell  benutzte  nicht  die  vereinfachende  Beziehung  (9).  Ihiii 
war  namlich  Y  nicht  wie  uns  eine  blosse  matliematische  Hiilfsgnisse, 
sondern  eine  Eunktion  des  Zustandes  von  besonderer  Bedeutuug,  und 
so  mnsste  er  den  Wertli  von 

^x  "^  ^y    ^    ^^  ' 

obgleich  „not  rehited  to  any  physical  phenomenon",  unbestiiiunt  hissen, 
In    eiuer    iuteressanten    in     Artikel     12    citirteu    Arbeit  von  Levi. 


554  K.  WIKC'HKRT. 

('iviTA  (1897)  ergab  sicli  (9)  als  l'olgeruiig  ans  hypothelischeu  Aiinah- 
men  fiber  >^  uncl  T. 

4.  Elekirische  Ladung.  Nacli  Maxwell's  Théorie  lasseii  sich  die 
elektrisclie  uncl  die  maguetische  Erregung  im  freien  Aetlier  duvch  eiiies 
der  Vektorenpaare  K  uud  H  der  Optik  darstelleu.  Da  wir  die  selben 
berùlirte  Uiisyinmetrie  beriicksichtigen  mùssen,  îst  in  unsereni  ï^alle  die 
„elektrisc/te  Kraff'''  mit  K,  die  „magnetisclte  KrafV  mit  H  x;ubezeiclinen. 

Fiir  eineu  Baum^  in  dem  die  Gleicbungen  (:î)  und  (4)  ûberall  erfiillt 
sind,  ergeben  sich  fiir  jede  geschlosseue  Plache  die  Satze  : 


ÇO  ro 


0. 


th  bedeutet  ein  Oberflachenelement,  v  die  Normale  ;  der  Index  °  soll 
daran  erinneren^  dass  es  sich  um  eine  geschlossene  Fliiche  handelt.  LiegI 
die  Eliiche  zwar  selbst  im  freien  Aether^  umschliesst  sie  aber  Materie, 
so  werden  (2)  und  (4<)  unbrauchbar^  und  es  lasst  sich  mittels  (3)  und 
(5)  nur  folgern,  dass  die  Flachenintegrale  von  der  Zeit  unabliilngig 
sind;  (2)  und  (4)  ergeben  daun  zugleich,  dass  aile  l'Uichen,  Avelche  die- 
selbe  Materie  umschliessen  auch  diesel  ben  Wertlie  der  Intégrale  liaben 
miissen.  Die  Erfahrung  lehrt,  dass  nur  fiir  die  elektrisclie  Erregung 
niclit  aber  fiir  die  maguetische.  von  0  verschiedene  Werthe  auftrcten 
konnen. 

Wir  setzen  denigemiiss  : 

ÇO  ÇO 

j   d'xK,  =  4<7re,  j   (hV^.  =  U. 

Die  Grosse  e,  welche  auf  die  nach  aussen  weisende  Normale  bezogen 
werden  soll^  hangt  daun  alleiu  von  der  eingeschlossenen  Materie  ab, 
uicht  von  der  besonderen  Gestalt  der  umschliessenden  Eliiche.  Sie  heisst 
die  „Gesammtme)i(je  der  in  der  Materie  eiithaUeneu  FAeklrïcUdl ^ 

Kommen  ii  Korper  in  zeitweilige  Beriihrung,  so  zeigen  sie  erfahrungs- 
gemiiss  oftmals  nachher  audere  Ladungen  als  vorher.  Nach  unsereu 
eben  abgeleiteten  Satzen  muss  dabei  die  Summe  der  Ladungen  die  Be- 
riihrung  iiberdauern^  der  eine  Korper  muss  also  gerade  so  viel  gewon- 
nen  liabeu,  als  der  andere  verloren  hat.  Der  Satz  von  der  Erhaltung 
der  Elektricitat  erscheint  hiernach  als  Eolgerung  aus  (5). 

Ans  der  Elektrolyse  ist  zu  schliesseu^  dass  die  elektrisclie  Ladung  an 
der  inolekularen  Struktur  der  Materie  Antheil  hat,,  indem  die  einzelnen 


KLKKTRODYNAMISCHK   l'ILKiAI  KN'l'AlUi  KSET/K.  555 

xVtome,  oder  Atomgruppen  imr  eiue  gaîiz  bestimmte  posilive  oder  néga- 
tive Laduiig  oder  eiu  ganzziihliges  Vielfaclies  von  diescr  auiielimen 
konnen. 

5.  IFas  hedeutet  nuii  eine  Verànderung  der  Ladimg?  Bis  vor  Kurzem 
bot  dièse  Prage  fiir  die  Elektrodynamik  besondere  Schvvierigkeiten.  H. 
A.  LoRENTZ  sclirieb  1895  ')  :  „Tst  somit  die  Annahine  dièses  Ueber- 
ganges  oder  Austausches  der  lonenladungen  —  eiues  freilich  iioch  sehr 
dimklen  Vorganges  —  die  unerlassliche  Erganznng  jeder  Théorie,  welche 
eiue  Forttuhrimg  der  Elektricitiit  durch  lonen  voraussetzt,  so  besteht 
ein  aulialteuder  elektrischer  Strom  auch  nie  in  ciner  Konvektion  alleiu, .  .  . 
Hr.  GiESE  ist  der  Meinung,  dass  in  deu  Metallen  eine  wirkliche  Kon- 
vektion gar  uicht  ira  Spiele  sei.  Da  es  aber  nicht  moglich  scheint,  das 
^Ueberspringen"  der  Ladungen  in  die  Théorie  aufznnehmen,  so  wolle 
nian  eutschuldigen,  dass  ich  meinerseits  von  einem  solchen  Vorgange 
ganziich  absehe  und  mir  einen  Strom  in  einem  Metalklraht  einfach  als 
eine  Bewegnng  geladener  Theilchen  denke."  Ganz  ahnlich  musste  ich 
micli  in  meinen  theoretischen  Arbeiten  liber  die  Elektrodynamik  ver- 
halten.  Befriedigend  erscheint  nur  ein  Ausveg,  auf  dcn  unter  Anderen 
Helmholïz  18bl  in  einem  Earaday  zu  Ehren  gehaltenen  Vortrag  hin- 
wies  :  Wir  miisseii  die  Elektrïcitdt  ganz  so  kdrperlic/i  amffaissen  tôle  die 
Malerie,  dass  Iieissf  wir  niiisseu  auch  llir  bestirande itniX'rdnderlicJœ  AtoMe 
zuschreiben. 

Als  „iniponderahel"  iin  Sinne  der  iilteren  Anschauuugeu  diirfen  wir 
die  elektrischen  Atome  freilich  nicht  ansehen,  denn  als  Folge  der  mit 
der  Bewegnng  im  Aether  verbundenen  elektrodynamischen  Yorgange 
ergiebt  sich  eine  kliiefische  Energie,  also  Masse  im  Sinne  der  Mechanik. 
Bedenken  wir  noch  den  Antheil,  welchen  die  elektrischen  Theilchen  an 
dem  Auf  ban  der  sinnlich  wahrnehmljaren  Mate  rie  nehmeu,  so  erscheineu 
sie  als  dièse  selbst.  „Es  bietet  sich  so  die  lockende  Aussicht,  Materie 
und  Elektricitiit  unter  einem  hoheren  Gesichtspuukt  zu  vereinigen/' 
Als  ich  dièses  in  einer  1894  veroffentlichen  Skizze  einer  Théorie  der 
Elektrodynamik  schrieb,  musste  der  rein  hypothetische  Charakter  scharf 
hervorgehoben  werdeu.  Noch  im  Eriihjahr  1896  vermochte  ich  bei  der 
ausfiihrlicheren  Darstellung  der  Théorie  als  Greuzen  fiir  das  Atomge- 
wicht  der  besonderen  elektrischen  Atome,  welche  bei  dem  Wechsel  der 


')  Versuch   einer   Théorie  der  elektrischen  und  optischen  Ersclieinungen  in 
hewegten  Kcirpern,  Leiden  1895,  p.  6  und  7. 


556  E.  WIECHERT. 

rnolekulareii  Laduiigen  ausgetausclit.  werdeu,  nur  die  reclit  weit  auseiii- 
aiider  liegendeii  Zahlen  10  ~'  uiid  1  aiizugeben.  Seit  jener  Zeit  abev 
ergab  sicli  schnell  grossere  Sicherlieit.  Es  kam  im  selbeu  Jahre  die  Ent- 
deckung  Zeeman's  nnd  ihre  Erklarung  durch  H.  A.  Lokentz,  welclie 
die  Yermutliuug  nahelegt,  dass  das  Atomgewicht  der  besouderen  elektri- 
sclien  Atome  etwa  1/1000  ist.  Mich  selbst  fûhrteB  im  Winter  Uiiter- 
suchuiigeii  liber  die  Kathodensirahlen  zu  der  Eolgerimg^  dass  dièse  aus 
den  besonderen  elektrisclien  Atomen  besteheii,  imd  das  ihr  Atomgewiclit 
etwa  1/î^OOO  —  1/4000  betriïgt. 

Es  ist  wohi  bekannt^  eiiie  wie  grosse  Zabi  von  Arbeiten  spater  erschie- 
nen  ist,  welche  dièse  Eesultate  befestigen  und  iiacb  vieleu  Seiten  hin 
erganzen.  Die  Zahlwerthe  fïir  die  beideu  Phiinomeue  wurden  genauer 
bestimmt  uud  kamen  dabei  einander  uiiber. 

fi.  EleJctronentheorie  der  Mektrodynamik.  Easseii  wir  alleii  zasam- 
meii,  so  kaun  nuu  mit  grosser  Zuversiclit  Folgeudes  bebaviptet  wcrdeii: 

Die  Ladung  eines  jedeu  materielleu  Theïlcliens  ist  diesem  ein  fur  aile 
Mal  eigeuthiiw.lich,  dndert  sich  also  niemals. 

Um  den  eigentlichen  Sinn  der  Hypothèse  recht  scharf  zu  erfassen, 
mnss  man  sich  erinnern,  dass  wir  in  der  „Menge  der  Elektricitiit'^  ein 
Maass  fiir  die  elektrodynamischeA^erkettung  mit  dem  Aether  erkamiten. 
Es  tritt  danu  sogleich  hervor,  dass  weiter  nichts  ausgesagt  wird^  aïs 
dass  die  elektrodynamische  Verkettuug  mit  dem  Aether,  so  weit  sie  sich 
in  der  „Menge  der  Elektricitiit"  messen  liisst,  jedem  materiellen  Theil- 
chen  ein  fiir  aile  Mal  eigenthiimlich  ist. 

Ein  elektrischer  Leitungsstrom  ist  hiernach  stets  zugleicli  als  Strom 
materiellcr  Theile  aufzufasseu.  Eiir  die  elektrolytische  Leitnng  wurde 
dièses  seit  hmgem  anerkannt.  Neu  ist  nur,  dass  wir  auch  fiir  die  metal- 
lische  Leitung  etwas  ahnliches  annehmen  miissen.  Sollte  es  allein  be- 
sondere  négative  elektrische  Atome  geben  und  nicht  auch  positive 
Atome  ahnlicher  Art,  so  wilrde  die  Bewegung  nur  in  der  negativen 
Richtung  der  elektrischeu  Stromes  erfolgen. 

Wie  H.  A.  LoRKNTZ  zuerst  gezeigt  hat,  ist  es  moglich  die  eleldrodij- 
uamischen  Vorcjdnge  allein  als  Folge  von  Beiveg^tnfjen  eleldrisc/ier  Theil- 
clien  auzusehen.  Es  mag  wohl  sein,  dass  die  wirklichen  Erscheinungen 
damit  nicbt  ersehopft  werden,  wir  haben  aber  jedenfalls  bei  der  Aus- 
arbeitung  der  Tlieorie  vorliiufig  das  Recht,  dièse  vereinfachende  Voraus- 
setzuno-  zu  machen. 


ELEKTRODYNAMISCHE  ELEMENTAUGESETZE.  557 

DamÀi  kom.nien  wir  mm  zu  den  GrmidoorsfeUungen  der  alien.  Theorien 
znriick.  Das  ganze  Uvfersc/ded,  iM,  dass  wir  die  elektriscliev  Flussigkei- 
ien  nichf  niel/r  iiiipondc.rahd  soiideri/  maieriell  imffasseii.  Die  kleinstc. 
molekulare  Ladung  liât  von  Stoxey  (1874)  deu  Namen  „Elektroti'' 
erlialten.  J)a  wiv  sie  in  den  Mittelpunkt  nnserer  Théorie  stellen^  konnen 
wir  dièse  auch  die  „Elektronen-Theorie'''  der  Elektrodynamik  nennen. 

7.  Feldgleichmgeii .  Fur  den  freien  Aether  nahraen  wir  an  (Artikel  3)  : 


dx   "^   ^ij  ^   èz  '  c>,-  "^   djf  ~^   èz 

Fiir  matérielle  Sj^steme  ilndern  sicli  dièse  Gleiclmngen,  weil  wir  auf 
die  Elektronen  Eiicksicht  nehmen  miissen.  Docli  ist  es  niclit  ndtliig, 
noch  weitere  Hypothesen  zu  uiaclien,  denu  uusere  Aiuialune^  dass  der 
Aetlier  mit  gleiclien  Eigenscliaften  aucli  die  Matcrie  durchdriugt,  fidirt 
das  liingeschriebene  System  liber  in 

t>i{    ~     \  hj  dz  } 


df,  \  dx  ^1] 


558 

E.  WIECHERT, 

(14) 

c>K.,.          c>K,          c>K, 

dx     '     d?/    +    dz    ~^''^' 

(15) 

^H,        c^H,        c>H, 

dx    ^   d>j       '      dz 

wobei  y  (Uni  elektrisclieu  Strom,  %  die  elektri,sclie  Diclite  bczeiclmet, 
uncl  als  Folge  der  A'orsteliendeu  Gleicliuugeii 

ist.  Dièses  S/jsfem,  fassf  aile  uusere  Erfahrmujssàize  vher  die  eleklriscJte 
nnd  magnetische  Felderregung  zusam,m.en.  K^  H,  y,  ;/  stellen  iniierlialb 
der  Materie  Mittelwerthe  dm-,  wie  es  der  Aiinalime  der  molekulareii 
Koustitution  entspricht. 

y  sumniirt  eine  Reihe  verscliiedener  plijsikalischeii  Vorg-jinge  :  die 
„KonveJdioii\  den  „Lelln.ngsslTorii\  die  dielekfriscite  Polarisation''''  uud 
die  „Magnetis'iruug\ 

Das  Gleichungssystem  (12)  ))is  (10)  lehut  sich  an  Hertz  (und  Heavi- 
side)  an.  In  der  MAXWET.i/sclien  Darste.llungsweise  mit  der  Verein- 
fachuug  von  Levi-Civita  erhalteu  wir  fiir  die  Jiexeiclmungen  des  Ar- 
tikels  (3)  : 


d^       1  dr^ 


H 


^^«)  ^^=    ..     F  dr 


7/ 

Die   letzte   Gleichung    fonnulirt    den    Sa!/    \un    der   Erlialtung  der 
Elektricitat  ;  die  Beziehuug 


ELEKTRODYNAMISCllE  ELEMENTAllGESETZE.  559 

erschoiut  hier  als  Eolge  von  (19),  (20),  (21). 

Das  System  (17)  bis  (21)  ist  mit  dein  System  (12)  bis  (15)  ganz 
gleiclnverthig,  kaiiu  also  wie  dièses  als  ruiulamentalsystem  fiir  die  JAdd- 
erregiiugeii  genommen  werden. 

S.  Einwirhmff  des  Aethers  uicf  die  Materie.  Bisher  liabeii  wir  alleiii 
die  Erregung  des  Aethers  beaclitet,  sodass  die  Grundlagen  fiir  die 
Théorie  der  Elektrodyiiamik  iiocli  nicht  vollstandig  siiid.  Es  fehlt  die 
Eeststellung  der  Ein.wirkuiig  des  Aethers  auf  die  Materie.  H.  A.  Lorentz 
hat  als  der  erste  (1892)  gezeigt,  dass  dafiir  die  beideu  folgeiiden  Hypo- 
thèses geniigeu: 

Elu  elektrisches  Theilchen  der  Ladnng  e  erfdhrt  unabhdngig  von  seiner 
BeAoegnnij  wegeu  der  eleldrischen  Erregung  des  Aethers  ehie  niechainsche 
Kraft  K  von  der  Intensitàt  e  K. 

Elu  elektrisches  Theilchen  der  Ladnng  e^das  s'ich  mit  der  (leschwindig- 
keit  V  beivegt,  erfdhrt  wegen  der  magnetischeu  Erregung  des  Aethers  eine 
inechanische  Kraft  i.  v  und  _L  H  vou  der  Intensitàt  evWsin(^v,  H)/  V. 

9.  Schlusshemerkungen..  Der  Kreis  der  grundlegeiideu  Hyjiotheseii 
t'iir  eine  Théorie  der  Elektrodynamik  ist  nun  vollstiindig.  Es  sind  ilirer 
aiigesiclits  der  Eiille  der  umfassteu  Erscheinungen  iiur  sehr  wenige,  und 
aile  schliessen  sich  enge  au  die  Erfahrung,  oder  wiihlen  ans  dem  Miig- 
lichen  das  Einfachste  heraus:  die  Gesetze  der  Lichtbewegung  im  freien 
Aether,  Maxwell's  Annahme,  dass  dabei  maguetische  und  elektrische 
Erregungen  im  Spiel  kommeii,  die  Voraussetzung  einer  iiberall  voi'- 
haudeuen,  iiberall  ruheudeu,  iiberall  gleichbeschaU'enen  Triigers  diesei- 
Erregungen,  den  wir  „  Aether"  nenneii,  die  Vorstelhmg,  dass  die  Wech- 
selwirkungen  zwischen  Aether  und  Materie  sich  allein  an  elektrische 
Theilchen  und  ihre  Beweguiigen  kniipfen,  endlich  die  beiden  Gesetze 
des  vorigen  Artikels. 

Der  elektrodyuamischen  Energie  wurdc  bisher  noch  nicht  gedacht. 
Es  geschah  dièses  absichtlich,  uni  zu  zeigen,  dass  sie  bei  der  Eeststellung 
der  Grundvorstellungen  nicht  beriicksichtigt  zu  werden  braucht.  Weiin 
nian  nun  aber  das  Prinzip  der  Energie  anwendet,  so  ergiebt  sich,  dass 
dem  elektrodynainiscli  erregten  Aether  Energie  zugeschrieben  werden 
muss,  und  dass  man  den  Anforderungen  des  Prinzipes  am  einfachsten. 


560  E.  WIECHERT. 

mittels  der  MAXWELL'sclien  Energieformel  uud  der  PoYXTixG''scheii  Vor- 
stellung  der  Euergiestromung  geuiigt. 


II.  Elemextargesetze. 

]  0.  Formulirimg  des  Problems.  Charakteristisch  fur  die  entwickelte 
Tlieorie  ist  es,  dass  sie  eine  Eortpflanzung  der  elektrodjnamischen  Evre- 
gungeu  mit  der  Liclitgeschwiudigkeit  im  freieu  Aether  auniinint.  Es 
eutsteht  dalier  die  Vermutliung,  dass  es  moglich  sein  musse,  die  jeweilige 
Erreguug  an  irgend  einer  Stelle  als  Eolge  von  Vorgangen  darzustellen, 
die  in  jeder  Raumstelle  zu  so  weit  zurlickliegenden  Zeiten  stattfanden, 
als  jener  Ausbreitungsgeschwindigkeit  entspriclit.  Da  wir  ferner  an- 
nelimeu,  dass  aile  Aethererregungen  iliren  Urspruug  in  den  elektrischeu 
Theilclien  liaben,  so  werden  wir  weiter  vermutlien,  dass  es  aucli  mijglicli 
sein  musse  im  Sinne  der  alten  Theorien,  die  entscheidenden  Yorgilnge 
allein  anf  dièse  elektrischen  Theilclien  zu  beziehen. 

Aehuliche  Problème  sind  in  der  Elasticitatstheorie  sowie  in  der 
Uptik  schon  vielfach  behandelt  worden,  und  wir  kommen  leiclit  zu 
unserem  Ziel,  vrenn  wir  von  den  so  entwickelten  Methodeu  Gebraucli 
maclien.  Ich  will  im  Eolgenden  deu  Weg  geheu,  auf  welclien  von 
Beltrajh  das  HuYGEXs'sche  Prinzip  aualytisch  forniulirt  wurde. 

11.  JUemeutargeseùz  fur  lîaumde.meute.  Es  wtlre  nicht  zweckmiissig 
direkt  an  die  Gleichungen  fiir  K  luid  H  au  zu  kuiipfe]i,  weil  die  Treunuug 
beider  Yektoren  zu  uubequemen  Nebenbedinguugen  fùhrt.  Man  pHegt 
in  solclien  Ealleu  nach  dem  Vorgang  von  Clebsch  (1863)  passeude 
H  iilt'sgrosseu  eiu  zu  fùhreu,  lu  unserem  Falle  ist  das  in  T  und  ^  schon 
geschehen,  wir  werden  also  ohne  weiteres  das  Sjstem : 


/,ur  Bcstimmung  von  vp  und  T  verwerthen  konneu. 

Beltrami  ')  benutzt  folgeuden  mathematischen  Hûlt'ssatz  :  ist  U  eiiie 


')  R.  Accad.  (1.  Liiicei,  Rend.  IV  (2i),  p.  51,  1895,  eiae  deutsclie  Darstelliing 
g-iebt  W.   VoKJT,  (Jompeudiuin  d.  tlieoret.   Fliysik,  II.   Bd,  j).  TTC,,  Leipzig  IS'IC). 


ELEKTRODYX AMISCHE  ELEMENT AUGESETZE.  561 

Fuiikfion  tler  Koordinateu  x,  tj,  z  nnd  r,  so  gilt  fiir  eiuen  beliebigen 
l{aum])uukt  (0)  : 

wenn  unter  r  die  Entferuuiig  von  (0)  verstandeii  wird^  das  erste  Intégral 
sich  auf  eine  beliebige  den  Pimkt  (0)  umgebeude  Eliiclie^  das  zweite 
sich  auf  den  eingeschlosseuen  Eaura  bezieht".  ii  bedeutet  die  nacli  iiinen 
weisende  Normale.  Bei  der  Differeutiation  nach  ;•  liât  man  x,  ij,  z,  bei 
den  DiH'erentiationen  nacli  ;/,  x,  y,  z  dagegen  ;•  als  konstant  anznsehen. 
In  uusereni  Falle  denken  wir  uns  die  Elache  ins  Unendlicbe  geriickt 
und  nehmen  an,  dass  dann  das  ziigeliorige  Intégral  gleicli  0  gesetzt 
werden  darf.   Dann  bleibt  : 

Hierin  setzen  wir  ;■  =  (/„ — /)  V ,  wobei  /„  als  Konstante,  /  als  Yari- 
able  anfgefasst  \yird,  sodass  IJ  in  eine  Fnnktion  von  x,  y,  z  und  / 
iibergelit,  und  erlialten  : 

Wendcn  wii-  diesen  Satz  auf  ^  und  Tv  an,  so  ergiebt  sich  mittels 
dei-  DifPerentialgleichungen  (19)  nnd  (20)  sofovt: 

J     r        '  ""'o       y 

womit  Folgeudes  ausgesagt  ist:  Maji  erluilf  den  Werth  von  Cp  und 
Tv  fur  irgend  eine  Stelle  (0)  und,  Irgend  eine  Zeit  f^  durcit  Swmmation 
der  Aniheïle 

dcc  ,  dccYv 

~  X       und  —  — 

r  r   y 

ABCIITVES    NKERLANDAJSES,    SKUIE    Tt.    TOME    V.  36 


562  E.  wiECHEirr. 

fur  (Me  V ol'mnelem,enie  rkc.  Daheï  hedenfel  r  den  Ahsiand  des  Volum- 
elementes  von  (0)  %nd  sind  filr  %  heziigUch  yv  diejenrgen  W'erthe  zu 
wàhleu,  welclie  zu  einer  so  weit  zurucJdiegenden  Zeit  bestanden,  dass  eine 
damais  mit  der  Lichtgescliwind.Ujheit  ausgehende  Erregwig  gerade  zur 
Zeit  /„  in  (0)  eingetroffen  wàre.  Die  Potentialantlieile  der  einzelnen 
Vol%m.eleme.vfe  scheiven  sicJi  Jùervach  mU  TjicJdgfscIiwivdigkeit  auszu- 
hreiteii,. 

In  den  Gesetzen  (23)  nnd  (24)  nebst.  den  Formeln  (17),  (18)  zur  Be- 
stimraung  von  K  nnd  H  nnd  dem  Satze  von  der  Erhaltung  der  Elektri- 
citat  (21)  ist  uns  eine  neue  Barsfe.llung  der  FeldgleicJmngen  gegehen, 
welche  naclt  dem  Vorhild  der  alleu  Theorien  die  Nahwirhmgen  durcit 
Vernhrdfle  ersetzl. 

12.  Hislorisc/ie  Beii/erJcm/geii.  Die  Eormel  (19)  mit  dem  .sich  an- 
schliesseuden  Satze  (23),  der  hier  iinter  Benutzung  eines  BELTRAMi'scheu 
Hiilfssatzes  abgeleitet  wurde,  suchte  sclion  Efemann')  1858  fiir  die 
Elektrodynamik  zu  verwerthen.  Da  er  aber  nur  auf  die  elektrisclie 
Kraft  —  nicht  auch  auf  die  maguetische  —  Riicksiclit  ualim,  musste 
sein  Vorgehen  unfruchtbar  bleiben,  (28)  und  (24)  oder  entsprechende 
Satze  warden  dann  spiiter  von  Poincaré  ^)  (1891)  und  in  ausgedehn- 
testem  Maasse  von  H.  A.  Lokentz  ^)  (1892  und  1895)  verwerthet. 
Levi  Civita  '*)  zeigte  1897,  dass  man  zu  den  Hi<;Rr7>-HEAVisiDE'sc]ien 
Formeln  gelangt,  wenn  fiir  die  PlELMUOLTz'sche  Théorie  ahuliche  Eor- 
meln  wie  (23)  und  (21)  angenommen  werden. 

13.  Elemenlargeselz  fur  MeJdroneii .  Es  bleibt  uns  nun  noch  ein 
letzter  Scliritt:  Wlr  mihsen  uach  dem  Vorgaug  von  ^ ?^ ^^w&,  die  elek- 
trodi/nandsc/ie  Wirktmg  der  Materie  in  die  Aulheile  der  einzelnen  Blek- 
fronen  aufosen.  J)amit  kommen  wir  denn  zu  dem  eigentlichen  Tenni 
der  vorliegendeu  Arbeit. 

Zunachst  konnte  vermutliet  werden,  dass  im  Anschlnss  an  (23)  und 


')  PoGG.  Ann.  d.  Pliys.  u.  Chem.,  13d.  131,  1858. 
')  Compt.  rend.,  t.  CXIII,  p.  515,  1891. 

*)  La  théorie  électvomaguétiqne  de  Max\veli.  etc.,  Leiden,  1892,  auch  Arch, 
NéerL,  t.  25,  p.  363,  1892.  Versuch  einer  Théorie  \\.  s.  w.,  Leiden,  1895. 
"*)  Nuovn  Cimento,  (4),  voL  VI,  Agosto  1897 


ELEKTRODYNAMISCHE  ELEMENTARGESETZE.  563 

(24)  fiir   ein  einzelues  Elektron  der  Laduiig  /  imd  der  Geschwindigkeit 
0  einfach 


t  =  t..-^; 


zu  setzeu  sei^  uud  in  der  Tliat  wurde  das  seiuerzeit  von  Eiemann  fiir  0 
voransgesetzt.  Dieser  Weg  fiihrt  aber  zu  Widerspiiiclieu  mit  deu  fun- 
damentalen  Anualimen  unserev  Théorie^  wie  sicli  zuni  Beispiel  bei  der 
Behandlung  irgend  einer  der  Problème  in  Tlieil  III  sogleich  zeigeu 
wiirde^  ist  also  ungangbar.  Es  liegt  dies  daran,  dass  es  nicht  erlaubt  ist^ 
schou  vor  der  Anweudung  der  Eormeln  (23)  und  (24)  zu  der  Grenze 
eines  punktformigen  Korpers  iiberzugelien  ;  jeue  Eormelu  gelten  ja  fiir 
râumiic/i  vertheilte  Eiektricitat,  verlangen  also,  dass  der  Grenziibergang 
erst  uach  ilirer  Anwendung  gemaclit  werde.  Es  kommt  auf  dasselbe 
hinaus,  weuu  vvir  sageu,  dass  die  Eormeln  (23)  und  (2 1)  uur  auf  uneud- 
lich  kleine,  nicht  aber  auf  punktformige  Kcirper  angewandt  werden 
diirfen. 

Dabei  soll  noch  angenommen  werden,  dass  der  Korper  den  wir 
Elektron  nennen  wolleu,  allseitig  symmetriscli  gebaut  sei  uud  keine 
Drehungenausfiilire.  Andernfalls  miissten  Mittelwerthe  gebildet  werden. 

(i)  sei  diejenige  Lage  des  Korper-Mittelpuuktes  zu  der  fridieren  Zeit 
f-f^,  von  der  aus  eine  mit  der  Liclitgeschwindigkeit  F  ausgeheude  Erre- 
gung  gerade  zur  Zeit  f^  im  Punkte  (0)  ankiime.  Wird  dann  mit  /\  der 
Abstand  (0) — (i)  bezeichnet,  so  gilt: 


fi  =  L 


Wegen  der  vorausgesetzten  unendlicli  kleinen  Ausdehnung  des  Elek- 
trons  kommen  bei  der  Anwendung  von  (23)  : 


(la 


jiur  Zeiten  t  und  Enifernungen  /•  in  Betracht,  die  unendlich  nahe  an 
/^]  und  )\  liegeu.  Die  sclieidenden  Kugelfliiclieu  diirfen  im  Bereiche  des 
ElektrouH  als  Ebenen  gelten.  r — 1\  ist  ihr  Abstand  von  (1).  Bei  der 
Intégration  ordnet  sicli  jeder  Ebene  ein  gewisser  Schnitt  durch  das  Elek- 
tron zu;  wir  fragen,  wie  dessen  Abstand  7i' vom  Mittelpunkt  mit  ;•  —  ')\ 

36* 


564 


E.  WIECHEllT. 


zusninmouhlingt.  Ist  v  die  Gesclnvindigkeit  des  Elektrons,  so  liegt  sein 
Mittelpunkt  znr  Zeit  /  in  der  Entfernung  (/• — /i)  vcos{i',r)  von  (1), 
Hierans  folgt  sogleich 

Il  =  r — /\  — {/^ — fi)'Vcos{v,  r), 
und  daliev  wegen  r^  (/„ — /)  F,  n  =  (/,) — ''i)  ^  • 

Bei  der  Intégration  zur  Bildnug  von  ^  siud  fiir  jeden  Sclmitt 
r  =  const.  diejenigen  Werthe  %  zu  widilen,  welche  zu  H  gehoren,  die 
Intégration  darf  aho  so  ans(jefiihrt  icerden^  ah  loeim  dus  Wekfron  mit 
seinem  Mittelpunkt  in  (1)  sfill  stdnde,  vorausgesetzt ^  dass  loir  tins  seine 
Dimensionen  ohne  Aenderung  der  %-WertJie paraUel r^  im.  Verhdltnîssvon 


^  I  :  I  r  —  fi 


1  -|-  —  cos  (r,  r) 


1 


verdndert  denken.  Die  Striche  |  |  sollen  dabei  andeuten,  dass  die  ab- 
soluten  Werthe  za  nehinen  sind.  Die  Variation  des  Neuners  r  konimt 
bei  unendlich  kleinen  Dimensionen  nicht  in  lîetracht,  so  erhalten  wir 
denu 


45.=^=( 


r  1 1  -f-  —  cos  (v,  r) 


P^^)'  =  '-^ 


< 


1  +  — 6w(«sr; 


)      .■ 


Fiir  Fv  gestaltet  sich  ailes  idinlich,  wobei  fiir  fdu  Xv  ^'-^  setzen  ist 
/  v^,  wir  erhalten  also  als  Elementargeselz  fiir  ein  einzelnes  Elektron  das 
Gleichungspaar  : 


(25) 


1 


1  +  y  ^''-^  (^'^  '>'■ 


), 


ELElvTllODY.VAMISCHE  EI,EMliNTARGESETZE.  565 


(26)  (Fv 


V 


1+ y  ^'^*  (".>■)!>' 


Bei  (1er  Bildung  von  co6-  {r,  r)  ist  fiir  r  die  voii  (0)  zum  Elektron 
liiiifiilireude  lliclituiig  :<u  nelniieii,  m-os{i\  r)  bedeutet  also  die  von  (0) 
foi'tweisende  Komponeiite  von  v. 

Gaiiz  wie  zu  erwarteu,  wird  dnrcli  die  Bediiiguiig  /=  /'o —  y.fiii"  die 

Bestiiuiiiuiig  von  vl)  beziiglich  Tv  diejeuige  fridiere  Lage  des  Elektrons 
ausgeuiihlt,  von  M'elclier  ans  eine  mit  der  Liclitgescliwindigkeit  J  sicli 
aiisbreiteude  Erregung  zur  Zeit  /^  in  den  betracliteten  Punkt  eintrilît. 
Eventuell  giebt  es  mehrere  solclie  Lagen,  dann  ist  Cp  beziiglicli  Tv  als 
Sunnne  der  einzebien  Antbeile  zn  setzen. 

So  bmge  v  kleiuer  al^  die  Licbtgescliwindigkeit  /  ist,  kaun 
l-\~  r  l'o-s {r,  r) j  Vniir  positiv  sein.  Eiir  /'>/'sind  auch  négative  Wertbe 
m()glicb;  in  eineni  solchen  Ealle  konnntdieBedinguugzurGeltung,  dass 
der  absolute  AA'^erth  gelten  soll  :  es  ist  dann  —  (1  -{-  vcos{r',r)  jV)  einzu- 
setzen. 

Sind  /m  Felde  beUehig  viele  Elektroneit  corhartdea.^  sa  addlren  sïch 
litre  dnrch  (25)  uitd'  (26)  bestimmteti  AntheUe  za  Cp  tuid  Yv  ;  wlr  erhalten 
dann  unter  liinziinahwr  vou 


Ky^ ^r ^r^-^;;: tend     Hv^ (    ^r :r ), 

c>v        r     df.  \  c>A         du  / 


ivobel  A,  [/.,  y  eine  helieblye  cyklische  Fvlge  der  x,  ^,  z,  x. .  .  .  bedeutet^ 
eine  DarsielUmg  der  Felderregung,  welclie  itn  Smne  der  W.  ^^BEiiscJien 
Ânschaiini/gea  an f  die  einzelnen  elehlrischen  T/ieilcheu  zurihkgeld. 

Cliarakteristiscli  ist,  dass  wir  die  Elektronen  als  punktftinnig  ausehen. 
In  Fiilleu,  Avo  dièses  nicht  erlanbt  sein  sollte,  miissten  wir  die  Elektro- 
nen in  Volumelemente  auflosen,  und  ;  durcb  %r/w  ersetzen. 


III.  EiNiGE  Anwendungen  DES  Elementaugesetzes  der  Elektronen. 

14.   Lineare  stationdre  oder  haJhsfalioudre  Sfrume.   Um  die  Brauch- 
barkeit  des  Elementargesetzes  (25),  (26)  der  Elektronen  zu  zeigen,  sol- 


566  E.  WIECHERT. 

len  uun  noch  einige  Auwenclungen  gegebeii  werclen.  Zuuachst  wenden 
wir  uns  zu  dcm  klassisclien  Problem  dev  altereii  llieorien,  welches 
durch  di(>  lineareii  Strome  geboten  wird. 

Die  Stvome  seien  stationur,  ihre  Leiter  in  Rnhe.  Um  CD  und  f  fur 
den  Punkt  (Oj  zu  bilden  ist  es  unsere  Aufgabe,  die  Antheile,  welche 
durch  das  Elementargesetz  angegeben  werden,  liber  aile  Elektronen  zu 
summiren.  Wir  denken  uns  uni  (0)  zwei  Kugelflachen  r  und  r  —  dr 
konstruirt,  welche  das  Linienelement  —  dx  aus  einem  der  Stromleiter 
herausschneiden,  und  fur  die  Anwendung  des  Eleraentargesetzes  das 
Zeitelement  zwischen 


von  der  Liinoje 


dt  =  y 


abgrenzen.  Welclie  Elektronen  kommen  fur  dt  in  Betracht?  Da  wir 
nicht  durchweg  gleiche  Geschwindigkeit  voraussetzen  dUrfen^  betrachten 
wir  zunachst  diejenige  Gruppe  deren  Geschwindigkeit  parallel  zu  dx 
zwischen  /•  und  r-  -|-  di-  liegt.  dx  sei  die  Liniendichte  ihrer  Elektricitat, 
also  d'Xjdï.  die  Elektricitiitsraengej  welche  sie  fiir  dï.  ergeben.  Ein 
ElektroUj  welches  sicli  zur  Zeit  /  auf  der  Kugclflache  r,  also  im  End- 
punkt  von  d%  befand,  ist  zur  Zeit  t  -f-  df  um 

V  df  =  --  dr  =  TTT-  cos  (  v,  r)  dX 
V  f 

herausgeriickt.  Bei  der  Summation  gehoren  also  zu  dt  beziiglich  dr  und 
dx  nicht  nur  die  Elektronen  auf  einer  Strecke  d?.  soudern  aile  auf  einer 
Strecke 

^/A  +  vdt  =  dx  Cl  -\-  y,  cos  {v,  r  M . 
und  dx  ergiebt  demgemass  zu  <p  den  Beitrag: 

dxÇi  +  ^^coHv,r))      ^  ^^^ 

d(p  =jdz — ^^^~"^P 

r  Çl  +  ~  cos  {v,  r)j 


ELEKTRODYXAMISCHE  ELEMENT ARGESETZE.  567 

^veuii  di'  die  jeweilig  auf  dK  befiiidliclie  Elektncitatsmeuge  bedeutet. 
Fïtr  0  (jllt  hiernach.  auch  in  sfafioi/dreu  lineareii  Sfrovisi/slenmi  die 
Formel  der  Mehtrostatik  : 


J) 


ide 
J  r 


Uni  r  zu  bildeii,  miissen  wir  bedeuken^  dass  die  Elektronen  mit 
eiiier  zwischen  v  uiid  v  +  do  liegeudeii  Gescliwindigkeit,  zur  Stromstarke 
i  den  Beitrag  di  =  v  dx  lieferu,  also  zu  Ty  den  Beitrag 


dxd>\\^~  cus{v,r)) 
\        y  y  'vci 


cos  [o,  v)      di  dh  cas  (a,  / 
V      ^  Tr       ' 


Hieraus  t'olgt  fiir  dï,  der  Autheil 

i     d-Acos{?.,r) 
dT,=   -. , 

und  lui'  das  Stromsjstein  iin  Ganzeii  die  bekaimte  Formel  : 

f  i     dXcos{K,r) 

welche  die  Vertheiliiug  der  maguetischen  Kraft  augiebt  und  in  Verbin- 
duug  mit  dem  zweiteu  Satz  von  Artikel  8  liber  die  mechanische  Ein- 
wirkung  des  magnetiscli  erregten  Aethers  auch  die  ponderomotorischen 
Kriifte  zwischen  Stromsystemen  der  Erfahrung  entsprechend  darstellt. 
Yerilndern  sich  die  Strome  sehr  langsam^  sind  sie  „halhstafiondr''\ 
so  werden  unsere  Eormeln  fiir  (^  und  r  doch  noch  nalierungsweise 
giiltig  bleiben.   Wir  erhalten  dann  mittels 

_       ()J)         1  ^Fv 

in  dem  zweiten  Gliede  rechts  die  „indiicirte  elektromoiorische  Kraft?\ 
Integriren  wir  iiber  einen  geschlossenen  Eing,  so  ergiebt  sich  sofort  die 
NEUMANN'schen  Eormel,  zum  Zeichen,  dass  unsere  Rechnung  auch  hier 


568  E.  WIECHERT. 

zu  richtigen  Eesultateu  fùhrt.  Bei  der  Induktioii  in  bewegteu  Korperu 
kommt  geDiiiss  dem  zweiteu  Satz  in  Artikel  S  ein  Autheil  wegen  der 
Bewegnng  im  maguetisclien  Felde  hinzu,  welcher  ebeufalls  derErfaliruug 
genau  entspricht. 

15.  lUemenfargesetz  fur  VohuiidemeutK.  Fur  korperliclie  Strom- 
sjsteme  muss  das  ElemeJitargesetz  der  Elektrouen  zu  seinern  Ausgangs- 
puukt^  dem  in  Artikel  11  angegebenen  Elementargesetz  fiir  Yolum- 
elemente  zuriickfiihren.  Das  dem  wirklicli  so  ist^  kann  mau  leiclit 
nacliweisen,  wenn  man  ahnlich  wie  im  vorigen  Artikel  die  Elektronen 
bei  der  Summation  ihrer  iVutheile  zu  Ù  und  Y j  filr  den  E,aumpunkt  (0) 
und  die  Zeit  /'„  nach  den  in  Eechuung  kommenden  Eutferuuugen  /•  und 
Zeiteu  i  ordnet. 

Wieder  mogeu 

dr 


'=''0-~J, 

dt  =  J 

7 

zusammeii geliôren.  i\-  sei  die  von  (0)  fortgericlitete  Gescliwindigkeits- 
komponente.  Wir  richten  die  Untersuchung  zuniiclist  auf  die  Elektronen^ 
fur  welclie  v,-  zwischen  Vr  und  r,-  -j-  dr,-  liegt;  die  llaumdiclite  ihrer 
Elektricitat  sei  d x-  k)ie  zur  Zeit  /  im  Abstand  r  befîndliche  Schicht 
liât  zur  Zeit  f  -{-  dt  einen  um 

v^.dt  =  -—  dr  =  ~  cas  {v,  r)  dr 

grôsseren  Abstand  erreicht.  Eilr  dr,  dt  komrat  liiernacli  eine  Elektroneu- 
schicht  von  der  Dicke 

dr-\-^  eus  [v,  r)  dr  =  (l  -}-  ^eos  [v,  r)  )  tir 

im  Eechîumo-.  lUr  Antlieil  an  ^  ist 


^z(j  +  ^cos{v,r)J 


d^  =  (drr  dr ^ =  (d^dr  — 

J  /,    ,     V         ,      A       J  r 


ELEKT1!(JL)YNAM1SCHE  ELEMEXTAllGESETZE.  569 

Avenn  c/7  ciii  Oberfliiclieiieleuieut  bezeicliiiet.  lutegriren  wiv  iiber  %  uiul 


^S' 


J  r      '     '0      V' 
(las  lieisst^  die  friiliere  Formel.  Vnv  Vv  ergiebt  sich  ilhiilich  : 

dr-,  =  I  (h  (Ir =    di  clr  -^^  . 

•'  ,-7'(l  +  f  <.,«.(,.,.))     •'  '■'■ 

Nuu  ist  dx  *"v  dei-  Autheil  der  herausgegiiffenen  Elektroiieiigrappe 
au  dyv^  beuutzen  wir  dies^  integriren  liber  y  und  r,  so  folgt  der  uoch 
felileude  Satz  : 

16.  Eiu  eijizelnes  FJehiron  lu  glelû/ifÔ7'miger  geradliniger  Beiceguvg. 
V  sei  die  Geschwindigkeit.  Wir  bezieheu  uns  auf  eiu  Koordiuateusjstem, 
desseu  .cr-Axe  //  v  ist^  und  desseu  Aufaugspuukt  iin  Orte  des  Elektrous 
zu  derjeuigeu  Zeit  /^„  Hegt,  fiir  welche  wir  die  Yevtheiluug  vou  vl)  und  Y 
suchen.  So  wird  sicli  unmittelbar  die  Vertheiluug  der  elektrodyuami- 
schen  Erreguugeu  relativ  zum  Elektron  ergeben. 

Eine  ganz  eiufache  Rechnung  lehrt,  dass  fiir  deu  Raumpunkt  (0) 
diejenige  Lage  (1)  des  Elektrous  iu  ]3etraclit  zu  zielieu  ist,  fiir  welche 
r  den  Wertli 

und  r\\-\-  —^cos{r,  r)  j  den  Werth 

lX(.^-^+/)(i-~)+^^ 

liât;  wir  erhalten  also: 


570  E.  WIECHERT. 

0  = 


lX(-^-^+^<i-|,)  + 


r  -^_ 


\/^{^'+f)(}-Ç)^^' 


Hieraus  in  Verbindung  mit 

^,  ;-*.  1^  = •'c,  y,  z,  X,  If, 

folgt  in  der  That  die  bekaunte  Vertlieilung  der  Felderregungen,  wenn 
man  noch  beachtet,  dass  wegen  des  von  uns  angenommenen  sich  bewe- 
genden  Koordinatensystems 

c>rv  ,     ,       ,/c)r. 

-v—  dui'ch  —  /  -^7— 
zu  ersetzen  ist 

17.  Schwmgendes  Eleklron.  Zuni  Schlusse  niag  der  t'iir  die  Ojjtik 
intéressante  Pall  betrachtet  werden^  dass  ein  Elektron  Sinusschwingun- 
gen  vollfuhrt.  Solche  Schwingungen  der  aligemeinsteu  Art^  lassen  sich 
fur  die  Théorie  in  lineare  Schwingungen  autlosen,  wir  koimen  uns  daher 
auf  die  Untersuchung  linearer  Schwîncjungen  beschranken. 

Der  Anfangspunkt  des  Koordinatensystems  môge  in  den  Schwin- 
gungsmittelpunkt  gelegt  werden,  die  r-Axe  der  Schwinguugslinie  paral- 
lel.  Dann  diirfen  wir  schreiben: 

?  =  ^  ^m  2  ;r  ^„ 

wobei  Ç  die  jeweilige  ^^-Koordinate  des  Elektrons,  Z  der  grosste  Aus- 
schhig,   T  die  Période  ist.  Das  ausgesandte  Licht  hat  die  Wellenlange 

K=VT. 

p  sei  der  Abstand  des  Punktes  (0)   vom  Anfangspunkt  dev  Koordi- 


ELEKÏRODYNAMISCHE  ELEMENTARGESETZE.  571 

iiateu^  also  vom  Schwiugimgsmittelpuukt.  IFir  heschrdnken  uns  auf  den, 
Fall,  (lass  Z  aïs  unendlich  kleïn  gegeiinher  A  uiul  p  gelleu  darf.  Daim  ist 
in  den  Foriuelii  (35),  i^lQ)  rechts  : 


(\+YCos{r,r)^ 


duvch       Vl+^'  +  ll) 


uud 


i  =  fo-Y      dm-ch       i  =  t^-^j^=t^-T^- 


zu  ersetzen,  und  wir  erlialten,  weiin  in  den  Schlussformeln  t  an  Stelle 
von  /"q  geschrieben  wird  : 


Uie  Forraelu  liefeni  eineu  wohlbekannten  Fall  der  Ausstrahluug  von 
einem  „leuchtenden  Pui/kù" . 

Ucber  die  ausgestrahlte  Energie  giebt  ain  eiufachsten  der  Poyxtixg- 
sclie  Satz  Aufschluss.  Wenden  wiv  ihn  auf  sehr  grosse  Kugelflachen  an, 


so  folgt  : 


dE     «^^^  /^\  Y 


df,      3  \  A  y 

wobei  —  dFj  den  Euergievei'lust  des  schwingenden  Systèmes  wahrend 
di  bezeichnet. 

Hieran  kuiipft  sicli  eine  intéressante  Eolgerung  liber  die  Bdmpfung 
der  Schwli/gimgeu  élues  Elektrons  die  vinter  der  Wirkuug  eiuer  mit  der 
Entfernung  proportionalen  Zentralkraft  erfolgen.  Damit  die  eben  abge- 
leiteteu  Siltze  giiltig  bleibeu,  miisseu  wir  annehmên,  dass  die  Diimpfung 
nur  gering  ist.  Bedeutet  m.  die  effektive  Masse,  kZ,  die  zuriickziehende 
Kraft,  so  ist  abgesehen  von  dem  geringfiigigen  Einfluss  der  Diimpfung 

m  — -^  =  —  kc 
dt^  ^ 


572  E.  WIECHEllT. 

zu  setzen,  woi'aus  folgt  : 

uiid  fiir  die  Energie  der  Scliwiiigmigen  : 

1  1  /£;r\2 

^  =  ^^•^^  =  3(77)  ^^-- 

In  Verbindung  mit  unserer  Formel  filr  —  dE  j  df,  ergiebt  sicli  so 
fiir  die  „Relaxationszeif'\  das  heisst  die  Zeit,  in  welcher  die  Amplitude 
auf  den  1/2,818.  .  .  Werth  ilirer  Grosse  lierabsinkt,  der  Werth 

~dî 

Lind  i'iir  den  Weg,  den  das  Liclit  wiihreud  der  llelaxationszeit  zurùcklegt, 
der  Werth 

3     M   ■a'-V^ 

ai  =  T //=  - — :  . - . . 

Wir  wollen  dièse  Formel  auf  den  Fall  der  Aussendung  des  Lichtes 
einer  Spektrallinie  anwenden.  A  setzen  wir  rund  =  1  /  2UU00;  fiir //yy« 
mag  der  Werth  1.10''  angenommen  werden,  welcher  dem  Zeeman- 
Phânomen  und  den  Kathodenstrahlen  ungefidir  entspricht.  ;  ist  nur 
ungenau  bekannt;  jenachdem  raau  fiir  die  Anzahl  der  Molekiile  in 
einem  Kubikcentinieter  Gas  bei  0°  C.  und  unter  dem  Normaldruck 

N=UV\     oder     A  =  10-'* 

setzt — womit  die   moglich  scheiuenden   Grenzen   wohl  etwa  gekenn- 
zeichnet  sind ,  —  ergiebt  sich 

,=  13.10-'",     oder     ;  =  1,8.10-'», 
und  wir  erhalten  : 

10  =  3  Meter,      oder     10  =  30  Meter. 
Hiermit    kounen    Beobachtungen    liber    Tnterferenzen   bei   grossen 


ELEKTRODYXAMISGHE  ELBMENTARGESETZE.  573 

GaiigLiiiterscliiedeii  vergliclien  werdeti.  Als  liocliste  AVegdiffereuz,  bei 
welcher  uorh  Iiiterferenzen  za  erkénnen  wareii^  ergab  sich  etwa  ^  Meter. 
Wir  werden  daraus  schliessen  milssen,  dass  ausser  der  Abnahme  der 
Schwiuguiigen  iufolge  der  Liclitaussendnng  iioch  aiulere  storende  Ursa- 
clieii  wirksam  waren^  die  stiirkcir  ziiv  Geltuug  kauien.  Setzen  wir,  was 
deu  Beobachtungen  etwa  eiitspreclieu  wird  : 


so  folgt 


«'>0,5  Meter, 


/<80.1()-'";         iV>ii()''' 
o 


il  B  E  R   DIE   M  0  L  E  K  U  L  A  R  E   A  N  Z  I  E  H  U  N  G   I N  S  C  H  W  A  C  H 
G  0  ]M  P  R  I  INI  I  E  R  T  E  N   G  A  S  E  N 


MAX  REINGANUM. 


Wir  schreibeu  die  Virialgleicliung  vou  Clausius  ')  iu  der  Torm 

/TN                        ^           nmu^    ,   l  ,,  ,    ,    1        ^,,  , 

(1)  ôF'  =  "~^ h^^r/[r)^-i:rF{r). 

Es  bedeuteii  j)  uud  r  J-)i'uck  iiud  Voluineii  des  Gases;  ;/^  m  uiid  u'^ 
Zûû,  Masse  uud  mittleres  Quadrat  der  Geschwiudigkeit  der  Molekûle; 
r  den  Abstaud  zweier  beliebiger  Molekûle,  /  (r)  uud  F{;)-)  die  Werte  der 
zu  dem  Abstaud  geliôreudeu  Abstossuugs-  uud  Auzieliuugskrilfte  der 
betrelfeudeu  Molekiile. 

Wir  habeu  also  liuks  das  Virial  des  iiussereu  Druckes,  redits  die 
fortschreiteude  Euergie  der  Molekiile^  das  Yiiial  der  Abstossuugskriifte 
//^e  uud  dasjeuige  der  Auziehuugskrafte  //',. 

Uber  die  Abstos^ungskriifte  macheu  wir  die  Hypothèse,  dass  die 
Dauer  des  Stosses  fiir  die  Zvvecke  der  /yiistaiulsgleichuug  (uud  auch 
der  audereu  gastheoretiscUcii  Problème)  veruachliissigt  werdeu  kauu, 
wir  behaudelii  sie  a,lso  als  elastische  Mouieutaukriifte, 

l)ie  AuzlehaïKjtikfdJ'le  solleu  sehr  rasch,  jedocli  coutiuuierlich  mit 
wachseuder  Eiitferuuug  uumerklicli  werdeu,  uud  keiue  iu  Betracht 
komineude  Fiiuctiou  der  Geschwiudigkeit  seiu, 

Iii  dieseu  Griiiiilhypotliesoii   bhîibeu   wir  also  gauz  auf  dem  Bodeu 


')  Boi/r/MANN,  Uastheorie  II  pag.  139,  1898. 


UBER  DIE  MOLKKULAUE  ANZIEHUNG,  U.  S.  W.  575 

der  VAN  DER  WAALs'schen  Théorie.  Wir  wollen  uns  aber  iusofern  von 
der  ursprûngliclien  Fonn  derselbeu  eutfernen^  dass  wir  nicM  die  Hilfs- 
liY[)othese  einfliliren  wollen,  dass  sicli  bei  allen  Dichten  die  Kriifte  der 
Molekûle  ira  Innern  der  Gase  compensieren.  Es  ersclieint  vielmehr  als 
Consequenz  unserer  Grundanscliaunng,  dass  wenigstens  in  genligend  ver- 
diinnten  Gasen  die  Wirkung  der  Anzielmngskrafte  bei  jedem  Voriiber- 
gang  oder  Stoss  zweier  Molekiile  zum  Austrag  kommt  '). 

W  ir  woUeu  also  die  planeiarisehe  Beelnjhissuug  der  MoleJciile  auf  elu- 
ander  in  RiicksicJd  ziehen. 

A\ie  sicli  fiir  diesen  Fall  dasVirial  der  Abstossungskriifte  andert,  habe 
icli  in  meiner  Dissertation  mit  Hûlfe  des  BoLTZMANN'sclien  Gesetzes  fiir 
die  raumliche  Verteiluug  raaterieller  mit  Kriifteu  begabter  Punkte  be- 
rechnet^)  und  fand,  dass  dasselbe  dnrch  die  Anzielmngskrafte  vergrôssert 
ist  im  Verliîiltniss 

c 

(2)  «2/,;^(0^gT 

Dies  ist  gieichzeitig  die  A^ergrosserung  der  Zalil  der  Stôsse. 

Es  bedeutet  %(«■)  die  Arbeit,  welche  durch  die  Anzielmngskrafte  bei 
Annaherung  zweier  Molekiile  bis  zur  Beriilirung  gewouneu  wird.  a  ist 
also  der  Dnrchmesser  der  Molekiile,  und  fiir  //  gilt 

(;3)  h  = 


2  ;// 11?- 


T  ist  die  absolute  Temperatur  und  c  eine  von  T  unabliangige  mit  %. 
proportionale  Grosse.   %  und   dainit  c  miissen   mit  kleiner  werdendem 


')  Auch  VAX  DER  Waai.s  bat  sich  im  Lauf  seiner  Untersucliung  an  einer 
Stelle  (s.  Continuitat  1.  Aufl.  p.  110,  2.  Aufl.  1899  p.  117—118)  mit  grosser 
Klarheit  dieser  AufFassung  der  molekularen  Kraftwirkung  zugewandt,  docl» 
gelangt  er  zu  derselben  Zustandsgleiclmng,  als  wie  bei  seiner  urspriinglichen 
Hypotbese,  da  er  die  Vergrusseruug  der  Stosszabl  durcb  die  Anziebungen  ver- 
nacblàssigt.  Wir  finden  daber  sein  Résultat  nur  als  Grenzwert  fiir  sebr  bobe 
Temperaturen  bestâtigt,  fiir  welcbe  die  Ablenkungen  nicbt  mebr  in  Rûcksicbt 
zu  zieben  sind.  Unser  Gedanke  ist  dagegen  am  Scbluss  der  2.  Auflage  der 
Continuitat  angedeutet. 

*)  Reinganum,  Théorie  und  Aufslelluiicj  einer  Zimlitndsijleichung.  Diss.  Gôt- 
tingen  1899,  pag.  60.  Vergl.  Nkiîkst,  tbeor.  Cbemie  S  Aufl.  p.  237. 


576  MAX  HETNOANUM. 

Volumen  abiiehmeii,  da  die  van  dei;,  WAAT-s'sche  Hypothèse  ûber  die 
Compensation  der  inneren  Kriifte  mit  wachsendei"  Dichte  immer  richtiger 
werden  inuss.  Wir  wollen  uns  jedocli  an  dieser  Stelle  ganz  auf  den  Fall 
grosserer  Yolumina  besclininken^  fiir  \A^elclie  %  und  c  zn  einer  Constauten 
convergiert  sind  und  wofiiv  auch  gleichzeitig  fiir  die  ^A^olumkorrek- 
tion''  b  nui"  das  erste  Glied  der  Eeihe  in  Frage  kommt. 

Was  die  fortsclireitende  Eneigie  in  (1)  betiiti't,  so  muss  dieselbe  ganz 
unabhangig  von  den  inneren  Kraften  sein  und  inimer  proportioual  der 
absoluten  Teinperatur  bleiben.  ^) 

Es  handelt  sich  jetzt  noch  um  das  Glied  des  Vlrials  der  AvzieliunrjH- 
Icrdfte.  In  der  Dissertation  begniigte  ich  mich^  die  Bezieliuug  desselben 
zur  potentiellen  Energie  und  damit  zur  Ausdebnungswarnie  festzustel- 
len,  und  durcli  Auwendung  dieser  Bezieliung  auf  die  von  Herrn  Young 
experimentell  bestinimten  Isotherineu  des  Isopentans  eine  erapirische 
Eorra  dièses  Gliedes  zu  geben. 

Ich  mochte  nunmehr  zeigen,  dass  sich  die  Form  des  Gliedes  rein 
theoretisch  bestimmen  liisst,  und  zwar  in  iibereinstinmiender  Weise 
nach  einer  rein  kinetischen  und  einer  thermodynamischen  Méthode. 

Zu  dieseni  Zweck  fornien  wir  zuniichst  Gleichung  (1)  um^  indeni  wir 
gleichzeitig  das  schon  uiitgeteilte  Résultat  iiber  dns  Virial  der  Abstos- 
sungskrafte  darin  aufnehnien,  und  erhalten 


1 

(4)  p- 


1 

V        ~    Sv    \    '^  3r         /■ 


Wir  setzen  in  der  iiblichen  Weise 

(5)  ^'i^' =  4, „„4' =  /,.'/'.  (6) 

o  o 

Da  ferner  fiir  die  Masseneinheit  //  m  =  1  ist^  so  wird  indem  wir  den 
„inneren  Druck"  mit  Fi  bezcichnen,  Gleichung  (  !•) 


^)  In  der  citiertea  Arbeit  behielt  icli  eiiie  besoudere  lebendige  Kraft  der  Bescbleu- 
nigungen  in  der  Théorie  bei,  und  zeigte  erst  spâter  (pag.  94),  dass  man  dieselbe 
in  praxi  vernacblâssigen  kann.  Dass  ich  nunmehr  die  Théorie  in  dieseni  Punkte 
richtig  stellen  kann,  woduvch  dieselbe  auch  an  Einfachkeit  bedeutend  gewinnt 
verdanke  ich  einer  freundlichen  Bemerknng  von  Herrn  Prof.  Lorkntz. 


UBER  DIE  MOLEKULARE  ANZIEHUNG^  U.  S.  W,  577 


'2/^;  ,     ,.  RT  {  ,     ,    he'' 


(7)  P — :r::=P  +  P-'  =  —rV 


r 


V  V        \  V 


') 


Uni  uns  in  der  kinetischeu  Ableitung  niOgliclist  kurz  fassen  zu  kou- 
neu^  schliessen  wir  uns  ganz  tier  Méthode  an,  nach  welclier  Bolïzmann 
(Uastlieoi'ie  II  pag.  155---15())  das  A^irial  der  Abstossungskrafte  fur 
contiuuierliclie  AA'irkungsgesetze  gebildei  liât.  Statt  der  Gleichung  (1  59) 
ib.  erhalten  wir  in  unserer  Bezeichuuiigsweise  fiir  die  Anziehungskriifte 
(Diss.  pag.  68  Gleichung  (18)) 


c2  2;r«2    r  -2hfF{r)dr 


Bezeichnen  wir  mit  cp  {r)  das  Poteutial  zweier  beliebiger  Molekiile 
auf  einander^  so  sieht  nian  leicht,  dass  S  Cp  [r)  die  Arbeit  darstellt,  welclie 
zur  nnendlicli  weiten  Eutfernung  aller  Molekiile  von  einauder  aufzu- 
wenden  ist.  Biese  Arbeit  /si  aber  die  iuuere  Ansdehmngsioarme  bel  iso- 
thermer  Âusdehiuvg  auf  unendliches  VoJumen.  Wir  bezeichnen  sie  mit 
U.  Aualog  wie  fiir  //'";  Gleichuug  (8)  gefunden  wurde^  tinden  wir  fiir  U  : 

00 

oc  ^ 

(9)  U==-^^yr-^cp{r)e  {  dr. 

a- 

Der  Vergleich  von  (8)  mit  (9)  ergiebt  den  Satz:  Fiir  grosse  Volumi- 

oc 

na,   fiir  welche  1  /''(;•)  dr  noch  keine  Volumfunction  ist,  ist  fiir  jedes 

beliebige   Kraftwirkungsgesetz  das  A^erhiiltniss  -,-/  unabhilngig  vom  Vo- 

u 

lumen,  d.  h. 

\^rF{r) 

(10)  ^,  ,    =Konst. 

IJie  Grfisse  der  Konstanten  hiingt  wie  ersichtlich  vom  Wirkungsgesetz 
der  Krafte  ab, 

Aus  verschiedenen  Griinde)!,  wejclie  ans  dem  BeobachiHngsmalerial 
hervorgehen,  auf  welche  aber  hier  nicht  eingegavgeu  werde.n  kavn^  folgt 

AKCHIVES    NÉERLANDAISES,    SÉlUE   II.    TOME    V.  37 


578  MAX  IIEINGANUM, 

mit    ziemliclier    Sicherltcli,    da-s-s   i^ieJi    die    Konstante   iveirig   von   — ■  1 
tmferaclieuV'i })  Ein  theoretisclier  Gniiid  soll  am  Sehliiss  erwiiliiit  werdeii. 
Wir  macheii  also  fiir  die  Molekularkrafte  die  Hypothèse^  dass  die 
Gleicliuiig  gelten  soll: 

(11)  1 Z  /•  ¥{t)  =—Z0  (r)  oder  —  |  JFi  =  U 

uiid  lugeu  dièse  Eestsetzung  als  dritte  Hypothèse  unserer  Gruiidvor- 
stellung  eiii. 

Die  Zustaiidsgleichung  (7)  wird  also 


(12)  P+-^-' 

c 

eine  Form,  welclie  icli  zur  Bevechiiung  von  Z»(?^  ans  bekannten  Aus- 
delmungswarinen  U  benutzte. 

Fiir  die  kinetische  Ableituiig  von  P,-  geniigt  nnn  die  Relation  (11) 
nocli  niclit,  da  dieselbe  ein  Wirkungsgesetz  der  Kriifte  nocli  nicht  be- 
stinimt.  Wir  dehnen  dalier  die  Aussage  (11)  liber  die  Suunnen  anch 
auf  die  Wirkung  zweier  beliebiger  Molekiile  ans.  Daniit  evreichen  wir 
nocli  nebeidjei,  dass  die  Hypothèse  Konst.  =  —  1  auehfiiralle  Dichten 
giiltig  MÏrd.  Wir  sclireibeu  also  : 

(13)  \rF{:r)  =  -^{r) 


oder 


3 


6       f'  r 


Hieraus  fole-t 


und  durch  Inteo-ration 


Hg^^r) 


^ig 


•à, 


')  Dièse  Hypothèse  ist  ubrigens  aiicli  implicite  in  der  Théorie  von  v.  d.  Waals 
enthalten.  Uber  ihrc  Begriindung  vergl.  Reinganum  1.  c.  pag.  89 — 91;  ferner: 
liber  die  Théorie  der  Zustandsgleichung  uud  der  inneren  Reibung.  Vorfragge- 
halten  auf  der  deutschen  Naturforscherversainmlung  zu  Aachen  1900. 


ilBKlî,  DTK  MOLEKULAUE  ANZIEHUNG,   U.  S.  W.  579 


3T7 


;m)  (?)(.)  =  ^^-3;    i'V)  =  -^-  (15) 


Wii'  woUeu  auf  das  Résultat,  Aiizieliung  iiingekchrt  der  vierteii  Po- 
teuz  der  Entferiuiiig,  hier  imr  iiisofeni  Cewiclit  legeii,  als  es  mit  der 
Aimahine  Konst  =  —  1  in  Ubereiiistiinnmug  stelit  nud  dalier  in  unserer 
Gleichung  (8)  substituiert  werden  kaun  '). 

Auf  dièse  Weise  wird  (8)  zu 

00      2  h  k 

(ifi)       -3//,=  ^= — -3— j^*=p,.,.. 

Mit  Riicksicht  auf  (2),  (8),  (5)  und  (G)  sowie  die  Beziehung 
-— „  =  ^li^)  erhalten  wir  ans  (1(3) 

indeni  wir  gleiclizeitig  gesetzt  liaben  : 

Zur  Ausuertung  des  Intégrais  setzen  wir  -^  =  x,  und  erhalten 

(18)  ^''^"^  J    7'^'"- 

^(«•) 

Intégration  des  bekainiten  Intégrales  liefert,  indem  wir  beriicksichti- 
gen  dass 

(i9)  ^{t)=^' 


')    Herr  Bakkkr  folgerte  zuerst  dièses  Anzieliungsgesetz  aus  der  Grleichung 
vou  VAN  DicR  Waai.s  (Jouvn.  de  Phys.). 

37* 


580 


MAX  IIEINGAISUM. 


RhcV 

(20)         P,  =  ^ 


uiid  -r-zz7  aus  (18) 


•ll\ 


Inc  —  hiT 


1 


T        2 . 1 .  3  7'2 


c>P,      —Rhce'^' 


^T 


Tv' 


Bevor  wir  das  Résultat  diskutiereu,  wolleu  wir  eiue  therinodyuauiische 
Herleituug  desselbeii  gebeii,  welche  iiiclit  von  deu  Eiiizellieiteu  desWiv- 
kungsgesetzes  der  Krafte  ablitiiigig  ist,  soiiderii  allein  vou  der  Hypothèse 
Koiist.  =  — ^  1  Gebraucli  inacht. 

Wir  gelieii  vou  Gleichuug  (12)  aus  uud  eutuelimeii  der  Gleicliuiig 
(15)  uLir  uoch  das  allgenieiue  Résultat  : 


U  = 


f{f) 


Wir  lieuutzeu  jetzt  die  bekauute  tliermodyuauiische  Beziehuug 

:23) 


Andererseits  folgt  aus  (22)  dieselbe  Grosse 


(24) 


Wir  ditl'creuziereu  Gleichuug  (12)  bezw.  (7)  uach  T,  setzeu  das  Ré- 
sultat iii  (23)  eiii  uud  erhalteu  durch  Gleichsetzeu  vou  (23)  uud  (24) 


Pi=P. 


Rbce 


y;  ' 


^T 


(25; 


^Pi       —Rbce'^ 


dT 


T.V^ 


Dièses  Résultat  stiuiiut  mit  uuserein  friilieren  (21)  iibereiii.    lutegra- 


tioii  der  Gleichuug  ergiebt 


-20)        F, 


ilBER  DIE  MOLEKULAKE  ANZIEHUNG,  U.  S.  W.  581 

Rhc 


;a-+/..-/.7'+^+^-^+...]. 


Die  Tliermodynniink  liefert  also  P,  bis  auf  die  lutegratioiiskoustaute 
A',  welche  aber,  wie  der  Vergleieh  mit  (20)  erkeiiiieii  lilsst,  in  Wirk- 
lichkeit  Null  ist. 

Es  ist  wohl  beinerkeiiswert.  dass  so  verschiedeue  Methoden  wie  die 

iii'spniiigliche  Eaumiutegration  iu  der  kinetisclieii  uiid  die  Temperatur- 

iiitegratiou   in    der   thermodynamisclien   Méthode  zo   demselbeu   Ziele 

fidiren. 

^P,      ,       .  . 
AA^as  mm  den  Wert  von   ^  -  anbetrittt,  so  stebt  mit  unseren  Grund- 

anschaunngen  in  Ubereinstimmnng  dass  derselbe  mit  steigeuder  Tempera- 

tni-  immer  mehr  verschwindet.  Dagegen  zeigt  sich  bei  /',  das  mit  unseren 

Aiisgangsliypothesen  im  A'V  iderspruch  steliende  Résultat,  dass  der  Klam- 

merausdruck  fiir  holie  Temperaturen  nicht  zu  eiuer  Konstanten  conver- 

giert,  sondern,  allerdings  nur  logarithmiscli_,  nacli  —  co  zu  strebt.  Dieser 

Mangel  erkliirt  sicli  daraus,  dass  erst  fur  Kraftgesetze  von  der  Eorni 

^ 

A,i,  worin  ^  eine  beliebig  kleine  positive  Grosse  ist,  das  Potential  und 

Yirial  eines  Volumelementes  nicht  mehr  von  (ku-  Menge  der  ganzen 
Eliissigkeit,  sondern  nur  von  der  niihereu  Umgebmig  abhangt.  Dies 
zeigt  sich  darin  dass  unser  Intégral  iu  (16)  keinen  endlichen  Wert  hat, 
den  es  eigentlich  habeu  sollte.  Wenu  aber  ^  nur  genugend  kleiu  ist,  so  ist 
klar,  dass  uusereFestsetzung,  dass  exact  Ivonst.  =  —  1  ist,  fiir  die  meisten 
Berechuungen  keinen  endlichen  Fehler  bedingt.  So  bleibt  die  Méthode 
richtig,  uach  welclier  ich  ans    (/  und    P,  das  Yirial  der  Abstossuugs- 

r 

krafte,  d.  h.  die  Griisse  fjc'  berechnet  habe. 

Es  bietet  sich  nun  in  der  That  eine  Hvpothese  iiber  das  Wesen  der 

^ 

Molckuhirkriifte,  welche  in  erster  Annaherung  zu  dem  Kraftgesetz — 7- 

fuhrt,  iind  sqmit  fiir  unsere  Zwecke  geeigiiet  erscheint.  Dieselbe  beruht 
in  der  schon  ans  anderen  Grilnden  notwendigeu  Einfiihrung  von  am 
oder  im  Molekiil  haftenden  elektrischen  ïeilchcn,  den  Elektronen,  von 
Avelchen  jedes  Molekiil  ebeusoviel  positive  wie  négative  enthalteii  muss. 
Die  Molekularkriifte  sind  dann  die  wesentlich  elektrostatischen  Wir- 
kungeii  der  Molekiile  uiiter  einander.  Es  ist  bemerkeuswert,  dass  fiir  den 
Abstand  der  Elektronen,  wenu  man  ihren  Laduugen  die  Grosse  elektro- 


582    MAX  REINGANUM.  ÛBER  DIE  MOLEKUr,ARE  ANZIEHUNG,  U.  S,  W. 

lytisclier  loneuladuugeii  gicbt,  sich  aus  deu  empirischen  Werten  fiir  %(^) 
bezw.  c  Grôssen  berechnen^  welche  sehr  gut  iu  die  anderen  molekularen 
Diinensioueu  liereiupasseu  ^). 

Wenn  eine  solclie  Auffassuiig,  die  geeiguet  wiire  unsere  Naturau- 
schauuug  wesentlich  zu  vereiiifaclien^  sich  aïs  verfolgenswert  herausstel- 
leu  sollte^  so  wiire  M'olil  vor  Allem  das  BoLxz.AiAXXscdie  Gesetz  der  rauin- 
licheu  Verteilung  der  Schwerpiinkte  auf  die  Verteiluug  der  Eielituugeii 
der  Molekûle  uuter  dem  Einfluss  von  Kraften,  welche  gleichzeitig  Dreh- 
momente  ausûben,  zu  erweitern.  Denn  von  der  gegenseitigen  Richtung 
haiigt  wesentlich  die  elektrostatische  "VVirkung  ab. 

Gleichzeitig  ergabe  sich  ein  natiirlicher  Ubergang  zu  der  Théorie  der 
festen  Korper,  und  es  konnteu  sich  besonders  fiir  die  Gesetze  der  von 
Kerii  entdeckten  Doppelbrechung  dcîr  fliissigen  und  festen  Dielektrika 
im  elektrischen  Feld,  fiir  die  elastischen  und  elektrischen  Eigenschafteu 
der  Kristalle  und  selbst  die  chemischen  A'^alenzen^),  neue  Gesichtspuukte 
ergeben. 

Leiden  und  Mïmder  l\W .,  Oktober  19 OU. 


')  Vergl.  RiiiNGANUM,  Aachener  Naturforschervers.  1.  c. 

^)  !m    Sinne    des    von    Herru  Riciiarz  auf  Giund  der  Idée  von  Helmholtz 
betretenen  Weges.  Wied  Ann.  52,  p.  385,  1894, 


UEBER   DEN   VERSUGH    V0.\    KLINKEIIFUES 


VON 


H.   HAGA. 


Willirend  der  zu  Dûsseldokf  tagenden  Versaminluiig-  deutscher  A'^a- 
turforscher  uiid  Aerzte  wuvde^  veraulasst  diircli  die  Referate  der  Herren 
W.  WiEN  uud  H.  A.  LouENTZ  „Ueber  die  ITvagen,  welche  die  trans- 
latorische  Bewegung  des  Liclitathers  betretfeu"  der  Wuiisch  ausgespro- 
clieii,  dass  einige  aufdiesen  Gegenstand  sich  bezielieude  Uutersuchuiigeu 
wiederholt  werden  mocbteii.  In  Folge  desseii  habe  ich  es  untevnominen 
den  KLiNKERFTTEs"scbeii  Versuch  za  wiederholen. 

Klinkerfues  bat  seiue  „Vei'SLicbe  iiber  die  Beweguug  der  Erde  mid 
der  Soune  im  Aether'"  in  der  Sitzung  der  Koniglichen  Gesellscbaft  der 
Wissenschaften  in  Gottingeu  am  7  Mai  1870  mitgetheilt  :  Eiue  weisses 
Licht  aussendende  Licbtquelle  scbickte  ihre  Strahleu  durcb  einen  ans 
5  Prismen  bestehenden  Spectralapparat  mit  gerader  Durcbsicbt  in  der 
Eicbtuug  Siid-Nord.  Die  Stralilen  wurden  durcb  ein  total  reflectiren- 
des  Prisma  je  naeb  dessen  Stand  nacb  Ost  oder  West  abgelenkt  iind 
wurden  durcb  ein  vou  einem  Ocularmicrometer  versebenes  Fernrobr 
beobacbtet.  Zwischen  Objectiv  und  totalreflectirendem  Prisma  wurde 
ein  mit  Planparallelglîisern  gescblossenes,  mit  Bromdampf  gefiilltes  Ge- 
fiiss  aufgestellt.  Da  in  der  Licbtquelle  aucb  eine  Natriumverbinduug 
erbitzt  wurde,  sab  man  im  Beobacbtungsfernrobr  die  bellen  Na-Linien 
und  das  Absor|jtionsspectrum  des  Bromdampfes.  Wegen  der  Bewegung 
der  Erde  um  die  Sonne,  wird  um  Mittag  fur  das  ôstliche  Beobacb- 
tungsfernrobr  die  Ricbtung  der  Licbtstrablen  im  Bromdampfe  der  Be- 
wegung des  Bromes  entgegengesetzt,  fiir  das  westlicbe  Eernrobr  gleicb- 
ti'ericbt  sein.  Um  Mitternacbt  siud  dièse  Verlialtnisse  umsekebrt.  Ki.iN- 


584  H,  HAGA. 

KEKFUEs  erwartet  ans  Ueberlegungeii^  auf  welche  wir  iiiclit  lullier  eiu- 
zugelien  wiinsclien^  uiiter  obigeu  Urastiuiden  eiue  Yerschiebung  der 
Absorptiousstreifen  des  Broms  in  J3ezug  auf  die  Na-Liiiien  imd  in  der 
That  „die  40-tiigigen  Beobaclitnngen  liabeu  nun  eine  Yerschiebung  des 
Brom-Spectrums  gegen  das  Natrium-Spectrum  in  dem  der  fortschrei- 
tenden  Be\vegung  der  Erde  gemiissen  Sinne^  und  y^war  au  beiden  Fern- 
rohren  gegeben."  Die  Verschiebung  betrug  aber  nur  l  der  von  klin 
KERFUi'.s  erwarteten^  welches  Résultat  Klin'kerfuks  aus  eiuer  starken 
Theilnahme  des  Aethers  an  der  Erdbewegung  erklaren  wollte. 

Das  Absorptions-Spectruni  des  Bromdanipfes  ist  wiederholt  unter- 
sucbt;  von  Keinem  aber  so  ausfiUirlich  wie  von  B.  Hasselberg  ')  Der 
von  ilim  beuutzte  Spectralapparat  bestand  aus  einem  grosseuEovvLAXD'- 
scben  Plangitter^  das  ein  sebr  intensives  Spectruin  zweiter  Ordnung 
giebt.  Der  Collimator  wurde  aus  einem  4-fiissigen  lerurobr  mit  einer 
Oetl'nung  von  3  Zoll  gebildet;  das  Objectiv  der  Spectralcamera  batte 
eine  Oeffnung  von  50  mm.  und  eine  Brenuweite  von  1.525  Meter.  Als 
Liclitquelle  wurde  die  Sonne  benutzt^  wodurch  die  pbotogratischen 
Aufnahnien  in  kurzer  Zeit  geschehen  konnten.  In  diesem  miichtigen 
Spectralapparat  sind  aile  Banden  und  (Jannelirungen  des  Brom-Spec- 
truins  in  einzelne  Linien  aufgelost.  ZM'isclien  den  />-Linien  sind  niclit 
weniger  als  18  Linien  angegebeu. 

Wenn  mir  aucli  solche  Hiilfsmittel  nicht  zu  Gebote  stehen  und  icb^ 
durcli  den  llmstand  aucli  um  Mitternacbt  beobacliten  zu  nnissen,  kein 
Sonnenlicht  benutzen  kann  so  ist,  nacli  mciner  Ueberzeuguiig,  doch 
leiclit  eine  Genauigkeit  zu  erreiclien  die  mehr  wie  zehnmal  gr<')sser  ist 
als  bei  den  KLiNKEUFUEs'scheu  Versucheu. 

Mit  meinem  Gitterapparat  •^)  kann  icli  mit  electriscbem  Bogenlichte 
(15  Amp.)  im  ersteu  Spectrum  zwischen  den  D-Linien  1  scliarfe  Brom- 
Linien^  auf  welche  micrometrisch  sehr  gut  ein  zu  stéllen  ist,  sehen;  aas- 
serdem  einige  schwiichere  und  breite,  die  entweder  nicht  zum  Einstellen 
zu  gebrauchen  oder  nicht  autiosbai'  siiul. 

Zur  Erzeugung  von  /)-Linien  im  electrischen  Hogeidicht  beridire  ich 
widirend  kurzer  Zeit  die  Kolilen  mit  einem  diinnen  Stab  blauen  Ein- 
schmelzglases.    Sehr  bald   bekommt   man  daun  im  Spectrnin  zwei  aus 


')     Svcnsk  Ak.  Haiidl.  24  No.  3,  1891. 
')     Wied.  Ann.  Bd.  57  S.  389,  1896. 


TJEBER  J)KN  VEUSUCH  VON  KLINKEllFUES 


585 


serst  scharfe  (hinl-eJc   /^Linieii^  welclie  Stimdeii  laiig  sichlbav  bleiben. 

J)ie  Eiitferniiiig  der  beiden  />-Liuien  betnigt  0.75  mni.^  sodass  dcr 
von  Ktj.nkeufues  benutzte  Broinstreifeu  met  A  =  0^5734  ,a  (j.  in  mei- 
neiu  A])])arat  20  nnn.  von  deu  J)-Linien  eiitfernt  \^{.  Da  Klinkejifues 
'Xi.m  Abstand  zwiscben  diesem  lîronistreifeD  uiid  den  Na-Liuieu  mit  dem 
Ocularmicrometer  messen  koniite^  ist  klar,  dass  die  Dispersion  meines 
Apparates  ungleicli  stiirker  ist,  als  die  vonKLiNKEUFUES  benutzte, 

Docb  kam  es  mir  wiinschenswerth  vor,  den  KLiNKERFUEs''scbenAersuch 
dadurcb  nocli  scbiirfer  zu  controliren^  dass  icb  unmittelbar  iiber  einan- 
derim  Ocidannicrometer  die  beiden  Spectra  erbielt^  von  denen  das  eine 
gebildet  war  durcb  Strableu,  die  in  ostlicher^  das  aiidere  durch  Strahlen, 
die  in  westlicher  Eichtung  den  Bromdampf  passirt  liatteu.  Zu  diesem 
Zwecke  wuvdeu  totalreHeetirende  Prismen  auf  einander  gekittet^  wie  es 
die  Fignr  in  1-4,    6-8  andeutet.    IJas   Licbt   wird    durch    das   Prisma 


w< 


Y 


1  in  (b'e  ilichtung  W-0  abgelenkt,  durehliiuft  den  Promdampf  und 
wird  durcb  die  totalreHectirenden  Prismen  2  und  3  in  die  z.  B  iintere 
Halfte  des  Spaltes  gesandt,  wa-brend  das  Licbt  durcir  das  Prisma  4  in 
die  Richtung  0-W  abgelenkt  wird,  die  llfibre  mit  Bromdampf  durch- 
lïiuft  und  durcb  die  Prismen  5  und  6  in  die  ohere  Spaltbiilfte  tritt.  Die 
Na-Linien  im  unteren  Tbcile  des  Tekles  miissen  genau  in  der  Verliin- 
gerung  liegen  von  den  Na-Linien  im  oberen  Theile,  wabrend  die  Brom- 
Linien  sicb  zu  einander  verschoben  zeigen  werden,  falls  der  Kltnker- 
FUEs'sclie   Versucb   ricbtig   ist,   und   eine  eventuelbï  Yerscbiebung  bei 


586  H,  HAGA.   Uî]BEU  DEN  VERSUCH  VON  KLINKERFUES. 

"Beobachtuugeu  am  Mittag  muss  umgekehrt  auftreten  bei  Beobaclitun- 
gen  um  Mitternacht. 

l)a  aber  dieser  Versuch  sich  uicht  mit  eiiiem  iiach  Eowland's  Méthode 
aiifgestellten  Concavgitter  ausfilhren  lasst  und  mir  eiu  liclitstarkeres 
Spectruni  notliwendig  schien^  habe  ich  eiiien  Spectralapparat  mit  Pris- 
men  bestellt  mit  eiuer  ungefahr  gleicheu  Dispersion  als  die  welche  mein 
Concavgitter  im  Spectruin  erster  Ordnung  liât.  AYiewolil  dicï  Lieferung 
dièses  Instrumentes  mir  sclion  auf  Mitte  Mai  bestimmt  versprochen  war, 
liabe  ich  dasselbe  bis  jetzt  uoch  nicht  erhalteu  und  kaun  dalier  zu  mei- 
nem  grossen  Bedauern  keine  Eesultate  mittheilen.  Gleich  nach  dem 
Empfang  des  Apparates  werde  ich  mit  dieser  Untersuchung  anfangen. 

Physikalisches  Institut  der   Uuivefsitdt , 
Groningen. 


LA    PROPAGATION    LIBRE  DE  LA  P.ADIATION  EST-ELLE  RÉVERSIBLE? 


PAR 


J.  D.  VAN  DER  WAALS  Jr. 


MM.  WiEN  ')  et  Planck  -),  par  des  méthodes  très  dittereutes^  se  sont 
efforcés  d'étendre  le  principe  de  l'entropie  qui  règle  les  phénomènes 
thermiques  des  corps  de  telle  manière  qu'il  deviendrait  également  appli- 
cable aux  quantités  de  chaleur  présentes  sous  forme  rayonnante  dans  le 
vide.  Si  réellement  le  principe  de  l'entropie  est  d'application  géné- 
rale, pareille  extension  est  indispensable. 

La  concordance  des  résultats  obtenus  par  les  deux  auteurs,  suivant 
des  méthodes  si  essentiellement  différentes,  est  presque  absolue.  Cepen- 
dant il  y  a  un  seul  point  oii  ils  sont  parvenus  à  des  résultats  opposés. 
11  concerne  la  question  de  savoir  si  la  propagation  libre  de  hi  radiation, 
c'est-à-dire  la  propagation,  dans  laquelle  le  rayonnement  ne  fournit  pas 
de  travail,  est  un  phénomène  réversible  on  non-réversible. 

WiEisr  considère  des  modifications  qui  présentent  une  grande  analogie 
avec  celles  de  Carnot,  d'oii  l'on  a  déduit  les  propriétés  thermodynami- 
ques de  Tentropie.  11  ne  tient  compte  en  eti'et  que  de  ce  qui  s'accom- 
])lit  entre  deux  états  d'ajuilibre.  Il  faut  à  cet  etlet  commencer  par 
examiner  quand  la  radiation  se  trouve  dans  un  état  d'équilibre.  Il  est 
clair  qu'il  en  sera  ainsi,  quand  elle  est  enfermée  de  toutes  parts  dans 
des  ])arois  ayant  toutes  la  même  température,  ou  bien  réfléchissant 
complètement  les  rayons.  Cette  réflexion  j^eut  être  alors  soit  régulière 
soit  diffuse. 


')  WiEN,  Wied.  Afin.,  Bd.  52,  H.  1.  lS9i.  p.  132;  —  Bd.58.  H. 4. 1896. p. 6G2. 
\)  Planck,  Wied.  Ann.,  Bd.  1,  1900,  pp.  69  et  719. 


588  J.   D.  VA>'  DER  WAALS  JR, 

Tinaginous  à  présent  une  radiation  enfernu'e  dans  un  espace  de  la 
forme  d'un  parallélépipède  avant  des  parois  qui  réfléchissent  complète- 
ment et  diffusément.  Qu'on  se  représente  ([u\ine  de  ces  parois  est  une 
cloison,  séparant  Tespace  rempli  des  rayons  d'un  espace  A'ide,  où  il  n'y 
a  pas  de  rayonnement. 

Laissons  maintenant  la  radiation  augmenter  de  volume  sans  accomplir 
aucun  travail,  ce  que  nous  ])ourrous  faire  en  supprimant  la  cloison. 
Nous  pouvons  alors  démontrer  que  rentro])ie  sera  augmentée,  ([uand  le 
rajjoiiiieiji.ent  danti  ce  jdits  grand  coJunie  sera  revenu  a  un  état  d^ équilibre. 
C'est  sur  le  même  fait  que  repose  l'opinion  de  M.  W  ii:x,  suivant 
laquelle  la  propagation  libre  du  rayonnement  est  réversible. 

M.  Planciv  au  contraire  part  d'une  formule  trouvée  pat"  lui  pour 
l'entropie  d'un  faisceau  de  rayons,  et  montre  par  ce  inoj^en  que  l'entro- 
pie d'une  radiation  qui  se  propage  librement  dans  res2)ace  ne  varie 
pas.  D'oii  il  conclut  '):  „Dalier  ist  die  freie  Ausbreitung  der  Strablung 
ein  Yollkommen  reversibler  Vorgang.  Die  Umkelirung  derselben  lasst 
sicli  etwa  mit  Hiilfe  eines  passenden  Hohlspiegels  oder  einer  Sammel- 
linse  realisiren". 

Voici  comment  le  même  auteur  explique  l'augmentation  d'entropie 
qui  accompagne  la  modification  décrite  par  M.  Wiex  :  „Nach  der  hier 
entwickelten  Théorie  kann  dies  (l'augmentation  d'entropie)  nur  dann 
zutreffen,  wenn  die  Yeriinderungen  mit  Emission  oder  mit  diH'user 
Hetlexion  oder  mit  einem  anderen  irreversibeln  Vorgang  verbunden 
siiid,  nicht  aber,  wenn  es  sich  um  die  einfaclie  geradlinige  Ausbreitung 
schon   vorhandener  Strahlung  handelt". 

M.  Wten  revient  sur  la  question  dans  son  „]iapport  pn'se)ik'  au 
Cougrh;  international  de  Paris  en  1900".  11  y  écrit  -).  ^J'ai  indiqué 
précédemment  ^)  que  la  radiation  libre  devait  aussi  être  considérée  comme 
non  réversible  Je  voudrais  préciser  cet  énoncé  en  disant  qu'on  ne  peut 
rien  affirmer  sur  la  température  et  l'entropie  de  la  radiation  libre  tant 
qu'il  n'existe  pas  un  état  d'équilibre  stable  ou  instable.  Sur  ce  point  je 
ne  suis  pas  d'acccord'avec  M.  Plaxck,  qui  veut  que  la  simple  propa- 
■gatioii  d'une  radiation  existante  soit  un  phénomène  réversible". 

Su])])osons  (|ue  pour  arriver  à  la  connaissance  de  l'entrojjie  on  con- 


')    Wied.  Ann.,  Bd.  IV,  Heft  1.  1000.  p.  736. 

')  1'.  1^^. 

•■"^    Wied.  Ann.  13d.  LU.  lSi)l.  p.  1(;2. 


LA   PROPAGAÏIOX  LIBRE  DK  LA  RAUIATIOX,   ETC.  589 

sidère  seulement  des  modifications  qui  s'accomplissent  entre  deux  états 
d'équilibre,  il  se  ])eut  qu'alors  on  ne  puisse  rien  dire  de  la  réversi- 
bilité ou  non-réversibilité  de  la  propagation  libre  des  rayons.  Si  toute- 
fois nous  étendons  le  principe  de  Tentropie  à  des  états  qui  ne  sont  pas 
des  états  d'é(piilibre,  il  nu^  paraît  que  la  question  est  susceptible  de  re- 
cevoir une  solution  satisfaisante. 

A  cet  efFet^  il  faut  commencer  par  préciser  davantage  la  signification 
du  mot  réversibllifé.  Les  deux  auteurs,  dans  cette  question,  à  savoir  si 
la  modification  est  ou  non  réversible,  déduisent  leur  opinion  de  Taug- 
mentation  ou  de  Tétat  constant  de  l'entropie.  Ils  assimilent  donc  à  des 
modifications  réversibles  celles  oii  l'entropie  reste  constante,  à  des  modi- 
fications non-réversibles  celles  oii  Tentropie  augmente. 

Les  considérations  originales  de  Glausius  démontrent: 

I.  que  dans  les  modifications  qu'il  nomme  réversibles,  Tentropie 
demeure  constante  ; 

IL  que  Tentropie  a  augmenté  quand  un  système  a  passé  par  une 
voie  non-réversible  d'un  état  d'équilibre  A  à  un  autre  que  nous  nom- 
merons B.. 

Ces  deux  propositions  ne  justifient  nullement  l'assimilation  des 
^modifications  réversibles"  aux  modifications  „dans  lesquelles  l'entropie 
augmente".  Il  est  en  etfet  parfaitement  possible  qu'il  s'accomplisse  entre 
les  deux  états  d'équilibre  //  et  B  une  modification  réversible  oiï  Ton  peut 
distinguer  an  contraire:  1°  un  passage  de  l'état  A  à  un  état  C,  qui  n'est 
l^as  un  état  d'équilibre;  ce  passage  n'est  pas  accompagné  d'un  accroisse- 
ment d'entropie;  2°  un  passage  de  Tétat  6' à  l'état  B,  celui-ci  au  con- 
traire accompagné  d'un  accroissement  d'entropie. 

De  pareilles  modifications  ont  bien  réellement  lieu,  comme  je  crois 
l'avoir  démontré  dans  ma  notice  sur  l'entropie  de  la  radiation.  ')  J'y 
ai  considéré  le  processus  suivant.  Un  gaz  est  supposé  complètement 
enfermé  entre  des  ])arois,  qui  à  un  moment  donné  sont  brusquement 
su])primées.  Le  gaz  entrera  alors  dans  un  état  qui  n'est  pas  un  état 
d'équilibre,  et  oii  toutes  les  molécules  s'éloignent  de  l'espace  oii  elles 
étaient  enfermées  à  l'origiue.  Si  les  molécules  se  dispersent  sans  chocs 
la  grandeur  //,  qui  d'a])rès  Bolt7,:\[aisn  représente  l'entropie,  n'augmente 
pas.  Si  au  contraire  les  molécules  rencontrant  une  paroi,  entrent  en  col- 


"i  Entropie  der  straling  I.    Fer.s/.  Kon.  Ak.  Amsterdam.  Jativiev  1900. 


590  J.   D.   VAN  DEll  WAALS  JU. 

lisioii  avec  les  inolrcules  qui  les  suivaient  et  que  par  conséqueut  elles 
j)reuneut  un  nouvel  état  d'équilibre^  alors,  dans  ce  nouvel  état^  l'entro- 
pie sera  plus  grande  que  dans  le  premier. 

Cette  modification,  prise  dans  son  ensemble,  peut  être  considérée  sans 
aucun  doute  comme  non-réversible;  et  ceci  se  laisse  déduire  de  la  pro- 
])Osition  I,  car  si  la  modification  était  réversible,  rentropie  n'augmen- 
terait pas.  L'expansion  libre  des  gaz  est  toutefois  une  modification  ([ui 
ne  s'accomplit  pas  entre  deux  états  d'équilibre;  on  ne  saurait  donc,  se 
fondant  sur  la  proposition  I,  admettre  qu'elle  est  réversible. 

Quelque  chose  d^ analogue  me  semble  être  le  cas  dans  la  modification 
décrite  par  M.  AVien. 

Cette  modification  peut  être  divisée  en  deux:  1°  l'expansion  de  la  radia- 
tion dans  l'esi^ace  antérieurement  vide;  2°  la  réflexion  diff^use,  grâce  à 
laquelle  l'espace  entier  se  reni])lit  liomogènement  de  la  radiation,  se  pro- 
pageant uniformément  dans  tous  les  seiis.  Le  seul  fait  que  M.  Wiex  a 
besoin  d'admettre  une  réflexion  difl'use  par  les  parois  démontre  que  la 
réflexion  est  la  vraie  cause  de  l'augmentation  de  l'entropie.  Si  M.  Wiex 
avait  admis  des  parois  réfléchissant  régulièrement,  il  se  serait  produit  un 
état  dans  lequel  la  radiation  n'est  pas  la  même  dans  les  trois  directions 
perjîendiculaires.  C'est  ce  que  M.  Wien  iiomme  un  état  d'équilibre 
instable.  Dans  ce  cas  l'accroissement  d'entropie  aurait  fait  défaut. 

De  ce  qui  précède  je  crois  pouvoir  conclure: 

I.  que  la  théorie  de  M.  Wiex  est  en  désaccord  avec  l'opinion  de  M. 
Planck,  suivant  laquelle  l'expansion  libre  de  la  radiation  n'est  pas 
accompagnée  d'un  accroissement  d'entropie; 

IL  qu'il  n'y  a  donc  rien  qui  nous  empêche  d'admettre  la  proposition 
démontrée  par  M.  Planck,  suivant  laquelle  dans  les  modifications  de 
rayonnement  l'entropie  n'augmente  que  si  la  radiation  est  absorbée  par 
un  vibrateur.  Cette  dernière  hypothèse  est  de  nouveau  entièrement  d'accord 
avec  la  théorie  de  M.  Boltzmann,  qui  fait  dépendre  l'augmentation  de 
l'entropie  thermi(jue  des  chocs  des  molécules. 

Si  toutefois  nous  ne  pouvons  plus  admettre  que  la  constance  de 
l'entropie  ou  son  accroissement  caractérisent  la  réversibilité  ou  la 
non-réversibilité  d'une  modification,  il  nous  faudra  trouver  un  autre 
critérium. 

A  l'origine,  le  mot  non-réversibilité  a  été  appliqué  à  des  modifica- 
tions dont  la  marche  inverse  est  contraire  aux  lois  naturelles.  Mais 
si  nous  supposons  toutes  les  modifications  matérielles   régies  par  les 


LA  PROPAGATION  LIBRE  DE  LA  RADIATION,  ETC.  591 

lois  (le  h\  méennique,  et  toutes  les  inoditicatioiis  de  Tctliev  sous  la  déjieii- 
daucc  des  équations  de  Maxwell  ou  d'autres  analogues,  nous  devons 
admettre  pour  chaque  nioditication  que  la  marche  eu  seus  inverse  serait 
égak^meut  possible.  La  définition  doiniée  ci-dessus  ne  serait  donc  pas 
applicable. 

Aussi  s'est-ïl  présenté  bien  des  difficultés  qui  ont  empêché  d'établir 
une  distinction  nette  entre  les  modificatious  réversibles  et  les  non-réver- 
sibles. Etant  donné  que  nous  devons  en  réalité  considérer  toutes  les  modi- 
fications comme  réversibles,  et  la  difficulté  consistant  à  expliquer  la 
non-réversibilité,  il  est  remarc|uable  que  néanmoins  toutes  les  modifica- 
tions se  présentèrent  d'abord  comme  non-réversibles,  et  que  ce  soit  au 
contraire  la  conception  de  la  réversibilité  qui  ait  donné  le  plus  d'embarras. 

D'ailleurs  toute  modification  qui  se  manifeste,  doit  être  considérée 
comme  irréversible  si  Ton  a  eu  vue,  non  seulement  un  corps  unique 
parmi  ceux  qui  prennent  part  à  la  modification,  mais  le  S3^stème  tout  entier, 
sur  lequel  se  fait  sentir  son  infiueuce.  Si  par  exemple  on  considère  un 
gaz  comprimé  sous  un  pistou,  le  frottement  de  ce  piston  dans  le  cylin- 
dre rendrait  la  modification  irréversible,  même  si  le  gaz  éprouvait  une 
modification  purement  réversible. 

Seul  le  mouvement  des  planètes  n'est  pas  sujet  à  cet  inconvénient; 
mais  celui-ci  tombe  tout  à  fait  en  dehors  du  cadre  des  modifications  que 
nous  envisageons. 

Ces  observations  ne  s'appliquent  d'ailleurs  c[u'aux  „actions  thermo- 
dynamiques", c'est  à  dire  aux  modifications  où  les  forces  sont  des  fonc- 
tions de  la  température. 

Une  autre  difficulté,  c'est  que  même  dans  un  corps  unique  qui  par- 
ticipe à  un  phénomène,  on  doit  avoir  des  vitesses  qui  empêchent 
ce  corps  d'arriver  au  repos  lorsqu'il  a  atteint  un  état  d'équilibre  stable, 
et  qui  le  font  osciller  autour  de  cette  position. 

Dans  cet  état,  le  cor])s  ne  peut  se  mettre  en  repos  que  par  des  frotte- 
ment ou  d'autres  résistauces.  Mais  par  là  même  la  modification  devient  de 
nouveau  irréversible,  car  cette  diminution  du  mouvement  par  le  frot- 
tement est  un  phénomène  qui  ne  peut  avoir  lieu  en  sens  inverse. 

C'est  ainsi  qu'on  en  est  arrivé  à  laisser  toujours  les  modifications  se 
produire  avec  des  vitesses  infiniment  petites.  Ceci  n'est  naturellement 
possible  que  pour  des  modificatious  chez  lesquelles  chaque  position  par- 
courue est  un  état  d'équilibre.  Si  toutefois  il  existe  une  position  parcourue 
pour  laquelle  toutes  les  forces  qui  agissent  sur  le  sj-stème  ne  se  nuiin- 


592  J.   1).  VAN  DEPx,  WAALS  JR. 

tiennent  pas  en  équilibre  les  unes  les  autres^  alors  il  se  produii'a  naturel- 
lement des  accélérations  et  des  vitesses  finies.  C'est  ce  qui  fait  qu'on  a 
identifié  une  modification  réversible  avec  une  modification  oii  tous  les 
états  jjarcourus  sont  des  positions  d'équilibre  et  qui  s'accomplit  en  un 
temps  infiniment  grand. 

C'est  encore  pour  cette  raison  que  certains  auteurs  ])réfcrent  éviter  la 
conception:  modification  s'accomplissant  en  un  temps  infiniment  grand" 
et  ne  parlent  que  d'une  vole  réversible  qui  passe  d'un  état  d'équilibre 
à  un  autre;  ils  entendent  par  là  une  série  d'états  d'équilibi-e  qui  forment 
une  transition  continue  entre  les  deux  états  que  l'on  a  en  vue^  indéj)cn- 
pendamment  de  la  question^  si  et  comment  il  est  possible  d'amener 
un  corps,  par  cette  voie,  d'un  de  ces  états  à  un  autre. 

Nous  arrivons  ainsi  à  cette  interprétation  que,  sont  réversibles:  I.  les 
modifications  oii  les  forces  ne  sont  pas  des  fonctions  de  la  température; 
II.  les  modifications  qui  s'accomplissent  en  un  temps  infiniment  grand 
et  pour  lesquelles  tous  les  états  sont  des  états  d'équilibre.  Néanmoins, 
il  n'est  pas  si  aisé  de  comprendre  que  toute  autre  modification  ne  saurait 
être  réversible. 

D'autre  part,  comme  nous  considérons  toutes  les  modifications  réver- 
sibles (tenant  compte  toutefois  de  la  structure  moléculaire),  il  est 
désirable  de  définir  les  conceptions  de  réversibilité  et  de  non-réversibilité 
de  telle  manière  qu'elles  ne  soient  pas  en  detsaccord  avec  ce  point  de 
vue.  Nous  ne  pourrons  dès  lors  faire  autrement  que  d'admettre  la  défini- 
tion suivante:  une  modification  est  non-réversible  lorsque  le  mouvement 
inverse  se  présentera  dans  la  nature  avec  un  degré  de  probabilité  moindre. 

Si  nous  examinons  à  pressent  l'expansion  d'un  gaz  dans  un  espace 
vide,  les  molécules  auront,  à  un  moment  donné,  des  vitesses  propor- 
tionnelles à  leur  distance  au  point  d'où  le  gaz  s'est  répandu.  (Nous 
supposons  le  volume  primitif  du  gaz  si  petit  relativement  à  l'espace 
dans  lequel  il  s'étend,  que  nous  pouvons  nous  le  représenter  émanant 
d'un  seul  point).  Il  est  évident  que  le  mouvement  inverse  représente 
une  modification  que  l'on  ne  saurait  réaliser  à  dessein,  et  dont  la  pro- 
duction accidentelle  (c.-à-d.  par  le  choc  des  molécules  d'un  gaz  qui 
d'abord  occupait  tout  l'espace  d'une  façon  homogène)  est  fort  invrai- 
semblable. 

Eevenons  maintenant  à  la  question:  l'expan.sion  libre  d'une  radia- 
tion est-elle  réversible  ou  non.  A  cet  efiét,  nous  considérons  d'abord 
un  seul  vibrateur  qui  exécute  un  mouvement  oscillatoire  tempéré;  il  me 


LA  l'IÎOPAdxVnON  LIBRE  DE  LA  RADIATION,   ETC.  5ÔS 

semble  alors  que  ce  mouvement  doit  être  appelé  non-réversible.  Un 
miroir,  p.  e.,  ne  renverse  absolument  pas  le  phénomène,  car  par  le  mouve- 
ment inverse,  les  dernières  vibrations  produites,  c.-à-d.  les  plus  faibles, 
devraient  revenir  les  premières  au  vibrateur  et  puis  être  coiistamment 
suivies  de  vibrations  plus  fortes;  tandis  (|ue  ce  sont  au  contraire  les 
premiers  rayons  que  le  miroir  renvoie  les  premiers  au  vibrateur.  Il 
me  paraît  tout  aussi  peu  possible  d'obtenir  d'une  autre  manière  la 
modidcatiou  inverse. 

Examinons  maintcnaui  un  cor])s  radiant,  composé  d'un  grand  nombre 
de  vibrateurs  semblables,  et  voyons  si  la  modificatio]i  de  radiation  qui 
émane  de  ce  corps  est  réversible:  il  nous  faut  alors  remarquer  (|ue  cette 
question  peut  être  prise  dans  deux  acceptions  diH'éreutes.  Eu  premier 
lieu,  nous  pouvons  considérer  comme  modification  inverse  un  mouve- 
ment qui  soit  complètement  identique  à  celui  qui  a  lieu  en  réalité,  mais 
qui  a  lieu  seulement  en  sens  inverse.  En  second  lieu,  on  peut  envisager 
comme  telle  une  modification  qui  soit  Tinverse  de  raction  véritable, 
pourvu  (jiCou  tienne  compte  seulement  des  coordonnées  mesurables  (apj)e- 
lées  par  J.  J.  Thomson  „controlable  coordinates"). 

Comme  les  coordonnées  mesurables  sont  les  seules  que  nous  puis- 
sions percevoir,  ruuique  circonstance  qui  influera  sur  les  phénomènes 
que  nous  observons,  c'est  leur  réversibilité  ou  non-réversibilité  selon  la 
seconde  acception. 

Et  dans  ce  cas,  M.  Planck  a  assurément  le  droit  de  regarder  la  libre 
propagation  des  radiations  comme  un  phénomène  réversible.  Il  le  dé- 
montre lui-même  en  laissant  les  radiations  se  réfléchir  sur  un  miroir 
concave,  croyant  ainsi  renverser  la  modification.  Toutefois,  comme  ce 
miroir  de\a'a  être  un  „miroir  parfait",  et  que  ceci  nest  qu'une  fiction, 
qui  ne  se  présente  pas  dans  la  nature,  je  tiens  i)réferable  de  faire  cette 
démonstration  d'une  manière  différente.  Nous  pouvons  y  arriver  en 
imaginant  deux  sphères  concentriques  qui  envoient  des  rayons  l'une 
vers  l'autre,  tout  en  ayant  la  même  température  et  émettant  les  mêmes 
longueurs  d'onde.  En  ce  qui  concerne  les  coordonnées  mensurables 
(c.  à.  d.  la  quantité  d'énergie  et  la  longueur  d'onde),  la  radiation  de 
Tune  des  sphères  vers  Tautre  sera  tout  à  fait  identique  à  celle  de  la 
seconde  vers  la  première. 

Cependant,  on  peut  aussi  se  demander  si  la  libre  propagatioji  des 
radiations  est  réversible  selon  la  première  acception.  Il  nous  faudra 
alors  examiner  1'^  s'il  est  toujours  en  notre  pouvoir  de  faire  s'accomplir 

ARCHIVES   néerlandaises,    SERIE   II.    TOME    V.  uS 


594  .T.  D.  VAN  DER  WAALS  .IR.   LA  PROPAGATION  LIBRE,  ETC. 

la  modificatiou  en  sens  inverse;  2°  si  Taction  inverse  ^lourra^  avec  la 
même  probabilité,  s'établir  accidentellement. 

1°.  11  est  facile  de  voir  qu'une  inversion  arbitraire  de  la  radiation 
n'est  guère  possible.  Môme  si  nous  pouvons  nous  servir  d'une  sphère 
parfaitement  réfléchissante  et  en  entourer  une  petite  sphère  radiante, 
les  rayons  ne  tomberaient  pas  tous  normalement  sur  la  surface  sphérique; 
et  par  snite,  ils  ne  se  réfléchiraient  pas  le  long  du  chemin  parcouru. 
Les  rayons  émanant  d'une  molécule  ne  convergeraient  pas  au  retour 
vers  la  même  molécule,  mais  ils  ])asseraient  quelque  part  })ar  un  foyer, 
en  un  lieu  oii,  à  ce  moment,  peut-être  aucune  molécule  ne  serait  pré- 
sente. De  cette  manière,  nous  ne  pouvons  donc  obtenir  exactement  la 
même  action  en  sens  inverse. 

2°.  L'énergie  émise  ])ar  une  nu)lécule  ofl're  une  symétrie  autour  de 
cette  molécule.  Si  donc  on  entoure  une  sphère  radiante  d'un  miroir 
concave,  ou  d'un  corps  concave  de  même  température,  il  tombera  en 
moyenne  sur  chaque  molécule  la  même  énergie  que  celle  qui  en  rayonne, 
puis{[u'il  existe  un  équilibre  de  tem^îérature  ;  mais  cette  symétrie  autour 
de  la  molécule  fera  défaut  pour  les  radiations  incidentes.  La  radiation 
incidente  ne  peut  donc  pas,  h  tous  les  points  de  vue,  être  considérée 
comme  la  moditication  inverse  de  la  radiation  émise. 

Eigoureusement,  je  pense  donc  devoir  considérer  comme  irréversible  la 
libre  propagation  des  radiations. 


VERSUCHE    ÛBER    S E K U N D a R S TR A H L EN 


ERNST     DORN. 


Ti-ifft  die  Strahluug  einer  Eontgenrohre  auf  einen  poiiclerablen  Kor- 
per,  so  gehen  von  diesem  dirt'use  Strableu  aus,  welclie  sich  von  den  ein- 
fallenden  Rontgenstrahlen  zunaclist  durch  eine  geringere  durchdringeude 
Kraft  untersclieiden. 

Hr.  Sagnac  hat  die  Eigenschaften  dieser  Strahlen^  die  er  „Sekundiir- 
strahlen"  nenut^  eingeliend  untersuclit  '). 

Untei-  seineu  Beobachtungen  war  miv  insbesondere  die  von  Intéresse, 
dass  gewisse  Sekundarstrablen  scbon  durch  eine  Luftschiclit  von  0,1 
mm.  Dicke  absorbirt  wurden  -). 

Die  Analogie  mit  den  iiussersten,  von  Herrn  Dr.  V.  Schumann  pho- 
to graphivten  ultravioletten  Strahlen  liegt  nahe  und  ist  auch  von  Herrn 
tSAGNAC  hervorgehoben  worden. 

Dièse  durch  Luft  stark  absorbirten  Sekundarstrablen  sind  der  Gegen- 
stand  der  nachstehenden  Untersuchuug. 

1.  Zur  Brzeugung  der  erforderlichen  kraftigen  Eontgenstrahlen  be- 
nutzte  ich  zunaclist  einen  Induktionsapparat  von  Eeiniger,  Gebberï 
und  ScHALiv  "),  der  sich  ohne  Weiteres  mit  einem  elektroljtischen  Un- 
terbrecher  nach  Wehnelt  oder  Simon  betreiben  liess. 

Die  erreichbare  Funkenlange  zwischen  Spitze  und  Sclieibe,  betrug 


')  Sagnac,  Comptes  rendus  1897  bis  1900. 

')  Sagnac,  Comptes  rendus  T.  128,  1899,  p.  300. 

■■)  Nâhere  Angaben  s.  Wied.  Ann.  63,  p.  161,  1897. 

38* 


596  EUNST  DORN. 

dann  (tnv  î<0  Akkiimulatoren)  mir  etwa  20  cm.  (gegen  mehr  als  30ciu. 
bei  Quecksilberuiiterbrecher)^  sodass  die  Entladuugen  in  deu  Kontgen- 
rohren  aussetzteii,  weiin  dièse  durcU  langereu  Gebi'auch  sehv  „hart" 
wurdeu. 

Daher  bediente  ich  inich  spiiter  eiues  Iiiduktoi-iuins  mit  Tiirbinen- 
uuterbreclier  fur  60  cm.  Schlagweite  von  der  AUgemeinen  Elektricitats- 
gesellschaft,  hielt  aber,  um  die  Euhren  zn  schonen,  die  Unterbrechungs- 
zalil  ziemlich  uiedrig  —  auf  etwa  25  in  der  Sekunde. 

Die  Rontgenrobreu  hatteu  ihre  Antikatbode  in  der  Mitte  eines  ku- 
geligen  Gefiisses  von  13 — 15  cm.  Dui'chnîesser.  Die  meisten  stammten 
von  GuxDELACii  in  Geblberg  und  waren  mit  einem  eingescbmolzenen 
Platindraht  vevsehen,  der,  in  eine  Bunsenflamme  gehalten,  Wasserstoff' 
ins  Innere  der  Robre  dirt'undiren  Hess,  sodass  man  dieselbe  „regeneri- 
ren"  konnte,  wenn  das  Vakuum  zu  bocb  geworden  war. 

J)er  Eubre  parallel  war  ein  l'unkenzieber  mit  1  cm.  starken,  voru 
abgerundeten  Zinkstiiben  gescbaltet.  Gingen  Fuukeu  auf  20  cm.  Abstand 
iiber,  so  wurde  der  Yersucb  unterbrocben,  und  die  RiJbre  regenerirt. 

In  der  Eegel  wurde  mit  einer  „Scblagweite"  von  10  bis  20  cm.  ge- 
arbeitet. 

Die  in  Eig.  1  und  2  dargestellte  Vorrichtung  gestattete,  die  Sekun- 
diirstrablen  nacb  Belieben  im  Yakuuin  einer  Quecksillîerlnftpnmpe  oder 
in  Luft  von  Atinospbiirendruck  zu  erzeugeu. 

Ans  o  Messiiigstaben  und  o  Kingen  ans  Messingblecb  war  ein  Gestell 
mit  3  Etagen  zusammengesetzt.  Die  unteren  beiden  Ringe  trugen  un- 
verriickbar  befestigt  1,3  mm.  dicke  Bleiplatten  mit  parallelen  Spalten 
von  56  mm.  Lange  und  1,1  mm.  Breite.  Auf  den  obereu  Ring  konnte 
eine  pbotograj^liiscbe  Blatte  gelegt  werden. 

Das  Gestell  wurde  auf  eine  plan  gesclilitfeue  Mossingplatte  von  7,5 
min.  Stiirke  gesetzt  nnd  mit  etwas  Klebwachs  tixirt.  Darunter  kam  die 
zu  einem  Winkel  von  15°  gebogene  Blatte,  an  welclier  die  Sekundiir- 
strablen  erzeugt  werden  soUteu. 

Ueber  das  Ganze  wurde  ein  knapp  iiber  die  Riuge  passeiuier  Cjdinder 
ans  Messingblecb  von  1,5  mm.  Dicke  gestulpt,  dessen  verbreiterter  ab- 
gescblitt'ener  Rand  vorher  sorgfaltig  eingefettet  war. 

Der  Cylinder  besass  zum  Einlassen  der  Routgenstrahlen  eineu  mit 
einem  1,32  (spiiter  nur  0,15)  mm.  starken  Aluminiumblecb  versclilos- 
senen  Ansatz  und  diesem  gegeuûber  einen  Rohrstutzeu  mit  Hahn. 

Ein  diinnes  lîk^irolir  vcM-mittelte  die  Verbindnng  mit  der  (,)uecksilber- 


VBRSUCHE  UBER  SElvlJNDllKSTliAlILEN, 


597 


luft])uiiipe;    (ler   luftdichte   Sclilnss   wuvde   in   befriedigeiulster   Weise 
durch  Miiuchener  Sieg'ehvachs  crzielt. 

Yor  die  der  Uiintgeiiriilire  zugeweiidete  Seite  des  Apparûtes  wurde 


Fio-.  -2. 


: 


Fig.  1. 

eiu  Bleiinaiitel  von  8,0  imii.  Dickc  mit  kreisfurinigem  Anssclmitt  ge- 
setzt;  spiiter  kani  nocli  eiu  zweiter  vou  4,9  mm.  dazu. 

2.  Fliissspath  ist  fiir  die  iiussersten  vou  Hru.  Schumann  beobachteten 
ultravioletteu  Strahlen,  welclie  von  Luft  stark  absorbirt  werdeu,  noch 
durchlassig. 

Ich  legte  daller  quer  liber  den  oberen  Spalt  eine  von  Zeiss  in  Jeua 
freundlichst  gelieheue  Eluoritplatte  von  -3,71  mm.  Dicke  nnd  unmittel- 
bar  darauf  die  photographische  Platte  (vou  Peuutz)  mit  der  Schicht- 
seite  nach  unten  '). 


')  Die   Aufstellung  erfolgte   natiirlicli   im  venlunkelten  Ziuimer  bei  rotliem 
Licht. 


598  ERNST  TtOUy. 

Nachdem  ein  gutes  Vakiinm  hergestellt  war,  wurden  8  Min.  laiig 
Sekuiuliirstralilen  an  einer  Bleiplatte  erzeugt.  (Ind.  fi.  G.  S.  A¥ehnelt- 
Unterbreclier,  Antikathode  10_,5  cm.  von  Eiulass). 

Ueber  dem  unbedeckten  Theil  des  Spaltes  zeigte  sich  ein  kviiftiger, 
scharf  begrenzter  Eindrack;  ihircli  deu  Fluorif  loar  aher  anch  nielii  e.lne 
Spiir  von  Stralilen  gegaugen. 

Bei  eineni  Parallelversuch  mit  Luft  von  Atniospliiirendruck  war  das 
Ergebniss  das  gleiche,  mir  war  das  Bild  weit  schwiicber.  Es  felilten  eben 
die  in  Luft  absorbirten  Strahlen. 

Ents])rechende  Versucbe  wurden  noch  oft  angestellt  '),  stets  mit  dem 
gleichen  Erfolge.  Hervorheben  will  ich  nnr  noch  zwei  Parallel versucbe 
mit  einer  anderen  Eluoritplatte  von  3,00  m. m.  Dicke,  welche  Hr.  SciiU- 
MANN  aus  mehreren  als  die  fiir  Ultraviolett  durchlassigste  ausgesucbt 
batte.  Andere  Theile  des  Spaltes  waren  hier  noch  mit  einer  Quarzplatte 
von  3,0-1  mm.  und  mit  Alurainiumfolie  von  0,017  mm.  verdeckt. 
Wieder  war  das  im  Yakuuni  erbaltene  Bild  weit  kriiftiger;  Eluorit 
und  Quarz  batten  aucb  hier  Ailes  absorbirt,  unter  dem  Aluminium 
liatte  schwachere  Scbwarzuug  stattgefunden. 

Die  mit  Aluminium  bedeckte  Stelle  war  auf  dem  andern  Bilde  nicbt 
kenntlicb  :  die  auf  einer  Luftstrecke  von  etwa  9  cm.  niclit  aufgelialtenen 
Stralden  durcbsetzen  also  diinnes  Aluminium  oline  luerklicbe  Scbwii- 
cbung. 

3.  HerrDr.  ScHUMAXxiiberliess  mir  eine  Anzabl  seiner  Spécial  pi atte^i 
fiir  das  àmserste  Ultraviolett,  welche  hier  aile  kauflicben  Platten  unver- 
gleichlich  an  Erapfindlichkeit  iibertreffen  nnd  ihm  das  Vordringen  in 
bisher  unerforschte  Spektralregionen  ermoglichten. 

Vorversuche  batten  gelehrt,  dass  Rôntgenstrahlen  auf  ScHUMAXx'sche 
Platten  weit  sehwacher  wirkten  als  auf  PEiiuTzplatten. 

Mit  Sekundarstrahlen  wurden  im  Vakuum  fiinf  Aufuahmeu  auf  Schu- 
MANN'schen  Platten  gemacht,  wobei  wieder  Theile  des  Spaltes  mit  der 
zweiten  Eluoritplatte  und  mit  der  Alurainiumfolie  verdeckt  waren. 

Die  photographischen  Bilder  waren  auch  hier  viel  blasser,  als  auf  den 
PERUTzplatten  unter  gleichen  A^erhaltnissen;  durch  Aluminium  waren 
nur  Spuren,  durch  den  Eluorit  nichts  hindurchgegangen. 

Da  Herr  Dr.  Schumann  die  Ereundlichkeit  batte,  zwei  seiner  Platten 


')  Auch  mit  Sn.  statt  Pb. 


VERSUCHE  ÛBER  SEKUNDilRSTRAHLEN.  599 

hier  selbst  zu  eiitwiekcli^  ist  dei-  Eiinvaiul  niisg-esclilosseii,  daî^s  das  Er- 
gebiiiss  in  iiieiiier  niangelliafteii  Bekaiiiitschaft  mit  der  Bcbaiidluiig  der 
ScHUMAXN'sclieu  Platteii  seinen  Gruud  hatte. 

■l.  Weiiu  fis  bislier  nicht  gelang,  an  deii  niiteryuchteii  8tralilen  die 
Eigeiischafteii  des  ultra violetten  Lichtes  uachzuweisenj  so  koiinte  dieser 
Missevfolg  diircli  die  zu  kleiiie  Wellenliiiige  bediiigt  sein. 

Das  Vorliandensein  einer  regel miissigeu  llejlexion  wiirde  die  8trablen 
mit  grossev  Wabrsclieiidicbkeit  als  Licht  charakterisirt  haben;  ich  stellte 
daher  folgende  Yersucbe  an. 

Ein  (iibrigens  niagnetisirter)  Stablspiegel  w  iirde  nnter  45°  geneigt 
uiimittelbar  iibev  dem  ol)eren  Spalt  so  angebracbt,  dass  die  Sekundar- 
strahleu  ilm  in  dem  hovi/outalen  Durcbmessev  trafen.  Senkreclit  zu  der 
Richtung  der  regehniissigen  lieflexion  wiircU;  einc  ])bofogra])biscbe  Flatte 
(.•^)  vertikal  anfgestellt;  um  die  Intensitat  der  îSekundavstrablen  zn  con- 
troliren,  wuvde  eine  zweite  Flatte  (/i)  auf  den  obersten  Fung  gelegt, 
welcbe  die  nm  Spiegel  vorbeigelienden  Strablen  auffing. 

01)\\old  nun  l)ei  vielfacli  wiederliolten  Versucben  (im  Vakiiiim)  diircb 
die  obère  Flatte  das  Vorltandensein  kriifliger  Seknndiirstrablen  nncbge- 
wiesen  wnrde.  so  liess  sicb  docb  iiiein;ils  die  geringste  8pnr  eines  regel- 
miissig  rellektirfen  Bibles  erkennen. 

Dagegen  waren  Anzeicben  einer  schwacben  diti'nsen  Strablung  ')  vor- 
banden,  indeni  der  Scbatten  einer  die  vertikale  Flatte  baltenden  Klani- 
mer  sicb  unterscbeiden  liess. 

Ancb  als  icb  den  Stablspiegel  dnreb  <'inen  Silberspiegel  ersetzte^  bei 
dem  eine  stiirkere  nnd  fiir  verscbiedene  Strablengattungen  gleiclimiissi- 
gere  Réflexion  erwartet  werden  konnte,  blieb  die  regelmiissige  Fteflexion 
vollkommen  ans. 

Dass  iibi'igeus  der  Stablspiegel  ancb  fiir  ziemlicli  weit  im  Ultraviolett 
liegende  Strablen  nocb  ein  binreiebendes  Eeflexionsvermogeu  besass, 
lebrten  Versucbe^  wo  die  zur  Erzeugung  der  Seknudarstrablen  dieneude 
Bleiplatte  dnreb  eine  ranb  geschliffene  Elussspatbplatte  ersetzt  wurde. 
Die  von  dieser  miter  der  Einwirkung  von  Routgenstrablen  ausgebenden 
Strablen,  deren  Maximum  nacb  Hrn.  Winkelmann  bei  219  /y.,v.  liegt, 
lieferten  ein  kruftiges  regular  reflektirtes  Bild. 


^)  Icii  verraeide  hier  deu  Ausdruck  Réflexion. 


600  EENST  DORN. 

Die  bislicv  initgetheiltea  Beobaclitiuigeu  inacheii  es  bereits  ausseror- 
cleutlich  unwalirscheiiilieli^  dass  die  von  der  Luft  stark  absorbirten  Se- 
kuudarstrahleii  ultraviolettes  Liebt  siud.  Vielniehr  M'eist  die  Erzeiigung 
einer  difnseu  „tertiareu"  Strahluug  aiif  eiiie  Yerwaudscbaft  der  Sekuii- 
dârstrahlen  mit  Kathoden-  oder  Rontgenstralileu  liin. 

5.  Zur  richtigen  Deutmig  der  uiitersuchten  Stralileii  fidirte  eine  ge- 
uauere  Betrachtuiig  der  oberlialb  des  inaguetischeu  8tahlspiegeli5  ange- 
bracliten  Plat! eu. 

Obwolil  uiimlich  beide  Spalte  gerade  warcu^  zeigte  das  Bild  —  falls 
im  Vakuum  experimeutirt  war  —  iu  der  Niilie 
der  dem  Spiegel  eutsprecheudeu  Uuterbreclmugs- 
stelle  eine  Kriimmuug  iu  dem  Siime,  als  ob 
KathodensfraJden.  au  dem  maguetisclieu  Spiegel 
vorbeigegaugeu  wiireu. 

Dièse  Kriimmuug  kouute  nichf  durcli  die  geu- 
melrischen  Verlialtnisse  bediugt  seiu,  deuu  sie 
fehlte  bei  Anwendung  des  Silberspiegels  uud  iu  ^'S'-  ^• 

den  mit  WiXKELMANN''scheu  Flussspatlistrableu erhalteneuBilderu, ebeuso 
in  Aufnahmen  mit  gewolmlichem  Liclit  iu  eineui  gleicli  gestalteteu  Ap- 
parat, feruer  erfolgte  die  Kriimmuug  uach  der  auderen  Seite,  als  unter 
Pestlialtuug  der  aussereu  Torm  der  Auorduuug  die  Pôle  des  Maguet- 
spiegels  vertauscht  wurdeu. 

Die  Krummung  blieb  trotz  des  Stahlspiegels  auch  aus,  weuu  die 
Sekundarstrahleu  unter  Atmos-phârendruck  erzeugt  wareu,  wie  durch 
mehrfache  iibereiustimmeude  Versuche  festgestellt  wnrde. 

Die  Yerhaltuisse  traten  uoch  klarer  hervor,  als  statt  des  uiagnetischeu 
Stahlspiegels  eiu  kleiuer  kniftiger  Hufeiseumaguet  verwandt  wurde 
(Lange  29  mm.,  Breite  der  Scheukel  5  mm.,  Dicke  2,S  mm.  freie  Oti'- 
nung  zwisclieu  den  Sclieukeln  12,5  mm.). 

Mit  Bleistreifeu  uud  Klebwaclis  wurde  der  Maguet  so  aaf  der  obereu 
Bleiplatte  befestigt,  dass  seine  Oberkante  sich  etwa  20  mm.  iiber  der- 
selben  befand  uud  die  Sekuiularstrahlen  das  starke  Maguetfeld  nahe  den 
Euden  der  Scheukel  durchsetzen  mussten. 

Die  im  Vakuum  au  einer  Bleiplatte  erzeugteu  Sekiiudiirstrahleu  zer- 
iielen  nuumehr  in  zwei  ganz  gesonderte  Theile:  es  erschieu  zuuiichst  — 
von  nicht  abgelenkten  Strahleu  herriihrend  —  ein  geradliniges  S])alt- 
Ijild  mit  zwei  den  Maguetschenkeln  entsprechenden  Unterbrechungen, 
sodann  —  katliodisch  abseleukt  —  zwei   i>-ekriimmte  Schweife  ausser- 


VERSUCHE  UBER  SEKUNDaRSTRAHLEX.        ■  601 

lialb  der  Magiietsclieiikel   mid  zwischeii  ihiieii  aiif  dev  aiuleru  Seite  eiii 
eUvas  verwasclieuer  Fleck. 

Die  abgeleiikteii  Tlieile  waveii  verbreitert,  somit  wareu  die  katliodeii- 
strahlartigen  Gebilde  nicht  hoinogen.  Der  mittlere 
Fleck  koniite  etwa  von  S  bis  13  mm.,  gerechnet  von 
dev  Mitte  des  iiicbt  abgcdenkteii,  2  mm.  brciteii  Bil- 
des  unterschiedcn  werden. 

An    Platin   licssen  sich    die  kathodischen  8eknn- 

diirslralden  i]i  nocli  gvosserer  Stiirke  gewinuen,  bei 

Kupfer  waren  sie  sehr  scliwacb,   bei  Aluminium  nnd 

Papier  nicht  nachweisbav. 

'""    "  Befand  sicli   Liift  von  Atmospharendruck  im  Ap- 

])arat,  so  liefevten   lilei   uiul    Kupt'cr  uur  den  nicht  abgclenkten  Theil 

des  Bildes. 

0,  Es  erhebt  sich  nnn  die  Frage  nach  dem  Ursprung  der  ablenkbaren 
Strahlen 

Man  konnte  znnachst  vermutlien,  dass  die  schnell  verlaufenden  ffe/r- 
tf'uchen  Vorgànge  der  Bdidgenrolvre  im  Innern  des  evakuirteu  Apparates 
hinreiehend  starke  Potentialditferenzen  erzengten,  um  hier  schwache 
Kathodenstrahlen  entstehen  zu  lassen,  welche  dann  von  der  Bleiplatte 
(oder  sonstigeu  Platte)  refiektirt  wûrden. 

So  hohe  Potentialditl'erenzen  siud  aber  iinwahrscheinlich,  da 
der  Ap])arat  ans  Messing  (mit  Aluminiumfenster  ziim  Eintritt  der 
Rontgen-strahleu)  bestand  nnd  noch  von  starken  Bleihiilleu  nmgeben 
war. 

Indessen  hielt  ich  direkte  Kontrolversuchc  nicht  fiir  iibertliissig. 
Um  den  Apparat  elektrischen  Einwirknngen  zn  entziehen,  benutzte 
ich  zuerst  eiuen  etwa  zu  einem  Viertelkreise  gebogenen  Schirm  ans  Zink- 
blech  von  60  cm.  Breite,  45  cm.  Hohe  nnd  1  mm.  Dicke  mit  einem 
Aluminiumfenster,  welches  guten  metallischen  Kontakt  mit  dem  Zink 
batte.  Der  Schirm  wurde  sorgfaltig  zur  Erde  abgeleitet. 

Drei  Versuche,  von  denen  einer  mit  dem  Stahlspiegel,  zwei  mit  dem 
Hnfeiseumagnet  angestellt  waren,  liessen  die  oben  beschriebenen  Er- 
scheinungen  deutlich  erkennen. 

Eine  noch  vollstandigere,  wohl  als  absolut  zu  betrachteude  elektri- 
sche  Schirmung  wurde  durch  einen  geerdeten  Eisenkasten  mit  Alumi- 
niumfenster erreicht,  durch  desscn  Flinterwand  die  Verbindung  des  Ap- 
parats mit  der  Quecksilberluftpumpe  isolirt  (vermittelst  eiues  eingeleg- 


602  .  EUNST  DORN. 

ten  Glasrohrs)  hiiiJurchgefulirt  war.  Li  drei  Versucheji  (Hufeiseii)  trateu 
wieder  die  katliodiscli  abgelenkteii  Sekundiivstralilen  auf. 

Aiiderseits  koiinteuicht  die  Spur  einer  Eiuwirkuiig  auf  die  photogra- 
phisclie  Platte  entdeckt  werdeii,  nachdem  eine  geraumc  Zeit  lange  Fun- 
ken  des  Induktorinms  odei"  eiiics  Teslz\ -Apparûtes  diclit  vor  dem  Eiseu- 
kasteu  oder  gar  auf  denselbeu  iibergespi'iiiigeii  waren.  Ebenso  wenig 
wirkteii  Iiiduktionsfunkeii  vor  dem  iiur  mit  seinem  Bleilnillen  versehe- 
nen  Apparat. 

7.  Hienach  bleibeu  nur  zwei  Moglichkeiten  zu  erorterii. 
.  Eiitwcder  durchsetzeu  an  der  Aiitikatliode  reflektirte  Kaihodensirah- 
Im  (nach  Art  der  dnrch  Abiminiiimfolie  austretenden  „LEXAUD-Strah- 
len")  das  Glas  der  llontgenriilive,  treten  durcli  das  Aluminiumfenster 
und  werden  an  der  Bleiplatte  z.  Th.  als  Kathodenstralden  reflektirt,  z. 
Th.  in  Rontgenstrahlen  verwandelt. 

Oder  die  einfalleuden  Rdnfgei/s/rahlen  werden  (abgesehen  von  dem 
absorbirten  Betrag)  theilweise  in  nicht  ablenkbnre^  theilvveise  i]i  ablenk- 
bare  Sekiindiirstrahlen  umgesetzt. 

In  beiden  Eiillen  —  besonders  iiu  zweiten  ---  konneii  die  beobaehte- 
ten  Erscheinungen  wohl  einiges  Interesse  beansprnchen. 

Gegen  die  erste  Annahme  spricht  ziimichst,  dass  nach  alleu  bisherigen 
Beobachtungen  Kathodenstralden  Glas  von  der  bei  PK'hitgenriihren  er- 
forderlichen  Stiirke  nicht  zu  durchdringen  vermfigen. 

Eerner  sollte  man  dann  eine  umso  gr/issere  Intensitiit  der  ablenkbaren 
Seknndiirstrahlen  erwarten^  je  ^hiirter"  die  Rihitgenrohre  wird^  da  ja 
hiebei  die  durchdringende  Kraft  der  Kathodenstralden  wachsen  mhsste. 
Dies  war  aber  durchaus  nicht  der  Fall,  vielmehr  waren  zu  harte  Eohren 
entschieden  ungiinstig. 

Ans  friiherer  Zeit^  besass  ich  noch  eine  cylindrische  llohre^  bei 
welcher  als  Antikathode  der  mit  Jodrubidium  bedeckte  Boden  selbst 
diente. 

Zwei  mit  dieser  Rohre  aufgenommeue  Photogramme  zeigten  ûber- 
haupt  nur  eine  schwache  Wirkung,  ferner  waren  die  abgelenkten  Se- 
kundiirstrahlen  auch  relativ  zu  den  nicht  abgelenkten  keineswegs  starker 
als  bei  den  moderuen  Rôntgenrôhren.  Unter  der  ersten  Yoraussetzung 
hatte  man  dies  vermuthen  miissen,  da  bei  der  Gylinderrohre  die  Katho- 
denstrahlen  die  Glaswand  direkt  und  nicht  erst  nach  Eeflexion  an  der 
Antikathode  treffen. 

Ich  habe  viele  Miihe  auf  die  nnmittelbare  i^nifung  der  Prage  ver- 


VERSUCITE  URER  SEK  UNDli  RSTRAIII,KN.  603 

weiidet:,  ob  sicli  iii  deni  voii  der  Rtintgeurolire  ausgehendeii  Stralileu- 
bûiidel  niitei-  aualogen  Uinstihideu  wie  bei  deu  Hauptbeobachtungeu 
Katliodeiistvalileu  nacliweisen  lasseii. 

Bei  eiiiein  Theile  der  Versuclie  wurde  der  Yig.  1  uud  2  dargestellte 
alte  Apparat  beuutzt  '),  sj);iter  eiii  anderer  von  parallelepipedischer 
rorin  mit  Abiiuiniiiinfeiistcr  au  der  Schinalseite,  desseii  freie  Liiiige  im 
Tnnerii  18  cm.  betrug. 

Ich  habe  die  Wegliiiige  der  Strahleii  sovvie  die  maguetische  Feldstiirke 
(durch  Beiintzung  verseliiedeiier  Magnete)  in  weiten  Grenzen  abgejin- 
dert,  ohne  jcmals  eine  Spiii'  von  katliodiscli  abgelenkten  Strablen  im 
direkten  Biuulel  anttinden  zn  konnen. 

Yon  den  vielfachen  Versuclien  will  ieh  niir  eineii  aiifiiliren^  den  ich 
nocli  naclitriiglicli  vor  kui'zer  Zeit  angestellt  liabe. 

Die  Antikathode  stand  12  cm.^  die  Glaswand  4,5  cm  von  dem  Alu- 
miniumfenster  des  zweiten  (iibrigens  gnt  evakuirten)  Ap])arates  ab.  In- 
nen  folgteu  aufeinander  zwei  Blei])latten  mit  Spalten  von  0,1  cm.  Breite 
in  einer  Entfernnng  von  3,1  cm.,  dann  —  Nordpol  oben  - —  4  Hufei- 
senmagnete  (Liinge  4  cm.,  fréter  Raum  zwisclien  den  0,G  X  0,6  cm. 
messenden  Scheiikebi  0,S  cm.)  1,4  bis  6, .5  cm.  von  dem  zweiten  Spalt 
reichcnd,  weiter,  das  halbe  S])altbild  verdeckend  -),  inne  Bleiplatte  mit 
vertikalem  Band  in  7,3  cm.  jibstand,  endlich  die  photograpliische  Blatte 
in  10,7  cm.  vom  zweiten  Spalt. 

Das  Magnetfeld  der  fertigen  Zusammenstelhuig  wnrde  ermittelt  durch 
Herausziehen  eines  winzigen  Br»llc]iens  (10  Windiingen  von  0,53  cm. 
Durchmesser,  Wiudungsflache  /=2,39  qcm.),  welches  mit  einem  em- 
ptindlichen  Galvanometer  verbunden  war.  Ausserlialb  der  Magnete  fiel 
das  Beld  schnell  ab;  zwisclien  den  Schenkeln  der  Magnete  wairde 
gefunden  der  Ausschlag  30,1 —  30,4 —  32,2--  26,5,  in  den  Rau- 
men  zwisclien  den  Magneten  22,6  —  20,4  —  21,7  Skalentheile.  Wahr- 
scheinlich  wird  die  Wirkung  des  Peldes  etwas  nnterschatzt,  wenn 
man  die  Theile  ansserhalb  der  Magnete  vernachliissigt  nnd  tnr  die 
von  den  Magneten  eingenomraene  Strecke  (1,4  ■ —  6,5  cm.  vom  zweiten 
Spalt)  den  Mittelwerth  der  Ablenkungen  ansetzt  (26,3  Skalentheile). 


')  Spalte,  Magnete  und  photographische  Platte  kauien  nun  natiirlich  mit 
dem  Aluminiumfenster  in  gleiche  Hôhe. 

')  Die  Seite,  nach  welcber  Kathodenstrahlen  zwisclien  den  Magnetsclienkeln 
abgelenkt  wiirden,  blieb  frei. 


604  ERNST   DOUX. 

Da  dev  Widerstaïul  des  gauzeii  Stvoinkrcises  bei  deu  Ablenkuugsbe- 
obaclitimgen  80  il  war,  uiid  eiii  im  Stromkreis  beiîndlicher  Erdinductor 
(Wiiiduugsfliiclie  3,2(5.  lO^'  qcm.)  mit  der  0,427  Gauss  ^)  betragendeii 
A'^ertikalkomponente  uach  Yermelirung  des  Widcrstandes  auf  1080  II 
bei  eiumaligem  Umlegen  deu  Aussclilag  122,4  Skth.  gab,  so  berechnet 
sich  das  zu  26,3  Skth.  geliorige  Feld  zu  26,3 .  7,03  =  185  Gauss. 

Piir  deu  vorliegeudeu  Zweck  kauu  mau  die  zu  erwarteude  Ableukuug 
der  Katliodeustrahleu  ,y  uiit  geuiigeuder  Auuiiheruug  berechueu  uach 
der  Formel  -). 


V       [J-'     J  J      " 


0  0 

wo'  0  die  Geschwiudigkeit  der  fortgeschleuderteu  uegativ  geladeueu 
Theilcheu,  /x,  die  Masse  iu  Gramm  uud  s  die  Laduug  iu  elektvoiuagueti- 
scheu  Einliciteu  fur  eiu  Theilcheu,  Sp  das  Maguetfekl  iu  Gauss  be- 
deutet. 

Besitzt  ]iuu  S^  auf  der  Strecke  Ai  (hier  5,1  cm.)  eiueu  koustauteu 
Werth  (185  Gauss),  dauu  auf  ?..^  —  Âi  (=4,2  cm.)  deu  Werth  Nul],  so 
wird  das  Doppeliutegral 


s?K,Q.,- 


=  6373. 


Wollte  mau  uuu  selbst  fiir    "    eiueu  der  kleiusteu  Werthe  z.  B.  deu 

vou  Lenard  gefuudeueu  6,4.10^',  fiir  r  eiueu  sicher  zu  grosseu  Werth, 
z.  B.  deu  wohl  uie  erreichteu  der  Lichtgeschwiudigkeit  v=  3,10"^ 
cm./sec.  einsetzen,  so  filnde  mau 

s  =  1,4  cm. 

Auf  der  Photographie  siud  uuu  uicht  uur  die  zwischeu  deu  Maguet- 
scheukelu  durchgegangeuen  Strahleu  sichtbar,  souderu  auch  die  liber 


')  1  Gauss  ist  die  Einlieit  des  Magnetfeldes  im  C.  Gr.  S. -System. 
')  Vgl.  z.  B.  Lenard,  Wied.  Ann.  64,  p.  279,  1898. 


VERSUCHe'uBEH  SEKUNDîiRSTIlAHLEN.  605 

imd  uiiter  tleiiselbeii;  Avclclie  entgegengesetzt  abgelenkt  sein  inilssteii. 
Die  drei  Theile  zeigen  keiue  merkbare  Yerscliiebung  gegeueinantlei'^ 
wiilireud  (^^03  cm.  schoii  recht  keuntlich  geweseii  wiireu. 

AVollte  iiian  aiso  Ivathodenstrableii  als  vorliaiideu  annebnieu,  so 
miisste  man  ihiieii  Wertbe  von  v  oder  sjf/^  beilegen^  welche  nacb  unseren 
bisherigen  Erfabrungen  ganz  uuwabrscbeinlicb  sind  '). 

Es  ist  also  zn  scbliessen,  dass  die  magneiisch  ablenkbaren  Sekundar- 
strablen  durch  die  einfallcnden  /^oV////6^//strahleu  erzeugt  sind. 

S.  Die  Versucbe  siud,  abgeseben  von  kleiuen  Ergiinzungen,  in  der 
Zeit  von  Juli  ISDU  bis  Januar  1900  (die  enischeideuden  Aufang  Okto- 
ber)  augestellt.  Die  Ergebnisse  babe  ich  am  20  Jauuai*  in  der  hiesigeu 
jN'aturfoi'sclieuden  Gesellscbaft  vorgetrageu,  won'iber  ein  kna])per  15e- 
ricbt  in  deu  Scbriften  derselben  erscbienen  ist. 

HeiT  Sagxac',  den  ich  brictlicb  von  meiuen  Eesnltaten  in  Kenntniss 
gesetzt  hatte^  tbeilte  mir  niii^  dass  er  schon  fi'iiber  die  Vermutbung  ge- 
jiussert  habe,  die  stark  absorbirbaren  Sekuudiirstrahlen  seien  durcb  den 
Magnet  ablenkbar  -),  Ich  kannte  dièse  Aeusserung  nicht. 

Auch  von  den  nabe  gleicbzeitigeu  Arbeiten  des  Herrn  Lenakd  ûber 
Erzeugung  von  Katbodeustrablen  durcb  ultraviolettes  Licht  '')  erhielt 
icb  erst  aus  den  Annalen  der  Pbysik  Kenntniss. 

9.  Der  Schluss,  dass  die  ablenkbaren  Sekundfirstrableu  erst  durch  die 
^w^/<7e;^strahlen  au  deu  Scbwermetalleu  hervorgerufen  werden,  bat  in- 
zwischeu  eiue  willkommene  Bestatiguug  gefunden  durcb  anderweitige 
Versuche  der  Herren  Cuuie  und  Sagxac  ^). 

Wilbrend  sie  namlich  eiue  von  der  direkten  Strablung  der  R.iiutgen- 
rohre  transportirte  négative  Ladung  nicht  nachweisen  koiuiten^  gelaug 
dies  bei  den  Sekundiirstrahlen  der  Scbwermetalle.  Die  négative  Ladung 
der  Letzteren,  welche  ihre  Ableukbarkeit  bediugt,  war  also  nicht  schon 
von  der  Eoutgenrohre  lier  niitgebracht. 

10.  Es  wilre  von  Intéresse^,  fiir  die  ablenkbaren  Sekandarstrahleu 
(uuter  Voraussetzuug  der  Emissionshypothesej  die  Gesehwindigkeit  v 


')  Ich  erinnere  daran,  das  auch  Versuche  mit  schivâclieren  Feldern  gemacht 
siud. 

*)  Sagnac,  Éclairage  électrique  12  Marz  1898. 

')  Lenahu,  Wiener  Sitzuiigster.  19  Okt.  1899  und  Drude's  Annalen  2, 
p.  359,  1900. 

")  Cuniii  et  Sagnac,  Comptes  rendus  T.  130  p.  1013,  9  April  1900. 


606  ERNST  DORN. 

der  fortgeschleuderten  Korperchen  und  das  Yerhidtniss  ihrer  Masse  zur 
Laduiig  (f/,6i)  zu  bestimmen.  Hiezu  fehlt  einstweileu  noch  eine  Beobacli- 
tuug  (z.  B.  der  Ableiikuiig  im  elektrischeu  Peld)^  iudesseu  kauu  man 
von  der  Thatsache  ausgehen,  dass  die  bisher  gefundenen  Werthe  von 
^Ify.  niclit  zu  stark  von  einander  abweicben^  und  so  wenigstens  zu  einer 
vorlaufigen  Orientirung  iiber  r  gelangen. 

Das  Eeld  des  kleiueu^  zur  Ablenkung  der  Sekuudarstralileu  beuutzten 
Hufeisenniagneten  bestirumte  icli  vermittelst  des  sclion  erwahnteu  Eoll- 
chens.  Die  Aussclilage  liessen  sich  fiir  die  erste  wesentlich  in  Betracht 
kommende  Strecke  leidlieli  durcli  die  lineare  Formel 

11,24  — 7,33  A 

darstelleu,  wie  folgendes  Ttifelchen  zeigt 

Abstand  von  Magnetmitte  ;.  (cm.)     0,00     0,44      1,01      1,44 

Aussclilag  beobachtet 11,40     8,03     3,22     1,14 

bereclmet 11,24     8,02     3,85     0,71 

Nacli  den  ebenfalls  schon  mitgetheilten  Hiïlfsmessungeu  folgt  fiir  das 
Feld  (durch  Multiplicatio]i  mit  7,03)  in  Gauss  J  — ^A=79,0  — 
51,4lA. 

Nehme  icli  nun  das  Feld  fiir  die  ersten  1,54  cm.  ')  beiderseits  vom 
Magnet  obiger  Formel  eutsprechend,  weiter  entfernt  aber  =  0  an,  so 
ergiebt  sich,  wenn  A  =  3,00  cm.  den  Abstand  der  Magnetmitte  von 
der  photographischen  Flatte  bedeutet,  das  Doppelintegral  der  Lexaud 
schen  Formel  al  s 

-  A  =  36... 

Bezeichnet  ,y  die  Ablenkung  (von  0,8  bis  1,3  cm.  reicliend),  so  folgt 


die  Geschvvindigkeit 


s     364 
[y.       s 


also  fiir 


I)  Fiir  A  =  1,54  cm.  liefert  die  Formel  den  Werth  0. 


VERSUCHE  ÛBEIJ   SEKUNDiÎRSTRAHLEN.  607 

f//y.  =  6,4.10*^')      11,  6.10'^^)      18,  65.10'' ••) 

,      .      ,        (        2,9.10''  5,  y.  10'^  8,    5.10' 

"(^"^/^^^)  =  Ibis  1,8.10"  :5,;M0"  5,    2.10" 

HeiT  Lemaiu)  bestiuimt  (1.  c.  p.  373)  lïir  die  durch  ultraviolettes 
Licht  (oIuk;  beforclenule  négative  Ladung  der  getroffeneii  Platte)  erhal- 
teiien  Kathodeiistralilen  die  Gescliwiiidigkeit  zu  10"'  cm/sec.  Ira  Yer- 
gleicb  dainit  erscheiueii  die  voii  inir  gefuiideneii  A'Vertlie  sehr  liocli;  sic 
sind  von  der  Griisseuordnung  wie  bei  Herrn  Lenaim)  unter  Anwenduug 
von  007  bis  12000  Volt. 

11.  Wahreud  gegenwiivtig  filr  die  Kathodenstrahlen  zienilicli  allge- 
mein  angenonimen  wird,  dass  sie  von  ausgeschleuderten  negativen  Theil- 
cheii  gebildet  werden,  liabeu  sich  die  Anscliauungen  iiber  die  Eontgen- 
strahlen  noch  nicht  in  gleiclier  Weise  gekliirt. 

Man  hat  auch  hier  ausgeschleuderte  Theilclien  aniielimen  wollen;  in 
diesem  Falle  diirften  sie  aber  nach  den  Versuchen  von  Cituie  und 
Sagnac  (1.  c.)  keine  raerkliclie  elektrische  Ladung  fuhren,  was  man 
freilicli  sclion  aus  deni  Eelilen  der  niagnetisclieu  Ablenkung  schliessen 
kounte,  falls  raan  nicht  ausserordentlich  hohe  Geschwindigkeiten  znlas- 
sen  wollte. 

Andererseits  hat  man  die  Rontgeiistrahleu  als  stossartige  Impulse 
des  Aethers  aufgefasst,  und  Herr  Somjiei;eeli)  ^)  hat  aus  den  Beu- 
guugsversuchen  von  Hrn.  H.vga  und  Wind  die  „Impulsbreite'"  be- 
stimmt  "). 

Ich  muss  bekennen,  dass  mir  anfangs  fiir  die  Deutiing  meiner  Ver- 
sucliergebnisse  die  Emissionstheorie  geeigiieter  sehien,  da  man  hier 
wenigstens  t'iir  die  Geschwindigkeiten,  wenn  auch  nicht  fiir  die  Ladun- 
gen  der  Sekundiirstrahleu  eineu  Grund  einsieht;  nachdem  aber  Hr, 
Lexard  auch  mit  Licht  Kathodenstrahlen  erzeugt  hat,  und  bei  diesem 
docli  an  eine  Emissionshypothese  nicht  zu  denken  ist,  ist  kein  Grund 


')  Lenakh,  Wied.  Ann.  64,  p.  287,  1898. 
')  Len.\ru,  Drude's  Ami.  2,  p.  368,  1900. 
•')  Simon,  Wied.  Ami.  69,  p.  609,  1899. 
")  SoMMERFELD,  Pliys.  Zeitsclirilt  2,  p.  55,  1900. 

';  Hr.    QiJiNCKE    will    hekies   aiinehmeii.    cf.   Pliys^.   Zeitscliiift.    2,   p.   89. 
1900. 


6U8  ERNST  DORN.  VERSUCHE  ÏIBVM  SKKUNDaRSTRAHLEX. 

vorhaiideii,   ans   ineineu  Yei'sucheii  eineu   Eiiiw.and  gegeii  die  xietlier- 
iiupulstlieorie  der  Roiitgenstralileu  herzuiielimen. 

Dass  durcli  die  E(jiitgenstralilen  den  negativeu  Tlieilchen  eiiie  so  hohe 
Gescliwiudigkeit  ertheilt  wird,  hiingt  vielleicht  mit  der  grossen  Heftig- 
keit  der  Impulse  und  ihrer  dem  ultravioletteu  Liclit  wolil  iiberlegeneu 
Energie  zusammeii. 

.  ILdf^  a.  S.,  23  Nov.  1900. 


IJ  E 13  P:  R     D  A  s    F  E  J.  D    L  A  N  G  S  A  !\r    B  1-:  M^  E  G  T  E  R    E  L  E  G  T  R  0  N  E  N 


C.  H.  WIND. 


1,    EiNLEIïUNG. 

Die  sclionen  Theorien,  welclie  es  raelirereii  rorschern,  vor  Allen  aber 
Herni  Lokentz,  gelungeu  ist  auf  die  Hypothèse  der  Electricitatsleitung 
durcli  loueu  oder  Electroneii  aufzubaueu,  und  die  glanzenden  Bestati- 
gungeUj  welclie  dièse  Hypothèse  in  den  letzten  Jahren  vou  experimen- 
teller  Seite  erhalten  hafc^  dringen  niehr  uiid  niehr  eine  seit  Maxwell 
viel  gepflegte,  sich  auf  chas  Weseu  des  Leitungsstroms  beziehende  Yor- 
stellung  iu  deu  Hintergrund.  Das  Bild  eines  leitendeu  Iviirpers  als  eines 
Raumteiles,  woriu  das  als  Bild  der  Electricitât  gedachte  Contiuuuni  lïei 
beweglich  oder  wenigstens  frei  von  der  Wirkuug  gewisser  elastischer 
Kriifte  ist,  wird  man  am  besten  kiinftig  niir  lit  zweiter  Liiùe  heraufûhreu. 
Und  statt  desseu  wird  man  sich  einen  leitenden  Korper  als  einen  Raum- 
teil  vorstellen,  woriu  eiue  grosse  Anzahl  Electronen,  im  Besitze  einer 
nicht  durch  ehistische  Widerstiinde  beschriiukte  Beweglichkeit,  vorhan- 
deu  siud. 

Eiir  deu  Uuterriclit  bietet  die  Electroneuhy])othese  erhebliche  Vorteile, 
u.  A.  diesen  sehr  wichtigen,  dass  sie  als  ganz  uaturgenmss  erscheineu 
lasst  die  Auffassung  und  Beluindlung  der  zur  Wahrnehmuug  gelan^en- 
den  Eeldwirkungen  als  durch  Superposition  der  Feldwirkungeu  einzelner 
elementarer  Gebilde  entstandeu.  ') 


^)  Zwar  wurde  auch  bisher  dièse  Auffassuug  vielfacli  angewandt  bei  der 
mathematischen  Behandlung  der  Problème  nach  der  MAXWELL'schen  Théorie; 
aber   es   erkannte  ihr  dièse  Théorie  nur  einen  mathematischen  Sinu  und  eine 

AKCHIVES    NKKRLANDAISES,  SÉUIJi,  U.  TOME  V.  39 


610  C.  H.  WIND. 

Die  Eleineutargesetze  (das  electrischo,  das  clectroinagiietisclie  uud 
das  electrodvnamische)  erhalteii  durcli  die  Electroneuhypothese  eineu 
pliysikalisclien  Siun  uud  werdeu  gleiclizeitigeiuer  vollstaudigbestiinmten 
rormuliruug  fiihig,  wo  olnie  solche  Hypothèse  die  MAXWELL^sche  Théo- 
rie sie  teilweise  uubestimuit  lasseu  muss. 

Tu  der  vorliegendeu  Arbeit  bildet  die  Herleituug  der  electromague- 
tischcu  uud  electrodyuamischeii  Elemeutargesetze  eiueu  Teil  eiuer 
zusammeufasseuden  Discussiou  dev  Eigeugchafteu  des  Eeldes  eiues  oder 
mehrever,  i.  A.  bewegter^  Electroueu.  Da  ieli  mich  bei  dieser  ])iscussiou 
auf  ciuem  schon  vielfach  bearbeiteteu  Gebiete  bewege  —  ich  ueuue  uur 
J.J.  Thomson,  der  schou  iu  ISSl,  uud  O.HexVVIsjue,  der  iu  188S  ahu- 
liehes  uuteruommeu  hat  —  werden  die  Resultate,  zu  deueu  ich  komme, 
rechiicrisch  weuig  Neues  euthalten;  die  fuudameutelle  Bedeutuug  aber, 
welche  das  ebeugeuauute  Wirkuugsfeld  durcli  die  ueuereu  Auschauungeu 
gewouueu,  durfte  zu  Guusteu  eiuer  etwas  detaillirteu  Behaudlnug  des- 
selbeu  spreclieu. 

Beiliiufig  erlaube  ich  mir,  hier  die  Aufmerksamkeit  der  Physiker 
liiuzuleukeu  auf  die,  freilich  auch  iu  Maxwell' s  Werkeu  vorkommeude, 
Zweideuligkeit,  welche  uoch  bei  raaucheu  Autoreu  dein  Gebrauch  des 
Wortes  „Electrizitat'"  auhaftet.  Dièse  gebraucheu  es  als  gleichbedeuteud 
mit  „electrischer  Laduug"  ;  sie  sollteu  dauu  aber  uicht  gelegeutlich 
auch  vou  eiuer  ,^Verschiebuug  der  Eh^ctrizitiit"  im  Vacuum  redeu, 
souderu  Aael  uielir  l'iir  das  Gouliuuum,  wek-hes  lunu  als  ilberall  im 
Raume  vorhaudeu  auuimuit  uud  desseu  Beweguug  deu  electrischeu 
Verschiebuugsstroui  (uud  uacli  deu  bisherigeu  Yorstelluugeu  deu  Lei- 
I  uugsstrom)  eoustituirt,  eiueu  ueueu  Nauieu  ersiuueu.  Bequeuier  aber 
scheiut  es  uiir,  iu  Auschluss  nii  die  LoREXTz'sche  Bezeichuuugsweise, 
mit  dem   Nameu  jjElectrizitaf"  immer j^//e-s  Conl'nnunn  zu  bezeichueu 

iramerhin  beschrànkte  Anweudbarkeit,  keineswegs  eine  physikalisclie  Bedeutuug, 
zu  ;  uiul  dièses  wird  gewiss  der  schnellen  Einfuhrung  der  MAXWELi/schen  An- 
schauungen,  namentlich  bei  dem  elementareii  Unteiriclit,  bindernd  im  Wege 
gestanden  haben. 

Erhàlt  uun  in  dieser  Beziehuug  die  Electrizitiitstbcorie  durcb  die  Hiuzunabme 
der  Elecironenbypothese  wieder  eine  grossere  Abnlichkeit  mit  den  friibern,  vor- 
MAXwELt'scben,  Anschauuugen,  so  ist  doch  der  Atavismus  nicht  sehr  weitgehend; 
bleibt  es  docb  jetzt  immer  ununigànglich,  dann  weiiigsteus  die  Elementargesetze 
durch  reine  Eeldwirkung  zu  erkUiren,  und  bebalten  amb  die  von  Maxwell  ber- 
kommlicben  Begritfe  der  dielectriscben  Veiscbiebung  uud  dereu  zeitlicber  An- 
deruug,  des  Verscbiebungsstroines,  ibre  voile  Bodeufung  bei. 


TTEBER  DAS  VELD  LAXGSAM  BEWEGÏER  ELECTRONEN.  611 

uud  die  etwa  im  Electronen  gobuudene)  Vivergeuz  der  dielectrischen 
Verschiehung  ausscliliesslicli  als  „elecirische  Laduugsdichte"  anzuspre- 
clieii  ;  und  es  ware,  uamentlidiinpaedagogisclierBeziehung,  gewiss  wiin- 
schenswert,  dass   dièse  Bezieliungsweise  allgemein  angenommeii  wiirde. 

Was  die  Symbole  fur  die  in  Frage  kommenden  Yectorgrossen  und 
Vectoroperationeu  betritl't,  folge  ieli  der  Hauptsacbe  nach  dein  Beispiel 

VOm  HlU.  LORENTZ. 


2.  Eix  Electron.  Ladungsverteiettxg  und  electrisches  Eeld. 

Eiii  positives  Electron  stellt  man  sich  am  einfaclisten  vor  als  eiue 
an  sich  uuveriinderlicli  existirende,  bewegliche  und  fiir  den  Aetlier  mit 
seiuen  Storungszustiinden  durchdriugliche  Divei'geuzstelle  der  dielec- 
trischen A^'^erschiebung;  das  zum  Electron  gehôrige  llaumintegral  derDi- 
vergenz  ist  die  Ladung  des  Electrons^  letztere  wird  also  auch  gemessen 
durch  das  nach  aussen  genommene  Elacheuintegral  der  dielectrischen 
Yerschiebung  iiber  irgend  eine  geschlossene  Eliiche^  welclie  das  Electron 
voUsliindig,  sonst  aber  keine  Divergenzstellen,  einschliesst, 

Ob  man  dem  Electron  eine  gravitirende  Masse  beizulegen  hat,  ist  zur 
Zeit  nocli  uneutschieden,  ein  Volum  kann  man  ihm  aber  bekanntlich 
uicht  absprechen.  Eine  erste  Frage  ist  nun,  in  welcher  Weise  man  sich 
die  Ladung  in  dem  Electron  verteilt  zu  denken  hat. 

Man  macht  oft  die  Yoraussetzung  dass  die  Ladung  sich  auf  der 
Obertlache  des  Electrons  aiigehanft  betiudet.  Welche  Cîriiude  kiinnte 
man  aber  zu  dieser  Annahnie  heranziehen  y  SoU  man  etwa  jetzt,  abwei- 
cheud  von  der  soeben  an  die  Spitze  gestellte  Hypothèse  iiber  das  Wesen 
eines  Electrons,  sich  dièses  Gebilde  vorstellen  als  einen  Ilaurateil,  mit 
einem  Ueberschuss  von  „frei  beweglicher"  Electrizital  behaftet,  und  in 
dieser  AA'eise  also  einem  Bilde^  welches,  wie  in  der  Einleitung  gesagt, 
sonst  bei  unsern  Gruudvorstelluugeu  ausgedient  hatte  Avieder  eine 
erste  Stelle  einraumen?  Oder  soll  man  sich  das  Electron  denken  als 
einen  geladenen  Leiter  iin  heutigeu  Sinne  und  also  sich  eine  grosse 
Anzahl  noch  viel  kleinerer  geladener  Gebilde  nahe  der  Obertlache  in 
demselben  angehiiuft  denken  ?  Letztere  Auffassung,  wobei  das  Electron 
schon  sofort  aufhoren  wiirde  ein  elementares  Gebilde  zu  sein,  wird  man 
sich  nur  gefallen  zu  Inssen  brauclien,  wenu  sie  zur  Erkliiruug  irgend  wel- 

3y* 


612  C.  H.  WIND, 

cher  Erscheillungen  s])ezielle  Dienste  zu  leisten  verspricht;  was  —  soviel 
mir  bekaimt  ist  —  lùclit  der  Tall  ist.  Man  sielit,  dass  weder  die  eine^ 
iioch  die  audere  A^orstelluiigsweise  etwas  Zwiugendes  liât  und  dass 
niithiti  die  Annahme  der  Laduiigsauhaafuiig  an  dev  Oberfliiclie  wohl 
als  rein  willkiirlich  gelten  mûsste^  wenn  man  sicb  niclit  die  Yorliebe  zu 
dieser  Annabrae^  jeder  andern  gegeniiber,  liistoriscb  erkUiren  konnte. 

Ein  Grnnd  aber  spricbt  entschieden  gegeu  eine  reine  Oberflachen- 
verteilimg  der  Ladung;  es  wûrde  uanilich  in  den  Punkten  der  Ober- 
liache  eines  bewegten  Electrons  der  electrische  Stroni  einen  unendlichen 
Wert  besitzen,  So  wird  man  also  dazu  gefiihrt^  vielmehr  au  eine  Ober- 
tiachenscbicht  von  endlicher,  sei  es  denu  anch  geringer^  Dicke  zu  den- 
ken,  Dass  die  Dicke  gering  sei,  ware  dann  aber  wieder  eine  ganz  uube- 
griiîidete  Spezialisirung  der  Annahme;  und  so  werden  wir  dann 
schliesslich  die  Voranss.etzung  einer  Verteilung  der  Ladung  in  einer 
Schicht  beliebiger  Dicke,  als  mehr  allgemeiu,  vorziehen. 

Am  allgemeinsten  wiire  wohl  die  Annahme,  dass  die  Ladung  liber 
einen  Eaumteil  von  beliebiger  G  estait  in  beliebiger  Weise  verteilt  ware; 
sie  wiirde  aber  zu  etwas  complizirten  Kechnungen  tuhren,  und  ich  habe 
es  daher  vorgezogen,  die  Annahme  iiber  die  Ladungsverteilungim  Elec- 
tron soweit  zu  spezialisiren  dass  ich  voraussetze  dass  das  Electron  eine 
ilber  sein  ganzes  Yolum  gleichmiissig  geladene  Kugelschale  (Eall  1)  ist. 
Die  Vergleichung  der  fiir  die  beiden  extremen  Ealle  einer  sehr  diinnen 
Kugelschale  (II)  und  einer  vollstiindig  ausgefullten  Kugel  (ITI),  welche 
beide  dem  allgemeineren  Eall  I  untergeordnet  werden  konneu,  zu  erhal- 
tenden  Ergebnisse  wird  uns  auch  ohne  weitere  Rechnung  schon  gestat- 
ten  eine  Vermutung  aufzustellen  iiber  etwaige  Einiliisse,  welche  auderen 
Arten  der  Ladungsverteilung  zugeschrieben  werden  konnten. 

Ich  gelie  jetzt  von  der  Annahme  I  ans,  betrac^hte  aber  immer  sot'ort 
den  Eiufluss  der  S])cziellannahmen  II  und  III,  nenne  den  ilussern  und 
innern  Radius  der  geladenen  Kugelschale  bezw.  a  und  b,  ihre  Ditt'erenz 
/,  die  positive  oder  négative  Totalladung  des  Electrons  s,  die  iiberall 
in  der  Kugelschale  vorhandene  Ladungsdichle  aber,  d.h.  den  Divergenz- 
wert  der  dielectrischcn  Vcrschiebung,  S,  die  Dielectrizitiitsconstante 
(Permittanz)  ini  Aussenraume  A'i,  in  der  Kugelschale  7\\|. 

Neiuit  man  dann  den  vom  Mittelpunkte  des  Electrons  nach  einem 
Punkt  des  Eeldes  gezogenen  Radiusvector  r  und  dessen  Tensor  und  Ein- 
heitsvector  bezw.  r  und  Vj,  so  hat  man  turdiedielectrische  Verschiebung: 


UEBEIÎ,  DAH  FKLD  LAXGSAM  BKWEGTEll  ELECTllONEX,  613 


im  Aiissenrnuiiio  b  = 7  r,  , (1) 

1(1)      ^^<'-^> 

iii  der  Kugelsfhale  (  (Hj  5=1-^  "*     J.    x.    }  , (3) 

im  Hohlninme  b  =  (). 

.       .         .  .       4<  TT 

Die   electrisclie   Kraft   evgiebt    sicli    diircli  ]\rii]ti]jlication  mit  -jr, 

A 

bezw.  ---  . 
A„ 

Fiir  die  electrisclie,  Fcldeiiertïie  liiidet  uiaii^  duvcli  intégration  von 
—  0-  (Iv, 

im  Aussenraume  P  ^  , (3) 

in  der        1  si  \    , .s 

Jvuo-elschale  J  2A„«      3^/  I 

im  Hohlraume  P'"  =  0  . 

Wiilirend  also  die  Energie  im  Aussenraume  bei  den  drei  Aunahmen 
die  gleiche  Funktion  der  Totalladung  wird^  verschwindet  im  Tall  II  die 
innere  Energie  gleichzeitig  mit  der  Dicke  l  der  Eugelscliale^  betriigt 
sie  aber  |  der  aussern  Energie  im  Eall  II L 

In  welcher  Weise  die  Energie  im  ausseren  Eelde  verteilt  ist,  wird  in 
der  Eig.  1  einigermassen  angegeben  ;  das  links  oben  vorgestellte  Haum- 
quadrant  ist  durcli  parallèle  Ebenen  von  jedesmal  verdo])pelter  Entfer- 
nung  zu  eiiier  beliebigen  Aequatorialebene^  das  redits  oben  vorgestellte 


614 


C,  H,  WIND. 


Eaumquadrant  durcli  conceiitrische  Kugeltiacheii  von  jedesmal  verdop- 
peltem  Radius,  in  Zonen  eingeteilt  gedaclit;  die  eingeschriebenen  Zalileu 


bezeiclmen  die  in  den  einzelneu  Zonen  angeliauflen  Energieinengen, 
P'  =  160  gesetzt,  indeni  die  Zahl  32  im  vom  Electron  eingenomuienen 
Teile  des  Quadrant  sicli  nur  auf  den  Eall  III  bezieht. 


3.    EiN  LANGSAM  BEWEGTES  ElECTRON. 

Das  Stromfeld. 

Wir  erteilen  jetzt  dem  Electron  eine  gegen  die  des  Liclites  selir  ge- 
ringe  Geschwindigkeit  p  und  legen  von  einem  vechtwinkligen  Achsen- 
kreuz  die  _y-Aclise  in  die  Riclitung  von  p.  Es  wird  dann  die  Stromver- 
teilung  sjmraetriscli  um  die  //-Aclise  sein  und  in  jedciii  Punkt  der  Strom 
in  die  durch  die  y- Aclise  gcbraclite  Meridianebene  fallen.  Durch  Ditîe- 
renzirung  nach  der  Zeit  berechnet  man  fiir  die  Coinponenten  des  Ver- 
schiebungsstromes  in  der  a:j/-Woene  : 


im  Aussenraume 


t>,r  = 


b.= 


P 


4  7rr' 

4i7rr 


•a?^) 


(5) 


UEBER  UAS  FKLD  LANGSAM   BEWEGTER  ELECTRONEN. 


615 


(I)         b,r-= lxf/-^p 


^y=-f(}-7^i'-'^^^7^P 


in  der  Kugelschale  (  ^    '      '■  47ra*^ 


b„=- 


i7ra-\    l 

(III)b.,  =  o 

^u  =  —  \^P 


r—h   ,    if 


al 


(6) 


im  Holilraume 


b..  =  b,  =  0. 


Der  Totalstroin  ^  eutliiilt  iu  der  Kugelschale  neben  dem  Verschie- 
bungsstrom  noch  den  Coiivectioiisstroin  C^  dessen  Componenten  siud  : 


(I)     c,,.  =  0,  i,j  =  ^p 

m  der  Kugelschale     (II)    c ,.  =  0,  in  =  ^  «  = 4 

(III)C.,.=  0,  i,j  =  ^p 


(7) 


Es  tritt  ini  l'ail  H  sowohl  beim  Verschiebuiigsstrom  wie  beim  Cou- 
vectionsstroin  das  fridier  erwidmte  Unendlichwerdeu  bei  verschwinden- 
dem  l  ein. 

Behufs  eiuer  leichtern  Vorstelluug  liabe  ich  mir  die  Stromlinien  des 
l'eldes  construirt.   Ynx  den  Aussenraum  wird  ihre  Differentialgleichung 


dij       ')Ly^  —  x^ 
dx  '6xy 


m 


woraiis  sich,  nach  Multiplicatiou  mit  3  et— ^  y  dx,  durch  Intégration 
ergiebt  : 


616 


C.  H.  WIXD. 


(9) 


Tn  Pis".  3  siud  eiiiige  Stromliuieu  a;ezeicliuet;  sie  siod,  soweit  sie 


sicli  auf  tien  Ausseiiraum  bezieheii,  uuter  sicli  gleiclifurmio";  ihr  Para- 


')  Hr.  Prof.  ScHOUTE    machte  mich  freundliclist  auf  eine  von  Brocard  ber- 
ruhreiide  Erzeugungsweise  dieser  Curve  aufmerksam. 

Wenn  von  zwei  gleichen,  sich  beriihrenden  Kreisen  der  eiue  festgehalten  wird 
und  mau  den  andern,  ohne  Gleitung,  liber 
den  erstern  fortrollen  liisst,  so  bescbreibt  ^-^ 

jeder   Punkt   des   bewegten   Kreises  eine  /'' 

den    Matbematikern    aucb   durcb   andere       / 
Erzeugungsweisen    woblbekannte    Curve,     / 
die  Cardioide]  dieselbe  besitzt  einen  Riick-     • 
kebrpunkt  da,  wo   der  erzeugeude  Punkt     \ 
auf  den  festen  Kreis  fàllt  (Fig.  2).  \ 

Lasse    nun   eine   Cardioide,   indem   sie        \ 
immer  mit  einer  festen  Geraden  in  einem  ^\ 

festen  Punkte  in  Beriibrung  bleibt,  durcb 
diesen  Punkt  bindurchschieben;  die  Curve 
(Glissette)    welcbe  dabei  voni  dem  Riick- 
kehrpunkt    der   Cardioide   erzeugt  wird,  ist  die  bier  in  Frage  stebeude  Curve 
seebsten  Grades. 

'Eine  einfacbe   punktweise  Construction   der  Curve  ergiebt  sicb  unmittelbar 
aus  der  Polgleicbung: 

r  =  /,■  cns^  4>. 


Fis.  2. 


UEBER  DAS  FELD  LA.NGSAM  BEWEGÏEU  ELECTRONEN.  617 

meter^  die  Iiitegrationscoiistaiite  k,  ist  fiiv  jede  Stromlinie  die  Strecke, 
welche  sie  zu  jeder  Seite  des  Urspruiigs,  auf  der  a'-Achse  eiiischliesst. 
Denken  wir  uns  iu  der  Aequatorialebene  (der  .^^^;-Ebelle)  eineii  Kreis 
mit  deni  Eadius  r  um  das  Ceiitvuin  des  Electrons,  so  ist  das  Elachen- 
integral  des  Stronis  ûber  den  ausserlialb  dièses  Kreises  liegenden  ïeil 
der  Aequatorialebene  : 


4 


Will  nian,  dass  bei  Rotiruug  um  die  //-Achse  die  Stromlinien  Eevo- 
lutionslliichen  erzeugen,  welche  den  Raum  in  Stromrohreu  von  gleicher 
Stiirke  einteilen,  so  miissen  daher,  Avie  es  in  der  Fig.  3  der  Fall  ist,  die 
unigekehrten  AVerte  der  Parameter  der  einzelnen  Stromcurven  eine 
arthmetisclie  Eeihe  bilden. 

Nur  im  Aussenramne  haben  die  Stromlinien  die  durcli  Gl.  (9)  ange- 
gebene  Gestalt.  Der  matliematiscli  selir  intéressante  in  der  uaclisten 
Umgebung  des  Mittelpunktes  befindliche  Teil  der  durch  dièse  Gleicliung 
dargestellten  Curven  bat  dalier  keinen  physikalischen  Sinn.  An  der 
Oberflache  des  Electrons  schliessen  sich  die  Stromlinien  dem  inneren 
Stromliniensystera  des  Electrons  au;  lezteres  ist  im  Ealle  III,  worauf 
sich  die  Fig.  3  bezieht,  ein  System  von  zur  _y- Achse  parallelen  Geradeu. 

Durch  die  Figuren  1  und  8  wird  es  erst  recht  anschaulich,  wie  sehr 
nicht  nnr  die  electrische  und,  beira  bewegten  Electron,  die  magnetische 
Energie  (s.  w.  u.),  sondern  auch,  beim  letztern,  der  electrische  Strom 
praktisch  auf  ein  ganz  kleines  Gebiet  in  der  niiclisten  Umgebung  des 
Electrons,  mit  Einschluss  des  eigenen  Volums  beschriinkt  ist. 


4.    Das  magnetische  Feld.  Das  electkomagnetische 

Elementargesetz. 

Indera  aus  Symmetriegriinden  hervorgeht  dass  die  magnetische  Kraft 
S^  in  jcdeni  Punkte  senkrecht  zur  Meridianebene  gerichtet  ist,  findet 
mau  den  Tensor  dieser  A^'ectorgrosse  leicht  durch  Anwendung  des  ersten 
MAXWELL'schen  Gesetzes  in  der  Form 

Raudint.  °  S)  =  4  ;r  Fliichenint.  °  € 


618  C.  H.  WIXD. 

auf  deii  clurcli  deii  Puiikt  o-eheiKleii  Parallelkreis.  Man  findet  so 


im  Aussenrauuie  ^  =  ~9[p •*■*]]; (^0) 


(I)     .Ç.  =  if^(l-^,)[p.r] 


I  £     T h 

m  der  Kngelschale   (II)    »Ç)  =  -^  — r"-[P-^'i]  l  > (^l) 

1  ir       I  1 

U.rp=;^;;.[p..-,] 

im  liohlranm  ^  =  0. 

Bemerkeuswei't  ist  es^  dass  iiach  diesen  Gleichungen  im  ganzeii  Raume 
die  maguetische  Kraft  aucli  durch  folgeiiden  Ausdruck  vorgestellt 
werdeu  kaiin 

S?=l7r[y>.\>], (12) 

woviii  iiur  Grosseu  vorkommen,  welclie  sich  auf  deu  Zustand  im  betrach- 
teteii  Punkte  selber  bezielien  kisseii;  demi  p  kann  man  auffassen  als  die 
Geschwiiidigkeit^  womit  der  als  dielectrische  Yerschiebung  b  gekenn- 
zeiclmete  Zustand  des  Aetbers  sicli  an  dieser  Stelle  im  Aether  verschiebt. 
Indem  icb  auf  weitere  Bemerkungen,  welche  sich  an  dièses  Feldwir. 
kungsgesetz  (13)  ankniipfen  liessen,  hier  verzichten  will,  bemerke  ich 
nnr  dass  man  aus  demselben  auf  das  erste  MAXWELL'sche  Gesetz  zurilck- 
falit,  wenn  man  auf  die  Gleichung  die  Opération  Jiof  vornimmt,  dabei 
den  bekaimtcn  Satz  der  Vector-Analysis  ') 

Rot  [3( .  ^]  =  51  niv  ^3  —  95  Dh  51  +  (^  v)  51  —  (51  v)  ^ 

anwendet  und  beachtet  dass  p  als  dem  Ort  nach  constant  angenominen 
werden  muss,  mithin  Dlo  p  sowie  (bv)  p  verschwindet.  Man  bekommt 
nitmlicli 

RotS-^=i7rm  +  ''i>). 

Die  Gleichung  (10)  ist  der  Ausdruck  eines  flir  den  gauzen  Aussenraum 
')  FUi'PL,  Eiiif.  i.  (1.  Maxw.  Th.,  S.  (34. 


LIRBKR  DAS  PKLI)  LANGSAM  BEWKGTER  ELEOTllONEN.  1)19 

gelteuden  Eleineiitnrgesetzes,  dem  wiv  jetzt  iiicht  nur  eiiieii  iiiatlu'ina- 
tischeii,  soiidern  auch  cineii  ])liysikalisclieii  Siim  beilegeii  koniieu;  demi 
es  k()iinte  uach  deii  electromagiietischeu  Gruiidgesetzen  eine  Bewegung 
eiues  Electrons  im  Vacuum  gaiiz  gut  existiren. 

Mail  kanii  sich  abfragen  ob  iiiclit  die  rovui  des  Eleiuentargesetzes 
eine  Modification  erleiden  wiirde,  wenn  nhw  die  Gestalt  und  die  Ladungs- 
vei'teilung  der  Electronen  andere  Annalnnen  als  die  unsi'igen  gemaclit 
wiirden.  Ans  dem  Obigen  gelit  aber  schon  liervor  dass  die  Eorm  iioch 
die  gleiche  bleiben  wivd,  weini  angenonimen  wird  dass  ini  Electron  die 
Raumdichte  dev  Ladung  niclit  in  eiiier  Kngelscliale  von  endliclier  Dicke 
constant  ist,  sondern  sich  beliebig  mit  der  Entfernung  vom  Centrnm^ 
allein  ancli  //nr  mit  dieser  Entfernung,  iindert.  Dasselbe  Eleinentarge- 
setz  wird  sich  wohl  anch  noch  ergeben,  wenn  nian  statt  der  Kugelgestalt 
fiir  das  Electron  die  Gestalt  eines  einachsigen  Ellipsoïcls  anninimt  nnd 
alsdann  die  Bewegung  in  Richtung  der  iVchse  statthnden  lasst,  es  muss 
dann  aber  die  Ladungsdichte  auf  jedem  confocalen  EUipsoid  im  Electron 
constant  sein.  Bei  sonstigen  Annahmen  in  Bezug  auf  Gestalt  und  La- 
dungsverteilung  wird  das  Elementargesetz  in  der  nachsten  Niihe  des 
Electrons  bedeutendj  in  grossern  Entferuungen  aber  nur  unerheblich 
raodifizirt  werdeu. 

Aehnliches  s'ilt  fiir  die  weiterhin  folo-enden  Elementars'esetze. 


5.  Das  Biot-Savartschb  Gesetz. 

Ans  dem  Elementargesetze  (10)  liisst  sich  das  BruT-SAVAitT''sche 
Gesetz  in  der  ublichen  Gestalt  leicht  herleiten. 

Betracliten  wir  einen  kleinen  cilindrischen  Raumteil,  dessen  Achse 
nach  Liinge  und  Itichtung  durch  é  bezeichnet  sei  nnd  welcher  eine  selir 
grosse  Anzahl  (positive  und  négative)  bewegte  Electronen  enthalteii 
moge.  In  grossen  Entferuungen  wird  dann  die  magnetische  Kraft  in 
der  Gleichung 

/?  =  ^^2:[.p.i-,]  =  ^-J-^^P-^*i] (1^) 

ihren  Ausdruck  tinden,  wo  die  Summation  iiber  ail  die  Electronen  zu 
erstrecken  ist. 


020  C.  H.   WIND. 

Wenn  der  Giliiider  ein  Teil  eiues  linearen  odev  naliezii  lineareu  Strom- 
leiters  bildet^  iuiierhalb  dessen  ein  stationiirer  Zustaiid  besteht,  werdeu 
die  Electronenbewegiuigen  keiue  weitere  Ladiiiig  der  Oberflilche  des  Ciliu- 
ders  hervorrufen^  d.  h.  es  wird  Z  f  p  gleichgerichtet  sein  mit  é  und  daher 

S5p  =  /é  ^ (14) 

gesetzt  werden  kunnen.  Nuu  ist 

J  'y 

der  totale  Convectionsstroni  durcli  eineii  beliebigen  Querschnitt  co  des 
Cilindei's  (eiiie  Grosse,  welcbe  nicht  fiir  aile  Qnerschnitte  den  gleiclien 
Wert  hat).  Ynv  das  sogenannte  Convectionsstroniinoment  des  Cilinders 
erliiilt  man  dauii 

éj  1     /ft;  rfi-  =  Z  p  1      1     ^  d:c  rh'  =  S  p  f  . 


Mithin  kann  i  défini rt  werden  als 


If-    / 

-  1  /  w  rf  s 


:i5) 


d.  h.   als  was  man  den  mi/fJereu  Couvi-'dhmsstrom,  im  Cilinder  nennen 
kann. 

8etzt  man  (14)  in  (13)  ein,  so  kommt  das  BioT-!SAVAUT''sclie  Gesetz 


s-^=\v>^-^;\ (i«) 


heraus. 

Wenn  man  zn  dem  in  Hinsicht  auf  das  in  grossern  Entfernnngen 
erzengte  magnetisclie  Teld  offenbar  vollstilndig  durch  sein  Moment  /  ^ 
cliaracterisivten  Convectionsstromteil  die  zugehorigen  Yerschiebnngs- 
strome  liinzunimmt,  hat  man  in  HEAVisiDi;'scliem  Sinne  ein  ,,1'ationales"' 
Stromelement.  Bemerkuug  verdient  es,  dass  man  zur  Berechnung  des 
magnetischen  Feldes  ein  Elementargesetz  (10)  oder  (IG)  benntzen  kann. 


UEBEE,  DAS  FELD  LANGSAM  BEWEGTER  ELECTUONEN.  621 

worin  cliese  zugehorigeu  Yerscliiebimgsstrome  gar  keiiie  Rolle  spieleii, 
wie  ûbrigeiis  aiich  scUoii  Heaviside  hervorgehobeu  hat.  (vgi.  S.  623). 


6.  Die  magnetische  Energie. 
Bezeichuet  maii  mit  [z  die,  magnetische  Permeabilitat  und  iiitegrirt 
den  Ausdruck  —  Sy-  dv  iiber  die  betreffendeu  Ivaiimteile,  so  erliiUt  maii 
fur  den  \\  ert  der  magnetischen  Energie. 

2    )2 

im  Ausseuraum  Q,'  =  ~l , (17) 

3  a 


;i8) 


\^)       ^ 

1  a  5  «     ^^ 

1 

X  [a—hY  («•■  +  3  aVj  +  6  al/^  +  5//) 

in  der        1 

Kugelschale  Vu)     Q" 

3  a          Su 

1(111)  Q' 

_  fy.  s^p^      1 
Sa      '   h 

im  Holdranm 

Q'"  =  0 . 

Bemerkenswert  ist  e^,  dass  in  jedem  der  betracliteten  Raumteile  ein 
gleiches  Verlialtniss  zwisclien  der  totalen  magnetischen  und  der  totalen 
electrischen  Energie  besteht,  ein  Zusannueidiang,  welcher  i'ibrigensindem 
schon  friUier  hervorgehobenen  und  in  Gl.  12)  zum  Ausdruck  gebrach- 
teu  seineu  Grund  tindet.  Es  gilt  namlich  sowohl  fiir  den  Ausseuraum^ 
wie  fur  das  luiiere  der  Kugelschale 

oder,  weun  man  fur  (jlK  das  umgekehrte  Quadrat  der  Lichtgeschwiudig- 
keit  einfiilirt^ 

Q=3/^^- 


622  C.  H.  WIND. 

Deiiuocli  ist  iii  deu  eitizelneu  Uaiimteilen  die  A^erteiluiig  der  mague- 
tisclieu  Energie  eiiie  audere  als  die  der  electrisclieu.  Es  ist  (fiir  deii  Eall 
111)  in  der  untern  Halfte  der  Eig.  1  die  Verteilung  der  magnetisclie 
Energie  liber  den  ganzeu  Eaum  in  gleiclier  Weise  angegeben  wie  in 
der  oberen  Halfte  die  der  electrischen  (Vgl.  S.  614). 

Ans  den  gefandenen  Ausdriicken  (17)  und  (18)  fiir  die  magnetisclie 
Energie  ergiebt  sich  fiir  die  scheli/bare  Ma-ssi^  des  Electrons,  falls  dièse 
dnrch 

detinirt   wird,    \vo   fiir  Q  der  Totalbetrag  der  mit  der  Bewegung  des 
Electrons  verkniipften  magnetischen  Energie  zu  nelnnen  ist, 

im  Eall  11     :   Al  =-/^  '''  •  fl  +  V^^ 
5    (/      \         o  ay 

imFalim  :  J/=|^'.?. 
"6    a      5 


Âuf  die  seheiubare  Masse  des  JUecIrons  iiiac/d  slch  also  eïn  nlcld  tin- 
erltebliclier  Einfuss  der  Art  der  LadmKjsverteilmig  im  Electron  geltend; 
liierauf  ist  Riicksicht  zu  nehnien,  wo  es  sich  liandelt  um  die  Erage,  ob 
das  Electron  nel)en  seiner  sclieinbaren  auch  nocli  eine  irgendwie  ^walire" 
Masse  besitzt. 


7.    ZWEI  BKWEOTE  ElKCTRONKN. 

Ealls  zwei  Electronen  sich  in  einer  Entfernung  /•  bewegen,  das  eine 
mit  einer  Ladung  sy  und  einer  Geschwiudigkeit  pi,  das  andere  mit  einer 
Ladung  cs  und  einer  Geschwiudigkeit  p^,  kanu  man  fiir  die  gesamte 
electromagnetische  Energie  sclireibeu-,  mit  leicht  verstiiudlicher  Be- 
zeichnuugsweise  : 

E  =  Pi  +  P.  +  Pi.  +  Qi  +  Q.  +  Q,. (19) 

Eine  Besprecliung  des  Gliedes  Pj^,  woraus  sich  das  dem  Coulomb'' 


UEBEll  DAS  PELD  LANGSAM  BEWEGTElî,  ELECTKONEN.  628 

schen   eiitspreelieiidc   Elemeiitargesetz   ergebeu   wiivde,    lasse   icli   hier 
bei  Seiten. 

Q,i.  liisst  sich  (Vgl.  z.  B.  Foppl,  1.  c.  §  108)  sclireiben  : 


Q,,  =  y^j'^i^2'^^^, (^<») 


Ilnitni 


wo  5i,  (las  zum  ersten  Electron  gehorige  Vectorpoteutial  des  electrischeii 
iStvoines  uiid  ^2  f^cr  zum  zweiten  Electron  gehorige  electrische  Strom 
selber,  beides  znr  Stelle  des  Volumelements  dv,  vorstellt.  Wir  zerlegen 
5li  in  einen  Teil  ?(/,  znm  Yerschiebungsstrom^  nnd  einen  Teil  51,", 
zum  Convcctionsstrom  geluirig.  Nun  verschwiudet  das  Intégral 
f^\  ^2  '^'^i  ^'fîiiï^  es  liber  eiue  beliebige  eleinentare  Stromrohre,  nnd 
daher  auch  weun  es  iiber  den  ganzen  Raum  erstreckt  wird,  weii  das 
Linienintegral  einer  wirbellosen  Yectorgrosse  iiber  jede  geschlossene 
Curve  Nnll  ist  und  eben  das  Vectorpoteutial  51,'  wirbellos  iiber  den 
Raum  verbreitet  ist.   Es  ist  niiinlich 

d 
Rot  3i,  '  =  liât  Fat  bi  =  Pot  Rot  bi  =  Pot  --  Rot\  , 

dt 

und  zu  jeder  Zeit  und  an  jeder  Stelle 

yA,/bi  =  0. 

Beiliiutig  sei  hier  benierkt  dass  mit  dieser  VVirbellosigkeit  der  Ver- 
teilung  des  Vectorpotentials  3li'  in  voiler  Uebereinstimmuug  ist  der 
einfache  Ausdruck,  welchen  wir  iin  Felde  des  einen  Electrons  fiir  S^ 
bekominen  haben;  es  ist  namlich  allgemein  : 

S^=liot%, (21) 

also  hier 

/p  =  Rot  2i'  +  Rot  Si"  =  Rot  51" . 

Wir  konneu  also  fiir  S^  einfach  die  Kotatiou  des  Vectorpotentials  des 
Convectionsstroins  nehinen  (Vgl.  8.  (>21). 
Statt  (^0)  haben  wir  jetzt 

(^x.  =  !yAl\{^^dv (22) 


624  C.  H.  WIND. 

Die  Berecbnung  des  Potentials  des  Convectionsstroras  Cj  ergiebt 
fur  den  Ausseuraum  2ii"  =  -^-^, (23) 


(I)      V  =  ^V>i(-3ar^-/-^-2^.i^)j 


m  der  Kugelschale     (TT)    "Il ,  "  ~  -^'  f ''^-J''  +  ~— ^^ 
1  ^/,    \    /^  â/j  y 


(24.) 


(III)  2i/' 


«1        2  «2 


j(I)      V  =  27r^,p,(ai--'-6i2) 

im  Hohlraum  '  ^  «  1  .  •  •  (25) 

1(11)    51/'  =  ^^  '        ^ 

(  «1 

Wii'   werden   also   in   das  liber  den  ganzen  Raum  zu  erstreckende 

<?  Xi 
Intégral  von  (22)  den  Wert  — — -  einsetzen  diirfen^  weun  wir  gleiclizei- 

tig,  zur  Correction,  das  iiber  die  Kiigelscliale  und  den  Hohlraum 
erstrekte  entsprecliende  Intégral  mit  der  Ditlerenz  der  Ausdriicke  (21) 
(bezw,  (25))  und  (23)  hinzufiigen.  AVenn  man  dièse  Correctionsglieder 
bereclinet,  kommt  man  so  zu  : 


0,12  =  [y^  £^  Pi  (    /     ' 

(III) 


qi,  =  y.s,)>,Çj^do-\  l\7ra,^(s^^, (26) 


wo  in  allen  Punkten  von  fj  der  Wert  von  (i.^  demjenigen  ((^^J  im 
Centrum  dièses  Electrons  gleichgesetzt  ist  und  wo  /•  die  Entfernung  des 
eben  genanuten  Centrums  zum  A^olumelement  dv  bezeiclmet.  Es  ist  also 
das  Iî,auniintegral  in  (26)  einfacli  das  Yectorpotential  des  Stromes  (^^ 
im  genannten  Centrum;  wir  bezeichnen  es  mit  3Uj  und  zerlegen  es  in 
einen  ersten  Teil  51^,',  zum  VerschieI)ungsstrom  b^i,  uud  einen  zweiten 
Teil  ^i-,\"}  ''''1111  Convectionsstrom  gehorig.  Es  ist  dann 

>2l„i"  =  ^- (27) 

r 


UEBRR  UAS  FELD  LANGSAM  BEVVEGTER  ELECTRONEN. 


G  25 


2i,/  =  iWib,  =  -Po/ib, 


(28) 


Ist  r,  (s.  Eig.  1.)  (loi-  Yom  ('eiitnini  von  .s  ix'àch  dciu  von  £^  gericliiete 
liinlieiisvcf.tor,  so  fiiidet  m;m  loicbt,  u.  A.  aucli  lliicksiclit  dnranf  neliineiul, 


^; 


/?^>f 


Fio-.  4. 


dass  b.,   innerhall)  iiiid  ausserhalb  des  Electrons  f.,  verschiedene  Werte 
hat, 


(TI)   . 
(III). 


(29) 


Setzt  man  diesen  Wert  in  (28)  und  den  dadnrcli  tïrr  21.,,'  erbaltenen, 
um  deu  von  5i.^i"  vernielirt,  fiir  das  Rauniintegral  in  (26)  ein,  und 
ersetzt  man  dann  nocli  in  diesev  letzteren  Gleiclinng  (£.,j  diircli  b.,,  = 
d 


dtA^TTÏ 


-^-^  l',,  SO  erhtllt  man  schliesslich 


(II)     , 
(III) 


Q--->.[^+l4'-!i!'^(-+-)|^^ 


:30) 


Nennt  man  noch  ç),  nnd  :p.,  die  Winkel,  welche  die  Ge.^clnvindig- 
keiten  p,  nnd  p^  mit  dem  Ptadiusvector  r  In'lden,  nnd  ô  den  Winkel 
zwisclieii  den  beiden  Gescbwiudigkeiten,  so   koiniiit,  da  die  Ableitung 

AKCniVES    NEERLANDAISES,    SÉRIE    II.    TOME    V.  lO 


626  C.  H.  AVIND 

Jt 

andern,  iiiul  also 


nul"  7A\  nehmen  ist,  soweit  r,  uiid  r  sich  durcli  die  Beweo'uuo-  vou  f., 
fit 


und 


ist^  zuletzt^ 


^>  =  ^  ",  =  —  -^  +  3  -'  ;a,  Cl>*  d)., 

dfr-       dfi-  r'   '      r^^-        ■  - 


Q,^=^i^.|Li^j,,,^  /i  +  ^!':±^ 


(II) 

(lll) .  ■■■'■•■  -^  ■•■  •     '  5  I 


-f-  cosCp^cosÛ., 


9       I  9 


LU"  / 


(•31) 


Es  eutliiilt  dieser  Ausdruck  also  Glieder^  welche  vou  deii  Dimeiisioiien 
der  Electronen  abhangeu  uud  verscliieden  siud  je  nacli  der  xVrt  dcr 
Laduno-sverteilmio-.  Dièse  Glieder  werden  ilbrigens  in  den  meisteu  Eiilleii 
ibrer  Kleiiibeit  wegeu  v(;rnacblassigt  werden  konnen;  dabei  erlialt  nian 
danu  den  auch  vou  anderuAutoveu  fiir  die  inagnetiscbe  Energie  berge- 
leiteteu  Ausdruck. 


8.    DaS  ELECTIiODYNAMISCHE  ElEAFENTARGESETZ, 

Uni  die  auf  die  Elec-troneu  augreifenden  clectrodynamisoben  Kriifte 
zu  bereclineu  macben  wir,  wie  iiblicb  ist,  die  Auuabme,  dass  auf  das 
System,  -web-lies  zusamniengcselzt  ist  ans  den  beideu  Electronen  und 
<i:ewissen  Massen,   welclie  wir  uns  als  'J^-iio-er  der  niao'uetiscben  Energie 


UEBEU  DAS  FELD  LANGSAiAI  BEWEGTER  ELECTRONEN,  027 

Qi  H"  Qi  4"  Qi2  fiiigii'eiij,  ^^ie  Bewegungsgleiclmiigeii  von  Lagrange^ 

c'  qi         al  O  ([; 

anweudbar  sind. 

Diii'iii  ist  T  die  kiuetische  Energie  des  Sj'stems  und  sind  Q-,  die  auf 
die  vergrosserung  dei*  Coordinateu  q-,  zielenden  applizirten  Krafte. 

Setzt  nian  in  den  Bewegungsgieichungen  die  Andevungen  der  Ge- 
schwindigkeiteu  y,  gleicli  Null,  so  sind  Q-,  die  Knifte,  welche  appli/irt 
werdeii  niiissen^  damit  nacli  den  Coordinaten  qi  keine  Beschleunigiingen 
eintveten. 

Die  von  den  Yerbindungen  des  Systems  herriilirenden  Krafte  sind 
diejenigen,  welche  den  ebengenannten  gerade  entgegengesetzt  sind^  nnd 
also  vorzustellen  durch  die  Ausdriicke  : 

^T       ^ddT\  ^     ^ 

Q'  =  : (-—)••  •■  (^3) 

d  q;        \rlf  dqj  y  ^^  i^  y^  =: .  .  .  =  () 

Denken  wir  uns  jetzt  die  von  der  Bewegung  der  Electronen  lierriili- 
rende  Energie  Q,^  H"  Q2  ~h  Q[2  '^^^  kinetische  Energie  des  oben  besclirie- 
benen  Systems  nnd  nelime]i  wir  aks  allgemeine  Coordinaten  des  Systems 
die  rechtwinkligen  Coordinaten  Xi,  i/i,  zx  und.r^,  ^^^  ^-i  der  Mittel])unkte 
der  beiden  Electronen,  deren  Anderungen  ja  die  ganze  Bewegung  be- 
stiramen,  so  brauclien  wir  —  weil  Qi  und  Q.,  homogène  quadratische 
Eunktionen  der  Gescliwindigkeiten  sind  und  nicht  von.  der  Coordinaten 
abhangen  —  dièse  Telle  der  Energie  in  den  Cleichungen  (38)  nicht  zu 
beachten  und  haben  wir  fiir  die  auf  das  Electron  Si  wirkenden  Kriifte 
bloss, 

^  '  c>  x^         (If  c>  .Vi 


d,.        di  dh.      I     ^'^^^' 


^.'  = 


//,        df  f>//, 

àZy  dt      cUi 


worin  x^  =  j'i  =  -1  ='''2  =^2  =^~2  =  '^  ^^i  setzen  ist. 

40* 


028  C.  H.  WIND. 

Setzen  Avir  iu  cliesen  Gleicliungen,  iiach  (26),  mit  YerDachliissigung 
des  Correctionsgliedes, 

ein^  so  fiuden  wir  filr  die  auf  fj  angreifeudc  Totalkraft,  deren  Compo- 
nenten  A'i',  l'i,  Z{  sind^ 

Si  =  /z  s,  \  V  (Pi  2i.i)  -  ((p -p,)  V)  21.1  j (35) 

wo  die  Opération  "y ,  wie  fortlaufend  in  deu  weiteren  Ausfiihrungen, 
nach  deni  Orte  von  s^  vorzunehraen  ist. 

Nacli  einem  bekanuten  Satze  bat  man,  wenn  im  Scalaren  Produkte 
^3^  uur  das  ïïi  vom  Orte  abliiingig  ist, 

{^^,^)^  =  X  {^,'^)^{I{om  .m\ (.36) 

Wendet  mau  diesen  Satz  auf  das  zweite  der  zwiscbeu  \  \  in  (35) 
vorkoinmenden  Gbeder  an,  so  korarat 

Si  =  /-'^^^i[(Pi-P2)-^^^21,J  +  /-^^^^v(p,5y (37) 

Indem  nun  Eot  Si^i  die  von  der  Bewegung  von  s.^_  berriibrende  mag- 
netiscbe  Kraft  J^^  ^^^  ^^^m  Orte  von  f  ^  ist,  kann  inan  (s.  obeii)  —  wieder 
mit  YernacbLassigung  eiues  Correctionsgliedes  —  setzen 

niid  daber 

V(V,21.n)  =  ^  V  ];=-î|&:v,, (38) 

wodurcb  (37)  ilbergebt  in 


Dièse  Gleicbung  sagt  ans,  dass  das  bewegte  Electron  £\  im  Felde  des 
bewegteQ  Electrons  f^  ^i'is  Kraft  empfindet,  welcbe  zusammeugesetzt 
ist  ans  einer  senkrecbt  zur  relativen  Gescbwindigkeit  von  f^  gegen  f^ 
und  zur  magnetiscbeu  Kraft  jenes  Feldes  gericbteten  Com2)onente  und 
einer  in  Ricbtuuiï  der  Verbindunii-sliiiie  wirkeude  Anziebuns'. 


UEBER  DAS  FELD  LANGSAM  BEWEGTER  ELECTRONEN.  629 

Da  die  Be^^'eglmg•  zweier  Electroiieii  iiii  A^icuum  iiicUt  mit  deii  elec- 
ti'omaguetischen  Giamdgesetzen  iu  AVidersprucli  steht,  koiineu  wir  aucli 
M'ieder  dieseiii  Elementargesetze  iiiclit  uur  eiiieii  niatheinatisclieii^  son- 
derii  aucli  ehien  p/i//s//,-alisc//eji  Siim  beilegeii. 

Es  zeigt  dièses  Gesetz  dem  von  Heaviside  (El.  Papers  11^  ]).  507) 
erwiiluitcii  Gesetze  gegciiiiber  eiiie  Abweiclmug,  soweit  da  die  Auzie- 
Imug  iii  iîiclitiuig  der  Verbiiiduiigsliiiie  fehlt  inid  auch  niclit  die  relative 
Gescliwiudigkeit  (pi — p^)'  soudeni  an  Stelle  derselben  pi,  vorkonimt  '); 
auch  stimmt  uiisere  Gleicliung  nicht  mit  dem  von  «T.  J.  Thomson  (Pliil. 
Mag.  (5)  11,  p.  2  1.8^  1881)  liergeleiteteu  Gesetze.  Es  sclioint  mir  deii- 
noch  der  hier  mitgeteilte  Ausdruck  richtig  zu  sein. 

A\  ir  kiinnen  die  Gleichmig  (39)  dadurcli  nocli  etwas  umformen^  dass 
Avir  statt  S^.,  seinen  AVert  nach  (10), 

einsetzen.  Es  kommt  dann,  da  allgemein 

[3l.[S5.e]]  =  $B.(5ie)  — e.(5i$) 
ist, 

S,=^îp..((Pi-p.)vi)-ri.(p,p,-i^;,^)j....  (40) 

Setzen  wir  diesem  Ausdi'uck  deii  fur  die  anf  f^  angVeifeude  electro- 
dyuamisclie  Kraft, 

S.  =  ^  I  Pi  ((Pi-Pj  V,)  +  h  iW  V:  -  yr)  [,   ...    (-11) 


gegeniiber,  so  selieu  wir  sofort,  dass  die  anf  die  beideu  Electrouen  wir- 
kendeu  Totalkrilfte  im  Alli^emeinen  nicht  nur  nicht  nach  der  Yerbinduna-s- 


^)  Dièse  Abweiclning  viïhrt  wohl  dalier,  dass  hier  bei  der  Differenzirung  nacli 
t  in  den  Gl.  (34)  auch,  und  m.  A.  n.  mit  gutem  Rechte,  die  Verânderlichkeit 
von  Q,2  mit  den  Courdinaten  .r^,  j/^,  r^  in  Betracht  gezogen  wurde,  wodurch  das 
Pj  in  die  Gl.  (35)  einging.   Dièses  scheint  voq  Heaviside  vernachlassigt  zu  sein. 


630  C.   H.  WIXD. 

liuie  gcriclitet,  soiiderii  auch  iiiclit  eiitgegengesetzt  gleicli  siud.  Talls 
z,  B.  das  erste  Electron  rulit^  pi  also  mill  ist,,  verschwindet  5%^  wiilirend 
beide  Componenteu  vou  §i  eiiieu  dem  Quadrat  von  p^  proportionalen 
Wert  auuelimeu. 


9.    SCHWERPUNKTSGESETZ  UND  ScHWERPUNKTSPRINZIP. 

Yeebokgene  UND  EiNC4nrrE  Massen  UND  Bewegungen. 

Nacli  uusrem  electrodjnamischen  Elementargesetz  wilrde  ein  System 
zweier  bewegter  Electronen,  welclies  ganz  gut  selbststaudig  existiren 
konute^  unabliiingig  von  aller  Einwirkniig  frenider  Materie  seine  Rota- 
tions- mid  Sclnverpnnktsgescliwindigkeit  ilnderu  konnen^  und  es  liegt 
die  Erage  ualie^  ob  hier  eine  Verletzung  des  Sch\verpuuktsprinzi])s  etwa 
vorliegt. 

Meiner  Ansiclit  nacli  ist  solches  keineswegs  der  Eall. 

Zwar  kann  man  folgenderweise  ein  Sch\verpunkts^6^.sg/.-~  formuliren  : 

Je.fhs  nicitt  der  Mimolrkung  fremder  Maferie  unienvorfeii.es  inaferielle 
System  hehalt  seine  SehwerimnktsgescIiwludlgkeU  unverdndert  lei.  Und 
dièses  Gesetz  liât  sicli  in  zalillosen  Eilllen  bewalirt.  Dennocli  kann  man 
es  hoclisteus  die  Bedeutung  und  den  Wert  eines  empirisclien  Gesetzes 
beilegen  nnd  reiclien  die  samtliclien  Erfahrungen  nielit  liin  um  es  als 
voUkommen  allgeraein  und  mit  unbeschriinkter  Genauigkeit  giiltig  zu 
beweisen,  wie  denn  ùberhaupt  bei  keinem  einzigen  reiuen  Naturgesetze 
von  einer  vollkomnieu  sichergestellten  Allgemeingûltigkeit  und  unbe- 
schriinkteu  Genauigkeit  die  Eede  sein  kann.  Und  in  unsarn  beiden  be- 
wegten  Electronen  liiitteu  wir  sogar  ein  System,  welclies  auf  das 
Scliwerpunktsgesetz  —  wie  aucli  auf  das  demselben  an  die  Seite  zu 
stelleiule  Eliicliengesetz  —  eine  Ausnalime  bildet. 

Es  giebt  aber  aucli  ein  als  allgemein  und  mit  unbeschriinkter  Genau- 
igkeit giiltig  betraclitetes  Scliwerpunktsgesetz,  eines,  dem  man  sogar 
eine  aprioriscbe  Gewissheit  zuerkennen  miiclite,  und  thatsiichlich  auch 
Jcauv,  —  aber  dièses  Gesetz  hat  den  Sinn  eines  Prinzips  der  classischen 
Meclianikj  wo  icli  unter  Mechanik  i.  A.  verstehen  miJchte  die  Wissen- 
schaft,  toelche  zm  Auf  gobe  hat  den  Au  sbau  eines  Si/stems,  das  niati 
benutzen    soll   bel   den    Versuclien,    ein    rullstdndiges   matérielles  Bïld 


UEBER  DAS  FET,D  LAXGSAM   BEWKOTER  ELECTRONEN.  631 

fhs  gesaiidi'ii  Uescheheiis  za  enivncheln.  Jeiies  Prinzip  aber  kdiinte 
inaii  duliiu  l'orinuliren,  dass  in  wiser  mechanisches  WelibUd  nur 
aolcJte.  (jleschwindigkeifsdndertingeu  von  Massen  zugelasseu  loerden  solleu, 
ivelclie  als  eine  Abgahe  wid  JJebernahme  vo7i  Beiveguu gsmengen  zîvischen 
dan  in  dus  B'dd  anfzuiiehmenden  Massen  unter  sic  h  aiifgefasst  werden 
ko  un  en. 

Uber  Riclitigkeitj  Allgemeiiigiiltigkeit  und  Genauigkeit  dièses  Priii- 
zips  liisst  sichj  weil  es  nur  eiue  voii  imsrer  Willkiir  ganz  abliilngige 
l^estsetzuiig  euthalt,  iiiclit  discutiren;  wohl  aber  iiber  die  grossere  oder 
gevingere  Zweckinassigkeit  desselbeii.  Ob  wirklicli  eiiie  Mecliaiiik  wie 
die  classische,  welclie  dièses  Prinzip  miter  iliren  CJriindlagen  ziililt,  zu 
einem  System  fidirt^  welclies  fiir  aile  zu  besclireibenden  Evsclieinuiigeu 
geiiiigeiid  eiufaelie  Bilder  zuliisst^  das  ist  lieute  nocli  fraglicli  und  miiste 
vvenigstens  nocli  beM'iesen  werden.  Solange  man  aber  bei  der  Erkliirung 
(d.  h.  Besclireibui\g,  Einreilmug  in  das  allgemeine  meclianische  Welt- 
bild)  bekanuter  und  der  Yoraussage  ueuer  Erscheinungen  sicli  hait  an 
die  clnssisclie  Meelumik^  wird  nie  ein  Streit  mit  dem  erwiihnten  Scliwer- 
punktsprinzi])  vorkommen  konnen.  So  aucli  im  Ealle  iinsrer  Elementar- 
gesetze^  die  ja  hergeleitet  sind  ans  den  LAtiRANGK'sclien  Cileiehungen^ 
Avelclie  in  jener  Mechanik  ganz  strenge  ans  den  Prinzipien  deduzirt 
wei'deu.  Allerdiugs  liât  man  dabei  das  Eolgende  zu  beacliten. 

Es  sclieint  nacli  den  lieutigen  Aufï'assungen  in  der  mathematiscben 
Physik  unumgiinglicli,  in  das  meclianische  Bild  der  Ersclieiuungen 
i\lassen  und  lîeweguugen  aufzuuelimeu^  denen  mit  uusern  Sinnesorganen 
wahrgenommene  Massen  und  Bewegungen  nicht  entsprechen;  so  z.  B. 
die  bewegten  Massen,  welche  wir  oben  (Aufang  §  8)  zu  den  Electronen 
haben  hinzufingiren  raiissen  um  ein  Bild  zu  bekommen,  welches  zur 
Beschreibung  der  Eeldwirkungen  ausreichen  konnte.  Hat  man  nun  ein- 
mal  solche  Massen  hinzufingirt,  so  werden  dièse  in  u.nserm  mechanischen 
IMlde  selbstverstandlich  aucli  ihre  liolle  spielen  bei  dem  Austausch  von 
Bewegnngsmengen  und  wird  daher  gar  nicht  mehr  erwartet  werden  kcin- 
nen  oder  auch  diirfen,  dass,  bluss  auf  hekannie  Materie  cmgewandf,  das 
Gesetz  der  constanten  Schwerpunktsgeschwindigkeit  sich  iminer  bewJih- 
ren  wird;  vielmehr  hatte  man  (vgi.  H.  A.  Lokentz  Yerh.  D.  Naturf. 
u.  Ae.  Diisseldorf  II,  S.  05)  einigen  Grund  sich  zu  wundern,  vveshalb 
in  so  vïelen  Fdllen  noeh  das  Gesetzy«r  die  heJcannten  viaierieUen  Sjjsteme 
an.  sich  zutritft. 

Ua  die  hinzutini''irten  Massen  in  unserm  und  in  andern  ïihnlicheu  Fiil- 


632  C.  H.  WIND. 

leii  ')  iiiclit  ;ils  mit  dein  Aetlier  identisch^  soiuleni  vielmelir  luir  als  ein 
Bestaiidt(;il  desselben^  zu  betrachteu  siiid^  liisst  die  8chlussfolgerung, 
dass  dieselbeu  nacli  der  Théorie  eine  Schwerpuuktsverschiebmig  erleideu 
iniissten,  die  Annahine  der  Ruhe  des  Aethers  als  Ganzes  unberûhrt  -). 

Uebrigeus  niochte  ich  bei  dieser  Gelegenheit  nocli  bemerken  dass  es 
inir  nidit  zweckiniissig  ei'scbeiiit^  die  Massen  uud  Bewegungen,  welche 
luaii  laiiter  zur  A^ei'vollstiiiidigimg  der  mecliauisclieu  Bilder  zu  den  be- 
kauiiteu  Masseu  hiiiziizu/'V/^/yg;/.  lïir  uotig  liiilt,  verborgene  Masseii  uiid 
Bewegungen  zu  ueuueu.  Briugt  doch  dièses  Wort  mehr  oder  weniger 
eiueu  Glaubeu  oder  eine  Hypothèse  zum  Ausdruck^  dass  jenen  fiugirten 
Masseu  uud  BeAvegungen  thatsilchlich  Materie  uud  Bewegungeu  von 
Materie  eutsj)recheu^  welche  uur  etwa  der  UnvollkommenlKut  uusrer 
experimeutelleu  Hiilfsniittel  zufolge  uns  uicht  ausder  Krfahruugbekauut 
siud.  Nuu  giebt  es,  nach  allgemeiu  augeuommenen  lljpotheseu,  aller- 
diugs  solche  Massenteilcheuuud  Bewegungeu  (z.  B.  die  Molécule,  Atome 
uud  loneu  uud  ihre  Bewegungen),  welche  mau  mit  gutem  Eechte, 
da  sie  uicht  direct  zur  Wahrnehraung  gelangen,  verborgene  Teilchen 
und  verborgene  Bewegungeu  nenuen  kann.  Alleiu  es  steht  urn  aie,  Jiu- 
(jlrten  Masseu  uud  Bewegungen,  die  ich  meine  (z.  B.  die,  welche  im 
J3ilde  als  Trilger  der  maguetischeu  Energie  augeuommen  wurdeu)  uud 
es  steht  auch  namentlich  um  den  Aether,  doch  weseutlich  auders.  Da 
liât  man  gar  keinen  Grund,  wie  bei  Moleciile,  Atome  uud  loueu,  an  Mate- 
rie im  gewohnlichen  Sinne  zu  denken. 

Gewisse  Eealitiiteu  ausserhalb  uusres  Bewusstseins  wcrdeu  freilich 
aucli  wohl  jenen  Jingirlen,  Masseu  uud  dem  Aether  eutsprecheu  konuen, 
ebensogut  wie  es  solche  geben  muss,  welche  zu  den  uns  bekauuten 
Masseu  uud  auch  den  verborgeneu  Masseu  (im  obigen  Sinne)  gehoreu. 
Die  Yorstellungen  dieser  bekauuten  Masseu  verdanken  wir  einer  unver- 
mittelteu  Einwirkuug  der  entsprechendeu  ausserbewussteu  Realitateu 
auf  unser  Bewusstsein;  uud  was  die  erwahuten  verborgeneu  Massen 
und  Bewegungen  betrifft,  so  konuen  wir  es  dafiir  halten,  dass  die  Yor- 
stellungen derselben,  wenu  sie  auch  thatsiichlich  vou  audrer  Seite  her- 
kommlich  siud,  doch  unter  giiustigern  Verhidtuissen  auch  vou  den  ent- 
sprechendeu Eealitiiten  selber  durch  eine  unvermittelte  Einwirkuug  auf 
unser  Bewusstsein  in  dasselbe  erzeu^o-t  wcrdeu  kiiiuiten. 


')  Vgl.  W.  WiEN.  Verh.  D.  Nalurf.  u.  Ac.  Diisseldorf  II,  S.  52. 
')  Vgl.  W.  WiEN  und  H.  A.  Lurent/.,  1.  c. 


UEBEK   DAS  PELT)  LANCiSAM  BEWEGTER  ELECïRONEN.  Q3'-\ 

Dièses  Vermugeii^  luuiiittelbar  auf  miser  Bewusstsein  einzuwirkeii^ 
miiss  jeiien  ersten  llealitiiteu  aber  abgesproclieii,  ocler  weiiigstens  brauclit 
i)ineu  iiiclit  beigelegi  zii  werdeii. 


10.  SecundUre  Eormen  des  electrodynamischen  Elementargesetzes 
Das  zwEiTE  Maxwell^sche  Grundgesetz, 

AVir  liaben  in  '^  S.  das  electi'odynamische  Elemeutargesetz  hergeleitet 
fiir  deu  Eall  zweier  Electroueu.  Schreiteu  wir  jetzt  zur  Bereclmuiig 
der  Wirkung,  welche  ein  bewegtes  Electrou  £^  erapfiudet  iu  eineiu  zu 
melireren  bewegtcii  Electroneii  £._,,  f 3 .  .  .  geliurigeu  Eelde^  so  erhalten 
wir  fi'ir  die  inagiietisclie  Energie  eineu  Ansdruckj  der  nebeii  deii  Gliedern 
Q,f,  Q,,  und  Q,,.^  aucli  Glieder  Qo,  Q4  .  •  •  Q.jo,  Qi^^  Q^i  •  •  •  entliiUt. 
Eûr  die  Bereclinnng  der  auf  das  Electron  f,  angreifeuden  Totalkraft 
komnien  jetzt  die  Glieder  Q^.,,  Q,,.,,  Q,  ^  u.  s.  w.  zur  Geltnng,  deren 
Snmrae  sicli  folgenderweise  sclireiben  liisst 

^I  =  y. ,,  pi  {%  +  31,  +  31,  ...)  =  fy.  s,  pi  21 , 

wo  31  dann  das  totale  Yectorpotential  bezeiclinet  der  dmcli  die  Eewegung 
der  Electronen  £.-,,  s-,,  f,  u.s.  w.  erzengten  Stronie^  an  deui  Orte_,  wo  sicli 
fj  befindet. 

Es  giebt  Fiille^  wo  dièses  31  an  dem  Orte  des  Electrons  5,  der  Zeit 
nacli  constant  ist  oder  Avenigstens  eineu  constauten  Mittelwert  liât;  so 
z.  B. ,  wenu  die  Electronen  s.,,  s^ .  .  .,  iu  sclir  grosser  Anzalil  vorlianden, 
in  ilirer  Bewegung  auf  das  Innere  eiues  rulienden  Stromleiters  bescliniukt 
sind  und  in  deuiselben  eineu  stationaren  Convectionsstroin  bilden.  Tu 
diescu  Filllen  filliren  die  LAGRANGE'sclien  Beweguugsgleicliuugeu  (3:2)^ 
in  der  bescliriebeueu  Weise  augeweudet^  zu  dem  Ausdruck 

§i  =  ,v..^i|v(Pi3l)-(piV)3lj (13) 

^raft.  Nacli  einer  Eni 

Si  =  //^i[Pi.7.V./3l] 
oder 

.  g,=.c,[pi.%) (43) 


fiir  die  auf  i-^  wirkende  Kraft.  Nacli  einer  Eniformung  also 


634  C    H.  AA'IXD. 

Dièse  Gleichimg,  woi-iu  03  die  magnetisclie  Induction  des  Teldes  dev 
electroneu  s.,,  £^  ii.  s.  w.  bezeiclinet  an  dem  Oiic,  wo  sicli  £^  befindet^ 
enthalt  eiue  wohlbekanute  Eormulirung  des  Elementargesetzes.  Man 
kanu  aunehmen  dass  sie  sich  auf  jedeu  Fall  au\venden  liisst^  wo  ein 
Electron  sich  in  einem  constanteu  magnetischeu  Eelde  bewegfc,  sei  es 
dass  dièses  Eeld  thatsiiclilich  von  bewegten  Electroneu  oder  von  eiuer 
andern  Ursache^  von  pennanenten  Magueten  z.  B.,  herrûlirt. 

Betracliten  wir  nun  den  Eali,  wo  das  eben  erwiihnte  System  bewegter 
Electi'onen_,  anstatt  zu  ruhen,  sich  mit  einer  Geschwindigkeit  p.,  ini 
Aether  verschiebt.  Das  zum  System  gehorige  Vectorpotential  wird  danu 
eine  Yerteilung  aufweisen,  welche  sich  mit  der  namlicheu  Geschwindig- 
keit im  Eanme  verschiebt.  Es  crgiebt  sich  alsdann  ans  den  Gl.  (-i-t)  fiir 
die  auf  das  im  Eelde  belindliche  Electron  f,  angreifende  Kraft  der 
Ausdruck 

Si  =  fy^  ^^1  V  (Pi  5()  —  ,a  3,  31  =  y.  e,  A  (p^  51)  —  ,a  c-,  ((Pi-  pj  v)  51  (-14) 

oder  auch^  iihnlich  wie  in  (-37), 

§1  =  y  £,  [(p  -p  J  .  JM  51]  +  y.  e,  V  (p,  51)  - 

Ersetzen  wir  in  letzterer  Gleichung  y  Ilot  51  durch  SB^die  magnetische 
Induction  des  Eeldes  am  Orte  des  Electrons  £^  und  lassen  wir  die  Ge- 
schwindigkeit Pj  verschwinden^  so  kommt 

S-i  =  ^-ij[-V\-^]  +  y-V(VvJOi (4'5) 

Dièses  neue  Elementargesetz  sagt  ans,  dass  ein  ruhendes  Electron  in 
einem  bewegten  magnetischeu  Eelde  eine  Kraft  ein])tindet,  dereu  eine 
Comj)onente  derjenigeu  Kraft  gleich  ist^  welche  es  bei  rulieudem  Eelde, 
jedoch  bei  gleicher  relativer  Bewegung  in  Bezug  ans  das  Eeld,  emptinden 
wiirde  und  deren  andere  Componcnte  ein  Potential  i',  y  (Po5l)  hat.  Dièses 
Elementargesetz  ist  dem  Eeldgesetz  (12)  an  die  Seite  zu  stellen. 

Weudeii  wir  scliliesslicli  auf  die  Yectorgrosse  ~,  nnter  Jîenutzung 
des  erstern  der  in  (Li)  fiir  '^^  angeschriebenen  Ausdriicke  und  nadidem 


UEBER  DAS  FP^T-I)  l,AXnSAl\[  BEWEGTEU  ELECTllONEN.  635 

wir  dariii  das  p,   liabeu  versclnviiidcu  lasseii,  die  Opération   Roi  -àw, 
so  kommt 

Rot  ^  =  -  ij.  Roi  21  =  —  -f-  y^  Roi  51 

<?i  al 


oder 


Rot^  =  —  ^ (16) 

^^1 


Die  beideii  letzterii  Gesetze  (lô)  uiid  (i6)  werdeii  aucli  aiigeweudet 
werdeii  durfeii,  weiiu  die  veriluderliche  maguetische  Induetion  au  der 
betrachteten  Stelle  des  Raumes  uiclit  von  der  Beweguug  von  Electro- 
nensystenien  wie  den  erwiilmten,  sondern  von  irgend  einer  andcrn  Uv- 
saclie  lierridirt. 

Die  Gl(ncluing  (-iG)  i,st  daim  aber^  da  die  Yectorgn'lsse      '     oU'enbar 

die  Electrisclie  Kraft  zur  Stelle  des  Electrons  fj  ist^,  identiscli  mit  deni 
zweiten  Maxwell' sclien  Grundgesetze^  wofiir  sicli  also  in  dieser  Weise 
eine  einfaclie  Plerleitung  ergiebt,  welclie  librigens  der  von  Maxwell 
angegebenen  nalie  verwandt  ist. 


Gronhigeu,  November  1900. 


BEITlUiGE    ZUR    KENNTNIS    DKR    VAN  Ï)E\{  AVAAES'yC.lIEN  vL-FLàCHE 

III.    DIE   COxNDENSATIOA'S-ERSCHEINUNGEN    BEI  MISCHl'XdEN 

VON    CMLORMETIIYL   UNU   KOIlLENSàURE  FUR  9°,5. 

]\Iitteilunu'  N".  (>t  aus  dein  physikalisclien  Institut  zu  Leiden. 


CH.  M.  A.  HARTMAN. 


Die  von  Kamerlingh  Onnes  angegebenen  Metlioden  der  graphisclien 
Beliandluiig  sind  von  ilim  in  Mitteilung  N".  59a  und  zusamnien  mit 
Eeinganum  in  Mitt.  N".  59^  aus  deni  physikalisclien  Institut  in  Leideu') 
mit  Truclit  angewandt  auf  das  Problem^  um  mit  Hùlfe  der  Kennlnis 
der  A^AN  deu  W.VALs'sclien  Constanten  der  Zustaudsgleichung  fiir 
Mischungen  von  zwei  normalen  StoH'en  die  molecularen  Gehalte  und 
Yolumina  nebst  Zwei-phasen-driïcke  vou  coëxistierenden  Phasen  vorlier 
zu  sageu. 

Es  schien  mir  wohl  vou  luteresse  zu  sein,  dièse  Metlioden  an  zu 
weudeu  auf  die  Condensations -erscheinungen,  welche  vou  uiir  bei  der 
experimentellcn  Untersiichuug  iiber  die  Eorm  der  coiiiiodaleu  Curveu 
bei  Mischungen  vou  Chlormethyl  und  Ivohleusiiure  bei  9°, 5  C.  beo- 
bacbtet  sind.  ") 

Obwohl  es  der  ungenugendenKenutuis  der  wahreu  Eorm  der  Zustauds- 
gleichung wegeu  voraus  zu  seheu  war,  dass  voUkomineu  sich  an 
die   Beobachtungen   passende   Ergebuisse   fiii-  Zustiinde,  weit  vou  dem 


^)  Zittingsversl.  Kon.  Akad.  v.  Wei.  te  Amsterdam,  Jiini  1900,  p.  199;  Proc. 
id.  Vol.  III  p.  275. 

')  Zittingsversl.  Kon.  Akad.  v.  Wet.  te  Amsterdam,  Jiiiii  1898  ;  Diss.  Leiden  '99. 


BEITlia-GE  ZUR  KENNTNIS  DEIl  VAN  DER  WAALS'sCHEN   Ip-FLaCHE.    637 

ki'itisclien  Puukt  eiitfenit,  niclit  zu  erreicheii  sein  wiirden,  war  es 
(leiinoch  wiinschenswert  zu  uiitersuclien,  iu  welcliem  Masse  eine  qualita- 
tive Yorstellung  erreicht  werden  kônnte. 

Dièse  Untersuchung  liess  sich  leicht  anschliesseu  au  die  iu  obeu 
crwiiliuteu  Mittcilungeu  gegebeue  Yorstelluug  der  Experimeuten  vou 
KuENEN  liber  Mischuugeu  der  uiimlicheu  Stoffeu  bei  100'^. 

Es  war  denu  auch  augewiesen  zu.  versucben  bei  der  Berechuuug  der 
•J/-Elacbe  fiir  9\5  dieselbe  Gleichung  uud  Constauten  zu  gebraucheu, 
wie  bei  der  Eliiclie  fiir  100°. 

Jedoch  zeigteu  sicli  die  Gleichuug 

E  T  Kr 


V  —  b^r         T.  [v  +  ■;/.  /;.,.) "^ 

uud  die  gewablteu  Coustauten  niclit  geeignet^  fiir  reines  Clilormetli}'! 
einen  zuliissigen  Wert  des  gesattigten  Dampfdrncks  zu  gebeu. 

Deswegen  wurde  versucht^  ob  eine  bessere  Anpassung  zu  erreichen 
istj  wenn  fiir  die  moleculare  Attraction  die  Eorm 


a,,-  = 


T,,,. 


k.T 


genommen  wird  und  fiir  /v'^.  dieselbe  Eunktion  in  ,?■_,  welclie  bei  der 
Eliiche  fiir  100°  angewandt  ist;  sodass  bei  der  kritisclien  Temperatur 
7'/,-.r  der  Miscliung  beide  Gleicliungeu  identisch  werden. 

Auf  diesem  Wege  ergaben  sich  fiir  beide  Componenten  melir  befrie- 
digende  Dampfdrucke  und  zwar  fiir  ChlormetJiyl  2^26  Atm.  und  fiir 
Kohlensaure  44^5  Atm.,  wiihreud  die  wirklicheu  Zahlen  3,48  und 
43,7  sind. 

Die  gute  Uebereinstimmung  beziiglich  Kohlensaure  war,  der  Nïihe 
der  kritischen  Teniperatur  wegen,  wohl  zu  erwarten. 


Ausgehend  von  der  Gleichung: 


T/cx  —  ^' 


^'  V  —  fj.,  T,.,.[i--^V.b.rY'' 

wo 


638 


CII.   M.  A.  7IARTMAX. 


BEITlliiGE  ZUU  KENNTNIS  DERVAN  DER  WAALs'sCHEN  'i^-FLaCHE.     639 

b.r   =  h, ,  x'-  +  2  ^,  ,  X  (1  —  ..)  -}-  h., ,  (1  —.,■)' 
A',,  =  0,276  /;,,=0/)0119:i 

A\,=  3,31 1  h^ .,  =  0,000898 

7v;,=  2,176  ^,,,  =  0,000780 

;^  =  1^1610 
uiul  fiir 

X    =    OiCO,)         %  %         'U  ^{CH,CI) 

T'a  ,.  =  303  336       363       391        1-16 

sind  jetzt  die  Berecliimngen  fiir  die  -i^-Flache  zwisclien  den  A^olumiua 
0/j0150  und  0,50000  ansgefiiln-t  und  ist  nacli  diesen  eiu  Model  ans 
Gips  aiigefevtig't  (Liinge  50,  Breite  40  und  Holie  76  cm.),  dessen  plio- 
tographisches  Bild  im  nebeusteheiiden  Tafel  gegeben  ist.  ') 

Um  zii  grosse  Abmessmigen  zii  eiitgelieii,  ist  in  diesem  Model  als 
dritte  Ordinate,  senkreclit  anf  der  x  r-Pliiclie  nacli  nnten  nnd  statt  -ii  der 
Wei't  -dj-^c.  V-),  wo  c=  1,9063,  genominen. 

Bei  der  Construction  vou  Druck-,  Substitution-  nnd  Potential- 
curveu  wurde  besonders  nachgegangen,  wie  der  Lauf  dieser  Cnvveu  in 
der  Nahe  der  Connoden  ist. 

Weil  an  der  Fliissigkeitsseite  dièse  Curven,  nnd  mimlicli  die  Druck- 
cui'ven,  selir  znsammen  gedriingt  sitid,  wurde  fiir  diesen  Teil  eine  besou- 
dere  Zeichnung  benntzt,  in  welcher  die  Skala  der  Yoluniiiia  das  Hnn- 
dertfaclie  der  vSkala  fiir  die  ganze  Flacbe  ist. 

Ans  diesem  selben  Gruud  konnte  die  graj)liiscbe  Metbode  mit  Hiilfe 
des  Models  nicbt  vollstandig  angewaudt  werden. 

Wobl  aber  gelang  es,  durch  das  rolleu  einer  Gbisjilatte  ûber  die  Faite, 
bei  einander  geluirende  Werten  von  x  (Fliissigkeit)  nnd  x  (Dampf)  zn 
bekommen. 

In  Fig.  1 — 3,  sind  die  Eesultateu  dieser  Constructionen  durcli  punk- 


*)  Der  geringen  Dickeii-abinessung  wegen  ist  das  Blatt,  welches  die  Fliissig- 
keitsseite darstellt,  mit  kleinen  Stiitzen  an  dem  wiederstandsfahigereu  Teil  des 
Models  befestigt. 

''')  Vergl.  Kamkhlingh  Onnes  und  Reinganum,  Mitteilung  No.  596. 


6i0 


CH.  M.  A.  IIARTMAN. 


V  =  0,1 


=  1 


40 


30 


:.^0 


10 


^^ 

'\    '^'^ 

>-. 

^ 

v-V- 

^^ 

\ 

\^ 

^ 

\ 

^>,^        ~~v. 

\    . 

^^^ 

\ 

_  \ 

^^  1 

^ 

>^_ 

._^^^^ 

^ 

j 

\^ 

Ê!:!!::^ 

- 

"--J 

—— ---^ 

&--^ 

=  0 


0.25 


0,ôO 
Fier.  3. 


0,75 


=  1 


liEITRUGE  ZUR  KENNTNIS  BER  VAN  DER  WAALs'sCHEN  "i;  -FLaCHE.    64l 

tierte  Carven  gegebeii  uiid  zum  Vergleicli  ineiiic  cigenen  Messungeii 
diircli  gezogene  Curveii.  Pig.  1  zeigt  wie  a^  vou  a;'  abhangt;  Kg.  3 
gièbt  die  Beziehuug  zwischen  x,  x  iind  dein  Zwei-phaseii-druck  P  und 
Fig.  2  die  Lage  der  Counoden  uiid  der  Beriilirungsselmen,  projectiert 
a\if  der  .<'i'-Flaclie. 

Wie  er.sichtlic]i  ist  die  Uebereiustimmuiig  redit  befriedigend  zu 
neimeii,  weiiu  mau  iu  Bctraclit  zieht,  dass  die  fiir  Chlorinetliyl  gewiibl- 
teii  Constanleii  keiii  vollkouiineues  Bild  des  wirklichen  Chlormethyls 
gebeii. 

iîesonders  ist  es  bemerkeiiswert^  dass  die  puiiktierte  a,-P-Curve  iu 
l'ig.  '3  und  ;/y'-Curve  in  Fig.  ii  gleichzeitig  nahezu  gerade  sind. 

Van  DER  Waals  liât  darauf  liiugewieseu^  ')  dass  ans  tliernio-dyuami- 
schen  Betrachtuugeu  die  gleiclizeitige  Geradliuigkeit  beider  Curveu 
fok-t. 


*)  Zittingsversl.  Kon.  Akacl.  v.  Wet.  te  Amsterdam,  Juni  1900,  p.  166;  Proc. 
id.  Vol.  III  p.  163;  „Statique  des  fluides  (Mélange^)",  Rapport  présenté  au 
Congres  intern.  de  Physique,  Paris  1900,  p.  18. 

ARCHIVES    NÉERLANDAISES,    SÉUIE   II.    TOME    V.  41 


ON  A   VIEW  OF  THE  CONSTITUTION  OF  A  LUMINOUS  GAS  SUGCtESTED 
BY  LORENTZ'S  THEORY  OF  DISPERSION 


J.  J.  THOMSON. 


The  refractive  index  /x  of  a  gas  for  liglit  wliose  vibratiou  frequency 
is  p  was  showii  bij  Lorkntz  to  be  given  bj  the  Equation 

where  e  is  the  charge  aud  >//  the  inass  of  an  ion  ;  //  the  frequency  of  a  free 
vibration,  JSl  the  number  of  ions  vibrating  with  this  frequency^  }\  the 
velocity  of  liglit  in  a  vacuum^  and  the  summation  is  to  be  taken  for  ail 
the  modes  of  vibration  of  the  molécule^  i.  e.  for  ail  the  lines  in  the  spec- 
truin  of  the  gas.  Por  very  long  waves  yj  is  approximately  zero^  t/z-  =  A 
where  K  is  the  speciiic  inductive  capacity  of  the  gas.  If  A  is  the  wave- 
length  corresponding  to  the  frequency  «,  theu  vin  =  ?J2  tt  and  équa- 
tion (1)  becomes 

In  the  denominator  of  the  left  haud  side  of  équation  (2)_,  A'  -[-  ;?  has 
been  put  equal  to  3  as  A  for  ail  gazes  is  approximately  unity, 

Now  from  the  spectrum  of  the  gas  we  can  détermine  the  varions 
values  of  A  and  if  we  assume  that  ail  tlie  molécules  eau  give  ont  the 
vibration  whose  wave-length  A,  we  can  fiud  Ne .  e\m  is  equal  to  10  '  if  the 
vibrating  ion  is  negatively  charged.  Now  let  us  apply  this  formula  to 
some  gas,  we  shall  take  Hélium;  each  Hue  in  the  spectrum  will  contri- 
bute  to  the  right  hand  side  of  équation  (2)  so  that  if  we  only  take  into 


ON  A  VTi:W  OP  THE  CONSTITUTION  OP  A  LUMINOUS,  &C.  64<0 

account  oue  liiie  of  the  spectrum,  tlie  estimated  value  of  K — 1  ought 
to  be  too  siuall,  iiah^ed  very  mucli  too  small  if  the  gas  is  oiie  having 
a  gfeat  uuinber  of  liues  iu  its  spectrum.  Let  us  suppose  tliat  the  gas 
is  at  atmospheric  pressure  and  that  ail  the  molécules  of  Hélium  aregiviug 
out  the  yellow  Hue  A  =  5,9  X  10 ""^  approximately.  Then  N  will  be 
the  number  of  molécules  iu  a  cubic  ceutimetre  of  auy  gas  at  atmosphe- 
ric pressure  aud  température,  aud  takiug  the  smallest  possible  value  of 
e  :  viz  the  charge  ou  the  hydrogeu  iou  in  the  electrolysis  of  solutions, 
if  ('  is  measured  in  Electromagnetic  units,  since  one  unit  libérâtes  1/23 
cubic  centimètres  of  hydrogen,  N'e  =  0,4.  Substituting  thèse  values  we 
find  that  if  we  only  take  into  account  the  yellow  liue  then  A — 1  from 
équation  (2)  would  be  1,1  X  10~'^;  the  actual  value  is  8,5  X  10~' 
(this  is  deduced  from  Lord  Kayleigh's  détermination  of  the  refractive 
index  of  Hélium).  Thus  the  calculated  value  is  about  13  tiines  the  real 
value  and  as  in  the  calculatiou  we  only  took  account  of  one  out  of 
several  of  the  Hues  given  by  Hélium,  the  calculated  value  ought  to  hâve 
been  much  too  small.  I  find  that  the  same  thiug  is  true  for  ail  the  gases 
I  bave  tried,  the  value  of  K — 1  given  by  équation  (2)  beiug  enorm- 
ously  too  large  if  we,  as  in  the  preceding  calculatiou,  assume  that  every 
molécule  of  the  gas  eau  give  out  every  liue  in  the  spectrum.  This 
suggests  that  in  a  luminous  gas  the  spectral  lines  are  not  given  out  by 
every  molécule  of  the  gas,  but  by  only  a  comparatively  small  number 
of  Systems  formed  im  some  way  or  other  out  of  the  molécules,  perhaps 
aggregations  of  greater  complexity  than  the  molécules.  It  may  be  that 
the  Systems  which  give  out  oue  liue  are  not  those  which  give  out  the 
otliers.  ïhis  would  atford  au  explanation  of  the  extraordinary  variations 
which  sometimes  take  place  in  the  relative  brightuess  of  the  liues  given 
out  by  a  gas  wheu  the  circumstances  are  clianged.  If  this  view  is  correct 
then  the  number  of  lines  in  the  sjjectrum  of  the  gas  is  not  necessarily 
connected  with  the  number  of  degrees  of  freedom  of  the  average  molé- 
cule, a  resuit  which  is  of  some  importance  in  connection  with  the 
theory  of  the  ratio  of  the  spécifie  beats. 

Cambridge,  Nov.  1900, 


41* 


CONTRIBUTIONS  A  LA  CONNAISSANCE  DE  LA  SURFACE  :p  DE 

VAN   DER   WAALS.   IV.      LA  LOI  DES  ÉTATS  CORRESPONDANTS  DANS 

LES  MÉLANGES  d'ANIIYDRIDE  CARBONIQUE  ET  D'HYDROGÈNE. 

Communication  u"  65  du  laboratoire  de  Physique  de  l'Université  de  Leyde. 


J.  E.  VERSCHAFFELT. 


Dans  ]a  première  des  „Coutributions  à  la  connaissance  de  la  surface  t^ 
de  Van  dee.  Waals",  ')  M.  Kamerlingh  Onnes  a  montré  combien  il 
est  important  de  savoir,  jusqu'à  quel  point  les  mélanges  homogènes  de 
deux  substances  normales  satisfont  à  la  loi  des  états  correspondants. 
Avant  donc  d 'entre j) rendre,  comme  je  me  le  jii'opose,  à  l'aide  des  résul- 
tats de  mes  expériences  sur  les  mélanges  d'anhydride  carbonique  et 
d'hydrogène  '^),  la  construction  d'une  surface  ^p  pour  ces  mélanges,  j'ai 
cru  qu'il  était  utile  d'examiner,  comment  ces  mélanges  se  comportent 
au  point  de  vue  de  la  loi  en  question. 

Cette  étude  exige  la  connaissance,  pour  chaque  mélange,  des  coor- 
données Tj-i,;  Pjci,-  et  Wj./,.  du  „point  critique  du  mélange  homogène"  ^). 
On  sait  que  ce  point  est  situé  dans  la  région  des  états  labiles,  et  n'est 
donc  pas  accessible  à  l'expérimentation.  On  pourrait  toutefois  tâcher 
de  trouver,  par  extrapolation  ''),  l'isotherme  présentant  un  point  d'in- 
flexion à  tangente  horizontale  (c.  à.  d.  parallèle  à  l'axe  des  v). 


')    Versl.    KoH.  Akad.,  30  juin  1900,  p.  202  ;    Coyiumuncdlion.s  of  tlie  pbys. 
Lab.  Leiden,  n".  59«,  p.  7. 
^)  Dissertation^  Leyde,  1899. 

■')    Vt',rsl.    Kun.  Aha(l..i\0  jwm   1900,  p.  20(!;   ConuuKiiiralioiis^  n"  59(y,  p.  14. 
")  „  P-  -^01;  „  p.  6. 


CONTRIBUTIONS  à  LA  CONNAISSANCE  DE  LA  SURFACE  ETC.  645 

Je  suis  parvenu,  eu  eft'et,  ;\  déterininor  de  cette  fa^'Oii,  à  un  degré  de 
précision  assez  satisfaisant,,  ce  ])oint  critique  ])our  le  mélange  i<;=  0,0  l'94. 
L'isotherme  critique  ainsi  trouvé  correspondait  ù  une  température 
/f^./,=  13°^7  {T.rk=  287,0);  l'ordonnée  de  la  tangente  horizontale  était 
^^.,,  =  67,5;  enfin,  ])our  l'abscisse  du  point  d'inflexion  je  trouvais,  ])ar 
un  i)r()cédé  graphique  connu,  /',,/,=  0.00424-,  ce  qui  est  à  ])eu  prés  le 
volume  critique  de  l'aidiydi'ide  carbonique  pur:  0,00 i22  en  unités  nor- 
males théoriques. 

Cette  extrapolation  est  poui-taiit  trop  peu  précise:  la  tem])érature  du 
point  de  contact  critique  étant  pour  ce  mélange  27°,50,  et  la  plus  haute 
température  observée  32°,  10,  on  voit  que  de  petites  erreurs. d'observa- 
tion dans  les  coefficients  de  pression  peuvent  avoir  une  influence  notable 
sur  la  position  du  point  critique  ainsi  déterminé.  D'ailleurs  à  mesure 
que  la  proportion  d'hydrogène  augmente  dans  les  mélanges,  l'extrapola- 
tion doit  s'elfectuer  sur  une  étendue  do  plus  en  plus  considérable. 
L'exactitude  de  cette  méthode  devient  donc  bientôt  illusoire. 

C'est  pourquoi  j'ai  préféré  recourir,  comme  M.  M.  Kamerlingh 
Onnes  et  Reinoanum  '),  à  la  méthode  de  M.  Eaveau,  où  toutes  les  ob- 
servations contribuent  dans  la  même  mesure  à  la  détermination  des 
coordonnées  du  point  critique  du  mélange  liomogène,  de  sorte  que  les 
erreurs  d'expérimentation,  qui  sont  surtout  probables  au  voisinage  des 
points  critiques,  ont  moins  d'influence  sur  le  résultat.  Du  reste,  s'il  est 
possible  de  superposer  par  déplacement  parallèle  les  deux  diagrammes 
logarithmiques,  on  obtient,  comme  on  sait,  une  vérification  d'ensemble 
de  la  loi  des  états  correspondants. 

J'ai  donc  dessiné  aussi  exactement  que  possible  deux  diagrammes, 
l'un  relatif  à  l'anhydride  carbonique  pur,  au  moyen  des  données  de  M. 
Amagat,  l'autre  relatif  au  mélange  x^  0,0494;  j'ai  ])orté  les  lot/  v  en 
abscisses,  et  les  log  p  en  ordonnées.  L'échelle  était  choisie  de  telle  façon 
qu'  une  valeur  de  0,02  était  représentée  par  un  centimètre;  une  valeur 
de  0,001  (=  '/^  mm.)  pouvait  donc  encore  être  exactement  déterminée, 
cela  correspond  à  une  précision  de  ^^/loooo^  précision  bien  suffisante 
dans  cette  étude. 

Inexpérience  a  prouvé  qu'en  effet  une  superposition  très  satisfaisante 
des  deux  diagrammes  pouvait  être  obtenue  par  un  déplacement  parallèle 
du  diagramme  du  mélange  par  rapport  à  l'autre.  Ce  déplacement  était 


')    Versl.  Kon.  A  Lad.,  30  juin  1900,  i^.  2U;  Coynmuniccftions,  n"  59?;  p.  26. 


> 


646  T.  E.  VERSCHAFFELT. 

de  0^034  dans  le  sens  vertical  (c.  à.  d.  des  grandes  ]n-essions\  et  de 
0^010  vers  la  gauche  (c.  à.  d.  dans  le  sens  des  petits  volumes);  de  cette 
façon  risotherme  32^,10  du  mélange  venait  se  sujierposer  à  l'isotherme 
50°  de  ranh3'dride  carbonique. 

11  est  possible  de  déduire  de  là  les  coordonnées  du  point  critique  du 
mélange  homogène.  Après  le  déplacement  ce  point  doit  en  effet  se  con- 
fondre avec  le  point  critique  de  l'anhydride  carbonique.  Comme  j'ai 
déjà  fait  voir  antérieurement  ')  que  dans  le  réseau  de  M.  Amagat  : 
//=,31°,4',  (7',  =  304°,7),  ^;,  =73,6  et  r,.  =0,001.24  -),  on  obtient 
pour  le  mélange  en  question  jj,,./.-  =  68,1;  v,cu  =  0,00  134  et  7'.,./,-  =  287,8; 
d'oii  /,,./,■=.  14°, 5.  Ces  valeurs  ne  diifèrent  pas  considérablement  de  cel- 
les trouvées  par  extrapolation. 

La  bonne  correspondance  des  deux  réseaux  est  prouvée  par  la  tigure 
ci  jointe,  représentant  les  deux  réseaux  réduits.  J'y  ai  tiguré  les  isother- 
mes 50°,  40°  et  30°  de  l'anhydride  carbonique;  la  portion  labile  du 
dernier  isotherme  a  été  extrapolée;  j'y  ai  tiguré  en  outre  une  ])ortion 
de  risotherme  critique,  également  obtenue  par  extrnpolation,  ainsi  que 
les  isothermes  45°,  38°,8  et  32°,2  qui  correspondent  respectivement 
aux  isothermes  27°,30.  21°,50  et  15°,30  du  mélange.  Les  croix  repré- 
sentent mes  observations;  on  voit  que,  pour  des  volumes  réduits  supé- 
rieurs ;\  l'unité,  les  points  observés  sont  presque  exactement  situés  sur 
les  isothermes  correspoiulants  de  l'anhydride  carbonique.  Pour  des  vo- 
lumes réduits  inférieurs  à  l'unité,  on  constate  des  divergences  notables, 
qu'il  serait  toutefois  difficile  d'attribuer  à  des  erreurs  d'expérimentation; 
pour  les  expliquer  il  faudrait  admettre  que  j'aie  commis  une  erreur  dans 
le  calibrage  de  la  partie  supérieure  d'un  des  tubes  d'expérimenta'ion, 
ce  que  le  parfait  accord  dans  les  grands  volumes  me  paraît  contester. 
Les  écarts  ne  sont  d'ailleurs  pas  supérieurs  à  3%,  et  ne  sont  donc  pas 
plus  grands  que  les  divergences  du  même  genre  que  l'on  trouve  même 
entre  des  substances  normales. 

Dans  le  tableau  suivant,  emprunté  à  mon  travail  sur  les  isothermes,  ^) 
j'ai  placé  à  côté  des  pressions  observées  celles  que  l'on  dc'duit  du  réseau 


*)   Versl.  Kon.  Akad.^  31  mars  1900,  p.  (32.  Communications  n"  55,  p.  7. 

*)  t'c  est  exprimé  en  unités  normales,  tandis  que  pour  le  mélange  c'est  le  vo- 
lume normal  théori(jue  ([ui  a  été  pris  comme  unité;  cela  n'a  toutefois  aucune 
influence  sur  le  résultat:  seul  le  déplacement  horizontal  0,010  en  est  affecté. 

^)  Dissertation^  Leyde,  1899,  p.  45. 


\\V 


■,'f 


CONTRIBUTIONS  îl  LA  CONNAISSANCE  DE  LA  SURFACE,  ETC. 


647 


d'anhydride  carbonique,  par  Tapplication  de  la  loi  des  états  correspon- 
dants. Ponr  les  petits  volumes,  oii  de  petites  erreurs  dans  la  mesure  des 
volumes  atfecteut  considérablement  les  pressions,  j'ai  déterminé  au  con- 
traire les  volumes  qui  correspondent  aux  pressions  observées,  et  j'ai 
placé  entre  parenthèses  les  nombres  ainsi  obtenus. 


TABLEAU. 


Pression 

Pression 

Pression 

Pression 

Volume 

Volume 

observée 

calculée 

observée 

calculée 

^=15°,30 

/=£7°,30 

0,02079 

41,87 

41,85 

1688 

48,78 

48,70 

0,02074 

39,12 

39,05 

1305 

57,80 

57,75 

1688 

45,08 

45,10 

09190 

69,85 

69,85 

1302 

52,75 

52,80 

06470 

79,80 

79,95 

1187 

55,35 

55,50 

00120 

81,25 

81,55 

1152 

56,25 

56,20 

05700 

83,05 

83,05 

02500 

108,1 

(0,002560) 

04255 

90,55 

89,75 

02471 

111,3 

(0,002540) 

04219 

90,85 

90,05 

f — 01°  50 

04197 

91,05 

90,25 

V    (V    JL          m*J\J 

04105 

91,65 

90,85 

0,02071 

40,63 

40,65 

04063 

92,15 

91,25 

1880 

43,56 

43,55 

03750 

95,10 

93,75 

1691 

46,97 

46,90 

03390 

100,6 

98,90 

1495 

50,90 

50,90 

02995 

111,8 

109,9 

1302 

55,45 

55,35 

/=32°,10 

1112 

60,40 

"  60,40 

0,02074 

42,98 

43,00 

09190 

65,95 

65,95 

1880 

4  6,36 

46,30 

02832 

102,9 

(0,002810) 

1686 

50,25 

50,20 

02782 

105,2 

(0,002780) 

1494 

54,65 

54,60 

02732 

107,7 

(0,002755) 

1302 

59,90 

59,75 

02675 

112,6 

(0,002725) 

1106 

66,05 

65,90 

09190 

72,95 

72,95 

07235 

81,35 

81,30 

05310 

90,90 

90,90 

0M90 

99,40 

98,55 

03377 

111,9 

110,6 

648  J.  E.  VERSCHAPFELT. 

J'ai  suivi  la  même  méthode  pour  détermiuer  les  éléments  critiques 
des  mélanges  .c  =  0,0995  et  x  =  0,1990,  également  supposés  homo- 
gènes. A  cause  de  la  moindre  étendue  de  la  portion  que  ces  réseaux 
avaient  en  commun  avec  le  réseau  d'anhydride  carbonique,  la  corres- 
pondance semblait  meilleure  encore  que  dans  le  cas  précédent.  Pour  le 
mélange  x  =  0,0995  la  coïncidence  s'obtenait  par  un  déplacement 
parallèle  de  0,064  dans  le  sens  vertical,  et  de  0,020  vers  la  gauche. 
L'isotherme  26°,05  coïncidait  avec  l'isotherme  60°  de  l'anhydride  car- 
bonique. Je  déduis  de  là  p^^k  =  63,5;  ^'.,a  =  0,00444  et  y^./.^  a73°,6 
d'où  /,./,  =  0°,3. 

Pour  le  mélange  x  =  0,1990  la  portion  commune  aux  deux  dia- 
grammes était  tro]3  restreinte  pour  déterminer  les  éléments  critiques 
avec  la  même  précision  que  dans  les  deux  cas  précédents.  La  coïncidence 
semblait  la  plus  parfaite  pour  un  déplacement  de  0,128  dans  le  sens 
vertical  et  de  0,040  vers  la  gauche;  de  sorte  que  l'on  a  p,rk  =  54,8  et 
v,:ck=  0,00465.  Dans  cette  situation  les  isothermes  31°,80  et  22°,80 
couvraient  resiDcctivement  les  isothermes  100°  et  90°  d'anhvdride  car- 
bonique, d'oii  l'on  déduit  pour  7\jcic  les  deux  valeurs  249,0  et  248,4, 
dont  l'accord  est  encore  très  satisfaisant;  nous  admettrons- la  valeur 
moyenne  T^k  =  248,7,  donc  t.xk^=  —  24°,n.  La  détermination  des 
éléments  critiques  des  autres  mélanges  était  trop  peu  précise  ])our  oftrir 
quelque  intérêt. 

La   loi    des    états    correspondants  exige  que  pour  tonte  substance 

RTf. 
normale  l'exi^ression  '-  soit  la  même.  11  était  donc  intéressant  de 

pcVr 

TiT 

calculer,  ])our  chaque  mélange,  la  valeur  de  l'expression  '—     et 

p;rUV,rk 

de  la  comparer  avec  la  valeur  correspoiulante  ])our  l'anhydride  car- 
bonique. 

7J  7' 

Je    trouve    en    effet    pour   l'expression ^-^  ')    sensiblement   la 

p.rk  V.rk 


*)  Pour  R  j'ai  pris  la  valeur  tliéorique  0,0036G53,  déduite  du  coefficient  de 
dilatation  de  l'hydrogène:  0,0036627  d'après  M.  M.  Kamerlingh  Onnes  et 
Boudin  {Versl.  d.  Kon.  Akad.^  30  juin  1900,  p.  240;  Communications^  n"  60, 
d.  29),  en  y  appliquant  la  correction  pour  l'écart  de  la  loi  de  Mariotte: 
0.00069  d'après  M.  Amagat. 


CONTRIBUTIONS  à  LA  CONNAISSANCE  DE  LA  SURFACE,  ETC.  649 

même  valeur:  3,59  pour  w  =  0  '),  3,57  pour  iv  =  0,0494,  3,55  pour 
x  =  0,0995  et  3,57  pour  .r  =  0,1990.  Ce  bon  accord  prouve  encore 
que  les  mélanges  considérés  d'anhydride  carboniciue  et  d'hydrogène 
satisfont  bien  à  la  loi  des  états  correspondants. 

Nous  pourrions  maintenant  nous  proposer  de  faire  servir  les  éléments 
criti([ues  ainsi  trouvés,  an  calcul  des  grandeurs  a,,,  et  ^j.  qui,  d'après 
M.  VAN  DER  Waals,  déterminent  les  ])ropriétés  des  mélanges.  Nous 
admettrons  à  cet  effet  avec  M.  Kamkrlingii  Onnes  ^),  qu'entre  les 
constantes  critiques  et  ces  grandeurs  «.r  et  ù,^.  existent  les  relations  : 


T,ck  —  Cl  ~^;  p,rh ^2  ^—5,    lixk  —  G%  b.r, 


oii   Cj,   C^  et  63  sont  les  mêmes  constantes  pour  tous  les  corps  simples 
et  tous  les  mélanges;  h,,,  est  une  constante  caractéristique  pour  chaque 

corps  sim])le  ou  mélange,  et  a,,.  =    y'-,    K ,.    étant     une     constante 

comme  h,,-.  Si  j)our  une  seule  substance  les  valeurs  de  K  et  h  sont  ex- 
actement connues,  on  connaît  en  même  temps  les  valeurs  des  trois  con- 
stantes Cl,  C,  63.  Les  valeurs  trouvées  jusqu'ici  pour  ces  constantes 
sont  encore  incertaines;  je  m'en  passerai  en  déterminant,  pour  chaque 
mélange  le  rapport  des  A',,  et  ô,,.  aux  grandeurs  correspondantes  À.^^  et 
^22  de  Tanhydride  carbonique. 
Nous  trouvons  ainsi,  puisque 

K.c  = -~^ p,rl,-  V'\rl,-   Tri,  et  è^.  = -^"  : 

'^2' •3"'  ^3 

pour.*- =0,0494,    ^'=0,924,        ^''  =  1,028, 

0,0995        "       0,858  ''       1,052 

0.1990  0.738  1,102 

Les  fonctions  (|uadratiques  proposées  par  M.  van  der  Waals  pour 
exprimer  la  variabilité  de  «r  et  b.,-  avec  x  donnent  : 


*)  Comme  dans  la  Conim.  N"  59b  on  s'est  servi  des  éléments  critiques  de 
l'anhydride  carbonique,  directement  déterminés  par  M.  Amagat:  pc  =  72,9, 
vc  =0,0042(5,  Te  =  304,35,  on  y  a  trouvé  pour  cette  expression  une  valeur  tant 

soit  peu   différente  :  ^r---  =  3,45. 

')  Verni.  Kon.  Akad. ,  30  juin  1900,  p.  203;  Comm.,  No.  59«,  p.  9. 


050  J.   E,  VEllSCHAFFELT. 


et 


22         22  22 

Le  nombre  des  mélanges  pour  lesquels  nous  venons  de  déterminer 

K  h 

les  rapports  ~-^  et  —^  est  trop  restreint  pour  qu'il  soit  possible  d'en 
A  22       ^22 

déduire   avec   certitude    Tallure   des  fonctions  K^^  et  bjo-  Mais  si  nous 

admettons  comme  exactes  les  fonctions  quadratiques  ^),  il  sera  possible 

K       h  K 

de  déduire  des  observations  les  valeurs  de  ~-",  j^ ,    et   peut-être  -^ 

A22      ^22  Ao2 

et   — .  En  apj)liquant  la  méthode  des  moindres  carrés  je  trouve  en  effet 

22 
les  équations 

^  =  1  — 1,40 .r  + 0,18. i'^  et 
-^22 

~  =  1  +  0,526 .1-—  0,035  x'', 
622 

qu'il  suffira   maintenant    d'identifier    avec  les  équations  quadratiques 

de  M.  Van  der  Waals 

J'obtiens  ainsi: 

|^  =  l,5..2  +  2,53..(l-..)  +  (l-.0^; 
22 

d'oi\  7^=  1/265  et  7^^=  1.5.  Les  expériences  de  M.  Amagat  donnent, 

avec  grande  certitude,  h\\  (liydrogèue  pur)  =0,00069,  d' 011  il  ré- 
sulterait 1630  (anhydride  carbonique  pur)  =  0,000-16.  Cette  valeur  est 
beaucoup  ^dIus  petite  que  celle  attribuée  à  h^:,  ])ar  M.  van  der  Waals: 
0,0023;  mais  elle  est  sensiblement  celle  que  j'ai  trouvé  dans  une  note 
précédente^):  0,00045;  et  elle  s'accorde  aussi  parfaitement  avec  la 
valeur  0,000456  que  l'on  déduit  des  constantes  critiques,  en  partant 
de  réquation  d'état  de  M.  Clausius. 


')  Si  hx  est  une  fonction  quadratique  de  .1;,  il  doit  en  être  de  même  de  vxk^ 
d'après  M.  M.  Kamerlingh  Onnes  et  Reinganlim  (Fers/.  Kon.  Akad.^  p.  218; 
Comni.  n°  b'dh  p.  31)  cette  relation  n'est  pas  vérifiée  dansles  ex  périences  de  M.Kuenen. 

*)   Ver  si.  Kon.  Akad.,  31  mars  1900,  p.  63  ;  Cornm.]  No.  55,  p.  7. 


CONTRIBUTIONS  à  LA   CONNAISSANCE  DE  LA  SURFACE,  ETC.  651 

J'obtiens  de  même  : 

^  =  —  o,22.i-2  +  0,60.7^1  —  ^0  +  (1  —  .'■)^; 

A'  A' 

d'où  ^"  =  0,80     et      ^^  =  —  0,22.    La  valeur  négative  de  ce  der- 

nier  rapport  n'a  évidemment  aucune  signitication;  elle  prouve  cjue 
l'extrapolation  jusqu'à  ■*'  =  1  n'est  pas  suffisamment  rigoureuse,  mais 
s'accorde  avec  le  fait  Cjue  pour  l'hydrogène  pur  la  valeur  de  A^jj  est 
très  petite.    En  posant  par  exemple  A'j,  =  0,  on  arrive  à  la  formule 

qui  donne,  pour  les  mélanges  considérés  sensiblement  les  mêmes  valeurs 

I' 
qui  la  formule  précédente.  Elle  donne -~^=  0,28. 

22 
Lîi  relation  qui  doit  exister  entre  les  trois  grandeurs  À',],  Â'j.,,  et  K22 
est  encore  inconnue.  liCs  relations  les  ])lus  simples  que  l'on  a  ])roposées 

sont  A',  2  =  -  (A'] ,  +  K.yj)  et  A',  0  =  l  '  (A', ,  .  K.,-,)  *)•  ou  bien 


^22 


Bien  qu'aucune  de  ces  deux  formules  ne  s'impose,  il  me  semble  pour- 
nt 


tant  que  la  seconde  convient  le  mieux;  pour  -  --*  =  0/28  elle  donne 

A22 


=  0,074,   valeur  encore  assez  grande  à  la  vérité,  mais  moins  im- 
A22 

probable  que  la  condition  „'-  ^  0,50  exigée  par  la  j^remière  formule. 

A22 

Quant  à  h^^,  M.  Kuenen  -)  lui  a  attribué  la  valeur  tirée  de  l'équa- 
tien  I..A.  =  \  (K-«„  +  l»-«.J,  'lof.V/"*f;  =\(}+  \/"t)  : 
or,  si  l'on  i)ose  -p^  =  1,265,  on  en  déduit  ~  =  1,57,  en  bon  accord 

622  6*22 

avec  la  valeur  trouvée  antérieurement. 


')  Cette  dernière  relation  a  été  employée  par  MM.  Berthklot,  G.xijtzink,  etc. 
')  Zeitschr.  f.  pliysik.  Chem.^  t.  24,  p.  G91,  1897. 


ZUH  TFIEORIE  DES  KRAFTFELDES  ELEKTRISCHER  LADUNGEN,  DIE 
SICH  MIT  UEBERLICHTGESCTIWINDIGKEIT  BEWEGEN 


TH.  DES  COUDEES. 


H.  A.  LoRENTZ  hat  jimgst  ')  daraiif  hiiigewiesen  tlass  sclion  bei  Ka- 
thodeustrahleii  vou  leiclit  evreichbarer  Geschwiiidigkeit  dnrcli  magneti- 
sclie  Ablenkungsversucbe  die  Trage  gefordert  wevdeu  kaiiii  :  In  wie 
weit  siud  die  beobacbteten  Tragbeitserscbeiimngen  der  Kathodenstrablen 
elektroinagnetiscber  Natur;  in  welcbem  Grade  ist  wiigbare  Materie  an 
ibnen  betheiHgt?  Unzweideutiger  nocb  diirfte  allerdings  die  Entscbei- 
dung  ausfallen  beim  Studiuin  der  Elektrodynamik  von  Kathodenstrahl- 
tlieilcben  weit  grosserer  Geschwindigkeiteu  2). 

Ja,  ware  die  gesammte  Masse  dev  Elektronen  nur  eiiie  „scbeinbare 
Masse",  und  in  neuerer  Zeit  wird  dièse  Miiglicbkeit  wieder  ernstlicher 
beriicksichtigt  ^),  so  wiirden  bei  Erreichnng  und  Ueberschreitung  der 
Lichtgeschwindigkeit  nach  der  MAXWELi/scbeu  Théorie  hochst  merk- 
vviirdige  Ersclieinungen  zu  erwarten  sein.  Die  durch  die  Energie  des 
magnetischen  Feldes  definierte  „scheinbare  Masse"  rausste  uicht  nur 
eine  Eunktion  der-  GeschMdndigkeit  des  fliegenden  Theilchens  sonderii 
aucb  eine  Eunktiou  seiner  Beschleunigung  werdeu.  Die  scheinbare 
Masse,  wenn  man  nocli  von  einer  solchen  reden  will,  miisste  abhiingen 


')     H.  A.  LoRENTz,  PhysikalischeZeitschrifl  2,   p.  78,  1900. 

-)     Dks  Coudrics,    Verh.  d.  phijs.  Ges.  zu  Berlin  17,  p.  60,  1898. 

")     Dks  Coudres,  ib.,  p.  17. 

Drude,  Drudes  Annalen  1,  p.  566,  1900. 

"W.WiEN,  Discussion  auf  der  72  Naturforscherversamralung  in  Aachen. 
Phijs.  Zeitschr.  2,  p.  79,  1900. 


ZUR  THEORIE  DES  KRAFTl'ELDES  U.   S.   W.  653 

von  der  Zeit  wahreiid  dei'eii  eiiie  bestimmte  Gescliwiudigkeit  der  Ladung 
bereits  bestelit,  demi  die  elektromagnetisclie  Energie  strahit  ja  erst  all- 
miihlig  in  den  Raum  ans.  Nicht  uur  zur  Erzeugung  sondern  anch  zur 
Konstanthaltung  einev  bestehendeu  Convectionsgeschwindigkeit  grosser 
als  die  Lichtgescliwindigkeit  vviirde  erhebliche  iiussere  Arbeit  «'efordert 
werden, 

Derartige  Gedanken  fmden  wii*  sclion  im  Jalire  1888  ^)  vermulhungs- 
weise  von  Hmaviside  ausgesproclien  nnd  spater  weiter  entwickelt.  Wenn 
nian  dein  Problème  der  Erzeuguiig  von  Kathodenstrahlen  moglichst 
grosser  G(îschwindigkeit  trotzdem  bislier  nocli  niclit  nalier  zu  treteu 
versucht  hat,  so  liegt  das  wohl  nicht  nur  an  den  ex])eriineutellen  Scliwie- 
rigkeiten  :  es  liandelt  sich  nm  Herstelhing  genilgend  „liarter"'  Vacuura- 
riiliren^  die  das  fur  Beschlenuignng  iiber  Lichtgeschwindigkeit  notbige 
Potentialgefalle  aushalten  ^).  Entmnthigeud  war  vielmehr  auch  der  Um- 
stand  dass  die  anderen  Theoretiker^  welcbe  sich  mit  dem  Gegenstande 
befasst  haben,  im  Gegensatze  zu  Heaviside  die  Ansicht  vertraten:  nach 
den  MAXWELL'schen  Gleichnngen  sei  es  iiberhaupt  unmoglich  einem 
geladenen  Korper  gnissere  als  Lichtgeschwindigkeit  zu  ertheilen  ^);  es 
erfordere  das  unendliclie  Energieniengen. 

Nachdem  J,  J.  Thomson  in  Aukuilpfung  an  Kathodenstrahlen ver- 
suche  voD  Crookes  und  von  Goldstein  Nahernngsformeln  fiir  die 
Wirkung  fliegender  elektrischer  Theilchen  auf  einander  und  fiir  ihr 
Verlialten  im  Magnetfelde  bei  Geschwindigkeiten  klein  gegen  die  Licht- 
geschwindigkeit abgeleitet  batte  ^),  gab  Heaviside  zuerst  '')  die  strenge 
Losnng  der  Aufgabe  :  dielectrische  A^erschiebung  b  ")  mit  den  Com- 
poiienten   b.>.,  b,„  b-  und  maguetische  Kraft  .Ç)  mit  den  Componenten 


')     0.  Heaviside,  Electrical  Papers  II,  Londen  1892,  p.  494. 

*j  Versuche  nach  dieser  Richtung  im  Gôttiuger  Laboratoriuni  haben  nooli 
nicht  zu  befriedigendem  Resultate  gefiihvt. 

'^)  J.  J.  ïiioJisoN,  Bi'cent  researclies  in  Eleclficity  and  Magnetism,  Oxford 
1893  p.  21. 

C  Seaule,  PMI.  Macj.  (5)  44,  p.  341,  1897. 

")    J.  J.  Thomson,  Phil.  Mag.  (5)  11,  p.  229,  1881. 

^j  0.  Heaviside,  Phil.  Mag.,  April  1889;  vergleiche  auch  E/eo/r.  Pw/j.,  Vol. 
II,  p.  495;  und  Elecfromagnetic  Tlieonj,  London,  Vol.  II,  §  164. 

")  Wir  bedienen  uns  der  LoRENTz'schen  Bezeichnungen  in  seinem  „Versuch 
einer  Théorie  der  electrischen  und  optischen  Erscheinuugen  in  bewegten  Kôr- 
pern",  Leiden  1895.  Deutsche  Buchstaben  stellen  Vektorgrôssen  dar. 


654  TH.   DES  COUDllES. 

J^^.,  S^,j,  S^-  vx\  berechueii;  weiin  sich  eiu  electrisches  Q.uautum  K  auf 
der  ^'-Axe  mit  koustanter  Geschwindigkeit  l\)  bewegt^  sofern  l>„  nur 
iiiclit  grust>er  als  die  Liclitgeschwindigkeit  7   ist. 


(1) 


wo  /•  uiid  r  Abkiirzuno'en  sind: 


b^.= 

—  x-2 

^œ  =  0 , 

^=- 

1 

^z   = 

1 

^,=-4^i>o^ 

^-K^^(^)' 


und  das  Coordiuateiisjstem  mit  dem  elektnscheii  Punkte  fest  verbiin- 
deu^  also  mit  ihm  fortriickeud  vorausgesetzt  ist.  Zum  gleiclien  liesultate 
gelangteu  auf  melir  oder  minder  verscliiedeiieii  Wegeu  J.  J.  Thomson  '), 
Searle  ^),  LoRENTZ  '').  Immei'  war  bei  deu  Ableitungeii  l^,  <C  ^^  voraus- 
gesetzt. 

Dass  niclit  etwa  trotzdem  Gleichungeu  (1)  und  (2)  aucli  fiir 


(3)  %>r,    ^■  =  ^]/Q)' 


1 


ohne  Weiteres  das  Feld  eiuei'  mit  der  Geschwindigkeit  U^  tliegenden 
Ladung  darstellen  konnen^  das  ist  schon  ans  folgendem  Uinstande  ev- 
sichtlich,  auf  den  ebenfalls  Hraviside  hinvveist.  Die  Gleichungeu  lie- 
fern  réelle  Wei'the  der  magnetischeu  Kraft  filrdengesammtenlunenraum 
des  Doppelkegels 

(4)  r^  =  V.-''' 


')  J.  J.ïiiOMSON,  Phil.  Mag.  Juli  1889  und  IG  Miirz  1891. 
2)  Searle,  Phil.   Trans.  A.  vol.  187,  p.  G8G,  1896. 
")  H.  A.  LoRENTz,  ^Versucli "  p.  37,  1895. 


ZUR  THEORIE  DES  KRAFTEELBES  U.  S.   W. 


655 


oder  fiir  aile  Puukte  '—  >>  s-,  wahrend  doch  oH'enbar  eiii  elektrisches 
r- 

Theilclieii^  welches  mit  Uebei-lichtgeschwii.idigkeii  fortschreitet,  vor  sicli 


Fiff.  1. 


das  heisst  fur  a;>>0  iiacli  der  MAXWELL'scheu  Théorie  keiiie  electrody- 
namischeu  Wirkungeu  aiisiiben  kann. 

Mit  Hiilfe  der  Méthode  der  Widerstandsopevatoreii  fand  Heaviside 
daiiu  1890  eine  allgemeinere  Losung.  Ihre  Aussageu  fiir  den  Eall 
t»  =  »?o  "=  coust  >>  V  „beschreibt''  er  im  Jahre  1892  '):  der  gesauiuite 
ausserhalb  des  hiutereu  Kegels  gelegeue  Rauin  ist  auszuschliessen  ;  in 

dem  Kegelrauin    ]:^  =  s-,  x'^  0  aber  ist  Ausdruck  (2)  fur  ce  zu  ver- 
doppeln.  Wir  hàtten  also 

(5)  ,  ^' 


'Z7rV'x'^  —  rh^  ' 


1)  0.  Haeviside,  El.  Pupers  TF,  p.  516. 


656  TH.  DES  coudr.es. 

zu  setzeu.  Aus  Raumraana'el  wird  auf  eine  Beminduiiff  der  Pormel  an 
augegebeiier  Stelle  zunachst  verziclitet;  die  mathematische  Ableituiig 
lasse  sich  iiicht  „iu  wenigen  Worteii"'  geben.  Auch  in  einer  gegen  den 
Einwand  von  Searle,  J.  J.  Thomson,  Fvn  Gerald  und  Eleming  ge- 
richteten  sonst  sehr  tiberzeugenden  Yertheidigung  ')  seiner  Grundan- 
scliauungen,  die  Heavisidk  der  Physical  Society  ini  Jalire  1898  vorlegte, 
scbiebt  er  eine  explicite  Darlegung  der  matlieœatiscben  Théorie  des  Pro- 
blems  hinaus.  Ihre  Publication  ist  erst  diesen  Sommer  2)  erfolgt.  So  selir 
wir  die  HKAVisiuE'schen  Gedankengangc  bewundern  niiissen;  bequem 
landlautiger  Weg  ist  seine  Mathematik  hier  nicht.  In  Erkenntnis  der 
EreindartigkeitundSchwierigkeitderDednctioneugiebtriEAVLsiDEdarnm 
auch  ausser  der  directen  Ableitung  von  Formel  (5)  ans  der  „oj)erational 
solutiou"  noch  eine  elenientarere  indirecte  Begriindung  der  Eichtigkeit 
der  Gleichuug.  Aber  auch  dièse  indirecte  Begriindung  schliesst  der  Ver- 
fasser  mit  den  charakteristischen  Worten  :  „Das  scheint  viel  Liirm  um 
Nichts  zu  sein,  aber  weiss  Jemand  einen  einfacherea  Weg?' 

Unter  diesen  Umstïinden  rnochte  es  am  Platze  sein  darauf  hinzu- 
weisen,  dass  wir  H.  A.  Lorentz  ein  aualytisches  Theorem  verdanken, 
welckes  das  Gebiet  der  Katliodeustrahlenelektrodyuamik  in  iiberraschen- 
dem  Umfange  zu  beherrschen  gestattet  und  das  auch  im  Ealle  des 
HEAVisiDE'scheii  Problèmes  der  Convection  mit  Ueberlichtgeschwindig- 
keit  iiberraschend  leicht  zum  Ziele  fiihrt. 

H.  A.  Louent/,  leitet  den  Satz,  um  den  es  sich  handelt,  in  seiner 
„ Théorie;  électritjue  de  Maxwell  et  son  application  aux  corps  mouvants, 
Leide  1892"  pag.  119  ab  ^),  Der  Satz  sagt  aus:  Die  Punktion 

ist  eine  Losung  der  Differentialgleiclmug 

(8)  /''^v^%-'||  =  n^.-,.^~~,/). 

_    ^2     ^2    ^2 

wo  /'^eine  Constante,  V^  die  LAPLACB''sclie  Opération  =7-r  +  ^^r^  +  =t— ^> 

f\i-2  ^iji  ()j2 


')  0.  Heaviside,  Electrician,  14  Jan.  1898  g.  379. 

')  0.  Heaviside,  Eleclrician,  8  Juni  1900,  p.  245  und  l;]  Juli,  p.  445. 

'')  8iehe  auch  H.  A.  Lorentz  „Vei-sucli"  p.  ôl. 


yjiR  TIIEOIMI':   DKS  KIlAFTl-'El.DES   U.   S.   W.  G57 

Feine  gegebeue  eiidliche  uiul  stetige  Funktiou  der  unabhaugigen  Vavia- 
belen  w,//,  z,  i  bezeiclmet;  das  Volumiiitegral  ist  liber  aile  Raumelemente 
(It  zu  erstreckeu  in  deiieii  F  niclit  verscliwindet;  R  bedeutet  die  Ent- 
fernuiig  des  Aufi)unktes  ,>•,/},-  vom  Orte  x  ij'  z  des  Volumelemeiites^/r'. 
Auf  Gleichuiigen  des  Typus  (8)  werdeu  wiv  immer  direct  gefidirt, 
wenii  wir  iii  deii Makw i;ij,'scheii  Feldglei('liungeuIIi<]AVisiuE-n!;i!,'r/''scliei' 
Eonn  filr  deii  Eall  der  Existenz  von  Conyectionsstromen,  niclit  aber  von 
Leitungsstromen^  die  Trennung  der  elektrisclien  und  der  magnetischen 
Grôssen  in  bekannter  Weise  ^)  vornehmen.  Die  Maxwell' sclien  Eun- 
dameutalgleicliungen  schreiben  sicli  in  Vectorsj'inbolen 

(9)  liol  Jp  =  -1,  ;r  (p  U  -h  ^)  ' 

(1(1)  — x^-r:  V'^Roii::)  =  s^    y 

(U)  Dlc  b  =  p  I        ■ 

(12)  ir,rS-^  =  \)  y 

p  ist  die  elektrische    liannidiclite^   V  die  Gescliwindigkeit  dei"  rauin- 
lichen  Ladungen 

(1-3)  p.»  =  (E 

also  die  Gouvectiousstromdichte  (nach  Grosse  und  Eichtung).  Die  Puiikte 
ùber  5^  und  Sp  bedeuten  Ditlerentialquotienten  nach  der  Zeit  (Schwel- 
lungeu  der  Vectoren  nach  Wiechert's  -)  Yorscldag) 

Rof{lO)  =  -^^  uud  Roi{d)  =  —^^-^+  Iioi{A<7rpï>) 

liefern  miter  Beriicksichtigung  von  (11)  uud  (12)  und  bei  Benut/,iing 
der  Satzes 

Rot  Ilot  =  V  (-/>//')  — V  2 
wo  V  das  maximale  ritumliche  GefiiUe  mit  den  (>)mi)onenten  ^,  ^r-,  s-, 

fit;    Oij     dz 

oder  den  IlAMii/roxVclien  Operator  bezeiclmet: 


^)  Siehe  z.  B.  etwa  Fopit,,  „Ehi.fulifiing  in  clic'M.wwFj.^.'sdie  TZ/eo/vf.  Leip- 
zig 1894"  p.  379. 

')  E.  WiECHERT,   Wied  An».  59,  p.  284,  189G. 

archives    néerlandaises,    SKRIE    II.    TOME    V.  43 


658  l'H,  DES  COUDUES. 

und 

(15)  (^nv— -^^^)/p  =  -4-/^2^^/(pi)) 

Jede  dieser  Forraelu  stellt  drei  LoiiKNTz'sclie  Gleichungen  dav,  demi 
redits  stelien  mir  bekannte  Diiige  falls  die  Beweguug  siiiuintlicliev  Elek- 
tricitatsmengeu  also  p  uud  U  fiir  jeden  Oi-t  uud  jede  Zeit  gegebeu  sind. 
Aber  gerade  fur  den  Fall  der  Ortsiiuderung  mit  constauter  Raumdichte 
p  geladeiier,  inelir  oder  weuiger  seliarf  abgegrenzter  Kiirper  ist  die  Eorm 
der  recliten  Seiteu  nicht  bequein. 

Die  Operationeu  V  uud  V^  eutlialteu  raumliche  Dichtegefïille;  iu  (14) 
koramen  rechts  auch  nocli  Differeutialquotieuteu  uach  der  Zeit  vor. 
Beide  Arteu  Gefalle  sind  nur  an  den  Greuzen  der  geladeneu  K(")rper  von 
Null  verschieden,  wiirden  hier  aber  bei  streug  diskontiuuierlich  ini 
Eaume  vertheilteu  Laduugeu  uach  unendlich  convergieren.  Die  Unbe- 
quenilichkeit,  iu  deu  LoREN'i'z''scheu  Yoluraiutegraleu  durch  Jutegratiou 
per  Partes  uachher  erst  Oberfiacheuintegrale  absonderu  uud  soustige 
Umforuiuugeu  voruehmeu  zu  miisseu,  dièse  Unbequemliclikeit  liisst  sich 
jedoch  eiufach  umgeheu  '). 

Wir  beacliteu  die  Yertauschbarkeit  der  Ueiheufolge  der  Diifereutia- 
tioueu 

(io)  (V  •     ^^'^zi-rr2^2^^'y^ 


wo  s  eiue  beliebige  vou  deu  uuabliiiugigeu  Yariabelen  der  Fuuktiou  % 
bezeichueu  soll,  in  uusereu  Ealle  also  ./•  oder  //  oder  ,.-  oder  /. 

Gleichungeu  (14)  uud  (15)  konnen  demgemass  miter  Eiutuliruug  eiuer 
scalareu  Hiilfsfuuktiou  F  {.r,  u,  z,  f)  uud  eiuer  gerichteteu  Hidfsfuuktiou 
^  (.'',  y,  ",  f)  ersetzt  werdeu  durch 

-1    /  1  t^2©\ 

(17)  ,  =  J.(^j.+  ^^^,S,  =  Ba<^, 

(18)  Qn^.-f^F=f,     (/•.v.-^^)©  =  e 

')   Vergleiche  auch  z.  B.  Loricntz,  „Versuch"  p.  3G. 


ZlTIi.  THIOORIK  DES  KRAPÏFELDES  U,  S.   VV.  659 

mit  deii  LoRENTz''sclieii  Losuug'en 

pi  ;>',//,  Z,f~y) 

(no  ^ 


-/ 


^>  = 


I^ 


-fr. 


Die  Evgebnisse  (17)  und  (19)  gelteu  gaiiz  allgeineiii  fiir  beliebige 
krummlinige  imgleichfiirmige  Bewegungeu. 

Wir  dagegen  liabeu  uns  jetzt  auf  den  S])ecialfall  zu  beschranken,  dass 
ein  Korper  von  der  elektrisclien  Raumdichte  p^  in  Richtung  der  ./■  Axe 
mit  der  constanten  Geschwindigkeit  »„  fortriickt.  You  Oberfliichendichte 
zu  reden  oder  deu  geladenen  Korper^  der  uns  ein  Kathodenstrahlteilchen 
Tepnisentieren  soll,  leitend  anzunelimen  entspvache  uicht  unserer  Neigung, 
uingekehrt  die  metallische  Leitung  auf  Electronenbewegungen  zuriick- 
zutuhren. 

i\r  =  i\,  irv  =  o,  »r  =  o,  ^  =  pi\, 

[20)  ^  =  ]i'o^^. 

Es  gilt  nur  noch  Auswevthung  des  Yohimintegrales  : 

II 


p(\v,y,z,i~-) 
J  •  R 


Die  Diclite  p  ist  allenthalben  Null  ausssr  in  dem  Eaume,  den  der 
Korper  gerade  eiuniniint.   Zur  Zeit  /  sei  dies  Gebiet,  wo 

P  =  9o 

ist,  von  der  Fldche  C  begrenzt.  Man  liât  die  wieder  eine  geschlossene 
Flaclie  JJ  bildende  Gesamuitheit  der  Punkte  zu  sucheu,  an  denen  sich 
die  (3berfliiclienpunkte  (J  zur  Zeit  / — (-)  befanden.  (-)  ist  detiniert  durcb 
die  llelation 

(21)  0  =  %=?' 

\vo  Jtii ç,)  wieder  die  Eiitferming  voni  Aut'punkte  bedeutet.  Die  Zeit 

42* 


660 


TIT.  DKS  COTJDKKS. 


B  —  wir  kounteu  sie  etwa  Uiiterwegszeit  oder  ]jatenszeit  neiineu  • — 
ist  somit  ftir  jodeu  Puukt  des  geoinetrisclicn  Ortcs  C  eiue  audere  aiicli 
bei  fest  golialteiiem  Anfpunkte.  Ist  so  der  liaum  J)  ermittelt  wordeii 


x^;^ 


Fis:. 


daun  wird  F  einfacli  das  Nr:wTON''sclie  Potential  dièses  mit  der  Diclite 
Pq  erfiillt  gedacliten  Raumes  auf  deu  Punkt  .)',//,  :~,  fiir  welcheii  7''l)e- 
stimnit  Averden  soll.  Ilnser  Kfirper  bescliriiuke  sich  weiter  auf  eiueu 
materielleu  Puukt^  das  heisst  die  Pliiclie  C  sei  so  bescliaU'en  dass  es  iiur 
uocli  auf  das  von  ilir  eingeschlosseue  Voluinen  th',  uiclit  nielirauf  ilire 


Fie.  3. 


Gestalt,  ankonunt.  Aucli  die  Gestalt  von  /)  wird  dann  gleicligiUtig,  Nur 
das  ist  zu  beachten,  dass  das  Volumen  von  D  daun  nicht  etwa  dr'  sondern 


'/ATU  TllEORIK   DES  KIlAb'Tb'ELDES  U.  S.   W,  061 


^(=)N        ,  ,/,   ,        <^0\ 


dr'(l—i\:^^  =  dT'(l-^% 


^xj 


betriigt.    Eiue  Ladaiig  p.<h  =  E  wirkt  iiiclit  uur  sclieiubar  von  ande- 
rem  Orte  aus  sondern  aucli  mit  einer  um 

(22)  1+1^0^^ 

deu  Yolumdilaiationsfactor  der  Hidfstransformatioii^  veraiiderten  Elec- 
tricitatsmenge. 

Yei'legen  wir  den  Anfangspunkt  des  mit  der  Ladimg  fortriïckenden 
Coordinatensjstemes  in  die  Ladung,  so  schreibt  sicli  die  Uiiterwegszeit- 
gleichiing  (21)  gemiiss  Figur  3. 

(23)  F2  02  =  r2 +  (.*;  + 1^0  0)S 
also 


-)  -V"^)^-K-+0-(^)>- 


uud  somit 


25 


.=e.=-4--)^..l/..^0-e;0).(, 


-GO 


(¥)-"   K.:^TïKf-)l 


Scliliesslich 

(>xJ  E  E 


m)   E= 


^      <l  +  ^o|^^ 


V/a;^+Fy2 


Dies,  sowieWerth  (20)  fiir  @,  liât  maii  iu  (17)  zu  substituieren  uiid 


662  TH.  DES  OOUURES. 

(labei  zu  bemcksichtigen  class  an  Stelle  des  auf  ein  festes  Coordiuateu- 
System  bezogenen  ^  jetzt  —  t>o  ^  tritt.  Mau  erliallt  dann 

l  4<;r  ex 

_1  }^lr  ^  ^JP 

—  1  à  F  ,  dF 

Die  Formelu  (28)  uud  (27)  siiid  identisch  mit  Formelii  (1)  iiud  (2), 
Statt  F  braucht  nur  4  tt  :o  geschrieben  zu  werden. 

Dies  Eesultat  enttauscbt  nus.  Der  Ausdruck  (2)  fur  eiue  dem  von 
Searle  so  geiianuten^  ,^electnschen  ConvectionspotentiaF'  proportiouale 
Grosse  bedurfte  keiner  neuen  Bestiitigung.  Was  Noth  thut  ist  vielmehr 
ein  Nachweis  der  phjsikaliscben  Gûltigkeitsgreuzen  von  Gleichuug  (2) 
und  insonderheit  die  Beantwortung  der  Erage  :  ob  und  warum  dièse 
Gleiclmng  etwa  fiir  V>„  >  /  veriiudert  werden  muss.  Von  aile  dem 
scliweigt  Relation  (27).  Aber  wir  haben  eineu  Teliler  begangen.  Wir 
haben  iiber  den  eigentlicli  springeuden  Punkt  der  Integi-ationsmethode 
liber  die  Latenszeitgleiclumg  (.'3)  zu  rasch  hinweggereclmet. 

Zum  Wertbe  des  Intégrales  F  oder,  anders  ausgedriickt^,  zum  electro- 
magnetischen  Zustande  des  Aufpunktes  x,  y,  z  zur  Zeit  /  trageu  aile 
diejenigen  Eaumpunkte  bei  an  denen  sich  zu  irgend  einer  Zeit  t  —  0 
Electricitat  befunden  hat,  unter  0  jeden  Zeitwerth  verstanden  welclier 
der  Gleichuug  (28)  geniigt.  „Befunden  haf",  das  heisst  nur  Orte  von 
Ladungen  die  positiven  Werthen  von  0  entsprechen  diirfen  in  /'aufge- 
nommen  werden.  Négative  Wertlie  von  0  siud  Zukunft. 

Nun  ist  (23)  eine  Gleicliung  zweiten  Grades  mit  den  Liisungen 


'/AUl  THEORIE   DES    KRAETEELUES,    U.   S.   W.  663 

AVir  (liskutiereii 
Fall  i\  <  J  . 

Das  Yoi-zeichen  voii  (-)  hiiiitjt  miv  voii  dem  Vorzeicheii  dev  Quadrat- 
wui'zel  ab.  Es  gicbt  niu'  eiiie  wirklicli  in  der  Vergaiigenlieit  liegeude 
Unterwegszeit  uud  zwar  die  dem  positiven  AVurzelzeichen  entsprechende. 
7'^  liât  also  deii  Werth  (27). 

Fall  l\,  >  F. 

.2 

Fiir  aile  Aiitpiiiikte  '-  <C  —  /i-,  die  ausserhalb  des  Kegels  (4)  vom 

lialbeii  Kegelwinkel  arcfff  (J-)  gelegeii  sind,  giebt  es  ûberliaupt  keiue 
reellen  Lateuszeiten. 

Fui-  das  Iiiuere  derjeiiigeu  Kegelliiilfte,  bei  der  x  positiv  ist^  giebt  es 
keiue  positive  \\  urzel  von  (-),  also  keiue  iu  die  A^ergangeidieit  sich  er- 
streckeude  Lateuszeit.   F,  î)  uud  S^  siud  auch  bier  Xull. 

YiiY  .r  =  uegativ  dagegeu  ist  sowobl  0,  als  0^  reell  uud  positiv.  Wir 

uiiisseu  ûber  zwei  wivksauie  .Rilume  J),  beziehuugsM'eise  iibev  zwei  ver- 

schiedeue  Voluiuelemeute  ^/t'/,__q\  ^  iutegriereu^  zwei  Volumeleineute^ 

die  iu   verscbiedeueu  Eutferuuug(;u  li  liegeu  uud  verschiedeue  Voluui- 

/^  c>0\ 

iiudevuugsfactoreu  M   -j-  V,,    —j  habeu.  Jeder  Aufpuukt  im  Gebiete 

des  hiutereu  Kegels  wird  gleichzeitig  vou  zwei  aus  verscbiedeuev  Eicb- 
tuug  aulaugeudeu  Wirkuugeu  getrotteu.  lu  Hucbstaben: 

i?,   ~^  B,  R,  "^  R, 


1-f      _  

=  Ji,  -^ -A +  E  ^ 

2  A' 


oder,  statt  F  wieder  l^-^rx  geschriebeu^ 


664       TII.   DES  COUDRES.    ZUR  THEORIE  DES  KRAFTFELDES   U.  S.  \V. 

(29) 


47r  2;ri/-^2 ^2^2 

Das  ist  Gleiclmng  (5).  Der  LoRENT/gche  Satz  fiihrt  also  in  der  That 
zur  HEAVisiDE'schen  Endformel  filr  das  ï'eld  elektrischer  Laduiigen^  die 
sicli  mit  Ueberlichlgeschwindigkeit  bewegen. 

Er  gewahrt  ûberdies  einen  klaren  Einblick  in  den  pliysikalischen 
Mechanisraus  dos  Vorganges  im  Gegensatze  zum  Eeldmeclianismus  elec- 
trischer  Convection  bei  geringerer  aïs  Lichtgeschwindigkeit. 

GoUir/gen,  6  NoA^ember  1900. 


DIK    r,  EDUCIUTEN    G  I  B  B  S  S  G  II  E  N    F  L  II  G  II  E  N 

VON 

H.  KAMERLINGH  ONNES. 

Mitteilung  n".  G(î  ans  dem  physikalischen  Institut  in  Leiden. 


§  1.  Wenn  inan  iiach  einerBeinevkuiig  ineiiiesliochverelirtenEreundes^ 
H.  A.  LoRENTz,  die  Entropie  vom  kritischen  Puukte  aus  ziihlt  '),  so 
werdeu  die  Eormeln  vou  Eiecke^)  f{\^  die  Entroj)ie  und  fiir  das  tlier- 
modyuainische  Potential,  berechiiet  iiacli  der  van  der  WAALs'schen 
Zustandsgleichiiiig,  iiud  ausgedrilckt  in  den  redncii'ten  Grossen  (Druck 
dividirt  dnrch  kiitisclien  Druck  u.  s.  w.)  fur  aile  Kih-per  mit  demselben 
Yerhiiltniss  der  spezifischen  Wilnnen  Cp  iiud  c„  dieselben. 

Allgemein  wurde  von  inir  aus  dem  frûlier  ''')  von  rair  aufgestellten 
Satz,  dass  Korper  in  iibereinstimmenden  Zustiinden  sicli  in  mecliauisch 
ahnlichen  Bewegungen  befindeu,  abgeleitet,  dass  aile  normalen  Korper 
mit  gleicher  Anzalil  ae([uivaleuter  Ereilieitsgrade  im  Moleciil  thermo- 
dynainiscli  unter  sicli  [ilndicli  und  mit  solclieu  von  anderer  Zahl  niclit 
ahnlich  sind  '). 

Als  Beispiel  der  Anwendung  dièses  Satzes  auf  tliermodynaraiscli 
almliclie  Korper   sagte  icli   voraus^   dass  Wasserstoff  und  die  andern 


')  Zillingversl.  Kon.  AJ;i(d.  v.  W.  Amsterdam  Jan.  '96,  p.  238  Fussnote.  Commun, 
fr.  the  pliysical  laboratory  Leiden  n"  23,  p.  (J.  Fussnote  1896. 

')   Wied.  Ann.  Bd.  53.  p.  379.  1894. 

')    Verh.  Kon.  Al;ii<l.  v.    Wet.  1881.  A rch.  d.  Se.  Xéerl.  Tome  XXX. 

'")  Commun,  n"  23,  p.  5.  Daselbst  loc.  oit  p.  7.  werdeu  aucli  die  in  dieser  Frage 
grundlegendeu  Eesultate  vou  van  der  Waals  angefiihrt. 


6(^6  H.   KAJIERLINGiï  ONNES. 

zvveiatoiuigen  Gaseein  Umkelirpunkt  des  THOMsoN-JouLE-ett'ects  zeigeu 
werdeii  imd  zwar  bei  iibereiiistimmeudeu  Zustanden  '). 

Als  Beispiel  der  Auwendung  auf  themiodynamiscli  nicht  iiludiclie 
Zustaude  fiihrte  icli  au,  dass  der  Umkelirpunkt  des  Zeichens  der  spezifi- 
sclieu  Wilnne  gesattigter  Diimpfe  bei  tlierniodyiiamisch  uicht  ahulicbeu 
Kcirperu  iiicht  bei  iibereiiistiinmeudeii  Teinperatureii  gefunden  werden 
wûrde.  ") 

Piir  aile  Korper,  welclie  uach  diesera  Satze  zu  einer  selbeii  tbermo- 
dynamischeu  Gruppe  geh()reu,  werden  die  reducirten  GiBBs'scbeu  Tla- 
cben  (die  Energie,  £,  Entropie,  -/j,  Volunien,  c,  Eliiclie  constrnirt  mit 
den  reducirten  Wertben  von  Energie  und  Volumen  uud  mit  dem  von 
deni  kritischen  Zustande,  oder  einem  andern  libereinstimmendeu  Zu- 
stande  au  s  gezalilten  Entropie  ansgedriickt  in  den  reducirten  Grossen) 
diesel beu  sein.  Eiir  zwei  verschiedene  Gruppen  werden  dièse  redu- 
cirten Flaclien  aber  nicbt  [ibnlich  sein. 

Im  Eolgenden  beabsiclitige  icb  etwas  beizutragen  znrCliarakterisirung 
der  verscbiedenen  Typen  der  GiBBs'sclien  reducirten  Eliicben.  Icb  be- 
scbriinke  micb  dabei  auf  die  Dampf-Elilssigkeit-Ealte  und  fasse  von 
dieser  wieder  uur  die  sie  bestimmende  Connode  ius  Auge. 

§  :2.  Bei  der  Construction  der  GiBBs'sclien  Fliicbe  fiir  irgeud  einen 
Korper  wird  man  wolil  immer  von  der  Zustandsgleichung  in  der  Eorm 
j)=f{v.T),  p  Druck,  T  absolute  Temperatur,  v  Volumen  der  mole- 
ciilaren  Quantitilt  ausgeben. 

Indem  man  mit  Hiilfe  derselben 


/«l'0""+/-"' 


wo  c,,  die  moleculare  specifiscbe  Warme  bei  constantem  Volumen,  dessen 
Gesetz  im  idealen  Gaszustande  (oder  bei  irgend  einem  andern  constan- 
ten  Volum)  wir  bekannt  voraussetzen,  und  ebenso 


')  loc.  cit.  p.  10.  Seitdem  ist  dies  von  Witkowski  u.  a.  aucli  bemerkt  wordeii. 
Das  schon  1873  von  van  dkh  "Waals  (Contiuuiteit  p.  110)  die  (aucli  von  niir 
anifefiihrte)  Formel  fiir  die  Bereclmung  des  Joui.ic  Thomson  eiïects  gegeben  ist, 
liât  z.  B.  vor  Kurzeni  noch  Lovk,  Phil.  Mag.  5,  48  p.  106  1890  iibersehen. 

■*)  Entgegen  einer  Aanalime  von  Natanson.  Meine  Ansicht  wurde  nàher  bestâ- 
tigt  durcli  die  von  Matihas  angegebenen  Zahlen.  {Ann.  d.  Toid.  X.  p.  46). 


DIE  KEDUCIRTEN  GIBBs'sCHEN  FLJiCHEN.  667 

ausrechiiet  uiid  iu  s  uucl  ■//  eiueii  bestiinmten  Wertli  vou  7'  eiiifilhrt, 
bekommt  man  iu  5  /-  uncl  -/jr  aie  Projection  auf  die  s  v  und  vi  v  Ebene  der 
auf  der  GiBBs'schen  Flâche  gezogeuen  Isotherme  fur  T.  Dieselbe  ist  eiue 
Rauiucurve,  welclie  die  Stelleu  gleiclier  Neiguug  der  Pliiche  gegeu  die 
£0  Ebene  (dereu  l'angeus  =  T)  vereiut. 

Man  kauu  sicli  die  ganze  GiBBs'sclie  Elaclie  aus  dieseu  Isothermeu 
aufgebaut  denken  ;  kenut  uiau  jede  dieser  Curveu  und  deukt  mau  die- 
sclbeu  noch  parallel  an  sicli  selbst  iu  der  s  und  y,  E-iclitung  versebieb- 
bar,    so   hat   luau  die  Schnitt])uukte  einer  jeden  Isotherme  mit  irgeud 

einer  Ebene  v  =^  coust.  dem   \c„dT  und  dem  l^r/7'eutsprechend  au 

die  richtige  Stelle  zu  schieben. 

Die  ]3eriihrungspunkte  der  T  eutsprechendeu  Beriihruugsebeue  au 
die  GiBBs'scheu  Eliiche,  welche  die  coexistireuden  Dampf  und  Eliissig- 
keitsphase  bestimmeu,  konneu  mit  Hiilfe  des  MAXWELL-CLAHsius'scheu 
Critériums  fiir  jede  Isotherme,  also  auch  ohne  Mithiilfe  der  Eliiclie 
.bestimmt  werden  ').  Dies  kommt  auf  das  niimliehe  heraus  wie  die  sich 
aus  der  Kenutuiss,  dass  die  Isothermeu  Curveu  gleicher  Neiguug 
[arctg  =  7)  gegeu  die  s  r  Ebene  sind,  ergebende  Constructiou.  Bei 
dieser  werden  ja  von  der  Isotherme  aus  Linien  mit  der  gleichen  Neigung 
{arctg  ^T)  nach  der  ao  Ebene  gezogen  und  eine  Doppel-taugente  an 
die   daselbst    durch   die   Schnittpunkteu    mit   dieseu   Linien    gebildete 

Curveu — 7'^  =  '>/^  =  —  \p(U  gesucht.  Man  darf  bei  dieser  Construc- 
tion der  Werthe  von  }\  und  Vo  von  einer  zum  f  additiveu  Temperatur- 
function  absehen,  m.  a.  W.  die  Curve  sich  selbst  parallel  der  s  Achse 
verschoben  zeichueu.  Hat  man  auf  die  verschiedeneu  Isothermeu,  als 
])arallel  der  v^  s  Ebene  und  parallel  an  sich  selbst  verschiebbare  Curveu 
gedacht,  die  Punkten  i\  und  Vo  markirt,  so  findet  man  die  zwei  eut- 
sprechendeu zusammen  gehorenden  Puukte  auf  der  Connode,  indem 
man  dièse  Isothermeu  in  der  obeu  augegebenen  Weise  iu  die  richtige 
Lage  schiebt.  Ebeuso  wird  die  Beriihrungssehue,  welche  die  eutspre- 
chendeu Puukte  der  Counode  verbindet  der  Richtuug  und  Grosse  uach 


')  Vergl.  VAN  DEU  Waals,  Ver]i.  Kon.  Akad.  v.  Wet.  1880  p.  2. 


668  H.  KAMERLIXGII  OXNES. 

gegebeu  durcli  die  Verbinduugssehne  der  auf  der  eiuzelueu  Isotherme 
gefundeneu  Pimkte  Vi  und  i\,  und  wird  dieselbe  mit  der  Isotherme  an 
der  richtigen  Stelle  gebracht. 

Die  Auffindung  dieser  Conuode  ist  also  eiri  ganz  anderes  Problem  als 
das  der  Bestiramung  der  Connode  auf  der  vax  der  WAALs'scheii 
'^  Plache^  welches  ich  in  Mitth.  N°  59  '  graphisch  geh'ist  habe.  Bei 
jenem  Problem  sind  nus  die  Linien  gleicher  JN^eignng  nicht  von  vorn 
herein  in  einfacher  Weise  gegeben  und  ist  also  die  Plilche  ein  unum- 
gangliches  Hïdfsmittel  um  die  coëxistirenden  Phasen  kennen  zu 
lernen. 

§  3.  Im  allgemeinen  sind  die  Tsothermen  fiir  verschiedene  Terapera- 
tnren  Linien  verschiedener  ï'orm  und  muss  also  jede  fiir  sich  gezeichnet 
und  an  ihre  Stelle  gebracht  werden.  Einfacher  gestaltet  sich  die  Sache 
wenu  die  Zustandsgleichung  in  die  Tormp  =  A  T  \-  B  gebracht  werden 
kann^  wo  A  und  B  A^olumfunctionen,  aber  keine  Temperaturfunctionen 
sind.  Eamsay  und  Youxg  liaben  in  vielen  Pallen  ein  ziemlich  guten 
Anschluss  an  Beobachtungen  mit  Isothermen  dieser  Porm  erhalteu.  Es 
ist  also  wohl  angewiesen  dieselben^  als  eine  geeignete  erste  Annaherung 
darstellend^  hier.etwas  ausfûhrlicher  zu  betrachteu  unter  der  gleichzeiti- 
gen  Annahme  dass  Cy  fiir  grosse  (in  diesem  Palle  also  fiir  aile)  A^olu- 
mina  unabhangig  von  der  Temperatur  ist. 

Wir  konuen  zunachst  bei  Einfiihrung  des  kritischeu  Druckes  /;/,- ^  des 
reducirten  Druckes  tt,  des  kritischen  A^oluraens  vt,,  des  reducirten  Yo- 
lumens  a,  der  kritischen  Temperatur  7'/,  und  der  reducirten  Temperatur 
T,  schreiben: 

;r  =  5tT  +  ^ 

und  ebenso 


—  T=|5lr./c<;  +  | 


%iU 


indem  wir  auch  die  reducirten  Grossen^  welche  an  Stelle  von  A  und  B 
und  -^i  treten,  durch  %,  '^,  "^  angebeu.  Es  sollen  dann  weiter  cc-^  und  :ci 
die  reducirten  Volumina  der  ans  den  Beridirungsjjunkten  der  Doppel- 
tangente  an  -Ij  gefundeneu  coëxistirenden  Phasen  sein. 

In  irgend  einem  Zustande  ist  ganz  allgemein  wenn  %  sich  auf  den 
kritischen  Zustand  bezieht^  und  V  ein  so  grosses  Yolumen  angiebt  dass 
mail  (labei  den  Korper  im  idealen  Gaszustande  deuken  kann 


DIE  REDUCiRTKN  (UBBs''sClIEN   FI>iit'lTEN.  G  69 

6-,,'/ Sy.   =  fj   -ffo 


wciin 


V 
,c      c  c  I 


6' ..  (Ir 


Ebenso 
wenu 

r 

Sind  also  3i  uiid  ^  uiid  c,,  uuabhiliigig  vou  r,  so  wird  mit  unsereii 
Yoraussetzungen 

^i  ^  PkVkHt^  —  TT  J  d:<:  =  ^;;<  Vk  /  ( —  ^)  dco 
1  1 

T 

f,  =  7';c/'cv^/t  =  c,:7'«(t— 1) 
1 

(a  u 

1  I 

T 

1 

Da  iiun  5i  und  ^i  uuabliangig  voii  der  Temperatur  sind^  siiid  aile 
Isotliermcu  auf  der  GiBBs'sclien  Flache  unabhaiigig  von  der  Temperatur 
und  kann  die  riiiche  erzeugt  werdeu  indem  man  eiiie  Isotherme  (Ivaum- 
curve)  mit  deii  Projectionen  f,,  >Jy  ])arallel  sich  selbst  und  parallel  der 
V/S  Ebeiie  verschiebt  iiber  die  in  eiiier  Ebene  v  =  Const.  gezogene  Leit- 


070  H.  KAMERUNGH  ONNES. 

ciirve  ■/;.,,  £.,.  Dasselbe  gilt  fiiv  die  reducirten  GiBBs'scheii  Fliiclien, 
Aveiiii  fiir  deren  Constructiou 

jjy.  l'y.  py.Py. 

gesetzt  wird.  \Yir  wolleii  wciter  die  Gascoustaiite  />'  und  das  Yerhalt- 
iiiss  z  der  spezitiselien  Wiivmen  c^,  und  e,.  einfidii'eii.  ])ie  rsotlienne  mit 
deii  Projectioiieii 


E,'  =  j~^dcc,  ,,=  ^'j,p|"3i./a; 


ist  an  dev  Leitcurve,  Avelche  jetzt 

,  Ty.B,\,  -,  ,  „       1         , 

E.,'= 7^—1),   yn  =  ^^ -.  k^ 

py.  r.y.  •/,—  [  y, —  J 

gescliriebeii  wird,  zn  Yerschieben. 

^  '     '  ist  iincli  deiu  van  der  A^' AALs'schen  Gesetze  der  iibereiiistiinmeii- 

den    Zustande    bekaniitlich    filr    aile    normale    K(")i'])ei'   mit   derselben 
Zustandsgleiclmng  dieselbe  Griisse. 

Die  verscliiedenen  Typen  der  naeb  dieser  Zustandsgleichung  constru- 
irten  reducirteu  GiBBs'scben  Fliicben  stimmen  also  iiberein  in  der  be- 
schreibenden  Curve  und  anterscheiden  sicb  nur  darin,  dass  fiir  die  ther- 
modvnamiscb  verscbiedenen  Gruppen  je  eine  andere  Leitcurve  genoin- 
raen  werdeu   muss;   und  zwar  eine  solche  welclie  durcb  Yergrosseruug 

im  Verlialtniss  von  den  resjjectiven a  us  einander  erlialten  wer- 
deu k()nnen. 

Dividiren  wir  ^  durcb  die  Gasconstante  7^  so  wird  die  riiiclie  in  einer 

Coordinate,  H=  -^,  nur  in  iinderem  Maasstab  dargestellt:  es  werdeu 

V  y 

dan  mit =  C'j   die  Projectiouen  der  besclireibeiulen  C'urve  nocli 

etwas  eiufacber  durcb 


1 

die  der  Leitcurve  durcb 


E,  =  j~-^dcc,      Hi  =  ~|31 


dcc . 


DIK  REOUCIllTKN  GlBBs'sOHKN   KLaf'HKN.  071 

'A i  % i 

dargestellt. 

Die  Construction  cler  Projectionen  der  Connocle  ergiebt  sich  selir  eiu- 
fach  wenn  man  in  der  Projection  der  kritischen  Isotherme  die  bei  ver- 
schiedenen  Temperaturen  gehorenden  oo^  nnd  :«;.,  fiir  r  markirt.  Triigt 
mail  A'oii  diesen  Pnnkten  ans  in  der  E  nnd  II  Coordinate  respective 
E|^  nnd  H,^  nnd  E^^nnd  H.^^  anf,  so  ergiebt  sich  die  ]jage  der  Pro- 
jectionen zusammen  geln'irender  Puiikte  der  Coiniode  fiir  r. 

AA  ir  wollen  jetzt  die  Yoranssetzung 

^^  =  0,^  =  0,^  =  0 

(iT  dr  dr 

fallen  L-rssen.  Dann  ergeben  sich  fiir  jede  Teniperatur  mehr  oder  weniger 
abweichende  reducirte  Isothermenprojectionen,  die  man  aber  jiarallel  der 
•/t  Achse  oder  f  Achse  so  verschoben  denken  kann^  dass  dieselben  dnrcli 
den  kritisdien  Puid<t  gehen,  nnd  dann  mit  Ej^  nnd  H,^  bezeichiien 
kann;  man  wird  darcli  die  Constrnction  der  corrigirten  -Jj  CurA'e  corri- 
girteAVerthe  fiir  cvi  nnd  ccç/  erhalten  mit  der  man  die  zusammengehiiren- 
den  Beriihrungspiiid-:te  auf  der  corrigirten  Isotherme  markirt;  und  um 
dièse  in  die  richtige  Lage  bei  r  zu  schieben  wird  man  corrigirte  Werthe 
der  E.2  und  PL  anwenden  miissen.  So  kann  man  sich  die  corrigirte  Con- 
node  ans  der  jenigen  bei  constanter  Isothermen  form  entstanden  denken 
und  bissen  sich  die  ( 'Orrectiouen  iibersichtlich  darstellen. 

§  4.  Um  richtige  Werthen  fiir  2i  und  ^  zu  erhalten  liabe  ich^  wie 
in  Mitth.  N°.  59«  angefiihrt,  die  Isothermen  empirisch  durch  Eeihen- 

eutwickelnngen  dargestellt.   Dieselben  sind  nach  -genommenmit  Tem- 

peraturfunctionen  als  Coefticienten  und  sind  daher  sehr  beqnein  nach  r 
zu  int(;griren,  wie  das  bei  Pragen  welclie  die  ■■h  Fliiche  betreti'en  wiin- 
schenswerth  ist.  Den  Anschlnss  au  die  Beobaclituugen  habe  ich  sclion 
so  weit  erhalten^  dass  die  Isothermen  von  CO^,  H,^,  N^,  O3  nach  Amagat 
durch  dièse  Reihen  sehr  befriedigend  dargestellt  werden.  Auch  haben 
dieselben  fiir  das  zu  behandelude  Problem  noch  den  Vortheil,  dass  die 
beobachteten  :<;^  und  cc^  sowie  die  beobachteten  Dampftensionen  bei  der 
Peststelhuig    der  Coefficienteii  beriicksiclitigt  sind,  dass  jene  Grossen 


672  H.  KAMKKLINGir  ONNRS. 

also  niclit  erst  mit  Hiilfe  voii  l)o2)peltaiigeuteu  an  -.p  bcstiiiimt  zu  wertlcji 
brauchen,  aber  gleicli  eiugetrageii  werdeu  koniien.  Icli  betrachte  aber 
die  Uutersuclmng  dieser  Eeiheueutwickeluug  iioch  iiicht  als  abgesclilos- 
seu  uud  habe  vorgezogen  zunachst  von  der  einfachen  van  deu  Waals' 
schen  Zustandsgleichung  auszugehen.  Wenn  dieselbc^  ancli  niclit  inimer 
geeignet  ist  nui  genaue  nnnierische  K-esultate  zn  erlialten,  so  bat  sie  sich 
docli  scbon  oft  als  die  beste  Fillirerin  bei  der  Vorbersaiîuno- oder  Erklii- 
rung  der  Eigenscbaften  von  Diiinpfen  und  Fliissigkeiteu  bewahrt. 
In  derselben  ist: 

A  = 


V 0 

3  c.— 1 

^       2      ' 

J                       CO 

Es  ist  also  ^)  : 

a  àz — i 

,  iico—1   ,      1     , 
Z  % — i 

Die  drei  Eiguren  anf  Tafel  I  stellen  Modelle  der  redncirteu  Gibbs' 
schen  Elachen  nacli  diesen  Gleicliungeu  fur  die  Eiille  %  =  1,66  Fig.  3, 
y.  ^1/20  Eig.  2,  x^l_,06  Eig.  1  in  der  Nabe  des  kritiscben  Punktes 
vor  2).  Um  dièse  Modelle  ans  Thon  darzustellen  wiirde  eine  Leere  ans 
gebogenem  Eiseublech  in  der  Eorm  eines  breiten  kruminen  Messers  an- 
gefertigt,  welches  unten  begrenzt  ist  durch  die  Raunicnrve  der  Isotberme 


')  Vergl.  RiECKE.  1.  c. 

')  GoLDiiAMMER  hat  Berecliiiungen  und  Zeiclinungen  fiir  die  GiBBs'sche  Flache 
nach  V.  d.  Waals  bei  Wasserin  einemissischen  Abhandluiigpublizirt.  Besonders 
intéressant  ist  dabei  die  dem  Beobaclitungsmaterial  entnommene  Darstellung  des 
Tripelpunktes.  Mit  der  Gestalt  der  Flaclie  in  der  Niihe  des  kritiscben  Punktes, 
und  die  Ableitung  der  Connodc  mit  Hiilfe  der  Isotberme  liât  Goldhammer  sich 
m.  W.  niclit  bescbaftio-t. 


DIE  REDUCIRTEN  GIBBs'sClIEN  FLiiCHEN.  673 

auf  der  GiBBs'sclieu  Elache.  Dièse  Leere  mit  welclier  also  aile  GiBBs'scheu 
reducirteu  PUiclien  coustruirt  werden  kounen^  ist  mit  einev  geeigneten 
Haudliabe  uiid  mit  zwei  Wasserwaagen  versehen  uud  wurde  parallel  an 
sicli  selbst  ûber  die  senkreclit  aufgestellte  Seitenscliabloue 

8      1      /        ,^  1      , 

oz — i  X. —  i 

die  fiir  jede  thermodynamisclie  Gruppe  (Wertli  von  jc — 1)  verscliieden 
geuommen  werden  muss^  verschoben. 

Drei  besclireibeude  Curven  sind  aaf  deu  Modellen  gezeiclmet,  die 
eine  ist  die  kritisclie  Isotherme,  die  zwei  andere  sind  Isotliermen,  welche 
in  Fig.  i  uud  2  iïber  den  Mûssigkeitskaram  laufen  bei  t  =  0,9  und 
T  =;  0,8,  in  Eig.  3  eiue  die  bei  r  =  0,8  iiber  den  lliissigkeitskamm 
liiuft  und  eine  bei  r  =  0,5  welche  im  Bereich  des  Modelles  noch  diesseits 
des  Eliissigkeitkammes  bleibt.  Uiese  Curven  kcinnen  dazu  beitragen 
das  Entstehen  jeues  Kammes  durch  die  Verschiebung  der  Leere  zu 
V  er  anschauli  ch  eu . 

Es  kam  mir  zunachst  wiinschenswerth  vor  Uebersichtsmodelle  fiir 
drei  Eâlle  in  gleicher  Skala  anzufertigen.  Da  nuu  die  Skala  der 
Darstellung  wegen  des  flacheu  xVuslaufeiis  der  l'alte  uicht  zu  klein  ge- 
uommen werdeu  diirfte,  wurde  das  Modell  fiir  y.  — 1  =  0,66  an  der 
Fliissigkeitsseite  abgeschnitteu  bei  r  =  0,75,  fiir  z- — ^1^0,20  bei 
T=  0,75  und  fiir  z^  0,06  bei  r  =  0,85.  Der  Kamm  an  der  Fliissig- 
keitsseite wird  also  beim  Modell  fiir  z  =  1,66  am  meisten  sichtbar. 
An  der  Dampfseite  wurdcu  aile  drei  Modelle  bei  uiigefahr  r^  0,75 
abgeschnitteu. 

§  5.  Die  Connode  und  die  Beriihrungssehuen  sind  auf  deu  Model- 
len weiss  augegeben.  Man  kann  dieselben  mit  Hiilfe  einer  rollendeu 
Glasplatte  uud  also  durch  eine  Construction  mit  Hiilfe  eiues  Modells, 
wie  ich  dièse  Méthode  in  Mitth.  59"  genannt  liabe,  ohne  weitere  aualy- 
tische  oder  Zeichenarbeit  fiudeu.  lu  diesem  Siune  auf gefasst  kann  die 
Beuutzuug  der  rollendeu  Blatte  wirklich  eiue  eigeue  Méthode  zur  Be- 
stimmung  der  cocxistirenden  Phaseu  genannt  werdeu.  Das  Modell  muss 
aber  aiisserst  sorgfiiltig  bearbeiteit  sein  uni  in  dieser  Weise  gute  Resul- 
tate  zu  erhalten.  Genauer  ist  es  in  einer  der  in  §  3  eriirterteu  Weisen 
Wj  und  032  zu  bestimmeu. 

Eûr  die  einfache  Isotherme  von  Van  der  Waals  kann  man  iu  der 

ARCUIVES    NÉERLANDAISES,    SERIE    II.    TOME    V.  43 


674  H.  KAMERLINGH  ONNES. 

von  Plaxciv  ')  angegebeuen  Weise  zusammengelioreude  Werthsysteme 
von  T,  ccy  nud  co^  finden,  was  fiir  die  Konstruction  der  Connode  genugt. 
Ich  habe  dièse  Aufgabe  aber  graphisch  gelost  durch  die  im  Vorigeu  be- 
sprocliene,  auch  fur  andere  Piille  geeiguete  Construction  der  Tangenten 
an  die  Y  curven  2).  Dieselben  konnen  fiir  diesen  Zweck  bei  der  Yax  deu 

WAALs'sclien  Zustandsgleichuns'  in  die  l^orm  -djoT  =Tlq \-- — 

gebracht  werden. 

Um  die  Tangenten  zu  ziehen  construirt  mau  zuuiichst  nach  geeigne- 
ter  Skala  eine  Uebersichtsiigur  fiir  •■Lot;  in  dieser  tiudet  man  angenaherte 
Werthe  fiir  cc^  uud  wg,  denen  d'j  und  •^/>o  entsprechen.   Sodann  berecli- 

net  mau  in  der  Niilie  dieser  Werthe  ;p  =^-Ji^oT — -p^ —  -^ Uc  —  ce-,) 

Wg  —  Wi 

und  triigt  dièse  nach  1  0  oder  100  mal  grossen  Skale  von  -p'  bei  gleicher 

Skahî  von  :-;  auf.  Man  iindet  danu  genauere  Wertlie  a'ou  deu  Beriihrnngs- 

punkten  uud  deu  Tangenten  u.  s.  w. 

Als  ich  aus  den  in  dieser  Weise  erhalteuen  Volumina  die  Dichten 

berechnete  uud  dieselben  nach  den  Temperaturen  auftrug  fand  ich  das 

Gesetz  des  geradlinigen  Dianieters  bis  zu  redit  niedrigen  Temperaturen 

sehr  gut  bestatigt,  sovvie  eiue  parabolische  Abhangigkeit  von  —  und   r 

nahezu  erfiillt.  Aus  den  Tangenten  ergab  sicli  weiter  mit  ziemlicher 
Aunaherung  die  bekanute  von  Van  der  Waals  empirisch  aufgestellte 

Beziehuug  —  ^^  tt  =/ '-  wo  /  eine  Constante. 

T 

Es  geuiigt  natiïi'lich  voUkommen  derartigeBeziehungenin  gra])liischer 
Weise  abzuleiten,  und  ist  besouders  das  erste  wichtige  empirische  Gesetz 
uunmehr  als  eine  Folge  der  Van  der  WAALs'schen  Gleicluuig  anzusehii. 
Die  zwei  andern  nur  der  Torm  nach,  denu  der  Werth  der  Constante  / 
(bei  niedrigen  Temperaturen  3.4)  und  die  Abhangigkeit  der  zusammen- 
gehorenden  w,  (uud  ocç.)  von  der  Temperatur  sind  nichi  dieselben  wie 
die  empirisch  gefundenen. 

Mit  den  in  dieser  Weise  erhalteuen  :ci  uud  cor,  wurdeu  die  Connodeu 
nach  §  2  construirt. 


')   Wied.  Ann.  Bd.  13,  p.  537 . 

*)  Eine  andere  graphische  Méthode  sowie  einige  Zahlenwerthe  sind  von  Eiecke 
1.  c.  p.  388  u.  p.  390  augegeben. 


DIE  REDUCIRTEN  GIBBs'sCKEN  FLîlCHfiX.  675 

§  6,  Es  ist  sehr  intéressant  clen  grossen  Unterschied  der  Conuode  fiir 
die  dargestellten  drei  Eillle  /.  ^=1,60,  %^1^20  und  jc=l,06  in's 
Auge  zu  fassen  '). 

Piir  die  Zustande  in  der  Niilie  des  kritischen  Pimktes  ist  zu  dieseni 
Zweck  die  -/jr  Projection  Taf.  II  fig.  1  ani  meisten  geeignet. 

Betracliten  wir  zuniichst  in  dieser  Projection  die  gestrichelte  Curve, 
welche  die  Projection  der  kritischen  Isotherme  ist^  widirend  die  gezogene 
Curven  die  Projectionen  der  Connode  fiir  verschiedene  Piille  angeben 
(die  reducirten  ïeniperaturen  der  coexistirenden  Phasen  sind  auf  diesel- 
ben  niarkirt  eine  gestrichelte  Constructions-  und  zwei  gezogene  Be- 
riilirungsselmen  erhiutern  die  verschiedene  Verschiebung  derselbeu  in 
deu  verschiedeneu  Piillen).  Ueidvt  nian  sicli  von  der  Connode  aus  Linien- 
elemeute  (h\,  do^  gezogen,  so  gehen  dièse  aus  der  Falte^  welche  zu 
z  ='[,{){]  gehort,  hinaus  bei  alleu  Temperaturen  unterhalb  a,  dieselbeu 
gehen  aber  in  die  Palte  hinein  bei  alleu  hciheren  Temperaturen  bis  zum 
kritischen  Punkt.  Eine  adiabatische  Ausdehnung  giebtalso  Condensation 
im  letzten,  Ueberhitzung  im  ersten  Eall,  der  Punkt  a\fic,  ist  der  Um- 
kehrpunkt  des  Zeichens  der  specitischen  Wiirme  des  gesattigten  Dampfes. 
Wir  haben  deu  Pall  des  Etherdampfes.  Im  Eall  k=  1,6Q  dagegen  sehen 
wir  dass  im  ganzeu  Gebiete  des  Modelles  die  specifische  Wiirme  uegativ 
ist.  Im  Ealle  z  =  1_,20  haben  wir  bis  a  négative  spezifîsche  Warme, 
von  da  ab  bis  0,75  eine  spezifische  Wiirme  nahezu  =  Null,  der  Eall  ist 
verwirklicht  deu  Pambour  ")  in  seine r  Théorie  der  Dampfmaschine 
annahm. 

§  7.  Wir  wolleii  jetzt  deii  Lauf  der  Connode  bei  tieferen  reducirten 
Temperaturen  verfolgen  und  betrachteu  zu  diesem  Zweck  die  yjs  Projec- 
tion Taf.  I  fig.  2.  Die  spezifisçhe  Warme  des  gesattigten  Dampfes  ist 
positiv,  wo  die  Conuodeuprojection  nach  links,  negativ  wo  sie  nacli 
redits  geht,  null  wenn  dieselbe  weder  nach  der  einen  oder  nach  der 
andern  Seite  abweicht. 

Aus  der  Gleichuns;  : 


')  Die  hier  vorgetragenen  Ueberlegungen  nehnien  auch  wolil  die  Schwierig- 
keiten  fort,  auf  welche  Boynton  (Phys.  Rev.  X  p.  228  1900)  bei  der  schemati- 
schen  MAXwELL'schen  Darstellung  der  GiBBs'schen  Fliichen  gestossen  ist. 

*)  Clausius,  Mechanische  Wiirme-theorie.  2c  Aufl.  p.  248. 


676  H.  KAMERLINGH  ONNES. 

âa— 1  1 

folgt  eiii  Uuikehrpuukt  der  s])ezifisclieii  Warme  weuii  -^  dcr  Greuz- 

liuie  entlaug  durch  iMull  uach  negativ  gelit. 
Es  ergiebt  die  Differentiation  als  Bedingung 


r  dœ  - 


< 


ce  dr         z — 1 

Benutzen  wir  jetzt  zur  Orientiring  die  Vorsaussetzung^  dass  naliezu 
^rw  =  "l  T  und  die  in  §  5  grapliisch  abgeleitete  Bezielmng 


Sokommt  als  angenaherte  Bedingung 


r      '      ^       X— 1 
Der  Uebergang  findet  also  angenilhert  statt  bei 

y. 

Fur  Werthe  von  k  >  1,42  ist  sclion  desshalb  eine  Umkelirung  nicht 
zu  erwarten  weil  der  Umkelirpujdxt  bis  zu  r  =  1  beraufriickt. 

Fiir  Korper  mit  x  ^  1,27  riickt  der  Umkehrpunkt  nach  dieser  Be- 
rechnung  bis  t  ^  0,75  liinauf,  da  nach  uuserer  grafischen  Darstellung 
von  r  =  1  bis  T  =  0,75  das  Zeiclien  schon  fiir  Korper  mit  y.~^  1,20 
negativ  ist,  kelirt  das  Zeichen  der  spezifisclien  Wilrme  des  gesattigten 
Dam])fes  also  niemals  um.  Wir  koinien  also  niclit  wie  Nataxson  bei 
seinem  Studium  iiber  die  adiabatisclie  Ausdehnung  des  Wasserstoffs  ^) 
voraussetzt,  annehmeu  dass  die  spezifische  Wilrme  des  gesattigten  Damj)- 
fes  bei  diesem  Korper  Umkehrpunkte  bat. 

'j  Zeitsclir.  f.  pliys.  Chem.  XVII.  p.  27().  18î)5. 


DIE  RK.DLTCIRTEN  GIBBs'sCHEN  FliiOHEN.  677 

Setzt  inaii  die  Greiize  des  llilssigkeitsgebietes  bei  r  =  0,3  so  ist 
aiiderseits  bei  KOrperii  mit  ungefiihr  z  <C  1,10^  welclie  uicht  weit  vou 
dem  kritisclieu  Zustande  eiuen  Umkehrpunkt  haben^  die  zweite  Um- 
kehruug  ni  dit  im  Bereich  des  fliissigen  Zustaiides  zu  erwarteii. 

riir  die  Korper  mit  1,37  ^%^  1.10  wtire  eiu  zweitei"  Umkehrpunkt 
zu  erwarten  und  zwav  nnch  der  angeniUierteu  Bediuguug  fi'ir  Kcirper  mit 

z^  \,\  7         bei         r  =  0,5 
^  =  1,13  „         T=OA 

Es  wivd  durcli  dièse  Ueberleguug  also  die  Existenz  zweier  weiteren 
Klassen  vonKorpereu  zwisclieu  Aethylaether  ')  einerseits  uud  Argon  an- 
derseits  angedeutet. 

Erstens  die  bekannte  Gruppe  von  der  das  Chloroform  durch  die  Yer- 
suche  Cazin's  das  zuerst  bekamit  gewordene  Beispiel  eines  bcobacliteten 
Umkelii'pmikts  von  negativ  in  positiv  geliefert  hat. 

Zu  dieser  Gruppe  gehort  aucli  SOç^,  bei  welcliem  Maïhias  in  seiner 
wichtigeu  Arbeit  die  beiden  Umkehrpunkte  bestimmt  hat  2). 

Eine  zweite  Klasse  wiire  die,  fiir  welche  die  spezifische  Warmes  des 
gesattigten  Dampfes  von  der  kritischen  Temperatur  ans  zaerst  negativ 
wird,  dann  Null  uud  danu  wieder  negativ. 

Um  eine  geuaue  Abgrenzuug  auf  Grund  der  Van  der  WAALs'schen 
zustandsgleichung  zu  erhalten  habe  ich  in  der  oben  augegebenen  Glei- 
chuug  die  wirklich  abgeleiteten  Werthe  von  cc-i  und  r  eingesetzt  und 
so  gefunden,  dass  die  letztgenannte 

1,195  entspricht,  dass  dagegeu 
1,19  Umkehr  bei  0,57 
1,18       „         „    0,52 
1,15       „  „    0,45 

x  =  1,125     „         „    0,38 

stattiînden  wird. 

Es  lassen  sich  also  mit  Hiilfe  der  Van  der  WAALs'schen  Zusiauds- 
gleichung  sammtliche  Eigenthiimlichkeiten  der  spezifischeu  Warme  ge- 


Klasse 

z 

bei 

z 

z 

z 

^)  Vergl.  iiber  die  Versuchsdata  fiiv  Aetlier  Tsurlta,  Therraodynamical  notes. 
Phil.  Mag.  Sept.  1899. 

')  Matiuas,  Sur  rétude  caloriraétrifjue  des  liquides  saturés,  Aun.  de  Toul.  X, 


67S     H.  KAMERLINGH  ONNES.  DIE  HEDUCIRTEN  GIBBs'sCHEN  FLilCHEN. 

siittigter  Dampfe  qualitativ  vorliersagen  uiul  clurch  die  Porm  cler  Con- 
node  auf  der  GiBBs'schen  reducirteu  l^liiche  umnittelbar  darstellen. 

Auf  ein  Umstand  der  auf  den  Laiif  der  Connode  grossen  Einflussliaben 
kauuj  raoge  aber  unter  Beiliillfe  der  Modelle  uoch  hiiigewieseu  werden. 
A¥]'r  liabeu  bis  jetzt  immer  normale  Korper  oliue  Association  vorausge- 
setzt.  Bei  Association  der  Moleciile  iindert  sich  insbesondere  die  Porm 
des  Pllissigkeitkammes.  Und  weil  die  Connode  selir  wesentlicli  durch 
die  ï'orm  dièses  vom  kritischen  Punkte  ans  bald  sehr  scharf  werdenden 
Kammes  mitbestimmt  wird,  wird  die  Association  sich  iu  der  spezifischen 
Warme  des  gesattigten  Dampfes  gewiss  sehr  deutlich  ausspreclien. 


ERRATA. 


Page  -254,  formule  (1),  au  lieu  de  [p'?  —  [Z — y'^-)  Usez  {or — /3- — 7^) 


266,  dernière  formule,  a/i,  Heu  de  |  A 


A 


271,  ligne  5,  „     „     „.v',//,z',      „     x^,u^,z^, 

331,  ligne  13,  „     „     „  25  à  30  cm.  „     35  à  40  cm. 

348,  après  la  première  formule  (2)  ajoutez: 

Bv 

432,  ligne  9,  „  abaisses       „     ordonnées 

144,  ligne  8  en  remontant,  an  lieu  de  expériences  lisez  calculs. 
522,  ligne  15  en  remontant,  après  „so  milssen  wir"  ajoîUez: 

„die  beiden  letzten  Gleiclmngen  fortlassen  und" 
534,  ligne  15  au  lieu  de  en  30  groupes  lisez  eu  groupes. 
536,  ligne  23  an  lieu  de  millimètre  lisez  demi-millimètre. 


'dfi  O.AO.,    "^    0//    ^    ^zJ 

428,  formule  {!)  au  lieu  de  Bv  lisez 


ARCH.   NÊERL.  SÉRIE  2    T    5. 


Flg    2. 


H.  KAMERLINGU  ONNES.  -    Uie  reducirteii  Uibbs'sclieii  Flauheii. 


ARCH.  NÉERL.  SÉRIE  2.  T   5. 


PL.  Il 


H.  KAMERLINGH  ONNES.  -   Die  reducirteii  Gibbs'scheii  Flâeheii. 


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